:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
La sculpture de Louis-Ernest Barrias (1841-1905) baptisée La Défense de Paris, a donné son nom au quartier d'affaires.
Conçue pour honorer les soldats qui ont défendu la capitale durant la guerre de 1870, elle propose une allégorie qui met en scène Paris, un jeune garde-mobile et une fillette, figure innocente, symbole de la population. Elle fut érigée dès 1883 sur son emplacement actuel, le rond-point de la Défense situé au cœur du quartier d'affaires, qui était alors au centre d'une colline champêtre: la butte Chantecoq
La Défense d'Auguste Rodin se situe sur l'Ile Seguin à deux pas de l'Auditorium
Le contexte de l'époque : une centaine d’œuvres présentées dont la sculpture d'Auguste Rodin
"La Défense" Contexte historique de l’œuvre
En obtenant la majorité au Sénat et le départ de Mac-Mahon, remplacé à l’Elysée par Jules Grévy, les républicains sont enfin installés au pouvoir en 1879. Les souvenirs de « l’année terrible » s’en trouvent dès lors réactivés. Pour commémorer la défense héroïque de Paris contre l’envahisseur prussien en 1870-1871, la Préfecture de la Seine lance un concours en 1879 : le monument est destiné au rond-point de Courbevoie, situé à l’extrémité de l’avenue de Neuilly, dans la perspective de l’Arc de triomphe, là où s’étaient rassemblés les gardes nationaux avant la dernière bataille du siège, la « sortie » de Buzenval, le 19 janvier 1871. Rodin, qui cherche alors à se faire connaître, prend part à ce concours tout comme Bartholdi, Carrier-Belleuse, Boucher et Falguière.
Un groupe jugé trop révolutionnaire :
Comme la plupart des autres projets (une centaine), son groupe est composé d’une figure allégorique et d’un guerrier. Mais, au lieu de se définir par les costumes ou les symboles dont les figures étaient accompagnées, l’œuvre repose sur le contraste entre le rythme brisé du corps du guerrier, représenté mourant, et le dynamisme de la figure féminine. Celle-ci jaillit hors de la composition, ses deux bras aux poings serrés largement écartés et la bouche grande ouverte comme le Génie de la Patrie de Rude à l’Arc de triomphe ; mais son aile cassée qui retombe lui donne un caractère plus humain en la faisant apparaître comme vulnérable. Quant au guerrier mourant, il offre une transposition directe du Christ de la Pietà de Michel-Ange aujourd’hui au
Museo dell’Opera del Duomo, à Florence. Jugé trop révolutionnaire, ce groupe vibrant de violence fut écarté dès la première étape du concours, le 29 novembre 1879, le jury ayant donné la préférence à des œuvres plus réalistes qui, tout en ayant recours au langage de l’allégorie, donnaient du siège une vision plus historique. Mettant en scène un combattant résolu au pied d’une fière image de la Ville de Paris, tandis qu’à l’arrière une fillette engourdie par le froid rappelle la rigueur de l’hiver 1870-1871, le monument dû à Ernest Barrias fut inauguré le 12 août 1883.
En honorant la défense de Paris, les républicains manifestent leur volonté de réintégrer la capitale dans la communauté nationale. Par-là même ils souhaitent en finir avec les divisions nées de la Commune, laquelle sans être pardonnée se voit d’une certaine façon oubliée. En même temps cette initiative leur permet de rappeler la politique de défense nationale qu’ils ont menée durant les premiers mois du régime, bien différente de celle de l’Ordre moral menée par Thiers après 1871. Le besoin d’inscription du nouveau régime touche donc aussi à l’ordre symbolique : la IIIe République se caractérise à partir des années 1880 par une « statuomanie » impressionnante, à l’origine de nombreuses commandes.
La statue de Parmentier face à l'hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine
Antoine Augustin Parmentier naît le 17 août 1737 à Montdidier dans la
Somme. C’est dans sa ville natale puis à Paris qu’il apprend le métier de
pharmacien.
