:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
1. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara façade côté rue
60 rue Jean de La Fontaine, 75016 Paris
Façade à trois niveaux.
À gauche, un retour est visible, correspondant aux espaces de service.
Photo : Le Cercle Guimard
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents.
Un trésor est caché dedans. »
Rue Jean de la Fontaine, au numéro 60, se dresse un bijou Art nouveau construit par Hector Guimard : l’hôtel Mezzara, seul bâtiment de l’architecte encore en mains publiques (ill. 1). Moins soucieux de son intérêt patrimonial que de sa valeur financière, l’État décida de le mettre en vente en 2015 pour sept millions d’euros. Plusieurs personnes s’en émurent, parmi lesquelles les membres de l’association du Cercle Guimard qui se démenèrent pour réunir les fonds nécessaires, avec l’intention de faire de ce lieu un musée consacré à l’architecte. En vain.
L’édifice fut malgré tout classé Monument historique en 2016 [1] devenant forcément moins attrayant pour de potentiels acheteurs. Avec l’hôtel Mezzara, l’État semble avoir mis en place une nouvelle politique pour les bâtiments en sa possession ayant une valeur patrimoniale : ne pas les vendre, mais les louer, sous forme d’un bail emphytéotique relevant du droit administratif [2].
2. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara
Le hall d’entrée, vitrail zénithal
Photo : Le Cercle Guimard
Le louer, mais à qui ? À quelles conditions ? À partir de quand ? Le temps presse, le monument se dégrade, il reste inoccupé sinon pendant la période hivernale, au cours de laquelle il sert de logement d’urgence pour les plus démunis. Aucun appel d’offre pour un bail emphytéotique n’a encore été émis à ce jour par la direction de l’immobilier de l’État (DIE). Le Ministère de l’Action et des Comptes publics confirme que celui-ci sera lancé en 2020, sans toutefois donner de date précise.
Comment sera sélectionné l’heureux élu ? Là encore la réponse est floue : « les offres seront jugées sur la base de plusieurs critères, et notamment des garanties qui seront données pour respecter les mesures de conservation et de sauvegarde des biens meubles et immeubles. » Et le ministère d’ajouter : « La solidité financière de l’offre participe de cette garantie, dans la durée. » Une solidité financière qui participera aussi au renflouement des caisses. Or, si le montant que le futur locataire est prêt à payer est le principal critère de choix, et si l’objectif de cette cession est la rentabilité, alors sans doute l’hôtel Mezzara tombera-t-il entre les mains d’un émir désireux d’en faire un pied-à-terre parisien, ou d’une entreprise américaine à la recherche d’une succursale en France. Il sera définitivement perdu pour le public.
4. Hector Guimard (1867-1942)
Hôtel Mezzara, hall d’entrée
Photo : François Duhamel
Paul Mezzara [3] était un industriel du textile, vice-président avec Hector Guimard de la Société des artistes décorateurs en 1911. Fondateur à Venise, puis à Paris, d’une maison de dentelles et de broderies, il fit construire cet hôtel en 1910-1911, qui lui servit jusqu’en 1914 à la fois de résidence, d’espace d’exposition et de lieu de vente de ses tissus.
Bel exemple d’architecture Art nouveau, l’édifice est séparé de la rue par une grille ornée de ronces. Les balcons et garde-corps en fonte sont composés de lignes entrelacées d’inspiration végétale (ill. 1). Hector Guimard employa ainsi pour Mezzara de nombreux modèles de décors qui furent conçus pour les
fonderies de Saint-Dizier et qui offrent aujourd’hui une formidable illustration de ses créations. À l’intérieur, un vitrail zénithal témoigne de la diversité de son savoir-faire (ill. 2), et l’escalier, selon Nicolas Horiot, architecte et président du Cercle Guimard « résume à lui seul la vision de l’architecte tant dans sa manière d’occuper l’espace que dans les détails de sa fabrication. La rampe est un assemblage de serrurerie et d’éléments de fer forgé, agrémenté de ses modèles de fontes ornementales. » (ill. 3 et 4). Dans la salle à manger, la table, les chaises et le buffet ont été créés par Guimard en 1912 et constituent le seul mobilier de l’architecte encore in situ [4] ; l’ensemble a été classé en 2019 et lié à l’immeuble par une servitude de maintien dans les lieux (ill. 5). La pièce est également ornée sur son mur d’une peinture de Charlotte Chauchet Guilleré intitulée Le Goûter. De l’autre côté, un jardin se déploie sur 700 m2.
L’hôtel fut vendu en 1930 aux demoiselles Lacascade et servit de lieu d’enseignement privé. Il passa finalement entre les mains de l’État en 1956, confié au ministère de l’Éducation nationale et transformé en internat de jeunes filles pour le lycée d’État Jean-Zay. Il finit par être reconnu inutile aux besoins du ministère en 2015, afin d’être vendu.
Il est miraculeux que l’endroit n’ait pas été endommagé au fil des décennies et qu’il ait gardé sa distribution et ses volumes d’origine, ses décors - ferronneries, corniche en staff, cheminées, vitraux (ill. 3)- ainsi que le mobilier de la salle à manger.
Créée en 2003 afin de protéger et de promouvoir l’œuvre de l’architecte, et forte aujourd’hui de quelque 400 adhérents, l’association du Cercle Guimard se démène donc depuis plusieurs années pour sauver l’hôtel Mezzara. Elle avait réussi à y organiser une exposition en 2017 pour le 150e anniversaire de la naissance de Guimard, qui avait rencontré un véritable succès [5]. Aujourd’hui, elle attend de pouvoir répondre à un appel d’offre pour un bail dans l’espoir, à nouveau, de créer un musée, privé, puisque l’idée d’un musée public est définitivement écartée. Il aurait pourtant fallu que les pouvoirs publics dès l’année 2015 favorisent – à défaut d’en être à l’initiative - et participent financièrement à ce projet qui n’a rien de dispendieux. Mais il faut croire que le patrimoine est considéré comme un fardeau et que tous les prétextes sont bons pour ne pas dépenser un sou à son profit.
En effet, le 5 avril 2018, la sénatrice Céline Boulay-Espéronnier avait interrogé [6] le ministre de la Culture, alors Françoise Nyssen, sur la réaffectation de l’hôtel Mezzara, soulignant judicieusement que « ce bien dispose d’un fort potentiel d’exploitation culturelle. Il constitue une excellente occasion d’enrichir le patrimoine parisien d’un lieu comparable à la Casa Milà et au palais Güell barcelonais. Ce témoignage de l’œuvre de Guimard élargirait le rayonnement culturel de notre capitale sur la place européenne. » La sénatrice demanda donc à Audrey Azoulay, « compte tenu des enjeux culturels, touristiques et économiques, si son ministère envisage[ait] de se saisir du dossier. »
La réponse de la Culture fut digne de Ponce Pilate : reconnaissant le grand intérêt que ce bâtiment représente, il lui est malheureusement apparu que « la mise en valeur de ce monument, par une ouverture au public, poserait des difficultés qui ne seraient pas justifiées au regard de son potentiel de fréquentation. [7] ». On évalue donc la rentabilité du lieu avant d’en déterminer le mérite. Un monument n’est-il digne d’être sauvé que s’il rapporte de l’argent (ou n’en coûte pas trop) ? Le ministère semble confondre deux notions : un trésor patrimonial public inutilisé devrait être accessible à tout le monde, ce qui ne veut pas dire qu’il doive attirer le plus grand nombre.
