:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Un patrimoine exceptionnel, oublié depuis un demi-siècle et méconnu.
Les pierres de ces carrières, exploitées depuis deux mille ans, ont été utilisées pour la construction de l'Opéra de Paris, de l'Hôtel de ville, du Conservatoire des Arts et Métiers, des cathédrales d'Auxerre, de Sens et de nombreux édifices publics.
L'outillage des tailleurs de pierre
BIENVENUE à La carrière souterraine d'Aubigny
Vous êtes ici à la frontière des Duchés de Bourgogne et du Comté de Nevers. La région
s’appelle LA FORTERRE. Bordée par la vallée de l'Yonne et la Puisaye, La Forterre est une entité naturelle de 45 000 hectares caractérisée par ses hauts- plateaux argilo-calcaires de la période Jurassique Supérieur et son gigantesque gisement de calcaire oolithique. 2 hypothèses quant à l’origine du nom de FORTERRE :• TERRE FORTE, venant de « terre fortifiée », du temps de nos ancêtres gaulois. • FORTE TERRE, terre difficile à travailler, usant prématurément les outils agraires. Il semble que La Forterre a été peuplée dès le Néolithique. Plus tard, les Celtes occupèrent la région, et deux villages en témoignent : JEUILLY, près de la carrière, où des fouilles ont permis la découverte de sépultures anciennes (un atelier de taille de sarcophages existait dans la carrière) et de COURSON, où est toujours visible l’emplacement de leur village en forme de cercle,cercle signifiait, semble t-il, village fortifié, qui aurait donné son nom au village, Curcelonus en latin, Courçon en français d’autrefois). TAINGY, commune du site de la carrière, culmine à 386 mètres. C’est en Forterre que se déroula la bataille de Fontenoy en 841, où les petits-fils de Charlemagne se partagèrent dans le sang le vieil empire carolingien. La Forterre, c’est aussi le Pays de la Terre de Pierre. Elle est partout, sur le sol bien-sûr, mais surtout dans son, sous-sol, sur plus de 60m d’épaisseur et sur une surface de 50 hectares. Entrer dans la carrière, c’est aller au cœur d’une masse de 60 millions de tonnes de pierre
L'extraction de la carrière cesse en 1940 :
Il y a 200 millions d’années, nous étions ici en pleine région tropicale, la mer recouvrait le territoire et elle y resta près de100 millions d'années. Cet immense banc de pierre a été
créé par le dépôt de squelettes d'animaux marins, en particulier, les coques des moules et des huitres. Cette pierre est un calcaire de type oolithique (du grec ôon « oeuf » et lithos« pierre »), de couleur blanche, à grain fin et classé demi-ferme par les tailleurs de pierre. Elle se prête parfaitement à la sculpture et à la construction dite en « PIERRE DE TAILLE ». Sa résistance à la compression est d'environ 110 kgs / cm². L'extraction a cessé en 1940, la pierre ayant inexorablement été supplantée par le béton et le parpaing. 16 carrières souterraines ont été ouvertes au fil des siècles et seulement 1/5 du gisement a été extrait. Pour la plupart, l’origine de leur exploitation est inconnue. En ce qui concerne la Carrière d’Aubigny, des fouilles, effectuées au le village mérovingien proche, Jeuilly, et dans la
carrière même, permirent de découvrir des pièces de monnaie, en particulier de l’empereur romain Domitien (81-96). Notre carrière était donc déjà exploitée il y a 2000 ans, à l’époque gallo-romaine. Au début, la pierre fut certainement utilisée à des fins religieuses, réalisations de sculptures, puis pour la fabrication de cercueils en pierre, vous trouverez deux sarcophages dans une salle du site, ensuite vint les temps des premières églises romanes puis des fabuleuses cathédrales. C'est véritablement 18ème siècle et surtout au 19ème qu'une extraction intensive a eu lieu, car c'est à cette époque qu’en France, ont été lancés les grands programmes d’urbanisation et de construction d’édifices publics d’importance, en particulier à Paris par le Baron HAUSSMANN. Les besoins en pierre
devinrent énormes et l’ensemble des carrières de Forterre contribua à construire dans la région la plupart des mairies, hôtels de ville, palais de justice, gares, ponts et écoles mais aussi à Paris, les grands édifices nationaux comme l'Hôtel de ville, le Conservatoire des Arts et Métiers, le Jardin des Plantes et bien sûr l'Opéra. Sans oublier dans nos campagnes proches, les châteaux familiaux qui furent, à la même période, reconstruits ou rénovés. Vers 1850, ces carrières employaient environ 1000 ouvriers dans le département de l’Yonne. Le Conservatoire des Arts et Mé
Histoire de la carrière :
Il y a 150 millions d’années, la mer recouvrait en grande partie la Forterre tropicale. Les squelettes des animaux marins, en particulier les coques des moules géantes se sont déposés pour former un banc de pierre gigantesque.
La pierre est un calcaire très compact, blanc, à grain fin, que les tailleurs de pierre appellent demi-ferme, et qui se prête parfaitement à la sculpture et à la construction dite en pierre de taille.
Seize carrières souterraines ont été ouvertes au cours des siècles. Le début exact de leur exploitation reste inconnu.
