:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Ce parcours est l’occasion de comparer et tisser des liens entre les deux architectes lyonnais et figures de l’Art nouveau parisien, Jules Lavirotte et Hector Guimard. Confrères mais aussi compétiteurs, ils s’étaient accaparés des espaces de création bien distincts : Guimard principalement dans le XVIe arrondissement ; Lavirotte dans le VIIe. Nous commencerons par la Maison des Arums d’Octave Raquin, puis nous poursuivrons avec les édifices les plus remarquables de la carrière de Lavirotte, avec un arrêt devant l’hôtel particulier du bijoutier René Lalique.
Se munir d’un titre de transport qui pourra servir en fonction de la météo.
Toute inscription doit se faire uniquement via le formulaire ci-dessous. Les paiements se feront soit par chèque, soit en espèce sur place.
Tarif réduit pour adhérent, demandeur d’emploi ou – de 26 ans (avec présentation d’un justificatif). Si enfant, merci de prévenir dans les commentaires.
Réserver :
Vous pouvez réserver 4 places maximum. Le tarif adhérent est appliqué uniquement aux adhérents, pas aux personnes les accompagnant.
Après votre réservation, merci d’effectuer de préférence un virement dans les plus bref délais. Télécharger notre RIB (Merci de préciser votre nom et la date de la visite dans les références du virement) Vous voulez adhérer ? Vous pouvez inclure le montant de l’adhésion dans votre virement.
Entrée du parc Sacco et Vanzetti rue de La Berthie
Le parc Sacco et VenZetti en automne :
Un peu d'histoire :
La première « fête de l'Humanité » appelée "Fête de l'Huma" s'est tenue en septembre 1930 au parc Sacco et VanZetti à Bezons (Val-d'Oise)
Elle a été créée en 1930 par Marcel Cachin (Directeur du journal L'Humanité de 1918 à 1958), il veut en faire un évènement populaire, une manifestation de « solidarité prolétarienne ». Marcel Cachin reprenait une idée ancienne : le principe d'une fête de L'Humanité avait été avancé par Marcel Sembat et adopté au conseil national du parti socialiste du 2 février 1913.
L'objectif de cette fête était de développer la diffusion de L'Humanité et de dégager des bénéfices pour financer le journal. De l'argent est récolté pour soutenir les mineurs en grève, l'entrée est à deux francs, mais seulement mille personnes viennent à la première fête, à laquelle n'est présent qu'un seul stand non parisien, celui de la ville d'Alès hors de l'Île-de-France.
Peu d'édifices ou monuments français sont dédiés aux 2 anarchistes américains d'origine italienne Nicola Sacco et Bartoloméo Vanzetti, exécutés aux Etats-Unis et réhabilités 50 ans plus tard.
Un parc à Bezons, dans le Val-d'Oise est dédié à ces personnages célèbres qui ont donné lieu à des chansons et des réalisations artistiques.
Sacco et Vanzetti Dans les années 1920, aux Etats-Unis, deux anarchistes américains d'origine italienne Nicola Sacco et Bartoloméo Vanzetti furent accusés de meurtres lors de deux braquages dans le Massachusetts le premier à Bridgewater le 24 décembre1919, le second à South Braintree, le 15 avril 1920,durant lequel deux convoyeurs de fonds, Frederic Parmenter et Alessandro Berardelli, sont tués. 15 000 $ correspondant à la paye des ouvriers d'une fabrique de chaussures qui avait été volée.
Le 5 mai 1920, les deux hommes sont arrêtés. C'est le début de l'"affaire Sacco et VanZetti"
À la suite de leur procès, ils furent condamnés à mort et exécutés le 23 août 1927 sur la chaise électrique, à la prison de Charlestown, dans la banlieue de Boston par le bourreau Robert G. Elliot.
Leur culpabilité est extrêmement controversée aussi bien à l'époque que par la suite, et plusieurs œuvres artistiques leur ont rendu hommage. Ils furent officiellement absous et réhabilités par le gouverneur du Massachusetts le 23 août 1977.
Le parc
Parc Sacco Et Vanzetti Rue de La Berthie 95870 Bezons
L'hôtel de Lauzun fut construit entre 1657 et 1658 par l'architecte français Charles Chamois pour le financier Charles Gruyn. Il fut décoré par le peintre Michel Dorigny(1616-1665), élève et gendre de Simon Vouet, qui a hérité de l'atelier du maître après sa mort en 1649. On connaît de lui à l'hôtel de Lauzun, "Le Triomphe de Cérès", "La Toilette de Vénus", "Diane et Endymion" ainsi que "Le Triomphe de Flore","Flore et Zéphyr", "Le Triomphe de Vénus", plafonds peints entre 1656 et 1657.
L'hôtel de Lauzun est situé au 17, quai d'Anjou sur l'île Saint-Louis (IVème arrondissement) Sa façade extérieure, qui s'inscrit dans l'alignement des bâtiments qui composent cette voie, présente un élément remarquable, son balcon ouvragé en fer-forgé.
Les façades de la cour intérieure de l'hôtel de Lauzun
L'escalier de l'hôtel
Sur la voûte de l'escalier, une fresque représente le temps représenté par un vieillard
accompagné d'un ange tenant un sablier.
La Vérité est représentée par une femme qui se regarde dans un miroir. voir image
Au dessus des portes, on peut voir des bas-reliefs en stuc représentant les Sciences,un globe, la Sculpture, un buste, la Chorale et la Musique. voir images ci-dessous
Détail de la frise de l'escalier
Le salon de musique au premer étage
Les oeuvres attribuées à Sébastien Bourdon
Le Salon de Musique :
Les peintures du Salon de Musique sont attribuées à Sébastien Bourdon.
Entre deux fenêtres du deuxième étage, sur la façade nord de la cour, se trouve un cadran
solaire vertical déclinant de l'après-midi, qui indique à la fois les heures et le calendrier. De 3,20 mètres de haut, 1,60 mètres de large, il est à la fois gravé et peint. Riche, il figure quatre lignes horaires. Deux relient l'arc du solstice d'été à celui du solstice d'hiver, une l'arc du solstice d'hiver à l'équatoriale, deux l'arc du solstice d'hiver au bord droit du cadran. Quatre lignes des demi-heures figurent en pointillé. La ligne équatoriale, ascendante et également en pointillé, est accompagnée des symboles de la Balance et le Bélier ; les deux arcs des solstices figurent respectivement le Cancer et le Capricorne. La ligne de midi vrai sert aussi à indiquer le calendrier, par douze traits perpendiculaires correspondant au premier jour de chaque mois, le premier semestre à gauche de la ligne, le second à droite. Le disque n'a pas été replacé lors de la restauration du cadran en 1957. Il se trouvait dans les réserves de l'hôtel en 1970, date à laquelle une photographie d'archivage en fut prise; le devenir du disque depuis n'est pas connu. Il représentait un visage, entouré de rayons convergeant vers l'œilleton. Le tripode qui le soutenait, décoré, comme les lanternes et gouttières de l'hôtel, par des motifs végétaux dorés, est toujours présent au dessus du cadran.
