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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une visite conférence de l'ancien hôpital Saint-Louis et sa Chapelle avec Christiane par l'association Houilles accueille.
Merci à Jocelyne notre accompagnatrice et organisatrice de cette visite du 4 septembre 2025
Le Pavillon Gabrielle
Le pavillon Gabrielle de l'hôpital Saint-Louis
Créé par Henri IV en 1605, l'hôpital Saint-Louis a conservé dans sa partie historique la formidable architecture faite de pierres et briques qui a fait dire à certains que dans sa partie centrale, c'était une place des Vosges bis qui avait été réalisée.
Mais aujourd'hui, nous nous intéresserons au Pavillon Gabrielle, ainsi nommé en hommage à Gabrielle d'Estrée, la favorite du roi. Celui-ci fut d'abord connu sous le nom de Pavillon royal, car à l'époque, toute construction d'importance se devait de pouvoir accueillir le roi.
Ce pavillon existe toujours. Situé à l'opposé de la chapelle, il délimitait le domaine
de l'hôpital au sud-est.
Les anciens bains :
En souvenir de son aïeul Louis IX, Henri IV créé l’hôpital Saint-Louis
Tout le monde connait l’hôpital Saint Louis. On sait que sa partie « opérationnelle », c’est-à-dire le lieu où sont les malades et leurs soignants, est constituée de bâtiments modernes. A côté de ces bâtiments se trouve ce que l’on appelle le « vieux quadrilatère », une construction qui semble être très ancienne, très esthétique, très caractéristique d’un style qui fait penser à la place des Vosges.
Contrairement à ce qui s’était passé au 19e siècle, quand on a construit le nouvel Hôtel Dieu, on n’a pas démoli ce vieux quadrilatère quand on a eu terminé la nouvelle construction. Dieu merci !
Cet ensemble unique a une histoire fantastique, liée à celle du plus épouvantable fléau de l’humanité, la peste ! A l’époque, on ignore tout de la transmission de la maladie, mais on sait qu’elle se transmet, et que pour pallier cette transmission, il faut isoler les malades.
Le carré de l'ancien hôpital
L'accès au carré
Une cour carrée de 120 mètres de côté, entourée, comme un cloître, de bâtiments aux façades de brique et de calcaire, occupe une surface initiale d'un hectare et demie environ avec le carré central entouré de jardins à usage de promenade pour les patients.
Patrimoine de l’AP-HP, ce carré historique du début du XVIIe siècle est devenu un lieu de promenade pour les patients.
A partir du samedi 23 juillet 2016, le grand public pourra accéder à cet espace vert de 9400m2 situé au cœur des bâtiments historiques de l’hôpital, les samedis et dimanches, de 11h à 18h, entre le 1er avril et le 31 octobre.
Il est l’œuvre de Claude Chastillon, architecte de la place des Vosges et de Claude Vellefaux qui a construit l’hôpital.
La première pierre de la Chapelle fut posée par le roi Henri IV le 13 juillet 1607. Le roi fut assassiné le 14 mai 1610, par François Ravaillac à Paris. La première messe y
fut célébrée le 14 juillet 1610 pour le repos de son âme. Construite hors les murs d’enceinte de l’Hôpital Saint-Louis, elle était destinée aux maraîchers et laboureurs du faubourg, ainsi qu’au personnel soignant de l’hôpital. Cette chapelle de taille modeste en croix latine est d’inspiration renaissance italienne. Le campanile qui la surmonte a été édifié en 1671. Elle renferme un certain nombre d’éléments remarquables : 2 petits autels polychromes (18ème siècle), un maître-autel de style « troubadour » (1811), un tableau de Charles de la Fosse « Jésus au milieu des enfants » ainsi qu’un baptistère en bronze de Ducel (19ème siècle) Voir image jointe.
Créé par Henri IV pour désengorger l’Hôtel-Dieu lors de l’épidémie de peste à Paris en 1605-1606, il lui donna le nom de Saint-Louis en souvenir de son aïeul Louis IX, mort de dysenterie devant Tunis en 1270.
Aujourd’hui, l’hôpital Saint-Louis utilise ses locaux historiques (qui sont en partie classés et en partie inscrits monument historique[]) pour les activités administratives, et est équipé depuis les années 1980 d’un nouvel ensemble immobilier moderne où s’effectuent ses missions hospitalières et universitaires de centre hospitalier universitaire (CHU). Ses spécialités majeures sont la dermatologie, l’hématologie ainsi que la cancérologie. Il emploie 2 500 personnes, dont un millier pour le personnel médical. Il abrite l'institut de recherche sur la peau de l'INSERM et la Fondation René-Touraine.
La porte sud-ouest de l’hôpital (située au croisement de la rue Bichat et de l’avenue Richerand) est connue du grand public comme étant l'entrée du commissariat dans la série télévisée policière Navarro.
Quelle est la spécialité de l'hôpital Saint-Louis ?
