:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
"Peindre des portraits dans la rue peut conduire jusque dans un château, et non des moindres, celui de Maisons-Laffitte, dont l'architecte n'est autre que François Mansart, qui fut l'un de mes sujets d'études, alors qu'étudiant au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, je parcourais les traités d'architecture.
C'est donc avec une émotion particulière que j'ai accueilli le projet Epopées mansonniennes, qui retrace à partir d'une sélection de portraits peintes sur du mobilier urbain, les principales figures qui ont marqué l'histoire du château et de la ville".
Christian Guémy alias C215
Pour sa 7ème édition, Totalement DésARçonnés, manifestation annuelle d'art contemporain organisée par le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la ville de Maisons-Laffitte, acceuille Christian Guémy, alias C215, artiste emblématique de l'art urbain connu pour réaliser des portraits au pochoir colorés qui touchent par leur humanité.
Passionné d'histoire, C215 nous invite à une découverte des hommes et des femmes qui ont marqué l'histoire de Maisons-Laffitte et du château de Maisons, chef d’œuvre de François Mansart, à travers une série de portraits à retrouver dans un parcours qui nous conduit de la gare au château eu passant par le parc.
Jacques Laffitte (1767-1844)
D'origine modeste, Jacques Laffitte incarne la réussite sociale et financière. Banquier, entrepreneur et
homme politique, il devient gouverneur de la Banque de France lorsqu'il achète le domaine de Maisons en 1818 à la duchesse de Montebello.
Il réalise des percées dans le parc du château, comme le"Cercle de la gloire" célébrant l'épopée impériale et dessinées d'après l'étoile de la Légion d'honneur. voir plan joint
Il participe activement à l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, mais se retrouve ruiné par ce nouveau régime.
Il lotit alors le parc en 1834, créant la Colonie Laffitte, vaste projet immobilier destiné à le renflouer.
Il inaugure l'arrivée du chemin de fer de la commune en 1843.
La ville de Maisons-sur-Seine prendra son nom en 1882 pour devenir Maisons-Laffitte.
L'escalier d'honneur, réalisé grâce à la technique de la stéréotomie encore peu répandue en France dans les années 1640, constitue l'une des pièces maitresses du décor du château. Pour accentuer l’aspect grandiose de cet escalier, François Mansard l’a couvert d’une coupole surmontée d’un lanternon. Alors que le premier niveau est dépouillé de tout ornement, le palier d'honneur, desservant les appartements du roi et de la reine, se trouve doté d’un décor très riche, réalisé par Jacques Sarazin et son atelier
L'escalier d'Honneur du château
Putti décorant le palier du grand escalier
Voltaire (1694-1788) :
Philosophe, Voltaire utilise sa plume pour défendre l'égalité et la lliberté de consciencede l'Homme, idée qui conduiront les esprits vers la révolution.
Tout jeune écrivain, il est souvent reçu au château de Maisons, chez son ami Jean-René de Longueil. Il écrit quelques pages de ses futures publications, en fait la lecture aux hommes de lettres dont Longueil s'est s'entourer, partageant le même intérêt pour les cercles littéraires et les sciences. Contractant la variole lors d'un séjour en 1723, il manque de mourir par deux fois : de cette maladie et d'un incendie embrasant sa chambre peu de temps après son départ.
La chambre à l'Italienne ou la chambre du Roi :
Le Roi Louis XIV
Quelques détails de la chambre du maréchal Lannes
Jean Lannes (1769-1809) :
Proche compagnon d'arme de Napoléon Bonaparte, il participe à toutes ses batailles.
En 1804, distingué maréchal, il achète le domaine de Maisons, conforme à son rang.
Il rénove et met au goût du jour une partie du château et fait tracer de nouvelles allées dans le parc. En propriétaire avisé, il développe un élevage de 900 moutons Mérinos destinés à la revente ainsi qu'une ferme de rapport pour permettre d'autofinancer les travaux entrepris.
Fait duc de Montebello en 1808, il décède l'année suivante.
L'artiste C215 :
Sources vidéo Château de Maisons-Laffitte
René de Longueil
René de Longueil (1596-1677) :
Homme ambitieux et fortuné, René de Longueil mène une carrière brillante, cumulant les plus hautes fonctions : Président du Parlement de Paris, Capitaine des chasses royales, Surintendant des finances.
Il doit une partie de sa fortune à sa femme Madeleine Boulenc de Crèvecoueur, de 13 ans sa cadette, qu'il épouse en l'église de Maisons. Ils font construire par François Mansart un nouveau château pour recevoir la Cour et organiser des fêtes. Mais Madeleine ne verra pas cette oeuvre achevée : elle décède avant la fin des travaux. Longueil y installera ses collections de livres, de porcelaines rares et même d'orangers !
