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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Voici quelques statistiques de mon blog ouvert en 2009 et quelques articles choisis par mon hébergeur.
Bientôt 17 ans d'écriture et plus de 2 heures passées chaque jour !
1378 articles depuis 2009 et 126 articles depuis un an soit 1 tous les 3 jours,
627.970visites ce jour - 581956 visites le 12 janvier 2025 =46.014 visites en un an
928.234 pages vues ce jour - 872.231 pages vues le 12 janvier 2025 = 56.003 pages vues en un an, soit 126 visites par jour moyenne et 153 pages vues moyennes par jour.
Statistiques au 5 janvier 2021 : années 2020-2021 Visites totales : 346.794 Pages vues 571.026 depuis 2009, ouverture du blog de Jean-Pierre Nombre total d'articles : 767 Visites sur un an : 346.794 - 266.502 = 80.292 / 365 soit 220 visites par jour Pages...
Le blog fête ses 15 ans créé en 2009, voici quelques statistiques : Nombre d'articles créés : 1188 soit 6,6 articles par mois depuis 15 ans Nombre de visites depuis 2009 : 547.589 soit 100 visites par jour Nombre de pages vues : 829.912 soit 152 pages...
Les Stats Le Blog de Jean-Pierre Kosinski statistiques novembre 2025 : 620410 visites 919459 pages vues 1.175 v/v le 14 novembre 2025 573625 visites 862029 pages vues1.219 v/v le 14 novembre 2024 1360 articles / 15.7 années = 86.6 articles par an soit...
Le Blog de Jean-Pierre Kosinski statistiques novembre 2025 : 620410 visites 919459 pages vues 1.175 v/v le 14 novembre 2025 573625 visites 862029 pages vues1.219 v/v le 14 novembre 2024 Articles les plus lus en octobre 2025 mois complet : Pages les plus...
Le blog affiche plus de 500.000 visites ce jour. Voici quelques statistique s : Ouverture du blog : avril 2009 Nombre d'articles : 1065 Nombre d'articles rédigés, moyenne par an : 76 Nombre d'articles rédigés, moyenne par mois : 6 Nombre de visiteurs...
Voici quelques statistiques du blog ouvert en 2009 : 871 articles au 24 décembre 2021 : 432.071 visites, 683.558 pages lues depuis un an : 43.350 v soit 118.8 visites par jour, 57.318 p soit 157 pages vues par jour 103 articles Les articles les plus lus...
André présentateur du spectacle Les artistes du charleston Le magnifique spectacle d'ombres chinoise André et l'avaleur de sabre ... en ruban La belle voltigeuse sur toile André et son chiffon magique Le final avec tous les artistes du spectacle Merci...
Quelques images du spectacle présenté aux séniors au Théâtre National de Sartrouville le samedi 13 janvier 2024 Présentation du spectacle par les élus de la ville de Sartrouville Spectacle présenté par la prodigieuse Laëtitia Bravo aux artistes de...
Bonne visite ! Autre spectacle à Sartrouville : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/tag/theatre%20de%20sartrouville/ Spectacle de danse :12ème festival international d'art chorégraphiques au théâtre Gérard Philipe : https://jeanpierrekosinski.ov...
Lieu d'activité : Paris (France) entre 1874 et 1952
casque fait par Auguste Ledru, selon Rodin cité par Cheruy
Un buste officiel de la République
C’est en 1879 seulement que le régime républicain s’impose en France avec l’arrivée au pouvoir de Jules Grévy et l’obtention de la majorité au Sénat. Fort de ses appuis, le régime en place entend marquer sa présence dans l’ordre des symboles : une véritable « statuomanie » s’engage avec de nombreuses commandes de bustes et de monuments destinés à glorifier la République. Parmi elles s’impose un buste officiel de la République destiné aux mairies d’arrondissement de Paris. En décembre 1879 le conseil municipal organisa donc un concours qui avait pour but la création d’un buste destiné à la salle des mariages de la mairie du XIIIème arrondissement, étant entendu que le projet couronné servirait de modèle pour les autres établissements municipaux. Le concours se solda par un échec, aucun des soixante-trois projets exposés n’ayant été retenu par le jury.
