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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Les débuts d'un carnet de voyage au château de l'Islette en Touraine
A suivre
Le château , son plan et similitude avec son voisin
La façade sud et son parc
Le cadran solaire et son analemme (courbe dessinée en 8 au centre)
Le cartouche sculpté d'époque Renaissance, situé au-dessus de l'entrée de la façade sud
L'entrée du château
Le château et le moulin, aquarelle monocouleur
Le moulin vu du pont d'entrée au château
Vue du château et sa passerelle d'accès
La Grande salle où Camille Claudel et Auguste Rodin ont probablement travaillé sur la Petite Châtelaine et le Monument Balzac
La cheminée de la Grande Salle
La Petite de l'Islette de Camille Claudel
Les portraits de Rodin et Camille dans la salle des gardes utilisée en tant que lieu d'exposition
"La Petite Châlelaine" et son modèle Marguerite Boyer, la petite fille des propriétaire agée alors de 6 ans en 1892
Marguerite Boyer, la petite-fille du propriétaire du domaine de l'Islette pose pour Camille Claudel
La "Petite Châtelaine" 1896 marbre blanc de Camille Claudel
Crayon de couleur sépia
La genèse d'une œuvre majeure de Camille Claudel
(1892 à 1896)
Camille à 20 ans, aquarelle et crayon de couleur sanguine, d'après un portrait de César
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Version en marbre de 1892
La version en bronze de l'Islette (aquarelle)
Crayon de couleurs sépia tendance violette
"La Petite Châtelaine" aquarelle
Les différentes versions de la "Petite Châtelaine" de Camille Claudel (1892 à 1896)
"Camille Claudel au Bonnet" d'Auguste Rodin
L'ancien bâtiment de briques du XVème siècle
Les deux étages visitable du château de l'Islette
Le Monument BalZac d'Auguste Rodin
Auuste Rodin en 1893. Il a alors 53 ans
Le Monument Balzac d'Auguste Rodin
Les études d'Auguste Rodin pour son projet BalZac Estager son modèle
Estager, le modèle d'Auguste Rodin pour le personnage de Balzac:
Balzac, d’après une photographie de l'époque
Je ne sais pas si Auguste Rodin avait eu connaissance de ce rare portrait
Le Monument Balzac à Paris VIIème
"La Valse" ou "Les Valseurs", une oeuvre de camille étudiée au château de l'Islette
Le moulin de l'Islette
Pique-nique près du bord de l'Indre
« Vous ne pouvez vous figurer comme il fait bon à l’Islette… et c’est si joli là ! … Si vous êtes gentil à tenir votre promesse, nous connaîtrons le paradis ? »
Noms prénoms ou surnoms date de naissance-décès (date d'entrée au Panthéon)
C215 enrichi sa célèbre série "Illustres" avec de nouveaux portraits.
Il les dissémine dans le quotidien des citoyens, dans le Ve arrondissement, autour du Panthéon.
Ce parcours extérieur est complété par une exposition présentant sa démarche et quelques objets de sa collection dans la crypte du monument.
L’artiste relève ainsi le défi de marquer la présence des personnages illustres dans la ville aujourd’hui, ses pochoirs colorés réaffirmant la présence sensible et quotidienne de ces grandes figures dont les passants croiseront le regard vif et saillant au détour des rues pendant les prochaines semaines.
Les Illustres et l'emplacement de leur portrait par l'artiste C215 :
Berty Albrecht, sur une boite à feux, 176, rue Saint-Jacques
Guillaume Apollinaire, sur une porte du cinéma La Filmothèque du Quartier Latin, 11, rue Champollion
Henri Bergson, sur une boite aux lettres, 160, rue Saint-Jacques
Pierre Antoine Marcellin Berthelot, sur une boite à feux, 5, rue Clotaire
Louis-Antoine de Bougainville, sur une boite à feux, 193, rue Saint-Jacques
Louis Braille, sur une boite aux lettres, 23, rue Jean de Beauvais
Pierre Brossolette, sur une boite aux lettres devant la mairie du Ve, 21, place du Panthéon
René Cassin, sur une porte en métal du collège Sainte-Barbe, 11, impasse Chartières
Aimé Césaire, sur une boîte à feux, 50, rue Saint-Jacques
Marie Curie, née Skłodowska, sur un algéco de l’Institut Marie Curie, 20, rue d’Ulm
René Descartes, dans un porte-menu du restaurant La Méthode, 2, rue Descartes
Alexandre Dumas, sur un mur au pied de l’escalier, rue Jacques-Henri Lartigues
Victor Hugo, sur une boite à feux, 7, rue Soufflot
Jean Jaurès, sur une porte de l’Ecole Normale Supérieure, 44, rue d’Ulm
Paul Langevin, au dos du panneau du square Paul Langevin, 17, rue Monge
Jean Lannes, duc de Montebello, sur une boite à feux au croisement de la rue de l’Estrapade et de la rue Clotilde
André Malraux, boite à feux, 8, rue d’Ulm
Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, sur un mur à droite des escaliers, 17, rue Malbranche
Gaspard Monge, sur une boite aux lettres, 27, rue Monge
Jean Moulin, sur un boitier électrique, 25, rue de l’Estrapade
Paul Painlevé, sur un panneau du square Paul Painlevé, 8, place Paul Painlevé
Jean-Jacques Rousseau, sur un boitier électrique, 7, place du Panthéon, au coin de la rue d’Ulm
Antoine de Saint-Exupéry, sur une boite dans le collège de France, 9, impasse Chartières
Dans la crypte du Panthéon, vous pourrez observez de plus près les outils de travail et le processus de création de C215 pour réaliser ses pochoirs.
La volonté de l’artiste de faire dialoguer les itinéraires personnels et les actions célèbres des illustres, comme fil conducteur de sa pensée, est mise en avant.
Ainsi, des ouvrages littéraires, lettres manuscrites, et objets professionnels de Marie Curie, Germaine Tillion, André Malraux, Victor Hugo ou Antoine de Saint-Exupéry sont exposés. Ces objets symboliques, dont certains sont agrémentés de portraits réalisés par C215, mettent en exergue le domaine pour lequel ces illustres sont honorés.
Ne manquez pas l'interview filmée de l’artiste dans laquelle il aborde son rapport au Panthéon, aux gloires de la Nation, à la pratique des graffitis et aux messages que ces derniers véhiculent.
Telle une invitation à la découverte en extérieur des portraits des personnalités honorées au Panthéon, dix photographies montrent l’artiste en plein travail de réalisation de ses œuvres.
Biographie de C215
« Peu de moments de l’enfance ou de l’adolescence ont autant marqué leur empreinte sur un artiste. Né en 1973, Christian Guémy alias C215, perd sa mère alors qu’il n’a que six ans. Ce sont ses grands-parents qui l’élèvent, avec ses oncles et tantes. Cette fratrie marque Christian entre volonté d’intégration et envie de liberté.
Éloigné de toute sensibilité culturelle, le jeune Christian se forme seul, se confronte de manière intuitive aux œuvres d’art. Sa formation universitaire le conduit à Paris, c’est tout à la fois un éloignement familial presque choisi et une rupture qui crée un nouveau manque. C’est après une première période professionnelle que la création artistique s’impose dans sa vie, après une rupture cette fois avec son ancienne épouse et sa fille Nina.
Après des visages torturés, il développe un art du pochoir sensible qui révèle – avec une acuité extraordinaire – la profondeur des hommes et des femmes représentés. Son travail se caractérise par une volonté inextinguible d’être accessible à tous, toujours au plus près de ses figures représentées. Ainsi, pour être au plus proche d’elles, il colonise leurs objets. Ces figures sont celles de son humanité, de ses choix : des animaux, sa fille, ses héros.
Pour cette exposition, le choix de vingt-huit grandes figures du Panthéon fut rude, tant par sa générosité, il voulait embrasser le plus grand nombre. Ce choix laisse percevoir l’histoire, les valeurs qui sont les siennes. » David Madec
Visite du Patrimoine du 5ème arrondissement, le 15 septembre 2018.
