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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une visite de l'Assemblée Nationale à Paris avec l'Association Houilles Accueille avec Claude comme accompagnateur et organisateur.
Une série d'articles sera rédigée sur les salles visitées au cours de ces prochains jours.
La visite conférence dans les locaux de l'Assemblée Nationale est animée par Frédérique
La décoration du Salon Delacroix du nom de l’artiste éponyme a fait l’objet d’un chantier de quatre années entre 1833 et 1837. Sous le régime de la monarchie constitutionnelle dite Monarchie de Juillet, Louis-Phillipe, roi des Français, vient une fois par an recevoir l’hommage des députés au Palais-Bourbon. Son trône est installé dans un des salons à proximité de l’hémicycle, ce qui lui vaut le nom de « salon du Roi ». En 1833, Adolphe Thiers, ministre des travaux publics, charge le jeune peintre Eugène Delacroix de la décoration des plafonds et des murs de ce salon.
Pour donner davantage de lumière à ce salon qu’il trouvait insuffisamment éclairé, Delacroix choisit de jouer sur la couleur en allant du plus sourd au plus coloré au fur et à mesure que le regard s’élève. Sur les murs, des parois en grisaille brune figurent les fleuves ; sur les plafonds et les frises près de 70 figures allégoriques avec une dominance de rouge. Les frises et les murs ont été peints sur place selon une technique personnelle de l’artiste, mêlant de la cire à l’huile de ses couleurs pour leur donner un aspect matifiant. Les plafonds sont décorés de toiles marouflées, c’est-à-dire de toiles réalisées en atelier puis collées sur les parois.
A côté de la représentation allégorique de fleuves, les thèmes choisis par Delacroix entendaient célébrer le royaume de France à travers l’Industrie, l’Agriculture, la Justice et la Guerre, rempart face à l’ennemi.
Observations : la biche de Diane semble ressembler plutôt à un cerf qu'à une biche, avec ses bois, mais il incarne la biche sur le plan symbolique. l'aspect du sexe de l'animal ne remet pas en cause l'attribution à Diane et est probablement un choix artistique de l'artiste.
Une visite de la fontaine de Diane le 25 septembre 2024 avec l'AmiCAL, avant des conférences dans le château de Fontainebleau
Les chiens et les cerfs sont des sculptures en bronze de Pierre Biard
Un divin symbole monarchique.
À travers la Diane de Versailles et sa copie par Prieur ou celle des frères Keller, on peut voir la déesse de la chasse saisie dans un mouvement gracieux et fluide, esquissant un geste vers les flèches de son carquois et nullement entravée par ses légers vêtements. Diane romaine ou grecque Artémis, la divinité tutélaire de la chasse est presque toujours accompagnée de ses chiens ou du cerf, son animal-attribut.
Au XVIe siècle, Diane, symbole de pureté, est particulièrement prisée dans les créations artistiques. Elle occupe de plus, une place particulière à Fontainebleau, en écho entre autres, à la puissance cynégétique de ce château enserré par une forêt giboyeuse.
Un « classique » du goût à la française.
Au XVIIe siècle, le marbre antique et une copie en bronze de Prieur sont déjà présents en France, respectivement au Louvre et à Fontainebleau. Louis XIV fait déplacer l’antique à Versailles, dans la grande galerie et commande aux Frères Keller une copie, qui orne quelques temps le parterre de l’Orangerie à Versailles avant de rejoindre Marly en 1701. L’image de celle qu’on appelle désormais la « Diane de Versailles » se diffuse par la copie, la gravure, et devient une icône des collections royales françaises. Au début du XIXe siècle, après un bref passage aux Tuileries, le bronze des Keller est installé à Fontainebleau sur la fontaine de Diane. En effet, Napoléon y fait redessiner en 1813 le jardin éponyme par l’architecte Hurtault, et redonne à la fontaine, créée par les Francini sous Henri IV, une apparence proche de son dessin original. Est ainsi installée la Diane à la biche à son sommet où elle est toujours visible.
La fontaine de Diane ou Diane à la biche a été coulée par la fonderie des Frères Keller.
Les frères Keller, Jean-Jacques et Jean-Balthazar, étaient des fondeurs suisse (de Zurich) qui travaillaient en France. Ils se situaient à l'Arsenal de Paris qui servait alors de grande fonderie royale d'Art pour des bronzes en 1684.. L'Arsenal était situé rue de Sully à Paris
La Fontaine de Diane
Située dans le jardin de Diane du parc du Château de Fontainebleau.