Son expertise est reconnue au plan national et international en hématologie (maladies du sang et maladies associées) et cancérologie (cancer du sein, de l'appareil digestif, urologique), en dermatologie (onco-dermatologie et pathologies de l'inflammation cutanée) et réparations cutanées (chirurgie réparatrice et et chirurgie plastique) ainsi que dans le domaine des greffes, d’organes et de moelle osseuse. ...
Visite du 4 septembre 2025 avec l'association Houilles accueille.
commencée sous la pluie
Merci à Christiane notre conférencière du jour et à Jocelyne, notre organisatrice et accompagnatrice.
L'entrée principale du pavillon par la façade sud-ouest
Une visite du pavillon et une séance de peinture sur motif le 29 août 2025
Le Débotté du Roi, la Salle des Officiers et le Salon Octogonal sont tous trois revêtus de boiseries réalisées sous Louis XV par les ateliers Guesnon et Clicquot, qui avaient également conçu celles de la salle du billard au Petit Trianon. Ces boiseries ont été entièrement déposées pour permettre de traiter la mérule sur les maçonneries support d’une part, et d’autre part pour être elles-mêmes traitées, nettoyées par procédé de sablage et consolidées voire partiellement remplacées. Cette restauration ne débutera que fin 2021, une fois le bâtiment hors d’eau hors d’air, soit la charpente terminée, la couverture entièrement posée et les façades rénovées.
Les anciennes cuisines et rôtisserie situées au sous-sol du Pavillon de La Muette sont sans doute les pièces les plus spectaculaires du monument. Pour cause, une magnifique architecture de pierres soigneusement appareillées et couvertes d’étonnantes voutes plates. Malheureusement, au fil des années le taux d’humidité de ces caves n’a fait qu’augmenter, entrainant moisissures et détérioration de la pierre. Une lourde campagne de nettoyage et de remise en état du sous-sol est prévue pour 2022, comprenant entre autres l’installation de sanitaires hommes et femmes, d’un vestiaire et potentiellement d’une salle de dégustation de vins.
Et sous les charpentes neuves
La chambre de Napoléon 1er
Une ressemblance d'ouvertures avec le Petit Trianon ! C'est le même architecte qui dessina les projets
Aquarelle de Louis-Nicolas Van Blarenberghe (1716-1794) conservée au Louvre
Reconstitution du Pavillon de La Muette pour l’exposition universelle de Vienne de 1911 en haut
Carte postale des années 1900 en bas
Aquarelle bleue Winsor & Newton tendance bleue format 50 x 65 cm le 29 août 2025
Le site du Pavillon de la Muette maintenant et avant !
Merci à Florence, Brune et Maxime pour leur accueil sympathique et leur visite du jour
Le puits d'origine du pavillon près de l'entrée principale
Le pavillon de la Muette et ses occupants :
Un des pavillons de chasse : le roi venait chasser dans cette forêt de Saint-Germain car le sol est plat et sableux, ce qui évitait les accidents de cheval. Il était accompagné d'un grand nombre de servilleurs et de d'officiers. L'aménagement du pavillon permettait de voir le cerf depuit son salon ce qui explique l'aménagement des étoiles de la forêt de Saint-Germain.
Napoléon se charge de compléter l'ameublement. Il aimait y recevoir Marie-Louise et celui-ci fait changer les meubles depuis Moscou, durant la campagne de Russie.
En 1832, Louis-Philippe fait entièrement restaurer le monument dont il est retrouvé une image datée de 1855 dans la collection royale britannique.
La Reine Victoria est invitée à déjeuner par Napoléon III dans ces lieux. voir images jointe
Elle réalise des dessins durant sa visite.
Après le second Empire, le pavillon de la Muette connait plusieurs vies. Il est restauré en 1933 pour y loger Daladier, le Président du Conseil sous la IIIème République.
Georgette Leblanc, grande soprano du début du siècle, a habité la Muette au début des années 30 après sa rupture avec Maurice Maeterlinck. Elle y a vécut avec Margaret Anderson et Monique Serrure sans eau courante ni électricité.
Le pavillon est abandonné une première fois après la deuxième guerre mondiale avant d'abriter une école pour opérateurs de radio entre 1957 et 1970.
En 1984, l'ONF qui occupe les lieux sans en avoir d'usage, fait couper le courant électrique.
Malheureusement, dix ans plus tard le plafond s'effondre.
Le pavillon est ainsi désaffecté durant plusieurs années, avant que l’État décide de sa mise en vente.
Le bâtiment est acheté en juillet 2014 par 2 copropriétaires qui décident de refaire revivre ce monument historique et de le restaurer sans procéder à la réfection du plancher du premier étage et son aménagement trop couteux pour eux..
"Un projet de toute une vie" expliquent les acquéreurs.
Les propriétaires vendent le Pavillon pour cause de mutation géographique qui est racheté par des nouveaux propriétaires qui décident d'une profonde restauration. Ce bâtiment est ainsi en travaux avant et durant la crise sanitaire.
Les bâtiments historiques se destinent à des activités évènementielles.
