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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une visite de Montfort-l'Amaury, son église Saint-Pierre et ses belles gargouilles, le 10 août 2025
Cette église des XVe et XVIe siècles, d’une taille impressionnante et rare pour une petite cité, est entreprise vers 1491 à la demande d'Anne de Bretagne. La construction doit remplacer un édifice du XIe siècle dont seul subsiste un pan du clocher roman.
Les travaux sont repris de 1532 à 1547 par André de Foix, seigneur de Montfort[].
Un clocher-porche est élevé vers 1613, comme l'indique une date gravée dans la pierre. Il n'est achevé qu'en 1848[], sous la direction de l'architecte Jean-Baptiste Guenepin.
Quelques images des magnifiques gargouilles de cette église photographiées ce jour
L'église de Montfort, dédié à Saint-Pierre et Saint-Paul commencée par Amaury 1er vers 1050, conserve cet aspect jusqu'à la fin du XVème siècle.
La restauration de l'église a été réalisée par la société Tollis avec pose de gargouilles neuves
Chimères et gargouilles symbolisent la tentation et les désirs inassouvis, issus des profondeurs de l'inconscient et assimilés par l'église à des figures monstrueuses et diaboliques. Créatures malfaisantes, elles signalent la présence du Mal et sont donc généralement situées à l'extérieur des églises.
Une évaluation des gargouilles de l'église Saint-Pierre à Montfort-l'Amaury : une trentaine toutes différentes, à préciser
Bonne visite !
Voir aussi les autres articles du blog sur les gargouilles des édifices religieux ou civils :
Autres articles du blog sur les gargouilles des édifices religieux français :
Une visite avec les Randonneurs Ovillois le 3 août 2025 au départ de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons par les bords du Loing
Une cité médiévale et royale :
Jadis frontière entre le royaume de France et le duché de Bourgogne, Moret-sur-Loing fut trois siècles durant une cité royale façonnée et fortifiée par les rois capétiens Louis VI, Louis VII et Philippe Auguste.
La place royale, les remparts, le donjon du XIIème siècle sont fiers de leurs racines médiévales et structurent l'architecture de la ville. Si les 1356 mètres de remparts et la vingtaine de tourelles ne sont plus tous là, les deux portes de Bourgogne et de Samois et l'urbanisme de la ville témoignent magnifiquement de ce passé médiéval. La majesté des portes, le pont et les bords du Loing, tout comme l'église Notre-Dame font de Moret un site incontournable pour les amateurs d'Histoire et de peinture. Au gré des déambulations au coeur de la ville, vous découvrirez les superbes façades renaissance, la Maison du sucre d'Orge, spécialité des sœurs de Moret-sur-Loing depuis le XVIIème siècle, ou encore la maison ou la tombe d'Alfred Sisley, l'impressionniste morétain" qui sut capter la lumière de la cité (voir en fin d'article).
Nombre de touristes viennent admirer les sites peints par Alfred Sisley, dont les paysages sont encore préservés : le pont sur le Loing, l'église Notre-Dame, le donjon, les chemins de halage.
Moret est une petite cité médiévale de 4 500 habitants environ dont les origines semblent remonter à l'époque gallo-romaine. Elle prend de l'importance (stratégique notamment) en 1081 en entrant dans le domaine royal. D'intéressants vestiges (portes et donjon du XIIe siècle entre autres) font de cette antique cité une halte sinon indispensable, du moins fort appréciée.
vue des fortifications à l'époque de Philippe Auguste
La ville est frappée par des inondations d'une intensité rare les et ; le niveau des eaux dépasse les crues historiques de 1770 et se rapproche de celle de 1802 et de 1910.
Les niveaux du Loing visibles sous la Porte de Bourgogne
Quelques photographies de cette magnifique cité médiévale
Les bord du Loing
Les anciennes fortifications de la cité
Les portes de la cité A gauche la Porte de Samois A droite la Porte de Bourgogne
Les fortifications de la ville
Philippe Auguste fait de Moret une place forte et l'entoure d'une ceinture de remparts, flanquée de 3 portes. A la fin du XIIème siècle, Moret marquait la frontière entre le royaume de France et la Bourgogne.
Le castrum de Moret, mentionné depuis le XIème siècle, était sans doute déjà un lieu de peuplement, mais, faute de sources explicites, on peut admettre que la petite ville castrale, pourvue d’une collégiale en 1166, n’a vraiment pris corps que sous le règne du roi Louis VII. Aucune source ne permet de dater explicitement la construction de l’enceinte maçonnée qui enveloppe cette agglomération. Une hypothèse très plausible la situe dans la première partie du règne de Philippe Auguste, mais les publications relativement récentes sur l’architecture militaire médiévale tendent à dater du XIVème siècle les deux tours-portes encore en place. Les défenses de l’enceinte proprement dites sont complétées d’un châtelet ou bastille avancée en tête du pont sur le Loing, dit à l’époque moderne « Le vieux château »
La borne des 36 demi lieues de Paris qui indiquent la distance de 75 kilomètres de Moret-sur-Loing à Paris. La fleur de lys a été martelée à la Révolution
Les fortifications est de la cité
L'église Notre-Dame de la Trinité
La construction de l'église dura un peu plus de deux siècles, du XIIème siècle au XVème siècle, à l'endroit d'une ancienne église romane. La construction a débuté par l'abside et le chœur, au XIIème siècle, puis le transept au XIIIème siècle et la nef au XIVème siècle. Le clocher date de la même époque que la façade principale, du XVème siècle[].
L'église Notre-Dame de la Nativité
La mairie de Moret
La vie animale à Moret-sur-Loing
et végétale en août...
Les projets de la ville
C'est un élément du patrimoine Morétain, immortalisé par Alfred Sisley.
Bientôt le futur Office de Tourisme !?
Le Canal de Loing
Le saviez-vous ?
Edifié au début du XVIIème siècle à la demande du duc d'Orléans, le canal du Loing suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit.
Ce canal a été créé afin de remédier aux difficultés d'approvisionnement de la région parisienne engendrée par la navigation très délicate sur les eaux du Loing. Avec l'accord de Louis XV, les travaux débutent en 1720. Il relie les canaux de Briare et d'Orléans à la Seine. Il s'agit du premier canal latéral construit en France. Comme l'ensemble des réalisations techniques et architecturales de cette époque, il témoigne d'un souci esthétique, encore visible aujourd'hui. D'une longueur totale de 49.4 kilomètres, il comporte 21 écluses.
Le lavoir
Le sucre d'Orge de Moret
Les sucres d’orge des religieuses de Morêt
Spécialité de Moret-sur-Loing, petite ville de Seine-et-Marne, ce délicieux bonbon date de 1638, époque à laquelle fut construit le couvent des religieuses bénédictines de Notre Dame des Anges. Sa précieuse recette, léguée plusieurs fois pour éviter que sa fabrication ne s’arrête, n’a pas changé.
Ce petit cœur sucré transparent est toujours fait artisanalement, preuve en est de l’incrustation des initiales des Religieuses de Moret et de sa boîte métallique aux illustrations à l’ancienne.
Carte postales anciennes de Moret-sur-Loing
Alfred Sisley à Moret-sur-Loing
Le monument à Alfred Sisley
Ce groupe statuaire, sculpté par Eugène Thivier 1845-1920 se compose de deux figures principales :
un buste en bronze d'Alfred Sisley lui-même sur un piédestal
Une figure allégorique en pierre, représentant une naïade, c'est-à-dire une jeune femme symbolisant la vallée du Loing ci-contre
Ce monument a été inauguré le 15 juillet 1911
Le peintre impressionniste, pur paysagiste, a vécut de 1882 à 1899 à Moret-sur-Loing, 19, rue Montmartre
Il avait vécu à Sèvres en 1877, à Veneux-Nadon en 1880 et à Moret-sur-Loing en 1882.
Il va y peindre plus de 400 toiles, principalement à la peinture à l'huile sur motif avec le materiel utilisé par les peintres qui peignaint à l'exterieur.
