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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Lieu d'activité : Paris (France) entre 1874 et 1952
casque fait par Auguste Ledru, selon Rodin cité par Cheruy
Un buste officiel de la République
C’est en 1879 seulement que le régime républicain s’impose en France avec l’arrivée au pouvoir de Jules Grévy et l’obtention de la majorité au Sénat. Fort de ses appuis, le régime en place entend marquer sa présence dans l’ordre des symboles : une véritable « statuomanie » s’engage avec de nombreuses commandes de bustes et de monuments destinés à glorifier la République. Parmi elles s’impose un buste officiel de la République destiné aux mairies d’arrondissement de Paris. En décembre 1879 le conseil municipal organisa donc un concours qui avait pour but la création d’un buste destiné à la salle des mariages de la mairie du XIIIème arrondissement, étant entendu que le projet couronné servirait de modèle pour les autres établissements municipaux. Le concours se solda par un échec, aucun des soixante-trois projets exposés n’ayant été retenu par le jury.
Le modèle de Bellone par Auguste Rodin
Le marbre de Bellone fut sculpté par le sculpteur Auguste Ledru 1860-1902 d'après le plâtre d'Auguste Rodin.
Il était un praticien et ami d'Auguste Rodin.
Le bronze est du à la fonderie Alexis et Eugène Rudier.
Gravure d'Auguste Rodin 1883
Au fait, qui est Ballone ?
Belloneest la déesse de la Guerre chez les Romains qui est sans doute d'origine sabine (Néris). Considérée comme épouse ou sœur deMars, elle participait à ses côté à la bataille.
Elle fut identifiée à la déesse grecqueEnyô.
Elle fut aussi identifiée avec la grande déesseMâde Comana d'Anatolie, dont le culte fut introduit à Rome par Sylla après la guerre contre Mithridate (vers 80 avant notre ère); elle serait apparue à Sylla dans une vision qui l'aurait exhorté à détruire impitoyablement ses ennemis.
Ses attributs sont le casque, la lance et l'épée. Sa fête était fixée au 3 juin.1
Bellone avait deux temples à Rome:
un très ancien et un autre près de la porte Carmentale et élevé en 296 avant notre ère hors de l'enceinte de la ville par Appius Claudius Caecus à l'occasion de la guerre samnite. Appius Claudius Caecus avait fait le vœu de le construire. La gens Claudii rénova le temple à plusieurs reprises et en assura la préservation. L'intérieur était décoré de peintures de bataille représentant Appius Claudius Caecus en général.
Janus et Bellone
Johan Beyer
On y recevait les étrangers que la loi ne permettait pas de recevoir dans la ville. Le Sénat romain y recevait les ambassades étrangères, les généraux avant leur triomphe et les personnes interdites d'entrée dans la ville. Juste devant le temple se dressait lacolumnabellica, symbole de la déclaration de guerre symbolique des Fétiales.
Les consuls ou les fétiaux lançaient, le plus loin possible sur un coin de terre acheté par un prisonnier réputé ennemi de Rome, un javelot trempé dans du sang, par-dessus la colonne comme s'ils se tenaient à la frontière d'un pays ennemi, pour lui déclarer la guerre. Cet acte se produisit pour la première fois lors de la guerre contre Pyrrhus.
Lesfétiauxformaient un collège composé de vingt membres qui se cooptaient. Ils étaient les gardiens et les interprètes dujus fetiale, qui donnait la consécration religieuse aux relations internationales ; ils étaient appelés chaque fois où il était question de déclarer la guerre ou de conclure un traité.
Le culte de Bellone semble avoir fasciné et en même temps repoussé les foules en raison de la frénésie de ses adeptes qui s'infligeaient des blessures. Sesfanatici(fanatiques) dansaient frénétiquement au son des trompettes et des tambourins en se lacérant les chairs pour éclabousser de leur sang la statue divine, ou le boire.