Des travaux gigantesques :
Les importants travaux commencent en 2019. depuis 2020, ces derniers incluent le traitement contre la mérule, la reconstruction complète de la toiture et de la charpente, le remplacement de pierres de la façade, la reconstitution des planchers effondrés, ainsi que des aménagements intérieurs, cheminées, boiseries, parquets, installation de chauffage, ainsi que l'aménagement paysager de qualité. Après 5 ans de restauration le pavillon a réouvert ses portes au juin 2024 et peut être loué pour des manifestations et des évènements festifs ou culturels.
Voir aussi autres articles du blog sur le Pavillon de la Muette:
Que devient le Pavillon du Butard à La Celle Saint-Cloud ?
Le Pavillon du Butard, rendez-vous de chasse élevé par le même architecte Ange-Jacques Gabriel pour Louis XV entre 1750 et 1754 est fermé depuis 2015.
Il se situe actuellement dans la forêt de Fausses Reposes
Au dernières infos; il est toujours à vendre par l'Etat. Depuis avril 2016, il a été occupé par les Amis du Butard pendant un certain temps.
Propriété de l'Etat, affecté à l'Office national des forêts en tant que maison forectière, ce pavillon est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 août 1927. Le ministère de la Culture a confirmé une étude au sein des services du ministère de la Culture.
Il n'est plus entretenu par l'O.N.F. ce jour et se dégrade de jour en jour.
Alerte sur ce monument, petit frère du Pavillon de la Muette en très mauvais état !
Quelques images du Pavillon qui remontent à plusieurs années
Une info. : Le pavillon de la Muette sera ouvert au public aux journées du Patrimoine 2025 les 20 et 21 septembre. Voir les conditions ci-dessous.
Contact Pavillon Royal de la Muette :
Adresse : Route Forestière des Pavillons, 78100 Saint-Germain-en-Laye
Une visite du cinéma associatif Le Cabieu à Ouistreham en août 2025;
Le cinéma de Ouistreham Riva-Bella se situe au centre du bourg du village, près de la mairie et de l'église Saint-Samson. Il est un des plus charmants site du Calvados avec son style villa normande et ses magnifiques chapiteaux d'entrée.
Il porte le nom du héros local Michel Le Cabieu qui repoussa seul, d'après la légende, une troupe d'une cinquantaine envahisseurs anglais durant la guerre de 7 ans.
Le cinéma et son couloir d'accès aux salles
Le Président entouré des élus locaux, le jour de l'inauguration de sa deuxième salle de 100 places.
Les magnifiques chapiteaux d'entrée du cinéma
Le musée local du cinéma et ses anciens matériels
Le Président dans la petite salle du cinéma Philippe.
Merci de sa sympathique visite du jour, ainsi qu'à sa charmante épouse
Eugène Duroy architecte : qui est-il ?
Eugène Duroy est un architecte DPLG caennais, né en 1879, décédé le 6 juin 1944, pas de lien avec le jour du débarquement des alliés. Il succède en 1916 à Edouard Piotin à la tête du cabinet d'architecture, situé rue des chanoines à Caen qu'il avait intégré en 1905 pour son apprentissage.
La plaque située devant la sculpture de Michel Cabieu, le héros de Ouistreham
Qui était Michel Cabieu, le héros de Ouistreham qui repoussa les Anglais en 1762 ?
Simple garde-côte, Michel Cabieu aurait, seul repoussé le débarquement d'une cinquantaine de soldats anglais à Ouistreham en 1762. « Michel Cabieu est né en 1730 à Ouistreham, présente Thierry Chardon, spécialiste des batailles et actions menées par les Anglais au cours du XVIIIe siècle sur les côtes du Bessin, et vice-président de l’association des Amis de l’église de Crépon. C’est un maçon tailleur de pierre itinérant, qui présente la particularité de savoir lire et écrire, ce qui est rare à l’époque pour un homme du peuple. »
En 1756, commence la guerre de 7 ans, présentée comme un conflit mondial opposant d’un côté le royaume d’Angleterre allié au roi de Prusse contre le royaume de France, l’empire russe et la monarchie de Habsbourg.
Le destin d’un héros peu connu
Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1762, les Anglais entreprennent une attaque commando nocturne par une
nuit sans lune, fait rare à l’époque. Ils veulent s’emparer d’un convoi de bateaux transportant des bois de construction et des munitions, qui s’est réfugié dans la rade de Ouistreham.
L’entreprise va être déjouée grâce à « Michel Cabieu, sergent des milices garde-côtes", qui va s’illustrer par son courage et sa ruse. Certes il n’était pas seul, mais tout le mérite lui en reviendra », précise l’historien.
Ce fut le dernier raid anglais sur nos côtes. La guerre de 7 ans cessera en 1763 par la signature des Traités de Paris et de Hubertsbourg. C’est cet exploit et le destin d’un héros peu connu que Thierry Chardon va présenter, samedi après-midi, lors d’une conférence à la salle communale.