Les ouvrages liés à C215 :
C215 : Athlètes de Elodie Cabrera et Clara Martin
Douce France : D'Emile Zola à Brigitte Lahaie de C215
C215 : la monographie
"L'art de C215 est de capter la lumière,la profondeur et l humanité. C est très difficile à réaliser au pochoir son médium de prédilection et rarement réussi. Cette technique a tendance en effet à aplatir les images et à les rendre statiques. Au contraire, C215 a développé un style d illustration et de découpe qui révèle la personnalité profonde de ses sujets, leur apportant un éclairage impressionniste. Bien que sa technique soit méticuleuse, dans le sens le plus raffiné du terme, l art de C215 transcende la forme pure et semble toucher l essence même de l âme humaine. C est toujours un grand bonheur pour moi de croiser les œuvres de C215 dans la rue. » Shepard Fairey aka OBEY La première monographie d un artiste français majeur de la scène du street art : Christian Guémy, alias C215. Un abécédaire thématique, illustré et commenté par l artiste permettant d appréhender la richesse de son univers : Amsterdam, Amoureux, Architectures, Artistes, Ateliers, Athènes, Autoportraits, Ava, Barcelone, Berlin, Bleu, etc.
Les artistes devant quelques-unes de leurs oeuvres
Présentation et histoire du Lavoir :
Le Lavoir de Carrières-sur-Seine, monument historique daté de 1830 qui a longtemps résonné du bruit des battoirs, abrite aujourd'hui de fort belles expositions de peinture et de sculpture.
Ce lieu chargé d'histoire est une richesse patrimoniale de la Ville par sa construction en pierres, son atrium et son bassin central. Idéalement situé, sur le "poétique" chemin des Impressionnistes qui longe la Seine de Carrières-sur-Seine à Louveciennes, il est le témoin vivant de cette époque où les nombreux peintres impressionnistes plantaient leur chevalet sur nos bords de Seine. Le charmant petit pont en pierres, objet de nombreuses peintures, symbolise également cette époque et y situe le Lavoir.
L'Art trouve tout naturellement sa place dans ce haut lieu d'expositions. La construction en pierres anciennes entoure vos œuvres de sa magnificience et l'éclairage zénithal les met en valeur. De ce lieu, se dégage une ambiance d'antan qui rappelle la douceur des touches impressionnistes et donne à vos œuvres tout leur éclat. Un endroit idéal pour exposer.
Historique de la ville de Carrières-sur-Seine :
Histoire du village :
Le village a certainement été victime de l'incursion des Vikings qui ont remonté la Seine jusqu'à Paris en 845.
Mais c'est en 1137 que le hameau fut officiellement fondé par Suger, abbé de Saint-Denis au XIIe siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'abbaye. Le parchemin sur lequel figure l'acte qui donne à l'office du trésorier de Saint-Denis la prévôté de Verneval-en-Caux ainsi que le village de « Carrières-Saint-Denis » est conservé aux Archives nationales. Ainsi, comme trésorier de l'office claustral, Étienne est le premier seigneur du village, puis Christian lui succède deux ans plus tard.
Située sur les flancs de la vallée de la Seine, Carrières-Saint-Denis offrait de bonnes terres d'alluvions, très fertiles, ainsi qu'une pierre calcaire de bonne qualité : le liais. Le hameau prit d'ailleurs le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'au XIXe siècle.
De 1250 date l'édification de la grange dîmeresse.
Philippe-le-Bel et Philippe de Valois y avaient un manoir.
Le moulin est mentionné dans les registres de l'abbaye de Saint-Denis en 1425 pour la première fois, même si sa construction est bien antérieure.
En 1453, à la fin de la guerre de Cent ans, le village compte trente feux ou maisons. En 1470, seuls huit feux sont signalés. Il est probable que bien des habitants venus chercher refuge autour de l'abbaye sont retournés dans leur région d'origine.
Toujours sous la tutelle de l'abbaye de Saint-Denis, le village gagna cependant en autonomie vis-à-vis de ses voisines comme Houilles ou Montesson et vit son territoire affirmé par les procès-verbaux de 1479, 1633 et 1728.
Quand les carrières de pierre deviennent champignonnières :
A suivre...
La ville de Carrières-sur-Seine comptait 15.200 habitant en 2015.
Le centre du vieux Carrières-sur-Seine actuel vu de la Seine Carrières par Claude Monet
Adresse du Lavoir de Carrières-sur-Seine :
Chemin de Halage 37, rue Victor-Hugo, 78420 Carrières-sur-Seine
Coordonnées GPS du Lavoir de Carrières-sur-Seine : N48.9023°E2.1716°
La première gare de Tours (appelée L’Embarcadère durant la seconde moitié du XIXème siècle) est construite en 1846 par Phidias Vestier (1), sur l'emplacement de l'actuelle place du Général-Leclerc, Tours, comme Orléans, ayant accepté tardivement la desserte ferroviaire. Elle est exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. La gare de Vendée, desservant Les Sables-d'Olonne, est édifiée pour le compte de la Compagnie des chemins de fer de la Vendée en 1875, à l'ouest de la première.
Le bâtiment voyageurs actuel est construit entre 1896 et 1898 sous la direction de l'architecte
tourangeau Victor Laloux (2). Ce chantier avait pour but de fusionner les équipements du Paris-Orléans et des Chemins de fer de l'Etat (qui avaient acquis les Chemins de fer de la Vendée). Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.
Entre la fin du XIXème siècle et la Seconde Guerre mondiale, les voies de chemin de fer et les ateliers des compagnies ferroviaires occupaient une large superficie de la ville de Tours ; ces espaces ont été urbanisés pour former les quartiers du Sanitas et de la Rotonde.
Dans le cadre du chantier de la première ligne du tramway en 2013, des annexes de la gare ont été détruites, ainsi que les bâtiments de la rue de Nantes qui reliait la rue des Aumônes à la place du Général-Leclerc en longeant la gare. La rue de Nantes est remplacée par la voie du tramway, tandis que la façade ouest de la gare est ouverte pour faciliter l'accès à la nouvelle station Gare de Tours.
En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 5 156 584 voyageurs, ce nombre s'étant élevé à 4 664 457 en 2015 et à 4 732 297 en 2014.
Le hall de la gare de tours et ses rames de trains
Le bar restaurant de la gare de Tours
La fontaine de la gare, place du Général Leclerc
La gare de Tours au début du XXème siècle
L'Hôtel de ville de la ville de Tours :
L'Hôtel de Ville de Tours et ses fontaines
L'hôtel de ville de la ville de Tours
L'hôtel Goüinest un hôtel particulier du XVe siècle situé à Tours, un des rares vestiges de l’architecture Renaissance de la ville. Ce bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .
Une gravure de l'Hôtel Gouïn
Quoi de mieux qu’un Hôtel Goüin ? Deux Hôtels Goüin !
Afin de sublimer la cour de l’hôtel, les architectes Alice et Nicolas Stadler ont imaginé une installation proposant un jeu de miroirs reflétant la façade de ce bâtiment atypique.
A découvrir tous les jours, à partir du 2 juin 2018.
Jouant sur le classicisme des jardins à la française, avec un plan d’eau central, et sur la modernité, avec des miroirs asymétriques, l’installation paysagée réalisée par Jardin Bleu, reflète à la fois l’image de la façade de l’Hôtel Goüin mais aussi ses particularités et époques architecturales. Chaque surface de réflexion correspond à une partie et un moment de la construction du bâtiment.
Le tout est complété par une végétalisation des abords de la cour afin de sublimer l’installation et l’envelopper dans un cocon naturel et onirique.
La médiatique place Plumereau :
Le charme de la place est, toujours d’après beaucoup, le fait qu’elle soit complètement entourée de cafés-bars, et notamment l’été quand les tables prennent toute la place… du centre de la Place Plumereau. Mais il faut avouer que le vrai charme de Place Plume (nom donné par les Tourangeaux) est ses vieilles maisons à pans de bois qui l’entourent.
La place "Plume" et ses cafés restaurants
La place Plumereau et ses maisons à pans de bois
La place "Plume" et ses maisons médiévales
La cathédrale Saint-Gatien de Tours
La cathédrale Saint-Gatien, de style gothique, a été construite entre 1170 et 1547.Lors de sa création, elle était située presque au débouché du pont franchissant la Loire contrôlé par le château de Tours sur la route reliant Paris au sud-ouest de la France.
Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historique par la liste de 1862.
Le Pont Wilson, construit entre1765 et 1778 est le plus vieux pont de Tours. Composé de 15 arches, il est long de 434 mètres et enjambe la Loire Les Tourangeaux le surnomment le « Pont de pierre ». Il débouche au sud de la place Choiseul au bas de l'avenue de la Tranchée et au nord de la place Anatole-France devant la rue Nationale.