Un autre argument laisse pantois : « La situation géographique de l’hôtel ne se prête pas non plus idéalement à l’accueil d’un large public. » On ne sait qu’en conclure. Faut-il aspirer au tourisme de masse ? Et reprocher au XVIe arrondissement de Paris d’être à la fois trop excentré et pas assez propice à la circulation de cars par dizaines
(ill. 6) ? Visiter Paris, dans l’idéal, c’est donc « faire », en une journée, la cathédrale Notre-Dame (de loin, dorénavant, ce qui finalement permet de gagner du temps), le Louvre, les Champs Elysées, l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel, pour finir aux Galeries Lafayette. Et ce qui ne se trouve pas sur cet axe ne vaut pas le détour.
« Dès lors, l’importance des investissements nécessaires à la reprise par le ministère de la Culture, ou par l’un de ses établissements publics, de ce monument historique, ainsi qu’à la restauration et à l’aménagement de ses intérieurs et de son jardin, apparaît disproportionnée, au regard des besoins existants par ailleurs sur le patrimoine monumental de l’État, par rapport à son potentiel de mise en valeur. ». Le ministère a ses pauvres et ses nécessiteux, il a déjà donné, passez votre chemin.
Mais tout n’est pas perdu, puisque le ministre a changé en octobre 2018. Quel est donc le point de vue de Franck Riester, se demandent tout palpitants les défenseurs de l’Art nouveau ? La réponse que celui-ci a faite est identique, mot pour mot, à celle de son prédécesseur. « Cet hôtel particulier présente un grand intérêt » mais « en raison de l’importance des investissements nécessaires, le ministère de la Culture n’a pas souhaité se voir attribuer la gestion de cet édifice […] notamment au regard des besoins existants par ailleurs sur le patrimoine monumental de l’État. ».
Concernant le projet muséal du Cercle Guimard « le ministère de la Culture est bien évidemment très favorable au principe de la mise en valeur des biens classés au titre des monuments historiques et de la diffusion de la connaissance de ces édifices et de leur architecture ». Il rappelle néanmoins avec la prudence d’un jésuite que l’ouverture au public n’a rien d’obligatoire [8], même si, évidemment, elle apparaît souhaitable « et le ministère de la Culture soutiendra les projets qui la favoriseraient. ». Il donne sa bénédiction, mais pas son obole.
Faut-il rappeler que Guimard est l’un des plus grands représentants français de l’Art nouveau ? Faut-il rappeler que les bouches de métro parisiennes sont connues dans le monde entier ? On en trouve même des reproductions à Lisbonne, Chicago, Mexico, Montréal, Moscou. Alors que Barcelone célèbre Gaudi et qu’à Bruxelles Victor Horta a son musée, la capitale française néglige ses trésors ; on dit des enfants gâtés que l’habitude d’être comblés les rend incapables d’apprécier ce qu’ils possèdent. Paris ne fait même pas partie du réseau européen Art Nouveau Network (RANN) qui réunit une vingtaine de villes dans le but de protéger et de mettre en valeur l’Art nouveau. Et c’est aux États-Unis qu’Hector Guimard sera à l’honneur l’hiver prochain dans une rétrospective qui devrait se tenir à Chicago, puis à New York [9]
Puisqu’un musée public n’est pas envisageable, les initiatives privées restent le seul recours. « L’hôtel Mezzara pourrait être l’écrin d’un centre culturel et touristique, ainsi qu’un lieu de documentation et de recherche. Nous proposerions au public de visiter le bâtiment, de découvrir une collection permanente et des expositions temporaires en lien avec la Belle Époque et plus largement avec la modernité. Sont ainsi réunis le lieu, les connaissances, les collections et le financement. » explique Dominique Magdelaine vice-président du Cercle Guimard.
7. Hector Guimard (1867-1942)
Vitrine de l’Hôtel Guimard
(avenue Mozart), vers 1909
Poirier, verre et tenture d’époque -
175 x 58, 4 x 41,9 cm
Collection particulière
Photo : Sotheby’s
8. Hector Guimard (1867-1942)
Meuble de toilette de
Castel Beranger, 1896-1898
Pitchpin peint avec rehauts dorés, marbre, cuivre nickelé - 85 x 56 x 181 cm
Collection particulière
Photo : Hôtel des ventes de Laval
Voir aussi autres articles du blog ou sites sur l'Hôtel Mezzara à Paris :
A l'origine, la villa est un établissement de jeux et de musique qui ne comprend qu'un rez-de-chaussée et un étage mansardé construit en 1864, puis modifié en 1903 par l'ajout du premier étage qui en fait une villa d'habitation.
Pierre-Joseph Pasquet, le commanditaire, est à l'origine de la première construction puis de sa transformation en villa où il s'installe avec son épouse Élisa Auber, fille du compositeur Daniel-François-Esprit Auber
L'architecte Jean-Alexandre Navarre réalise le premier étage de style art nouveau qui se démarque par l'emploi de briques apparentes et par une loggia côté mer. Les deux façades sont ornées d'importants ensembles du céramiste Alexandre Bigot. Les décors des façades s'inspirent largement de la faune et de la flore marine.
Les extérieurs et certaines parties des aménagements intérieurs (escalier en pitch-pin, cheminées) sont inscrits depuis 1998 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques [2].
Après la Seconde Guerre mondiale, la villa est exploitée comme pension de famille sous le nom de "Castel Louis".
Les villas Guimard du Calvados à Hermanville lien : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2019/11/les-villas-hector-guimard-d-hermanville-sur-mer-calvados.html
"La Valse" ou "Les Valseurs" modèle en grès flammé du Musée Camille Claudel
La Valse ou Les Valseurs est une des sculpturesmajeures de la sculptrice Camille Claudel (1864-1943), réalisée entre1883 et 1901 et éditée en 1905 en plusieurs exemplaires en plâtre, patiné ou pas, puis en bronze, exposés entre autres au musée Rodin et au musée Camille Claudel. Cette œuvre autobiographique traite le sujet personnel du point de rupture de son amour et de sa folle passion pour son maître et amant Auguste Rodin.
