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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Exposition du 25 septembre 2019 au 20 janvier 2020
Au Louvre-Lens
région
Pas-de-Calais région Hauts-de-France
La suite de l'article Louvre-Lens, la Galerie du temps
Le Louvre-Lens le soir
"Reytan, la chute de la Pologne" par Jan Matejko Huile sur toile 1893
Le dernier roi de la République des Deux Nations :
Stanislas Auguste Poniatowski (1732-1798) est couronné roi de Pologne en 1764. Sa relation amoureuse dès ses jeunes années avec la future impératrice de Russie, Catherine II, lui permet d'avoir des appuis pour son élection au trône de Pologne. Pourtant, c'est une politique en faveur d'un renforcement de son royaume face à l'empire russe que mène Poniatowski. Ses efforts n'aboutissent pas et il est le dernier roi de Pologne, forcé d'abdiquer en 1795 à la suite du dernier partage.
Sigismond 1er : fait partie des derniers rois de la dynastie jagellone (1386-1572). Fils de Casimir IV, il est élu roi en 1506 et règne jusqu'à sa mort en 1548. Ces années sont marquées par ses tentatives d'assoir un pouvoir absolu et de réduire les privilèges de la noblesse, à l'image de certains souverains européens. Sans y parvenir, son règne correspond toutefois à une période de prospérité économique et culturelle qui favorise l'épanouissement de la Renaissance en Pologne.
La deuxième épouse du roi Sigismond 1er, Bona Sforza est une noble italienne, fille du duc de Milan. Elle confirme la tendance absolutiste de son époux qui tente d'instaurer une dynastie (Sigismond II est couronné de son vivant) provoquant l'hostilité de la noblesse. Mais l'histoire retient d'elle son opposition au mariage de son fils de son fils avec une noble lituanienne, Barbara Radziwill. Celle-ci décède peu après les noces et on soupçonne alors Bona d'avoir empoisonné la jeune mariée. De nombreux artistes s'inspirent de cet évènement comme le peintre Josef Simmler ou l'écrivain Alojzy Felinski qui écrit une pièce de théâtre sur le sujet en 1811. Comme Sigismond 1er, la reine joue un rôle dans la diffusion de la culture de la Renaissance italienne en Pologne : artistes et architectes de la péninsule sont invités au royaume. Enfin, Bona avait introduit des recettes et des légumes inconnus en Pologne et aurait popularisé l'usage de la fourchette.
La Pologne, un grand pays au XVIème siècle :
La république des Deux Nations ou République de Pologne-Lituanie est une république de la noblesse fondée en 1569. Elle est gouvernée par un parlement (appelé Diète ou Selm) composé du roi, des sénateurs choisis par le roi et la noblesse dont les membres siègent en personne ou se font représenter par des députés. Le reste de la population, artisans, paysans, bourgeois, n'a quasiment pas d'existence politique. La noblesse a toujours œuvré pour éviter un pouvoir monarchique absolu et pour une limitation des droits des paysans. Quelques soient leurs richesses, les nobles détiennent le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif en élisant le roi. L'élection du souverain, le droit de former une rébellion contre le roi qui violerait leurs libertés, le droit de veto qui bloque toute décision prise à la majorité sont quelques-unes des prérogatives de la noblesse rassemblés sous l'expression "Liberté dorée".
Jeune Pologne : Mloda Polska
Mloda Polska ou Jeune Pologne est un mouvement artistique actif entre les années 1890 et 1914. Rejet des valeurs bourgeoises et de la société moderne, foi dans la décadence ou la mélancolie font partie des idées défendues par les artistes adeptes de ce mouvement. Il doit son nom au manifeste de l'écrivain Artur Gorski publié en 1898 dans la revue "Vie" (Zycie) basée à Cracovie. Julian Falat, Jacek Malczewski, Wojciech Weiss, de nombreux peintres du Louvre-Lens font partie de la Jeune Pologne qui touche également compositeurs, poètes et écrivains tels que Karol Szymanowski ou Kazimierz Prezerwa-Tetmajer. A la fois peintre et dramaturge, Stanislaw Wyspianski s'est rendu célèbre avec la pièce de théâtre "Les Noces".
Son tableau d'un paysage de Cracovie, "Le parc des Planty à l'aube", illustre son travail pictural.