La Maison Parvanchère, site et lieu de peinture d'Alfred Sisley pour ses huiles de l'église N.-D. de la Nativité
1, rue du Puits du Four
La vue de Sisley sur l’église est prise depuis la maison qui fait l’angle entre la rue de Grez (qui se prolonge par la rue de l’Église) et la rue du Puits-du-Four. Les photographies prises depuis la porte d’entrée de la maison donnent presque exactement la vue de Sisley, mais il est possible qu’il ait travaillé à partir d’une fenêtre située au-dessus. Il est évident que s’il a beaucoup peint sur place, il fallait qu’il soit à l’aise, avec de la place pour une grande toile et un chevalet. Cela suggère qu’il pourrait s’être installé à l’intérieur de la maison, comme c’était souvent le cas. Cela suggère également qu’il a travaillé sur la série dans son atelier et qu’il a peut-être utilisé des photographies de l’église comme aide-mémoire. Le dessin de la silhouette et les détails sont étonnamment similaires, comme si un calque avait été utilisé.
Lieu de naissance de Sisley à Paris Portrait par Bazille Tombe de Sisley à Moret-sur-Loing
Alfred Sisley, en tant que peintre impressionniste, utilisait une variété de pigments qui étaient disponibles à son époque. Bien
que nous n’ayons pas de documentation précise sur chaque pigment qu’il utilisait, certaines analyses de ses œuvres ont révélé des tendances dans sa palette. Voici quelques pigments couramment utilisés par Sisley :
Blanc de Titane : Un blanc opaque et lumineux qui était souvent utilisé pour mélanger et éclaircir d’autres couleurs.
Bleu Cobalt : Un pigment bleu vif et stable, souvent utilisé pour représenter le ciel et l’eau.
Cyan de Prusse : Un pigment bleu profond, très apprécié par les impressionnistes pour ses propriétés de transparence et sa capacité à créer des ombres.
Jaune de Cadmium : Un jaune brillant et lumineux, utilisé pour capturer la lumière et la chaleur dans ses paysages.
Vert Émeraude : Un vert vif souvent utilisé pour les feuillages et la végétation.
Terre de Sienne Brûlée : Un pigment brun qui sert à créer des ombres et des tonalités terreuses, très utilisé pour les paysages.
Ocre Jaune : Un pigment naturel, souvent utilisé pour ses tonalités chaudes et terreuses.
Rouge Vermillon : Utilisé pour ses nuances vives et sa capacité à apporter de la chaleur à ses compositions.
Alizarine, Alfred Sisley a-t-il utilisé ce pigment synthétique organique apparue vers 1869 ? C''est moins sûr, peut-être pour remplacer la laque de garance traditionnelle, personne n'en est sûr
Ces pigments étaient souvent mélangés pour obtenir des nuances variées, et Sisley avait un talent particulier pour capturer la lumière et l’atmosphère à travers sa palette. Les analyses modernes de ses œuvres ont permis de mieux comprendre la composition de ses couleurs, révélant l’utilisation de ces pigments dans ses techniques de peinture.
Médiums
Huile de lin et autres médiums : Il pouvait ajouter des médiums comme l’huile de lin pour modifier la consistance et la brillance de la peinture. Ces médiums aidaient également à prolonger le temps de séchage, ce qui était utile pour des techniques de mélange.
Solvants : essence de térébenthine rectifiée, distillée à partir de résine de pin,
Huile de lin (crue ou cuite, clarifiée au soleil
Siccatifs à base de plomb ou manganèse pour accélérer le séchage,
Vernis à retoucher ou vernis final à base de résine naturelle (dammar, mastic)
Les Fournisseurs de pigments
Boutique Julien Tanguy ou "Père Tanguy", ou Herding ou Lefranc (devenu Lefranc et Bourgeois, après, ou plus tard maison Sennelier (fondée en 1887) Aldred Sisley a pu y acheter des pigments ou médium dans ses dernières années, car la boutique était proche de l'Ecole des Beaux Arts, qu'il connaissait bien.
Équipement transport
Canevas enroulables et chevalets : En peignant en plein air, Sisley utilisait des chevalets portables et emportait ses toiles enroulées pour faciliter le transport.
Ces matériels, combinés à son talent et à son sens artistique, lui ont permis de créer des œuvres emblématiques qui capturent la lumière et l’atmosphère de ses paysages.
Les œuvres d'Alfred Sisley à Moret-sur-Loing 1893-1894
L'église Notre-Dame de la Trinité par Alfred Sisley
Alfred Sisley aurait peint quatorze peintures à l'huile de l'église, souvent du même angle, le marché couvert a disparu en 1921
Il aurait peint 12 de ces toiles depuis la maison Parvanchère[].
On compare souvent la série des églises de Moret de Sisley à celle des cathédrales de Rouen de Claude Monet, réalisées à la même époque. Cependant, les deux peintres ont eu recours à des méthodes bien différentes[].
Deux sous-groupes peuvent être distingués selon le point vue choisi par Sisley. D'une part, des vues de la façade ouest de l'église et d'autre part, le côté sud avec le transept et le marché. Le premier va d'expositions sous le soleil brillant du matin amplifiant la monumentalité du motif (Daulte (D.) 818) à la grisaille humide (D. 839). Le second va de situations pluvieuses (Non-D., Glasgow), le peintre se déplaçant vers l'angle sud-est avec la façade et le marché sous le soleil intense de l'été (Non-D., Avignon)[
Les œuvres d'Alfred Sisley l'église Notre-Dame de la Trinité
La vue de Sisley sur l’église est prise depuis la maison qui fait l’angle entre la rue de Grez (qui se prolonge
par la rue de l’Église) et la rue du Puits-du-Four. Les photographies prises depuis la porte d’entrée de la maison donnent presque exactement la vue de Sisley, mais il est possible qu’il ait travaillé à partir d’une fenêtre située au-dessus. Il est évident que s’il a beaucoup peint sur place, il fallait qu’il soit à l’aise, avec de la place pour une grande toile et un chevalet. Cela suggère qu’il pourrait s’être installé à l’intérieur de la maison, comme c’était souvent le cas. Cela suggère également qu’il a travaillé sur la série dans son atelier et qu’il a peut-être utilisé des photographies de l’église comme aide-mémoire. Le dessin de la silhouette et les détails sont étonnamment similaires, comme si un calque avait été utilisé.
Il effectue une première démarche pour obtenir la naturalisation française en 1888 qui n'aboutit pas, puis à nouveau en 1898, interrompue par sa mort due à un cancer de la gorge. Le succès, qu'il n'a pas connu de son vivant, va alors survenir.
Il est considéré comme de nationalité française selon la loi du 26 juin 1889, Le double droit du sol est instauré par loi du 26 juin 1889. comme cela a été rappelé lors de l'affaire de la succession de Pierre Sisley en 1937. Le doute peut rester sur la nationalité d'Alfred Sisley qui était britannique de sa naissance à son décès en 1899 et ses parents n'étaient pas nés en France...