Le club des hashischiens:
En 1846, à l’Hôtel de Lauzun, au 17, quai d’Anjou, alors appelé
Hôtel Pimondan, aujourd’hui centre protocolaire des réceptions du Conseil municipal de Paris, quelques romantiques dont le poète Charles Baudelaire, le dandy Roger de Beauvoir, le caricaturiste Daumier, les peintres Fernand Boissard et Eugène Delacroix, les écrivains Dumas p:ère et Théophile Gautier, et parfois Sainte-Beuve, le critique au regard fuyant, et même Balzac, torturé par ses amours lointaines, se réunissent mensuellement pour les séances du Club des Haschischins.
Charles Baudelaire photographie
Tous admiraient l’opiomane de Quincey et se répétaient les paradoxes de son essai sur «
l’assassinat considéré comme un des Beaux-Arts » ; Sainte-Beuve et Baudelaire avaient traduit Quincey, et Baudelaire faisait connaître Edgard Poe. La secte ismaïlienne des Haschischins (assassins) avait naguère, au XIIe siècle, assuré son pouvoir en Orient par l’assassinat de tous ses adversaires. Son chef, le Vieux de la Montagne (le Cheik al-Djabal), dont descendent les Aga Khans, tenait ses hommes par le haschisch et promettait la félicité éternelle à ceux qui exécutaient les meurtres qu’il ordonnait.
Les intentions des invités de l’Hôtel Lauzun étaient plus extravagantes que criminelles. C’est Baudelaire (1821-1867) qui les réunissait. Fils de famille dissipé, il avait été, le 29 juin 1841, sur ordre de son beau-père, le général Aupick, Théophile Gautier photographie
futur ambassadeur à Constantinople et à Madrid, embarqué sur un bateau en partance pour Calcutta.
À l’escale de La Réunion, il s’était sauvé pour rentrer en France en février 1842. Ayant récupéré l’héritage de son père, 75 000 francs, il avait loué, pour 350 francs, un appartement mansardé à l’Hôtel de Lauzun. C’est dans le grand salon du rez-de-chaussée que ces jeunes gens tenaient leurs agapes, de 18 à 23 heures.
« Le Club des Haschichins est un groupe voué particulièrement à l’étude et à l’expérience de drogues (principalement le haschich) fondé par le docteur Jacques Joseph Moreau en 1844 et actif jusqu’en 1849. Les séances mensuelles ont lieu chez le peintre Fernand Boissard à l’Hôtel de Lauzun (appelé aussi Hôtel de Pimodan) sur l’île Saint Louis, à Paris. De nombreux scientifiques, hommes de lettres et artistes français de cette époque ont fait des passages dans le Club des haschichins lors de ses séances. "
Photographies anciennes de l'hôtel de Lauzun
Salle à Manger Petit Salon
l'Hôtel de Lauzun :
L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1906 et depuis 1928 l'hôtel de Lauzun est propriété de la ville de Paris. Il était déjà une propriété municipale au XIXe siècle. La famille Pichon, issue de la noblesse d'Empire, posséda et habita l'hôtel dans l'intervalle.
Depuis le 12 novembre 2013, l'hôtel de Lauzun abrite l'Institut d'études avancées de Paris, un institut de recherche qui accueille en résidence des chercheurs internationaux en sciences humaines et sociales.
La façade côté avenue de Wagram de l'Hôtel Céramic, actuellement Elysées Céramic
Description :
L'édifice est un immeuble en béton armé. Sa façade est de style Art nouveau, recouverte sur les trois premiers étages de grès flammé (d'où le nom de l'établissement).
Historique :
L'hôtel est construit en 1904 par l'architecte Jules Lavirotte. Les céramiques sont réalisées par le céramiste Alexandre Bigot, les sculptures par Camille Alaphilippe.
L'immeuble est lauréat de l'édition 1905 du concours de façades de la ville de Paris. La façade et la toiture sur rue de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques en 1964.
Un petit article avec des recherches sur les crues de la Seine à Paris :
La crue de début mars 1658 :
La crue de mars 1658 à Paris
Les crues de la Seine, les flèches rouges correspondent aux crues exceptionnelles (plus de 7 mètres)
A remarquer les nombreuses crues des XVII et XVIIIème siècle
Le XIXème siècle :
Entre 1808 et 1909, Paris n'a connu qu'une crue importante, celle de 1876 dont la durée de retour est à peu près vingtennale. Pendant la même période, la Loire voisine a connu trois crues "séculaires". Dans un cas comme dans l'autre, seul l'examen des événements observés pendant la plus longue période historique possible permet de définir la durée de retour des grandes crues. Par ailleurs, la chronique des crues à Paris est très différente de celle de ses affluents : la crue de février/mars 1784 constitue le record toujours inégalé pour l'Oise et la Marne ; elle a été à peu près vingtennale à Paris. De même les crues de 1836 et 1856 n'ont jamais été dépassées en certains points du bassin de l'Yonne; elles ont été insignifiantes à Paris. Et une étude limitée à Paris constitue déjà une tâche de grande ampleur.
Les crues de la deuxième moitié du XXème siècle :
. le 16 février 1945, la Seine atteint 6,83 mètres,
. le 23 janvier 1955, la Seine atteint 7,24 mètres,
. le 14 janvier 1982, la Seine atteint 7,12 mètres,
. le 24 mars 2001, la Seine atteint 5,21 mètres.
La crue du printemps 2016
Après des semaines de pluies au printemps 2016, la Seine atteint la cote de 6,10 mètres à Paris dans la nuit du 3 au 4 juin. Les stations de métro Saint-Michel et Cluny-Sorbonne sont fermées. Trois lignes de train du réseau francilien sont fermées ainsi que le RER C entre Austerlitz et Javel.
Les musées du Louvre et d'Orsay ferment pour évacuer des oeuvres stockées dans leurs réserves. Le Grand Palais et deux sites de la Bibliothque nationale de France (BnF) sont également fermés au public. 15.000 foyers sont privés d'électricité en Ile-de-France.
Le bilan humain est de quatre morts et 24 blessés. Le coût des indemnisations est évalué entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros.
La crue de la Seine le 3 juin 2016
La crue de janvier 2018
La crue du mois de janvier 2018
Le Zouave du pont de l'Alma, le 5 février 2018 Photographie Thérèse Meurise
La crue de janvier 1910 :
La Seine a connu des crues mémorables. La crue de 1910 est la crue majeure du 20ème siècle, le Zouave avait alors de l'eau jusqu'aux épaules . Le niveau de la Seine avait atteint un record de 8,68 mètres :
La crue de la Seine à Paris en 1910 : le 28 janvier Sources : Diaporama Curieux57
Une crue est considérée comme : moyenne, à partir d'une hauteur d'eau de 5 mètres. Ce type de crue ne génère que des perturbations mineures liées à la fermeture de certaines voies routières, majeure lorsque la hauteur d'eau atteint au moins 6 mètres, exceptionnelle lorsque la hauteur d'eau dépasse 7 mètres.
Le Zouave du pont de l'Alma, référence de niveau de la Seine.
Le Bassin de la Seine et ses affluents
Effet marée : Les coefficients importants de marée freinent l'écoulement de la Seine, ce qui expliquent les
graves inondations actuelles en Seine-Maritime.
A Elbeuf, le niveau de la Seine atteint 10.97 mètres. (10.67 mètres en juin 2016)
Par contre, pas d'inondations dans l'estuaire de la Seine (Honfleur, Tancarville et Berville-sur-Mer.