Le modèle de Bellone par Auguste Rodin
Le marbre de Bellone fut sculpté par le sculpteur Auguste Ledru 1860-1902 d'après le plâtre d'Auguste Rodin.
Il était un praticien et ami d'Auguste Rodin.
Le bronze est du à la fonderie Alexis et Eugène Rudier.
Gravure d'Auguste Rodin 1883
Au fait, qui est Ballone ?
Belloneest la déesse de la Guerre chez les Romains qui est sans doute d'origine sabine (Néris). Considérée comme épouse ou sœur deMars, elle participait à ses côté à la bataille.
Elle fut identifiée à la déesse grecqueEnyô.
Elle fut aussi identifiée avec la grande déesseMâde Comana d'Anatolie, dont le culte fut introduit à Rome par Sylla après la guerre contre Mithridate (vers 80 avant notre ère); elle serait apparue à Sylla dans une vision qui l'aurait exhorté à détruire impitoyablement ses ennemis.
Ses attributs sont le casque, la lance et l'épée. Sa fête était fixée au 3 juin.1
Bellone avait deux temples à Rome:
un très ancien et un autre près de la porte Carmentale et élevé en 296 avant notre ère hors de l'enceinte de la ville par Appius Claudius Caecus à l'occasion de la guerre samnite. Appius Claudius Caecus avait fait le vœu de le construire. La gens Claudii rénova le temple à plusieurs reprises et en assura la préservation. L'intérieur était décoré de peintures de bataille représentant Appius Claudius Caecus en général.
Janus et Bellone
Johan Beyer
On y recevait les étrangers que la loi ne permettait pas de recevoir dans la ville. Le Sénat romain y recevait les ambassades étrangères, les généraux avant leur triomphe et les personnes interdites d'entrée dans la ville. Juste devant le temple se dressait lacolumnabellica, symbole de la déclaration de guerre symbolique des Fétiales.
Les consuls ou les fétiaux lançaient, le plus loin possible sur un coin de terre acheté par un prisonnier réputé ennemi de Rome, un javelot trempé dans du sang, par-dessus la colonne comme s'ils se tenaient à la frontière d'un pays ennemi, pour lui déclarer la guerre. Cet acte se produisit pour la première fois lors de la guerre contre Pyrrhus.
Lesfétiauxformaient un collège composé de vingt membres qui se cooptaient. Ils étaient les gardiens et les interprètes dujus fetiale, qui donnait la consécration religieuse aux relations internationales ; ils étaient appelés chaque fois où il était question de déclarer la guerre ou de conclure un traité.
Le culte de Bellone semble avoir fasciné et en même temps repoussé les foules en raison de la frénésie de ses adeptes qui s'infligeaient des blessures. Sesfanatici(fanatiques) dansaient frénétiquement au son des trompettes et des tambourins en se lacérant les chairs pour éclabousser de leur sang la statue divine, ou le boire.
Ballone d'Auguste Rodin dans les salons de l'hôtel de ville de Paris
Ne pas confondre avec "Etude pour La France ou Saint-Georges" 1904
Camille Claudel et Auguste Rodin ont partagé leur vie et leur atelier pendant une dizaine d’années,
échangeant des idées, des modèles, des influences. Leur vie commune a aussi donné naissance à quelques œuvres modelées par Rodin d’après les traits de Claudel, y compris après leur séparation comme ici. La sculpture a d’abord porté le titre Princesse byzantine ou L' Impératrice du Bas-Empire puisSaint-Georges en 1904 et La France en 1912. Cette version en buste est considérée comme une étude précédant le haut-relief. Ce dernier a ensuite été agrandi et offert par l’Etat français aux Etats-Unis pour être intégré à un monument dédié à l’explorateur Samuel Champlain (Crown Point, Etat de New York). L’armure ainsi que le dragon visible sur le casque et la cuirasse se réfèrent à saint Georges mais ils peuvent aussi figurer, sous les traits de Minerve, une allégorie de la France combattante.