Edifiée par Francini en 1603, dépouillée de ses bronzes sous la révolution, restituée par Napoléon 1er en 1813, elle a retrouvé son état d'origine. Celle que l'on voit actuellement date de 1684, exécutée par Keller et vient de Marly; elle a remplacé en 1813 le bronze d'origine de Barthélemy Prieur.
On remarquera l'expression énergique et les curieux attributs sexuels transformés en tuyaux des quatre chiens. Plus bas, on remarque aussi les têtes de Cerfs. Les chiens et les cerfs sont du sculpteur Pierre Biard (1603)
Construit à la demande de Louis XIII entre 1632 et 1634 et attribué à l’architecte Jean Androuet du Cerceau, l’escalier en Fer-à-cheval, aux formes atypiques, permet de mettre en scène l’accès à la galerie François Ier et aux Grands Appartements du château. Le monument constitue également une prouesse architecturale sans équivalent qui devint très rapidement une référence architecturale imitée à travers l’Europe.
L'autre fontaine du centre de Fontainebleau : la fontaine des Trois Grâces.
Cette fontaine a été réalisée d'après la sculpture de Germain Pilon et coulée en fonte par la fonderie Jea-Jacques Ducel 1865. Cette fonderie se situait à Pocé-sur-Cisse en Indre-et-Loire.
Une redécouverte de la fontaine des Quatre-Parties-du Monde ou fontaine de l'Observatoire ou fontaine Carpeaux lors des Journées Européennes du Patrimoine 2025. Cette fontaine est accessible par le RER B Port-Royal et donne accès au nord au Jardin du Luxembourg.
Quelques images de cette matinée du samedi 20 septembre 2025 :
Le baron Haussmann, le préfet de Paris qui a donné à la ville le visage qu'on lui voit aujourd'hui, commande à Carpeaux en 1867 une fontaine pour le jardin de l'Observatoire. Le sculpteur choisit de représenter les quatre parties du monde tournant autour de la sphère céleste. Non seulement les quatre allégories dansent une ronde, mais en outre elles tournoient sur elles-mêmes. L'Europe pose à peine les pieds par terre, l'Asie, avec sa longue natte, est presque de dos, l'Afrique est de trois-quarts, l'Amérique, coiffée de plumes, a le corps de profil et le visage de face. Ce goût pour le mouvement est l'une des caractéristiques de l'art de Carpeaux. Sa nature passionnée était tout le contraire du calme néo-classique. Ce n'est qu'en 1874, un an avant la mort de Carpeaux, que la fontaine est mise en place après avoir été coulée en bronze.
La fontaine est située sur l’axe du méridien de Paris face à l’Observatoire. L’artiste a représenté quatre parties du monde tournant autour de la sphère céleste. L’Océanie n'est pas représentée parce qu'elle n'est encore découverte dans sa totalité à cette époque. Ce choix de Carpeaux se justifie également pour des raisons d’équilibre et d’harmonie de l’œuvre[2].
Quelques détails de cette fontaine
Les artistes ayant participé à l'élaboration de cette fontaine :
La fontaine en bronze a été construite entre 1867 et 1874. Conçue par l'architecte Gabriel Davioud, elle a été réalisée grâce à la collaboration de plusieurs artistes. Jean-Baptiste Carpeaux a réalisé le groupe des Quatre parties du monde soutenant le globe orné des signes du zodiaque. La fonte de ce groupe est confiée à la fonderie Thiébaut Frères. Emmanuel Fremiet a réalisé les huit chevaux marins ainsi que les poissons et les tortues du bassin, Eugène Legrain a sculpté le globe et la frise des signes du zodiaque, Louis Villeminot a réalisé la frise et les guirlandes ornant le piédestal.
Lien sites des architecte, fondeur et sculpteurs de la fontaine:
Une balade du Sémaphore de Pierre le 21 août 2025 avec Géraldine
Départ du parking de Vol Libre de Commes Le Bouffay
Nous avons aperçu de nombreux parapentes durant cette balade
De magnifiques paysages sont percus durant cette randonnée
Une visite du sémaphore de Pierre
Le magnifique panorama depuis le haut du sémaphore
Une vue sur la cathédrale de Bayeux
Le colombier du Mésnil
Aujourd’hui désaffecté et transformé en habitation, le Sémaphore de Longue-sur-Mer assurait la continuité de surveillance de la côte du Bessin. Point de surveillance de la Kriegsmarine pendant la seconde guerre mondiale, il a été depuis remplacé par le Sémaphore de Port-en-Bessin situé à quelques kilomètres.