La pluviométrie à Rouen : 167 mm de pluie en janvier 2018
Camille Claudel à Paris Evénementiel Camille Claudel in Paris, her history
Mercredi 26 juillet 2017 : visite à Paris avec Sue, une chercheuse américaine de San Francisco, étudiante et spécialiste de l’œuvre de Camille Claudel.
Un compte-rendu tardif et un article terminé en janvier 2018. Il y aura des corrections en anglais, bien sûr, par ses soins.
Merci aussi aux corrections de Sarah en 2018.
La première partie de la visite en français, bientôt en anglais
The first part of the tour in French, soon in English
Le quartier Montparnasse et l'arrivée de la famille Claudel à Paris The Montparnasse district and the arrival of the Claudel family in Paris
Première étape : départ du métropolitain Edgar Quinet, R.V. devant mon fournisseur de
peinture et de papier dessin et aquarelle "L'Artiste Peintre", 54, boulevard Edgar Quinet.
Rue Delambre, place Pablo Picasso. A voir sur cette place, la statue en bronze de Balzac.
Hist : en 1887, lors d’un premier voyage en Touraine à la recherche de références pour l’élaboration du Monument à Balzac, Camille Claudel et Rodin séjournent au château de l’Islette à Azay-le-Rideau. Pendant quatre étés consécutifs, Camille Claudel y retournera pendant quatre étés consécutifs. Elle y élabore son projet de buste de la petite-fille du propriétaire du château, "La Petite Châtelaine".
1887: Her trip to Touraine with Rodin in search of references for the monument to Balzac. They stay at Château de l’Islette in Azay-le-Rideau. 1890 – 1892: Camille Claudel spends summers at Château de l’Islette in Azay-le-Rideau, where she is joined by A. Rodin.
Rodin travaille en Touraine sur son projet de statue de Balzac, une commande de la société des écrivains. Son œuvre terminée fera scandale.
Rodin works in Touraine on his project for a statue of Balzac, an order from the writers' society. His finished work will cause a scandal;.
Rue de la Grande Chaumière :
Histoire : Sur le conseil de son ami Alfred Boucher, sculpteur reconnu, Louis-Prosper Claudel envoie sa famille à Paris pour que sa fille Camille puisse bénéficier d’un enseignement artistique.
Inscrite aux cours de l’Académie de la Grande Chaumière (l’École des Beaux-Arts était alors interdite aux femmes), Camille Claudel loue en 1882 un atelier rue Notre-Dame-des-Champs, qui accueille bientôt d’autres femmes sculpteurs, en particulier des Anglaises, parmi lesquelles Amy Singer, Emily Fawcett et Jessie Lipscomb. Alfred Boucher corrige de temps à autre le travail des demoiselles, mais lauréat du Prix du Salon, il doit partir pour l’Italie dès 1882 et cherche donc un remplaçant. Le soutien qu’il a apporté à Rodin quelques années plus tôt lors de l’affaire de l’Âge d’airain a créé une amitié sincère entre les deux artistes, et c’est tout naturellement que Boucher lui confie ses jeunes élèves. Les premières œuvres que Camille Claudel montre à Rodin lui font forte impression : le buste de la Vieille Hélène, au réalisme pathétique, et Paul à 13 ans, traité dans un style plus classicisant.
1882 : On the advice of his friend Alfred Boucher, an established sculptor, Louis-Prosper Claudel sent his family to Paris so that his daughter Camille might study art.
She attended classes at the Académie Colarossi, on the Rue de la Grande Chaumière (the École des Beaux-Arts did not admit women at this time) and, in 1882, rented a studio on Rue Notre-Dame des Champs, which she soon shared with other sculptresses. Among them were the artits Amy Singer, Emily Fawcett and Jessie Lipscomb. Boucher supervised their work on an occasional basis, but having won the Paris Salon prize, he was obliged to go to Italy in 1882 and thus looked for someone to replace him. The support that he had given
Rodin some years earlier during The Age of Bronze affair had forged a solid friendship with the two artists, and so Boucher naturally entrusted his young pupils to Rodin, who was impressed by the first works that Camille Claudel showed him. The dramatic realism apparent in the bust of Old Helen and the more conventional handling of Paul at Thirteen moved him deeply.
Rue Notre-Dame-des-Champs
111, rue N.-D.-des-Champs : en 1882, la mère de Camille et ses enfants emménage.
The aparterment of Camille and her family
117, rue N.-D.des Champs : Camille loue un atelier tout proche. Elle partage celui-ci avec d'autres artistes, notamment des amies anglaises qu'elle a dû rencontrer à l'académie Alfred Boucher, installé à Paris depuis 1868.
Camille Claudel and her girlfriends studio.
Camille Claudel and Jessie Lipscomb, 117 rue N.-D. des Champs, 1887
Boulevard du Montparnasse :
135 bis boulevard du Montparnasse : en 1881, la mère et ses enfants s'installent à Paris et
louent un appartement au quatrième étage.
135 bis boulevard du Montparnasse: in 1881, the mother and her three children moved to Paris and rented an apartment on the fourth floor.
A voir sur le circuit :
A voir, en passant dans le quartier :
La fontaine de l'Observatoire, le cloître de l'ancienne abbaye de Port-Royal
Boulevard de Port Royal
Les jardins et les bâtiments du Val de Grâce à gauche.
The gardens and buildings of the Val de Grace on the left.
De la rue Notre-Dame-des-Champs au boulevard du Port-Royal
La famille Claudel au 31 boulevard du Port Royal au balcon The Claudel family at 31 Boulevard du Port Royal on the balcony
Le 31 boulevard du Port-Royal, la plaque de l'immeuble et l'étage d'habitation des Claudel
31 boulevard du Port-Royal, the plaque of the building and the residential floor of the
Claudel family.
du boulevard du Port-Royal à la rue de Turenne
Passage par le boulevard Auguste Blanqui, où au N° 113, Camille loue son atelier en 1888, et
Auguste Rodin loue la Clos Payen La Folie Neufbourg au N° 68 pour se rapprocher de Camille. Ce lieu connaîtra les amours de ce couple jusqu'en 1892.
Passage by Boulevard Auguste Blanqui, where at No. 113, Camille rented his studio in 1888, and
Auguste Rodin rents Clos Payen La Folie Neufbourg at No. 68 to get closer to Camille.
This place will be the love-net of the couple until 1892.
Carte de visite de Camille, avec son adresse boulevard d'Italie, actuellement boulevard Auguste Blanqui
L'avant-dernier atelier de Camille situé dans le Marais, au 63 riue de Turenne 75004 Paris
L'entrée du 63 rue de Turenne
1998 : la rupture avec Rodin
"L'Age Mûr" : 1893 Bronze 1902
1902 :
Her masterpiece, The Age of Maturity, was exhibited in plaster in 1899, before being cast in bronze in 1902. The original work, commissioned by the French state in 1895, is believed to have been destroyed by the artist after the second casting in 1913.
The subject presents us with three naked figures, a young woman on her knees whose outstretched hands appear to have just released from their grip the hand of an older man, who is held in the arms of another, older woman, who appears to be compelling the man forward and away from the young woman. The title points to an allegory of ageing, in which the man, the protagonist of the piece, is leaving his youth and moving towards old age and death.