Adresse du Louvre-Lens :
99, rue Paul Bert 62200 Lens
Tél. : 03 21 18 62 62
Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 18 heures
La Galerie du temps et les Pavillons de Verre sont gratuits et libres d'accès,
La Galerie d'expositions temporaires est ouverte au tarif de 10 € ou 5 € pour les tarifs réduits.
Homère : du 27 mars au 22 juillet 2019
Pologne : du 25 septembre 2019 au 20 janvier2020,
Noir : mars à juillet 2020
Les Louvre de Picasso : de septembre 2020 à janvier 2021.
Voir aussi autres articles du blog dans les Hauts-de-France Pas-de-Calais :
Une visite du Louvre de Lens, dans le Pas-de-Calais :
En haut et au centre : Athlète tenant un disque, copie romaine d'un "Discophore" de bronze.
vers 130-150 apr. J.-C.
La galerie du Temps et ses oeuvres Cliquez sur l'image pour l'ouvrir
Les références de l'art européen envers les modèles grec et romain de l'Antiquité constituent une des lignes
directrices de la Galerie du temps. Ainsi en est-il de cette réplique de bronze d'une statue conservée au musée du Louvre qui figure la déesse de la chasse Diane, équivalente romaine de l'Artémis grecque. Accompagnée d'un cerf, la sœur jumelle d'Apollon est saisie dans un mouvement de marche rapide. L'attitude de la déesse est extrêmement dynamique et la composition audacieuse permet une multiplicité de points de vue pour le spectateur. C'est en partie au regard de cette diversité d'angles de vue que de tels modèles antiques furent choisis pour orner les jardins de l'époque moderne.
"Diane, déesse romaine de la chasse, accompagnée d'une biche", bronze vers 1700-1800
Oeuvre attribuée à Léocharès (vers 360-320 avant J.-C.)
Documentation Musée du Louvre de Lens
Les collection du musée Louvre-Lens et sa Galerie du temps
La table de Teschen, dite Table de Breteuil
Johann Christian Neuber
Bois, bronze doré, pierres fines et porcelaine de Meissen
Les peintre et architecte du Roi Louis XIV
Portrait du compositeur Luigi Cherubini béni par la Muse de la poésie lyrique Erato (1840 - 1842)
Huile sur toile 137 x 125 cm de Jean-Auguste-Dominique Ingres et Henri Lehmann
Ce portrait allégorique du compositeur Luigi Cherubini est exécuté par son ami Ingres à Rome vers 1840 avec l'aide de son élève Henri Lehmann à qui est attribué la figure d'Erato. Les traits tirés et la douloureuse mélancolie du visage du compositeur côtoient la grâce et l'étrange sourire du visage évanescent de la muse pour créer un hommage rendu par Ingres à son ami. Le peintre modèle la toile à son retour à Paris en 1842 : la redingote du modèle est remplacée par un manteau noir et son fauteuil disparait, entrainant l'allongement de la tunique de la muse.
"La déesse romaine Minerve en armes" Huile sur bois de Fra Bartoloméo vers 1490
Cette représentation de la déesse Minerve illustre avec éclat le rôle déterminant joué par les modèles de l'Antiquité gréco-romaine dans la définition de la notion de Renaissance. Homologue romaine de la déesse Athéna, Minerve jouit d'une grande popularité durant cette période, de nombreux artistes s'emparant de son image originelle pour en renouveler l'iconographie. Déesse de la sagesse et de la vertu, Minerve est aussi une divinité de la guerre. C'est cet aspect que retient Fra Bartolomeo pour donner à voir une déesse en arme d'un grand raffinement, comme l'atteste la préciosité de son armure et de son casque finement décoré. De l'Antiquité, la déesse conserve ses armes et sa posture : tout à fait caractéristique des sculptures antiques, le "contrapposto" dans lequel elle est figurée nous la montre délicatement hanchée, la jambe droite soutenant tout le poids du corps, tandis que la gauche est au repos. La déesse en armes, vivement colorée, est représentée dans une niche architecturée dont les pilastres sont ornés de motifs appelés "grotesques", eux-aussi empruntées à l'art sculptural antique. Le pied de Minerve dépasse de cette niche, comme si la déesse s'apprêtait à en sortir, renforçant ainsi l'effet de vraisemblance illusionniste de la composition.