Des fouilles dans La Carrière d’Aubigny et dans le village mérovingien de Jeuilly, tout proche, ont permis de découvrir des pièces de monnaie romaine, en
particulier une à l’effigie de Domitien II, Empereur en 81. La Carrière était exploitée donc déjà exploitée à l’époque gallo-romaine.
Au début, la pierre était utilisée à des fins religieuses : sculptures et sarcophages de pierre. Deux cercueils sont visibles dans une salle de La Carrière.
L’extraction s’est poursuivie au Moyen-Age et à l’époque Renaissance. Et c’est au 18e et surtout 19e siècle que La Carrière a été le lieu d’une exploitation intense.
Une visite à la Tour Jean-sans-Peur à Paris 2ème avec 2 expositions temporaires :
. Petites et grandes affaires de l'Est parisien (1880-1914,
. Crimes et justices au Moyen-Age.
La Tour Jean-sans-Peur le 2 août 2019
Crimes et rapines : petites et grandes affaires de l'Est parisien
1880-914
Crimes et justices au Moyen-Age :
Images sources la Tour-sans-Peur
Les justices en concurrence :
Les justices médiévales sont enchevêtrées.
Outre les justices seigneuriales, dont les justices urbaines et les justices ecclésiastiques ou officialités.
Si le roi ne tarde pas à dominer l'ensemble à partir du XIIIème siècle, chacune d'entre elles campe dans les limites de sa juridiction.
De nombreux conflits les opposent : ils donnent lieu à des cérémonies ritualisées qui permettent à la juridiction lésée de "ressaisir" son droit. Celui qui a empiété sur le pouvoir de l'autre lui offre un objet symbolique, en général un gant, comme preuve de la réparation.
les sanctions prises par ces différents tribunaux sont parfois complémentaires. par exemple, les endettés peuvent être poursuivis devant les officialités et être excommuniés.Leur sanction est alors annoncée à la messe du dimanche.
Conflit de juridictions : un clerc entre un juge ecclésiastique et un juge laîc
Sources documentation TourJean-sans-Peur
Justice et domaine royaux :
Le Parlement, tribunal d'appel :
Vers 1250, Saint-Louis crée le parlement de Paris pour que les justifiables de l'ensemble du royaume puissent appeler en dernier recours à la justice du roi.
Installé à côté du Palis Royal et de la Sainte-Chapelle, le Parlement s'organise autour de trois chambres : "Grant'Chambre" où peut se tenir le lit de justice du roi, "Chambre des Enquêtes", et "Chambre des Requêtes".
Le souverain n'assiste plus aux jugements que lors des lits de justice, qui lui permettent d'intervenir sur les décisions du Parlement. Le reste du temps, ses droits sont défendus par le procureur du roi, sorte de ministère public.
Le roi continue cependant à exercer directement la justice quand il le veut, après avoir écouté les requêtes de ses sujets.
Charles VII, en lit de justice à Vendôme, en 1458, préside le procès du duc d'Alençon, jugé pour trahison en faveur des Anglais.
Sources Tour-sans-sans-Peur
Les justices :
haute et basse justice
Basse justice rendue sous un arbre
Sources : documentation Tour Jean-sans-Peur
Le gibet, en périphérie de la ville, symbole de la haute justice.
"Savoir la vérité par sa bouche"
La torture :
L'estrapade et le supplice de l'eau
Le procès de Jeanne d'Arc : une justice en trois épisodes :
La tour Jean-sans-Peur à différentes époques La maquette de la tour
La tour Jean-sans-Peur et son contexte :
Le roi Charles VI est sujet à partir de 1392 à des accès de folie, pendant lesquels les membres de la famille royale sont amenés à intervenir dans le gouvernement. Les oncles de Charles VI sont de puissants princes car dotés d’importants apanage. Par ailleurs Charles VI a un frère ambitieux Louis Ier d' Orléans qui entre rapidement en conflit avec le plus puissant de ses oncles Philippe II de Bourgogne.
La mort du duc de Bourgogne permet dans un premier temps au duc d’Orléans de prendre le contrôle du gouvernement, car le successeur de Philippe Le Hardi,
Jean 1er de Bourgogne, dit « Jean sans Peur » est très occupé par l’importante succession que lui laissent ses parents. Mais le nouveau duc de Bourgogne ne se laisse pas faire pour autant et, constatant que les démonstrations de force ne suffisent pas, organise l’assassinat de Louis d’Orléans en 1407.
Assassinat du duc d'Orléans par les hommes de Jean-sans-Peur
La construction de la tour de 1409 à 1411 est donc à resituer dans le cadre de la politique de Jean sans Peur, qui vise à affirmer son pouvoir dans la capitale, voire à se protéger contre l’hostilité que suscite son action déterminée. En effet, Charles Ier d' Orléans demande bientôt justice pour son père, s’allie en 1410 à Bernard VII d'Armagnac et reçoit le soutien d’autres branches de la famille royale.
La Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons est alors enclenchée. Jean
sans peur élimine Bernard d’Armagnac en 1418 mais il est lui-même assassiné en 1419 par des proches du dauphin Charles lors de l’entrevue de Montereau. Son fils Philippe le Bon s’engage alors dans une alliance avec la couronne d'Angleterre qui durera jusqu’en 1435.