Bonne visite !
Autres articles du blog sur l'œuvre d'Auguste Rodin :
L'Âge d'airain est la première statue en bronze d'Auguste Rodin réalisée en 1877. Elle lui apporte la gloire à l'âge de 37 ans. Elle est exposée au musée Rodin et au Musée d'Orsay mais il en existe de nombreux moulages (Musée des Beaux-Arts de Lyon, Bruxelles...)....
Buste en terre cuite d'Auguste Rodin vers 1870-1875 Musée Rodin de Paris Dimensions : 34 cm x 69 cm x 30 cm "La Jeune femme au chapeau fleuri" est une sculpture d'Auguste Rodin, conservée à Paris, au musée Rodin. Réalisée en terre cuite en 1865-1870,...
Jardin du Musée Rodin, Paris, suite. Monument à Victor Hugo dit "Du Palais Royal" Après 1900, d'Auguste Rodin. Fonte Coubertin. Victor Hugo est représenté assis sur les rochers de l'Ile de Guernesey durant son exil, sa muse Tragique accompagnant ses pensées. Rodin...
"L'Adieu" d'Auguste Rodin plâtre 1898 "Camille Claudel aux cheveux courts" buste en plâtre vers 1882 d'Auguste Rodin "Camille Claudel au bonnet" par Auguste Rodin et Jean Cros 1911 L'Adieu "L'Adieu" Plâtre 1898 correspond à la période de rupture de Rodin...
Le Baiser est une sculpture en marbre d'un couple enlacé, créée par Auguste Rodin à la demande de l'Etat français pour l'Exposition Universelle de Paris en 1889. Elle est exposée au Musée Rodin de Paris. Plusieurs versions en terre cuite et plâtre ont...
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Une nouvelle visite du Musée Rodin et son parc le mercredi 28 mai 2025 avec l'association Houilles accueille, organisée par Dominique S. avec la conférencière du Musée Marielle. Le Penseur de Rodin dans les jardins du musée L'entrée du Musée et le bâtiment...
Genèse d'une œuvre : 6 ans de travail ! Le Monument à Balzac (aussi intitulé Le Balzac de Rodin) est une statue de bronze réalisée par Auguste Rodin entre 1891 et 1897 qui représente l'écrivain Honoré de Balzac. Il en existe trois versions. L'une est...
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Une visite conférence du 8 janvier 2026 avec notre accompagnatrice Corinne
Depuis 1357, l’Hôtel de Ville de Paris, situé en face de l’Ile de la Cité, est le siège de la municipalité parisienne. Le bâtiment actuel, de style néo renaissance, a été reconstruit par les architectes Théodore Ballu et Edouard Deperthes à l'emplacement de l'ancien Hôtel de Ville, incendié pendant le Commune de Paris en 1871. Il est possible de visiter la Mairie, lieu de pouvoir et de prestige. Des visites guidées, sur réservation, sont organisées par le Service du Protocole. Le visiteur découvre notamment la Salle des Fêtes, conçue comme une réplique de la galerie des glaces de Versailles. De grandes expositions gratuites sont également organisées et rencontrent un grand succès.
Le grand escalier de l'Hôtel de ville
La salle des Fêtes ancienne salle de Bal
L : 50 mètres l : 11 mètres
600 m2 et 150 mètres de galeries
La Galerie des Glaces du château de Versailles mesure 65 mètres
Chaque lustre pèse entre 250 et 300 kilogrammes et provient de la manufacture de Bacchara
Détail des sculptures de la salle des Fêtes
la chasse et le toast
Les sculptures Le décor sculpté décline également le sujet avec six statues de marbre blanc placées dans de grandes niches murales. Elles représentent des allégories de la Chasse, du Chant, de la Vendange, du Toast, de la Pêche et de la Moisson. Les modèles en plâtre à grandeur des trois dernières sculptures sont aujourd’hui conservées au Petit Palais. Ces six statues témoignent de l’éclectisme du style qui prévaut dans le décor sculpté de l’Hôtel de Ville.