Documentatiion sources le Louvre de Lens
La Galerie du temps, au cœur du projet de Louvre-Lens accueille plus de 200 œuvres issues de la collection du musée du Louvre de Paris. La présentation innovante permet au visiteur de découvrir d'un seul coup d’œil l'ensemble des objets présentés dans un ordre chronologique et rassemblés suivant leur provenance.
Documentation sources Louvre-Lens images RMN-Grand Palais - musée du Louvre Paris
Visite du Louvre-Lens le 27 décembre 2019
Adresse du Louvre-Lens :
99, rue Paul Bert 62200 Lens
Tél. : 03 21 18 62 62
Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 18 heures
La Galerie du temps et les Pavillons de Verre sont gratuits et libres d'accès,
La Galerie d'expositions temporaires est ouverte au tarif de 10 € ou 5 € pour les tarifs réduits.
Homère : du 27 mars au 22 juillet 2019
Pologne : du 25 septembre 2019 au 20 janvier2020,
Noir : mars à juillet 2020
Les Louvre de Picasso : de septembre 2020 à janvier 2021
Voir aussi autres articles du blog dans les Hauts-de-France Pas-de-Calais :
La grande salle de l'exposition Yan Pei-Ming Gustave Courbet
Les peintures de l'artiste Yan Pei-Ming
"La femme aux gants" dite "La Parisienne" Charles Giron 1883
La riche collection du XIIXème siècle a bénéficié de donations capitales de la fille du sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1938), de la sœur de Gustave Courbet (1906), du peintre Félix Ziem (1905), complété par l'achat du fonds Jules Dalou (1906) et le don du fonds d'atelier du sculpteur Jean Carriès (1904).
Le musée a depuis bénéficié des libéralités du grand marchand Ambroise Voilard comportant de nombreuses œuvres de Cézanne, Bonnard, Denis, Maillol, Renoir, Vuillard) et plus récemment du legs de la collection icônes de Roger Cabal.
Les acquisitions visent à compléter ces fonds plus particulièrement pour la période 1900 qui est plus en accord avec l'architecture du musée.
Gustave Courbet Les Demoiselles des bords de la Seine (été)
Les œuvres de Courbet et Yan Pei-Ming
Le Petit Palais,
Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris
La magestueuse entrée du musée et ses sculptures d'entrée
La cour intérieure d'entrée du Petit Palais
La cour intérieure du Petit Palais
La grande galerie de gauche du Petit Palais :
L'extrémité de la galerie Nord
La documentation du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville Paris
Génito, "né" en italien qui deviendra Gémito, suite à une faute d'orthographe sur un registre.
Artiste prodige
Gemito naît à Naples semble-t-il dans la famille d'un bûcheron tombé dans la misère. Le lendemain de
sa naissance, sa mère l'abandonne autour de l'orphelinat de l'Annonciation où il est recueilli et où on lui donne le nom de Genito (ce qui signifie né), transformé peu après par une faute d'orthographe sur les registres en Gemito. Il est adopté à la fin du mois par un jeune ménage qui venait de perdre un bébé. Le mari meurt quelque temps plus tard, et la mère adoptive, Giuseppina, se remarie avec un maçon (Francesco Jadiciccio) et le jeune garçon est encouragé ainsi pendant toute son éducation à se servir de ses mains. Il devient apprenti à l'atelier du peintre et sculpteur académique Emanuele Caggiano avant ses dix ans, puis rapidement travaille à l'atelier du sculpteur Stanislao Lista faisant preuve d'une grande dextérité et d'une où il se lie d'une amitié à vie avec Antonio Mancini. Il fréquente aussi les cours du soir de l'Académie Domenico Maggiore.
Il réalise la fameuse pièce, le Joueur de cartes (Il giocatore di carti) voir image jointe à gauche, à seulement seize ans. Elle est fort
remarquée lorsqu'elle est exposée à la Promotrice de Naples, à tel point que le roi Victor Emmanuel II l'achète pour être exposée de manière permanente au musée de Capodimonte.