Le dernier atelier de Camille Claudel quai de Bourbon (1899 à 1913)
The last artist studio
of Camille Claudel
quai de Bourbon (1899 to 1913)
Son atelier du quai Bourbon sera le dernier avant son internement par sa famille de 1913 à 1943. Elle ne créera plus rien durant es trente dernières années de sa vie.
"Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente" Camille Claudel.
Cammille Claudel's last studio and residence Quai Bourbon before le is sent to mental institution
by her family from 1913 to 1943. She will not create anything during
the last thirty years of her life.
"There is always something missing that torments me" Camille Claudel.
Photographie du début du siècle de l'entrée quai de Bourbon
"L'Abandon" "Vertumne et Pomone" 1905 marbre et bronze L'artiste travaillant sur Vertumne et Pomone
"L'Abandon" "Vertumne et Pomone" 1905 marble and bronze The artist working on Vertumne and Pomone
Sources bibliographie :
(1) : Photographie de William Elborn. Crédit image ADAAGP, Paris 75012
Le dernier atelier de Camille Claudel quai de Bourbon The last Camille'studio quai de Bourbon
de la rue de Turenne à l'avenue de la Bourdonnais
From rue de Turenne to avenue de la Bourdonnais
En 1892, Camille déménage pour s'installer au 11, avenue de la Bourdonnais (actuellement
7ème arrondissement)
Séjour à l'Islette en septembre. Poses de Marguerite Boyer, 6 ans, pour une de ses futures œuvres majeures "La Petite Châtelaine" (1892 à 1896)
In 1892, Camille moved to
11 avenue de la Bourdonnais
(currently 7th arrondissement)
Visit to Islette in September. Poses of Marguerite
Boyer,
6 years old, for one of her future major works
"La Petite Châtelaine"(1892-1896)
Les différentes versions de la "Petite Châtelaine" 1892 à 1896. (Terre, marbre et bronze)
The different versions of the "Little Châtelaine" 1892 to 1896.
Les animaux de François Pompon (Saulieu 1855 - Paris 1933)
"J'aime la sculpture sans trou ni ombre" François Pompon
L'Ours blanc :
C'est cette sculpture, de l'Ours blanc, présentée lors du Salon de 1922, qui fit le succès de François Pompon à l'âge de 67 ans.
L'Ours blanc de François Pompon
Musée d'Orsay à Paris
Fils d'un artisan ébéniste, François Pompon entre à l'École des Beaux-Arts de Dijon après avoir travaillé la pierre et le bois à Saulieu pour gagner sa vie.
Il étudie l'architecture et la sculpture et acquiert quelques rudiments de gravure. En 1874, il part pour Paris et entre en relations avec les entrepreneurs qui transforment le Paris du Second Empire.
Connu surtout comme sculpteur animalier, il exaltera le lyrisme de la lumière dans le poli des surfaces et l'économie de détails. Après avoir été conservées au Jardin des Plantes, les Trois cents pièces léguées par François Pompon ont été transférées définitivement à Dijon, au Musée des Beaux-Arts. (fermé actuellement pour travaux)
Il exécute des figures décoratives et des cariatides pour la façade de l'Hôtel de Ville, puis entre comme praticien chez Rodin où il restera quinze ans. Il lui faudra attendre l'âge de 67 ans et le Salon d'Automne de 1922 pour accéder au succès avec "l'Ours blanc".
Historique : En 1918, François Pompon réalise son premier "Ours brun", dit aussi "Ours noir", "Ours à miel", tête baissée, en plâtre blanc de petite dimension (10 cm de haut).
L'Ours brun de François Pompon, en haut et à droite
L'Ours blanc de Dijon :
L'Ours banc d'après François Pompon
L'Ours blanc de l'entrée du parc est une reproduction de 1937 par le sculpteur Henry Martinet par de l'Ours blanc de François Pompon du Musée Pompon 1855 - 1933
Ours blanc, copie d'après François Pompon d'Henry Martinet
Photographie Daniel Micheneau 26 janvier 2018
L'Ours blanc de François Pompon à Saulieu photographie J.-P. K. août 2018
L’œuvre exposée de François Pompon et un moulage en résine d’après l’œuvre originale en plâtre de l'artiste en 1928.
Médaillon bronze de François Pompon à Saulieu
L'Ours blanc de Pompon et La Baleine de l'artiste : deux images symboliques fortes de Saulieu
François Pompon et son art : l'atelier d'Auguste Rodin et Camille Claudel
Pendant des années, Pompon est l'un des praticiens les plus recherchés de Paris, taillant le marbre pour Auguste Rodin et pour Camille Claudel. Mais à partir de 1905, par réaction à l'expressionnisme rodinien, Pompon abandonne la figure humaine au profit des animaux qu'il observe au Jardin des Plantes : l'Ours blanc est le plus bel aboutissement de cette veine et c'est lors de sa présentation au Salon d'Automne, en 1922, que l'artiste obtient tardivement son premier succès public, à l'age de 67 ans.
Éliminant l'accessoire et le détail, il abandonne tout rendu réaliste pour s'attacher à "l'essence même de l'animal". Cette économie de moyen donne à l’œuvre une présence qui trouve sa véritable force dans l'échelle monumentale. Loin de l'anecdote, elle révèle la recherche d'une intemporalité, d'une permanence : sous les dehors silencieux des formes pleines, l'univers de la sculpture lisse devient le lieu d'éclosion d'une aspiration à la forme universelle. "Je conserve un grand nombre de détails destinés à disparaître, disait Pompon. Je fais l'animal avec presque tous ses falbalas. Et puis petit à petit, j'élimine...". Colette était frappée par les pattes "épaisses et muettes" de ses animaux.
Les sculptures de Pompon se caractérisent par une appréhension intuitive, des formes aux contours arrondis, un refus de la géométrie, un goût pour les matériaux traditionnels.
disait-il, privilégiant les pierres claires, sans obstacle à la coulée du jour sur les volumes.
Rodin lui avait appris la maîtrise des profils, le rendu du mouvement agglomérant plusieurs gestes pour en concentrer la puissance. Pompon entre ainsi dans une tradition classique de la sculpture que l'on peut suivre d'Aristide Maillol à Constantin Brancusi. Dans le panorama de la sculpture entre 1900 et 1914, il sut trouver une alternative à la déconstruction cubiste.
L'Ours blanc du musée d'Orsay
François PomponOurs blanc(1923 à 1933)statue en pierreH. 1.63 ; L. 2.51 ; P. 0.9musée d'Orsay, Paris, France
Il existe aussi une esquisse en plâtre dans une collection particulière, une esquisse en plâtre au musée d'Orsay (RF 3790), un grand modèle plâtre a été exposé à Paris au Salon d'Automne en 1922, conservé au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, un autre exemplaire en pierre est sur le Monument Pompon, place d'Arcy à Dijon, des réductions (H 25 cm) en plâtre, dont des exemplaires sont aux musées de Lyon, Saint-Omer ..., un marbre est au musée de Dijon, des biscuits et porcelaines sont édités par la manufacture de Sèvres en 1925. Une réduction en marbre a été exposée à Paris, au Salon d'Automne en 1923.