Le pont est inscrit monument historique. Il a remplacé le vétuste pont d'Eudes du XIème siècle plus à l'est, dont il a permis la désaffectation puis le remplacement plus tard par la passerelle Saint-Symphorien.
Plan de la ville de Tours. Au nord, la Loire et au sud le Cher
La ville de Tours :
Tours est une commune de l'ouest de la France sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d'Indre-et Loire, dont elle est le chef-lieu.
La commune est le chef-lieu de la métropole Tours-Val-de-Loire.
La ville de Tours comptant 136 252 habitants en 2015, est au centre d'une unité urbaine de 453 042 habitants (en 2015) les Tourangeaux, elle-même pôle d'une aire urbaine de 492 722 habitants. Elle est la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre-Val-de-Loire ainsi que la 18ème aire urbaine de France. Son intercommunalité est peuplée de 292 268 habitants en 2015, ce qui en fait également la première de la région Centre-Val-de-Loire par sa population.
Histoire : le comté de Tours devient la Touraine.
Ancienne Caesarodunum (1) cité des Turones (2) fondé par Auguste, capitale de la IIIe Lyonnaise avecun des plus grands amphithéâtre de l'empire romain. Sanctuaire national avec Saint-Martin, Grégoire de tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les carolingiens, avec l'adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois (3) qui deviendra la monnaie du royaume. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France, première ville de l'industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire, capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion et ville de repli en 1940 qui lui vaudra d'être en partie détruite.
L'élégance d'un château, l'intimité d'une demeure familiale :
Joyau de la Renaissance, le château, flanqué de deux imposantes tours et couronné d'un chemin de ronde sur mâchicoulis, fut achevé vers 1530. Sa Grande Salle et sa chapelle offrent une remarquable décoration picturale. il est aujourd'hui le lieu de vie des propriétaires qui, de mai à septembre, déménagent dans la ferme voisine, ayant fait le choix de laisser découvrir l'aménagement d'un château au XXIème siècle et de faire partager la dimension très chaleureuse de ce lieu.
Le souvenir de Camille Claudel et Auguste Rodin dans l'ancienne Salle des gardes
Quelques vues des façades du château
La façade nord et l'ancienne structure du château en brique et pierre
Le parc de 30 hectares, traversé par la rivière l'Indre
Détails des chemins de ronde de la façade sud du château
La façade sud du Château et son historique graphique
Le similitudes architecturales avec le château d’Azay-le-Rideau apparaissent évidentes. La
tradition veut d'ailleurs que les mêmes ouvriers aient travaillé sur les deux édifices. Comme à Azay, tout d'abord, on remarque une façade très régulière, ordonnée, rythmée par des fenêtres de proportions identiques. Ces fenêtres, ornées d'une volute au centre du linteau, étaient au XVIème siècle, toutes à meneaux, comme cela reste notamment le cas au second étage.
Les étages sont de la même manière séparées par un double corps de moulures formant un bandeau. L'ensemble est également
Le château d'AZay-le-Rideau
couronné par un chemin de ronde sur mâchicoulis. Toutefois, le château, bâti sur pieux de bois, était entouré de douves, à l'emplacement des gravillon actuels. il subsiste, au-dessus de la porte d'entrée, les deux rainures du pont-levis qui permettait d'accéder au château. De plus, les toiture des tours étaient pointues et les lucarnes surmontées d'un gâble de pierre sculptée.
Vers les années 1830-1840, Jean-Baptiste Dupuy, alors propriétaire du château, fit combler les douves, fit tronquer les tours et rogna les lucarnes, donnant au château de L'Islette sa physionomie actuelle. Pourquoi de telles modifications ? Par mesures d'économies, a-t-on longtemps pensé. On suppose plutôt, aujourd'hui, que cet homme, riche et à la forte personnalité, a voulu s'approprier le lieu, et y laisser son empreinte.
L'entrée principale et l'ancienne salle des gardes
La salle des gardes
La salle des gardes :
Pour accéder à la salle des gardes, le visiteur doit emprunter le hall d'entrée ouvert par deux entrées nord ou sud.
A l'origine, l'entrée sud était le point de passage obligé pour pénétrer dans le château, et était équipée d'un pont-levis et les murs entourés de douves. On le voit bien sur le cadastre
napoléonien dont une reproduction figure sur la table devant la fenêtre.
Cette salle restaurée est dédiée à Camille Claudel et Auguste Rodin, notamment grâce à des
documents très intéressants fournis par le Musée Rodin.
On peut voir des lettres des deux artistes ayant un lien avec le château de l'Islette ou emblématiques de leurs relations sentimentales, de leur personnalité.
La Grande Salle :
La Grande Salle du château
La Grande Salle ou Grand'salle, par la beauté et la qualité de ses décors, constitue l'orgueil de ce château. Elle apparait à nos yeux plus prestigieuse encore, quand on imagine qu'elle a pu servir d'atelier à Camille Claudel et à Auguste Rodin lors de leurs séjours au Château de l'Islette.
Ils y vinrent tous deux au cours des étés 1890, 1891 et 1892.
"La Petite Châtelaine" bronze de Camille Claudel
Histoire de la Petite Châtelaine :
Entre 1890 et 1893, Camille Claudel, qui a de 26 à 29 ans, séjourne plusieurs fois au château de L’Islette près d’Azay-le-Rideau. Il semble qu’elle s’y reposa notamment d’une grossesse interrompue tandis
que Rodin y travaillait à son Balzac. En 1892, Madeleine Boyer, la petite-fille de la propriétaire
du domaine, posa soixante-deux heures pour ce buste dont il existe deux versions en marbre, exécutée un an après dans son atelier de l'avenue d'Italie. "La Petite Châtelaine" de la Piscine de Roubaix, la plus aboutie, fut commandée en 1895 à l’artiste, sur la recommandation d'Antoine Bourdelle, par l’industriel Henri Fontaine. Si la composition générale rappelle ici elle des bustes reliquaires de la Renaissance et renoue avec le néoflorentianisme des années de formation de Camille Claudel auprès de Dubois et de Boucher, c’est-à-direavant la rencontre avec Rodin, le travail virtuose de la matière, - cheveux tout à jour, Madeleine Boyer à 6 ans
corps évidé pour devenir un piège à lumière, polissage à l’os de mouton – est un vrai défi technique qui met l’œuvre en perpétuel danger.
Selon son habitude, Camille Claudel donne de nombreux titres à sa sculpture : "Jeanne enfant", "La petite de l’Islette", "Petite folle", "L’inspirée", "Contemplation", "Portrait d’une petite châtelaine", et enfin "Petite Fille". Et cette particularité a tendance à s’opposer à la manière de faire de Rodin, qui ne soucie guère de nommer ses œuvres .
Auguste Rodin et la recherche de son modèle pour son personnage Balzac :
En août 1891, La Société des Gens de Lettres, sous la présidence d'Emile Zola, attribua à Auguste Rodin la commande d'un monument à Balzac Enthousiaste, l'artiste revint séjourner l'l'Islette er recherchant un modèle du type tourangeau, le trouva en la personne d'un voiturier d’Azay-le-Rideau nommé Estager, dont la ressemblance avec le grand écrivain était, parait il frappante.
Rodin, avant d'habiller ses personnages, commençait toujours par les modeler nus. Il dut payer à Estager un louis d'or par séance afin que celui-ci consente à dévoiler son anatomie. Rodin faisant en effet poser ses modèle nus.
La Grande Salle et son entrée à droite
Les blasons d'entrée, la frise des blasons et les propriétaires du château :
Le château de l'Islette fut construit vers 1530 par René de Maillé, membre d'une importante famille de la noblesse tourangelle. L'édifice resta dans cette famille durant trois siècles, de 1350 à 1650 environ.
On doit la frise des 27 blasons de la Grande Salle à l'arrière-petit-fils, Charles de Maillé, devenu marquis en 1612. Elle possède un intérêt historique.
Le blason d'entrée, autrefois un pont-levis dont il reste les rainures, était celui des Barjot de
Roet B♪0néncée qui possédaient l'Islette une bonne partie du XVIIIème siècle et dont la devise "Lhaurae non l'haure" (des lauriers non des ronces). Une devise qui ne manque pas de piquant...
A l’époque de la Révolution, le château appartenait à Charles Tiercelin d’Apelvoisin, député aux Etats généraux de 1789 et qui mourut sur l’échafaud en 1793.