Le château de Maisons et sa façade côté parc
A suivre bientôt le circuit C215 au centre ville et dans le parc
Documentation Centre des monuments nationaux :
Articles du blog sur le street art et les fresques :
une visite à l'atelier-musée de l'artiste Chana Orloff à la Villa Seurat 75014 Paris
par Marianne
Le circuit de Marianne, du métro. Gaité à la Villa Seurat, Paris 14ème arrondissement
Les explications de Marianne sur le quartier de Montparnasse
La maison d'Agnès Varda rue Daguerre
Le lieu d'habitation d'Agnès Varda pendant plus de 60 ans. A l'arrière de la maison se situe un jardin.
Le métropolitain Hector Guimard Denfert Rochereau près des barrières d'Octroi de Claude-Nicolas Ledoux
La gare de Denfert-Rochereau (détails)
L’hôpital de La Rochefoucaudt et sa façade côté sud
L’histoire des lieux :
La « Maison Royale de Santé », à l’origine de l’hôpital, a été créée en 1780 grâce au Père Gérard, provincial de l’ordre de la Charité. En vue d’ouvrir « un hospice destiné à des ecclésiastiques et des militaires dépourvus de fortune », il récolte des dons provenant principalement de l’Assemblée du Clergé de France, de la Couronne et de Mme de la Rochefoucauld – Doudeauville. Il acquiert ainsi une demeure située à Montrouge, en pleine campagne, sur un terrain de 22 000 m².
Reproduction de la statue de "Mon fils marin" de Chana Orloff (œuvre originale de 1927, tirage de 2017).
La Villa Seurat :
La villa Seurat, conçue comme une cité d'artistes, regroupe plusieurs ateliers ou hôtels particuliers construits de 1924 à 1926 pour différents artistes.
Au no 1 : la maison de l'écrivain Frank Townshend construite par André Lurçat en 1926 ; le peintre et ami des surréalistes, Eugène MacCown, y vécut en 1929.
Au no 1 bis : la maison du sculpteur Robert Couturier par Jean-Charles Moreux.
Aux nos 3 et 3 bis : les ateliers des peintres Marcel Gromaire et Edouard Goerq, construits en 1925 par André Lurçat.
Au no 4 : la maison de Jean Lurçat, construite en 1924 par son frère André Lurçat.
Au no 5 : la maison du peintre Pierre Bertrand par André Lurçat.
Au no 6 : la maison du sculpteur et céramiste Emile Just Bachelet par André Lurçat (plans initiaux de Lurçat modifiés par Bachelet).
Au no 7 bis : la maison-atelier de la sculptrice Chana Orloff (1888-1968), construite par l'architecte Auguste Perret en 1926. Chana Orloff l'occupe de 1926 à 1942. Spoliée comme « bien juif », l'artiste la rachète en 1945 et y réside en alternance avec ses séjours en Israël. Aujourd'hui, inscrite monument historique, la maison se visite sur rendez-vous.
Au no 8 : la maison de mademoiselle Quillé par André Lurçat.
Aux nos 9 et 11 : les ateliers de Madame Bertrand et du sculpteur, construits par André Lurçat en 1926.
Au no 15 : maison construite par les architectes Maillard et Ducamp en 1963.
Au no 16 : de 1934 à 1937, domicile du compositeur Maurice Thiriet (1906-1972) connu pour ses musiques de films, dont celle des Visiteurs du Soir, de Marcel Carné (1942).
Au no 18 : à partir de 1934, domicile d'Henry Miller (1891-1980) qui y écrivitTropique du Cancer, Anaïs Nin y demeura, puis le peintre Mario Prassinos.
Au no 20 : résidence du peintre italien Alberto Magnelli.
Les maisons des nos 1, 3, 4, 5, 8, 9 et 11, dues à l'architecte André Lurçat, sont également inscrites aux monuments historiques.
La façade de la maison recouverte de lierre actuellement
Une visite de l'atelier de l'artiste Chana Orloff, construit par l'architecte Auguste Perret en 1926 :
Cet atelier se situe au N° 7 bis de la Villa Seurat 75014 Paris.
La façade des ateliers-musée de l'artiste Chana Orloff
Chana Orloff :
Cette artiste, née le 12 juillet 1888 à Starokonstantinov dans Kostiantynivka, Gouvernement de Iekaterinoslav, actuellement dans la région de Kharkiv, en Ukraine, décédée le 16 décembre 1968 à Tel-Aviv, est une sculptrice de nationalité française.
Un peu d'histoire : Hanna nait dans un petit village d'Ukraine en 1888. Elle est l'avant-dernière de neuf enfants.
Ses parents, Raphaël et Rachel, sont issus de deux milieux sociaux différents : tous deux juifs, lui est intellectuel, sioniste, elle, est issue d'une famille aisée et a les pieds bien sur terre.