Le cinéma associatif Le Cabieu, c’est une programmation pour tous, avec des séances tous les jours dans ses 2 salles (352 places et 101 places). Il est parrainé par Catherine Frot et Guillaume Maidatchevsky.
Situé en plein cœur du bourg de Ouistreham Riva-Bella, le Cabieu est unétablissement classé Art & Essai, labellisé Jeune Publicet de l’agrément Jeunesse et Éducation Populaire.
Le cinéma Le Cabieu, c’est également :
Le Séance du petit Cabieupour les Petits : Séance + goûter + animation. Un samedi par mois.
LeClassique sur grand écran
Pour tout renseignement sur l’association, le programme, les séances, les manifestations… vous pouvez appeler le cinéma par téléphone au02 31 97 39 52oupar mail.
Quel plaisir de revoir cette année la magnifique pharmacie de style art nouveau à Douvres-la-Délivrande !
Encore un accueil chaleureux des deux personnes de cette officine.
Détails des ferronneries de la façade
La pharmacie Lesage à Douvres-la-Délivrande :
L'édifice a été construit pour le pharmacien et maire de la commune Georges Lesage par l'architecte
caennais François Rouvray en1901. Les ferronneries ont été réalisées par Adolphe Marie, un artisan de Creullly.
Durant ses mandats, dans la première moitié du XXème siècle, et pharmacien jusqu'en 1948, le maire Lesage a procédé à de nombreuses opérations d'investissements.
Les façades et les toitures de l'édifice ainsi que le décor intérieur ont été inscrits aux monuments historique par un arrêté du 7 avril 1975.
Le propriétaire mécontent de la procédure de protection engagea un recours pour excès de pouvoir auprès du tribunal administratif de Caen, et fut débouté en, considérant le bâtiment comme« l'ultime vestige d'une tendance architecturale très affirmée et caractéristique du début du siècle »et« témoignage complet d'une époque peu riche en arts divers dans la région».
Ce bâtiment, créé d’après les plans de l’architecte caennais François Rouvray, émule d’Hector Guimard, avait pour vocation d’être une pharmacie, mais aussi la résidence personnelle de Georges Lesage. Les ferronneries ont été réalisées par Adolphe Marie, un artisan serrurier-mécanicien de Creully, dont la plaque est encore visible devant l’une des fenêtres du rez-de-chaussée.
Le monument est bâti en calcaire et mêle lucarnes de style Louis XIII, console de fenêtre Louis XIV, fenêtre romane et tour d’escalier de la façade arrière d’inspiration médiévale. Tout cela, allié au style contourné propre aux années 1900 dont Hector Guimard, architecte français et représentant majeur de l’Art nouveau en France, fut le chef de file.
Son portail d’entrée est l’élément le plus pittoresque avec sa grille florale, sa vitrine dont le cintre est en forme de pétale, sa porte démesurément haute et étroite. Malheureusement, tous les vitraux de la façade, détériorés, ont disparu, et ont été remplacés par des vitres ordinaires. L’avant-toit est orné de tuiles vernissées polychromes : vert, bleu et jaune. Le magasin intègre des éléments de décoration Art Nouveau. L’ancienne publicité, une dalle de marbre rouge ovale avec inscription en or, est à remarquer à hauteur du premier étage.
L’édifice a été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 7 avril 1975. Il fait toujours office de pharmacie aujourd’hui. Pas de visite en intérieur, uniquement en visite*extérieure.
Pharmacie Lesage. 78, rue du Général de Gaulle. 14440 Douvres-la-Délivrande. Uniquement en visite extérieure ou en tant que client de la pharmacie.
Une promenade au pied des dix femmes illustres en or de la cérémonie des Jeux Olympiques 2024 exposées rue de la Chapelle, Paris XVIIIème. Cette balade est animé par Philippe et organisée par l'association Houilles Accueille le lundi 25 août 2025.
Quoi de plus original, à deux pas du Stade de France, lieu emblématique des Jeux de Paris 2024 que d’y installer les 10 femmes en or, sorties de l’eau au Pont Alexandre III lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et exposées à l'Assemblée Nartionale du 23 septembre au 5 octobre 2024 après les journées européennes de patrimoine des 21 et 22 septembre 2024. L'exposition avait été inaugurée par Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée Nationale et Anne Hidalgo, Maire de Paris.
Qui sont les 10 femmes illustres en or ?
Les noms sont prestigieux et historiques : Jeanne Barret, Simone de Beauvoir, Olympe de Gouges, Alice Guy, Gisèle Halimi, Louise Michel, Alice Milliat, Paulette Nardal, Christine de Pizan (Pisan sur la statue) et Simone Veil.
Les dix femmes illustres en or sont présentées par ordre alphabétique dans ces paragraphes et le plan du parcours est inclus plus bas.
Jeanne Barret 1740-1807
Exploratrice et botaniste
Née en 1740 dans un milieu modeste bourguignon, Jeanne Barret est engagée, au début des années 1760, au service du médecin et botaniste Philippe Commerson. Très vite, elle assiste ce dernier dans ses recherches. Devenue sa compagne, elle s’installe avec lui à Paris en 1764. Commerson y fréquente les savants les plus renommés et y prépare avec Bougainville une expédition dans les terres australes.