Âgé de vingt ans, il participe à la guerre de Sept Ans (1756-1763) comme
apothicaire sous-aide aux armées. En 1757, il est fait prisonnier en
Prusse, près de Hanovre. C’est lors de sa captivité qu’il découvre les
qualités nutritives de la pomme de terre, originaire d’Amérique du Sud.
A son retour en France en 1763, il reprend des études puis est nommé
pharmacien aux Invalides.
En 1772, il obtient le titre d’apothicaire-major des armées françaises.
Parallèlement, il poursuit ses recherches sur les cultures végétales
alimentaires. Grâce à son mémoire « L’examen chimique de la pomme de
terre », il remporte le premier prix du concours ouvert par l’Académie de
Besançon.
Il tente alors d’intéresser le roi Louis XVI en lui montrant les avantages
d’une telle plante à une époque où les famines ne sont pas rares.
Le roi accepte de lui concéder un terrain d’une cinquantaine d’arpents*
dans la Plaine des Sablons à Neuilly pour expérimenter ses cultures de
pomme de terre. En 1786, Parmentier ensemence un terrain compris
entre la Porte Maillot et l’actuelle rue d’Orléans.
L’anecdote raconte que les champs étaient surveillés par des gardes le
jour, mais laissés aux voleurs la nuit afin d’intriguer la population.
L’initiative de Parmentier contribua en tout cas à introduire la pomme de
terre dans l’alimentation des Français.
Dès lors, Parmentier s’intéresse de plus en plus aux problèmes
alimentaires, notamment l’amélioration de la qualité du pain, la fabrication
de sirops de raisin et de végétaux sucrés ou encore la conservation des
viandes par le froid.
En 1795, il entre à l’Académie des Sciences. Il décède le 17 décembre
1813 et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Une statue à son effigie (copie de l’originale d’Adrien Gaudez, fondue par
les Allemands en 1942) orne désormais le parvis de la mairie de Neuilly.
* environ 2 hectares.
La place Parmentier à Neuilly-sur-Seine et son Centre Culturel
Un circuit le long de la Seine et à Rueil le 24 janvier 2021
Départ de l'avenue de Seine à Rueil-Malmaison, près de la gare de Rueil-Malmaison
Les bords de Seine à Rueil
A l'approche du pont de Bougival la maison de famille de Berthe Morisot :
La maison de famiille de Berthe Morisot à Bougival, près du pont éponyme
Le parc sportif Patrice Vieljeux, maire de Bougival de 1963 à 1994 :
Il se trouve en contrebas du pont de Bougial
La danse à Bougival de 1882 de Pierre-Auguste Renoir. La danseuse se nomme Suzanne Valladon
Boston, Museum of fine Arts
"Danse à Bougival"Pierre-Auguste Renoir 1882-1883
Pierre-Auguste Renoir "Les deux sœurs" ou "Sur la terrasse" 1881
(Art Institute Chicago)
Les deux sœurs ou Sur la terrasse de Pierre-Auguste Renoir
"Les Deux Sœurs" ou "Sur la Terrasse" est un tableau peint par Pierre-Auguste Renoir en 1881.
Il mesure 100,5 cm de haut sur 81 cm de large. Il est conservé depuis 1933 à l'Art Institute of Chicago à Chicago. Son premier propriétaire a été Paul Durand-Ruel.
"Les deux sœurs"ou "Sur la terrasse"peint par Pierre-Auguste Renoir à la Maison Fournaise, Chatou.