Dès son enfance, Hanna a pour exemple sa mère et sa grand-mère, deux fortes femmes, actives professionnellement. Elles exercent la fonction si importante de sage-femme.
Léa a mis au monde une grande partie des enfants du village, juifs et non juifs. Cela assure longtemps une protection solide contre les attaques antisémites qui touchent certaines maisons du village. Dans cette famille, Hanna a du mal à trouver sa place. Les fils vont à l'école, puis partent en apprentissage; les filles sont conditionnées pour être de bonnes épouses destinées à l'homme choisi par les parents. Ce qui ne convient pas au tempérament de Hana et sa soif d'apprendre. Elle persuade d'abord Zwi, un de ses frères, de lui apprendre à lire la nuit en cachette, puis ses parents de la confier en apprentissage à une couturière du village voisin. Elle habite chez un de ses frères.
Le climat social s'envenime et son père Raphaël décide de partir en Palestine avec deux de ses fils pour préparer le départ de toute la famille. Le déclic a été la mobilisation annoncée des fils aînés à l'armée pour combattre les Turcs.
En 1905, la mise à sac et l'incendie de la maison accélère les plans. Il n'y a plus d'alternative : chassée par les pogromes, la famille Orloff embarque sur un bateau à destination du port de Jaffa en Palestine.
Léa, la grand-mère, les accompagne. Les maigres biens sont entassés. Ils considèrent comme un bien précieux quelques poules et un coq qu'ils pensent être d'une race rare.
Par la Russie, Chana restera marquée. Elle a vu le visage hideux de la haine antisémite.
Elle le retrouvera malheureusement plusieurs fois au cours de sa vie, mais jamais, elle ne renoncera à ses propres valeurs.
La famille n'est rien, n'a rien, mais c'est le lot commun. Ils campent à Tetah Tikva, future banlieue de la future Tel-Aviv. Les garçons travaillent dans les champs pour un salaire de misère, et c'est Chana qui fait vibre la famille avec ses travaux de couture. Elle adore ça et bien que sa manière de faire affole les clientes (elle prend peu de mesures et effectue les découpes en jaugeant à l’œil nu le modèle !), elle semble réussir et s'épanouit en travaillant. Les jeunes prennent des cours du soir pour apprendre l'hébreu. Chana s'inscrit aussi à un cours d'études bibliques.
Petit à petit chacun s'organise et c'est encore Zwi qui l'encourage à compléter sa formation de couturière, à partir pour la France, renommée pour la Haute Couture et de revenir avec des diplômes afin d'enseigner à son tour.
L'arrivée à Paris : itinéraire d'une jeune fille douée :
En 1910, Chana arrive à Paris. Elle a 22 ans. Son intention est d'obtenir un diplôme lui permettant d'enseigner. Elle trouve une place chez Paquin.
A suivre bientôt !
L’œuvre de l'artiste :
La partie en travaux de l'atelier de l'artiste
Les nombreuses œuvres de l'atelier de l'artiste
Les dessins de Chana :
Chana et "l'Amazone"
les années 1950
Sources : ateliers de Chana Orloff Paris
Chana et son oeuvre sur les bords du Lac Tibériade :
Les œuvres de l'artiste : photographies sources Annie, octobre 2023
Paris compte une rue Chana Orloff dans le XIXème arrondissement.
Où se trouve-t-elle ? On la trouve pas sur les anciens plans de Paris, pour info.
Métro. Corentin Cariou, près de la Porte d'Anbervilliers.
Les autres maisons d'artistes et de personnalités :
La Villa Seurat
La villa Seurat et ses maisons d'artistes
Documentation sources Ateliers-musée Chana Orloff
Et merci à Marianne pour cette intéressante visite conférence !!
Le château de La Motte-Tillyest situé dans la commune du même nom dans le département de l'Aube sur la rive gauche de la Seine à moins de 7 kilomètres au sud-ouest de la ville de Nogent-Sur-Seine.
Les intérieurs des communs font l’objet d’une inscription au titre des monuments historique depuis le 2 septembre 1943. Le château, la chapelle (façades et toitures), des petits pavillons sur la cour d'honneur (façades et toitures) et des communs (façades et toitures) ; la cour d'honneur, le saut-de-loup, la grille d'entrée en fer forgé, et, pour finir, le parc, avec ses terrasses et son canal font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1946. Ouvert au public depuis 1978, le château est géré par le Centre des monuments nationaux.
Architecte : François-Nicolas Lancret
Date de début de construction : 1754
Date de fin de construction : 1755
Le film Valmont de Miloš Forman (sorti le 6 décembre 1989) a été tourné au château de La Motte-Tilly.