Assassinat de Jean-sans Peur le 10 septembre 1419 à Montereau
La tour Jean sans Peur et ses expositions seront ouvertes tout l’été en continu, du mercredi au dimanche de 13h30 à 18h, y compris les 14 juillet et 15 août 2019
La galerie Vero-Dodat à Paris 1er Photographies du 2 août 2019
La galerie Véro-Dodat et son entrée rue Jean-Jacques Rousseau
La réalisation de ce passage est caractéristique des opérations immobilières spéculatives de la Restauration. En 1826, deux investisseurs, le charcutier Benoît Véro et le financier Dodat, firent édifier ce passage entre les rues du Bouloi et Jean-Jacques-Rousseau, entre le Palais Royal et les Halles. Il offrait un raccourci plaisant entre ces deux lieux alors très fréquentés et fut rapidement adopté par le public. La rue du Colonel Driant ne fut percée qu'en 1915.
De style néoclassique, la galerie Véro-Dodat doit son animation et sa réputation à la présence des Messageries Laffitte et Gaillard, situées à l’entrée du passage sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Les voyageurs qui attendaient leurs diligences allaient flâner parmi les magasins à la mode et contribuèrent pour une large part au succès de ce passage. Le marchand d'estampes Aubert, éditeur du Charivari (1) et de La Caricature (2), s'y installa également et y exposa les plus célèbres caricaturistes de l'époque. Puis c'est la tragédienne Rachel qui occupa un appartement du passage de 1838 à 1842. Elle semble avoir vécu également dans le passage des Panoramas aux mêmes dates (1838 à 1842).
Le Second Empire et la disparition des Messageries amorcèrent le déclin de la galerie. Relativement boudée aujourd'hui, la galerie Véro-Dodat est pourtant une des plus charmantes de Paris et possède plusieurs attraits outre son architecture élégante, dont la présence de galeries d'art contemporain ou des boutiques anciennes de décoration ou d'ameublement.
Le parti pris des aménageurs de poser un dallage en losange noir et blanc sur la longueur
assez modeste (80 m) du passage a été choisi afin de donner un effet de perspective et de profondeur. Le plafond haut de seulement 2,50 m est peint de paysages, de divinités, de génies de belle facture dans les parties non vitrées. Chaque entrée est surmontée d’un balcon et encadrée par deux colonnes ioniques qui donnent un bel aspect. Celle du côté de la rue Bouloi a été enrichie de deux niches avec les statues
d’Hermès et d’un Satyre au repos. Les différentes boutiques établies, toutes sur le même modèle, disposent de menuiseries d’ornements en fonte et en cuivre décorées de palmettes, des miroirs sont disposés entre les demi-colonnes, les éclairages avec leur globe accentuent le côté préservé de cet ensemble unique. On aperçoit aussi derrière les vitrines des petits escaliers hélicoïdaux qui donnent accès à l’étage.
La galerie Véro-Dodat fait l'objet d'une inscription au titre des monument historiques depuis le 9 juin 1965. Elle a ensuite été proposée au classement, et malgré l'accord de la commission supérieure des monuments historiques le 18 mai 1998, la copropriété a refusé son classement. Elle fut entièrement restaurée en 1997.
De 1966 à 2004, le brocanteur Robert Capia a tenu au no 26 une boutique qui attirait le Tout Paris.
La galerie abrite la boutique du prestigieux chausseur des stars Christian Louboutin.
Cette dernière occupe l'espace d'une ancienne imprimerie aujourd'hui disparue.
(2) Lien site Wikipédia La Caricature : La Caricature
Quelques détails de la galerie :
Ancienne façade du N° 26
(1) (2)
La façade de la galerie sur la rue du Bouloi est décorée de deux statues dans des niches, qui représentent Hermès (1) avec son casque ailé et un caducée à la main, dieu des commerçants, et le Satyre au repos (2) d'après Praxitèle (3).
Au 13, on y trouvait la boutique « Aubert » qui imprimait et vendait les journaux « Le Charivari » et « La
Caricature ». Les caricatures de Daumier, Gavarni, Cham ou Grandville étaient exposées en vitrine et de nombreux curieux s’attroupèrent devant le magasin.
Au 19 se trouve le restaurant Véro-Dodat.
Au 20-22 se trouvait en 1833, le magasin de nouveautés « La Compagnie des Indes »
Au 23-26 : Belle boutique de Robert Capia, spécialiste des poupées anciennes au désordre savamment agencé. Elle fermera en 2004.
Au 35 : Brasserie
Au 36 : Atelier Christian Lauboutin créateur de souliers.
Au 38 : Rachel vint habiter le troisième étage de cette maison qu’elle quitta en 1842. C’est au rez-de-chaussée qu’étaient imprimés les journaux « Le Charivari » et « La Caricature ».