Comment écrire sur le sculpteur Bartholdi sans décrire son oeuvre majeure " La statue de la Liberté à New-York" de son nom officiel "La Liberté éclairant le monde".
La Liberté éclairant le monde (Liberty Enlightening The World), plus connue sous le nom de Statue de la Liberté est une œuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi (Colmar 1834, Paris 1904)
Elle fut construite en France et offerte par le peuple français, en signe d'amitié entre
les deux nations, pour célébrer le centenaire de la Déclaration d'indépendance américaine. La statue fut dévoilée au grand jour le 28 octobre 1886 en présence du président des Etats-Unis, Grover Cleveland. L'idée venait du juriste et professeur au Collège de France Edouard de Laboulaye en 1865. Le projet fut confié, en 1871, au sculpteur français Auguste Barthodi. Pour le choix des cuivres devant être employés à la construction, l'architecte Eugène Violet-le-Duc eut l'idée de la technique du repoussé. En 1879, à la mort de Viollet-le-Duc, Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel pour décider de la structure interne de la statue. Ce dernier imagina un pylône métallique supportant les plaques de cuivre martelées et fixées.
La structure a été conçue dans les ateliers Gustave Eiffel à Levallois-Perret et dans le XVIIe arrondissement de Paris là où se montaient les pièces de cuivre.
La Statue de la Liberté dominant la rue de Chazelles, Photographe Paul-Joseph-Victor Dargaud, vers 1885.
Le 25 rue de Chazelles (Métro Courcelles)
L’immeuble actuel du 25 rue de Chazelles a ce jour peu d'intérêt. Une halte-souvenir
s’impose néanmoins. C’est en effet ici que fut construite la statue de la Liberté éclairant le monde qui domine aujourd’hui le port de New-York.
A l’époque, dans les années 1880, les lieux sont aux mains d’un architecte, Gaget, et d’un ingénieur, Gauthier. Les deux hommes ont pris la suite des ateliers Monduit fondés vers 1820 à Saint-Germain-en-Laye par Philippe Monduit et transférés rue de Chazelles par son fils Honoré en 1860.
La nouvelle société Gaget Gauthier et Cie garde les mêmes spécialités : la couverture, la plomberie, la distribution d’eau dans les villes, mais aussi les travaux d’arts en plomb et en cuivre.
La maison, qui emploie 300 à 350 personnes, s’est déjà fait connaître en restaurant en 1873 la Colonne Vendôme, renversée et brisée par les communards deux ans plus tôt. Mais la Liberté, la plus colossale des statues alors jamais conçues, représente un chantier bien plus spectaculaire encore.
Le quartier de la rue de Chazelles
Choix du visage de la statue :
Plusieurs hypothèses ont été proposées sur la modèle ayant servi au sculpteur :
portrait de sa mère, son épouse, une jeune femme aperçue sur les barricades, Sarah, future femme de son ami et fondé de pouvoir Adolphe.
L'étude très sérieuse de Nathalie Salmon avec son livre "Lady Liberty, I love you, L'histoire vraie de la statue" semble le confirmer.
Le livre de Nathalie Simon
Autre source du visage de la statue de la Liberté :
La vie d'Isabelle Boyer ressemble à un roman passionnant. Elle est née à Paris, fille d'un pâtissier africain et d'une mère anglaise. Isabella avait une beauté particulière et à vingt ans, elle épousa Issac Singer, le fabricant de machine à coudre, âgé de 50 ans. Après la mort de Singer, Isabella est devenue la femme la plus riche du pays. Il n'est pas étonnant qu'elle est été choisie comme modèle pour la statue de la Liberté, tant elle incarnait le modèle américain. Veuve, Isabella parcouru le monde et épousa le violoniste néerlandais Victor Robstett, devenant ainsi comtesse. Il devient une figure marquante en Amériques et rencontra le sculpteur français Auguste Bartholdi lors d'un évènement mondial. Bartholdi, impressionné par sa beauté et son histoire, utilisa son visage comme modèle pour la Statue de la Liberté. Isabella se maria une troisième fois, à l'âge de 50 ans, a Paul Sohege, célèbre collectionneur d'œuvre d'art et décéda en 1904 à l'âge de 62 ans, mais son visage perdure dans la figure emblématique de New-York, symbolisant la liberté et la fierté américaine sur l'île Bedlow.
Elle est inhumée au cimetière de Passy
Crédit au propriétaire légitime
La Liberté éclairant le monde
Images d'époque montrant les structures de la statue
Quelques chiffres de la statue :
Les travaux de confection et d’érection de la "Statue de la Liberté" ont eu lieu dans les ateliers
de "Plomberie et Cuivrerie d’Art" Monduit, Gaget, Gauthier et Cie, puis à compter de 1880 Monduit et Béchet — Gaget Gauthier successeurs, établis 25, rue de Chazelles à Paris, et ce entre 1875 et 1884.
Constituée d’une enveloppe d’environ 300 feuilles de cuivre, d’une épaisseur variant de 0,80 à 3,00 millimètres, martelées, rivetées et suspendues à une armature métallique interne, la statue d’un poids de 254.000 kilogrammes atteint 46,05 mètres de hauteur.
Le monument définitif complet (piédestal + statue), atteint quant à lui 73,25 mètres de hauteur, sur des fondations profondes de 19,80 mètres. Le chiffre de 93,00 mètres que l’on avance ordinairement est celui de son élévation au-dessus du niveau moyen de l’océan en rade de New York.
En 1885 lors du démontage de la statue. Chacune des 300 pièces qui la constituent est numérotée puis mise en caisse. En mai, soixante-dix wagons les acheminent vers Rouen, où elles sont transbordées sur la frégate L’Isère qui appareille le 21 mai. Le matin du 19 juin L’Isère arrive à New York accueillie en grande pompe.
ses caractéristiques :
Hauteur piédestal-torche
92.99 m
Hauteur pieds-tête
33.86 m
Hauteur de la tête
5.26 m
Largeur de la tête
3.05 m
Espace inter-orbites
0.76 m
Longueur du bras droit
12.80 m
Longueur de la main
5.00 m
Le socle, lui, est en pierres granitiques du Connecticut.
Le financement total s'est monté à 1 000 000 de francs de l'époque. Pour en savoir un peu plus sur le financement français de la statue (proprement dit) et socle (non compté du côté français), financement laborieux, il faut le préciser.
Technologiquement la statue est un vrai exploit, surtout avec les connaissances de l'époque. Le principe du cuivre repoussé était déjà acquis, mais il n'avait jamais été mis en oeuvre pour un monument d'une telle taille. Le principe d'agrandissement a également été difficile à utiliser. Le sculpteur Auguste Bartholdi a créé un modèle d'1 mètre 20, qui lui a servi à la construction d'une statue intermédiaire de 11 mètre 50 (qui a servi de modèle à la réplique parisienne du pont de Grenelle, sur l'île aux cygnes). Ce modèle a été découpé en 12 tronçons, tous mesurés en de nombreux points dans les 3 dimensions, puis reporté sur un modèle en plâtre construit d'après l'agrandissement des mesures. Une fois parfaitement au point, ce modèle en plâtre servait à la construction d'un gabarit en bois, en négatif, sur lequel les ouvriers martelaient les plaques de cuivre. Cette chaîne de construction des pièces, si elle était peu sophistiquée, était pragmatique et s'est révélée d'une redoutable efficacité.