En 1883, la jeune talentueuse sculptrice Camille Claudel, âgée de 19 ans, devient l'élève et la muse du sculpteur Auguste Rodin. Elle partage son atelier, participe activement à de nombreuses œuvres du maître et entretient avec lui une relation artistique et amoureuse passionnée et tumultueuse durant une quinzaine d'années.
En 1889, elle est en rupture avec Rodin qui veut la quitter (elle le quitte en 1898). Elle se rapproche de l’art nouveau alors en vogue, en réalisant cette sculpture en plusieurs versions dans leur atelier commun « la Folie Payen » (château parisien délabré du XIIIème du boulevard d'Italie.
Des études de la Valse auraient été réalisées au château de l'Islette, Touraine, en 1993
La Valse et ses débuts
L'œuvre d'origine en plâtre représente un couple de danseurs de valse nus, amoureusement et érotiquement enlacés dans leur passion, entraînés par leur élan dans un tourbillon représenté par le mouvement du drapé, la danseuse est suspendue à son cavalier, à la limite du point de rupture de son équilibre. La passion anime cette valse.
La Valse dessin à la plume de Camille
À la suite de critiques jugeant son œuvre indécente, Camille reprend sa sculpture et drape la danseuse à mi-corps, pour une version sensuelle moins érotique. En 1893, elle expose une nouvelle version en plâtre au Salon de peinture et de sculpture de la Société Nationales des Beaux-Arts.
En 1905, une version à nouveau modifiée en 1901, est éditée en de nombreux exemplaires en bronze par le fondeuret marchand d'art Eugène Blot.
Reine-Marie Paris, qui collectionne les œuvres de Camille, fait faire des reproductions de La Valse après en avoir acquis un original. Partant d'une version en bronze et en onyx, elle fait entièrement refaire en bronze une statue, plus grande[2].
Critiques des danseurs nus :
En 1892 le critique d'art Armand Davot condamne l'œuvre dans un rapport à la direction des Beaux-Arts : cette œuvre ne peut être acceptée (…). Le violent accent de réalité qui s'en dégage lui interdit, malgré son incontestable valeur, une place dans une galerie ouverte au public. Le rapprochement des sexes est rendu avec une surprenante sensualité d'expression qui exagère considérablement la nudité absolue de tous les détails humain.L'écrivain Jules Renard cite à propos de l'œuvre et ce groupe de la Valse où le couple semble vouloir se coucher et finir la danse par l'amour[3].
Vente record d'une sculpture de Camille Claudel:
La version en bronze haute de 46,7 cm avec la femme portant une jupe longue a été adjugée 1,18 millions d'euros aux enchères le 11 juin 2017 à la petite nièce de Camille, Reine-Marie Paris ; elle était restée jusqu'en avril 2017 dans un placard de son premier propriétaire, Joseph Allioli, et devrait être exposée dans le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.
Quelques images de la Valse ou les Valseurs de Camille Claudel :
"La Valse" grès flammé
Musée Camille Claudel Nogent-sur-Seine
"La Valse" bronze à la cire fondue 1905
H : 46,5 cm l. : 35.5 cm P : 19,5 cm
"La Valse" du musée Sainte-Croix à Poitiers
Le modèle de la Valse du musée Sainte-Croix de Poitiers. Bronze, fonte à la cire fondue Eugène Blot en 1905.
Ancien propriétaire : André Brisson
André Brisson fut administrateur de sociétés. Collectionneur d'oeuvres d'art, il fit donation de sa collection (peintures et sculptures modernes) en 1953, au Musée des Beaux-Arts de Poitiers.
Propriétaire actuel :
musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l'Ouest
La Valse"avec voiles"
La Valse avec voiles 1892-1893
Bronze ancien 1893 "La Valse" avec Voiles, face
H : 96 com L : 87 cm P : 56 cm
Collection privée
"La Valse" avec Voiles vue de dos
Camille souhaitait effectuer un marbre de la Valse avec Voiles, mais la commande de marbre n'a jamais été signée.
H : 96 cm L : 87 cm P : 56 cm
Le plâtre de 1892 a été exposé à la Société Nationale des Beaux(Art en 1893. Le livret indique Siot-Decouville comme propriétaire.
Le bronze de la Valse "avec Voiles"
Collection privée
"La Valse" ou les Valseurs "Frits Thaulow Agrandissement
Bronze cire perdue Fonderie Rocher , Fonderie Delval à Paris, Fonderie Chapon à Paris :
La plus grande connue des sculptures de la Valse
H : 114 cm L 106 cm P : 53 cm
entre 1893 et 1895
12 exemplaires de cette œuvres ont été reproduites : 8 exemplaires numérotés de 1/8 à 8/8 et 4 épreuves d'artistes numérotés de EA I/IV à EAIV/IV, tirage annoncé
Localisation : collections privées et un exemplaire à Soumaya à Mexico.
Expositions : Camille Claudel, Taiwan, Kaohsiung; musée des Beau-Arts 1994
Camille Claudel, Mexico, Mexique Museo del Palacio de Bellas Artes, 1997.
La Valse "Frits Thaulow" agrandissement, bronze posthume
Collection privée photographie Eric Boutigny
Source : Camille Claudel Catalogue raisonné Reine-Marie Paris et Philippe Cressent Edition mars 2019
La Valse du Musée Rodin 1893 :
H : 43.2 cm L : 34.3 cm P ; 23 cm
Le bronze est en fait la deuxième version.
La Valse dans cette variante, présente la valseuse au torse nu, sans les voile à capuchon. Comme celle-ci était exposée à Bruxelles en 1894, l'artiste a créé une version postérieurement. En 1896, le peintre Frédéric Vallet présentait au Salon une toile intitulée Entre Artistes, représentant deux jeunes filles, l'une jouant du piano, l'autre chantant une mélodie. Il est représenté sur le piano un exemplaire de la Valse que l'on peut donc dater de 1895.
La fonte de la Valse chez Blot aurait été terminée en août 1893.
Le plâtre ayant servi à la fonte de la Valse serait disparu ou détruit.
"La Valse" en plâtre patiné
Entre 1893 et 1895
H : 43.7 cm L : 37 cm P : 17.5 cm
Plâtre patiné et signé C. Claudel sur le socle
Cette œuvre , ancienne collection de Reine-Marie Paris. Acquisition en 2008 du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.
Le contexte :
Camille Claudel et Auguste Rodin :
Camille Claudel rencontre Auguste Rodin pour la première fois lors d'un cours de sculpture grâce à Boucher. Elle intègre son atelier en 1884 et participe comme les autres élèves du maître à ses sculptures les plus imposantes, en découvrant sa méthode d'observation des profils et l'importance de capturer les expressions. Très vite, une complicité s'installe entre les deux artistes et Camille inspire à Rodin certaines œuvres. Malgré leur différence d'âge et le fait que Rodin soit déjà engagé auprès d'une autre femme, Rose Beuret, les deux amants vivent une passion amoureuse durant plusieurs années.