Adresse de la galerie Véro-Dodat : 19, rue Jean-Jacques Rousseau - 2, rue du Bouloi 75001 PARIS
Coordonnées GPS :
Latitude : 48.862823
Longitude : 2.340213
Accès transports en commun : Métro : Palais-Royal (lignes 1, 7) Bus : 48, arrêt Coquillière
ou 5 minutes de Châtelet-les Halles, sortie Porte de Saint-Eustache
12, rue de la Cascade, Hameau de Couhard, 71400 Autun
Chapelle N-D des Bonne-Œuvres et des Sept Dormants
7, place Sainte-Barbe, 71400 Autun
Prison panoptique
Place Saint Louis, 71400 Autun
Le Les lieux d'exposition de l'Art Sacré Contemporain d'Autun du 15 au 26 juillet 2019
Exposition de l'Évêché
Place du Cardinal Perraud, 71400 Autun
L’exposition se déroule dans le hall majestueux de l’évêché, siège des évêques d’Autun,
Chalon et Mâcon depuis le VIe siècle. Place du Cardinal Perraud, à deux pas de la cathédrale Saint Lazare, au cœur du quartier historique.
Au fil de l'exposition
La fresque
Détails de la fresque
Les pigments naturels utilisés
Un hommage à Dom Angelico Surchamp
à l'Evêché d'Autun
Projection du film-documentaire « Dom Angelico Surchamp, artiste inventeur de Zodiaque ». 17 heures à l’Évêché d'Autun.
Cette rétrospective-hommage tentera d’éclairer et de mettre en relief la place éminente et originale de l’abstraction dans l’œuvre picturale de Dom Angelico Surchamp, décédé le 1er mars 2018, à l’âge de 93 ans, au regard de l’art sacré du XXème siècle.
Diffusion du film « Angelico Surchamp, artiste, inventeur de Zodiaque »
Annie devant la fresque
Dom Angelico Surchamp :
Né à Troyes en 1924, il est le fils d’Henry Surchamp, Jean Nesmy en littérature. Elève du sculpteur Henri Charlier, il entre en 1942 à l’abbaye Notre Dame de la Pierre qui Vire où il crée ses premières fresques. Après des stages chez les artistes Albert Gleizes, René-Maria Burlet, il fonde en 1951 la revue Zodiaque, puis les éditions. Le créateur durant un demi-siècle de cette prestigieuse collection est aussi un artiste : peintre, musicien, musicologue, photographe, créateur de vitraux, et fresquiste. Il a réalisé quatre fresques à Troyes.
Nous diffusons dans l'exposition le film « Angelico Surchamp, artiste, inventeur de Zodiaque »
La Fabuloserie place l'année 2019 sous le signe du
Manège de Petit Pierre
pour fêter le 30ème anniversaire de son installation dans le parc du musée
Le musée :
Ouvert en 1983 au public, La Fabuloserie est un lieu imaginé et conçu par l’architecte Alain Bourbonnais pour abriter sa collection art hors-les-normes.
Cette expression fut suggérée à Alain Bourbonnais par Jean Dubuffet, qui souhaitait que le terme «art brut» soit réservé à sa collection. Elle désigne des productions insolites réalisées par des autodidactes.
Après avoir ouvert une galerie à Paris entre 1972 et 1982, l’Atelier Jacob, Alain Bourbonnais décide de créer, avec son épouse Caroline, un musée qu’il nomme « La Fabuloserie». L’espace se compose d’une « maison-musée » où sont exposées plus de mille créations allant des dessins de Yanko Domsic aux bourrages de Francis Marshall, en passant par l’étonnante production des Turbulents d’Alain Bourbonnais lui-même. Un musée de plein air, dit « le jardin habité », présente les sculptures d’habitants-paysagistes : Camille Vidal, Jules Damloup, les girouettes de Jean Bertholle et l’étonnant manège de Petit Pierre.
La Maison-Musée :
La « maison-musée » de la Fabuloserie expose notamment des peintures et dessins de Yanko Domsic, Philippe Dereux, Philippe Mahaut et Franz Ringel ; des sculptures et assemblages d’Émile Ratier, Simone Le Carré Galimard et aussi la "Tribu des Turbulents" d’Alain Bourbonnais lui-même.
Le parc-musée de la Fabuloserie :
Le parc du musée, dit le "jardin habité, musée de plein-air, présente les sculptures d’habitants-paysagistes comme Camille Vidal, Jules Damloup, mais aussi les girouettes de Jean Bertholle et l’étonnant Manège de Petit Pierre.
Le Manège de Petit Pierre dans le parc du musée et les œuvres des artistes art brut :
Petit Pierre (1900-1992, France) : garçon vacher, Pierre Avezard, dit Petit Pierre
réalise, sur une quarantaine d’années, un manège à partir de matériaux de récupération. Ouvert au public tous les dimanches après-midi, ce « cirque mécanique », met en scène son histoire personnelle (sa vie à la ferme, ses voyages, etc.).
Le manège a été sauvegardé grâce à une action de démontage et de remontage à La Fabuloserie entre 1987 et 1989 pour en devenir le joyau.
Détails du manège de Petit Pierre
Liens sites Wikipédia Pierre Avezard dit "Petit Pierre" :
Les oeuvres du parc-musée Notre guide Eléa l'Atelier de l'architectte
L'art hors-les-normes, c'est quoi ?