La pèche et le toast en haut, la chasse en bas
Notre conférencière Séverine et ses explications sur le blason de la ville de Paris
A gauche un buste d'Auguste Rodin Bellone - buste de la République,1871 un bronze qui n'est pas une Marianne.
Ce bronze fut conçu par la maison Alexis et Eugène Rudier
Le Salon des Arcades et ses cheminées
Le Salon des Arcades : orné de peintures consacrées aux Sciences, aux Arts et aux Lettres, le salon est composé de trois espaces séparés entre eux par des arcades et sont desservis par la galerie Galland. L’agencement de cet espace de réception est agrémenté de deux cheminées monumentales. Sa situation exceptionnelle offre une vue imprenable sur le quai de l’Hôtel de Ville, la Seine et la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Détails des cheminées du Salon des Arcades
Les œuvres des artistes des différents salons de l'hôtel de ville
📌 Résumé des œuvres publiques permanentes visibles dans les salons de l’Hôtel de Ville
Espace / Salon
Artiste
Œuvre / Décor
Type
Salon des Arts
Léon Bonnat
Le Triomphe de l’Art
Peinture (allégorie)
Salon des Sciences
Albert Besnard
La Vérité, entraînant les Sciences…
Peinture allégorique
Salon d’entrée Nord
Henri-Camille Danger
L’Aurore boréale (plafond)
Décor peint
Salon d’entrée Nord
Pierre Puvis de Chavannes
Les Saisons
Peinture
Salle à manger d’honneur
Louis-Ernest Barrias
Hunting
Sculpture
Salle à manger d’honneur
Alexandre Falguière
Fishing
Sculpture
Salle des fêtes
Weerts, Ehrmann, Milliet, Humbert
Fresques provinces de France
Fresques
Décors divers
Pierre Puvis de Chavannes
Allégories diverses
Peintures murales
Décors historiques
Édouard Detaille
Scènes historiques / allégoriques
Décors muraux
Collection historique
Charles-Philippe Larivière
L’Arrivée du duc d’Orléans…
Peinture historique
Plan des Salons de l'hôtel de ville de Paris
Le groupe des visiteurs de l'hôtel de ville de Paris
Merci à notre accompagnatrice Corinne
Les nombreux artistes ayant travaillé pour les salons de l'hôtel de Ville de Paris
Ce vieil Hôtel de Ville, détruit sous la Commune de Paris, avait servi d’écrin à de nombreuses œuvres d’art commandées aux peintres les plus en vue (Pourbus, Mignard, De Troy, Largillierre…). Il disposait d’une Grand’ Salle, pour laquelle Pierre Biard et Thomas Boudin avaient sculpté de splendides cheminées, et d’une cour d’honneur ou Cour Louis-XIV, dans laquelle on avait disposé le Louis XIVen bronze de Coysevox, aujourd’hui dans la cour du musée Carnavalet. Jusqu’à sa destruction en 1871, on ne cessa de l’embellir de décors remis au soin des meilleurs artistes : Jean-Auguste Dominique Ingres, Horace Vernet, Alexandre Cabanel, Léon Cogniet ou Eugène Delacroix, parmi les plus connus…
Merci à notre conférencière Séverine et à notre accompagnatrice Corinne de l'association Houilles accueille
Un autre peintre invité au Petit Palais, Bilal Hamdad
PANAME
Avec le soutien de la galerie Templon
Bonne visite jusqu'au 22 février 2026
Au-delà de l'exposition universelle de 1900, le Petit Palais, devenu musée, fut inauguré le 11 décembre 1902 sous le nom de "Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Le Petit Palais fait partie des 14 musées de la ville de Paris gérés depuis le 1er janvier 2013 par l'établissement public administratifParis Musée .
Les donateurs les plus importants (non exhaustif) : Eugène et Auguste Dutuit, 20.000 oeuvres, Edward et Julia Tuck, Ambroise Vollard, Roger Cabal, collection d'icônes.