En 1871, il gagne le premier prix du concours des beaux-arts de Naples, ce qui lui donne le droit d'une bourse pour étudier à Rome, grâce à son œuvre "Joseph vendu par ses frères" (qui est remarquée par Domenico Morelli) et à la sculpture de Brutus. En 1873, il fait la connaissance de Mathilde Duffaud, docile et soumise, qui devient son modèle dans son atelier de Capodimonte, sur la colline du Mojarello. Il réalise plusieurs bustes et portraits:, Domenico Morelli, Verdi, Guido Marsavi, fils du préfet et mécène Diomede Marsavi, etc.
Il devient apprenti à l'atelier du peintre et sculpteur académique Emanuele Caggiano avant ses dix ans, puis rapidement travaille à l'atelier du sculpteur Stanillao Lista, faisant preuve d'une grande dextérité et d'une inventivité toujours renouvelée. Il entre à l'âge de douze ans à l'école de l'institut des beaux-arts où il se lie d'une amitié à vie avec Antonio Mancini. Il fréquente aussi les cours du soir de l'Académie Domenico Maggiore.
En 1877, Gemito s'installe à Paris où il tisse des liens étroits avec l'artiste académique Meissonnier, porté
aux nues par les officiels de lIIIème République naissante. Il fait venir Mancini et Mathilde Duffaud. Gemito expose dans divers salons, ainsi qu'à l'exposition universelle de 1878, Il fait le portrait en argent de Boldini qui résidait à Paris et du baryton Jean-Baptiste Faure . Il rencontre un grand succès en présentant au Salon le Petit pêcheur napolitain qu'il a mis plusieurs années à perfectionner. Gemito est désormais un sculpteur célèbre. Il expose une sculpture représentant Federico de Madrazo, ce qui lui vaut une médaille de troisième classe au Salon. L'année suivante, il expose au Salon une statuette de bronze figurant Meissonier et gagne une médaille de deuxième classe.
Retour à Naples 1881 :
Il retourne à Naples en 1880, où il travaille à son fameux Vendeur d'eau. En avril 1881, Mathilde Duffaud meurt de façon précoce. Gemito s'installe quelque temps à Capri où il épouse l'année suivante Anna Cutolo (dite Nannina) qui devient son inspiratrice et lui donne une fille en 1885, Giuseppina.
La fontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune à Arras
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La fontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune Aquarelle 2020 Jean-Pierre K.
La fontaine de Neptune, le soir
Détails de la fontaine de Neptune
Lafontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune est une fontaine située à Arras place Pont-de-Cité, à l'angle des rues du 29-juillet et Saint-Aubert.
Elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1988.
La fontaine de Neptune fut appelée « Terrée-de-Cité » car elle fut percée à l'emplacement des anciens remparts de la Cité. Érigée en 1864-1865 place du Pont-de-Cité, elle est l'œuvre de François Constant Auguste Bourgois, né à Arras le 29 brumaire an X (20 novembre 1801)
La suite de notre séjour dans le Pas-de Calais en décembre 2019
La ville d'Arras fut bombardée par l'artillerie allemande durant le début de la Première guerre mondiale, détruite à 80 % et reconstruite, soit à l'identique au centre ville (les deux places principales, entre autres), soit dans le style à la mode après-guerre, l'art déco.
Le patrimoine militaire est représenté par un bel exemple d'architecture militaire, la Citadelle Vauban, située à l'ouest du centre historique de la ville.
Le style art déco à la mode après la première Guerre mondiale
La place du Maréchal Foch, face à la gare d'Arras :
Le monuments aux Morts de style art déco
Le style baroque flamand, visible sur la Grand'place et la Place des Héros, reconstruit après les destructions de la première Guerre mondiale.
La Maison des Luppars une des plus vieilles maison d'Arras, actuellemnt hôtel sur la grand'place
La grand'place d'Arras, le soir
L'hôtel de ville et son beffroi
La salle des fêtes de l'hôtel de Ville
Les peintures style art déco de l'hôtel de ville, sources guide de l' Office de Tourisme
Le lion et la couronne de Charles-Quint au sommet du beffroi d'Arras
Un hôtel particulier magnifique :
en cours de recherche
L'ancienne abbaye bénédictine Saint-Vaast :
L'abbaye Saint-Vaast est à l'origine de la cité médiévale d'Arras.