Ballone d'Auguste Rodin dans les salons de l'hôtel de ville de Paris
Ne pas confondre avec "Etude pour La France ou Saint-Georges" 1904
Camille Claudel et Auguste Rodin ont partagé leur vie et leur atelier pendant une dizaine d’années,
échangeant des idées, des modèles, des influences. Leur vie commune a aussi donné naissance à quelques œuvres modelées par Rodin d’après les traits de Claudel, y compris après leur séparation comme ici. La sculpture a d’abord porté le titre Princesse byzantine ou L' Impératrice du Bas-Empire puisSaint-Georges en 1904 et La France en 1912. Cette version en buste est considérée comme une étude précédant le haut-relief. Ce dernier a ensuite été agrandi et offert par l’Etat français aux Etats-Unis pour être intégré à un monument dédié à l’explorateur Samuel Champlain (Crown Point, Etat de New York). L’armure ainsi que le dragon visible sur le casque et la cuirasse se réfèrent à saint Georges mais ils peuvent aussi figurer, sous les traits de Minerve, une allégorie de la France combattante.
Bonne visite !
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Une nouvelle visite du Musée Rodin et son parc le mercredi 28 mai 2025 avec l'association Houilles accueille, organisée par Dominique S. avec la conférencière du Musée Marielle.
Le Penseur de Rodin dans les jardins du musée
L'entrée du Musée et le bâtiment
d'accueil et sa boutique
L'entrée principale extérieure du Musée Rodin
Le musée Rodin a été créé en 1919, à l’initiative de Rodin, grâce aux trois donations successives qu’avait consenties l’artiste à l’État de ses œuvres, de ses collections, de sa bibliothèque, de ses lettres et manuscrits. Il est établi sur le site choisi par le sculpteur : l'hôtel Biron et son jardin, un hôtel particulier construit au début du XVIIIe siècle, que Rodin occupait, comme locataire, depuis 1908. Ce dernier a aussi fait don de sa résidence à Meudon, la Villa des Brillants, qui constitue aujourd’hui une annexe du musée. La renommée internationale de l’artiste, auteur de sculptures universellement connues, telles Le Penseur, devenu une icône de l'art occidental."
Le service de Recherche et de documentation du Musée de Rodin regroupe un grand nombre de documents sur l'œuvre de l'artiste.
L'Homme au nez cassé
Auguste Rodin peintre
Auguste Rodin ne s'est jamais entièrement consacré à la peinture comme il l'a fait pour la sculpture. Il a plutôt pratiqué la peinture et le dessin en parallèle, surtout dans les années 1960 - 1870 et de manière plus expérimentale dans les années 1890-1900, notamment avec l'aquarelle et le lavis.
Dans ces années-là, Auguste Rodin développe un intérêt accru pout les dessins et les aquarelles, notamment de nus féminins. Bien qu'il ne peigne pas des toiles au sens traditionnel, ses œuvres sur papier ont unes dimension picturale forte. Ses dessins ont un style libre, expressif, proche de l'abstraction dans certains cas.
Le modèle de Rodin : Estager, le conducteur de Tours
Le château de l'Islette en Touraine
Un peu d'histoire : Le château des amours de Camille Claudel et Auguste Rodin :
Le château de l'Islette en Touraine abrita au cours des années 1890, les amours tumultueuses des deux artistes.
Rodin travailla à son fameux Balzac, recherchant à Tours son modèle qu'il trouvera en la personne d'un conducteur local de charrette Estinger, qui pouvait ressembler à Honoré de Balzac
quant à Camille Claudel, elle y travailla
l'une de ses œuvres majeures : "la Petite Châtelaine" prenant pour modèle la petite-fille des propriétaires de l'époque, Madeleine Boyer, alors âgée de 6 ans. Cette œuvre majeure de l'artiste, se démarquant de Rodin, sera suivie de nombreux modèles d'études et 4 bustes de marbre dont l'un est visible au musée Rodin et l'autre à la Piscine de Roubaix.
Le château vibre toujours au souvenir de leur présence.
Henri Tréhard a été un praticien d'Auguste Rodin entre 1871 et 1884.
Il faisait partie des tailleurs de marbre travaillant pour Rodin avec ses modèles en argile ou en plâtre.