"Dans la serre" ou "M. et Mme Guillemet dans la serre" d'Edouard Manet : 1879
Voici l'un des Manet qui respire le plus la fraîcheur. Cette toile, de 115cm X 150 cm, aussi intitulée " Monsieur et madame Guillemet dans la serre" est un épisode de la vie mondaine à Paris, vers la fin du siècle, au moment où Alphonse Daudet publiait ses romans ( ne croirait-on pas assister à une scène de Fromont Jeune et Risler Ainé ?). Le peintre a parfaitement réussi à mettre en conversation l'homme et la femme, celle-çi formant en quelque sorte la fleur du tableau, une fleur pimpante, exquisement "habillée" dans la couleur, une fleur dans son écrin, d'une jeunesse finement éclatante, à coté de laquelle le mari n'est qu'un gros bourdon au vol chaotique. On peut admirer ici la façon d'encadrer de rose les blancs jaunis du col et du chapeau de la belle Madame Guillemet. Car ce sont Madame et Monsieur Guillemet, des amis intimes de Manet, qui ont posé pour le tableau "Dans la serre". Elle était une Américaine réputée pour son goût. Les Guillemet s'occupaient de modes et de haute couture, 19, faubourg Saint-Honoré. Manet les présente içi dans le jardin d'hiver du peintre Rosen, 70, rue d'Amsterdam. Il a travaillé là "au long de plus de 5 mois", dit Tabarant, soit depuis septembre 1878 jusqu'à la mi-février de 1879, comme un nomade. Il prend possession, en Avril 1879, de son atelier définitif au 77 de la même rue. Madame Manet venait animer de ses bavardages les longues heures de séance. "Parlez, riez, remuez, disait Manet à ses modèles, vous ne serez vrais qu'en devenant vivants !". Au même endroit, après les Guillemet, il fit asseoir Madame Manet et la peignit sur le même banc.
Une visite intimiste du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine le 17 janvier 2021.
C'est le plus ancien et le plus grand cimetière des chiens du monde
Un peu d'Histoire :
Les conditions de vie des animaux se sont considérablement améliorées au cours du XIXème siècle. Lentement, la fonction de l'animal change. D'utilitaire, il devient animal de compagnie et concourt désormais à la qualité de vie des hommes.
En 1824, une Société Protectrice des Animaux voit le jour en Angleterre. En 1845, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, le Comte de Grammont fonde la SPA française.
Un statut pour les animaux de compagnie :
Mais si les conditions de vie des animaux s'améliorent de leur vivant, rien n'est prévu après leur mort.
En théorie, les cadavres devraient être apportés dans les vingt-quatre heures chez l’équarrisseur. Dans la pratique, à Paris, les dépouilles sont le plus souvent jetées dans les ordures ménagères; lorsqu'elles ne sont pas lancées dans la Seine ou dans les fossés des fortifications.
Avec la loi du 21 juin 1898 qui précise que les animaux domestiques pourront être enterrés "dans une fosse située autant que possible à cent mètres des habitations et de telle sorte que le cadavre soit recouvert d'une couche de terre ayant au moins un mètre d'épaisseur", l'ouverture d'un cimetière animalier devient possible.
C'est à cette tâche que s'attelleront un publiciste, Georges Harmois, et la fondatrice du journal "La Fronde", Marguerite Durand. Restait à trouver, à Paris, un lieu situé, comme le voulait la loi, à cent mètres de toute habitation.
La création du cimetière des chiens d'Asnières :
Située au nord-ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine, la ville d'Asnières-sur-Seine était, au XIXème siècle, une destination dominicale privilégiée pour les Parisiens en quête de verdure et de distraction. L'Ile des Ravageurs fait alors face aux bords de Seine tant appréciés. A l'époque, elle était occupée par des chiffonniers qui ramassaient tissus, métaux et autres objets abandonnés pour les revendre. Profitant de la toute nouvelle loi autorisant l’enfouissement des animaux, Georges Harmois et Marguerite Durand créent, le 2 mai 1899, la Société Française Anonyme du Cimetière pour Chiens et autres Animaux Domestiques et, le 15 juin 1899, la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l'Ile des Ravageurs située en amont du pont de Clichy.
Après avoir obtenu l'assurance que la loi du 21 juin 1898 sur l'enfouissement des animaux domestiques serait respectée, le Préfet ne s'oppose pas à la création du cimetière.
Ce cimetière, le premier du genre, est officiellement ouvert au public à la fin de l'été 1899.