Ce buste réalisé par le sculpteur André Greck se situe au Parc Georges Brassens à Paris XVème
L'atelier d'André Greck
André Greck est un sculpteur né le24 février1912 à Alger et décédé le11 octobre1993 à Paris. 1925 : études au lycée Bugeaud. Fréquente l'atelier du sculpteur Camille Alaphilippe et celui du peintre Léon Cauvy à l'École des Beaux-Arts d'Alger. 1926-1930 : À Alger, réalisation de nombreux bustes dont : monsieur Vinson, monsieur André Godin, madame Gardel, Jean Degueurce, monsieur Charles Seiberras, madame Charles Seiberras,... 1930 : Boursier du Gouvernement Général de l'Algérie en 1930 pour aller étudier à Paris : entre dans l'atelier de Jean Boucher à l'École des Beaux-Arts (reçu premier au concours d'admission). Toute sa vie, Greck sera redevable à Jean Boucher de lui avoir transmis la sacralisation de l'art. 1932 : expositions à l'Alhambra d'Alger. 1934 : premier prix Chenavard avec "Jeanne d'Arc bergère" qui remporte la même année la Médaille d'argent au salon des Artistes Français, premier prix Doublemard avec "les Bretonnes". 1935 : deuxième grand prix de Rome de sculpture avec "Jésus dépouillé de ses vêtements", Grand Prix Artistique de l'Algérie ("Jeanne d'Arc bergère"). 1936 : premier Grand Prix de Rome de sculpture avec "un chrétien livré aux bêtes",il est alors le seul premier "prix de Rome" de la France d'Outre-Mer. 1937-1939 : pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Nombreux bustes dont le Prince de Broglie, Carcopino, Edmonde Charles-Roux, le peintre Fontanarosa - prix de Rome de peinture - qui fit de son côté un portrait de Greck, Jean-Claude Ibert, Bozza (prix de Rome de musique), Derrey ( prix de Rome de gravure),.... Retournant souvent à Paris, il fréquente assidûment le musée Antoine Bourdelle où il s'efforce à déchiffrer la statuaire et cherche à connaître la science de ce grand maître. 1940 : retour en Algérie. 1942 : Jeanne d'Arc à El Affroun. Se marie avec Annie Ballestéros. Naissance de sa fille Anne. 1950 : monument à Marcel Cerdan au stade Marcel Cerdan à Alger. Enménage dans son atelier de Kouba dans la banlieue d'Alger. 1962 : son atelier de 350 m2, rempli d'œuvres et d'outillage - à Kouba - est entièrement nationalisé par l'état algérien pour en faire une annexe de l'école des Beaux-Arts d'Alger, sans que le sculpteur ne reçoive la moindre indemnité. De retour en France, il est nommé professeur de dessin à l'École Nationale des Beaux-Arts de Dijon, il y enseignera jusqu'en 1972. Sa statue de Monseigneur Affre qui se trouvait à Affreville en Algérie d'un poids de 4 tonnes et d'une hauteur de 2m40 est rapatriée à Saint-Rome de Tarn dans l'Aveyron, patrie de Monseigneur Affre. Elle sera inaugurée en 1974 par Monseigneur Marty. 1965 : nommé professeur de dessin à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il enseignera au Cours Yvon jusqu'à sa retraite en 1981. 1973 : le 25 février inauguration à Nice du monument à la mémoire des rapatriés d'Algérie, une main géante tient une urne dans laquelle fut déposée de la terre du pays perdu. 1976 : remporte un concours pour la commande d'un monument à la résistance polonaise pendant la seconde guerre mondiale. Le thème est un combattant polonais expirant, soutenu par l'allégorie de la Victoire. Le monument est inauguré le 13 janvier 1978, place de Varsovie à Paris, en présence de nombreux journalistes polonais et dans la totale indifférence des médias français. Un modèle en plâtre du monument se trouve au musée de Krakovy. 1980 : le décès de son épouse le fait tomber dans une grave crise morale. Soutenu par sa famille, un de ses élèves et quelques amis, il mise en sa passion pour l'art pour l'aider à reprendre goût à la vie. 1981 : termine le buste de Jacques Brel qui lui a été commandé par Georges Brassens. Le chanteur belge étant mort, Greck réunit une très importante documentation sous tous les angles afin de réaliser son œuvre d'après photos. Doutant en permanence, le sculpteur fournit un très gros effort, allant jusqu'à se réveiller en peine nuit et se rendre à son atelier (situé à 500 mètres de chez lui) pour une retouche. 1983 : monument au Maréchal Juin inauguré place d'Italie à Paris. 1987 : le buste de Georges Brassens réalisé par Greck est installé square Georges Brassens à Paris. Œuvres dans les musées Orléans - Musée des Beaux Arts, Paris - musée Carnavalet, Paris - Hôtel national des Invalides - musée de l'armée, Paris - ministère des Anciens combattants, Paris - église, Perpignan - musée de la culture algérianiste, Port-Vendres - la redoute Béar, Semur-en-Auxois - musée municipal, Aix-en-Provence - maison Alphonse Juin, Argenton-sur-Creuse - musée municipal, Autun - musée Rolin, Bordeaux - Centre national Jean Moulin, Bordeaux - musée militaire, Boulogne-Billancourt - Musée des Années trente, Fréjus - Musée des troupes de marine, Kremlin-Bicetre - Maison de retraite Antoine Lacroix, Mont-de-Marsan - Musée Despiau Wlerick. Musée national des beaux-arts d'Alger.
Georges Brassens vu par Jean-Pierre aquarelle 2012
Une nouvelle visite au cimetière des chiens à Asnières-sur-Seine le 27 juillet 2025 avec les Randonneurs Ovillois au départ de la gare d'Asnières et en direction de la gare de Gennevilliers.
L'entrée du cimetière, de style art nouveau d'Eugène Petit, architecte dont on peut retrouver sa signature dans les façades du 18, rue du Général Beuret, XVème arrondissement de Paris.
Marguerite Durand 1834- 1936 fondatrice du premier cimetière pour animaux le 2 mai 1899 avec Georges Harmois, avocat
Portrait de Marguerite Durand 1864-1936 par Jules Cayron, peinture de 1897
Marguerite Durand, après une vie très chargée, désirait offrir une résidence estivale où les femmes journalistes pourraient prendre du repos. La maison Les trois marches de son amie Caroline Rémy dite Séverine (1), décédée le 24 avril 1929, et avec laquelle elle avait collaboré au journal féministe La Fronde, était inoccupée. Située à Pierrefonds, en bordure de la forêt de Compiègne; à proximité de Paris, l'emplacement était idéal. Marguerite en fit acquisition, non sans difficultés financières, et s'y installa pour l'aménager. Usée par des soucis d'argent, elle passa les dernières années de sa vie entre sa maison de Pierrefonds et sa bibliothèque dont elle fit dont à la ville de Paris en 1932. Elle ne cessa d'y travailler, d'y classer les documents, d'y recevoir chercheurs et curieux. Elle y mourut le 16 mars 1936 à l'âge de 72 ans et fut enterrée au cimetière des Batignolles.
Chiens, chats, oiseaux, lapins, souris, hamsters, poissons, tortues, le cimetière accueille encore de nos jours toutes sortes d'animaux, et en a accueilli des plus étonnants encore, comme des vaches, des veaux, des cochons, des poules, des moutons, et même un lion, un lémurien ou encore un fenec. Une bien belle faune !
En tout, plus de 40 000 animaux y ont été enterrés, depuis l'ouverture du cimetière à l'été 1899 ! Petite anecdote émouvante, le 40 000ème animal a avoir rejoint le cimetière est un chien errant anonyme, venu finir ses jours devant les grilles du cimetière.
Les animaux, la mort et nous :
« Peu nous importe que l’on nous raille, lorsque nous crions bien haut que la dépouille du chien vaut mieux que la boîte à ordures ou le trou de l’égout ». C’est par ces mots que l’avocat Georges Harmois défendait, à la fin du XIXe siècle, la création d’un cimetière pour chiens à Asnières. L’idée d’offrir une sépulture à des animaux de compagnie suscitait alors l’hilarité ou le mépris, dans une société où ceux-ci étaient encore perçus comme des quasi-objets.
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Il n’en a pas toujours été ainsi. Nombre de civilisations anciennes inhumaient leurs animaux, à commencer par les Égyptiens. Même dans l’Europe chrétienne du Moyen-Âge, qui ne reconnaît de salut qu’à l’être humain, la question de l’âme des bêtes n’est jamais tout à fait tranchée. Reflet de cette ambigüité, plusieurs d’entre elles furent condamnées à mort lors de procès d’animaux qui se tinrent au moins jusqu’à la Révolution, quand un perroquet fut jugé pour avoir la fâcheuse habitude de crier « Vive le Roi ! ».