Dans la panoplie des termes du monde de l’art brut les appellations sont nombreuses. « Art marginal » ou « art hors-les-normes » font partie de celles qui peuvent fonctionner comme des termes génériques. Pourtant l’expression « art hors-les-normes » reste indissociable de la collection réunie par Alain Bourbonnais. Suggéré par Jean Dubuffet à ce dernier parmi d’autres appellations en 1972, l’art hors-les-normes désigne l’art réalisé avec d’autres normes que celles de l’art officiel. Réalisées le plus souvent par nécessité, ces créations sont fabriquées par des autodidactes pour lesquels l’acte créateur peut être pensé comme un travail passionné ou une sorte de « re-création ». Ces créations brouillent les catégories artistiques, dissolvent les frontières en s’inscrivant à la croisée de l’art populaire, l’art naïf, l’art brut, l’art outsider… Hors-les-normes est au-delà des normes.
Nuit Européenne des musées :
Nocturne à la Fabuloserie
Merci à Eléa pour la visite-conférence du "Jardin habité" de la Fabuloserie
Apparenté à l’art brut, l’art hors-les-normes se distingue de l'art enfantin, l'art populaire et l'art naïf. Il ne se confond pas avec l’art des enfants, car la plupart du temps les créateurs produisent à l’âge adulte, voire à partir de la retraite. S’il fait écho à l’art populaire, il s’en démarque puisque les créations ne s’inscrivent pas dans une culture ou une tradition donnée, mais bien dans une vision personnelle et singulière. Enfin, il ne relève pas de l’art naïf, car les auteurs n’envisagent pas de rivaliser avec les grands maîtres. En outre, ils n’utilisent pas de matériaux traditionnels mais des matériaux de récupération. Chiffonniers, « ils créent tout naïvement le Fantastique avec le banal » comme le déclarait Caroline Bourbonnais.
Les exposition hors-les-murs, en France et en Europe :
Les Singuliers de l’Art, Paris, ARC2-MAMVP, du 19 janvier au 5 mars 1978.
Outsiders, Londres, Hayward Gallery/ British Arts Council, du 8 février au 8 avril 1979.
Exposition de créations marginales avec la participation d’Alain Lacoste, Simone Le Carré Galimard, François Monchâtre, Michel Nedjar, Jano Pesset et Jackson Stricanne, Yonne, Château du Tremblay, du 27 juin au 19 septembre 1982.
Indomptés de l’Art, manifestation autour de l’art brut, Besançon, Palais Granvelle, du 7 mars au 28 avril 1986.
Art brut et compagnie, Paris, Halle Saint Pierre, 25 octobre 1995 au 30 juin 1996.
La Fabuloserie. Musée des Diables et des Anges, Bochum, Museum Bochum, du 25 novembre 2000 au 11 février 2001.
Alain Bourbonnais, un homme, une collection, une passion, Auxerre, Musée-Abbaye Saint-Germain d’Auxerre, du 3 février au 25 mars 2002.
Croisements, Helsinki, Kiasma, du 14 mai au 21 août 2005.
Parcours singuliers, Jamoigne Centre d’art contemporain du Luxembourg belge, du 23 septembre au 22 octobre 2005.
Oltre la ragione, Bergame, Palazzo della Ragione, du 5 mai au 5 septembre 2006. Beautés insensées, Monaco, Salle d’exposition du quai Antoine 1er, du 10 janvier au 25 février 2007.
IN / OUT, Liège, mad Musée, du 12 septembre au 2 novembre 2008.
Le jeu de la folie, Gand, Musée du Dr Guislain, du 4 octobre 2008 au 12 avril 2009.
Le fabuleux destin des Bourbonnais, Bruxelles, Musée art)&(marges, du 10 février au 27 mai 2012.
Un Autre Regard, Paris, Musée Singer-Polignac, du 13 décembre 2013 au 16 février 2014.
De la réalité à la BD :
Affligé à la naissance du syndrome de Treacher Collins, sourd et quasi-muet, Pierre Avezard, dit Petit Pierre, (1909 – 1992) ne partait pas avec les meilleures cartes en main. Peu scolarisé du fait de ses handicaps, il est rapidement placé dans des fermes comme garçon vacher, puis homme à tout faire. De bonne nature et entouré par une famille aimante, il réussit cependant à mener une existence paisible. Évidemment enfermé dans son monde intérieur, il développe une curiosité pour la mécanique et s’amuse à bricoler des jouets et des automates. Cette passion innocente se mue en un projet de vie et, entre 1937 et 1985, il crée un gigantesque manège fantastique qui finit par attirer les touristes de passage. Au début des années soixante-dix, Jean Dubuffet et Alain Bourbonnet théorisent l’art brut comme étant le travail créatif d’hommes et de femmes sans grand bagage culturel ou volonté artistique consciente. Partageant le même anonymat que le Facteur Cheval ou Picassiette, Petit Pierre était donc artiste dès le départ ! Miraculeusement préservé, son Manège est encore visible aujourd’hui à la Fabuloserie, le Musée d’art hors-les-normes.
Biographie appliquée, Petit Pierre – La mécanique des rêves retrace la trajectoire de ce ravi à l’univers fourmillant. À l’image de son sujet central, Florence Lebonvallet se limite à raconter simplement l’individu et élargit à peine son propos au moment où des érudits en quête de pureté créatrice primordiale se penchent sur les constructions naïves du protagoniste principal. Dotée de peu ou pas d’analyse ou de réelle mise en contexte (le mini-dossier en fin d’ouvrage s’avère particulièrement frustrant), la lecture est néanmoins agréable, mais reste purement informative.