Le terme "soupe populaire" apparaît après le krach de 1929.Des millions de chômeurs en Europe et aux États-Unis y ont eu ainsi recours pour ne pas mourir de faim et de froid. Aujourd'hui, de nombreuses associations servent des soupes populaires à travers le monde.
Les industries à Paris et leurs localisations
La fontaine Wallace du
Musée
Documentation Les gens de Paris 1926 - 1936 dans le miroir des recensementd de population
Une visite de l'exposition KANDINSKY La Musique des couleurs à la Philharmonie de Paris
le 27 décembre 2025
Rarement la musique a joué un rôle aussi important dans l’œuvre d’un peintre que pour Vassily Kandinsky. En présentant près de 200 œuvres et objets de son atelier, le Musée de la musique-Philharmonie de Paris et le Musée national d’art moderne-Centre Georges Pompidou s’associent pour dévoiler la place fondamentale de la musique dans son quotidien, dans sa vocation d’artiste et dans l’évolution de sa pratique vers l’abstraction.
Le modèle abstrait de la musique
Contemporain de Moussorgski et des nouvelles écoles musicales inspirées du folklore russe, Kandinsky grandit à Moscou et Odessa dans une famille cultivée ; en amateur, il pratique le violoncelle et l’harmonium, et s’enthousiasme bientôt pour Wagner. Par-delà les attendus d’une éducation bourgeoise, la musique agit comme un révélateur. Lui-même affirme qu’elle nourrit et détermine sa vocation d’artiste. Surtout la musique, par son langage abstrait, autorise le peintre à questionner le principe de l’imitation de la nature, jusqu’à opérer sa dissolution. Affûtant sa réflexion auprès de musiciens d’avant-garde comme Nikolaï Kulbin, Sergueï Taneïev ou Thomas von Hartmann, Kandinsky réinvente le langage de la peinture suivant le modèle abstrait de la musique, dont témoignent notamment sa série d’Improvisations et de Compositions.
Chronologie de l'artiste :
1908 1909
Bonne visite !
Mouvement Bauhaus · Perspective éditoriale
L’âme du design Bauhaus
Pour Vassily Kandinsky, le Bauhaus était bien plus qu’une école de la forme et de la fonction. C’était un lieu où la couleur, la géométrie et l’expérience intérieure pouvaient être mises à l’épreuve dans l’espace réel. Sa vision a façonné non seulement la peinture abstraite, mais aussi la façon dont nous percevons aujourd’hui l’architecture, les textiles et les objets à Weimar et Dessau.
Wassily Kandinsky au Bauhaus
Lorsque Kandinsky rejoint le Bauhaus à Weimar en 1922, puis accompagne l’école à Dessau, il apporte quelque chose de radicalement nouveau dans les ateliers. Au lieu de commencer par le style, il commence par la perception. Les étudiants analysaient les points, les lignes et les plans avant même de concevoir une chaise ou une façade. La géométrie devient alors un langage à lire et à composer.
Dans son enseignement au Bauhaus, Kandinsky relie trois domaines clés : la peinture, l’architecture et l’artisanat. Les salles de séminaire et les ateliers de Dessau deviennent des laboratoires où cercles, triangles et carrés ne sont pas des décorations mais des outils. Un triangle rouge, un cercle bleu, un carré jaune pouvaient déjà suggérer tension, calme ou équilibre, bien avant qu’un motif n’apparaisse.
La couleur, la forme et la nécessité intérieure
Le livre de Kandinsky Du spirituel dans l’art fut écrit avant le Bauhaus, mais ses idées trouvèrent à Weimar et Dessau un terrain concret. Il évoquait une « nécessité intérieure » qui devait guider chaque décision artistique. Au Bauhaus, cela devint une méthode commune aux peintres, tisserands et architectes.
La couleur fut comprise comme une vibration, capable d’émouvoir intérieurement le spectateur.
La forme fournissait la structure, offrant à ces vibrations un cadre clair dans l’espace.