Plusieurs constructions furent projetées, comme un columbarium et un musée des animaux domestiques, mais seuls les jardins, le bâtiment d'entrée et la nécropole furent réalisés. Cette dernière est divisée en quatre quartier : celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux.
L'architecte parisien Eugène Petit, dont plusieurs immeubles du XIVème arrondissement portent la signature, est chargé de dessiner l'entrée du cimetière. Il recevra le portail de style Art nouveau, flanqué de deux portes pour le passage des piétons.
En 1975, le comblement du bras de Seine, rendu possible par la disparition d'une seconde île, l'île Robinson, fait perdre au cimetière son caractère insulaire.
Après sa création, le cimetière connait un succès croissant, mais rencontre des difficultés chroniques.
La plus récente est cette de 1986 quand le Conseil d'Administration décide l'arrêt de toute activité et la fermeture définitive du cimetière pour le mois de septembre 1987. Très émus, les concessionnaires et les amoureux du vieux cimetière se mobilisent. La Mairie d'Asnières-sur-Seine prépare alors un plan de sauvetage et demande notamment le classement du site.
Par arrêté ministériel du 25 juin 1987, la Commission départementale des Hauts-de-Seine, à la demande du Ministre de l'Equipement, Pierre Méhaignerie, inscrit le site du cimetière des chiens compte-tenu de sin "intérêt à la fois pittoresque, artistique, historique et légendaire".
Par délibération du 29 juin 1987, le conseil municipal décide l'acquisition par voie d'expropriation des lieux et en confie la gestion à une société indépendante. Plus tard, en 1996, le Conseil général des Hauts-de-Seine achève les travaux de consolidation des berges reliant la terrasse du parc Robinson au port Van Gogh par une promenade en bordure de Seine jalonnée de pergolas.
Enfin, le 1er février 1997, la mairie d'Asnières-sur-Seine reprend en main la gestion du cimetière.
Les locataires du cimetière :
Avec les années, le cimetière se peuple de monuments et de sépultures importantes. Dès 1900, la direction fait ériger, face à l'entrée du cimetière, un monument à la gloire de Barry.
Ce chien, qui vécut au début du XIXème siècle, appartenait aux moines de l'hospice du grand Saint-Bernard.
La légende veut qu'après avoir "sauvé la vie à 40 personnes, il fut tué par la 41ème !...".
Autre témoin du lien unissant hommes et animaux, le monument dressé à la mémoire des chiens policiers victimes du devoir. Érigé en 1912, quelques années après que les commissariats de banlieue se furent dotés de chiens de police. Il abrite Dora (1907-1920), du commissariat d'Asnières-sur-Seine, Top, plusieurs fois médaillé, Papillon, avec huit ans de service dans le XVIème arrondissement de Paris, Léo, tué en service...
Des animaux vedettes et des animaux de vedettes ont également trouvé un dernier refuge au cimetière d'Asnières-sur-Seine. Rintintin, le valeureux héros du feuilleton télévisé, Prince de Wales, dont l'épitaphe explique qu'il "parut 406 fois sur scène du Théâtre du Gymnase" en 1905 et 1906; Kroumir, le chat d'Henri de Rochefort, dont on raconte qu'il est mort de chagrin quatre jours après son maître, et les animaux de compagnie de Camille Saint-Sens, de princes et de ducs... Moustache, mascotte de la Grande Armée entre 1799 et 1811. il a accompagné les vétérans et va s'illustrer dans les faits d'armes aussi pittoresques qu'héroïques. Devenu célèbre, Moustache sera présenté à l'Empereur pour qui il exécutera le salut militaire en soulevant une patte à la hauteur de l'oreille.
Le 11 mars 2006, la stèle à la mémoire du chien Moustache est le dernier
monument officiel à avoir été inauguré au cimetière des chiens d'Asnières.
Mais le cimetière d'Asnières ne serait rien sans la multitude des anonymes, chiens, chats, oiseaux, lapins, tortues, souris, hamsters, poissons, chevaux, et même singe, gazelle, fennec, maki, dont les sépultures richement sculptées ou simplement fleuries témoignent de l'affection de leurs maîtres.