Ces projections anthropomorphistes nous paraissent aujourd’hui aussi étranges que la notion d’animal objet : nous trouverions aussi fou de juger un chat que de lui dénier une sépulture. Notre perception a changé, et la législation s’est naturellement adaptée pour accompagner ce changement. L’inhumation et la crémation des animaux de compagnie, de plus en plus souvent personnalisées, sont aujourd’hui des pratiques courantes et encadrées.
Au-delà de l’aspect pratique, c’est bien de nos propres rapports affectifs qu’il s’agit. Que l’on rende hommage à son animal de compagnie lors d’une cérémonie, ou que l’on honore sa mémoire avec une sépulture, c’est un attachement profond que l’on exprime envers un être vivant qui, bien souvent, fait partie de la famille. Pour beaucoup d’enfants, la disparition d’un animal est d’ailleurs la première expérience de la mort, difficile et formatrice à la fois.
L’animal de compagnie donne et reçoit la tendresse dont certaines personnes isolées sont privées. Pour d’autres, il est une présence réconfortante dans la douleur, ou un compagnon dans des moments de joie. Cet attachement, s’il diffère pour certains (mais pas pour tous) de celui qui nous lie aux humains qui nous sont chers, n’en est pas moins noble pour autant : il est, lui aussi, un témoignage d’amour.
Ce constat simple pose pourtant des questions complexes. Doit-on par exemple autoriser les personnes qui le souhaitent à être enterrées avec leur animal de compagnie ou ses cendres ? La loi française l’interdit. Mais la loi est-elle toujours en phase avec les aspirations de la société ? Alors que le député Loïc Dombreval défendra dans quelques semaines devant l’Assemblée nationale « une proposition de loi visant à permettre aux propriétaires décédés de reposer avec leurs animaux », rappelons que la loi actuelle autorise encore l’équarrissage des animaux abandonnés, ou qu’elle dispense les crématoriums pour animaux des règles environnementales qui s’appliquent aux crématoriums pour humains…
La question animale face à la mort pose des dilemmes éthiques qui viennent rappeler la nécessité de faire dialoguer nos convictions personnelles et nos principes collectifs. C’est en réfléchissant ensemble à la place qu’occupent les animaux à nos côtés que nous progressons dans l’élucidation du mystère de l’homme, de sa place et de sa vocation au cœur de l’univers.
Comme presque chacun de nous a pu en faire l’expérience, la vie et la mort d’un animal qui nous est cher est un amplificateur de notre humanité. C’est sur ce consensus qu’il nous faut aujourd’hui trouver les voies d’honorer, à l’heure de leur mort, ces autres créatures dont la vie est tissée à la nôtre.
Thierry Gisserot, Xavier ThoumieuxPDG et fondateurs de FUNECAP GROUPE
De la nécessité d'un cimetière pour animaux
La création de la Société française du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques résulte de la concomitance de deux phénomènes :
. La surpopulation de Paris, le souvenir d'épidémies récentes développèrent le souci de l'hygiène attesté notamment par la multiplication des bains-douches sous le Second Empire,
. En second lieu, les préoccupations hygiéniques visèrent aussi les animaux dont la forte concentration dans Paris créait des nuisances et grevait le budget de la ville. Mais la fonction de l'animal se déplace. D'utilitaire, elle s'associe désormais a l'agrément, à une proximité qui concourt à la qualité de la vie du citadin. La mauvaise conscience aidant, l'obsession de salubrité se double de dispositions affectives à l'égard des animaux domestiques. L'idée d'un cimetière, d'une sépulture digne pour le compagnon défunt, germe dans les esprits.
Quelques images des sépultures vues le dimanche 27 juillet 2025 lors de notre visite matinale.
Merci à Hervé pour son accueil chaleureux !
LA CRÉATION DU CIMETIÈRE DES CHIENS D’ASNIÈRES :
Située au Nord-Ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine, la ville d’Asnières-sur-Seine était, au XIXe siècle, une destination dominicale privilégiée pour des Parisiens en quête de verdure et de distractions. L’île des Ravageurs fait alors face aux bords de Seine tant appréciés. À l’époque, elle était occupée par des chiffonniers qui ramassaient tissus, métaux et autres objets abandonnés pour les revendre. Profitant de la toute nouvelle loi autorisant l’enfouissement des animaux, Georges Harmois et Marguerite Durand créent le 2 mai 1899 la Société Française Anonyme du Cimetière pour Chiens et autres Animaux Domestiques et, le 15 juin 1899, la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l’île des Ravageurs située en amont du pont de Clichy. Après avoir obtenu l’assurance que la loi du 21 juin 1898 sur l’enfouissement des animaux domestiques serait respectée, le Préfet ne s’oppose pas à la création du cimetière. Ce cimetière, le premier du genre, est officiellement ouvert au public à la fin de l’été 1899. Plusieurs constructions furent projetées, comme un columbarium et un musée des animaux domestiques, mais seuls les jardins, le bâtiment d’entrée et la nécropole furent réalisés. Cette dernière est divisée en quatre quartiers : celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux. L’architecte parisien Eugène Petit, dont plusieurs immeubles du XIVe arrondissement portent la signature, est chargé de dessiner l’entrée du cimetière. Il concevra le portail de style Art Nouveau, flanqué de deux portes pour le passage des piétons. En 1975, le comblement du bras de Seine, rendu possible par la disparition d’une seconde île, l’île Robinson fait perdre au cimetière son caractère insulaire. Après sa création, le cimetière connaît un succès croissant mais rencontre des difficultés chroniques. La plus récente est celle de 1986 quand le conseil d’administration décide l’arrêt de toute activité et la fermeture définitive du cimetière pour le mois de septembre 1987. Très émus, les concessionnaires et les amoureux du vieux cimetière se mobilisent. La Mairie d’Asnières prépare alors un plan de sauvetage et demande notamment le classement du site. Par arrêté ministériel du 25 juin 1987, la Commission départementale des Hauts-de-Seine, à la demande du Ministre de l’Équipement, Pierre Méhaignerie, inscrit le site du cimetière des chiens compte tenu de son « intérêt à la fois pittoresque, artistique, historique et légendaire ». Par délibération du 29 juin 1987, le conseil municipal décide l’acquisition par voie d’expropriation des lieux et en confie la gestion à une société indépendante. Plus tard, en 1996, le Conseil général des Hauts-de-Seine achève les travaux de consolidation des berges reliant la terrasse du parc Robinson au port Van Gogh par une promenade en bordure de Seine jalonnée de pergolas. Enfin, le 1er février 1997, la Mairie d’Asnières-sur-Seine reprend en main la gestion du cimetière.
La sculpture Alter Ego d'Arnaud Kasper
La sculpture Alter Ego de l'artiste Arnaud Kasper :
« Alter Ego est une sculpture qui rend hommage à l’âme de l’animal et à la relation qui l’unit à l’homme », confie Arnaud Kasper, sculpteur-peintre polymorphe. Il a donné vie à cette œuvre dans la Fonderie Chapon de Bobigny en banlieue parisienne.
Un lieu de recueillement depuis 120 ans
Fondé par la journaliste féministe Marguerite Durand et l’auteur Georges Harmois sous le nom de Société française anonyme du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques », ce cimetière pour les animaux défunts fête ses 120 ans d’existence cette année. « J’ai choisi le chat car c’est l’animal préféré des Français. Le chien représente Moustache, un bâtard de fox-terrier. La tête de cheval rend hommage à celui de Mme Durand, enterré ici. Le ouistiti, il y a en un ici, est un animal de compagnie exotique. Quant à la perruche, c’est l’oiseau avec qui on s’identifie, elle vit en couple avec son amoureux… », commente Arnaud Kasper.
Quelques mots sur la S.P.A. et son histoire :
C'est en Angleterre que fut fondée , en 1824, la première société de protection animale. En France, ce qu'est qu'en 1842 qu'une voix s'éleva, celle du vicomte de Valmer, dans le but de défendre une cause trop longtemps négligée. Cet ami des bêtes émettait le vœu que soit créée une société semblable a celle de Londres. Son appel ne fut pas vain. Dés 1845, sur proposition du comte de Grammond, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, il fit décidé de fondé un groupement "dans le but de défendre nos frères qualifiés d'inférieurs". La Société Protectrice des Animaux était née. Sa première action se concrétisa le 2 juillet 1850 par la première loi tendant à protéger les animaux et connue sous le nom de '"loi Grammont".