Lorsqu’il embarque en 1767 à bord de L’étoile, l’une des deux embarcations de l’expédition, il est accompagné d’un valet, « Jean Barret », la présence de femmes à bord étant interdite. Dissimulée sous cette identité, Jeanne Barret participe aux manœuvres de l’équipage et étudie avec Commerson la faune et la flore des territoires encore inconnus parcourus par l’expédition. Démasquée à Tahiti, Jeanne Barret poursuit le voyage jusqu’à l’île Maurice. Elle quitte alors l’expédition Bougainville avec Commerson, à la demande de l’intendant Pierre Poivre, lui-même naturaliste, afin d’étudier la faune et la flore locale. Tous deux y contribuent à la création du Jardin botanique des pamplemousses sur l’île Maurice.
Commerson meurt en 1773. Jeanne Barret fait expédier en France les notes et les collections d’espèces de plantes qu’ils ont accumulées. Alors sans ressources, elle ouvre un cabaret à Port-Louis. Elle se marie en 1774 avant de rentrer en France, un an plus tard, achevant un tour du monde qu’elle est la première femme à avoir accompli. Ses mérites et sa contribution à la science sont reconnus par une bourse accordée par le roi Louis XVI et datée de 1785.
Simone de Beauvoir 1908-1986
Philosophe et écrivaine
Née en 1908 dans un milieu catholique et bourgeois, Simone de Beauvoir suit des études supérieures à la Sorbonne. Elle fait alors la rencontre de Jean-Paul Sartre. Reçue brillamment à l’agrégation de philosophie à seulement 21 ans, elle enseigne pendant quelques années avant de se consacrer pleinement à l’écriture de romans et d’essais. En 1945, elle fonde, avec Jean-Paul Sartre et Maurice Merleau-Ponty, la revue Les Temps modernes, où s’affirme le mouvement existentialiste. Elle poursuit son œuvre personnelle consacrée en 1954 par le prix Goncourt pour Les Mandarins et jalonnée par une série de récits autobiographiques, dont Mémoires d’une jeune fille rangée (1958), La Force de l’âge (1960) et La Force des choses (1963).
Son essai Le Deuxième Sexe, paru en 1949, marque l’histoire du féminisme et connaît une renommée mondiale. Intellectuelle engagée, notamment contre la colonisation pendant la guerre d’Algérie, elle milite activement pour la cause féministe et signe le manifeste des 343 pour la liberté de l'avortement. Jusqu’à sa mort en 1986, six ans après celle de Sartre, elle collabore aux Temps modernes et poursuit son engagement pour les droits des femmes à la tête de la revue Nouvelles Questions féministes.
Olympe de Gouges 1748-1793
Femme de lettres et femme politique
Née à Montauban en 1748, Marie Gouze, s’installe à Paris en 1773. Devenue Olympe de Gouges, elle crée une troupe de théâtre puis écrit ses premiers textes. En 1784, elle rédige une pièce de théâtre dénonçant l’esclavage, Zamore et Mirza ou l'Esclavage des Noirs. Mais il faut attendre la Révolution pour que la pièce soit jouée à la Comédie-Française. Olympe de Gouges poursuit sa carrière littéraire par de nouvelles publications : théâtre, roman, essai. Elle confirme son engagement dans la dénonciation de l’esclavage en publiant ses Réflexions sur les hommes nègres et en fréquentant les animateurs de la Société des amis des Noirs. Pendant la Révolution, elle publie nombre de pamphlets et de textes placardés sur les murs de la capitale abordant les questions du statut des mariés, du chômage, de l’impôt… Mais c’est surtout par sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, adressée en septembre 1791 à la reine Marie-Antoinette, qu’elle est restée célèbre et qu’elle a marqué l’histoire du féminisme. Le premier des dix-sept articles proclame, sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, que « la femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme ». Elle y réclame non seulement une égalité civile, mais aussi des droits politiques et une liberté matrimoniale pour les femmes. Elle est arrêtée en pleine Terreur, en juillet 1793, jugée sommairement, et guillotinée le 3 novembre, sur l’actuelle place de la Concorde.
« La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune. »
Alice Guy 1873-1968
Réalisatrice, scénariste et productrice de films
Sténodactylo de formation, Alice Guy commence sa carrière professionnelle au Comptoir général de photographie. Secrétaire de Léon Gaumont, elle s’y intéresse aux appareils photographiques et commence à réaliser, sur son temps de loisir, ses premiers courts métrages, dont La Fée aux choux, une saynète de fiction, qui connaît un vif succès. Elle se voit alors confier la direction d’un service chargé de la production des films de fiction.