Ainsi, au hasard d'une promenade, peut-on découvrir la reconnaissance d'une mère à qui le chien Loulou "rendit son enfant qui en 1895 se noyait dans la Garonne. Le brave Loulou n'avait que neuf mois et de plus une patte cassée..."
Plus loin, un petit chien de pierre tend la patte à un soldat casqué ? C'est Mèmère, née en 1914 et qui resta quinze ans durant la mascotte des chasseurs à pied.
Ailleurs, sur des plaques de marbre, entourées de fleurs, un nom, deux dates et une photographie.
Pour Pupuce, Sultan, Minouchette, Ulysse ou Rubis.
Enfin;, anonyme parmi les anonymes, un chien errant vint mourir, le 15 mai 1958, aux portes de cimetière. La direction du cimetière lui érigea un monument. C'était le 40.000ème animal à être enterré dans la nécropole...
Les chats vivants y ont aussi leur domaine, "la Maison des chats" entretenue par une association qui leur apporte assistance.
Le cimetière aujourd'hui :
La mairie d'Asnières est aujourd'hui propriétaire et gestionnaire du
cimetière qui compte officiellement 869 concessionnaires venant de la France entière et quelques-uns de l'étranger, pour rendre un dernier hommage à leur compagnon
Avec 110 ans d'existence, le cimetière des chiens a subi les outrages du temps. Afin de lui redonner toute sa dimension, la Mairie
d'Asnières-sur-Seine a décidé en 2001 d'entreprendre la restauration de l'entrée du cimetière et de revoir son aménagement paysager.
La façade pensée par Eugène Petit a retrouvé son aspect originel et le portail laisse entrevoir l'ancienne entrée
principale ainsi que l'imposant monument en souvenir de Barry.
La partie arborée permet aux concessionnaires et aux visiteurs de profiter encore plus du charme intemporel du cimetière animalier de Marguerite Durand.
Le cimetière des chiens sous les projecteurs :
L'un des lieux phares d'Asnières est à l'honneur dans le film "Les âmes de l'île des Ravageurs" tourné par Pangaïa Productions, avec le soutien de la Mairie.
Sur une musique envoûtante du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, apparait au détour d'un travelling, le monument érigé à la mémoire d'Emma : une voix off lit son épitaphe... Suit le survol du portail du cimetière, telle une âme errante venant rejoindre un "endroit discret, presque secret", avant de se poser dans cet "ultime lieu de repos des animaux de compagnie". La voix est sobre, posée et chaude, comme lest ce lieu touchant et émouvant.
"Star du petit écran, héros des tranchées, vedette de cirque, amis et compagnons fidèles, tous ont une place en ce lieu autrefois appelé l'île des Ravageurs". Eugène Sue l'aurait mentionnée dans les "Mystères de Paris". Plongée dans l'histoire, visite touristique ? Ce film se veut atypique. On y croise Hervé le gardien, Jean qui venait y pique-niquer dans les années 50, Régine chauffeur de taxi retraitée et maîtresse de Candy qui fut sa compagne pendant 18 ans. avec beaucoup de poésie, de retenue et de pudeur, la caméra se glisse entre les stèles et nous fait goûter à ce "petit Père-Lachaise empli de sérénité et curiosités".
La sculpture Alter Ego de l'artiste Arnaud Kasper :
« Alter Ego est une sculpture qui rend hommage à l’âme de l’animal et à la relation qui l’unit à l’homme », confie Arnaud Kasper, sculpteur-peintre polymorphe. Il a donné vie à cette œuvre dans la Fonderie Chapon de Bobigny en banlieue parisienne.