La composition créait le rythme, orientant le parcours du regard sur une toile, un tapis ou une façade vitrée
Vassily ou Wassily Kandinsky (en russe : Василий Васильевич Кандинский), né
le à Moscou et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un peintrerusse, naturalisé allemand puis français. Il est considéré comme l'un des pionniers de l'art abstrait. Il débute dans la peinture en 1901 dans le figuratif puis au début des années 1910 s'en éloigne pour adopter le non-figuratif. Formé en économie politique par l'université de Moscou avant de se consacrer à la peinture, Kandinsky a écrit deux ouvrages de réflexions sur la peinture, traduits et réédités plusieurs fois. Il compose le premier vers 1910, alors qu'il animait le groupe Le Cavalier bleu, quelques années avant l'exposition de ses premières œuvres non figuratives ; à la même époque il publie un recueil de textes accompagnés de gravures sur bois figuratives en couleurs. Il écrit, alors qu'il était professeur au Bauhaus, un ouvrage sur les formes élémentaires des arts graphiques, publié en 1926, correspondant à une évolution de sa peinture à la même époque.
La coupole des Galeries Lafayette Hausmann Paris en décembre 2025
Emblème de l'Art nouveau, la Coupole des Galeries Lafayette est une prouesse architecturale appréciée des parisiens et des touristes , découvrons son design et son histoire.
Situées au cœur de Paris, les Galeries Lafayette Paris Haussmann éblouissent les visiteurs grâce à la majestueuse coupole, devenue l’un des monuments parisiens architecturaux les plus emblématiques de Paris. Admirée par les 37 millions de visiteurs annuels du grand magasin, ce joyau architectural de l’Art Nouveau participe à l’attractivité de la capitale. Découvrez son histoire qui prend racine avec sa construction en 1912 par les hommes d’affaires Alphonse KAHN et Théophile BADER.
Les origines et la construction de la Coupole
Cette prouesse architecturale est le fruit de la collaboration de trois artistes iconiques, Ferdinand Chanut pour la géométrie et la structure, Jacques Grüber pour les vitraux et Louis Majorelle pour la ferronnerie. Construite par le maître verrier Jacques Grüberdans un style “Art nouveau” ou “Art déco”, la Coupole est un véritable joyauarchitectural attirant les foules du monde entier.L’objectif est de donner de la lumière et du cachet au Magasin Principal des Galeries Lafayette Paris Haussmann, et notamment aux merveilleux balcons dorés réalisés par Louis Majorelle à qui l’on doit également la rampe monumentale de l’escalier d’honneur, qui a été retiré du magasin en 1974. Les vitraux actuels prennent la forme d’une immense fleur composée de 10 faisceaux, et faisant un total de 1000m². La Coupole constitue l’élément immanquable lorsque l’on visite les Galeries Lafayette Paris Haussmann. La Coupole a vécu au rythme des évolutions et des travaux du grand magasin pendant près de 110 ans, notamment des surélévations successives.
Lieu : Elle se trouve à l’intérieur du bâtiment historique des Galeries Lafayette Paris Haussmann, au cœur de la capitale française, à l’adresse 40, boulevard Haussmann, 75009 Paris. Galerie Joseph
Les vitraux polychromes dans le style Art nouveau (néo-byzantin) ont été réalisés par le maître-verrier Jacques Grüber. galeriedesgaleries.com
La ferronnerie des balcons et autres éléments décoratifs ont été réalisés par Louis Majorelle. galeriedesgaleries.com
En somme, la coupole n’a pas été « créée » dans un autre lieu puis transportée : elle a été conçue et installée sur place, directement à l’intérieur du magasin Galeries Lafayette Paris Haussmann à Paris (9ᵉ arrondissement). galeriedesgaleries.com
Sources : Astrid Pilpe
La Coupole pendant la Seconde Guerre Mondiale
La Coupole a su résister à l’épreuve du temps, et n’aura connu qu’un seul événement particulier qui fut sa destitution pendant la Seconde Guerre Mondiale, où le dôme a été démonté pour éviter qu’il ne se brise en cas de bombardement mais également pour éviter que les vitraux ne blessent des personnes en se brisant.