Le 22 décembre 1866, par décret impérial, la S.P.A. était déclarée d'utilité publique (source documentation de la S.PA.
Le cimetière avant et après (une ancienne île disparue, l'Ile des Ravageurs et l'Ile Robinson aussi)
Le circuit de la randonnée du 27 juillet avec les randonneurs Ovillois
Le lien de cette randonnée de 8 kilomètres au départ de la gare d'Asnières qui passe par le cimetière des chiens et se termine à la gare de Gennevilliers :https://www.visorando.com/randonnee-80108192/
Adresse du Cimetière des chiens
En voiture : un parking est disponible devant le cimetière
4, Pont de Clichy, 92600 Asnières-sur-Seine GPS : N48.910446°E2.297697°
En transports en commun : Métro Ligne 13 station Gabriel Péri
Gare d'Asnières ; 1.5 kilomètre
Bibliographie : L'île aux Chiens Le cimetière des chiens Asnières 1899 naissance et histoire
C’est la présence d’un établissement de bain privé qui fait tout l’intérêt de cette adresse. Après un passage sous un porche entièrement carrelé, un décor en faïences d’Orchies (Nord) représentant une naïade accueille le visiteur. Les décors intérieurs ont été détruits vers 1974. La couleur verte de l’enseigne des Bains Montansier - intégrés au site dès le début du projet -, est reprise dans l’ensemble des motifs décoratifs de la façade. Créés à la fin du XVIIIème siècle par Madame Marguerite Brunet, dite Madame Montansier, une célèbre entrepreneuse du spectacle, ces bains avaient tout pour séduire la g haute société parisienne en quête de relaxation et de frivolités. Entre bassin luxueux, soins exotiques et intrigues mondaines, ils devinrent rapidement une adresse incontournable, où se mêlaient aristocrates, artistes et esprits libres. Les Bains Montansier sont actuellement un sauna gay.
Entre le 18e siècle et le début du 20e siècle, bénéficiant de la présence de vastes forêts et d'importants réseaux fluviaux et routiers, de nombreuses manufactures s'établirent dans le Nord de la France (à Arras, Tournai, Valenciennes...)
Créée en 1886 parÉmile Joseph L'Herminé, près de la célèbre usine de faïence du Moulin des Loups, (fondée au 18e siècle, à Saint-Amand-les-Eaux), l'usine d'Orchies se fit connaître par des cruches et des carafes représentant des animaux, sur un mode humoristique et par des cruches commémoratives, aux couleurs pastel. Déjà propriétaire d'une faïencerie à Rebaix en Belgique, monsieurL'Herminés'installa à Orchies avec ses frères,FirminetLouis.L'usine a fermé ses portes dans les années 1980.
Pour la petite histoire, c'est à Orchies que l'on peut visiter le musée de la chicorée Leroux, fondé en 1904, à l'initiative de l’industrielAlphonse Henri Eugène Leroux(1866-1947) mais ce n'est pas notre propos, revenons aux Bains Montansier.
Paris 4ème arrondissement centre : Bains-douches des Deux-Ponts(4e)
8, rue des Deux Ponts (4e)
Du mardi au samedi 12h-18h
Métro : Pont-Marie
Tél : 01 43 54 47 40
Jours et heures d'ouverture :voir la fiche bains-douches des Deux Ponts.
Bains-douches accessibles aux personnes en situation de handicap. Bains-douches Saint-Merri (4e)
18, rue du Renard
Métro : Hôtel de Ville
Tél : 01 42 72 83 64
Du lundi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30
Fermé le jeudi
Jours et heures d'ouverture :voir la fiche bains-douches Saint-Merri
Paris 5ème arrondissement :
Bains-douches Lacépède 50, rue Lacepède, Métro : Place Monge Tél. 01 45 35 46 63 Du mardi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30 Jours et Heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Lacépède
Paris 8ème arrondissement :
Bains-douches Rome 43, rue de Rome Métro : Europe Tél. 01 42 93 70 05 Du mardi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30 Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Rome Bains-douches accessibles aux personnes en situation de handicap
Paris 11ème arrondissement :
Bains-douches Oberkampf 42, rue Oberkampf, Métro : Oberkampf Tél. 01 47 00 57 35 Du lundi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30 Fermé le jeudi Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Oberkampf
Bains-douches 12ème arrondissement :
Bains-douches Audubon 11, rue Audubon Métro : Quai de la Rapée ou Gare de Lyon Tél. 01 43 47 60 07 Du lundi au vendredi de 12h-18h Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Audubon Bains-douches Petitot 1, rue Petitot, Métro : Place des Fêtes Tél. 01 42 08 17 93 Du mardi au samedi 12h-18h Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Petitot
Bains-douches Rouvet 1, rue Rouvet, Métro : Corentin-Cariou Tél. 01 40 36 40 97 Du mardi au samedi 7h30-13h dimanche 8h-12h30 Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Rouvet
Bains-douches 20ème arrondissement :
Bains-douches Bidassoa 27, rue de la Bidassoa, Métro : Gambetta (sortie Martin Nadaud) Tél. 01 46 36 40 41 Jours et heures d'ouverture :Fermé pour travaux (durée indéterminée)
Bains-douches des Haies 27, rue des Haies, Métro : Buzenval Tél. 01 43 70 44 26 Du mardi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30 Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches des Haies
Bains-douches Pyrénées 296, rue des Pyrénées, Métro : Gambetta ou Pyrénées Tél. 01 46 36 16 63 Du lundi au samedi 7h30-13h, dimanche 8h-12h30 Fermé le mercredi Jours et heures d'ouverture :Voir la fiche des bains-douches Pyrénées
Du style art nouveau en particulier dans le secteur sud du circuit
Un circuit de 6 kilomètres au centre de la ville de Vincennes le 24 juillet 2025
des images en cours d'insertion pour un but d'identification plus précise en ce qui concerne les architectes des villas et immeubles
Un départ du métro. Château de Vincennes sur la ligne de métro N°1
L'entrée du château de Vincennes et son donjon
Pour en savoir plus sur le château de Vincennes et son donjon, voir la documentation en fin d'article
Passage par l'Office de Tourisme de Vincennes qui en a fait le sigle de Marne Bois Tourisme et gère plusieurs communes de l'Est parisien
L'office de Tourisme de Vincennes se situe en face de la statue de Saint-Louis près du château.
Voir l'adresse en fin d'article
La statue de Saint-Louis, réalisée par Adolphe Mony en 1906
Elle fut offerte à Vincennes par la ville de Paris en 1971 à l'occasion des 700 ans du retour des cendres de Louis IX dit Saint-Louis
Le donjon de Vincennes vu de la rue du Général de Gaulle
Les découvertes architecturales de la ville de Vincennes
Les villas et immeubles de la rue Henri Becquel
Villa 21, rue Louis Besquel Architecte : Georges Malo
À l’instar de la plupart des villas de cette rue, cette maison, pour laquelle les sources manquent, est vraisemblablement l’œuvre de Georges Malo. Le volume de gauche, saillant, comprend un porche en pierre de taille formant loggia. Il affiche une courbe typiquement Art nouveau.
Architecte : Georges Malo - 1899
Georges Malo réalise ici un immeuble spectaculaire, dont il occupa un appartement au titre de sa résidence personnelle.
Le bâtiment est particulièrement attrayant. La couleur chaude orangée de la brique fait contraste avec les multiples motifs bleutés de grès flammé et de briques vernissées (lanternons, cabochons, encadrements de fenêtres…).
Le traitement de l’angle en pan coupé est marqué par deux puissantes colonnes sur deux étages, en appui sur un imposant balcon.
25, rue Louis Bescquel Architecte : Georges Malo - 1904
Cette villa est aujourd’hui partiellement dissimulée par la végétation et profondément modifiée.