Ce sémaphore a été construit en 1937 et aura une durée d’exploitation assez courte. Il est désaffecté en 1969. La balise sera en fonctionnement jusqu’en 1979. L’exploitation est déplacée en 1971 au sémaphore dePort-en-Bessin.
Le site du Sémaphore est composé de plusieurs bâtiments annexes dont l’origine n’est pas clairement déterminée. L’armée allemande qui a investi les lieux vers 1942 va y construire plusieurs éléments défensifs (tobrouk) et y installera une antenne de radio détection. L’ensemble est identifié par le codage WN-51 « FUMB Languste »
Le site du sémaphore de Longues-sur-Mer fut très tôt occupé par les Allemands. Ce bâtiment stratégique, situé à près de 75 mètres au sommet de la falaise, profite d'une vue parfaitement dégagée et dès 1940 une section de marins s'y installe pour former une station de guet naval. En 1942, un contingent de la Luftwaffe vient s'installer sur le site pour mettre en place l'une des trois antennes de la station de guidage Elektra Sonne 3 (E3/S3). En effet, sur l’ensemble des côtes d’Europe continentale, la Luftwaffe implante des centres de navigation appelés Elektra Sonne, qui sont au nombre d'une vingtaine en 1944. Répartis de la Finlande à la Méditerranée, ces centres servent à la fois aux avions et aux sous-marins pour repérer leur position. Ces centres sont équipés chacun de trois grandes antennes de type Fu.S.An. 700 maintenues par des haubans. Hautes de 50 à 100 mètres ces antennes sont distantes entre elles de 2,9 kilomètres, soit trois fois leur longueur d’onde d’émission. L’Elektra Sonne 3 (E3/ S3) est implanté à Longues-sur-Mer, l’antenne centrale est située au Wn 51. L’antenne ouest domine la falaise est de Port-en'Bessin au Wn 55 tandis que l’antenne est se dresse au milieu d’un champ en bordure de falaise à la limite entre Longues-surMer et Manvieux sur le Wn 47b. Parallèlement à cela, la Kriegsmarine décide d'implanter un appareil radar de type Fu.MG. 21 Pellworm pour renforcer son dispositif de surveillance. En arrière de ce radar se construisent plusieurs abris destinés au cantonnement et le périmètre est défendu par 3 tobrouks qui encadrent le sémaphore. L'ensemble des ouvrages est relié par un important réseau de tranchées. Aujourd'hui, ce site est totalement laissé à l'abandon. Il se situe en effet dans une zone soumise à l'érosion. La majorité des vestiges est encore visible
La Manche libre 15 décembre 2012
Le Carolic, vieux poêle à bois, crachote une fumée grise. Il fait tout de même frisquet
là-haut, à soixante-quinze mètres au-dessus des flots, le point culminant de la falaise. De sa tour d’ivoire, vigie de douze mètres de hauteur, Pierre, “loup de mer” - touche à tout, regarde de l’autre côté d’une des six vitres qui le protègent des coups de vent. Mieux qu’au cinéma panoramique : la vue embrasse le littoral de la Manche sur plusieurs kilomètres de long. Par temps clair, on aperçoit jusqu’au Cap d’Antifer, à l’arrière du Havre et du Pont de Normandie. De l’autre côté, le soleil, aux beaux jours, se couche au-delà de la pointe de Barfleur, tout là-haut dans le Cotentin qu’on distingue comme s’il était à nos pieds. Entre les deux, les plages du Jour J, Omaha la sanglante, le Passage de la Déroute, la haute falaise “truffée de sangliers”, les caissons d’Arromanches et le petit port de Port. Pierre Guillaume, 57 ans et plusieurs vies derrière lui, sourit en tirant sur une énième cigarette, pas frisquet pour un sou : “c’est un rêve de gosse que d’habiter là. Un rêve un peu fou”.