Ceux-ci n’ont pas tous été retrouvés malgré la numérotation minutieuse qui avait été faite, les vitraux manquants ont été remplacés par d’autres, entièrement blancs, la Coupole n’est donc pas exactement la même qu’à sa création. Elle s’est positionnée au fil du temps comme un élément emblématique de Paris, au même titre que les monuments historiques tels que la Tour Eiffel, le Sacré Cœur ou encore l’Arc de Triomphe. Elle ravira les passionnés d’architecture ou ceux qui souhaitent prendre une belle photo souvenir de leur visite aux Galeries Lafayette Paris Haussmann.
Restauration de la Coupole
Au printemps 2021, la célèbre Coupole des Galeries Lafayette Paris Haussmann achève sa rénovation, mettant fin à un chantier d’envergure de plus de deux ans, l’un des plus importants que le vaisseau amiral du boulevard Haussmann ait connu depuis sa création. Cette rénovation majeure avait pour ambition de rendre sa splendeur à ce joyau de l’Art Nouveau et répondait à à un impératif de modernisation et de restauration.
La rénovation s’est déroulée selon un calendrier très précis. La première phase de travaux portant sur la restauration des vitraux et la substitution des verres blancs s’est terminée en octobre 2020. La seconde phase s’est quant à elle
focalisée sur la dépose de l’ancienne verrière et la pose de la nouvelle et a pris fin en avril 2021.
La Maison du Vitrail a pris en charge la rénovation et la solidification de la Coupole, pour lui offrir une seconde vie et lui redonner toute sa splendeur. Le dôme de verre devrait donc avoir encore de beaux jours devant lui et pourra encore être admiré durant de longues années. Il est notamment l’un des monuments les plus visités de Paris.
Un chantier de grande envergure qui nécessite la pose de 1000 m² de vitraux réalisés par Jacques Grüber, l’un des fondateurs de l’école de Nancy en 1901, aura permis au magasin d‘être baigné de cette lumière naturelle caractéristique des Galeries Lafayette Paris Haussmann. Les vitraux encore en bon état sont seulement enlevés et rapportés aux ateliers parisiens pour être nettoyés. Les sertissages en plomb sont refaits à neuf pour garantir la bonne tenue des différents morceaux de la mosaïque. Les vitraux en rénovation sont remplacés par des plaques provisoires. Afin de ne pas troubler la tranquillité des clients, les travaux se sont déroulé la nuit pour assurer une discrétion totale.
La dernière restauration des galeries Lafayette Haussmann :
Le chantier de restauration de la célèbre coupole parisienne confié au cabinet Perrot & Richard Architectes s’est terminé le 8 juin après presque deux ans de travail exclusivement nocturne. Au total, il aura fallu évacuer quelque 30 tonnes de réseaux hydrauliques et électriques obsolètes, et déplacer les 1 900 vitraux et 1 440 verres opalescents composant le dôme. La Maison du Vitrail, chargée de la restauration, a ainsi enlevé et numéroté soigneusement chaque pièce pour les nettoyer ou les rénover, selon l’état des vitraux, avant de les remontrer. Travail titanesque ! Restaurée, mais aussi modernisée. Le symbole des Galeries Lafayette Haussmann s’est doté d’un éclairage Led et d’un système de motorisation de scène pour pouvoir réaliser à l’avenir des jeux de lumière 100 % « instagramables ». Connu dans le monde entier et admiré chaque année par 37 millions de visiteurs, ce joyau de l’Art nouveau inauguré en 1912 a retrouvé tout son lustre. Galeries Lafayette Haussmann 40, boulevard Haussmann, Paris 9e www.galerieslafayette.com
C’est en 1865 que le visionnaire Jules Jaluzot choisit d’édifier ce grand magasin qui s’appelait alors “Au Printemps”. A l’époque, le quartier de la Chaussée d’Antin était encore en périphérie de Paris mais en pleine effervescence : l’Opéra est en chantier, la gare Saint-Lazare est bruyante… mais notre homme perçoit le potentiel du quartier. Avec la proximité de l’Arc de Triomphe et de l’église de la Madeleine son magasin est proche d’une population aisée qu’il souhaite bien sûr attirer.