L'Orpheline alsacienne ou La Petite alsacienne marbre, 1871
Danaïde
Une œuvre taillée dans le marbre par Jean Escoula
Le monument aux Bourgeois de Calais :
Le bronze monumental des jardins du Musée Rodin
Une commande de la ville de Calais
La modélisation des mains et des pieds des Bourgeois de Calais a été réalisé par Camille Claudel a partir de 1886
Plusieurs bronzes du musée
Les années 80 et les débuts de la gloire de Rodin suite à un scandale
L'Âge d'airain
Rodin est accusé d'avoir réalisé un surmoulage sur un modèle au dimensions à l'échelle 1
L'Espace Camille Claudel :
Vertumne et Pomone ou L'Abandon au premier plan, marbre blanc sur marbre rouge
L'Abandon ou Sakountala ou Vertumne et Pomone (marbre)
La Penséeplâtre d'Auguste Rodin
vers 1895
avec la tête de Camille Claudel émergeant du blog de plâtre brut
Les Causeuses ou Les Bavardes ou la Confidence ou La Conversation ou Croquis d'après nature
Onyx et bronze pour le socle 1897
Les Causeuses ou Les Bavardes ou encore La Confidence, désigne un groupe de quatre femmes saisies par un secret. L’une d’elles, face au spectateur, le raconte tandis que les trois autres tendent l’oreille pour ne pas en perdre une miette. La scène est fermée par un paravent, qui fait penser à un coin de mur et qui donne un aspect très théâtral à cette sculpture.
Les dimensions de l’ensemble sont très réduites mais il s’agit bien de la taille définitive voulue par l’artiste. Malgré cette petite taille, le groupe est très éloquent et Camille Claudel parvient à animer les corps qui se penchent en avant, se cambrent, se pressent les uns contre les autres pour être au plus près de la détentrice du secret. Celle-ci porte la main à la bouche, comme pour diriger le murmure de sa confidence vers les visages avides de ses camarades.
Cette œuvre fait partie des « Croquis d’après nature », une série de sculptures de petites dimensions qui dépeignent des scènes du quotidien, imaginées par Camille Claudel dans les dernières années du XIXe siècle. L’inspiration des Causeuses proviendrait d’un groupe de femmes que l’artiste a observées dans un wagon de chemin de fer et qu’elle a modelées de mémoire de retour à l’atelier. Mais en représentant les femmes nues et en dépouillant le décor, elle s’éloigne de l’anecdote au profit d’une scène universelle et atemporelle. Cette manière de procéder est très inhabituelle et témoigne d’une conception résolument moderne de la sculpture. Avec les « Croquis d’après nature », Camille Claudel voulait prouver aux critiques qu’elle s’était détachée de l’influence de son ancien maître, Auguste Rodin.
Vertumne et Pomone au premier plan, l'Âge mûr au deuxième plan
Deux œuvres majeures de Camille Claudel
Paul Claudel à 37 ans bronze 1905
Clotho plâtre de Camille Claudel
"Une ostéologie de vieille est mise à jour par Mlle Camille Claudel"
Gustave Geffroy
"Avec Clotho, l'éternelle dévideuse d'écheveaux, c'est la vieillesse qui est mise en scène dans toute sa lamentable laideur, la commisération vous prend irrésistiblement devant la dégradation sans remède de ces formes qui furent la beauté, la jeunesse, la force et la grâce : or , qui saurait mieux qu'une femme pleurer sur la déchéance fatale d'un corps de femme".
Raoul Sertat.
Sources: Camille Claudel Catalogiue raisonné, 5ème édition Reine-Marie Paris et Philippe Cressent
La Petite Châtelaine marbre 1895
La Petite Châtelaine ou Jeanne enfant ou la petite de l'Islette ou l'Inspirée ou Contemplation ou Buste de Châtelaine
Ancienne collection Joanny Peytel acheté par le Musée Rodin en 1968
Petite info. : une version de l'Age mûr, petit modèle, a été vendue à Orléans le 16 février 2025 au tarif de 3.663.000 € à un collectionneur pour l'instant anonyme.
L'estimation avait été faite entre 1.5 et 2 millions d'euros et la mise à prix a donc été pulvérisée.