Un article en cours d'élaboration suite à une visite du 26 août 2020
Le musée Camille Claudel, anciennement musée Paul Dubois-Alfred Boucher, est un musée consacré à la sculpture, ouvert le 26 mars 2017, consacré à l'œuvre de Camille Claudel et à la sculpture de l'école française du XIXème siècle.
Camille Claudel vivait à Nogent-sur-Seine, lorsque adolescente, elle affirma sa vocation d'artiste.
Elle y rencontra le sculpteur Afred Boucher qui compris ses dispositions exceptionnelle et sut la conseiller dans son apprentissage, à Nogent-sur-Seine, puis à Paris.
La quarantaine d’œuvres exposées au sein du musée permettent de découvrir toutes les étapes ett les facette de sa carrière artistique. Elles font suite à un ensemble de sculptures représentatives de la très riche production de cette époque, qui montrent dans quelle mesure Camille Claudel s'inscrit dans son temps tous en s'en démarquant d'une façon originale
Le musée Camiille Claudel est situé au 10, rue Gustave-Flaubert à Nogent-sur-Seine dans l'Aube.
Quelques images du musée, suite à une nouvelle visite, le 26 août 2020.
Sakountala de Camille Claudel
Bronze
Les différentes étapes de la fabrication d'un bronze à la cire perdue à partir d'un plâtre
Les sculpteurs du XIXème siècle :
La grande salle des plâtres
Vue du premier étage
A droite : Paul Dubois, statue équestre de Jeanne d'Arc, Plâtre avant 1895 H : 346 cm L : 3.29 cm P : 135 cm
Le modèle en plâtre du monument est présenté au Salon de 1889 et offert à la ville de Nogent-sur-Seine lors de la création du musée municipal, en 1902. Il en existe quatre exemplaires en bronze : le premier inauguré en 1896 par le Président Félix Faure sur le parvis de la cathédrale de Reims, ceux de la place Saint-Augustin à Paris et du parvis de l’église Saint-Maurice à Strasbourg et un quatrième, légèrement plus petit, au Meridian Hill Park de Washington. Fort du succès de l’œuvre auprès du grand public, Paul Dubois obtient un contrat d’une durée de vingt ans avec le fondeur Barbedienne pour son édition en trois grandeurs (99, 75 et 56 cm).
La Petite Châtelaine : Pendant l’été 1892, Camille Claudel réalise, lors d’un séjour au château de l’Islette à Azay-le-Rideau, le portrait de Marguerite Boyer, petite fille des propriétaires alors âgée de six ans. Alors qu’Auguste Rodin travaille au monument à Balzac, il fait plusieurs voyages en Touraine à la recherche de documentation, mais aussi d’un modèle vivant qui puisse poser pour le portrait de l'écrivain. Camille Claudel l'accompagne lors de ces voyages, puis, en 1892, séjourne seule à l'Islette.
Terminée en 1893, la première version en plâtre de ce buste est exposée au Salon de la Libre esthétique à Bruxelles en 1894 sous le titre La Contemplation, puis la même année à Paris au Salon de la Société nationale des beaux-arts sous le nom de Portrait d’une petite Châtelaine. Cette œuvre rencontre un tel succès que Camille Claudel en réalise plusieurs versions en plâtre, en bronze et en marbre.
Les critiques de l’époque insistent sur la nouvelle dimension que prend l’œuvre de Camille Claudel avec ce buste. La petite fille est représentée le regard inquiet et interrogatif, ce qui la distingue des portraits d’enfants traditionnels et anecdotiques présentés chaque année au Salon. Ce regard renvoie à un questionnement universel qui fait de ce buste bien plus qu’un portrait fidèle. Ainsi, Camille Claudel affirme sa modernité et son appartenance à la sphère des artistes symbolistes.
Cette version en plâtre patinée achetée à Reine-Marie Paris fut aussi appelée "La Contemplation" et "Portrait d'une petite Châtelaine" lors de différents exposition à Paris.
Quelques versions différentes de la Petite Châtelaine de Camille Claudel (1992-1996) visibles dans différents sites et musées.
L'Aurore de Camille Claudel
Bronze vers 1900
Cette petite fille, au regard tourné vers le ciel et à la chevelure détachée est la dernière interprétation que donne Camille Claudel du buste de "La Petite Châtelaine" réalisée vers 1882 (?) *. En effet, elle reprend souvent ses compositions et propose des variations, notamment sur le travail de la chevelure. Ces reprises témoignent de sa modernité et peuvent être rapprochées de la pratique d’Auguste Rodin. Avec ce buste, l’artiste s’inscrit stylistiquement dans le courant Art nouveau en ce début de XXe siècle : le visage présente un modelé lisse et ferme et des contours bien dessinés ; quant à la chevelure abondante, elle est formée de magnifiques courbes.