Vue générale aérienne de l'ancienne abbaye et la cathédrale Saint-Vasst
Les façades de l'ancienne abbaye Saint-Vaast, actuellement Musée des Beaux-Arts et Médiathèque
Le Musée des Beaux-Arts d'Arras
Les grandes œuvres de la galerie du Musée des Beaux-Arts d'Arras
dépôts du Musée du Louvre après la première Guerre Mondiale
La cathédrale d'Arras :
vue de la cathédrale du beffroi (à gauche) et la cathédrale après la première Guerre mondiale
L'église Saint-Jean-Baptiste :
La fontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune
La fontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune est une fontaine située à Arras place Pont-de-Cité , à l'angle des rues du 29-juillet et Saint-Aubert.
La fontaine de Neptune fut appelée « Terrée-de-Cité » car elle fut percée à l'emplacement des anciens remparts de la Cité.
Érigée en 1864-1865 place du Pont-de-Cité, elle est l'œuvre de François-Constant-Auguste Bourgois, né à Arras le 29 brumaire an X (20 novembre 1801).
Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1988
Détails de la fontaine de Neptune ou fontaine du Pont de Cité
Où se situe la fontaine du Pont-de-Cité ou fontaine de Neptune ?
Le quartier de la Préfecture :
L'église Sain-Nicolas-en-Cité
L'Hôtel du Département et la Préfecture :
L'architecture militaire : le Mémorial et le cimetière britannique du Faubourg d'Amiens
Le cimetière militaire britannique du faubourg d'Amiens et mémorial d'Arras abrite 2652 tombes de soldats du Commonwealth, ainsi que quelques tombes de prisonniers de guerre allemands. Le mur d'enceinte, mémorial, porte les noms de 35.928 combattants britanniques, néo-zélandais et sud-africains tombés dans le secteur d'Arras et dont les corps n'ont pas été retrouvés. Un mémorial est également consacré au Royal Flying Corps, les forces aériennes britanniques disparues sur le front ouest pendant la Grande Guerre.
La citadelle Vauban :
La Citadelle Vauban : construite entre 1668 et 1672, cette citadelle est un bel exemple d'architecture militaire du XVIIème siècle .
Autour de la place d'armes, des casernes, l'arsenal et la chapelle de style baroque viennent compléter l'ensemble.
Les fortifications de Vauban d'Arras et onze autres sites sont inscrits au patrimoine mondial de L'UNESCO depuis le 7 juillet 2008.
La chapelle Saint-Louis
La chapelle baroque Saint-Louis située sur la place d'armes de la citadelle
Les détails extérieurs de la chapelle
Les détail intérieurs de la chapelle
La Chapelle Saint-Louis de la citadelle d'Arras :
Petit joyau bordant la Place d’Armes de la Citadelle, la Chapelle Saint-Louis est l’édifice religieux le plus ancien d’Arras.
Elle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1920.
La suite d'articles sur un séjour à Arras, chef-lieu du Pas de Calais
Les carrières d'Arras :
les boves et la Carrière Wellington
1 - Les boves d'Arras :
Les boves d’Arras furent creusées dès le 9e siècle pour construire les édifices religieux et le premier rempart de la ville. Dès le 12e siècle, avec le développement du marché, d’autres sites d’extraction sont privilégiés.
Les boves deviennent alors des caves de stockage pour les marchands.
La ville d'Arras possède " niveaux de carrières : -4, -8 et -12 mètres.
Un réseau géant de galeries :
Un réseau d'une vingtaine de kilomètres de carrières s’étale sous la ville à 12 mètres de profondeur.
Le visiteur peut découvrir ici un puits d’extraction, là des caves avec des traces de tonneaux ou encore des vestiges d’électrification, datant de la Seconde Guerre mondiale. On monte, on redescend, on perd ses repères dans ce dédale de pierre, pourtant juste en dessous du marché de la Place des Héros.
Merci à Romain, notre guide des boves
Les carrières sont utilisées et creusées vers l'est par les soldats du Commonwealth avant l’assaut de la célèbre Bataille d’Arras, le 9 avril 1917. Ils façonnent ce réseau en reliant entres elles ces caves et galeries disparates. 24 000 soldats y séjournent, soit l’équivalent de la population arrageoise ! Des photos et des cartes témoignent de cette bataille parmi les plus meurtrières de la guerre 14/18. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Arrageois qui y trouvent refuge lors des bombardements.