Elle présentait à l’origine un avant-corps rendu particulièrement spectaculaire par la lucarne imposante qui le surplombe. Ses charpentes en bois au dessin complexe, sans réelle utilité structurelle, sont un des signes distinctifs des villas construites par Malo dans ce lotissement.
Villa 26, rue Louis Besquel Architecte Georges Malo - 1904
Un balcon original embellit le premier étage. Colonnes et garde-corps en bois tranchent avec la pierre et la brique de la façade. On notera le traitement du pignon en « pas d’oiseau » et un bec de gouttière de style art nouveau.
Et au fait qui était Georges Malo ? :
La « Belle Époque » a été propice à l’éclosion de personnalités dynamiques et a accouché d’un style propre : l’Art nouveau. L’architecte Georges Malo qui s’installe à Vincennes en 1891 réussit assez vite, bien qu’autodidacte, à édifier des immeubles de rapport, puis une usine monumentale à Boulogne-Billancourt. L’architecte devient promoteur et crée en 1902 une rue face au bois de Vincennes, où il construit une quinzaine d’édifices influencés par l’Art nouveau. Il œuvre enfin une vingtaine d’années pour la firme cinématographique Pathé à Paris, Vincennes et Joinville, pour qui il invente en particulier la typologie de la salle de cinéma dès 1907. Alors qu’il avait été abandonné à sa naissance, Malo eut le destin inattendu d’un créateur prolifique et termina ses jours en 1924 dans son haras près de Deauville.
Un ouvrage sur l'architecte Georges Malo :
Une petit coin de verdure dans la ville :
La poste de Vincennes
Carte postale ancienne de la poste de Vincennes
Le street art à Vincennes devant la Poste : C215
L'hôtel de ville de Vincennes
L'édifice est situé au 53 bis rue de Fontenay à Vincennes dans le Val-de-Marne.
Les Bains Montansier Architecte : Meunier (?) l 1907
C’est la présence d’un établissement de bain privé qui fait tout l’intérêt de cette adresse. Après un passage sous un porche entièrement carrelé, un décor en faïences d’Orchies (Nord) représentant une naïade accueille le visiteur. Les décors intérieurs ont été détruits vers 1974. La couleur verte de l’enseigne des Bains Montansier - intégrés au site dès le début du projet -, est reprise dans l’ensemble des motifs décoratifs de la façade. Créés à la fin du XVIIIème siècle par Madame Marguerite Brunet, dite Madame Montansier, une célèbre entrepreneuse du spectacle, ces bains avaient tout pour séduire la g haute société parisienne en quête de relaxation et de frivolités. Entre bassin luxueux, soins exotiques et intrigues mondaines, ils devinrent rapidement une adresse incontournable, où se mêlaient aristocrates, artistes et esprits libres. Les Bains Montansier sont actuellement un sauna gay.
Les carrelages de l'entrée des bains
Les bains Montansier de Vincennes
7, rue de Montreuil
94300 Vincennes
Les fleurs du jour
Le château de Vincennes et son donjon
Documentation Centre de Monuments Nationaux
Merci à Annabelle pour ses renseignements précieux sur les circuits de Vincennes et les richesses de Paris Est.
Le circuit de base sources Visugpx et le circuit réalisé
La place Camille Claudel à Paris se situe au croisement de la rue du Cherche-midi et de la vue de Vaugirard, la plus longue rue de Paris
La place Camille Claudel a été inaugurée en 1992, cent ans après la réalisation de la petite Châtelaine par l'artiste au Château de l'Islette.
Cet espace issu d'anciennes parties des rues qui le bordent a été créé et a pris son nom actuel le
La station de métro. Falguière se situe place Camille Claudel à quelques centaines de mètres du Musée Antoine Bourdelle et du boulevard du Montparnasse où arriva la famille Claudel à Paris en 1881
Camille Claudel et sa famille de 1881 à 1886
Les entrées de stations de métro de Paris de type Art nouveau sont un des symboles emblématiques de Paris. L’architecte Hector Guimard fut choisi en 1899 et conçut différents types d’entrée : les modèles les plus élaborés sont le type A avec un auvent et une marquise (station Abbesses), le type B dont l’auvent est en forme de V inversé (stations Porte Dauphine et Châtelet) ; le modèle courant comporte une balustrade en fonte ornée de cartouches aux motifs végétaux et surtout une enseigne avec l’inscription « métropolitain » portée par deux longues tiges terminées par un globe orangé dont l’aspect fantastique détonne dans le Paris haussmannien. Il subsiste aujourd’hui 86 entrées Guimard. Une entrée d'origine a été offerte au métro de Montréal (station Square-Victoria–OACI) et des répliques à d'autres villes, comme au métro de Lisbonne avec l'entrée « Picoas » (Estação Picoas) sur la Linha Amarela ou au Metra de Chicago à la station Van Buren Street en 2001.
Retrouvez, dans les quarante aquariums d'eau douce du musée, les espèces piscicoles de la Seine : du gardon au silure en passant par le black-bass et le brochet. Découvrez également une collection inestimable de cannes, moulinets et autres matériels consacrés à la pêche, retraçant toute l'histoire de cette tradition millénaire. Et pour les pêcheurs en herbe, il existe également une école pour les jeunes de 8 à 16 ans.
Le musée organise aussi de nombreux ateliers thématiques autour du fleuve et autour du rucher de Levallois-Perret (accessible en visite libre) qui compte pas moins de 1 200 000 petites abeilles. L'établissement est ouvert chaque après-midi pendant les vacances scolaires.
La structure propose également des activités de découverte de la nature (biodiversité, faune, fore, milieux aquatiques...) le mercredi et pendant les vacances scolaires.
Une exposition personnelle sur les grands voiliers en 1995 grâce à l'ancien Président Edouard Armirail
Il avait eu la gentillesse de me faire visiter la caserne de pompiers Champerret. J'en suis encore émerveillé !
Un hommage à Edouard Armirail, ancien Président de la Pêche et de la Nature
Hommage à Edouard Armirail
Un homme dévoué à la Nature et au Service Public
1946 - 2014
🌿Défenseur de la Nature
Président de la Maison de la Pêche et de la Nature sur l'Île de la Jatte à Levallois-Perret de 1977 à 2014
37 années de dévouement pour l'éducation environnementale
Fervent défenseur de la pêche et des poissons en région parisienne
Pionnier de la sensibilisation aux milieux aquatiques urbains
Éducateur auprès des enfants et du grand public
🚒Engagement Citoyen
Président de l'Amicale des Anciens Sapeurs Pompiers de Paris de l'Essonne (AASPP 91)
Homme très attaché à son amicale et à ses valeurs
Défenseur des traditions et de l'esprit de corps
Organisateur d'événements de solidarité
Gardien de la mémoire des sapeurs-pompiers
"Il demeurera l'un des plus fervents défenseurs de la pêche et des poissons en région parisienne"
🎨Témoignage Personnel
"J'ai eu l'honneur d'exposer mes photographies de dessins et aquarelles sur les grands voiliers du monde à la Maison de la Pêche et de la Nature en 1995"
Cette exposition témoigne de l'ouverture d'Edouard Armirail à l'art maritime et de sa vision élargie de la culture nautique. En accueillant des œuvres sur les grands voiliers, il montrait que la Maison de la Pêche et de la Nature était un lieu vivant, où se rencontraient passion pour les milieux aquatiques et expression artistique. Cette collaboration illustre parfaitement sa capacité à créer des ponts entre différentes formes d'amour de la mer et des eaux.
Son Héritage
Edouard Armirail a consacré sa vie à deux causes qui lui tenaient à cœur : la protection de l'environnement aquatique et le service aux autres. À travers ses 37 années à la tête de la Maison de la Pêche et de la Nature, il a sensibilisé des milliers de personnes aux enjeux environnementaux urbains. Son engagement auprès des sapeurs-pompiers témoigne de son dévouement au service public et à la solidarité.