Le musée Camille Claudel possède 4 versions différentes de La Valse ou les Valseurs de Camille Claudel
Le musée Camille Claudel possède 4 modèles différents de "la Valse" ou "des Valseurs" (1893-1905). Ces œuvres proviennent de la collection de Reine-Marie-Paris.
Paul Claudel à trente-sept ans 1905 par Camille Claudel
A gauche :
"La Vieille Hélène" ou "Buste de vieille femme" terre cuite vers 1881-82
Un magnifique portrait de la servante de la famille des Claudel, complice et discrète serviteur.
Persée est le fils de Zeus et Danaé, la Méduse est une des trois Gorgones, monstres ailés au corps de femmes et à la chevelure de serpents. Du sang de cette Gorgone naquit le cheval ailé Pégase. L'œuvre représente ici le moment où le héros vient de trancher la tête du monstre. Persée regarde dans son bouclier de bronze pour éviter son regard qui conservait son caractère maléfique pétrificateur.
Les deux figures de ce groupe proviennent de La Porte de l’Enfer. Rodin les a assemblées vers 1890
pour créer une nouvelle œuvre qui connut très vite le succès, puisqu’un bronze fut fondu dès 1891 et qu’un agrandissement taillé dans le marbre fut commandé en 1893 par le peintre Eugène Carrière. Le plâtre est un moulage de ce marbre, réalisé à la demande de Rodin qui aimait ainsi conserver trace de ses œuvres, éventuellement pour en faire réaliser d’autres versions.
Le titre, L’Éternelle idole, est tout à fait dans la veine symboliste suivie à cette époque par Rodin. Pour lui, cependant, la forme prime toujours le sujet, et ces titres si poétiques n’étaient donnés qu’après la création de l'œuvre, parfois lors de discussions avec des amis écrivains.
Sources : musée Rodin à Paris
"Implorante" ou "l'Imploration" vers 1894 Bronze fonte E. Biot petit modèle N° 16 1905
Documentation Echappées nogentaises de sculptures en payages Sources musée Camille Claudel
Une visite du 26 août 2020 avec le circuit de Saint-Martin-du-Tertre.
Départ de la Tour de Guet
Le circuit touristique de Saint-Martin-du-Tertre au départ de la tour de Guet
Le fief de Fontenelle :
Cette ferme très ancienne du fin du XIVème-début du XVIème, fut au XVIIème siècle la propriété de l'abbé Olier, fondateur de l'ordre des Sulpiciens. Vincent de Paul y séjourna à plusieurs reprises.
Sur ce site, on peut voir un métier à ferrer les bœufs en parfait état de conservation. Rare curiosité, il en subsiste très peu en France.
Ciel chargé
Où se situe cette magnifique allée de platanes
Arrivée sur le château de Franconville-sous-Bois
Une magnifique réplique du château de Maisons-Laffitte dans les Yvelines
Détails des édifices du château
L’immense parc du château
Le plan du parc du château de Franconville-sous-Bois et la tour de Guet qui faisait partie du parc
Une info. : le château de Franconville-sous-Bois ouvrira ses grilles le 20 septembre 2020, pour les
Journées Européennes du Patrimoine avec une visite conférence de M. Daniel Baduel, historien et auteur de plusieurs ouvrages sur le Val d'Oise et son patrimoine.
RV à 10 H 30 devant les grilles du château de Franconville-sous-Bois.
Daniel Baduel a écrit, entre autre, "Saint-Martin-du-Tertre vers la modernité : 1800-2000"
Val d'OIse le département -Syndicat d'Initiative -Saint-Martin-du-Tertre
Le château de Franconville-sous-Bois :
La seigneurie de Franconville appartint aux seigneurs d'O, de 1400 jusqu'en 1735. Devenue propriété du duc de Massa, qui en hérite en 1874, il y fit construire le château actuel, œuvre de l'architecte Hippolyte Destailleur qui réalisa une copie du château de Maisons-Laffitte, il y ajouta une orangerie, un théâtre Renaissance, une colonnade et deux pavillons d'entrée. Sa grille d'entrée est magnifique !
Il subsistait un embarcadère délabré qui s'est malheureusement effondré.
Non loin du château, il existe toujours les béliers hydrauliques qui servirent à alimenter en eau les bassins
Street art à Saint-Martin-du-Tertre, près du parc du château de Franconville-sous-Bois
Street art près de la Tour du Guet
Le café de la Tour et ses sympathiques personnels
La Tour de Guet de Saint-Martin-du-Tertre
La Tour du Guet Office de Tourisme de Saint-Martin-du-Tertre
Vue de la Tour de Guet de Saint-Martin-du-Tertre
Claude Chappe et le télégraphe. Documentation Le Guide Touristique de la Tour du Guet de Saint-Martin-du-Tertre
Le château de Franconville-sous-Bois Documentation O.T. Tour du Guet de Saint-Martin-du-Tertre :
Les origines du château de Franconville-sous-Bois
Merci à Pier Carlo pour sa visite et ses explications historiques de Saint-Martin et "sa" Tour
Lien Petit circuit de Saint-Martin-du-Tertre au départ de la Tour de Guet :
Où se situe le village et le château de Lalande en Puisaye ?