Pourtant, la relation est tumultueuse. Camille Claudel souhaite que Rodin s'engage, mais il refuse le mariage. D'après certaines sources, le couple aurait eu au moins deux enfants et Camille Claudel aurait subit plusieurs avortements, dont un dernier en 1892.
Son repos au château de l'Islette en Touraine ferait suite à un avortement et a donné naissance à sa fille spirituelle : la petite Châtelaine et Camille aurait travaillé sur le sujet de la Valse dans le site.
Artistiquement, Camille Claudel restera longtemps cantonnée à la position d'"élève" et, malgré un talent remarquable, demeurera dans l'ombre de son mentor. On l'accuse de le copier et sa relation amoureuse avec l'artiste n'arrange en rien sa réputation. La jeune femme va pourtant se battre pour réaliser son propre cheminement artistique. Camille produit alors beaucoup, mais scandalise le milieu en sculptant des nus très librement.
La Valse ou les Valseurs aux f deux personnages nus sont refusé au Salon des Artistes de Paris. Elle devra habilller sa valseuse pou exposer son oeuvre.
Les sculptures de Camille Claudel ont aussi eu un impact sur Rodin. Par exemple, sa pièce de 1886, "Jeune fille à la gerbe", est largement considérée comme ayant inspiré "Galatea" de Rodin, achevé quelques années plus tard. Claudel et Rodin travailleront aussi de concert, donnant naissance à des sculptures révélatrices, "Persée et la Gorgone" ou encore la célèbre statue du "Baiser". La première présente un autoportrait de Claudel dans le rôle de la Gorgone Méduse et a souvent été interprétée comme une contemplation de la bataille difficile pour la reconnaissance à laquelle elle a dû faire face dans sa carrière artistique. Les deux pièces coïncident avec la fin de leur relation, en 1893.
L'Age mûr une autre œuvre majeur de l'artiste :
Après la rupture du couple, la critique ne reconnaît toujours pas le talent de Camille Claudel, malgré toutes ses productions de qualité ("La Valse" en 1893, "Clotho" en 1893). En 1899, elle cherche toujours à s'affranchir de Rodin. Elle sculpte "L'Âge mûr" et réalise là l'une de ses œuvres majeures. "L'Âge mûr" illustre parfaitement la dégradation de son amour pour l'artiste. Leur relation est devenue laborieuse, Rodin refuse de se séparer de Rose Beuret pour sa maîtresse. Ainsi, cette sculpture la symbolise, le suppliant, tandis que lui se détache d'elle pour rejoindre l'autre femme.
L'artiste internée avant sa mort :
Après sa séparation d'avec Rodin, Camille Claudel sombre peu à peu dans la folie, allant jusqu'à détruire de rage certaine de ses œuvres. Dans l'isolement et la misère, elle souffre également de l'éloignement de son frère, l'écrivain Paul Claudel parti aux Etats-unis. Un frère très croyant qui vise une carrière de diplomate et qui la rejette pour son art et ses moeurs, autant qu'il s’apitoie sur son sort. Camille Claudel sculpte encore et expose ses oeuvres en 1905 à la galerie Blot. Mais elle semble de plus en plus gagnée par la paranoïa et le sentiment de persécution. Le 2 mars 1913, elle perd son père, Louis-Prosper Claudel. Il était l'un des derniers dans sa famille à soutenir sa fille et aurait sans doute beaucoup souffert de la voir internée. Au lendemain de sa mort, sa femme, la mère de Camille Claudel, décide pourtant de l'interner de force et signe le certificat de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard. Camille Claudel sera ensuite transférée à l'asile de Montdevergues et passera le reste de sa vie en hôpital psychiatrique.
Techniques et procédés de la fonte du bronze : le mot d'un artiste travaillant le bronze, Carlos :
La cire perdue et la fonte au sable :
Deux procédés permettent de passer du modèle en plâtre au bronze : la fonte à la cire perdue dont je vous ai déjà parlé et la fonte au sable, très utilisée à l’époque de Rodin et Camille , la valse coulée en 1893 fut une
fonte au sable ! « Dans ses grandes lignes, la fonte au sable n’est pas très différente de la fonte à cire perdue. Elle est un peu plus simple toutefois car il n’y a qu’un seul moule, en sable, et pas d’épreuve en cire : cela veut dire que l’artiste n’a pas la possibilité de retoucher une dernière fois son œuvre, mais qu’il peut être assuré a priori d’une grande fidélité au modèle d’origine. Pour Rodin, qui a mis en circulation plusieurs centaines de bronzes, c’était évidemment un avantage. Le modèle, qui peut être en plâtre ou en bronze plus résistant s’il s’agit d’une édition illimitée (il est dit alors « chef-modèle »), est en général coupé pour faciliter le moulage. Le moule est réalisé en tassant du sable autour de lui. Lorsque le modèle est en plâtre, il souffre de ces opérations : "Si le modèle avait été traité par la fonte au sable, il eût été complètement morcelé, écrivait Jean Bernard dans une note du 9 décembre 1977 à propos de la fonte de La Porte de l’Enfer, chaque morceau assemblé par des coupes à la romaine, passé à la gomme laque qui lui eût retiré son caractère originel de plâtre. De plus, chaque morceau supportant le foulage de la terre de fonderie et la coupe des pièces eût été irrémédiablement marqué, pour ne pas dire abîmé, par ces différentes opérations. (Avec la cire perdue) le modèle ne sera absolument pas altéré d’aucune façon et, au contraire, restauré et conforté, rendu dans un état tel qu’il pourra être exposé." Après le tirage d’épaisseur, le noyau est replacé à l’intérieur de ce moule et le bronze coulé directement. Pour sortir l’épreuve, le moule doit être cassé: il ne peut donc resservir, mais le sable, lui, est réutilisable
Circuit Sur les traces de Camille Claudel à Paris :
Plusieurs visites de la ville de Suresnes située dans les Hauts de Seine :
Où se situe la ville de Suresnes dans les Hauts-de-Seine ?
Plan nord et sud de la ville
Le circuit de Suresnes, et son urbaniste social de l'entre-deux-guerres
Sources MUS musée de Suresnes
Notre circuit passera cependant par le Mont Valérien situé au Nord -ouest de la ville de Suresnes afin de continuer ce circuit sur une journée entière.
Départ de la gare de Suresnes :
Sources documentation MUS
Musée d'histoire urbaine de la ville de Suresnes
Le restaurant Le Lapin Agile Boulevard Washington
Le cimetière américain de Suresnes :
Les grilles du cimetière
La chapelle du cimetière
Vue Nord de Suresnes du chemin du parc
Le panneau de la promenade départementale Jacques-Baumel
La promenade Jacques-Baumel
Les panneaux pédagogiques de la promenade Jacques-Baumel
Le Mont Valérien
Coupe géologique du Mont-Valérien : nature du terrain
Les quartiers sud du Mont Valérien
Les jardins fleurs des maisons individuelles
Les vignes de Suresnes
L'Ecole de plein air
Où se situe l'Ecole de plein air à Suresnes ?