Son œuvre continue à vivre aujourd'hui dans les actions de la Maison de la Pêche et de la Nature, et dans l'esprit de camaraderie qu'il a cultivé au sein de l'Amicale des Anciens Sapeurs Pompiers de Paris.
En mémoire d'un homme qui a su allier passion pour la nature et engagement citoyen
Hommage à Edouard Armirail
Un homme dévoué à la Nature et au Service Public
1946 - 2014
🌿Défenseur de la Nature
Président de la Maison de la Pêche et de la Nature sur l'Île de la Jatte à Levallois-Perret de 1977 à 2014
37 années de dévouement pour l'éducation environnementale
Fervent défenseur de la pêche et des poissons en région parisienne
Pionnier de la sensibilisation aux milieux aquatiques urbains
Éducateur auprès des enfants et du grand public
🚒Engagement Citoyen
Adjudant-Chef des Sapeurs Pompiers de Paris - Cadre de réserve
33 années de service dévoué au secours d'autrui
Président de l'Amicale des Anciens Sapeurs Pompiers de Paris de l'Essonne (AASPP 91)
Blessé à plusieurs reprises dans l'exercice de ses fonctions
Sens élevé du devoir et distingué nombreuses fois
Homme très attaché à son amicale et à ses valeurs
🏅 Décorations
• Médaille de Bronze de la Défense Nationale avec agrafe Sapeur Pompier
• Lettre officielle de félicitation pour acte de courage et de dévouement
• Médaille "Civisme et Dévouement" avec palme or
Cérémonie aux Invalides
"Il demeurera l'un des plus fervents défenseurs de la pêche et des poissons en région parisienne"
🎨Témoignage Personnel
"J'ai eu l'honneur d'exposer mes photographies de dessins et aquarelles sur les grands voiliers du monde à la Maison de la Pêche et de la Nature en 1995"
Cette exposition témoigne de l'ouverture d'Edouard Armirail à l'art maritime et de sa vision élargie de la culture nautique. En accueillant des œuvres sur les grands voiliers, il montrait que la Maison de la Pêche et de la Nature était un lieu vivant, où se rencontraient passion pour les milieux aquatiques et expression artistique. Cette collaboration illustre parfaitement sa capacité à créer des ponts entre différentes formes d'amour de la mer et des eaux.
Son Héritage
Edouard Armirail a consacré sa vie à deux causes qui lui tenaient à cœur : la protection de l'environnement aquatique et le service aux autres. À travers ses 37 années à la tête de la Maison de la Pêche et de la Nature, il a sensibilisé des milliers de personnes aux enjeux environnementaux urbains. Son engagement auprès des sapeurs-pompiers témoigne de son dévouement au service public et à la solidarité.
Son œuvre continue à vivre aujourd'hui dans les actions de la Maison de la Pêche et de la Nature, et dans l'esprit de camaraderie qu'il a cultivé au sein de l'Amicale des Anciens Sapeurs Pompiers de Paris.
En mémoire d'un homme qui a su allier passion pour la nature et a son engagement citoyen ?
Des souvenirs de la carrière d'Edouard Armirail comme pompier
Sa fille Sandrine a pris la Direction du Musée de la Pêche et de la Nature en 1999
Sandrine Armirail, au fil de l’eau et des générations
Portrait | Par Jean-Pierre Kosinski
Levallois-Perret, juillet 2025
Une femme entre ville et rivière
Depuis 1999, Sandrine Armirail dirige ce centre unique en Île-de-France, association loi
1901 dédiée à l’éducation à l’environnement, nichée dans un écrin de verdure insoupçonné
entre les tours de Levallois et les berges de Seine. La Maison de la Pêche et de la Nature,
c’est un musée-aquarium, des ateliers de sensibilisation à la biodiversité, des stages de
pêche pour enfants, et surtout, un lieu de transmission intergénérationnelle.
« On peut attraper un poisson sans l’abîmer, observer une rivière sans la dominer. Ce que
l’on cherche ici, c’est le respect et la curiosité », glisse-t-elle, entre deux préparatifs de stage
d’été.
Une militante du réel
Sandrine Armirail se méfie des grands discours. Sa lutte à elle est douce, patiente, ancrée.
Elle anime avec son équipe un espace où 33 espèces de poissons de la Seine sont visibles, où
les enfants apprennent à reconnaître une tanche d’un brochet, où l’on prend conscience que
l’eau urbaine est encore vivante.
Elle est aussi illustratrice : ses dessins de carpes et d’esturgeons ornent des tee-shirts et des
supports pédagogiques. Passionnée de pêche depuis plus de 25 ans, elle conjugue pratique,
esthétique et pédagogie avec naturel.
« Ce n’est pas un métier qu’on choisit pour devenir visible. On le fait parce que ça fait
sens. » L’héritage en filigrane
À l’évocation de son père, Édouard Armirail, figure respectée et récemment honorée, elle
sourit avec retenue. Elle n’en fait pas un étendard, mais reconnaît une filiation morale.
« Il m’a transmis une attention. Aux gens, aux lieux, au temps qui passe. Ce que je fais ici,
c’est une manière de prolonger ça, sans le dire. »
Là où Édouard portait des combats peut-être plus visibles ou institutionnels, sa fille œuvre
dans le tissage patient de la connaissance, au ras du sol et au bord de l’eau.
Une nature apprivoisée mais libre
La Maison de la Pêche et de la Nature n’a rien d’un musée poussiéreux. C’est un lieu vivant,
où l’on apprend en touchant, observant, pêchant, dessinant. Sandrine Armirail y incarne une
forme rare d’harmonie entre action et contemplation.
« Ce qu’on veut montrer, c’est que la nature n’est pas une abstraction. Elle est là, même
dans une ville dense. Il suffit d’ouvrir les yeux. »
Et peut-être, aussi, de savoir transmettre — ce qu’elle fait, à sa manière, comme une
passerelle discrète entre générations.
�� En pratique
�� Maison de la Pêche et de la Nature
�� 22 allée Claude Monet, Île de la Jatte, 92300 Levallois-Perret
�� Mercredi, samedi et dimanche (horaires selon saison)
�� www.maisondelapeche.net
Bienvenue à la Maison de la Pêche et de la Nature de Levallois,centre d'éducation à la nature urbaine et aux milieux aquatiques. Nous vous proposons différentes activités selon les publics :
- Un Musée-Aquarium de la Seine ouvert au grand public, les mercredis et les week-ends, et aux groupes sur rendez-vous les autres jours,
- Un Centre d'animations environnementales pour les scolaires et les centres de loisirssur différentes thématiques : poissons, cycle de l'eau, milieux aquatiques, jardin, oiseaux, insectes, compostage, jeux ... - Des Ateliers et stages vacances Pêche pour les débutants ou les passionnés, les mercredis, samedis et sous forme de stage pendant les vacances scolaires, à partir de 8 ans, - Des Stages vacances Nature,pour les enfants à partir de 7 ans, et desAteliers Nature en familleun mercredi par mois, - Un Espace de location unique en bord de Seine pour vos événements familiaux ou professionnels,
Vous trouverez sur ce site tous les renseignements sur notre association et ses activités : pour mieux comprendre ce que nous faisons et surtout ce que nous pouvons faire pour vous.
VOUS SOUHAITEZ APPRENDRE LA PECHE ?
Cours de Pêche jeunes du Mercredi après-midi, plus d'infos ici. Cours de Pêche jeunes du Samedi matin, plus d'infos ici. Vacances Pêche et NatureEté,plus d'infos ci-dessous
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Une visite réalisée durant une randonnée du 17 juillet 2025 avec Les Randonneurs Ovillois
Une visite de Sens dans l'Yonne les 8 et 9 juillet 2025
Le saviez-vous ? : la cathédrale de Sens vit le mariage de Louis IX, Saint-Louis avec Marguerite de Provence le 27 mai 1234. Marguerite a 12 ans, Louis à 20 ans. Elle apporte la Provence au royaume de France.
27 mai 1234. Saint-Étienne de Sens. La bénédiction nuptiale vient d'être donnée aux deux fiancés.