Le château de Lalande
Historique :
Le château fut bâti en trois phases entre la fin du XVIème et la fin du XVIIème siècle. Il présente un bel exemple d'évolution typologique de la modénature brique et pierre dans cette région de Puisaye dans l'Yonne. L'ensemble est formé d'un château complété par deux communs en retour d'équerre, un colombier, des douves, une grille et une allée perspective. La ferme du domaine, à droite du château, est dénaturée.
Les façades et toitures du château, des communs, du colombier ; les douves ; l'emprise du parc ; le portail et mur ; l'allée perspective (cad. ZI 47, 55, 58, 59 ; ZE 38) : inscription par arrêté du 25 mai 2000
Périodes de construction :
XVIème et XVIIème siècle,
Toucy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.
Toucy est la patrie de Pierre Larousse.
Ses habitants, appelés les Toucycois, font partie des Poyaudins, habitants du terroir de la Puisaye auquel se rattache Toucy.
La dernière semaine d'août a traditionnellement lieu le concert de clôture des Estivales en Puisaye-Forterre, festival de musique classique.
Toucy est une souriante cité au cœur de la Puisaye qui offre de nombreuses activités.
Explorez sa ville
basse et sa ville haute avec leurs rues aux maisons à colombages. Visitez l'une des nombreuses galeries d'art ou le musée des motos et automobiles anciennes. Embarquez à bord du train de Puisaye-Forterre et profitez des espaces aménagés pour la baignade et la pêche pour un moment de détente.
L’église de Toucy se dresse à l’extrémité nord du promontoire qui domine la ville. Une chapelle du XIIe siècle, "La chapelle des Seigneurs", fut tout ce qui resta des destructions de la guerre de Cent ans. C’est au XVIe siècle que l’église fut reconstruite en s’appuyant sur les anciennes fortifications seigneuriales. Une visite vous fera découvrir, à l’extérieur, ses tours défensives, l’arc gracieux de ses arcs-boutants, les sculptures de son mur sud et, à l’intérieur, outre la majesté de ses proportions et la richesse de son architecture, ses splendides vitraux datant de la fin du XIXe siècle.
Une visite au centre ville de Toucy, Yonne et son ancienne gare :
L'ancienne gare de Toucy
L'ancienne gare de Toucy et ses trains
Le Transpoyaudin
Circulation de l'autorail le 5 août 2023 à Toucy
Une visite à la gare de de Toucy, Yonne et son ancienne gare
La Tour du Guet est située à Saint-Martin-du-Tertre, village le plus haut d'Ile de France à 200 mètres d'altitude et surnommé le "BALCON DE L'ILE DE FRANCE".
Cette tour de style troubadour de 23 mètres de haut et construite en 1840 par le propriétaire du château André-Jean Leroux, pour sa fille, la marquise Caroline Adélaïde de Massa, offre un point de vue incontournable sur la région.
Le visiteur peut découvrir également un musée niché dans ce cadre atypique.
Ouverture le dimanche de 10 à 12 heures, le 1er et 4ème mardi de chaque mois de 14 à 17 heures
Il y a 225 ans naissait le télégraphe à Saint-Martin-du-Tertre :
La première ligne expérimentale a servi a transmettre un message depuis Belleville situé à 25 km.
Dessin de la Tour du télégraphe de Claude Chappe à Saint-Martin-du-Tertre
Une visite de la Tour de Guet abritant le musée du Télégraphe de Chappe par Pier-Carlo, le dimanche 16 août 2020, lors d'une randonnée dans la forêt de Carnelle, avec les Randonneurs Ovillois.
Iconographie : sources JPK visite du 16 août 2020 site Wikipédia et site YouTube
Une visite de la Tour de Guet de Saint-Martin-du-Tertre le 16 août 2020 avec les Randonneurs Ovillois
C'est dans cette commune que la télécommunication a fait ses débuts. Le village de Saint-Martin-du-Tertre est le berceau de l'invention du télégraphe. C'est entre ce village et les hauteurs de Belleville (à Paris), qu'a été expérimentée pour la première fois le 12 juillet 1793 cette invention de Claude Chappe.