Le Baiser
Le Baiser marbre sculpté par Jean Turcan et ses assistants. Camille Claudel aurait peut-être collaboré à cette oeuvre
Auguste Rodin souhaitait plutôt nommer cette œuvre Paolo et Francesca, damnés à la Porte de l'enfer.
Le Sommeil marbre
Camille Claudel aurait participé à la conception de cette œuvre
Le Sommeil est une œuvre emblématique d’Auguste Rodin, réalisée vers 1890-1894.Elle existe en plusieurs versions, notamment en terre cuite, plâtre et marbre.La version en marbre a été taillée par Camille Claudel, qui a travaillé dans l’atelier de Rodin et a sculpté plusieurs de ses œuvres en marbre.artplastoc.blogspot.com
Le Sommeil représente deux figures humaines enlacées, symbolisant l’intimité et la fusion des corps.Cette œuvre illustre le style caractéristique de Rodin, mêlant sensualité et émotion brute, et témoigne de l’influence de Claudel dans l’exécution technique de la sculpture.
Bien que l’œuvre soit attribuée à Rodin, le rôle de Camille Claudel dans la réalisation de la version en marbre du Sommeil souligne sa contribution significative à l’atelier de Rodin.Elle a non seulement participé à la création de nombreuses sculptures, mais a également développé son propre style artistique, comme en témoignent ses œuvres telles que La Vague et Les Causeuses.musee-rodin.fr
Ainsi, bien que Le Sommeil soit une œuvre de Rodin, la version en marbre a été taillée par Camille Claudel, mettant en lumière sa maîtrise technique et son rôle essentiel dans l’atelier de Rodin.
La Cathédrale
Une fonteréalisée par la fonderie Alexis Rudier en 1928 pour les collections du musée Rodin.
La Porte de l’Enfer occupe une place tout à fait particulière dans la création de Rodin. Travaillant avec fièvre durant plusieurs années, il créa plus de deux cents figures et groupes qui forment un véritable vivier dans lequel il puisa durant le reste de sa carrière. Après avoir espéré pouvoir la présenter à l’Exposition universelle de 1889, le sculpteur laissa La Porte de côté à la fin des années 1880. À plusieurs reprises, il eut pourtant l’ambition d’achever son œuvre. Dans le cadre de sa grande exposition personnelle de 1900, il résolut de la montrer enfin au public, mais dans un état fragmentaire puisqu’il renonça finalement à mettre en place les figures les plus en relief, indépendantes de la structure principale, jugeant qu’elles produisaient un contraste trop fort avec le fond.Vers 1907, La Porte fut proche de voir le jour dans une version luxueuse, alliant le bronze et le marbre, qui devait être installée au musée du Luxembourg, où étaient exposées les œuvres acquises par l’État auprès des artistes contemporains. C’est en 1917 seulement que Léonce Bénédite, premier conservateur du musée Rodin, parvint à convaincre le sculpteur de le laisser reconstituer son chef-d’œuvre pour en faire réaliser unefonte, Rodin mourut avant de voir le résultat de tous ses efforts.
Ces trois figures sont 3 personnages identiques, légèrement tournées l'une par rapport à l'autres, sont inspirées du Canto III de l'Enfer de Dante, où les âmes damnés entrent dans les enfers. On les trouve au sommet de la Porte de l'Enfer?
Date de création 1880 -1886
Le Monument à Victor Hugo, bronze
Ugolin et ses enfants, bronze
Tout fini par un verre...
Merci à Marielle, notre conférencière de ce jour
Merci à Dominique S, notre accompagnatrice et organisatrice de cette conférence et à l'l'association Houilles accueille !
Documentation Musée Rodin de Paris
Musée Rodin de Paris : 77-79, rue de Varenne 75007 Paris. Accès Métro. Varenne.
Tél. : 0033 (0)1 44 18 61 10. Mardi au dimanche 10 à 17 H 45, nocturne mercredi 20 H 45.
Musée Rodin de Meudon : 19, avenue Auguste Rodin 92190 Meudon.
Tél. 0033(0)1 41 14 35 00. Ouvert le vendredi samedi et dimanche de 13 à 18 H.