Regardez, la voilà ! Marguerite a 12 ans, elle apporte la Provence à la couronne de France !
Louis, 20 ans, s'apprête à mettre au doigt de Marguerite une bague d’or émaillée de lys et de marguerites séparés par un saphir, surmonté par un crucifix, avec cette inscription tout autour : « Hors cet anel, pourrions-nous trouver amour ? »
Marguerite, elle, prend pour l'occasion comme devise une marguerite, avec cette légende en latin roman : Roigna de par terrae, ancilha de Coely, « reine de la terre, servante du ciel. »
Voici ce que raconte Vie de saint Louis (Le Nain de Tillemont, 1847) :
« Marguerite fut ointe et couronnée avec beaucoup de solennité par Gauthier, archevêque de cette ville, le dimanche 28 de mai, dans l’église de Saint-Étienne, devant laquelle le roi fit dresser des échafauds pour 27 livres. La couronne de la reine, qui était d’or, coûta 58 livres. Il paraît que saint Louis y porta aussi la couronne. La dépense qui se fit au festin et au reste de cette solennité se monta à 2526 livres, compris 236 livres qu’on donna à l’évêque de Valence et sa suite, et 112 livres que coûtèrent les ménétriers. Il y avait une coupe et deux cuillers d’or. Le bouteiller eut la coupe qui avait coûté 62 livres. On amena au roi, à Sens, des malades d’écrouelles, pour lesquels il donna 20 livres. Le cheval d’un pauvre homme, ayant été tué dans cette confusion, le roi lui donna 40 livres. »
Les dépenses ? Des robes de soie à 314 livres, le pain à 98 livres, le pain du roi à 20 livres, le vin à 307 livres, la cuisine à 667 livres, la cire à 50 livres !
C'est l'une des premières églises d'architecture gothique de la chrétienté avec la basilique Saint-Denis, alors église abbatiale. Commencée vers 1130-1135, sa nef et son chœur sont consacrés en 1164, et sa façade sera terminée à la fin du XIIe siècle. Sa tour sud, le clocher, est achevée beaucoup plus tard (1532–1534). Quant au transept, qui date des années 1490–1515, il constitue l'un des plus beaux chefs-d’œuvre du gothique flamboyant. L’énergie et les moyens déployés pour construire la cathédrale sont dus à l’importance à la fois de l’archidiocèse de Sens (qui comprenait Paris dans son territoire) et du bailliage de Sens (qui était le plus ancien et le plus étendu de France). Saint Louis se marie à Sens et y prend plus tard possession des reliques acquises pour être vénérées dans la Sainte-Chapelle.
Le tympan du portail Notre-Dame
On sait que le dogme de l'Assomption de la vierge n'a été proclamé qu'en 1950, mais le tympan montre que, pour l'église de Sens, cette glorification de la vierge était déjà une tradition.
Une visite à l'intérieur de la cathédrale Sainte-Etienne de Sens
Construction de l'orgue :
Orgue construit en 1734 par François Mangin, dans le buffet ancien du Grand-Orgue, et dans un Buffet de Positif neuf de 9 jeux, construit par Jean Richard et sculpté par Henri Herluison.
En 2010, l'atelier Saint-Georges est repris par Jean Mône, fils ainé de Joël Mône avec une nouvelle implantation : Domaine « Les Grandes Trèves » 82 Avenue Marcel Mérieux 69290 St-Genis-les-Ollières. En 2019, l'atelier développe ses compétences et ouvre une ferronnerie-serrurerie pour compléter son savoir faire en éléments de ferronnerie sur vitrail mais également en travail de ferronnerie ancestrale avec du façonnage à la forge et création, restauration d'éléments de ferronnerie d'art pour les Monuments Historiques. Travail du laiton et du cuivre. À la suite de l'incendie de Notre-Dame de Paris, l'atelier Vitrail Saint-Georges est missionné pour restaurer 400 mètres carrés de vitraux[].
Le Marché couvert est un exemple typique de l'architecture métallique du XIXème siècle. Cette halle couverte de forme triangulaire, de type Baltard, constitue l'un des rares modèles de ce type en France
Vu ce jour de marché couvert lemercredi 9 juillet 2025 une commerçante fort sympathique
Nous avons fait quelques achats de produits locaux
Les anciennes fortifications de Sens
La muraille gallo-romaine et la poterne
La Poterme des Quatre Mares est une porte fortifiée médiévale construite au XIIIème siècle dans l'enceinte gallo-romaine protégeant la ville de Sens.
Le parc du moulin à Tan 9 juillet 2025
Le parc du Moulin à Tan situé près du centre ville de Sens
Son nom peut vous paraître étrange… Il le tire de l’ancien moulin qui y fut construit en 1887 et qui permettait d’extraire le tanin des écorces d’arbres pour les besoins des tanneries environnantes. Depuis, il a été reconverti en grand parc paysagé. Les jardiniers de la ville veillent à son entretien et sa propreté. Ce fleuron de la ville de Sens est l’un des rares jardins publics en France à porter le label «Jardin Remarquable» !
Informations :
Les serres du Parc du Moulin à Tan seront fermées au public à partir du 15 juillet 2025 pour de grands travaux de rénovation.Elles resteront fermées du 15/07/25 au 18/11/25.
Sens est actuellement la deuxième commune du département de l'Yonne. Au dernier recensement de 2022, la commune comptait 27 275 habitants. Ses habitants sont appelés les Sénonais. En 2012, l'agglomération, au sens géographique et statistique, comptait 36 623 habitants[] et l'aire urbaine de Sens 62 177 habitants[]. Sens est la seule ville (hors villages) de l'Yonne à gagner des habitants entre 2011 et 2016, 760 personnes l'ont rejointe[].
L'Armorial : "D'azur à la tour d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, accompagne de six fleurs de lis d'or, trois en chef, une à chaque flanc et une en pointe."
Une visite de la chapelle Saint-Sébastien à Lanslevillard le 1er juillet 2025
Non loin de l'église de Lanslevillard, sur un rocher, s'élève la chapelle Saint-Sébastien. Par son extérieur modeste, elle ne se distingue pas des habitations proches … mais une fois son seuil franchi, nous admirons l'extraordinaire richesse !
La chapelle est richement décorée de peintures murales qui ne sont pas sans rappeler les bandes dessinées d’aujourd’hui : réparties en rectangles séparés par des bandes blanches, elles retracent des épisodes de la vie du Christ et de saint
Sébastien. On ne sait où commencer la lecture de cet ensemble exceptionnel de 53 panneaux… Un indice ? Comme une BD, lisez de gauche à droite et de haut en bas !
Si vous levez les yeux, vous pourrez également admirer le plafond, composé de 918 caissons sculptés et peints. Rien n’est trop beau pour représenter le Ciel ! N'oubliez pas pour autant d’admirer le retable réalisé, initialement pour l’église du village, en 1630 : un des tous premiers sculptés à la période baroque en Savoie !
La vie de Jésus-Christ et de Saint-Sébastien
Documentation chapelle Saint-Sébastien
La vie de Jésus-Christ
L'étonnante Sène vue par les peintres italiens piémontais de l'époque
Les artistes identifiés sont les frères Giovanni et Nicolo de Pinerolo originaires du Piémont, en Italie, qui ont peint ces fresques autour de 1475.
Le cycle de la vie de Saint-Sébastien
La vie de Saint-Sébastien à droite de l'entrée de la chapelle
Né à Narbo Martius, en Gaule (aujourd'hui Narbonne, en France), Sébastien est citoyen de Milan, en Italie. Militaire de carrière, il est pris d'affection par les empereurs Dioclétien et Maximien Hercule, qui le nomment centurion. Durant la persécution de Dioclétien, il est pourtant exécuté sur ordre des souverains pour avoir soutenu ses coreligionnaires dans leur foi et accompli plusieurs miracles. D'abord attaché à un poteau et transpercé de flèches, il est finalement tué à coups de verges après avoir miraculeusement guéri la première fois.