L'islette appartient en 1895 à Cyprien Courcelle, un ami des arts et des artistes puisqu'il donne l'hospitalité au grand sculpteur Auguste Rodin.
Vendu sous le Premier Empire, plusieurs propriétaires se succédèrent au XIXème siècle.
En 1950, l'Islette est acquise par la société Müller (Minerais et Affrètements) qui en fait une maison de repos pour son personnel.
Au milieu des années 60, le château fit l'objet, par Pierre et Madeleine Michaud, les propriétaires, d'une importante campagne de restauration
Le château reste dans la famille. Pierre-André et Bénédicte en deviennent propriétaires en 2010 et l'ouvre au public.
"Camille Claudel au bonnet" par Auguste Rodin plâtre ronde-bosse 1884
Le château de l'Islette plan des deux étages de visite, aquarelle carnet de voyage
La chapelle :
La chapelle est aménagée dans le rez-de-chaussée de la tour 'Est.
Peint vers la fin du XVIème ou le début du XVIIème siècle, les décors de la chapelle ont retrouvé toute leur beauté grâce à une restauration réalisée en 2012. La voûte sur croisée d'ogive est ornée d'un semis d'étoiles à six branches dorées à la feuille, sur un fond bleu de lapis-lazuli. Les nervures, assises sur des chapiteaux-culots sculptés, sont rehaussés par une frise décorative végétale stylisée. Ce travail de restauration a aussi permis de découvrir que la chapelle préexistait au château actuel : en témoignent le faux parement pierre sur le mur en face de l'entrée et le petit triangle de faux parement brique conservé sur la voûte, vestige du premier décor du XVème siècle.
La chapelle est fréquemment citée sur les registres paroissiaux de Cheillé à partir de 1617. L'Islette, en effet, dépend de cette commune et non d’Azay-le-Rideaux, comme on le croit généralement.
La chapelle du château
La façade sud du château :
La chambre du fond du château
Les chambres du Château
La chambre dans la tour ouest
Il est possible que Camille Claudel logeait dans cette chambre. On sait que Auguste Rodin louait plusieurs pièces dans cet étage.
Dans une lettre qu'elle lui adressa le 25 juin 1893, elle lui écrivit : "Mlle Vaissier est venu me voir et m'a raconté toutes sortes de fables forgées sur moi à l'Islette, il parait que je sors la nuit par la fenêtre de ma tour, suspendue à une ombrelle rouge avec laquelle je mets le feu dans la forêt !!!"
Cette chambre est la celle des propriétaires du château lorsque la saison de visites se termine.
La façade sud et le cartouche sculpté au-dessus de la porte d'entrée
Le cadran solaire date de la seconde moitié du XVIIIème siècle, son intérêt résulte en particulier de la courbe en huit qui est représentée en son milieu. Cette courbe, appelée analemme (1), permet de marquer, à midi et selon l'emplacement de l'ombre du style sur celle-ci, le découpage, jusqu'à 15 minutes entre l'heure solaire vraie et l'heure solaire moyenne ( celle donnée par une horloge, correspondant à l'axe vertical du XII) Quant aux signes du Zodiaque, qui la parcourent, ils indiquent l'époque de l'année.
L'analemme est la figure tracée dans le ciel par les différentes positions du soleil relevées à
une même heure et depuis un même lieu au cours d’une année calendaire.
Elle est sous forme d'un 8 sur la terre.
L'aile brique et pierre :
Cette partie est la partie la plus ancienne du château et remonte au XVème siècle.
Le Moulin
Le moulin : son mécanisme a disparu, mais l'examen du cadastre napoléonien nous apprend qu'il était équipé de deux roues montées de chaque côté du moulin.
La rivière baignant le moulin est l'Indre.
Comment le moulin pouvait-il être constitué ?
L'eau :
L'élément eau, primordial à l'Islette "petite île", est intimement lié à la beauté et au charme du site. La rivière forme ainsi la frontière naturelle entre deux communes : celle d’Azay-le-Rideau, rive droite, par laquelle le visiteur entre, et celle de Cheillé, rive gauche, sur laquelle le château est édifié.
Un peu d'histoire : à l'origine, moulin "banal" (1), c'est-à dire dont les gens dépendant de la seigneurie étaient tenus de se servir pour moudre leur blé... moyennant une redevance au seigneur.
L'ancien moulin a été transformé depuis l'après-guerre en maison d'habitation.
"Rodin", le film avec Vincent Lindon a été présenté mercredi 24 mai 2017 au festival de Cannes. Le château de l'Islette, à Azay-le-Rideau, avait servi de cadre aux amours tumultueuses entre Rodin et Camille Claudel, à partir de 1890. Il a servi de décors pour quelques scènes du film de Jacques Doillon.
L'effondrement du plancher du grenier le 7 septembre 2022 durant une séance de tournage
Sources documentation Château de l'Islette février 2023
Sources : documentations et brochures du Château de l'Islette.
« Vous ne pouvez vous figurer comme il fait bon à l’Islette… et c’est si joli là ! …
Si vous êtes gentil à tenir votre promesse, nous connaîtrons le paradis ? »
Camille Claudel
Merci à Bénédicte pour son sympathique accueil.
Merci à Mélissa pour sa visite-conférence passionnante, le 29 août 2018.
Autres articles sur Camille Claudel et Auguste Rodin :
Bayeux et une des trois sous-préfectures du département du Calvados (avec Lisieux et Vire) et de la région Normandie peuplée de 13 656 habitants. (les Bajocasses ou Bayeusains).
Siège d'évêché depuis le IVème siècle et sous-préfecture du Calvados, Bayeux est célèbre pour sa tapisserie, retraçant, sous forme de broderie, la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, exposée au Centre Guillaume-le-Conquérant et inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'UNESCO.
Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares en Normandie à être restée intacte après les combats de la bataille de Normandie, conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.
Plan de Bayeux et ses fortification au XIème siècle (1)
Le nom de la localité est attesté sous la forme d'Augustodurum (1) au Ier siècle av. J.-C., civitas Baiocassium vers 400, Baiocas vers 410, Baieus en 1155. Chef-lieu de l'ancien peuple gaulois des Badiocassi (2), il s'agit du transfert du nom de la tribu au nom de leur cité, selon un processus fréquemment observé au Bas Empire (cf. Paris, Angers, Limoges, Tours, etc.). Le gentilé semble distinguer les Bajocasses des Bayeusains selon que les habitants sont respectivement natifs ou non de la localité.
Petit circuit du centre ville :
Le circuit du centre ville historique de Bayeux
La cathédrale Notre-Dame de Bayeux
Détails de la cathédrale
La tour lanterne de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux
La cathédrale et ses détails intérieurs
La cathédrale Notre-Dame de Bayeux :
XI - XVème siécle de style Roman et gothique
La cathédrale Notre-Dame de Bayeux est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture romane et gothique normande. Située à l'emplacement présumé du forum de la cité gallo-romaine d'Augustodurum et remplaçant un édifice d'époque mérovingienne.
L'actuelle cathédrale a été consacrée le 14 juillet 1077. Elle fait partie d'un ensemble épiscopal remarquablement préservé. C'est pour elle que fut réalisée la célèbre Tapisserie de Bayeux.
Caractéristiques de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux :
Longueur totale
102 mètres
Largeur de la nef
10 mètres
Largeur des collatéraux
5 mètres
Largeur des chapelles des bas-côtés
5 mètres
Hauteur sous voûte
23,30 mètres
Longueur du transept
37,60 mètres
Hauteur des flèches de la façade occidentale
76,60 mètres
Hauteur de la tour de l'horloge
74,50 mètres
La crypte de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux
La crypte de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux
Les Ursulines
L'hôtel de Ville de Bayeux
Fontaine La Belle Popée :
Erigée en 1888,grâce à un leg de 25ooo francs de la part de Monsieur Niobey, maire de
Bayeux à l'époque. Cette fontaine est alimentée par l'eau des sources de Barbeville.
Elle est constituée d'un premier grand bassin à la forme harmonieuse, oblong, recevant l'eau du bassin supérieur à la forme de trèfle , agrémenté de quatre tortues marines en métal . L'eau jaillit de la bouche de 4 poissons aux pieds de la statue d'une jeune et jolie femme, symbolisant la ville de Bayeux, et se déverse dans une vasque à 12 canons posée sur une colonne ouvragée.
La rumeur ou la légende veut que que cette statue représente Popée, fille de Béranger comte de Bayeux et épouse du chef viking Rollon, premier duc de Normandie.