Un lieu de recueillement depuis 120 ans
Fondé par la journaliste féministe Marguerite Durand et l’auteur Georges Harmois sous le nom de Société française anonyme du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques », ce cimetière pour les animaux défunts fête ses 120 ans d’existence cette année. « J’ai choisi le chat car c’est l’animal préféré des Français. Le chien représente Moustache, un bâtard de fox-terrier. La tête de cheval rend hommage à celui de Mme Durand, enterré ici. Le ouistiti, il y a en un ici, est un animal de compagnie exotique. Quant à la perruche, c’est l’oiseau avec qui on s’identifie, elle vit en couple avec son amoureux… », commente Arnaud Kasper.
Le passage Choiseul ou le passage de Choiseul est le plus long des passages couverts parisiens avec une longueur de 190 mètres pour une largeur de 3,7 mètres.
Une visite du 7 janvier 2021
Il consiste en une enfilade d'arcades sur pilastres au niveau du rez-de-chaussée. Ce dernier et l'entresol sont occupés en majorité par des boutiques tandis que les premier et second étages sont plutôt résidentiels. Il est recouvert d'une verrière qui fut remplacée vers 1907. Celle-ci fait l'objet de plusieurs campagnes de rénovation-restauration entre 2012 et 2019, par l'architecte Jean Frédéric Grevet et l'agence ID-wad, qui ont
permis au passage Choiseul de retrouver une meilleure qualité architecturale grâce à la restitution de sa verrière, ses deux marquises situées aux extrémités du passage, son sol et son éclairage.
Les murs du passage sont en pans de bois et offrent des ornementations sobres. Des pilastres en marbre sont ornés d'un chapiteau d'où partent les arcades.
Le passage Choiseul, ainsi que le passage Sainte-Anne, avec leurs façades intérieures et les toitures sur rue des immeubles 23, rue Saint-Augustin, 40, rue des Petits-Champs, 6 à 46, rue Dalayrac et 59, 61, rue Sainte-Anne, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
Progressivement tombé en désuétude comme beaucoup d'autres passages parisiens, le passage Choiseul a connu une explosion de sa fréquentation au début des années 1970 quand le couturier Kenzo y ouvrit une boutique branchée. Sa fréquentation, qui avait reculé depuis le déménagement du couturier place des Victoires, s'est relativement stabilisée depuis lors et dépendant des horaires d'ouverture de la galerie.
Le passage est ouvert du lundi au samedi de 8 à 20 heures.
Le passage Choiseul fut édifié entre 1825 et 1827 à proximité desGrands Boulevards, alors très fréquentés, à l'initiative de la banque Mallet et Cie en vue de réaliser une opération d'ordre spéculatif. Celle-ci devait avoir lieu dans le quadrilatère formé par les rues Gaillon, Saint-Augustin, Sainte-Anne, et des Petits-Champs.
Pour cela, on fit détruire les hôtels de Lionne, de Langlée, de Gesvres (dont le porche constitue encore l’entrée nord du passage) et Radepont, en projetant de construire des immeubles à leur place. Or, seul le passage Choiseul fut bâti finalement, car ce programme a été bouleversé par la construction du théâtre de l'Opéra-Comique (salle Ventadour de nos jours).
Les plans ont été dessinés par l'architecte François Mazois mais celui-ci ne verra pas l'achèvement de son travail puisqu'il meurt en 1826. La relève est assurée par Antoine Tavernier qui fut chargé de l'achèvement du passage. Ce dernier dressa les plans du passage Sainte-Anne, permettant un accès depuis l'est au passage Choiseul. À noter qu'un autre accès sur la rue Dalayrac a été ouvert côté ouest.
du 40, rue des Petits-Champs au 23, rue Saint-Augustin 75002 Paris quartier Gaillon
Ce passage forme le prolongement de la rue de Choiseul, qui porte le nom d'Etienne-François de Choiseul-Beaupré-Stainville, ministre de la Guerre et ministre des Affaires étrangères sous XV.
Une visite à la place Saint-Sulpice et sa fontaine en eaux le 2 janvier 2020
Quelques images de cette fontaine majestueuse implantée au milieu de la place Saint-Sulpice et de l'église éponyme.
La fontaine Saint-Sulpice, est située place Saint-Sulpice, devant le parvis de l'église qui lui donne son nom, dans le VIème arrondissement de Paris.