Aux pinceaux, Daniel Casanave a également choisi de garder les pieds sur terre et anime sagement les figures articulées conçues par ce bricoleur de génie. La mise en page est à l’unisson de cette ambiance posée et toute paysanne. Sans entrer dans les comparaisons hypothétiques, le lecteur ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’aurait pu donner cette même histoire racontée par Fred. À noter, les belles et très bien dosées couleurs de Claire Champion accompagnent agréablement les pages donnant volume au trait sans nullement l’écraser ou l’étouffer.
Au final, quelque chose semble manquer. Du rêve ou un soupçon d’espièglerie auraient certainement apporté un supplément d’âme à la narration. Heureusement, la personnalité attachante du héros se montre suffisamment forte pour porter un album somme toute sympathique et rempli d’une certaine grâce.
Laissez-cous conter l'histoire de cette abbaye qui domine le village d'Abondance depuis le XIIème siècle et découvrez un patrimoine architectural, artistique et religieux de grande renommée.
L'abbaye d'Abondance fut le premier monument du département classé au titre des Monuments historiques et reste un joyaux de l'art religieux médiéval.
Le cloître de l'abbaye d'Abondance
L'abbaye fut fondée vers 1108 par l'abbaye Saint-Maurice-d'Agaune, ou en 1043 selon certaines sources. À l'origine elle était établie dans les environs de la Chapelle d'Abondance.
En fait elle occupa deux endroits, puisque des éboulements obligèrent les religieux à changer d'emplacement.
Enfin, au XIIe siècle, le prieuré se fixe à Abondance et devient abbaye vers 1138-1144. La présence d'un cloître roman sous le cloître gothique a d'ailleurs été attestée lors de travaux de restauration au cours du XXe siècle. C'est d'ailleurs vers 1140 que la communauté s'affilie à la congrégation des chanoines augustins. Quittant en 1158 la tutelle de la maison-mère, elle va alors prospérer jusqu'au XVe siècle.
Sa puissance est d'ailleurs attestée par le nombre important de ses possessions au début du XVe siècle avec plus d'une vingtaine de monastère et une dizaine de paroisses dont les abbayes de Sixt-Fer-à-Cheval, donné en 1140 par Aimon de Faucigny et d'Entremont en Faucigny, de Filly (en bas Chablais), de Moutier-Grandval et de Goaille attachées au diocèse de Besançon, ainsi que vingt-deux prieurés, dont ceux de Peillonnex (Faucigny), donné par Amédée 1er de Genève en 1156 à l'abbé Burchard, qui serait un parent du comte —, de Nyons (Vaud) — lors d'un échange en 1244 avec l'abbaye de Saint-Oyand de Joux ou encore Vions (Chautagne).
Cependant l'abbaye passe sous le régime de la commende en 1433, marquant alors le début de sa décadence. La nef et le clocher de l'abbatiale sont endommagés par un incendie vers 1446, mais le cloître est épargné. Les travaux de restauration ne s'achèveront que vers 1481, D'après de récentes études, c'est vers 1430 que les peintures murales ornant le cloître ont pu être réalisées.
La situation de l'abbaye continue de se dégrader jusqu'en 1606. Lors de la visite de François de Sale, évêque de Genève, qui a ramené le Chablais. au catholicisme, les chanoines augustins ne suivent plus aucune règle. C'est pour cela qu'il décide de demander au pape de les faire remplacer par des cisterciens feuillants. Le but de François de Sales et de redonner à l'abbaye d'Abondance son prestige d'antan, grâce au spirituel et au religieux.
Cependant le renouveau ne sera que de courte durée. Rapidement, le déclin reprend le pas. Dès la fin du XVIIe siècle, les feuillants sont en conflit avec les habitants de la vallée et avec les autorités religieuses, principalement l'évêque de Genève. Enfin, au XVIIIe siècle, ils sont la cause de
très nombreux scandales: on ne compte plus leurs petites amies ni leurs enfants, certains témoignages rapportent même qu'ils se battent entre eux, portent des pistolets et fréquentent les cabarets.
À la suite de ces très nombreux excès et d'une situation religieuse particulièrement
désastreuse, l'évêque de Genève demande à Charles-Emmanuel III de Sardaigne de demander au pape la suppression de l'abbaye: elle est définitivement fermée en 1761 par un bref de Clément XIII.
En 1795, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. Ils tombent à l'abandon, et le cloître sert de dépotoir aux habitants de la ville.
La famille Sallavuard rachète les bâtiments en 1836. En 1862, les peintures sont redécouvertes et l'ensemble de l'abbaye est classée au titre des monuments historiques treize ans plus tard, par la liste de 18757. Les peintures seront restaurées à plusieurs reprises, la dernière campagne en date étant dans les années 1977-1990
Actuellement, les bâtiments sont occupés par les services municipaux d'Abondance.
Merci à Laure pour sa conférence sur l'abbaye d'Abondance
Les peintures murales du cloître de l'abbaye d'Abondance
L'église abbatiale de style gothique :
Notre-Dame de l'Assomption
L'ensemble des bâtiments de l'abbaye, de style gothique, a été construit à partir de 1275.