Jusqu’en 1907, elle réalise à Paris plusieurs centaines de films dans des genres les plus divers, dont Naissance, vie et mort du Christ en 25 tableaux, considéré comme le premier péplum de l’histoire du cinéma. La cinéaste se montre très inventive tant dans ses choix narratifs que dans la création de nouveaux trucages, ou dans l’adoption des innovations techniques.
En 1910, elle fonde à New York, où elle est installée depuis trois ans avec son mari, sa propre société de production. Elle y poursuit son œuvre de cinéaste, comme réalisatrice ou comme productrice. Westerns, comédies de travestissement, films d’action – souvent menés par une héroïne, courts métrages et longs métrages se succèdent, pendant quelques années. Après la faillite de sa société de production, Alice Guy tente sa chance à Hollywood avant de rentrer en France en 1922 sans pouvoir reprendre sa carrière cinématographique. Ce n’est qu’à la fin des années 1950 que débute la reconnaissance de son travail.
Gisèle Halimi 1927-2020
Avocate, militante et femme politique
Après des études de droit à Paris, Gisèle Halimi commence, en 1949, sa carrière d’avocate au barreau de Tunis, la ville où elle est née et a passé son enfance, et la poursuit au barreau de Paris à partir de 1956. Engagée dans la défense de membres du Front de libération de l’Algérie puis de la Tunisie, elle se fait connaître en étant l’avocate, en 1960, de Djamila Boupacha, une jeune militante algérienne, accusée d’avoir posé une bombe dans une brasserie d’Alger. Elle avait été violée et torturée par des militaires français.
Un autre procès, en 1972, marque l’histoire du féminisme en France : Gisèle Halimi y défend une jeune fille de 16 ans qui a avoué avoir avorté après avoir été violée. Le « procès de Bobigny » constitue une étape importante vers la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (1975). En 1978, à Aix-en-Provence, elle représente deux femmes victimes d’un viol collectif. Encore une fois, son engagement comme avocate contribue au progrès de la loi par la qualification du viol comme crime (1980). Les mobilisations citoyennes et politiques de Gisèle Halimi ne se sont pas arrêtées aux prétoires. Dans ses livres, au sein de plusieurs associations féministes ou comme élue, elle mène, sans relâche, le combat pour les droits des femmes, contre le racisme et pour l’émancipation des peuples.
Louise Michel 1830-1905
Institutrice, écrivaine, militante anarchiste et féministe
Louise Michel naît en 1830 au château de Vroncourt, en Haute-Marne, où elle reçoit une instruction solide et ouverte. Elle devient institutrice en 1852. À la même époque, elle publie ses premiers poèmes dans la presse locale et correspond avec Victor Hugo. Elle s’installe à Paris au milieu des années 1850 et y milite à la fois dans les milieux républicains, ouvriers et féministes.
Dès le mois de septembre 1870, et les premiers jours du siège de Paris par les Prussiens, elle s’engage dans la défense de la capitale ; puis, après l’armistice vécu comme une trahison, elle est encore au premier rang, à Montmartre, parmi les insurgés. Elle est en effet une actrice majeure de la Commune de Paris, proclamée le 28 mars 1871, comme ambulancière, comme combattante et sur les barricades, mais aussi comme réformatrice, notamment par ses propositions en matière d’éducation. Pendant la Semaine sanglante, pour faire libérer sa mère qui a été arrêtée à sa place, elle décide de se rendre à l’ennemi.
Déportée en Nouvelle-Calédonie en 1873, elle s’intéresse à la culture kanake, dénonce les conditions de la colonisation et crée une école ouverte aux enfants kanaks. En juillet 1880, l’amnistie des Communards permet son retour triomphal à Paris. Désormais personnalité reconnue, Louise Michel reprend son flambeau de militante et n’a de cesse de défendre la cause des femmes, celle des ouvriers ou celle des colonisés, jusqu’à sa mort, le 9 janvier 1905.
Alice Milliat 1884-1957
Nageuse, hockeyeuse et rameuse française. Première dirigeante féminine du sport mondial
C’est à Londres, où elle a vécu quelques années, qu’Alice Milliat, née à Nantes en 1884, a découvert la pratique de sports comme le hockey ou l’aviron. Revenue en France en 1908 après le décès de son mari, elle s’installe à Paris et s’investit dans le club de sport Femina Sport, dont elle prend la présidence en 1915. Animée par la volonté de rendre toutes les disciplines accessibles à chaque femme, elle est à l’initiative du premier match féminin de football en France, en septembre 1917, mais également du premier cross-country féminin, en avril 1918. Dénonçant la difficulté pour les femmes de participer à des compétitions sportives, et à l’impossibilité de participer aux Jeux olympiques, elle crée la Fédération sportive féminine internationale (1921) et organise, au stade Pershing à Paris, le 20 août 1922, une première compétition internationale : les « Jeux Olympiques Féminins ».
La même année, elle devient la première femme à remporter le brevet Audax pour avoir parcouru à la rame 80 km dans une embarcation légère sur la Seine et dans le temps imposé. Les Jeux mondiaux féminins de 1922 seront suivis d’autres éditions, tous les 4 ans, jusqu’en 1934. Ces succès contribuent à l’intégration des compétitions d’athlétisme féminines lors des Jeux Olympiques d’Amsterdam en 1928.