Si vous allez au dernier étage du Printemps, la terrasse vous permet de vous rendre compte de la situation exceptionnelle du magasin, avec une vue sur les plus beaux monuments parisiens.
Mais en 1881, un incendie détruit totalement le magasin. Sa reconstruction est confiée à Paul Sédille qui s’inspire des construction Eiffel pour élaborer une architecture mêlant la pierre et le fer. La façade sert aussi de panneaux publicitaire pour afficher en grand les couleurs du Printemps : le nom du magasin bien entendu mais aussi les symboles floraux que l’on retrouve dans le logo. Avec ses coupoles dorées la façade somptueuse est classée aux monuments historiques depuis 1975 !
Après le traumatisme de l’incendie l’éclairage se fait à l’électricité, le Printemps est le premier établissement parisien à intégrer cette nouvelle technologie. Pour ce faire on installe une usine électrique en contrebas du magasin, qui intrigue autant qu’elle inquiète.
Cabine électrique au Printemps, vers 1924
Une cathédrale du commerce :
Ce nouveau Printemps est qualifié par Zola de “cathédrale du commerce”. L’intérieur ressemble effectivement à une cathédrale : à l’origine on y trouvait une grande nef centrale ouverte et ceinturée de galeries.
Vue intérieure du Printemps
En 1905, Jules Jaluzot est ruiné par la crise du sucre et démissionne de ses fonctions. Son ancien second, Gustave Laguionie, devint le nouveau directeur et insuffle au Printemps un second souffle. Il fit édifier les “Nouveaux magasins” qui jouxtent le premier bâtiment. Le chantier est confié à René Binet mais un court-circuit déclenche un nouvel incendie en 1921…
C’est finalement Georges Wybo (qui deviendra également l’architecte du Georges V) qui achèvera le chantier. Il conserve les rotondes de Paul Sédille mais donne au nouvel édifice un style Art Nouveau davantage dans l’air du temps. A l’intérieur il intègre des évolutions techniques comme les escalators !
De cette architecture Art Nouveau malheureusement vite passée de mode, il ne reste plus grand chose de visible. Dans deux des quatre rotondes il subsiste cependant des escaliers d’origine à l’impressionnante légèreté
Mais en 1881, un incendie détruit totalement le magasin. Sa reconstruction est confiée à Paul Sédille qui s’inspire des construction Eiffel pour élaborer une architecture mêlant la pierre et le fer. La façade sert aussi de panneaux publicitaire pour afficher en grand les couleurs du Printemps : le nom du magasin bien entendu mais aussi les symboles floraux que l’on retrouve dans le logo. Avec ses coupoles dorées la façade somptueuse est classée aux monuments historiques depuis 1975
La coupole
La plus belle partie du Printemps est certainement sa coupole, créée en 1910 par le maître-verrier Brière (1). Elle représente un ciel fleuri (Printemps oblige !) composée de seulement 4 couleurs mais avec 21 nuances.
A l’origine le magasin comptait deux coupoles mais pendant la seconde guerre mondiale les risques de bombardement sur la capitale conduisirent au démontage des deux verrières, stockées dans un entrepôt. Malheureusement un incendie détruisit l’une d’entre elles ; l’autre fut remontée en 1972. Une campagne de restauration menée en 2015 lui a redonné son éclat.
(1) Eugène Brière conçoit les vitraux de style art nouveau des deux coupoles du Printemps à Paris, soit 800 m² de verrerie ! Ces coupoles sont installées en 1923, et démontées en 1939 pour éviter leur destruction par les bombardements. Elles sont entreposées à Clichy, et réinstallées plus de 10 ans après la guerre. Les 4 000 éléments qui la composent (sacré puzzle) seront rassemblés et réinstallés par Michel Brière, le petit-fils. Il les restaurera en 1973 selon les plans d’origine. La façade et les coupoles de ce bâtiment ont été classés comme monument historique en 1975.