Documentation Abbaye d'Abondance Paroisse Saint-Maurice en Vallée d'Abondance
Les vitraux de l'église Notre-Dame de l'Assomption à Abondance
Un des vitraux intérieurs de l'église
Détails de l'église N.-D. de l'Assomption d'Abondance
Détail des oeuvres de l'église Notre-Dame de l'Assomption et du cloître de l'abbaye
Le musée de l'abbaye d'Abondance :
Maquette de l'abbaye d'Abondance (1/200ème) par Georges Ferrari et Virginie Bertrand
1500 heures de travail entre 1994 et 2004
Plan général de l'abbaye d'Abondance son cloître et son église abbatiale
Les Apartés - L'orgue d'Abondance :
"Les Apartés"" sur l'orgue d'Abondance par Jean-Pierre Charles Sources Abbaye d'Abondance
Une visite conférence sur l'orgue de l'église Notre-Dame d'Assomption d'Abondance par Jean-Pierre Charles suivie d'un concert sur ce grandiose instrument. Les œuvres musicales interprétées sont de Jean-Sébastien Bach, chorale, préludes et fugues, Johann Pachelbel (Cianone), François Couperin (extrait de la messe des paroisses), Léon Boellmann (suite gotique) et César Franck (prélude, cantabile).
Jean-Pierre Charles a commencé la musique par le chant choral et le piano à l'âge de 6 ans à la maitrise Saint-Evode à Rouen.
Dix ans plus tard, il commence l'orgue avec Marie-Thérèse Duthoit, titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Rouen.
Établi à Paris, il accompagne les messes dans plusieurs paroisses à Ivry-sur-Seine et donne des concerts en région parisienne.
Il interprète régulièrement des œuvres musicales sur l'orgue Stotz de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Ivry-sur-Seine.
Durant ses venues dans la vallée d'Abondance, il met son talent au service de la paroisse en jouant lors des offices de l'église Notre-Dame de l'Assomption à Abondance et anime les conférences "Les Apartés" sur l'orgue de l'église de l'abbaye.
Merci à Jean-Pierre pour son magnifique concert d'orgue et à son petit fils Samuel.
Bravo à eux !
En savoir un peu plus sur le principe de l'orgue :
Quelques explications sur le principe de l'orgue :
Sur cette coupe d’un instrument classique du 18ème siècle français on peut observer les grandes parties constitutives d’un orgue et en comprendre le fonctionnement :
• la pièce centrale, le grand buffet (1) comporte dans sa partie inférieure la console(7) avec ses 3 claviers, son pédalier (8) et le banc de l’organiste.
• il contient, du repère A au repère B, les tuyaux de l’Echo (2) mis en œuvre par le clavier supérieur, du repère B au repère C, ceux du Grand Orgue (3) mis en œuvre par le clavier médian. En avant, les tuyaux de la Montre (4). En (5) et (6) les sommiers de ces plans.
• en arrière, le buffet des tuyaux de pédale (10) avec son sommier (11). On remarquera la grande taille de ces tuyaux : ce sont des jeux graves
• tout à l’arrière, le moteur (12), le ventilateur (13) et le soufflet (14) reliés aux sommiers par les porte-vent(10).
• en avant du grand buffet, et dans le dos de l’organiste, le petit buffet (9) situé au bord de la tribune, et qui renferme les tuyaux du Positif, mis en œuvre par le clavier inférieur.
Trois séances présentées par Pascal-Alex Vincent :
JEUDI 1ER AOÛT À 19H45 : LA RUE DE LA HONTE
SAMEDI 3 AOÛT À 19H45 : L'INTENDANT SANSHO
JEUDI 8 AOÛT À 20H : LES AMANTS CRUCIFIÉS
Cinéaste et universitaire, Pascal-Alex Vincent a travaillé 12 ans dans la distribution du cinéma japonais en France. Il a dirigé la rédaction d'un ouvrage de référence : Dictionnaire du cinéma japonais en 101 cinéastes.
Quelques vues du château-fort de Vincennes ett ses structures
Le plan éclaté du donjon du château et ses volumes Sources château de Vincennes
Les coursives du château sont particulièrement bien restaurées
Le seul passage d'accès d'origine au donjon
La visite intérieure du château :
Détails de l'intérieur des pièces du donjon
Gravure du château de Vincennes du 17ème siècle
La Sainte Chapelle de Vincennes :
La Sainte-Chapelle de Vincennes est une chapelle fondée en 1379, dans l'enceinte du château de Vincennes à la demande du roi de France Charles V, afin d'y abriter les reliques de la Passion du Christ.
Détails exttériels de la Sainte Chapelle de Vincennes
La Sainte Chapelle
Plan de la Sainte Chapelle de Vincennes
Le tombeau du duc d'Enghien :
Gravures anciennes de la Sainte Chapelle
Le château de Vincennes est une forteresse située à Vincennes, à l’est de Paris érigé du XIV au XVIIème siècle. Il est le plus vaste château fort royal français subsistant et, par la hauteur de son donjon, 52 mètres, il est une des plus hautes forteresses de plaine d'Europe avec celui de Crest.
Le château de Vincennes est le siège du service historique de la Défense.
Vue du château de Vincennes sous Charles V, gravure de Pierre Nicolas Ransonette .