Claude Chappe est le deuxième enfant d'une famille noble de la Sarthe. Destiné à entrer dans les ordres, il est envoyé au séminaire. « Il était malheureux, car il était séparé de ses frères. On dit qu'il avait mis au point un système pour communiquer avec eux avec des règles d'écoles », indique Pier-Carlo Businelli, président de l'association Saint-Martin histoire patrimoine et territoire qui tient le musée local. Le jeune Chappe décide de se consacrer à la science plutôt qu'à Dieu et met au point un premier système de communication dès 1791.
La Tour du Guet et son musée :
Les documents présentant l'historique du télégraphe de Claude Chapppe sont répartis sur les murs de la tour et peuvent être consultés tout au long de la montée dans la tour
Claude Chappe et sa famille :
Le père de Claude Chappe, contrôleur général du domaine du roi au département de Laval, avait épousé Marie Devernay, d'une vieille famille de bourgeoisie (médecins et chirurgiens) lavalloise. Son frère René était receveur de l'enregistrement à Lassay en 1793.
Né le jour de Noël 1763, Claude est le second des sept enfants d'Ignace Chappe et de Marie Renée Devernay. Sa sœur jumelle Marie-Marthe est née le lendemain.
Ses quatre frères Ignace (1760-1829, l'aîné, Pierre-François (1765-1834), René (1769-1854 et Abraham (1773-1849) vont chacun jouer un rôle dans le domaine du télégraphe.
Jean Chappe d'Auteroche (1728 - 1769), oncle de Claude Chappe, était originaire de Mauriac, en Haute-Auvergne. Il fut nommé abbé commendataire à la fin de ses études au Collège royal de la Flèche, mais il perdit sa sinécure pendant la Révolution française. À l'âge de vingt ans, il avait fait insérer dans le Journal de Physique(1) un grand nombre de mémoires intéressants, qui lui donnèrent des titres pour être admis à la Société philomathique de Paris (2), où il fut reçu à la fin de l'année 1792.
Saint-Martin-du-Tertre. Portrait de Claude Chappe/DR
Claude Chappe vient s'établir à Paris l'année suivante. « Son frère, Ignace était député à la Convention, ajoute Pier-Carlo Businelli. C'est grâce à lui, à Lakanal et à Carnot, que Claude Chappe a pu expliquer son projet devant les députés. » Après plusieurs péripéties, l'Assemblée décide en 1793 de réaliser un test. « Chappe a fait le choix de commencer une ligne qui puisse intéresser les militaires, donc entre Paris et le Nord », souligne Pier-Carlo Businelli. D'où le choix de commencer une ligne entre Saint-Martin-du-Tertre et Belleville, avec un relais à Ecouen, soit 26 kilomètres en tout.
Le message reçu au bout de 11 minutes
Claude Chappe et le député Pierre Daunou envoient le message suivant depuis Ménilmontant : « Daunou est arrivé ici ; il annonce que la Convention nationale vient d'autoriser son comité de sûreté générale à apposer les scellés sur les papiers des représentants du peuple. » Onze minutes plus tard, le message est reçu à Saint-Martin-du-Tertre. Il faut 9 minutes pour transmettre la réponse suivante : « Les habitants de cette belle contrée sont dignes de la liberté, par leur respect pour la Convention nationale et ses lois. » Le télégraphe optique était né.
Claude Chappe et ses quatre frères chômeurs et politiciens décidèrent de développer un système pratique de stations de relais sémaphore. Son frère Ignace Chappe (1760-1830) comme membre de l’assemblée législative l’aida à faire adopter une ligne entre Paris et Lille de quinze stations pour environ deux-cents kilomètres pour transmettre les informations de la guerre.
Les frères Chappe déterminèrent par expérimentation que les angles d’une perche étaient plus faciles à
voir que la présence ou l’absence de panneaux. Leur construction définitive était constitué de deux bras connectés par une traverse. Chaque bras avait sept positions et la traverse quatre soit un code total de 196 positions. Les bras avaient de un à quatre mètres de long, noirs, avec des contrepoids déplacés par deux poignées. Des lampes montées sur les bras ne furent pas d’une utilisation nocturne satisfaisante. Les tours de relais étaient placées de 12 à 25 kilomètres entre eux. Chaque tour avait deux télescopes pointant de chaque côté de la ligne.
Le désir de communiquer avec des amis qui habitaient à quelques lieues de lui fit concevoir au jeune physicien, en 1791, le projet de leur parler par signaux. Ces tentatives réussirent au point qu'il s'aperçut que ce qu'il avait cru n'être qu'un jeu pouvait devenir une découverte importante. Il fit alors beaucoup de recherches pour trouver le moyen d'exécuter son procédé en grand.
Claude Chappe réalisa sa première expérience publique de communication à distance entre Parcé-sur-Sarthe et Brûlon le . L'expérience consista à placer deux cadrans mobiles dotés d'aiguilles et de chiffres, appelés tachygraphe, installés respectivement dans son village natal de Brûlon, distant de 14 kilomètres, et le village de Parcé. L'expérience, qui consistait à envoyer un message dans chaque sens, fut réussie et authentifiée par un compte rendu officiel. Claude Chappe put, avec ces preuves de fonctionnement, se rendre à Paris pour promouvoir son invention.