Elle est parfois appelée fontaine des orateurs sacrés et est aussi malicieusement appelée fontaine des quatre point(s) cardinaux car elle est ornée de quatre statues d'évêques catholiques, de célèbres prédicateurs de l'époque de Louis XIV, mais qui n'ont jamais été nommés cardinaux[2]. Or les faces de la fontaine sont à peu près alignées sur les points cardinaux.
La fontaine est érigée de1843 à 1848 par l'architecte Louis Visconti (1791–1853) et l'entrepreneur Antoine Vivenel (1799-1862), elle occupe le centre de la place qui, à l'origine, selon les plans de Giovanni Niccolo Servandoni, devait répondre à un projet urbanistique qui ne sera pas mené à terme. À une extrémité de la place, se trouvait la fontaine de la Paix et des Arts, édifiée en 1807, qui dut être déplacée en 1824 à cause de ce projet.
Un article sur la fontaine de la Paix ou fontaine de la Paix et des Arts suite à une visite du 2 janvier 2021.
La fontaine de la Paix, ou fontaine de la Paix et des Arts, est une fontaine située dans la promenade de l'allée du Séminaire-Jean-Jacques-Olier qui longe la rue Bonaparte dans le VIème arrondissement de Paris, non loin de la place Saint-Sulpice et sa fontaine.
Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 février 1926.
Historique :
Une fontaine déplacée plusieurs fois
Cette fontaine fait partie des 15 fontaines qui devaient être mises en service dans Paris après l'achèvement du canal de l'Ourcq.
L'architecte Destournelles l'avait conçue pour être édifiée sur la place du Châtelet à la demande de Napoléon 1er pour commémorer le traité de Paix d'Amiens (1), mais en 1807, il fut décidé de la construire en périphérie de la place Saint-Sulpice. Elle n'y resta que jusqu'en 1824, année où elle fut reléguée dans le marché Saint-Germain, l'imposante fontaine Saint-Sulpice (voir photographie jointe du 2 janvier 2021)
devant occuper le centre de la place. En 1935, elle est à nouveau déplacée pour occuper son emplacement actuel, dans l'allée du Séminaire, jardin ouvert et arboré qui descend en terrasse jusqu'à la rue de Vaugirard du côté impair de la rue Bonaparte. Cette allée venait d'être créée par la destruction des bâtiments de la Communauté des Filles de l'Instruction Chrétienne.
Le sculpteur de la fontaine de style néo classique est Jean-Joseph Espercieux (Marseille 1757 - Paris 1840) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Joseph_Espercieux, ainsi que les sculpteurs Caraffe, Voinier, et Marqois
Les quatre sculptures de la fontaine représentent la Paix , la Sciences et les Arts, l'Agriculture et le Commerce.
La fontaine de la Paix de des Arts est une fontaine dans un style néo-classique, très proche de la fontaine de Mars qui date de la même époque. Un massif carré surmonté de frontons triangulaires est placé au centre d'un bassin carré. Les quatre faces sont décorées de bas-reliefs allégoriques du sculpteur Jean-Joseph Espercieux qui représentent l'Agriculture, le Commerce, la Science et les Arts et la Paix. Sur deux faces opposées, une vasque en forme de coquille de bénitier recueille l'eau provenant d'un orifice avant qu'elle ne s'écoule dans le bassin général entourant la fontaine.
Marie-Hélène Levadé (photogr. Hughes Marcouyeau), Les Fontaines de Paris : L'eau pour le plaisir, Paris et Bruxelles, Éditions Chapitre Douze, , 592 p. (ISBN 978-2-915345-05-6).
Dominique Massounie (dir.), Pauline Prévost-Marcilhacy (dir.) et Daniel Rabreau (dir.), Paris et ses fontaines : De la Renaissance à nos jours, Paris, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris et son patrimoine », , 318 p. (ISBN 2-905-118-80-6).