La Cité-jardin de Suresnes :
Plans actuels et anciens
Plan d'époque de la cité-jardin de Suresnes
Plan schématique de l'époque :
La cité jardin
La cité-jardin de Suresnes a été construite à partir de 1921 jusqu'en 1956 à l’initiative du maire de la ville, Henri Sellier.
Les architectes qui ont travaillé sur la construction sont Alexandre Maistrasse, Julien Quoniam, Félix Dumail et Léon Bazin.
S'inspirant des "garden cities" anglaises, Henri Sellier, fondateur de l'Office Public des Habitations à Bon Marché de la seine et Maire de Suresnes de 1919 à 1941, décide en 1915 la création d'une quinzaine de cités et quartiers-jardins en Ile de France.
Celle de Suresnes est construite sur les terrains d'une ancienne ferme appelée "La Fouilleuse".
Cet ensemble architectural novateur destiné à accueillir entre 8.000 et 10.000 habitants se
caractérise par une mixité sociale et la présence de nombreux équipements publics tells que groupes scolaires ou résidence pour personnes âgées, commerces de proximité, centre culturel, espaces verts et lieux de cultes. Sa réalisation confié à l'architecte Alexandre Maistrasse débute en 1919. Le plan est organisé autour de 2 axes principaux perpendiculaires Nord-Sud et Est-Ouest bordés d'arbres.
Achevée en 1956, la Cité-jardin compte alors 3297 logements dont 170 pavillons. On dénombre en 2010 3045 logements du fait de la reconfiguration de certains logements lors de la profonde réhabilitation réhabilitation réalisée entre 1985 et 1996 par l'Office département d'H.L.M. des Hauts-de-Seine. A l'initiative de Christian Dupuy, élu maire en 1983, elle est inscrite depuis 1985 à l'Inventaire des sites pittoresques du Département des Hauts-de-Seine.
Le théâtre Jean-Vilar de Suresnes :
Détails du théâtre Jean-Vilar
Le s lavoirs-Bains-douches de Suresnes :
L'hôtel de ville de la ville de Suresnes
La Poste de Suresnes dans les années 60
La salle des fêtes de Suresnes
Quelques mots sur Henri Sellier : il fut le maire de cette ville de 1919 à 1941
Homme politique socialiste, licencié en droit et diplômé des Hautes études Commerciales, Henri Sellier (1883-1943) est élu conseiller général du canton de Puteaux de 1910 à 1939 et maire de Suresnes de 1919 à 1941. Sénateur de 1935 à 1943, il est nommé en 1936 Ministre de la Santé Publique et du Logement du gouvernement du Front Populaire.
Il est un des premiers à comprendre la nécessité de penser la ville et ses problèmes en terme d'agglomération, et non de commune. Élu conseiller général de la Seine à partir de 1910, il est Président de cette assemblée départementale de 1927 à 1930. Fondateur et administrateur délégué de l'Office d’Habitations à Bon marché (H.B.M.) de la Seine de 1914 à 1942, la construction des cités-jardins de la banlieue parisienne est son œuvre principale.
Portrait à l'encre bleue de J.-P. K. avril 2020
Le monument à Henri Sellier
L'église Notre-Dame de la Paix de Suresnes :
Image d'archives de la ville
Le plan initiial de l'église avec son clocher
L'Hôpital Foch :
L'usine Coty à Suresnes :
Le parfumeur d'origine corse François Coty, né Spoturno, 1874-1934, s'installe à Suresnes en 1909 pour y établir la "Cité des parfums".
Après avoir crée en 1904 son parfum La Rose Jacqueminot, c'est dans cette usine qu'il élabore Origan,
Ambre Antique, Au cœur des calices, Chypre, Emeraude...
Il s'affirme comme le précurseur de la parfumerie moderne en utilisant des flacons signés Baccarat ou Lalique et en associant des lignes de produits cosmétiques, construit de nouveaux bâtiments accueillant la savonnerie, la fabrication des poudres et fards, l'administration, les services sociaux, les magasins et les locaux techniques, tandis que la production de parfums continue dans les anciens locaux. La société poursuit son activité jusque dans les années 1970.
En 2003, la société Heines fait réaliser, pour y accueillir le siège du groupe Havas-EuroRSCG, par les architectes Valode et Pistre, la rénovation de l'ancienne usine en ajoutant sur cinq étages une extension contemporaine en verre au bâtiment d'angle en brique.
Et les parcs :
Le street art à la station de Tramway Suresnes -Longchamp :
Non, ce n'est pas la lune qui dévoile une couleur rousse. Cette expression désigne en fait une période de lunaison qui commence en avril et se termine à la fin du même mois, ou au tout début de mai. Son appellation provient de l’aspect pris par les jeunes pousses des végétaux qui, à cette période de l’année, sont souvent brûlées par une gelée dévastatrice au cours de la nuit ou au lever du soleil. Les feuilles et les tiges présentent alors un aspect roussi.
La lumière que nous renvoie la lune n’est pour rien dans ce phénomène saisonnier, remarqué par plusieurs générations de jardiniers et d’agriculteurs.
Au début du printemps, on peut observer que le ciel se dégage souvent la nuit, rendant la lune visible – d’où les croyances sur les effets de sa lumière. La chaleur emmagasinée par le sol dans la journée rayonne et se diffuse alors très rapidement dans cette atmosphère dégagée, faisant chuter brusquement les températures. Tendres et gorgées de sève, les jeunes pousses sont beaucoup trop fragiles. Même si elles ne gèlent pas toujours, elles subissent un choc thermique important car la différence de température entre le jour et la nuit peut dépasser les 10 °C.
Plus l’hiver qui précède la lune rousse a été long et froid, plus la terre tarde à se réchauffer au printemps.
Les gelées printanières sont plus fortes et les dégâts dans le jardin s’en trouvent accentués, sauf si vous prenez vos précautions. Tout au long de cette lunaison, dès que la nuit s’annonce claire et en l'absence de couverture nuageuse, les risques de gel deviennent plus importants. Ils le sont encore plus quand , comme on le constate, le fond de l'air est frais.
Dans les régions où il gèle, la prudence conseille de ne pas installer les plantes frileuses (géraniums, pétunias, impatiens, tomates, poivrons, pommes de terre etc.) tant que cette lunaison n’est pas terminée. Si la douceur de la météo vous a quand même incité à tout semer et planter, poser alors un voile d'hivernage, une cloche ou un tunnel en plastique sur les plantes gélives afin de les protéger sous abri pendant la nuit.