Par ailleurs l'établissement des relations entre la France et les Etats-Unis est aussi un motif de satisfaction. En effet, au début du projet le sculpteur n'avait guère que quelques vagues contacts en Amérique, tous des connaissances d'Edouard de Laboulaye, politicien, juriste et américanophile. C'est lui qui était à l'origine de l'idée de la construction de la statue de la Liberté. Malgré ces faibles contacts, Auguste Bartholdi se rendit sur place et tissa des liens suffisamment forts pour que le projet puisse être lancé, poursuivi et parvenir à son terme. Cette capacité à soulever des montagnes est à mettre au crédit des partisans de la statue.
Sources musée Bartholdi
« Bartholdi, portrait intime du sculpteur, l’exposition »
Parmi toutes les copies de la statue de la Liberté, la plus connue est sans aucun doute celle de Paris située sur l'Ile aux cygnes, mais il faut savoir qu'il y a au moins 6 statues de la Liberté à Paris.
La première est un des agrandissements en plâtre qu'a exécuté Auguste Bartholdi pour concevoir la statue originale; elle est exposée dans le musée des Arts et Métiers à Paris. la seconde à l'entrée de ce musée et c'est une réplique parfaite de celle qui est située dans ce musée.
La troisième sert d'enseigne publicitaire au bar-restaurant "American Dream" situé dans la capitale.
La quatrième est au musée d' Orsay; c'est un don de la veuve de Bartholdi. Initialement placée dans les jardins du Luxembourg, elle est déplacée pour être mise à l'abri.
La cinquième, probablement la plus connue des répliques, se situe sur l'Ile des cygnes prés du pont de
Grenelle. (dernière photographie de la statue le 4 janvier 2024
La sixième se situe au jardin du Luxembourg : elle a été placée en 1906 dans le jardin du Luxembourg et remplacée en 2012 pour des raison de conservation pour un réplique en bronze. (voir photographie jointe de janvier 2024)
Quelques autres œuvres connues de l'artiste :
Le Lion de Belfort à Paris
La fontaine Bartholdi à Lyon, initialement prévue pour la ville de Bordeaux
Les travaux de la fontaine Bartholdi à Lyon sont terminés !
La fontaine Bartholdi en janvier 2018
La fontaine Bartholdi se situe place des Terreau dans le centre de la ville de Lyon, 1er arrondissement. Elle a été réalisée par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi et inaugurée en 1892.
Auguste Bartholdi est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis.
Historique :
La ville de Bordeaux décide, en avril 1857, de faire réaliser une fontaine pour la place des Quinconces. Elle lance un concours dont le lauréat est un jeune sculpteur de 23 ans, Frédéric Bartholdi, qui présente une œuvre inspirée du bassin d'Apollon à Versailles, réalisé par Tuby.
Cependant, le conseil municipal de Bordeaux ne donne pas suite à son projet. En 1886, après l'inauguration dans le port de New York de la Statue de la Liberté,le maire de Bordeaux reprend contact avec lui pour relancer l'ébauche réalisée près de trente ans plus tôt.
Bartholdi termine alors sa fontaine du Char triomphal de la Garonne, et la fait réaliser en 1888 par la société Gaget & Gauthier, qui a travaillé avec lui sur la Statue de la Liberté. La fontaine est présentée à l'Exposition universelle de Paris de 1889, dans la galerie centrale appelée « galerie de trente mètres », du fait de sa largeur. Mais Bordeaux stoppe tout une seconde fois. Le prix est jugé trop cher. Par la suite, Bordeaux choisit un autre projet, qui ressemble beaucoup au projet de Bartholdi.
Le maire de Lyon, Antoine Gailleton, est séduit par l'œuvre et décide de l'acheter (le prix était fixé à 150 000 francs). Le conseil municipal de Lyon donne son accord en juillet 1890, mais pour un prix de 100 000 francs. Bartholdi est déçu par le prix, mais vient tout de même à Lyon en automne de la même année, il écarte les sites du cours Perrache, de la place de la République et du parc de la Tête d'or qui ne lui conviennent pas, puis accepte celui de la place des Terreaux. La fontaine y est installée face à l'hôtel de ville à la suite de la décision du conseil municipal de mars 1891, et son inauguration a lieu le 22 septembre 1892.
En 1992, la municipalité décide de réaménager l'espace à la suite de la construction d'un parc de stationnement sous la place. Lors de la rénovation de la place par Christian Drevet et Daniel Buren, la fontaine est déplacée pour des raisons d'ordre architectural. Il a été choisi par les concepteurs afin de donner l'illusion que l'eau s'écoule des pentes de la Croix-Rousse dans le sens du Rhône et de la Saône. Elle se trouve donc désormais face au musée des beaux-arts, qui contient d'ailleurs une bauche en terre cuite de la Statue de la Liberté'
Il y a également de l’eau vaporisée qui sort des naseaux des chevaux.
Le 29 septembre 1995 la fontaine Bartholdi est classée monument historique. Elle est alors inaugurée une seconde fois.
Le premier emplacement de la fontaine, place des Terreaux à Lyon
La fontaine Bartholdi en 2015 avant sa dernière restauration, de jour en haut, de nuit en bas
Au vu du mauvais état général de la statue, une restauration prévue en janvier 2015 démarre effectivement en mars 2016, pour un budget de 2 750 000 euros.. En effet, la structure métallique est entièrement rouillée et la statue de plomb est déformée et fissurée. L'objectif de la restauration est double, pérenniser l'œuvre et redonner davantage de lisibilité et de vivacité à la sculpture.
Après renfort de la structure interne, chaque partie de la statue est délicatement démontée en mai et juin 2016, pour être transportée en atelier. Huit mois de traitement et trois mois de remontage sont prévus. Les travaux se sont terminés fin 2017.
Mars 2016 : démarrage de restauration de la fontaine Bartholdi,
De mai à juin 2016 démontage de la statue,
Photographies Arnaud Jacques Article Caroline Girardon
L'affichage des Entreprises et des financeurs publics
La restauration de la fontaine Bartholdi :
Coût des travaux : 3,1 M€, Répartition : Ville de Lyon 60%, DRAC 40% (Ministère de la Culture)
Les Entreprises de la restauration de la fontaine :
Installations de chantier, maçonnerie, pierre de taille :
COMTE La Gare 42600 Champdieu Tél. : 04 77 97 14 66
Ossature métallique et Plomb :
Fonderie de Coubertin, Domaine de Coubertin BP 78470 Saint-Rémy-lès-Chevreuse
DEAL Hydraulique SAS 28, rue Lamartine CS80112 69808 Saint-Priest Tél. : 04 72 14 43 30
Electricité – Mise en Lumière :
Eiffage Energie-Infrastructures Rhône-Alpes, rue Jacques Tati 69517 Vaux-en-Velin
Tél. 04 72 14 43 30,
Ventilation – Déshumidification :
Christian SAS 57, rue des Sources 69230 Saint-Genis-Laval Tél. : 04 72 66 18 18
La fontaine Bartholdi sur les cartes postales
Caractéristiques de la fontaine :
La fontaine pèse au total 360 tonnes. Elle est constituée de deux bassins et d'une statue pesant 21 tonnes, soutenue par une armature de fer sur laquelle aurait travaillé Gustave Eiffe habillée d'une peau de plomb de 4 mm. Cette peau en plomb est en fait constituée de deux épaisseurs de métal superposées d'une feuille de plomb d'une épaisseur comprise entre 1 et 1,5 mm et d'une feuille en alliage plomb/étain sur une épaisseur de 4 à 5 mm d'épaisseur. La statue mesure 4,85 mètres de haut pour une envergure de 9 m et le diamètre total est de 15 mètres. Il y a 9,33 m entre l'extrémité des pieds des chevaux extérieurs et 9,50 m entre le bord de la vasque haute et les naseaux des chevaux centraux. On distingue des griffes sur les sabots des chevaux. Cette fontaine est remarquable à la fois par ses dimensions monumentales et la prouesse technique de sa structure et des chevaux en porte-à-faux.
