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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
La galerie Vero-Dodat à Paris 1er Photographies du 2 août 2019
La galerie Véro-Dodat et son entrée rue Jean-Jacques Rousseau
La réalisation de ce passage est caractéristique des opérations immobilières spéculatives de la Restauration. En 1826, deux investisseurs, le charcutier Benoît Véro et le financier Dodat, firent édifier ce passage entre les rues du Bouloi et Jean-Jacques-Rousseau, entre le Palais Royal et les Halles. Il offrait un raccourci plaisant entre ces deux lieux alors très fréquentés et fut rapidement adopté par le public. La rue du Colonel Driant ne fut percée qu'en 1915.
De style néoclassique, la galerie Véro-Dodat doit son animation et sa réputation à la présence des Messageries Laffitte et Gaillard, situées à l’entrée du passage sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Les voyageurs qui attendaient leurs diligences allaient flâner parmi les magasins à la mode et contribuèrent pour une large part au succès de ce passage. Le marchand d'estampes Aubert, éditeur du Charivari (1) et de La Caricature (2), s'y installa également et y exposa les plus célèbres caricaturistes de l'époque. Puis c'est la tragédienne Rachel qui occupa un appartement du passage de 1838 à 1842. Elle semble avoir vécu également dans le passage des Panoramas aux mêmes dates (1838 à 1842).
Le Second Empire et la disparition des Messageries amorcèrent le déclin de la galerie. Relativement boudée aujourd'hui, la galerie Véro-Dodat est pourtant une des plus charmantes de Paris et possède plusieurs attraits outre son architecture élégante, dont la présence de galeries d'art contemporain ou des boutiques anciennes de décoration ou d'ameublement.
Le parti pris des aménageurs de poser un dallage en losange noir et blanc sur la longueur
assez modeste (80 m) du passage a été choisi afin de donner un effet de perspective et de profondeur. Le plafond haut de seulement 2,50 m est peint de paysages, de divinités, de génies de belle facture dans les parties non vitrées. Chaque entrée est surmontée d’un balcon et encadrée par deux colonnes ioniques qui donnent un bel aspect. Celle du côté de la rue Bouloi a été enrichie de deux niches avec les statues
d’Hermès et d’un Satyre au repos. Les différentes boutiques établies, toutes sur le même modèle, disposent de menuiseries d’ornements en fonte et en cuivre décorées de palmettes, des miroirs sont disposés entre les demi-colonnes, les éclairages avec leur globe accentuent le côté préservé de cet ensemble unique. On aperçoit aussi derrière les vitrines des petits escaliers hélicoïdaux qui donnent accès à l’étage.
La galerie Véro-Dodat fait l'objet d'une inscription au titre des monument historiques depuis le 9 juin 1965. Elle a ensuite été proposée au classement, et malgré l'accord de la commission supérieure des monuments historiques le 18 mai 1998, la copropriété a refusé son classement. Elle fut entièrement restaurée en 1997.
De 1966 à 2004, le brocanteur Robert Capia a tenu au no 26 une boutique qui attirait le Tout Paris.
La galerie abrite la boutique du prestigieux chausseur des stars Christian Louboutin.
Cette dernière occupe l'espace d'une ancienne imprimerie aujourd'hui disparue.
(2) Lien site Wikipédia La Caricature : La Caricature
Quelques détails de la galerie :
Ancienne façade du N° 26
(1) (2)
La façade de la galerie sur la rue du Bouloi est décorée de deux statues dans des niches, qui représentent Hermès (1) avec son casque ailé et un caducée à la main, dieu des commerçants, et le Satyre au repos (2) d'après Praxitèle (3).
Au 13, on y trouvait la boutique « Aubert » qui imprimait et vendait les journaux « Le Charivari » et « La
Caricature ». Les caricatures de Daumier, Gavarni, Cham ou Grandville étaient exposées en vitrine et de nombreux curieux s’attroupèrent devant le magasin.
Au 19 se trouve le restaurant Véro-Dodat.
Au 20-22 se trouvait en 1833, le magasin de nouveautés « La Compagnie des Indes »
Au 23-26 : Belle boutique de Robert Capia, spécialiste des poupées anciennes au désordre savamment agencé. Elle fermera en 2004.
Au 35 : Brasserie
Au 36 : Atelier Christian Lauboutin créateur de souliers.
Au 38 : Rachel vint habiter le troisième étage de cette maison qu’elle quitta en 1842. C’est au rez-de-chaussée qu’étaient imprimés les journaux « Le Charivari » et « La Caricature ».
Adresse de la galerie Véro-Dodat : 19, rue Jean-Jacques Rousseau - 2, rue du Bouloi 75001 PARIS
Coordonnées GPS :
Latitude : 48.862823
Longitude : 2.340213
Accès transports en commun : Métro : Palais-Royal (lignes 1, 7) Bus : 48, arrêt Coquillière
ou 5 minutes de Châtelet-les Halles, sortie Porte de Saint-Eustache