La Lune cuivrée, ou Lune rouge, en astronomie, est un phénomène optique de diffusion et de dispersion de la lumière qui se produit durant les éclipses de lune
La lune prend une apparence cuivrée (parfois qualifiée à tort de rousse) à chaque fois qu'elle est basse sur l'horizon, car la lumière du Soleil qui l'éclaire est filtrée en passant au travers de l'atmosphère terrestre. C'est pour la même raison qu'elle prend aussi une couleur rougeâtre lors des éclipses de Lune, car si la lumière solaire est pour l'essentiel bloquée par l'ombre de la Terre, la Lune reçoit quand même de la lumière diffusée' et dispersée lors de la traversée de l'atmosphère terrestre.
En français, la « lune cuivrée » est parfois qualifiée abusivement de « lune de sang » ou « lune sanglante », par calque de l'expression anglaise correspondante"blood moon".
C'est à tort que l'on désigne parfois la Lune cuivrée d'une éclipse par l'expression « Lune rousse » ; cette dernière concerne des observations d'ordre météorologique faites généralement après Pâques.
Commentse repérer entre les cavaliers du froid et les saints de glace ?
Le 23 avril, avec la Saint-Georges, commence la période des “cavaliers du froid”.
Suivent la Saint-Marc, le 25 avril ; la Sainte-Eutope, le 30 avril ; la Sainte-Croix, le 3 mai et la Saint-Jean-Porte-Latine, le 6 mai.
Les saints de glace, Mamert, Pancrace et Servais, les 11, 12 et 13 mai, signent, quant à eux, la fin des risques de gelées tardives.
Sur les calendriers actuels ne figurent pas les saint de glace, mais Sainte Estelle le 11 mai, Saint Achille le 12 et Sainte Rolande le 13 mai 2020. les jardiniers sont moins sensibilisés sur les risques de gel sur leur plantation.
Après la nouvelle lune du 24 mars qui nous invitait à nous concentrer sur nos valeurs les plus essentielles, nous nous apprêtons à vivre la prochaine pleine lune qui aura lieu le 8 avril 2020. Il s'agit d'une Super Lune, la plus grosse pleine lune de l'année, qui nous offre la possibilité de réconcilier le féminin et le masculin.
"Nous trouvons ainsi une suite à la Nouvelle Lune : sortir de la guerre, c’est guérir la blessure d’égo du féminin et du masculin pour les accueillir en nous dans une complémentarité positive."
Portes ouvertes des ateliers d'Artistes et Artisants d'Art :
29 février au 1er mars & 7 et 8 mars 2020
Carrières-sur-Seine - Chatou - Croissy-sur-Seine - Houilles - Le Vésinet
L’artisan-verrier Bertille Hurard :
Bertille Hurard ouvre son atelier-boutique à Houilles en 2004, où elle crée des décors verriers intégrés à l’architecture et des sculptures en verre.
Bertille crée, depuis 15 ans, des décors verriers intégrés aux lieux de vies, créations évocatrices qui laissent la porte ouverte à l'évasion poétique et à l'imagination.
Elle utilise diverses techniques : coupe, taille, cuisson, émaillage, application d'or, d'argent... pour réaliser des décors contemporains intégrés à l'architecture (panneaux décoratifs, luminaires, verrières type atelier) mais aussi des sculptures, des trophées et des bijoux. Création et restauration de vitraux et marquises.
Parmi ses réalisations : des vitraux pour une église de Sartrouville, des décors pour l’hôtel Four Seasons George V à Paris, des trophées pour la Corrida pédestre internationale de Houilles…
Toute l’année, elle accueille élèves et adultes pour transmettre son savoir-faire.
L'atelier de Maria Zwolski
L'atelier de Maria est une boutique de conseils en encadrement située en plein centre ville de Houilles.
Son adresse :
25bis rue Gabriel Péri
78800 Houilles
Tél. : 07 86 02 71 56
Les invités artistes lors de ces journées Portes ouvertes des ateliers d'Artistes et artisans d''art étaient :
Luisa Nazef et Chantal Morel
Quelques œuvres exposées de Chantal Morel et l'artiste dans l'atelier d'encadrement de Maria
Documentation les Ateliers de la Boucle avec la liste des artistes ouvrant leurs portes d'ateliers
Voici le carnet de voyage aquarelles et dessins Andalousie
en février 2020, le trentième carnet
***
Notre vol Paris RCD-Malaga et notre chauffeur de car Eduardo
Notre circuit en Andalousie
Nos guides et notre accompagnatrice Géraldine
Les journées de notre séjour en Andalousie du 15 au 22 février 2020
Malaga et sa rue très animée Marquès de Larios
La cathédrale Notre-Dame de l'Incarnation Catedral Nuestra Senora de la Encarnacion
L'Alcazaba de Malaga
Trinidad, notre guide conférencière de Malaga
Plan des environs du château de Malaga et des vues des marchés couverts Mercado de Salamanca et Mercado deAtazazanas
La sculpture de bronze de Pablo Picasso , place de la Merced, une œuvre de l'artiste Francisco Lopez Hernandez. Elle est située près de la maison natale de l'artiste.
Le musée Picasso
Le sculpture en bronze de Pablo Picasso
Pablo Picasso jeune
Le passage de Chinitas à Malaga situé près de la place de la Constitution
Notre Hôtel Don Curro
Le Pont Neuf de Ronda
Ronda son Pont Neuf, ses arènes et le kiosque du jardin Alameda del Tajo
Patrimoine de Cordoue : la mosquée cathédrale et l'Alcazar, ses jardins
Cordoue : l'emplacement des anciennes murailles de la ville
Cordoue et son musée Taurin son philosophe Moshe ben Maimon
L'amazone de Cordoue :
L'amazone de Cordoue et son cheval blanc
Nunez de Prado 1795 Producteur d'huile d'olives à Baena près de la ville de Cordoba
Les jardins de l'Alcazar à Séville
Séville et son patrimoine L'Alcazar et ses jardins, la Casa Pilate, la mosquée cathédrale et son clocher-minaret
Séville Hôpital de la Sainte Charité - Hospital de la Santa Caridad de Sevilla
Le Musée des Beaux-Arts de Séville
Les différentes salles du musée des Beaux-Arts de Séville
Séville la Place d'Espagne et son emplacement dans la ville
Les anciens bâtiments de l'exposition ibéro-américaine de 1929,
Plaza America, Musée des Arts et traditions populaires
Cristina, notre guide conférencière à Séville, ici à la place d'Espagne
Notre guide Cristina au musée de l'Alcazar
Les calèches de la place d'Espagne à Séville
Les bars à tapas
Grenade, l'Alhambra vue du Generalife
sur la Torre de las Damas, le Peinador de la Reina et la Torre de Comares
Séville l'hôpital de la Sainte Charité - Hospicio y Hospital de la Santa Caridad de Sevilla
La façade de l'hôpital de la Sainte Charité de Séville
Grenade , l'Alhambra et ses jardins
Grenade ses édifices et son Alhambra, la Chapelle Royale
Grenade l'Alhambra le Palais de Charles Quint la cour romaine
Une des fontaines des jardins de l'Alhambra
Grenade, le quartier de la cathédrale et la Chapelle Royale
Place Isabelle la Catholique Plaza de Isabel la Catolica
L'hôtel de viille de Grenade et sa statue équestre
La cathédrale de Grenade
Le retable de Saint-Jacques dans la cathédrale de Grenade
Saint-Jacques dans la cathédrale de Grenade
Historique de Santiago Matamoros en Espagne et ses représentations
La Puerta de las Granadas à Grenade
Grenade et les plaques des rues de l'Albayzin au centre ville
Plan du quartier de l'Albayzin à Grenade
Flamenco à Grenade :
Plan de Priego de Cordoba
Priego de Cordaba, l'hôtel de ville de la cité Où se situe la ville de Priego de Cordoba ?