Cette statue est coiffée d'une couronne ducale car Bayeux fut capitale des Ducs de Normandie. S'appuyant sur un blason aux armes de Bayeux, elle est aussi entourée de symboles rappelant les industries de la ville.
Les anciens moulins de Bayeux :
Les maisons médiévales du centre ville :
Détails d'une maison médiévale
Les cavaliers du rond-point Michel d'Ornano : Guillaume le Conquérant et ses compagnons
La cour et l'entrée du centre Guillaume-le-Conquérant à Bayeux
La Tapisserie de Bayeux
La Tapisserie de Bayeux mesure 68,38 mètres par 50 centimètres de large. Elle se compose de 8 (ou 9 pièces).
626 personnages, 202 chevaux, 41 navires, 37 édifices composent cette broderie, car il s'agit en fait d'une broderie.
10 couleurs de fil composent cette œuvre brodée.
Quelques explications sur les personnages représentés :
Au début de la broderie, les saxons portent les cheveux assez long et sont moustachus, tandis
que les Normands sont imberbes et ont la nuque rasée.
Les combattants ont tous la même cote de maille d'acier tressé et le même caque conique.
Au combat, les fantassins normands sont surtout des archers, tandis que les saxons combattent à pied. Ils ont tous les mêmes cotes de maille et le casque rond avec une protection du nez..
brandissent la grande hache des vikings (voir image jointe à droite). Cette hache rappelle la forme des haches de guerre des housecarls, garde d'élite d'Harold. Le bord tranchant en fer trempé est soudé séparément.
Les normands sont pour la plupart à cheval, sauf les archers.
Après avoir lancé leurs volée de flèches en tir indirect, les archers se replient pour laisser place à la cavalerie, car ils n'ont pas d'autres armes.
Les personnages connus :
Le cavalier normand
Quelques extraits de la Tapisserie de Bayeux :
Le matériel des sodats. Les boucliers sont fait de bois et de cuir, ce qui explique que ceux-ci sont bardés de flèches
Les soldats normands et anglais ont la même tenue : cote de maille et casque ronds. Ils diffèrent cependant par le fait que les soldats anglais étaient barbus et moustachus et les soldats normands rasés. Les soldats normands sont plutôt représentés à cheval et les anglais a pied, mais il a été prouvé que la bataille d'Hasting à été un combat très violent de fantassins.
Les normands ont la lance pour percer à distance les lignes ennemis et les soldat anglais possèdent la hache héritée des armées vikings.
La tapisserie de Bayeux, aussi connue sous le nom de « tapisserie de la reine Mathilde », et plus anciennement « Telle du Conquest » (pour « toile de la Conquête ») est une broderie, anciennement « tapisserie aux points d'aiguille » du XIème siècle, inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde par l'UNESCO.
Elle décrit des faits allant de la fin du règne du roi d'Angleterre Edouard-le-Confesseur en 1064 à la Bataille d'Hastings (1) en 1066, dont l'enjeu était le trône d'Angleterre, contesté à Harold Godinwson par Guillaume, duc de Normandie (2). Les événements clés de la bataille, dont l'issue détermina la conquête normande de l'Angleterre(3) y sont détaillés, mais près de la moitié des scènes relatent des faits antérieur à l'invasion elle-même. Elle semble avoir été commandée par Odon de Bayeux (4) le demi-frère de Guillaume et réalisée au cours des années qui ont suivi la conquête.
L' évêque Odon, Guillaume et Robert, comte de Mortain
Bien que très favorable à Guillaume le Conquérant, au point d'être considérée parfois comme une œuvre de propagande, elle a une valeur documentaire inestimable pour la connaissance du XIe siècle normand et anglais. Elle renseigne sur les vêtements, les châteaux, les navires et les conditions de vie de cette époque. À ce titre, elle constitue un des rares exemples de l'art roman profane.
Conservée jusqu'à la fin du XVIIIe siècle dans le Trésor de la cathédrale de Bayeux, elle
échappa de peu à la destruction, lors de la Révolution française. Elle est aujourd'hui présentée au public au centre Guillaume-le-Conquérant qui lui est entièrement dédié.
La Tapisserie se trouve à Bayeux depuis neuf siècles. Elle fut conservée dans la cathédrale jusqu'à la Révolution, mais devint ensuite un bien de l’État confié aux soins des autorités municipales. Elle fut présentée dans un ancien séminaire, rebaptisé Centre Guillaume le Conquérant.
Les forces en présence : au sud les bretons, les normands, les français flamands
Quelques explications sur les navires utilisés par les normands pour rejoindre l'Angleterre :
L'influence viking se retrouve dans la structure des bateaux utilisés par les normands.. Les drakkars pouvaient naviguer à la voire ou à l'aviron. La direction du bateau est assurée par un large gouvernail, en fait une large rame qui pivote sur une cale qui correspond à une barre de gouvernail. Les figures de proue et de poupe représentent souvent des dragons crachant le feu ou des têtes fantastiques de griffons aux vives couleurs destinées à effrayer les adversaires.
Une explication sur la construction d'un navire est donnée sur environ quatre mètres de la Tapisserie de Bayeux. Nous savons que les navires n’étaient pas construits avec des planches jointes tranche contre tranche. les coques étaient bâties " à clins", les bordages se recouvrent l'un et l'autre, d'une manière similaire aux ardoises d'un toit. Tout au long du bordage, des trous sont percés pour laisser passer les pales des avirons.(entre 12 et 16 suivant la taille du bateau).
Chaque navire a un seul mât, mobile pour être fréquemment dressé ou abaissé, toujours placé
au centre, son gréement est très simple et on voit parfaitement les haubans de côté, au nombre de 4 ou de 6 et les 2 étais, l'un à l'avant et l'autre à l'arrière.
Les voiles sont à base de tissus ou de peau, sont toutes de forme carrée.
Angleterre - Dix ans pour reproduire la tapisserie de Bayeux
Le 08/02/2021
En 2016, Mia Hansson, d’origine suédoise, s’est lancée un incroyable défi: reproduire à l’identique la Tapisserie de Bayeux longue de 70 mètres. En cinq ans, à raison de 6 mètres par an, elle en est arrivée à plus d'un tiers.
Mia Hansson, 46 ans, vit à Wisbech, dans le Cambridgeshire. Il y a 10 ans, elle quittait son travail d’enseignante en école primaire pour s’occuper à plein-temps de son beau-fils handicapé. C'est en 2016 qu'elle décida de reproduire à l’identique et à taille réelle la tapisserie de Bayeux, connue également sous le nom de 'tapisserie de la reine Mathilde'.
Elle s’est donnée 10 ans pour réaliser cet incroyable ouvrage. "Je cherchais à faire quelque chose que je ne puisse pas terminer rapidement", a-t-elle déclaré.
Jusqu'à 10 heures de travail par jour
Avant de faire son premier point de broderie, le 13 juillet 2016, six mois ont été nécessaires à Mia Hansson pour rechercher et collecter l'argent qui allait lui servir à acheter le bon tissu et le bon type de laine. Elle a choisi la marque Appleton, de la laine vierge à 100% filée et teintée en Angleterre, et décidé d'utiliser une toile en lin plus lourde, qui ne se tasse pas, car elle brode le tissu sans utiliser de cadre. "Je ne vais pas passer plus de dix ans sur quelque chose qui va s'abîmer", a-t-elle indiqué.
Broder, coudre, Mia Hansson pratique cet art depuis ses cinq ans. "Ma grand-mère m’a tout appris. Je suivais aussi des cours de couture à l’école, ma matière préférée", explique celle qui, pendant des années, n'a eu de cesse de s’exercer en confectionnant des tenues pour sa famille, ses amis, pour l'école et même les musées.
Le temps qu'elle consacre à la tâche gigantesque qu'elle s'est fixée, varie de 30 minutes à 10 heures par jour. "C'est comme colorier avec de la laine, un travail relaxant et thérapeutique pendant que je regarde la télévision. Les chevaux sont mes préférés, ainsi que les bateaux", a-t-elle confié.
28 mètres en 4 000 heures
Étonnamment, Mia Hansson n'a vu qu'une seule fois l'œuvre originale au Musée de la Tapisserie de Bayeux lors de vacances en famille en France il y a 15 ans. Elle dessine toutes les formes et les figures à main levée, en utilisant un mètre ruban et une calculatrice pour les reproduire à l'échelle exacte d'après les photographies du livre de David Wilson, The Bayeux Tapestry: The Complete Tapestry in Color.