“Apprivoiser le vent”
Fou ? C’est peu de le dire. L’ancien sémaphore de Longues construit dans les années trente au-dessus des plages du “chaos” a failli disparaître, sauvé in extremis de l’érosion et racheté par son père il y a une trentaine d’années. Et c’est parce que son père était géologue, comme le fut son grand-père, que le sémaphore est revenu à la famille. “Mon père a su convaincre les Domaines que le lieu n’allait pas terminer dans la mer, mangé par la falaise”. On pourrait s’en inquiéter, lui pas. “La géologie, j’en ai entendu parler matin, midi et soir à la maison quand j’étais môme. Alors s’il y avait une faille ici, je la verrais venir de loin”. L’ancien directeur de marketing qu’il fut, ancien éducateur spécialisé, ancien formateur pour la Confédération Générale des Cadres et ancien… artisan plombier y vit depuis bientôt trois ans avec ses quatre enfants, deux garçons, deux filles.
Les oies sauvages
Il se souvient que tout gamin, quand ses parents le mettaient en pension dans la maison de famille, résidence secondaire à deux pas d’ici, il rêvait qu’un jour il pourrait y habiter. Sa Madeleine de Proust à lui et un peu plus que cela. “C’est un lieu tout à la fois isolé et en pleine communion avec la nature. Un endroit pour créer, écrire, rêver”. Un lieu pourtant pas toujours facile à habiter, surtout quand les hivers sont rudes et qu’il n’y a toujours pas de chauffage central. Et puis le vent cogne aux fenêtres à faire hurler les volets qui ne sont jamais clos. “C’est vrai que se retrouver tout seul, ici, une nuit de tempête peut impressionner. J’ai appris à apprivoiser le bruit que fait le vent. Je peux même savoir en pleine nuit, sans me lever, d’où il vient en l’écoutant se cogner aux murs”. Il y a huit grandes pièces et une tourelle desservie par un petit escalier en colimaçon. C’est là que Pierre Guillaume a choisi d’installer son bureau de fortune, sa chambre à coucher. Il se souvient, en lorgnant sur la mer, y avoir vu un jour batifoler une colonie de dauphins gris et voler juste au-dessus des grèves des milliers d’oies sauvages. “Le spectacle, c’est le paysage qui n’arrête pas de changer de couleur”. Les petits matins sont souvent les plus beaux du monde. Pierre, là-haut, la tête dans les nuages, voit parfois “des fleuves de brumes s’en aller à la mer”. Le rêve de sémaphore est un joli trésor.
Alain Fergent
Le circuit de la randonnée du 21 août 2025 et ses caractéristiques
Une visite conférence à la Cour du Soleil, ancienne carrière de pierre, champignonnière et premier centre naturisme en France par Elisabeth le 14 septembre 2025.
Quelques photographies de cette visite :
Les anciennes carrières à ciel ouvert de Carrières-Saint-Denis
Les créateurs du Club du Soleil à Carrières-sur-Seine, ancienne commune de Carrières-Saint-Denis :
Christiane Lecocq (6 avril 1911 -23 décembre 2014) et Albert Lecocq (13 août 1905-13 octobre 1969) sont les pionniers du mouvement naturiste
Christiane Lecocq (née à Tourcoing le) raconte avoir découvert le naturisme par hasard, invitée par des amis du Club Gymnique du Nord où l'on jouait au ballon dans le plus simple appareil. Elle aimait raconter que dans son couple il était la tête et elle les jambes. Elle courait de réunions en congrès, lui tenait la plume et rédigeait les articles et comptes rendus[]. Bien que centenaire, elle assistait chaque printemps à l'assemblée générale des Clubs du Soleil (réseau d'une centaine de sections locales). Elle emmenait toujoursPépéavec elle sous forme d'un grand portrait photographique. Christiane Lecocq est décédée le[]à Chatou à l'âge de 103 ans[]. Elle a été enterrée dans les Yvelines le.
Albert Lecocq(1905-1969) a été le principal fondateur du mouvement et de la presse naturistesen France. Il a été secondé, entre autres personnes, par son épouse, Christiane[].
Il s’agit d’un pressoir « à corde et à étiquet » dont le système fait l’objet d’une description et d’une planche dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert au XVIII° siècle. Ce pressoir a été inscrit le 15 avril 2010 à l’inventaire des Monuments Historiques des Yvelines.
Les outils spécifiques de carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons :
Le métier de la pierre
La carte
Les carrières de pierre souterraines se transforment en champignonnières, idéale pour les conditions thermiques, hydrométriques et sans lumière propices à la culture du champignon.