La fontaine du Roi Fuente del Rey
Fuente Vaqueros, la maison natale du poète espagnol Federico Garcia Lorca
La vie du poète, sans évoquer sa période passée à Madrid
Bonne visite !
***
Merci à nos guides-conférenciers locaux et notre accompagnatrice Géraldine
Cet article comporte 104 pages du carnet de voyage aquarelles et dessins d'Andalousie,
dont 12 dessins et aquarelles
Voir aussi les autres articles du blog sur l'Andalousie :
La première exposition monographique à Paris du maître autrichien de l'art nouveau, dit Secession
Otto Wagner (1841-1918) est l’un des principaux architectes européens du tournant des XIXe et XXe siècles. La première exposition monographique qui lui est consacrée en France est à découvrir au lendemain du 100e anniversaire de sa disparition. Les objets présentés, ainsi que les supports d’analyse de son œuvre, sont variés (objets d’arts, tableaux, photographies, films...) : près de 500 pièces sont ainsi réunies à travers le parcours.
Otto Koloman Wagner est né le 13 juillet 1841 à Penzin, qui était dans la banlieue de Vienne. Son père
Rudolf Siemeon Wagner, notaire de la cour auprès de la chancellerie de Hongrie, et sa mère Susanne vivaient dans un milieu grand-bourgeois. Rudolf Wagner décéda d'une maladie des poumons lorsque son fils n'avait que cinq ans (probablement la principale raison du lien très fort qui unissait Otto à sa mère). Malgré les difficultés financières causées par la mort du père, Otto reçut une bonne formation. Il alla deux ans à partir de 1850 au lycée académique de Vienne puis à celui du couvent de Kremsmünster. Entre 1857 et 1862, il étudia à l'Académie royale d'architecture à Berlin et à Vienne, d'abord à l'Institut polytechnique, puis à l'Académie des beaux-arts, où August Sicard von Sicardsburg (1) et Eduard van des Nûll (2) furent ses professeurs. En 1862 , âgé de 21 ans, il entra à l'atelier de Heinrich von Försters (3) après un stage pratique dans la maçonnerie. Il s'intégra alors dans le cercle des proches de Ludwig Försters (4) et Theophil von Hansen (5) et commença à élaborer lui-même des projets de constructions de style historiciste dès 1864. Son premier grand succès fut la victoire au concours pour la construction du Kursalon dans le Stadtpark de Vienne. Cependant, c'est un autre projet qui fut réalisé. En 1879, il réalisa la décoration de la célébration des noces d'argent du couple impérial. En 1880, il conçut le projet Artibus, un quartier de musées monumental pour Vienne. Les travaux de ses premières années (essentiellement des villas et maisons de location, pour lesquelles il était aussi souvent maître d'ouvrage) sont assez peu documentés.
C'est en 1895 qu'il publie un ouvrage Architecture moderne dans lequel il expose ses positions et sa volonté de délaisser les styles du passé au profit des nouvelles exigences urbaines et démographiques. Il est alors professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne.
En 1897, Arthur von Scala devint le directeur du musée de l'art et de l'industrie (aujourd'hui musée des arts appliqués) et y embaucha Otto Wagner ainsi que Felician Myrbach (6), Josef Hoffmann (7) et Alfred Roller (8), aussi rattachés à l'école des métiers de l'art (aujourd'hui université des arts appliqués). L'année suivante, il adhère au groupe Sécession viennoise où il retrouve d'anciens élèves et une pensée moderne en butte contre le style académique.
Architecte à succès, il avait aussi une vie privée mouvementée. Il eut deux enfants de Sophia Paupie (1840-1912), Otto (1864-1945) et Robert (1865-1954), adoptés en 1882. Sous la pression de sa mère, il épouse Josefine Domhart en 1863 avec qui il a deux enfants, Susanne et Margarete. Il divorce en 1880, peu après la mort de sa mère et épouse en secondes noces quatre ans plus tard Louise Stiffel dont il aura trois enfants, Stefan, Louise et Christine. Il semble avoir reporté son adoration pour sa mère sur sa deuxième femme de 18 ans plus jeune que lui.
Le 11 avril 1918, Otto Wagner meurt, âgé de 76 ans, dans son appartement de Neubau, 4 Döblergasse,
immeuble qu'il avait fait construire en 1912. Il repose au cimetière de Hietzing, dans une tombe conçue par ses soins.
Située dans le Palais de Chaillot à Paris, la Cité de l’architecture et du patrimoine est, depuis son ouverture en 2007, le plus important centre d’architecture au monde. Son musée présente les plus grands chefs d’oeuvre de l’architecture française, du Moyen Âge à nos jours. La cité propose également des expositions temporaires consacrées à toutes les formes de création architecturale, en France et à l’étranger.
Renseignements : 01.58.51.52.00
Musée national Horaires : Tous les jours (sauf mardi, 1er janvier, 1er mai, 25 décembre) 11h-19h, nocturne jeudi jsq 21h Tarifs : entrée 8€, tarif réduit 6€, -26 ans/1er dimanche du mois gratuit (musée uniquement). Site web : www.citedelarchitecture.fr
Quelques images de Grenade Gradana et son Alhambra
Où se situe Grenade Granada en espagnol ?
Plan de Grenade, Granada avec au nord-est, l'Alhambra et ses jardins
Le palais royal de Charles Quint
Le Palais de Charles V : en 1526, Charles Quint, roi d'Espagne et empereur d'Allemagne, décide de faire construire son palais royal à l'Alhambra. Les travaux ont commencés en 1533, faisant ainsi le joyau le plus précieux de la Renaissance à Grenade. Le souhait de l'empereur était de faire une architecture romaine, avec comme particularité : un cercle dans un carré
L'Alhambra la Cour des Lions
La Cour des Lions était à l'origine un jardin. La végétation touffue que l'on voit sur cette gravure romantique du XIXème siècle est plus fidèle à l'état d'origine que le gravier actuel.