Elle se définit elle-même comme une maniaque du détail. Son objectif est de rester aussi fidèle que possible à l'original, quand bien même cela implique de recréer les erreurs de couleur et de couture commises par les brodeuses au XIème siècle. Et la tâche n'est pas toujours simple en ce qui concerne les teintes à utiliser. "Les nuances de bleu et de vert sont particulièrement difficiles à choisir. La broderie en elle-même est facile", a-t-elle souligné.
"Aujourd’hui, je suis sur le point de terminer le 28ème mètre, avec le couronnement d’Harold", a annoncé Mia. Soit 5 ans pour réaliser seule 28 mètres. "Jusqu’à présent, j’ai passé environ 3 750 heures à broder. Il faut ajouter à cela le temps nécessaire pour ourler le tissu et y transférer les dessins. J’ai probablement passé plus de 4 000 heures sur l'ouvrage, et je n’ai fait qu’un tiers."
Les prémices de la célébrité
Désormais, il ne reste plus que cinq ans à la Suédoise pour relever son défi et finaliser sa réplique. Pourtant, là n'est pas son seul projet. Elle a publié un livre de coloriage de diverses scènes de la Tapisserie, Mia's Bayeux Tapestry Colouring Book (142 pages, éd.Eyrie Press), et a commencé l'écriture d'un roman historique sur les brodeuses à l'origine de cette œuvre, même si leur identité fait encore débat.
Mia Hansson admet que, paradoxalement peut-être, l'Histoire n'a jamais été son point fort: "Je détestais l'Histoire, c'est la seule matière dans laquelle je me suis endormie". Mais elle reconnaît apprendre beaucoup sur le contexte de l'époque grâce aux 1900 personnes qui suivent son projet sur le groupe Facebook, Mia's Bayeux tapestry story.
Si au début, elle espérait pouvoir vendre sa réplique de la Tapisserie une fois achevée près de 70 000 £, rien n'est moins sûr à présent. "Pour le moment, je gagne un peu d’argent en présentant mon travail lors d'événements." Le 30 Janvier, le Daily Telegraph, un des plus grands journaux d’Angleterre, a sorti tout un article sur son travail. "Je suis devenue un peu une célébrité. J’ai figuré dans les journaux locaux, à la télévision, à la radio, mais aussi dans quelques magazines. Je suis aussi mentionnée sur Wikipédia. Le 'Daily Telegraph' est le premier à en parler au niveau national."
La France a promis de prêter la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni. Elle devrait être exposée en 2022 au British Museum de Londres [Lire sur Idavoll: La tapisserie de Bayeux de retour au Royaume-Uni en 2022], pour le plus grand plaisir de Miss Hansson.
Une réplique exacte de la Tapisserie de Bayeux en Angleterre
En 1885, à l’époque victorienne, Elizabeth Wardle, brodeuse dans le Straffordshire et membre de la Leek Embroidery Society, voit des reproductions en couleur de la Tapisserie de Bayeux éditées par le South Kensington Museum (devenu ensuite le Victoria & Albert Museum) à Londres. Elle décide de (faire) réaliser une réplique exacte de la tapisserie pour que l’Angleterre dispose elle aussi de cette tapisserie.
Son époux Thomas Wardle, lui-même maître teinturier en soie à Leek, produit des laines proches des couleurs de la Tapisserie de Bayeux. Le chantier est lancé et dure un peu plus d’un an, après un voyage à Bayeux pour admirer la tapisserie originale. Sous l’égide d’Elizabeth Wardle, 35 brodeuses accomplies se mettent au travail. Les brodeuses de la Leek Embroidery Society bien sûr, mais aussi d’autres brodeuses venant du Derbyshire, de Birmingham, de Macclesfield et même de Londres. Chaque brodeuse signe la tapisserie en brodant son nom au verso de la toile.
La tapisserie réalisée est exposée pour la première fois en 1886 dans le Nicholson Institute de Leek. Elle voyage ensuite dans d’autres villes d’Angleterre, tout comme aux États-Unis et en Allemagne, pour terminer son voyage à Reading, ville du comté de Berkshire, à l’ouest de Londres.
Suite à une exposition organisée en 1895 à la mairie de Reading, la tapisserie est rachetée par Arthur Hill, ancien maire de Reading, avec l’accord enthousiaste de la Leek Embroidery Society. Arthur Hill offre ensuite la tapisserie au Reading Museum, le musée de Reading. La tapisserie est exposée en 1897 dans la nouvelle galerie d’art du musée avant de disposer de sa propre salle près de cent ans plus tard, en 1993.
Une salle spécifique est en effet aménagée pour que la tapisserie puisse être exposée dans son entier à longueur d’année, avec des explications complémentaires sur la conquête normande, tout comme des informations sur l’histoire des migrations saxonnes et des raids vikings dans la région de Reading lors des quatre siècles précédant cette conquête.
Hans Splinter, CC BY ND 2.0
Pourquoi Reading ? Il existe un lien entre la ville de Reading et la famille de Guillaume le Conquérant. Henri, le quatrième fils de Guillaume le Conquérant devient roi d’Angleterre à la mort de son neveu Guillaume II Rufus (fils de Robert, lui même défunt et premier fils de Guillaume le Conquérant) sous le nom de Henri Ier.
Or le fils d’Henri Ier traverse la Manche en 1120 sur un vaisseau dénommé Blanche Nef, qui sombre corps et biens, probablement la catastrophe la plus tragique de cette époque. Henri Ier aurait plus tard fondé l’abbaye de Reading suite à ce grand malheur. Lors de son décès en 1135, il est enterré à Reading devant l’autel principal de l’église abbatiale.
La tapisserie de Reading voyage régulièrement depuis 1928, en Angleterre et dans le monde entier, notamment en Afrique du Sud. Elle est exposée en octobre 1966 dans la Battle Abbey – une abbaye érigée à l’endroit même de la Bataille de Hastings — pour commémorer les 900 ans de cette illustre bataille (qui est le sujet principal de la tapisserie). Et cette tapisserie est de nouveau à l’honneur en octobre 2016 — mais cette fois à Reading — pour commémorer les 950 ans de cette même bataille, le 14 octobre exactement.
Diffusé le 15/06/23 à 21h03 sur La5 et disponible jusqu'au 22/06/23
La tapisserie de Bayeux est un joyau inestimable et très singulier. Fragile, elle a pourtant miraculeusement traversé les siècles pour parvenir jusqu'à l'époque contemporaine. Réalisée au XIe siècle, cette oeuvre géante de 70 mètres de long raconte la prise du royaume d'Angleterre par Guillaume le Conquérant, l'homme qui deviendra l'un des rois les plus puissants d'Europe occidentale. Depuis sa redécouverte au XVIIIe siècle, la Tapisserie intrigue avec ses incohérences apparentes, ses mystères qui restent à élucider. Aujourd'hui, des archéologues, des historiens, des biologistes, des anthropologues et même des astrophysiciens mettent en commun leurs recherches pour continuer de faire "parler" la tapisserie.
Réalisé par :Alexis de Favitski
Maison de production :La Compagnie des Taxi-brousse / France Télévisions / CNC / Région Normandie / Procirep _ Société des producteurs et de l'ANGOA
Quelques images de l'émission sur la Tapisserie de Bayeux
Cette émission nous apprend comment a été créée la Tapisserie de Bayeux avec différends spécialistes qui ont travaillé sur cette œuvre.
La tapisserie aurait été confectionnée en Angleterre à Canterburry et dans sa bibliothèque dont des documents assez ressemblant aux motifs de la broderie sont visibles actuellement (chasse aux oiseaux avec une fronde, cailloux lancé)
L'Evangéliaire de Saint-Augustin
Odon le commanditaire dont le siège politique est à Canterburry et très riche
Projet commun normands et anglais (fautes d'orthographes évidentes des deux côtés)
But de la broderie : magnifier la conquète de l'Angeletrre par Guillaume le Conquérant
La comète de Haley représentée dans la tapisserie de Bayeux : mauvais présage pour Harold, mais la tapisserie de Bayeux valorise Harold pour magnifier le vainqueur.
Le vainqueur ensuite est moins populaire suite aux révoltes contre le roi en Angleterre et la broderie est donné et enfermée dans un coffre à Bayeux pendant des années.