En 1791, les premiers messages furent envoyés avec succès entre Paris et Lille. Quand il eut atteint le but qu'il s'était proposé, il offrit à l'assemblée législative, en 1792, l'hommage de sa découverte ; il lui présenta une machine à signaux, nommée par lui télégraphe, de deux mots grecs tele, loin, et graphein, écrire. L'établissement de la première ligne télégraphique ne fut ordonné qu'en 1793. La Convention adopte son invention et le nomme Ingénieur Thélégraphe aux appointements de lieutenant de génie.
Sources : site Wikipédia
La position de la première tour Claude Chappe 4 x 4 mètres à Saint-Martin-du-Tertre :
Ancienne parcelle B962, actuelle : 0962 Sources carte Géoportail parcelles de Saint-Martin-du-Tertre
La Tour du guet et le château de Franconville-sous-Bois :
La Tour du guet faisait partie du domaine du château à l'époque.
L'ancien propriétaire André-Jean Leroux fit construire en 1840 cette tour à sa fille la marquise Caroline Adélaïde de Massa afin qu'elle puisse admirer la vue sur la région.
Carte IGN du château de Franconville et son parc
la maquette du château située dans la Tour de Guet de Saint-Martin-du-Tertre
Un peu de philatélie :
1793-1993 : le télégraphe Chappe
Le château de Franconville-aux-Bois :
La façade du château de Franconville-sous-Bois vue des grilles d'entrée
Cette dernière est ordonnancée comme celle de Maisons, sauf que les oculis et les cheminées sont plus nombreux.
Le château de Franconville-aux-Bois, situé à Saint-Martin-du-Tertre dans le Val-d'Oise, est une réplique du château de Maisons-Laffitte dont François Mansart fut l'architecte.
Construit au XIXème siècle, il a été inscrit monument historique par arrêté du 4 décembre 1987.
Il sera ouvert à la visite durant les Journées Européennes du Patrimoine le dimanche 20 septembre 2020 à 10 H 30 avec une visite conférence de Daniel Baduel.
R.V. devant les grilles du châteaux. Durée de la visite environ 1 H 30.
Association de Sauvegarde du Château de Franconville
Lien de cette randonnée avec une principale source le TopoGuide "La forêt de Carnelle PR 31 Le Val-d'Oise...à pied", page 100 et 101, carte IGN 1/25.000ème 2313OT
Le circuit de Saint-Martin-du-Tertre Sources O.T. Tour de Guet :
départ de la Tour du Guet en passant par le château de Franconville-sous-Bois
Le petit circuit de Saint-Martin-du-Tertre sous OpenRunner et Géoportail envion 5.6 kilomètres au départ de la Tour de Guetpart de la Tour de Guet
Lien Petit circuit de Saint-Martin-du-Tertre au départ de la Tour de Guet :
Le village d'artistes de La Poèterie. Ancré dans l'ancienne usine de la ville, le but du projet de la Poèterie est de transformer une friche industrielle en village d’artistes, un lieu convivial et alternatif occupé par de nombreux artistes en activité créant une forte dynamique dans l'esprit de création et de partage. Le café-concert, géré par une association auto-financée, permet la rencontre et l’échange.
Le musée Colette, au château Saint-Sauveur, retrace la vie de l'écrivain. Une exposition temporaire
y est présentée tous les ans.
Le donjon de Saint-Sauveur-en-Puisaye (nommée localement Tour Sarrazine) du
XIe siècle : elle est de forme ovoïde et est classée au titre des Monuments historiques depuis 1996.
Mairie et ses écoles : salle de classe Colette et le cèdre rapporté d'Égypte par Paultre des Ormes.
Lavoirs anciens du Petit Saint-Jean et de la Gerbaude.
Voici la suite d'un circuit des belles demeures de Maisons-Laffitte après le circuit de 10 kilomètres dans le parc.
Au départ de la gare ou de l'hôtel de Ville de Maisons
Le circuit des belles demeures du centre ville de Maisons-Laffitte
(sources Les gîtes des Petites Ecuries à Maisons)
Départ de la mairie ou de la gare de Maisons-Laffitte
La villa Haute Rive, 32 rue Johnson
La villa "Haute Rive" est une construction d'Adolphe-Paul Lahire, né à Paris le 31 janvier 1860 et mort à Paris le 12 septembre 1919. Il a été actif de 1884 à 1910.
La maison est à l inventaire de Sophie Cueille. Les propriétaires demandent actuellement son classement auprès de la DRAC.