Les jardins et les cours de l'Alhambra
Patios de l'Alhambra
L'Alhambra
Le quartier de l'Albayzin ou Albïcin :
Plan de l'Albayzin Sources Guide touristique Granada Ayuntamiento de Granada
L'Alhambra vu de la place Saint-Nicolas, la vue sur Grenade le réservoir
L'église Saint-Nicolas et sa citerne
Une balade dans le quartier de l'Albayzin avec notre guide Henrique :
Carnet de voyage aquarelles à Grenade
Le quartier de l'Abayzin et ses carmens
Quartier de l'Albayzin et sa vue sur la colline de l'Alhambra
Grenade : le quartier de la cathédrale et de la Chapelle Royale le 21 février 2020
La cathédrale de Grenade :
La cathédrale de Grenade et ses chapelles
Saint-Jacques de Compostelle à cheval
Santiago Matamoro ou Matamore et sa légende de la bataille de Clavijo
La cathédrale de Grenade l'ancienne Halle aux Marchands, entrée de la Chapelle Royale et l'Alcaiceria, ancien souk traditionnel
Plan de la chapelle royale, de son musée et son entrée (1)
Tombeaux des Rois Catholiques
Quelques informations sur la Chapelle Royale et la Cathédrale de Grenade
Soirée Flamenco à Grenade
Les danseuses de flamenco groupe Zambra Gitana
Carnet de voyage aquarelles flamenco
Adresse de la soirée danses Flamenco :
Restaurante Cueva de la Rocio Camino del Sacromonte, n.70
Carnet de voyage aquarelles en Andalousie L'Alhambra les jardins et son plan
Grenade, l'Alhambra
vue du Generalife sur la Torre de las Damas, le Peinador de la Reina et la Torre de Comares
L'Alhambra de Grenade : la Cour des Lions aquarelle
Le quartier de la cathédrale et de la Chapelle Royale
Grenade, ses édifices, la cathédrale et sa Chapelle Royale son centre ville
La cathédrale de Grenade
La statue équestre du toît de l'hôtel de ville de Grenade
La Puerta de las Granadas
Plan et notre circuit dans le quartier de l'Albayzin
Plan du Generalife, palais d'été des princes Nasrides dans l'Alhambra
Le quartier de l'Albayzin, ses plaques de rues, carnet de voyage aquarelles et et dessins
Flamenco à Grenade
Le retable de Santagio dans la cathédrale de Grenade
Une visite à la maison natale du poète Federico Garcia Lorca située à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Grenade :
Fuente Vaqueros :
Où se situe Fuente Vaqueros ?
Comment se rendre de Grenade à Fuente Vaqueros ?
Quelques images de la maison natale de Federico Garcia Lorca Sources internet Wikipédia et musée familial
La maison du Poète Federico Garcia Lorca à Fuente Vaqueros
Un jour un jour de Jean-Ferrat :
Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre les bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime
Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais, je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages
Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se fonde la terre
Entre ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché
Un jour pourtant, un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche
Federico Garcia Lorca dans la région de Grenade
Une page du carnet aquarelles et dessins : la maison natale du poète Federico Garcia Lorca
à Fuente Vaqueros, près de Grenade
Notre Hôtel à Grenade :
Hôtel Corona de Granada ****
Adresse : Calle Pedro Antonio de Alarcón, 10, 18005 Granada, Espagne
L'hôtel est situé à 1.6 km de l'Alhambra et à 15 minutes de la cathédrale de Granada.
Séjour Art & Vie
du 15 au 23 février 2020
Visites de Grenade du 20 au 22 février, notre avant-dernière étape en Andalousie
Notre circuit :
Merci à notre accompagnatrice Géraldine, notre chauffeur de car Eduardo et notre guide local Enrique
Andalousie, d'où provient ce nom ?
A l'origine, "Al-Andalus"désignait toute l'Espagne islamique, c'est-à-dire, du VIII au Xème siècle, la plus grande grande partie de la péninsule ibérique; sa frontière septentrionale suivait approcimativement le cours du Douro, sa frontière orientale les Pyrénées. Il soit donc pouvoir se trouver des vestiges de la culture islamique dans toute cette région. Nous utiliserons donc ici "andalou" colle synonyme de "islamo-ibérique" ou "islamo-hispanique", et "Andalousie" pour désigner la péninsule ibérique islamisée.
Jusqu'à une date récente, l'origine du nom d'al-Andalus demeurait une énigme. Le terme apparait pour la première fois après la conquête islamique sur la monnaie bilingue, dont la légende latine indique "Span(ia)" et l'arabe "al-Andalus". Des historiens et géographes arabes postérieurs ont fait dériver ce nom de celui d'un mystérieux peuple autochtone antédiluvien, et des savants européens par (ex. R Dozy, M. Streck et aussi E. Lévi-Provençal) ont établi un lien peu explicite avec les Vandales,: "Wandal" aurait donné "al-Andalus". Phonétiquement, la transformation est impossible; en outre, les Vandales, arrivés d'aiileurs en même temps que les Alains et les Suèves, ne sont resté que peu d'années en Espagne (411- 429), avant de passer en Afrique du Nord. comment un si bref épisode aurait-il pu, trois cents ans plus tard, engendrer tout à coup des conséquences aussi importantes ?
Heinz Halm a réussi récemment à démontrer qu'"al-Andalus" est simplement une arabisation de la désignation wisigothique de l'ancienne province romaine de Bétique : les Wisigoth ont dominé ce pays de 468 jusqu'à la conquête islamique en 711; comme leurs ancêtres germaniques, ils ont réparti par tirage au sort la terre conquise, les lots échus aux différents seigneurs germaniques, et donc aussi les terres, étant appelés "Sortes gothica". Dans les sources écrites, toute en latin, le terme de "Gothica sors" (singulier) désigne l'ensemble du royaume gothique; l'équivalent en langue gothique, " Landahlauts" se transforma vite et quasiment automatiquement en "al-Andalus", ce qui explique l'article arabe al-, inhabituel pour les noms propres de pays.
Les Musulmans héritèrent non seulement du nom, mais aussi de l'art de leurs prédécesseurs immédiats. Le genèse de l'art hispano-islamique est en effet d'abord un processus de fusion : des éléments wisigothiques, ibéro-romains, syro-romains, byzantins et arabes se mêlent pour former un style nouveau et spécifique. Celui-ci, à son tour, marque d'autres cultures : on peut comprendre les civilisations juives et chrétienne de l'Espagne à partir du VIIIème siècle.
L'Espagne et son histoire :
Sources "L'Histoire Les collections ESPAGNE(s) D'Al-Andalus à la crise catalane" N°79 Site www.lhistoire.fr
Voir aussi autres articles du blog en Andalousie :