Les champignonistes
Champignonnière en activité. (image ci-dessus)
Le champignon de Paris se cultive sur du fumier de cheval préalablement fermenté et stérilisé de toutes substances nuisibles. Le champignon est très sensible aux maladies, aux parasites, la moindre épidémie détruit entièrement la récolte. Les parois de la carrière sont minutieusement nettoyées et passées au lait de chaux. Le fumier, descendu dans la carrière, est disposé en tas réguliers, les meules, et ensemencé de blanc de champignon. Le mycélium va envahir toute la meule, la température du fumier en fin de fermentation facilite cette propagation. Au bout de 2 à 4 semaines le champignonniste recouvre les meules d’un mélange finement broyé de terre et de calcaire qui stoppe cette prolifération. Cette opération nommée gobetage, très délicate, déclenche le développement du champignon. Après 6 semaines, le champignonniste commence la cueillette ; il choisit ceux qui sont à la limite de s’ouvrir qu’ils soient petits ou grands. La cueillette journalière se poursuit pendant 2 à 3 mois. Lorsque la quantité devient faible, le champignonniste enlève les meules qui servent de terreau pour les maraîchers, nettoie la carrière et un nouveau cycle de culture peut commencer.
Malheureusement, la plupart des champignonnières ont disparues de la région parisienne et sont implantées actuellement en Pologne dans deux régions : Mazovie (Mazowiepolskie) 38 % de la production nationale et Grande-Pologne (Wielpolskie) 32 % de la production. La superficie cultivée du champignon de Paris (pieczarki) représente 255 hectares soit 2.550.000 m2, selon les données récentes.
Trois ambiances typiques du village au siècle dernier (salle de classe, café Bellevue, scène de lavandière).
La Cour du Soleil
LA COUR DU SOLEIL est située dans cette ancienne carrière à ciel ouvert, dite « Le Trou sans Bout ». Exploitée pendant des siècles, elle servit ensuite de ferme aménagée dans des « boves » (cavités dans la falaise). En 1945 Albert et Christiane Lecoq y créèrent le Club du Soleil, premier centre de naturisme de France.
L'association loi 1901 :
Association d’Histoire et de Sauvegarde du Vieux Carrières
Fondée en 1975, l'association est membre de la Fédération Histoire des Yvelines, de la Fédération des Sociétés Historiques et Archéologiques de Paris et d'Ile-de-France, du Centre de Travaux Historiques et Scientifiques. Son objectif est de connaître et faire connaître l'histoire de Carrières-sur-Seine, précédemment Carrières-Saint-Denis ; préserver le patrimoine (documents, photos, objets, outils, mobilier) du village.
Ouverture gratuite de la Maison du Patrimoine et de la bove du Pressoir à la Cour du Soleil au public et aux scolaires les samedi/dimanche après-midi de juin, septembre, début octobre (sur simple demande en cours d'année) avec visite guidée du site et présentation des collections permanentes de l'association : outils de carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons dans la bove du Pressoir et reconstitution de trois ambiances typiques du village au siècle dernier (salle de classe, café Bellevue, scène de lavandière).
Visite guidée du vieux village (8 € / personne).
(Re)découvrez le patrimoine carrillon
La Cour du Soleil et la Maison du Patrimoine vous accueillent tous les week-ends de juin et septembre, pour des visites culturelles enrichissantes.
La Cour du Soleil a de nouveau ouvert ses portes début juin. Située dans le site exceptionnel de la carrière à ciel ouvert du « Trou sans Bout », vous y verrez les outils des carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons qui ont travaillé sans relâche à façonner le terroir de Carrières, ainsi que le pressoir du XVIIIe siècle de la famille Sarazin, inscrit à l’inventaire du Patrimoine.
En face, à la Maison du Patrimoine, trois ambiances typiques locales vous plongeront dans l’histoire récente de la commune : salle de classe « à la Jules Ferry », salle de billard du café Bellevue, scène domestique de lavandière…
Les membres de l’Association Histoire & Sauvegarde du Vieux Carrières (AHSVC) vous y accueillent avec plaisir pour une visite commentée gratuite. Vous pourrez vous procurer le fascicule sur l’histoire du site: « La Cour du Soleil, les maisons villageoises et troglodytiques à Carrières-sur-Seine » (10€), et les dernières publications de l’association :
« Les Personnalités historiques et locales de Carrières »
« Les Sites remarquables de Carrières »
« Impressionnistes, fauves et cubistes à Carrières ».
En vente (20€) à la Maison du Patrimoine ou auprès de l’association AHSVC.
Le nom de la localité est attesté sous les formes QuadrariasauXIIe siècle[,Carreriae[,Carrières-Saint-Denisen 1137[],Carrières-sur-Seineau début duXXe siècle.