Voir aussi les articles du blog sur l'œuvre d'Auguste Rodin :
Sources bibliographique : Musée Rodin, Centre de Recherche du Musée Rodin, Rodin Corps et décors, Musée Rodin, Beaux-Arts Editions 2010. Site Wikipédia.
La Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin au Musée d'Orsay
(plâtre)
Ses caractéristiques :
Haut-relief en plâtre réalisée entre 1880 et 1917
H : 635 cm avec le groupe des Ombres, H : 520 sans le groupe
L : 400 cm P : 94 cm
Poids : 1715 kg (partie basse : 750 kg, partie haute : 900 Kg, les Ombres : 65 Kg
Achat après la commande de l'Etat 1880
Date de dépôt au Musée : 1986
Historique :
A l'emplacement même de la gare d'Orsay, s'élevait au XIXème siècle; l'ancienne Cour des Comptes.
Brulée en 1871 durant la Commune, elle devait être remplacée par un musée des Arts décoratifs. Pour son entrée, l'Etat commande à Auguste Rodin en 1880 une ^porte monumentale.
Elle devait être ornée de 11 bas-reliefs représentants la Divine Comédie de Dante.
Auguste Rodin s'inspire des célèbres portes que Ghiberti avait réalisées au XVème siècle pour le baptistère de Florence
Le panneau d'explication de la Porte de L'Enfer d'Auguste Rodin au Musée d'Orsay
Elle est pas belle la vie ? Après une présentation de rentrée littéraire passionnante à Lyon, j’ai repris le train vers la Haute-Savoie en compagnie de Géraldine Jeffroy, ou plutôt de son premier roman « Un été à l’Islette ».
Deux heures pour savourer ce moment, comme hors du temps, dans un domaine aux portes d’Azay-le-Rideau, au point d’oublier le bavardage de mes voisines, le passage du contrôleur et le crissement des roues sur les rails.
Ce petit texte d’un peu plus de cent pages est un régal de délicatesse. C’est Eugénie qui raconte, en 1916, dans une lettre – dont je tairai l’importance – adressée à son fils parti à la guerre . Elle lui narre ce fameux été 1892 où, jeune fille, elle était venue à l’Islette en qualité de préceptrice de Marguerite, petite-fille de la maîtresse du lieu. Il fut riche en rencontres fabuleuses : Camille Claudel, et ses études sur les Valseurs et la petite châtelaine , Auguste Rodin qui cherchait l’inspiration pour son Balzac et ce cher Debussy en pleine composition du Prélude à l’après-midi d’un faune.
La prose est gracieuse, je l’ai dit, telle une porcelaine, musicale et poétique.
« Nous tournions et retournions autour des danseurs car l’œuvre imposait de la contempler sous tous les angles ; par une mystérieuse attraction, elle nous contraignait à la regarder en trois temps, nous emportant irrésistiblement dans son tournoiement. »
J’ai lu chaque terme, parfaitement choisi, sans un de trop qui ne dérange l’harmonie du texte, mais aussi écouté, emportée par la valse des mots. Il décrit à merveille chacun des personnages, les lieux et les sentiments. L’auteure possède ce talent d’associer la réalité des faits à une histoire parfaitement romanesque. L’écriture est d’une grande limpidité, sans la moindre ostentation et correspond totalement à la ligne éditoriale d’Arléa que décidément j’apprécie beaucoup.
« Un été à l’Islette » : une lecture aussi délicieuse à croquer qu’une muscadine, cette cerise confite au kirsch enrobée d’une crème de marron, trempée dans du chocolat puis roulée dans du sucre glace, spécialité ridelloise qui fait le bonheur de ceux qui la goûtent. Je suis prête à en déguster un(e) deuxième…
Editeur : Arléa Date de Parution : 12 Septembre 2019 nombre de pages : 126
Ce livre a été lu dans le cadre de la sélection de l’association « Les 68 Premières Fois » – Rentrée littéraire 2019.