L'abbaye de Mortemer : la première affiliée à l'ordre des Cisterciens en Normandie
Située dans une hêtraie au cœur de la forêt de Lyons, l'abbaye est située dans la vallée du Fouillebroc (1) ses ruines s'élèvent dans un cadre bucolique qui invite à une promenade presque mystique tant ces lieux sont chargés d'histoire.
Construite en 1134 à la demande d'Henri 1er Beauclerc, premier Duc de Normandie, Roi d'Angleterre et quatrième fils de Guillaume le Conquérant, elle tire son nom du latin " Mortum-mare " qui signifie " Mer-morte ", en raison de l'immense marécage qui
inondait la région jadis. Dès sa fondation au 12ème siècle, l'Abbaye est partagée entre plusieurs mondes. L'eau bien sûr, la terre dont elle tire sa substance, la forêt qui l'enserre de sa splendeur, et enfin le ciel, auquel elle est dédiée. Le lieu fût choisi pour son calme propice au repos et à la prière. Affiliée à l'ordre Cistercien (elle fût la première en date en Normandie), elle vivait en complète autarcie grâce aux pigeons du colombier, aux lamproies, perches et tanches des viviers, au vin et au miel produit par les moines.
Son influence et son rôle dans la région sont incontestables. Il ne reste aujourd'hui de l'église du 12ème siècle, que quelques pans. Le support du transept nord et sa rosace, le cellier et un morceau de préau.
Au 18ème siècle, l'Abbaye souffrit d'une langueur de l'esprit et de l'âme qui, petit à petit lui fit perdre de sa substance et de sa raison d'être. En 1790, il ne subsistait plus que cinq moines. Sous la Révolution, les quatre derniers furent pourchassés et massacrés dans le cellier.
Au centre de la propriété, vous pourrez visiter l'actuelle bâtisse qui fut construite à la fin du 18ème siècle et qui abrite un musée. Notre guide vous accompagnera dans les sous sols de l'Abbaye où vous pourrez voir les outils, le four à pain, une cellule monacale, sans oublier la petite fontaine, détournement de la célèbre fontaine Sainte Catherine si chère aux jeunes filles désireuses de trouver un mari dans l'année...
La fontaine Sainte-Catherine dans les bois de Lyons-la-Forêt
L'abbaye et ses ruines
Le puits en deuxième plan
Les différnts bâtiments de l'abbaye
La documentation de l'abbaye de Mortemer :
L'abbaye de Mortemer est un lieu où les manifestations culturelles rendent hommage à l'histoire de la Normandie et aux légendes.
Le temps de plusieurs journées, l'abbaye vous invite à venir vous plonger dans l'époque médiévale.
Sources documentation de l'abbaye de Mortemer
Une marionnette du spectacle de Vytas Kraujelis
Les légendes de Mortemer :
Plusieurs légendes sont actuellement attachées à l'abbaye qui s'est vu attribuer le titre « d'abbaye la plus hantée de France ». Un exorcisme s'y serait déroulé en 1921 et un ouvrier agricole aurait été terrorisé par des bruits nocturnes dans les années 1960.
À partir de 1985, date de la création du musée des légendes et fantômes dans les sous-sols de l'abbaye, surgissent plusieurs légendes : apparition d'une dame qui serait le spectre de Mathilde l'Emprresse rencontre d'un métayer avec une garache qui était sa propre femme, présence d'un goublin prenant l'apparence d'un chat, apparition dans les forêts des alentours des fantômes des quatre moines massacrés pendant la Révolution et propriétés matrimoniales attribuées à l'ancien lavabo des moines, rebaptisé « fontaine des Célibataires ».
Bien que ces légendes, publiées dans un petit ouvrage en 1986, soient largement reprises dans des ouvrages récents sur les fantômes, dans les blogs consacrés au paranormal, voire dans des émissions de télévision, on n'en trouve aucune trace antérieure à la mise en avant de la hantise du site par ses propriétaires à partir de 1985. L'abbaye de Mortemer fut au cœur de l'actualité paranormale dans les années 1990, lorsqu'une journaliste du nom de Muriel Motte prétendit avoir photographié, à plusieurs reprises, un spectre hantant les ruines la nuit. En octobre 2011, une équipe de l'émission de télévision RIP démystifie le cliché en démontrant qu'il ne s'agit que d'un effet de paréidolie des restes du transept de l'abbatiale, éclairé par un projecteur.
Le parc du château de Vascoeuil et ses nombreuses sculptures
Salvador Dalo : "La Victoire de la Liberté"
Le pigeonnier et le château en arrière-plan
Jules Michelet
Jules Michelet, né le 21 août 1798 à Paris et mort le 9 février 1874 est un écrivain et historien français.
Libéral et anticlérical, il est considéré comme étant l'un des grands historiens du XIXe siècle bien qu'aujourd'hui controversé, notamment pour avoir donné naissance à travers ses ouvrages historiques à une grande partie du « roman national », républicain et partisan, remis en cause par le développement historiographique de la fin du XXe siècle. Il a également écrit différents essais et ouvrages de mœurs dont certains lui valent des ennuis avec l'Église et le pouvoir politique. Parmi ses œuvres les plus célèbres de l'époque, Histoire de France, qui sera suivie d'Histoire de la Révolution[
Le bureau de Jules Michelet situé en haut de la tour du château