Le hameau fut officiellement fondé par Suger, abbé de Saint-DenisauXIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'abbaye et prit le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'auXIXe siècle.
De 1250date l'édification de la grange dîmeresse. Philippe le Bel et Philippe de Valoisy avaient un manoir. En 1629, le pont de Chatou est achevé sur toute sa longueur et offre une alternative au bac pour traverser la Seine, moyennant un péage. Par contre un droit est perçu pour le passage sous le pont, ce qui déplaît fortement aux mariniers de Carrières-Saint-Denis qui commercent très régulièrement entre Le Pecq et Paris. Il brûla trois ans plus tard et à nouveau sous la Fronde des Princes, vingt ans plus tard. Pendant les Frondes, Carrières-Saint-Denis subit des pillages et les horreurs de la guerre comme tout le Nord-Ouest de Paris. AuXVIIe siècle, Carrières-Saint-Denis est le lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante. LaManufacture royale du spalme (calfatage des navires) s'installe à Carrières-Saint-Denis en 1750. Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Égliseacheva de séparer le village de l'abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début duXXe siècle). L'entrepriseAéroplanes Hanriot et Cie.s'y installe en 1924.
La population d'environ 1000 habitant en 1793, 5000 autour de 1945, est actuellement de 15000 personnes environ.
"De gueules à trois masses de carrier d'or posées en pal, rangées en face,
soutenues d'une rivière ondée d'argent mouvant de la pointe,
au chef d'azur chargé d'un clou d'argentaccosté de deux fleurs de lis d'or."
Le blason de la ville de Carrières-sur-Seine ancien Carrières-Saint-Denis
Situé dans une des boucles de la Seine entre Nanterre et Saint-Germain-en-Laye, CARRIÈRES-SUR-SEINE est resté un village paisible, à peine envahi par les constructions de la banlieue parisienne.
Éloigné des grandes voies de communications et principalement des ponts traversant la Seine, il a su garder son originalité contrairement à ces voisins Bezons, Houilles et Chatou où la voie ferrée et la route ont amené une population de plus en plus nombreuse.
A l’origine QUADRARIA (Forteresse carrée) puis QUARRARRIA et la QUARRIERE, ce village situé dans la falaise de la Seine était peuplé de pêcheurs et d’agriculteurs vivant dans des habitations troglodytiques.
Au 11e et 12e siècle, Carrières est un pauvre domaine, les activités principales sont la culture et les vignobles.
Le premier acte officiel traitant de Carrières est une charte de 1137 de l’Abbé Suger, qui attache tout le revenu de la terre du village à la Trésorerie de l’Abbaye Saint-Denis. La même année, des lettres Royales de Louis VI octroient à Suger le droit de justice. C’est la naissance de la QUARRIERE-SAINT-DENYS. Le village restera sous l’emprise des Abbés de Saint-Denis jusqu’à la révolution.
Au cours des années, les moines agrandissent leurs biens, un moulin à vent fournit la farine. L’église fut élevée à partir de 1226 avec les pierres de la falaise. Elle dépendait de la paroisse de Houilles, village voisin.
En 1250, Suger fit construire une bâtisse, à la fois manoir, grange aux dîmes et lieu de repos pour les moines. Elle reste encore visible face à l’église actuelle.
Au début du I7e siècle, les religieux de Saint-Denis possédaient un quart du territoire soit environ 50 hectares. Les biens sont mis en location aux habitants de Carrières, moyennant une redevance. La vente du vin et de la pierre à bâtir leur apportent des ressources supplémentaires.
Journée de visite, ce 10 septembre 2025, les curieux accourent dans le jardin de la Villa Berthe, dite la Hublotière. Christelle se charge des explications sur cette magnifique villa Art nouveau dessiné par l'architecte Hector Guimard.
Le façade côté rue, symétrie imposée à l'architecte, ce qui n'est pas dans ses habitudes !
Photographie de Florence
Aquarelle humide sur humide Winsor & Newton bleue tendance verte format 65 x 50 cm
papier Canson Montval 300 g/m2
Le savez-vous ? : je vais peindre chaque été à la Hublotière depuis... 2004 soit 21 ans
En savoir plus sur la Villa Berthe dite la Hublotière et les anciens articles du blog :
La villa Berthe dite La Hublotière
72, route de Montesson 78110 Le Vésinet
RER A : station Le Vésinet-Le Pecq à 5 minutes à pied
Beaucoup d'articles sur la Villa Berthe depuis 21 ans :