Une visite étonnante, à prolonger par celle de la Carrière Wellington.
Quelques détails des boves d'Arras
Photographies d'époque exposéees dans les boves
2 - La Carrière Wellington
La Carrière Wellington, mémorial de la bataille d'Arras.
A 20 mètres sous les pavés d'Arras, une découverte de la Carrières Wellington, un lieu chargé de mémoire et d'émotion. Lieu stratégique et lieu de vie, la carrière baptisée Wellington par les sapeurs néo-zélandais préserve le souvenir de ces milliers de soldats cantonnés sous terre à quelques mètres de la ligne de front, avant de s'élancer sur le champ de bataille, le 9 avril 1917 à 5 H 30 du matin, pour surprendre et attaquer par surprise les positions allemandes.
La remontée à la surface sans les pas des soldats vous amènera à vivre le choc de la bataille, à travers la projection d'un film
Phase préliminaire
Le plan britannique fut mûrement préparé pendant trois mois, tirant les leçons des batailles de la Somme et de Verdun, l'année précédente. Plutôt que d'attaquer sur un large front, tout le poids de l'artillerie serait concentré sur un secteur relativement étroit de quarante kilomètres. Le plan prévoyait des bombardements pendant une semaine environ sur toute la ligne, avec des tirs beaucoup plus prolongés et intenses à Vimy pour affaiblir ses solides défense]. Au cours de l'assaut, les troupes progresseraient en formation ouverte, en avançant par bonds afin de leur laisser le temps de consolider leur poste et de se regrouper. Avant de commencer à agir, il fallait une importante préparation en grande partie novatrice.
À partir d', les Royal Engineers avaient travaillé sous terre pour construire des tunnels pour les troupes. La région d'Arras est calcaire et donc facilement excavée; sous Arras même se trouvait un vaste réseau (appelé les Boves) de grottes, de carrières souterraines, de galeries et de tunnels d'égouts. Les ingénieurs ont conçu un plan pour ajouter de nouveaux tunnels à ce réseau afin que les troupes puissent arriver au champ de bataille en secret et en toute sécurité. L'ampleur de ces travaux fut énorme. Dans un seul secteur, quatre compagnies (de 500 hommes chacune) ont travaillé sans relâche pendant 18 heures d'affilée durant deux mois.
Finalement elles ont construit 20 kilomètres de tunnels classés en subways, réservés aux troupes à pieds mais dotés de rails pour des chariots de manutention poussés à la main destinés à amener les munitions sur la ligne de front et en ramener les blessés, et en railways, un système de métro léger Juste avant l'assaut, le système de tunnel était devenu assez grand pour abriter 24 000 hommes ; il était doté de l'éclairage électrique fourni par sa propre petite centrale, de cuisines, de latrines et d'un centre médical entièrement équipé avec un bloc opératoire. Le plus gros du travail a été fait par les Néo-Zélandais, dont les Maori et les habitants des îles du sud-est du Pacifique du bataillon de pionniers de Nouvelle-2élande et les Banrams des villes minières du Nord de l'Angleterre.
On a aussi construit des tunnels d'assaut, s'arrêtant à quelques mètres seulement des lignes allemandes, prêts à être brutalement ouverts par des explosifs au jour J. En plus de cela, on avait placé des mines traditionnelles juste sous la ligne de front, prêtes à exploser immédiatement avant l'assaut. Beaucoup n'ont jamais été activées de peur qu'elles n'abîment trop les terrains sus-jacents. Dans l'intervalle, les sapeurs allemands poursuivaient activement leurs propres opérations souterraines, recherchant des tunnels alliés pour les attaquer ou y poser des camouflets. Rien que parmi les Néo-Zélandais, il y a eu 41 morts et 151 blessés de ce fait.
La plupart des tunnels et des tranchées sont actuellement interdits au public pour des raisons de sécurité. Une portion de 250 mètres du Métro Grange à Vimy est ouverte au public de mai à novembre et le tunnel Wellington a ouvert ses portes au public sous le nom de « carrière Wellington » en .