1066 (3 mois visibles)- 1456 - 1531 - 1607 - 1682 correspondance d'après l'Observatoire de Paris.Hasting
Un autre article sur le duc de Normandie et son expédition en Angleterre :
Dives-sur-Mer et la Cité Guillaume le Conquérants.
Le duc de Normandie Guillaume-le-Conquérant choisi Dives-sur-Mer pour rassembler son immense flotte avant son embarquement pour l'Angleterre.
En 1066, l'estuaire de la Dives est beaucoup plus large et dispose d'un port d'échouage sur des rives. Guillaume choisit ce lieu pour rassembler ses troupes.
La flotte, composée de 15.000 hommes, dont 8.000 guerriers et de 1.000 embarcations, part de Dives à la conquête de l'Angleterre.
Nora le bateau de Guillaume
La flotte fera escale à Saint-Valéry avant de rejoindre l'Angleterre.
Pour info., à la fin du XIIXème siècle, la Dives aménagée est encore navigable sur une vingtaine de kilomètres à l'intérieur des terres
Quelques infos sur l'histoire de la tapisserie résumés dans ces lignes :
L'histoire de la conquête de l'Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, devenu roi d'Angleterre :
Un arbre en Liberté
Bayeux, les rendez-vous de la cathédrale : "Un arbre en Liberté"
A voir à Bayeux :
. Un parcours aménagé permet de suivre les bords de l'Aure sur toute la traversée de la ville, du sud au nord et jusqu'à Vaux-sur-Aure,
. Le musée mémorial de la Bataille de Normandie,
.Le Mémorial des Reporters du monde,
. Le Cimetière Britannique,
Le Memorial des Reporters de Robert Capa à James Foley : les journalistes qui ont perdu la vie pour informer la planète
"Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres" Simone de Beauvoir
"One may only taste freedom when others around us are free"
Le musée mémorial de la Bataille de Normandie :
Char américain, britannique et allemand de la Seconde Guerre mondiale
Chars M4 Sherman du 30ème corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Le cimetière britannique
Le circuit des marais le long de l'Aure, au départ du rond-point Michel d'Ornano
Traditions et coutumes normandes :
Coiffe normande des environs de Bayeux
Le Calcados
appelé
calva
A gauche
alambic portatif
La cathédrale de Bayeux :
aquarelle bleue Winston & Newton nuance bleue
Documentations sources et liens :
(1) Plan de Bayeux au XIème siècle d'après L. Musset
Le parc Georges-Brassens se trouve dans le 15ème arrondissement de Paris sur l'emplacement des anciens abattoirs de Vaugirard. Ouvert en 1985, il couvre une superficie de 8,7 hectares sur un terrain en dénivelé qui abritait au XVIIIe siècle le vignoble de Périchot ou Périchaux.
Le Clos du Périchaux, ou Périchot, est un ancien lieu-dit de Paris à Vaugirard.
Dans le vignoble de Périchaux ou Périchot, c'est le morillon, un cépage qui poussait à Vaugirard et qui était utilisé dans ce clos, à l'origine d'un lieu-dit situé de l'autre côté du parc Georges-Brassens.
Il donne son nom à la rue des Périchaux situé dans ce secteur de Paris. Voir plan ci-joint
Ils étaient desservis par voie ferroviaire par la gare des abattoirs de Vaugirard placée sur la ligne de la Petite Ceinture.
Les éléments des abattoirs de Vaugirard qui subsistent aujourd'hui :
pavillons d'entrée (actuellement l'administration du parc),
anciennes portes d'accès en pierre de taille ornées de décorations sculptées,
marché à la criée surmontée d'un tour équipée d'une horloge à quatre cadrans et d'un beffroi,
halte aux chevaux (abrite le marché du livre ancien et d'occasion),
hangar à fourrage (transformé pour devenir la crèche collective municipale Morillons,
bâtiment des services vétérinaires en pierres meulières et briques au 106, rue Brancion, à l'angle sud-est du site, portant, entre autres ornements, des sculptures en bas-relief honorant Thomas Eugène Renault, Armand Charles Goubaux, Camille Leblanc et Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi que celle d'une tête de cheval accompagnée de l'inscription en latin "ANNO 1907", datant l'édifice.
Le parc Georges Brassens actuel :
Le parc Georges Brassens offre un paysage fortement dénivelé, une rivière surmontée d'un petit pont et un belvédère. Vous y découvrez de nombreuses variétés de plantes : plantes de terre de bruyère, plantes habituées des cours d'eau (sagittaires, massettes...), roseraie. Un jardin de senteurs avec de nombreux spécimens, du chèvrefeuille en passant par le jasmin, et un jardin de plantes aromatiques et médicinales permettent aux non-voyants de s'initier à la botanique grâce à un étiquetage en braille. Le bassin abrite quelques couples de canards colverts.
Le serin cini y a trouvé des conditions idéales pour sa reproduction, une zone plantée d'arbres
espacés. Vous le remarquez grâce à son chant, des petits cris métalliques groupés par deux ou trois. Il est particulièrement prolixe lors de sa parade nuptiale, au début du mois de mai.
Le parc abrite également quelques hôtes de pierre et de bronze, un buste du docteur Émile Decroix, une tête de cheval, sur la porte d'entrée située à l'angle de la rue des Morillons et de la rue Brancion, ainsi qu'un buste de Georges Brassens, réalisé par André Greck. Des allées, qui portent les noms de certaines de ses chansons, rappellent son souvenir.
Des activités sont proposées autour de la vigne de pinot noir, mais également au rucher, par la Société Centrale d'Apiculture. Créé en 1986, il a accueilli depuis près de 30 000 enfants. Guidés par un animateur, ils apprennent à connaître le rôle des abeilles, l'essaimage, la pollinisation... Une vente de miel a lieu tous les premiers samedis d'octobre. (Renseignements au 01 45 42 29 08, de 14h à 18h)
Les enfants trouvent ici leur bonheur car ils disposent de très nombreuses activités : balançoires, promenades à dos de poneys, ping-pong, manège, théâtre de Polichinelle.
Le parc et le manège Brassens
Le Manège du Parc Georges Brassens Georges... sans s dommage !
Le Marché aux chevaux au debut du siècle dernier
La cour intérieure, le marché à la criée et l'entrée des abatoirs
Plan actuel et ancien
Adresse principale :
2, place Jacques-Marette 75015 PARIS voir plan ci-dessus
Autres Accès : rue des Morillons, rue des Périchaux et rue Brancion
Les habitations de Georges Brassens dans le quartier (photographies 15.8.2018)
Georges Brassens dans l'impasse Florimont
42, rue Santos-Dumont et 9, impasse Florimont (Les 2 maisons sont encore visibles.)
Georges Brassens a habité aussi au 7.9 rue Emile Dubois 75014 (prés de Denfert-Rochereau)
Bientôt un article et un circuit "Sur les pas de Georges Brassens à Paris" (à l'étude)
Les circuits actuels sur la toile sont incomplets.
Bonne visite !
A voir aussi dans le secteur :
La petite ceinture de Paris sud
Le Laboratoire National d'Essais
Un laboratoire de Métrologie et d'Essais. J'y ai travaillé de 1985 à 2008 dans le département Chimie
La Villa Santos-Dumont 75015 Paris et ses anciens ateliers d'artistes
La Ruche :
L'entrée de la Ruche, cité d'artiste
La Ruche est sise au numéro 2 du passage de Dantzig à l'ouest et proche des anciens abattoirs de Vaugirard créés peu après la Ruche en 1904 (à l'emplacement de l'actuel parc Georges-Brassens, dans le 15ème arrondissement.)Jusqu'en 1910 la résidence est reliée à Montparnasse par un tramway tiré par deux chevaux. Derrière la grande grille en fer à moitié dissimulée sous le lierre se dresse cet espace de verdure en plein Paris et l'un des plus importants centres artistiques du XXe siècle.
Le pavillon des vins, de forme octogonale, occupe le centre de la propriété, qui couvre près de 5 000 m2. S'élevant sur trois étages. il est composé de nombreux petits ateliers d'une trentaine de mètres carrés.
Les façades et toitures du bâtiment sont inscrites aux monuments historiques par un arrêté du 19 janvier1972.