Restauration de la Fontaine de la Paix et des Arts : Sources Culture et Patrimoine
Le projet :Budget Participatif 2016
Projet lauréat avec 195 votes : 490.000 €
La fontaine de la Paix au marché Saint-Germain en 1900
T'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul T'as voulu voir Honfleur, et on a vu Honfleur T'as voulu voir Hambourg, et on a vu Hambourg J'ai voulu voir Anvers, on a revu Hambourg J'ai voulu voir ta sœur, et on a vu ta mère Comme toujours
T'as plus aimé Vierzon, on a quitté Vierzon T'as plus aimé Vesoul, on a quitté Vesoul T'as plus aimé Honfleur, on a quitté Honfleur T'as plus aimé Hambourg, on a quitté Hambourg T'as voulu voir Anvers, on n'a vu qu'ses faubourgs T'as plus aimé ta mère, on a quitté ta sœur..."
Le transporteur " le Cher" sur les quais de Vierzon
Le bateau "le Cher" est de retour à Vierzon depuis septembre dernier. Il s’agit de l’une des dernières embarcations à avoir navigué à Vierzon sur le Canal de Berry avant le déclassement de celui-ci, en 1954/55.
La cathédrale Sainte-Croix d'Orléans : sa façade principale d"entrée
Histoire de la cathédrale d'Orléans (1601 -1829)
Il est dit que la première église a été construite ici, autour de l'an 330, à l'aube du christianisme en Europe. Cette église contenait aussi un morceau de la Vraie Croix, qui avait été découvert à Jérusalem par Sainte-Hélène, la mère de l'empereur Constantin.
Parmi les premières cathédrales françaises , celle-ci fut achevée en 450 et, malgré d'importants dommages causés par les Normands, a survécu jusqu'à la fin du 10ème siècle, quand un grand incendie détruit la cathédrale et une grande partie de la ville.
Au 12ème siècle, une cathédrale imposante de style roman a été construit pour le remplacer. Ce fut l'une des plus grandes cathédrales de France, mais malheureusement les ambitions des concepteurs n'a pas été accompagnée par leurs compétences techniques et la cathédrale s'est effondré au début du 13ème siècle.
La construction de la prochaine version de la cathédrale d'Orléans a commencé en 1278 et finalement achevé en 1512. Même si elle a gardé quelques parties de l'ancienne cathédrale de style roman, il a été essentiellement construite dans le style gothique, «à la mode» dans cette période, avec arcs-boutants à soutenir la grande hauteur des murs de la nef. C'était la cathédrale qui était ici à l'époque de Jeanne d'Arc.
Les guerres de religion en France du 16ème siècle a vu beaucoup d'églises détruites, et une grande partie de la cathédrale d'Orléans a été détruite par les protestants en 1568.
Avec la signature de l'édit de Nantes en 1598 les guerres de religion étaient enfin terminée. Trois ans plus tard, en 1601, la construction d'une nouvelle cathédrale a commencé, principalement dans le style gothique. La construction de la cathédrale a pris presque jusqu'à la fin du 17ème siècle pour être achevée.
Au 18ème siècle la dernière partie restante de la cathédrale romane d'origine, l'entrée principale à l'ouest, a été démoli pour faire place à l'imposante façade que nous voyons aujourd'hui. La Révolution a interrompu le travail avant les deux tours ont été construites, et ceux-ci n'ont été réalisées entre 1817 et 1829.
Par la planification ou coïncidence, la cathédrale a été achevée exactement 400 ans qu'après Jeanne d'Arc avait brisé le siège d'Orléans par les Anglais. C'est aussi à cette époque que la zone en face de la cathédrale a été démoli pour faire place à la nouvelle rue Jeanne d'Arc, autant que nous le voyons
aujourd'hui.
Depuis cette époque, le clocher d'origine a été remplacé, et certains dommages ont été réparés après la Seconde Guerre mondiale, mais la cathédrale nous voyons à Orléans aujourd'hui est essentiellement la cathédrale construite entre 1601 et 1829.
Lien Wikipédia : La cathédrale sur une estampe d'Asselineau (XIXe siècle)