Elle représente la France et ses quatre fleuves.
Le groupe est constitué par une femme et par deux petits enfants sur un quadrige tiré par quatre chevaux marins. Commandée initialement par Bordeaux, elle se nommait Char triomphal de la Garonne : elle représentait la Garonne et ses quatre affluents.
La fontaine Bartholdi actuelle Sources photographie Mathilde Vinay
Quelques liens, documentation et sources :
Sites Wikipédia et affichages publics locaux : affichage des entreprises de restauration de la fontaine Bartholdi,
II, la suite des statues Cavaliers et Chevaux de Paris
Parvis de Notre-Dame de Paris. place Jean-Paul II
Charlemagne et ses Leudes :
En 1853, Louis et Charles Rochet se lancent dans la création d'un Charlemagne, à la suite de
deux autres statues équestres : Don Pedro 1er, à Rio de Janeiro et Guillaume le Conquérant à Falaise.
L’œuvre figure dans sa version en plâtre à l'exposition Universelle de 1867 et en bronze à celle de 1878 comme chef-d’œuvre de la production des fondeurs Thiébaut.
En 1879, le Conseil Municipal autorise l'exposition de la sculpture sur le parvis de Notre-Dame, mais elle n'est mis en place qu'en 1882 sur un châssis de bois recouvert de toile et demeure dans ses conditions provisoires pendant vingt-six ans. En 1895, la Ville de Paris acquiert finalement le monument en dédommageant les fondeurs du seul prix du bronze.
En ajoutant les deux figures en pied d'écuyers Roland et Olivier, les frères Rochet enrichissent la forme traditionnelle du groupe équestre en multipliant les axes de composition et les points de vue. L'intérêt du monument réside aussi dans sa recherche de vérité historique, reproduisant fidèlement des modèle supposé originaux, comme l'épée Durandal du musée de Madrid ou la couronne de Nuremberg conservée à Vienne.
L'Hôtel de Ville de Paris et la statue équestre d'Etienne Marcel
1341, quai de L'Hôtel de Ville 75004 Paris
Statue équestre d'Étienne Marcel :
En 1882, un concours est ouvert pour l'érection d'un monument à Étienne Marcel, prévôt des
marchands de Paris qui s'opposa au dauphin Charles V.
Pour les élus parisiens, l'hommage rendu au défenseur du pouvoir municipal face aux abus de la royauté rappelle le rôle exemplaire de la Capitale dans la naissance des nouvelles institution et célèbre symboliquement, dans un même monument Paris et sa République.
Le projet suscite de nombreux débats : certains élus préférant une figure debout, image d'un tribun, plutôt qu'un groupe équestre au caractère royal ou militaire; de même, le côté de l'Hôtel de Ville est préféré à l'axe central de la façade car il permet une perception de profil du monument, plus favorable au groupe équestre.
Commencée par le sculpteur Idrac et terminée par son compatriote toulousain Marquestre, l’œuvre présente un équilibre de proportion, une puissance d'expression mêlée de vérité naturelle, nettement inspirée des grands modèle de la Renaissance italienne. S'y ajoutent ici une volonté de reconstitution archéologique et un réalisme presque sévère, conformes au goût de l'époque.
Le Pont Neuf et la statue équestre d'Henri IV
La statue équestre d'Henri IV :
Le Génie des Arts
Le Génie des Arts, guichets du Carrousel du Louvre :
Le sculpteur toulousain Antonin Mercié exécuta en 1877 ce groupe destiné à remplacer aux guichets du Carrousel la statue équestre de Napoléon III de Barye, déposé après la défaite de Sedan.
Le dynamisme de la composition, le Génie des Arts descend de Pégase, cabré vers le ciel, précédé de la Renommée qui se retourne devant lui, rattache cette œuvre au courant baroque de la seconde moitié du XIXème siècle hantée par les chevaux de Marly, qui multipliera les figures lancées dans le vide, chevaux haletant et pégases cabrés, dans une exubérance qui va des couronnements de l'Opéra à ceux du Pont Alexandre III ou du Grand Palais.
Images du 29 janvier 2018 Guichets du Louvre côté Seine
La Paix conduite sur un char de triomphe
Arc de Triomphe du Carrousel, Paris 75001
La paix conduite sur un char de triomphe :
Monument à la gloire de la Grande Armée, l'arc de Triomphe du Carrousel est édifiée entre 1806 et 1809 à l'entrée de l'ancien Palais des Tuileries, devenu résidence officielle de l'Empereur.
Dessiné par les architectes Percier et Fontaine à l'imitation de l'arc de Septime-Sévère de Rome, le monument comporte une abondance décoration sculptée, conçue par Vivant Denon, illustrant la campagne de 1805 et la capitulation d'Ulm.
Au sommet de l'arc se détachaient initialement les chevaux de Saint-Marc, célèbre antiques provenant de l'Hippodrome de Constantinople, rapportés d'Italie par les troupes napoléoniennes.
La Restauration restitua à Venise ses chevaux et commanda au sculpteur François-Joseph Bosio un nouveau char triomphal, accompagné de Victoires aillées et conduit par la Paix, dont la rigueur classique évoque en tous points son modèle antique.
François-Joéeph Bosio est aussi l'auteur de Louis xiv de la place de la Victoire, qui montre le Roi Soleil en empereur romain sur un cheval cabré.
La statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides
La statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides :
La statue est située au centre de la place des Pyramides; dans le1er arrondissement de Paris. Son emplacement se situe à proximité du lieu où Jeanne d'Arc aurait été blessée lors de sa tentative ratée de prise de Paris.
Historique :
Le monument est une commande du gouvernement français faisant suite à la défaite du pays dans la guerre franco-Allemande de 1870. Parmi les 150 statues érigées à Paris au cours de la période 1870-1914, qualifiée d'« âge d'or de la statuomanie », celle de Jeanne d'Arc est l'unique commande publique passée par l'État (les autres étant dues à des initiatives privées)3. La symbolique de la statue est « la reconquête ».
Elle est exécutée par Emmanuel Fremiet, qui prend comme modèle Aimée Girod, une jeune Lorraine de 18 ans, et inaugurée en 1874. Le piédestal est dessiné par l'architecte Paul Abadie et la grille élaborée par Gabriel Davioud protège celui-ci. Cette statue de bronze est fondu par la Fonderie Thiébaut Frères.