Affaiblie par une santé fragile, elle doit faire face à un contexte de plus en plus difficile : l’organisation des compétitions féminines est réformée dans sa gouvernance et les subventions de l’État sont en baisse. Confrontée également à la montée du fascisme en Europe qui restreint davantage les droits des femmes, elle se voit contrainte de se retirer des instances du mouvement sportif féminin en 1935. Elle meurt dans l’anonymat à Paris en 1957.
Paulette Nardal 1896 1985
Intellectuelle, journaliste et écrivaine
Fille d’une institutrice et professeure de piano et d’un ingénieur des Ponts et Chaussés lui-même descendant d’esclaves affranchis, Paulette Nardal quitte la Martinique en 1920 après être devenue institutrice pour poursuivre des études d’anglais. Elle est alors la première femme noire inscrite à la Sorbonne.
À Clamart, avec ses sœurs qui l’ont rejointe à Paris, elle tient un salon littéraire fréquenté par de nombreux écrivains et intellectuels des Antilles, d’Afrique, d’Amérique, dont Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas ou les Jamaïcains Marcus Garvey et Claude McKay. Elle écrit dans La Dépêche africaine, un journal qui dénonce les inégalités existant dans les colonies. Elle est, en 1931, une cofondatrice et une rédactrice de La Revue du monde noir, une publication bilingue à l’avant-garde théorique de la Négritude.
Elle est grièvement blessée en 1939, lors du torpillage du bateau qui la ramène d’un séjour à la Martinique. Elle s’installe en Martinique en 1940 et y enseigne l’anglais. Elle ne renonce pourtant pas à ses engagements : elle crée une association et un journal féministes martiniquais pour mobiliser les femmes ayant obtenu le droit de vote en 1945. À la fin des années 1940, elle travaille quelques mois comme représentante des Antilles à l’ONU. Elle fonde ensuite une chorale et se consacre à la diffusion des negro-spirituals en Martinique. Il faut attendre la fin de sa vie pour que sa contribution à l’émergence d’une conscience noire soit reconnue.
Christine de Pizan 1364-1431
Femme de lettre
Née à Venise en 1364, Christine de Pizan est la fille de Thomas de Pizan, un médecin et astronome réputé à Bologne, qui s’établit à Paris en 1368 où il a été appelé à la cour de Charles V. À quinze ans, elle épouse un secrétaire du roi, Étienne Castel, avec qui elle a trois enfants. Après la mort de son père, puis celle de son mari, restée sans ressources, elle se met à l’écriture à l'âge de vingt-cinq ans pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle commence par écrire des poèmes puis, ayant enrichi ses connaissances par ses lectures et sa fréquentation des milieux de la chancellerie, des traités d’éducation, des textes philosophiques, des études historiques, des réflexions politiques, et même un traité militaire. Son œuvre considérable, tant par son ampleur que par sa diversité, connaît un succès très important de son vivant. Elle concourt aussi à l’édition de ses propres ouvrages en supervisant les copies pour les offrir à des mécènes.
Dans plusieurs de ses écrits, elle se fait l’avocate des femmes, regrettant l’insuffisance de leur éducation, la précarité de leur situation en cas de veuvage. Elle revendique leurs compétences intellectuelles et dénonce les hommes qui médisent des femmes. Dans La Cité des dames, son ouvrage le plus connu, elle retrace la contribution de figures féminines célèbres, historiques ou mythologiques, à la société et à la culture de leur temps et imagine même une cité qui ne serait bâtie et habitée que par des femmes. Après la prise de Paris par les Bourguignons, en 1418, elle se réfugie dans une abbaye où elle meurt en 1430 sans avoir renoncé à écrire.
Simone Veil 1927-2017
Femme politique et magistrate
Arrêtée en 1944 à l’âge de 16 ans à Nice, puis déportée dans des camps de concentration dont Auschwitz et Bergen-Belsen, Simone Veil est une survivante de la Shoah. Ses parents et son frère n’en sont jamais revenus. Après la guerre, elle entame des études de droit puis réussit le concours de la magistrature.
Elle mène ensuite une brillante carrière au ministère de la Justice. Nommée ministre de la Santé en 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, elle défend la loi permettant le remboursement de la pilule contraceptive et facilitant son accès aux mineures. Le 26 novembre 1974, elle porte, devant l'Assemblée nationale, le projet de loi sur la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Malgré l’hostilité marquée de certains députés, le texte est adopté et entre en vigueur en 1975.
Également engagée dans la construction de l’Union européenne, Simone Veil accède, de 1979 à 1982, à la présidence du premier Parlement européen élu au suffrage universel et siège dans ses rangs jusqu’en 1993. Rappelée la même année au ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, elle rejoint le Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Elle est élue l’année suivante à l’Académie française.