Chez Jeanne Georges Brassens impasse Florimont de 1944 à 1966
Le 42, rue Santos-Dumont et la villa Santos-Dumont, hâvre de paix du quartier
Les anciens Bains-douches préservés, en restauration actuellement
Le quartier de Bobino à Montparnasse :
La rue de la Gaité et ses théâtres, Bobino au N°12
Le circuit de la balade qui peut démarrer de Paris Ouest Trocadéro ou métro. Passy par exemple
Georges Brassens, quelques dates :
Naissance le 22 octobre 1921 à Cette (Sète plus tard)
1936, élève moyen à l’école, il s’ouvre à la poésie grâce à son professeur de français Alphonse Bonnafé,
1939 : peine de prison avec sursis,
Février 1940 : il rejoint Paris, au 173, rue d’Alésia chez sa tante, Antoinette Dagrosa
1940 : au printemps travaille chez Renault quelques mois, l’usine est bombardée, les allemands arrivent à Paris
1943 : mars STO en Allemagne à Basdorf, au nord de Berlin
en février mars 1944, il obtient une permission, mais ne retourne pas en allemagne, il est ainsi insoumis au STO et se place en situation dangereuse.
entre mars et octobre 1944, il est hébergé quelques temps à la Maison d'Italie, à la Cité Universitaire, logé grâce à l'appui de sa tante Elvira, italienne. Cette information provient de plusieurs biographies, notamment de Jean-Paul Sermonte (Brassens, le regard de "Jeanne")
1944 (octobre ou novembre) à 1966 : chez Jeanne et Marcel, 9, impasse Florimont
1946 : il hérite du piano de sa tante, il se lie avec des militants libertaires, le peintre Marcel Renott, et le poète Armand Robin il collabore périodiquement avec la Confédération du Travail
1947 : mars rencontre avec Joha Heiman appelée Püppchen; née en 1897 (petite poupée en allemand) origine d’Estonie (1911-1999), elle travaillait dans une maison d'édition; elle à 50 ans, lui 25 ans. Ils nouent une relation sentimentale profonde, durable et hors norme
1952 : 24 janvier rencontre avec Patachou qui l’auditionne. 16 mars, France-Soir titre en gros caractères : « Patachou a découvert son poète», 6 mars, première émission télévisée de Georges Brassens à la RTF : il chante La Mauvaise réputation devant le public de l’Alhambra. Du 28 juillet au 30 août, il fait sa première tournée en France, en Suisse et en Belgique avec Patachou et les Frères Jacques, en septembre il est engagé aux «Trois Baudets» dirigé par Jacques Canetti , le 23 décembre, Patachou, qui a mis plusieurs chansons de son poulain à son répertoire, enregistre « Patachou chante Brassens » au studio Chopin-Pleyel
1953 : février 1er Bobino, deuxième en octobre, tous les cabarets de Paris le demandent et ses disques commencent à bien se vendre.
1954 : Olympia 23 février au 4 mars et 23 septembre au 12 octobre. Pierre Nicolas l’accompagne à la contrebasse (leur collaboration va durer presque 30 ans,
1955 : Georges Brassens achète la maison de Marcel Planche, impasse Florimont et la maison mitoyenne, l’eau et l’électricité installé, il leur offre,
1956 : premiers pas de Georges Brassens avec le cinéma (Porte des Lilas)
1964 : «Les copains d’abord » pour le film « Les copains » d’Yves Robert,
1965 : Bobino
1958 : achat du moulin de la Bonde à Crépières, Seine-et-Oise, Yvelines actuellement (mise en vente de la maison en 1970)
1968 : octobre, disparition de Jeanne, Georges quitte le 14ème
Quand on demande à Georges se qu’il faisait en 1968, il répond, "des calculs "
1969 : Achat de la villa « Ker Flandry » à Lézardieux (Côtes du Nord) Côtes-d'Armor actuelles,
1969 à 1981 : 42, rue Santos Dumont,
1972 : Bobino,
1976 : 19 octobre Bobino, 5 mois,
1977 : 20 mars, dernière de Bobino de Georges Brassens
1981 : 29 octobre : décès de Georges Brassens à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, il repose au cimetière de Sète, sa ville natale
Le studio Pathé -Marconi à Boulogne-Billancourt :
Dans dans ce lieu que Georges Brassens a enregistré la majorité de ses chansons, accompagné de Pierre Nicolas à la contrebasse,
La Librairie du "Libertaire" et des cercles anarchistes 3 rue Ternaux 75011, siège du journal Le Libertaire
Les femmes de Georges Brassens
Le circuit Georges Brassens à Paris et son extention à l'Ouest
Le savez-vous ? : Georges Brassens passa quelques mois à Cormeilles-en-Parisis, près de la gare, au 7 rue Malibran à son retour d'Allemagne en 1944.
Le pont de Bir-Hakeim, anciennement pont de Passy, est un pont parisien franchissant la Seine entre le 15ème et le 16ème arrondissement dont la première version la paserelle de Passy date de 1878.
Il a été inscrit au titre des monuments historique, par arrêté du .
Antérieurement se trouvait à cet endroit une passerelle métallique piétonnière, "la passerelle de Passy" construite pour l’Exposition universelle en 1878.
Elle porte le nom du point stratégique dans le désert de Lybie, appelé Bir Hakeim, où les Forces françaises libres opposèrent une défense héroïque aux troupes allemandes, lors d'une bataille en juin 1942.
Type : Pont en arc
Longueur :
237 mètres
Largeur :
24,7 mètres
Matériau(x) Acier
Construction
Construction : 1903 à 1905
Architecte(s) : J.C. Formigé L. Biette Daydé & Pillé
Entreprise Daydé, ou Daydé & Pillé, était une entreprise française de construction métalliques.
Fondée par Henri Daydé, cette entreprise a porté plusieurs noms : d'abord Daydé, puis brièvement Lebrun, Pillé & Daydé (1880), puis Daydé & Pillé (1882), puis finalement à nouveau Daydé (1903).
L'entreprise a fusionné en 1964 au sein de la Compagnie française d'entreprises, devenue C.F.E.M., et finalement intégrée dans Eiffel construction métalliques.
En 2011, Eiffel Constructions Métalliques change de nom, et devient Eiffage Construction Métallique, après une procédure judiciaire entamée en 2006.
Vue vers le métro. Passy : les colonnes de style art déco
Le pont Bir-Hakeim vu du pont d'Iéna
Deux groupes en fonte sculptés par Gustave Michel (1851-1924) ornent les piles en maçonnerie: "les forgerons riveurs" et les "Nautes".
Groupe "Les forgeurs riveurs" et "Les Nautes" du sculpteur Gustave Michel
Le pont Bir-Hakeim et "Les forgeurs riveurs" durant la crue de la Seine en 2016
La Seine et son niveau le 15 août 2018
La France renaissante et non Jeanne d'Arc
"La France renaissante" est une statue équestre installée sur le pont de Bir-Hakeim à Paris, réalisée par Holger Wederkinch en 1930, et donnée à la municipalité par la communauté danoise.
Cette statue est installée au centre d'une placette située entre les deux rives de la Seine, correspondant à la pointe amont de l'île aux Cygnes, dont elle est isolée par le pont de Bir-Hakeim, et qui sert également de belvédère donnant sur la Tour Eiffel. La statue était initialement supposée représenter Jeanne d'Arc, mais son caractère jugé trop emphatique et trop guerrier, contraire à l'iconographie habituelle de l'héroïne, n'a pas été apprécié par le conseil municipal de Paris et a fait émettre en février 1956 un avis défavorable à la Commission centrale des monuments commémoratifs, dépendant du ministère de l'Intérieur. Après intervention de l'ambassade du Danemark il a été décidé, pour éviter un incident diplomatique, de la rebaptiser La France renaissante, de manière à lui retirer sa portée commémorative et à lui donner un simple statut décoratif : ainsi pouvait-elle être érigée malgré l'avis de la Commission, celle-ci n'étant consultée que pour les monuments commémoratifs. Cette érection a été autorisée par un décret du 3 août 1956 et l'inauguration a eu lieu en 1958 en présence de l'ambassadeur du Danemark.
Le pont des mariés asiatiques :
Tous les jours se pressent les mariés asiatiques et leur photographes afin de poser avec la Tour Eiffel comme image de fond.
Pour info., quatre couples de mariés aperçus le 15 août en une heure de visite.
Le pont des mariés asiatiques photographiés tous les jours sur le pont avec la Tour Eiffel en image de fond
Images d'antan :
Le Pont de Bir-Hakeim Photographies du début du XXème siècle
L'ancienne passerelle de Passy vue de la Tour Eiffel lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1889