Coordonnées GPS : N50.280695°E2.782433° Faire un copier coller
Documentations de l'Office du Tourisme d'Arras : Les boves (présentation des visites) et la Carrière Wellington, Mémorial de la bataille d'Arras (affiche)
Voir aussi autres articles du blog dans les Hauts-de-France Pas-de-Calais :
Un petit aperçu de ce magnifique musée gratuit d'Arras et ses œuvres très variées
La façade de l'entrée du musée
La plus grande ancienne abbaye bénédictine du XVIIIème siècle en France
Ci-dessous :
L'entrée de Louis XI dans Paris
La mort du Maréchal Lannes
Plan des trois niveaux du musée Cliquez sur l'image pour l'ouvrir
L'ancienne abbaye Saint-Vaast :
L'abbaye Saint-Vaast était un monastère bénédictin fondé en 667sur la colline de La Madeleine près d'Arras,
où le futur Saint-Vaast avait coutume de se retirer. C'est autour d'elle que grandit le village sur les rives du Crinchon. L’abbaye Saint-Vaast fonda l'un des trois premiers collèges de l'université de Douai en 1619. Après que les bâtiments eurent été confisqués et désacralisés à la Révolution, l'immense église abbatiale du XVIIIe siècle est devenue en 1804 la nouvelle cathédrale Notre-Dame et Saint-Vaast d'Arras en remplacement de l'ancienne cathédrale gothique Notre-Dame-en-Cité de l'ouest de la ville qui fut détruite, et depuis 1825 les vastes bâtiments conventuels de l’abbaye abritent le musée des Beaux-Art d'Arras.
Sources : site Wikipédia
Le lion d'Arras :
Le lion d'or qui le domine le beffroi, installé sous le roi Louis XIV (d'où le soleil dans la main du lion), haut de deux mètres, est la réplique de l'original exposé au Musée des Beaux-Arts d'Arras qui a subi les bombardements durant la Première Guerre mondiale.
Merci aux personnes de l’accueil du musée, et en particulier à Jean-Claude, responsable d'exploitation du Musée.
Un séjour du 25 au 29 décembre 2019 à Arras et Lens :
1) Arras :
Le quartier de la gare d'Arras
Les places centrales de la ville :
La place des Héros
L'Hôtel de ville, le beffroi, place des Héros
Place des Héros le soir, le 25 décembre
La Place des Héros vue du beffroi
La grand'place d'Arras
La grand'place, un soir de marché de Noél
La plus ancienne maison de la grand'place et de la ville :
"La maison des Luppars"
Détails de la Maison des Trois Luppars
La Maison des Trois Luppars (1467)
L'hôtel des Trois Luppars (léopards) est installé dans la plus ancienne maison d'Arras, construite en 1467, de
style gothique en briques flamand. Sa façade, tout en briques pour les étages, sur des arcades en ogives de grès au rez-de-chaussée, est la seule de la ville dont le pignon n'est pas de style baroque flamand, c'est un pignon à gradins dit parfois aussi «à pas de moineaux ». L'édifice servit de base à l'alignement des maisons et de leurs galeries, et sa structure à trois niveaux suggéra le patron unique des autres maisons des places d'Arras.
La façade de l'hôtel est classée au titre des monuments historiques par arrêté du
La place des Héros et le beffroi d'Arras :
C'est dans un décor unique et presque théâtrale que la capitale de l'Artois, Arras la discrète, se laisse découvrir. Les places d'Arras, joyaux de l'architecture flamande : la grand'place et la place des héros avec leur hôtel de ville dominé par le beffroi.
La place des héros vue du beffroi
La salle des fêtes de l'hôtel de ville
Les géants de la ville d'Arras :
La ville d'Arras fut détruite à 80 % pendant la première Guerre Mondiale, pilonnée par l'artillerie allemande
Les bâtiments du centre ville, les places principales furent reconstruites à l'identique, contrairement de de nombreux immeubles reconstruits après la guerre en style art déco à la mode dans les années 1920 - 1930.
L'hôtel de ville et le beffroi d'Arras après la première Guerre Mondiale
Les festivités d'Arras "L'embrasement" du beffroi en septembre vues de la Place des Héros
Où se situent les places d'Arras ? Cliquez sur les images afin de les agrandir