Attentive à toutes les formes de souffrance, elle est restée tout au long de sa vie un témoin clé et une militante infatigable au sein de nombreuses institutions mémorielles pour que vive le souvenir de la déportation des juifs d’Europe. Décédée en 2017, elle est la cinquième femme à entrer au Panthéon en 2018.
Implantation des œuvres rue de la Chapelle :
Sources du document : Mairie de Paris
Quelques infos sur ces statues :
Les statues des femmes illustres en or des JO 2024 ont été créées par Paname 2024 et fabriquées par impression 3D en résine polymère par CMDS Factory, dans le Pas-de-Calais, en collaboration avec l'entreprise Marie 3D à Sartrouville, elles mesurent près de quatre mètres de hauteur.
Adresse CMDS Factory Construction Métallique et Décors Scéniques
Sources montages photographiques de l'article : Jean-Pierre sous PowerPoint, des images de présentation de l'article détourées sous Windows 11, des clichés du 25 août 2025 recadrés et montés.
Voir aussi autres articles du blog sur les femmes illustres :
Connue sous le nom de Saint-Patrice à cause de l’église toute proche, cette fontaine porte aussi le nom de l’architecte de la ville qui fit plans et devis et dirigea la construction : Monsieur Moutier.
Elle a été voulue et payée par un généreux donateur, maire de cette ville, qui souhaitait une adduction d’eau plus efficace pour ses administrés. Monsieur Abel Marc légua 12000 francs et c’est Monsieur Niobey, son successeur qui mena le projet à son terme.
Inaugurée le 9 août 1888, elle se compose d’un premier grand bassin en granite de Vire au milieu duquel s’élève un socle « carré » aux arêtes coupées. Ce socle, où s’adossent quatre chimères en bronze (? ou en fonte), portant quatre vasques, est agrémenté de colonnettes Renaissance. Chaque face est sculptée. Au-dessus de ces vasques, quatre dauphins s’appuyant sur un fût plus fin au socle sculpté de visages gracieux, soutiennent une vasque ronde. La fontaine se termine par un ensemble sculpté de têtes de « satyres » (hommes-boucs) cracheurs d’eau, de chimères ou griffons et d’un vase à quatre anses.
La fontaine est en pierre d’Euville. Les sculptures sont de Monsieur Guillot, sculpteur à Bayeux. Les chimères en fonte sont parisiennes, œuvre de Monsieur Gasne.
Elle porte le nom de Charles Louis Chérence, artisan bijoutier de Vernon, amateur d'art et bienfaiteur de la ville de Vernon[puis chirurgien originaire du département de Seine-et-Oise[]. Ce notable cède la somme de 6 000 francs-or dans son testament pour la construction de la fontaine, ce qui équivaut à 2 millions d'euros. Elle se caractérise par un circuit hydraulique fermé alimenté par deux grandes vasques.
Elle émane d'une souscription des habitants de la ville de Vernon et des communes voisines, elle se trouve à l'origine sur la place d'Armes[] (actuelle place Charles-de-Gaulle)[], entourée de halles. Elle est relatée dans une brochure touristique dès 1847 à l'usage des Parisiens de passage en Normandie[]. C'est sous le Second Empire (1852-1870) que les halles furent abattues et que la fontaine monumentale en bronze est déplacée place de Paris dans le prolongement de la rue Carnot. Elle sert à marquer l'attachement de Vernon à l'influence parisienne, bien que normande par son histoire, malgré sa proximité avec l'Île-de-France. Reléguée dans un magasin après 1955, elle retrouve son emplacement en 1983 sur la place de Paris[].
Détails des Trois Grâces
Les personnages représentent les Trois Grâces, copies d'un sujet qui a inspiré l'artiste Germain Pilon, décédé en 1590. Le musée du Louvre détient la sculpture originale, élément du monument funéraire du cœur du roi Henri II
Une visite du jardin Yili et une conférence de Madame Kang à 15 H 30
Le Jardin Yili est le seul et l'unique jardin traditionnel chinois de France, créé en 2004 à l'occasion de l'année franco-chinoise sur une superficie totale de 10.000 m2. Ce lieu représente l'art de vivre et la philosophie des Lettrés. Au fin de la promenade, les différents paysages s'offrent comme des tableaux à trois dimensions où s'exprime l'harmonie entre l'homme et la nature.
Quelques images de la visite du dimanche 10 août 2025
Les charpentes des kiosques en cêdre
Les entrées des différents jardins : ouvertures vers d'autres scènes du jardin aux multiples décors végétaux et minéraux
La conférence de la propriétaire du jardin à 15 H 30
Merci à
La documentation du jardin Yili
Où se situe le jardin Yili dans les Yvelines ?
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La Maison Jean-Monnet et son parc, père de l'Europe, Bazoches-sur-Guyonne,
Le parc du château de Groussay et ses folies,
La cité de Montfort-Lamaury et ses nombreuses visites à réaliser, Tour Anne de Bretagne, Musée Maurice Ravel, l'église Saint-Pierre et ses magnifiques verrières, le cimetière historique ...