Quelques points de repère historiques :
1129 : création de la paroisse de Houilles. L’Evêque de Paris est le « collateur » de la paroisse ; c’est lui qui nomme des prêtres.
1180 : sous le règne de Philippe Auguste, le « cartulaire de Notre-Dame de Paris (document qui recense les richesses temporelles d’une église ou d’un évêché) mentionne la paroisse : c’est la première trace écrite de notre village.
1205 : le « pouillé » de Paris mentionne une « ecclesia de Holles ».
1240 : construction d’une Eglise à Houilles. Quelques éléments en subsistent actuellement : les quatre piliers ronds de la nef et leurs chapiteaux.
1470 : la paroisse est placée sous le patronage de St Nicolas. Elle compte alors 12 foyers.
1539 : François 1ersigne l’ordonnance de Villers-Cotterêt, qui prescrit à tous les curés de tenir un registre de tous les baptêmes et sépultures.
Vers 1550 : l’église est reconstruite sur les fondations du XIIIè siècle.
1590 : de cette époque (Henri IV) datent les registres les plus anciens conservés à la Mairie. 1eracte de baptême mentionné : Denis ARNOULT.
1648-1651 : construction du clocher et de la façade.
1685 : le presbytère tombant en ruines, le curé loge au château.
1720 : reconstruction du presbytère (sur la place de l’Eglise). « Ouille » compte alors 199 familles.
1728 : une nouvelle cloche est hissée dans le clocher, baptisée « Marguerite-Louise de St Denis ».
1778 : désaffection du cimetière qui entourait l’Eglise. On y retrouve des sarcophages du XIIème siècle.
1785 : Jumel, curé de Houilles. Il figurera au nombre des « vainqueurs de la Bastille ».
1789 : le curé Quillier a largement contribué à la rédaction des « Cahiers de condoléances ».
2 novembre 1789 : les biens ecclésiastiques sont « mis à la disposition de la Nation ».
Février 1790 : Jean-Baptiste Desquirou, curé de Houilles, est nommé premier maire de Houilles. L’Eglise sert de salle de réunion (il n’existe pas de mairie).
Juillet 1790 : l’Assemblée Nationale vote la nouvelle Constitution civile du clergé. Le curé et le vicaire de Houilles prêtent serment.
1792 : au nom de l’égalité, la municipalité supprime tout signe distinctif ou marque seigneuriale dans l’Eglise.
1793 : le curé Desquirou est arrêté pour recel d’instruments propres à la confection de faux assignats. Le tribunal révolutionnaire le condamne à 8 ans de bagne à Toulon.
13 octobre 1793 : la grille du chœur est démontée pour fabriquer des piques « pour la garde et la sécurité des citoyens ».
22 novembre 1793 : le fronton de l’Eglise porte la mention « Temple de la Raison ». Tous les vases sacrés et les ornements sont saisis.
Juin 1794 : l’Eglise devient le « Temple de l’Etre suprême ».
1819 : baptême d’une cloche parrainée par le duc et la duchesse de Berry.
1837 : le commune achète une nouvelle horloge pour l’Eglise.
1876 : construction de la tribune de l’Eglise.
1891 : l’état de délabrement est tel que certaines personnes souhaitent la construction d’une église neuve.
24 janvier 1892 : le conseil de fabrique décide la restauration et l’agrandissement de l’Eglise par l’adjonction d’une travée et du chevet actuel (derrière l’orgue) et réfection des voûtes (en bois et plâtre). La restauration est exécutée sous la direction de l’architecte Dufresne.
1893 : fin des travaux.
1895-1896 : pose des vitraux du chœur.
1934 : achat de l’orgue « Mutin-Cavaillé-Coll », instrument de salon à 2 claviers et pédalier, à traction électrique, de 9 jeux, construit au début du XXè siècle. Il est installé à la tribune.
1938 : un projet d’extension de l’Eglise est élaboré. La guerre empêchera sa réalisation.
1951 : installation d’une seconde cloche et électrification du mécanisme.
1962 : aménagement du baptistère.
1965 : l’Eglise est réaménagée en fonction de la réforme liturgique du Concile Vatican II. La chaire est supprimée, un nouvel autel est installé « face au peuple », dont la base reprend deux des panneaux sculptés provenant de la chaire. Installation du tabernacle dans le bas-côté nord. Il sera ensuite transféré dans le bas-côté sud, son emplacement actuel.
1971 : grand nettoyage intérieur (le précédent remonte à 1924). A cette occasion, l’orgue est descendu de la tribune et reconstruit, avec des modifications, dans le chœur. Il est porté à 21 jeux sur trois claviers et un pédalier.
2001 : fondation de l’association des Amis de l’Orgue pour un projet de rénovation ou de remplacement de l’orgue, très dégradé.
2007 : Vente de l’orgue Mutin-Cavaillé-Coll et achat d’un orgue Hofbauer de 1985 à 11 jeux, traction mécanique, 2 claviers, 1 pédalier, installé à Béthanie en attendant que l’état de la structure de l’église Saint Nicolas permette de l’installer en tribune.
Puis installation dans le chevet d’un Christ en Ascension venant de l’église Saint Paul de Sartrouville, désaffectée depuis peu.