Un article du journal "La Croix" :
"La Croix L'Hebdo" du 4 octobre 2019 Article de Sabine Gignaux
Un article de "l'Humanité" le 24 octobre 2019 : la chronique de Jean-Claude Lebrun
Dédicace de Géraldine à la Librairie "Lettre et Merveilles, 18 place du Grand Martroy 95300 Pontoise
Dédicace débat à la libraite Letttre & Merveilles le jeudi 26 septembre 2019
Le roman de Géraldine Jeffroy
Un article sur la romancière Géraldine Jeffroy, auteure d'"Un été à l'Islette" :
Disponible à la boutique du château de l'Islette
"Azay-le-Rideau : un été pas comme les autres au château de l'Islette"
Géraldine Jeffroy, auteure chinonaise, met à l’honneur ce monument et l’histoire de Camille Claudel et Rodin, avec son roman « Un été à l’Islette ».
Le roman du château. C’est ainsi que Géraldine Jeffroy aime à qualifier son roman, Un été à l’Islette, aux éditions Arléa.Cette Chinonaise d’origine et professeure de français en région parisienne revient dès que possible dans sa maison d’Azay-le-Rideau, près du château de l’Islette, qui l’inspire tout au long de ses pages. « C’est un endroit enchanteur. Un jour, j’étais assise dans le parc du château, avec une petite fille qui m’a dit : “ Il a dû s’en passer des choses ici… Tu devrais les raconter ! ” J’avais déjà ce projet en tête, mais cela a été l’élément déclencheur », raconte Géraldine Jeffroy. Intrigue romanesque et réalité biographique Son roman, l’auteure ne veut pas qu’il soit une énième histoire de Camille Claudel et Rodin, même s’il leur rend inévitablement hommage. C’est Eugénie, préceptrice originaire de la région parisienne, qui raconte l’été 1892 au château de l’Islette. « Le roman est écrit sous la forme d’une lettre confession, détaille Géraldine Jeffroy. C’est l’histoire d’Eugénie, une Parisienne cultivée, qui est embauchée au château comme préceptrice de Marguerite, la petite-fille de la châtelaine. Eugénie va finalement être témoin de tous les évènements de ce fameux été 1892. » Le lyrisme du style de l’auteure transporte tout de suite le lecteur au cœur du château, entre les bégonias et les rosiers. « Beaucoup de gens m’ont dit : “ Quand on lit votre livre, on s’y croirait ”. Et c’est un très beau compliment. »
Les pages défilent et progressivement, Eugénie est fascinée par Camille Claudel, sa personnalité et son travail. « Elle raconte les journées bucoliques passées à trois, avec Marguerite, la petite-fille de la châtelaine et permet d’être un témoin extérieur », précise l’auteure. Une longue documentation Afin de réaliser son roman, Géraldine Jeffroy s’est longuement documentée. « J’ai demandé à voir toutes les pièces du château, même celles que l’on ne montre pas au public, confie-t-elle. J’ai également rencontré le petit-fils de la petite-fille de la châtelaine, qui est arrivé avec une grosse mallette pleine de trésors et les souvenirs de sa grand-mère. » Petit à petit, elle en apprend davantage sur le château, mais aussi sur la sculpture. « Le travail de documentation, c’est ma partie préférée, on apprend tellement de choses. L’écriture, c’est plus laborieux », plaisante Géraldine Jeffroy.
Aujourd’hui et un an après la sortie du roman, c’est le troisième tirage qui est en cours d’impression. « On en est à un peu moins de 6.000 exemplaires vendus », sourit-elle. En plus de ce succès d’édition, Géraldine Jeffroy fait partie des cinq auteurs en compétition pour le prix du roman TMV - La Boîte à livres, non pas décerné en juin cette année mais au mois de septembre, après un retard dû au Covid-19. Puisque cela ne suffisait pas à l’auteure chinonaise, son ouvrage Un été à l’Islette concourra également pour le prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle de la région Île-de-France, qui aura lieu en mars 2021. « Un été à l’Islette », aux éditions Arléa, 127 pages. Disponible chez tous les revendeurs et au château de l’Islette, 17 €.
A voir aussi autres articles du blog et leurs liens sur Camille Claudel et le château de l'Islette :
La dernière causerie sur Camille Claudel, la Petite Châtelaine, sa fille spirituelle :