Une autre version de la statue, financée par le mécène Osiris, est exécutée en 1889 par Frémiet pour la ville de Nancy sur la place Lafayette. Le cheval est réduit de taille, en 1899. Frémiet remplace le cheval de Paris par le modèle de Nancy, ce qui provoque une polémique.
La version de Frémiet de Jeanne d'Arc à cheval est reproduite en de nombreux exemplaires, on la retrouve entre autres àLIlle, Compiègne, Saint-Etienne, La Nouvelle-Orléans, Philadelphie, Portland et Melbourne.
Le monument fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 mars 1992.
Les Chevaux de Marly :
Les Chevaux de Marly au musée du Louvre
Place de la Concorde Paris 75008
Les Chevaux de Marly furent commandés en 1739 par Louis XV au sculpteur Guillaume
Coustou, pour orner «l'abreuvoir de Marly » situé à l'entrée du parc du château de Marly, afin de remplacer deux groupes sculptés. Ceux-ci, Mercure à Cheval sur Pégase et La Renommée à Cheval sur Pégase d'Antoine Coysevox avaient en effet été déplacés en 1719 dans le jardin des Tuileries. Les modèles sont choisis par le roi en 1743 et furent installés à Marly en 1745, après seulement deux ans de travail.
En 1794, ils sont transférés place de la Concorde. Restaurés en 1840 par Louis-Denis Caillouette (1790-1868).
En 1984 notamment en raison du fait que le défilé des blindés du 14 juillet les fragilisait, ils sont remplacés par des copies en marbre reconstitué réalisées par Michel Bourbon dans l'atelier d'une filiale de Bouygues. Ce dernier en profite pour demander le droit d'en réaliser une copie supplémentaire qui est placée au siège social de Bouygues Construction. Les originaux sont conservés au Musée du Louvre dans une ancienne cour de l'aile Richelieu transformée en patio, appelée la cour Marly.
Musée du Louvre 29 janvier 2018
Parc de Marly
Les cavaliers de la place de la Concorde côté jardin des Tuileries
Le chateau de Marly, peinture
Photographie ancienne des Chevaux de Marly
Statue équestre d'Albert 1er, roi des belges
Cour de la Reine, Paris 75008 :
La statue équestre d'Albert 1er, roi des belges :
Le roi des belges, refusant d’accorder le passage dans son pays à l’armée allemande, rejoignit les troupes alliées. Lorsqu’il mourut dans un accident, les Français manifestèrent leur tristesse en lançant une souscription pour un portrait équestre, exécuté par le sculpteur Armand Martial.
Latitude : 48.864585
Longitude : 2.318271
Statue équestre de La Fayette
Cours de la Reine, Paris 75008
La statue équestre du général La Fayette :
Un Américain du nom de Robert Thompson, souhaitant remercier la France pour la statue de la Liberté offerte aux américains, ouvrit une souscription auprès des écoliers américains afin d'ériger une statue à la gloire du général La Fayette.
La France agrée le projet en 1899, le sculpteur choisi est l'américain Paul Wayland Barllett (1865-1925). On lui donne comme délai l'exposition universelle de 1900.
En raison du délai trop court, le sculpteur réalise un modèle en plâtre. L'inauguration a lieu le 4 juillet 1900, jour anniversaire de l'indépendance américaine. La statue est installée dans la cour Napoléon du Louvre.
Par la suite, le sculpteur doit réaliser la statue en bronze, mais il n'est pas satisfait de son œuvre. Il remplace le costume Louis XVI par un costume de l'époque révolutionnaire. Il supprime la perruque et le tricorne le faisant apparaitre tête nue. L'épée qu'il tenait par le fourreau est présentée dégainée lame vers le haut.
La tortue au pied de la statue :
Ce n'est qu'en 1908 que la statue en bronze remplace le projet en plâtre.
En raison des travaux pour l'aménagement de la pyramide du Louvre la statue est transportée à son emplacement actuel le 10 avril 1985. Mais installée entre deux rangées d'arbres tout
proches, elle ne dispose pas d'un recul suffisant pour être bien observée.
Comme pour se moquer de lui-même et de sa lenteur, le sculpteur a fait apparaître une petite tortue sous les jambes du cheval du côté gauche.
La statue équestre de Simon Bolivar (Simón Bolívar) :
La statue est la quatrième copie de l'œuvre du sculpteur français Emmanuel Frémiet, commandée au début du XXe siècle par la ville de Bogota en Colombie. La copie est offerte en 1930 par les républiques d'Amérique latine lors du centenaire de la mort de Simón Bolívar. Deux autres copies sont érigées à Barranquilla en Colombie et La Paz en Bolivie.
Installée à l'origine place de la Porte de Champerret, la statue est déplacée sur le cours la Reine en 1980.
Situé place du Canada dans le 8ème arrondissement, à proximité du Grand Palais, ce monument réalisé par l’artiste russe Vladimir Sourovtsev porte cette inscription en français et en russe :
En 1916, à la demande des Alliés, la Russie envoya en France deux brigades spéciales du corps expéditionnaire russe. Plus de 20 000 hommes participèrent aux opérations militaires en Champagne. Plus de 5 000 d'entre eux, soldats et officiers russes, perdirent la vie sur les champs de bataille français.
"A la mémoire des soldats et officiers du corps expéditionnaire russe qui ont combattu sur le sol français entre 1916 et 1918
La France et la Russie reconnaissance"
La Renommée au Combat (1897/1900) Pierre Granet rive gauche, amont et La Renommée de la Guerre (1897/1900) Clément Steiner rive gauche, aval.
La Renommée de l'Agriculture (1897/1900) Emmanuel Fremiet rive droite, aval et La Renommée des Arts (1897/1900) Emmanuel Fremiet rive droite, amont.
Les quadriges du Grand Palais : "L'Harmonie triomphant de la Discorde" et "L'Immortabilté devançant le Temps"
Les quadriges de Georges Récipon au Grand Palais
Les corps d'angle de la façade principale du Grand Palais convergent vers un élément
essentiel : les quadriges de Récipon. Ces deux sculptures en cuivre, aux inspirations baroques, ont été imaginées par Georges Récipon, également auteur d'une partie des décors du pont Alexandre-III. Les deux groupes représentent "L'Harmonie triomphant de la Discorde" côté Seine, et "L'Immortalité devançant le Temps" côté Champs-Élysées. Chefs-d'œuvre de légèreté, malgré leur poids de douze tonnes, les chevaux semblent s'élancer dans le ciel de Paris, à 30 mètres au-dessus du sol.
Abîmés par le temps, les quadriges font partie des priorités lors de la première phase des travaux de restauration du Grand Palais. Ils sont déposés pièce par pièce entre juillet et septembre 2001. D'abord stockés dans la Nef, ils sont ensuite transportés dans les ateliers de la Socra à Périgueux. Restaurés au cours de l'année 2003, les quadriges retrouvent leur place en 2004, ainsi que leur belle patine verte grâce à une oxydation accélérée.
Photographie ancienne du Grand Palais
Documentation et sources :
"Les Balades du patrimoine : un nouveau regard sur le Patrimoine parisien" de Notre-Dame au Grand Palais. Mairie de Paris. Fiche N° 07.
Site Wikipédia, Paris 1900, anciennes cartes postales