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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
  • : Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 05:40

 

Une nouvelle visite au cimetière des chiens à Asnières-sur-Seine le 27 juillet 2025 avec les Randonneurs Ovillois au départ de la gare d'Asnières et en direction de la gare de Gennevilliers.

 

L'entrée du cimetière, de style art nouveau d'Eugène Petit, architecte dont on peut retrouver sa signature dans les façades du 18, rue du Général Beuret,  XVème arrondissement de Paris.

Marguerite Durand 1834- 1936 fondatrice du premier cimetière pour animaux le 2 mai 1899 avec Georges Harmois, avocat

 

Portrait de Marguerite Durand 1864-1936 par Jules Cayron, peinture de 1897

 

Lien Wikipédia Marguerite Durand 1864-1936 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Durand_(f%C3%A9ministe)

Lien Wikipédia Jules Cayron peintre 1868-1940 :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Cayron_(peintre)

Marguerite Durand, après une vie très chargée, désirait offrir une résidence estivale où les femmes journalistes pourraient prendre du repos. La maison Les trois marches de son amie Caroline Rémy dite Séverine (1), décédée le 24 avril 1929, et avec laquelle elle avait collaboré au journal féministe La Fronde, était inoccupée. Située à Pierrefonds, en bordure de la forêt de Compiègne; à proximité de Paris, l'emplacement était idéal. Marguerite en fit acquisition, non sans difficultés financières, et s'y installa pour l'aménager. Usée par des soucis d'argent, elle passa les dernières années de sa vie entre sa maison de Pierrefonds et sa bibliothèque dont elle fit dont à la ville de Paris en 1932. Elle ne cessa d'y travailler, d'y classer les documents, d'y recevoir chercheurs et curieux. Elle y mourut le 16 mars 1936 à l'âge de 72 ans et fut enterrée au cimetière des Batignolles.

 

(1) lien Caroline Rémy dite Séverine  https://www.compiegne-pierrefonds.fr/nos-incontournables/pierrefonds-et-sa-region/personnages-illustres/

Chiens, chatsoiseauxlapins, souris, hamsters, poissons, tortues, le cimetière accueille encore de nos jours toutes sortes d'animaux, et en a accueilli des plus étonnants encore, comme des vaches, des veaux, des cochons, des poules, des moutons, et même un lion, un lémurien ou encore un fenec. Une bien belle faune !

En tout, plus de 40 000 animaux y ont été enterrés, depuis l'ouverture du cimetière à l'été 1899 ! Petite anecdote émouvante, le 40 000ème animal a avoir rejoint le cimetière est un chien errant anonyme, venu finir ses jours devant les grilles du cimetière. 

Les animaux, la mort et nous :

« Peu nous importe que l’on nous raille, lorsque nous crions bien haut que la dépouille du chien vaut mieux que la boîte à ordures ou le trou de l’égout ». C’est par ces mots que l’avocat Georges Harmois défendait, à la fin du XIXe siècle, la création d’un cimetière pour chiens à Asnières. L’idée d’offrir une sépulture à des animaux de compagnie suscitait alors l’hilarité ou le mépris, dans une société où ceux-ci étaient encore perçus comme des quasi-objets.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Nombre de civilisations anciennes inhumaient leurs animaux, à commencer par les Égyptiens. Même dans l’Europe chrétienne du Moyen-Âge, qui ne reconnaît de salut qu’à l’être humain, la question de l’âme des bêtes n’est jamais tout à fait tranchée. Reflet de cette ambigüité, plusieurs d’entre elles furent condamnées à mort lors de procès d’animaux qui se tinrent au moins jusqu’à la Révolution, quand un perroquet fut jugé pour avoir la fâcheuse habitude de crier « Vive le Roi ! ».

Ces projections anthropomorphistes nous paraissent aujourd’hui aussi étranges que la notion d’animal objet : nous trouverions aussi fou de juger un chat que de lui dénier une sépulture. Notre perception a changé, et la législation s’est naturellement adaptée pour accompagner ce changement. L’inhumation et la crémation des animaux de compagnie, de plus en plus souvent personnalisées, sont aujourd’hui des pratiques courantes et encadrées.

Au-delà de l’aspect pratique, c’est bien de nos propres rapports affectifs qu’il s’agit. Que l’on rende hommage à son animal de compagnie lors d’une cérémonie, ou que l’on honore sa mémoire avec une sépulture, c’est un attachement profond que l’on exprime envers un être vivant qui, bien souvent, fait partie de la famille. Pour beaucoup d’enfants, la disparition d’un animal est d’ailleurs la première expérience de la mort, difficile et formatrice à la fois.

L’animal de compagnie donne et reçoit la tendresse dont certaines personnes isolées sont privées. Pour d’autres, il est une présence réconfortante dans la douleur, ou un compagnon dans des moments de joie. Cet attachement, s’il diffère pour certains (mais pas pour tous) de celui qui nous lie aux humains qui nous sont chers, n’en est pas moins noble pour autant : il est, lui aussi, un témoignage d’amour.

Ce constat simple pose pourtant des questions complexes. Doit-on par exemple autoriser les personnes qui le souhaitent à être enterrées avec leur animal de compagnie ou ses cendres ? La loi française l’interdit. Mais la loi est-elle toujours en phase avec les aspirations de la société ? Alors que le député Loïc Dombreval défendra dans quelques semaines devant l’Assemblée nationale « une proposition de loi visant à permettre aux propriétaires décédés de reposer avec leurs animaux », rappelons que la loi actuelle autorise encore l’équarrissage des animaux abandonnés, ou qu’elle dispense les crématoriums pour animaux des règles environnementales qui s’appliquent aux crématoriums pour humains…

La question animale face à la mort pose des dilemmes éthiques qui viennent rappeler la nécessité de faire dialoguer nos convictions personnelles et nos principes collectifs. C’est en réfléchissant ensemble à la place qu’occupent les animaux à nos côtés que nous progressons dans l’élucidation du mystère de l’homme, de sa place et de sa vocation au cœur de l’univers.

Comme presque chacun de nous a pu en faire l’expérience, la vie et la mort d’un animal qui nous est cher est un amplificateur de notre humanité. C’est sur ce consensus qu’il nous faut aujourd’hui trouver les voies d’honorer, à l’heure de leur mort, ces autres créatures dont la vie est tissée à la nôtre.

Thierry Gisserot, Xavier Thoumieux PDG et fondateurs de FUNECAP GROUPE

De la nécessité d'un cimetière pour animaux

 

La création de la Société française du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques résulte de la concomitance de deux phénomènes : 

 .   La surpopulation de Paris, le souvenir d'épidémies récentes développèrent le souci de l'hygiène attesté notamment par la multiplication des bains-douches sous le Second Empire,

En second lieu, les préoccupations hygiéniques visèrent aussi les animaux dont la forte concentration dans Paris créait des nuisances et grevait le budget de la ville. Mais la fonction de l'animal se déplace. D'utilitaire, elle s'associe désormais a l'agrément, à une proximité qui concourt à la qualité de la vie du citadin. La mauvaise conscience aidant, l'obsession de salubrité se double de dispositions affectives à l'égard des animaux domestiques. L'idée d'un cimetière, d'une sépulture digne pour le compagnon défunt, germe dans les esprits.

Voir article l'épidémie de Choléra à Paris de 1932 :https://www.histoires-de-paris.fr/epidemie-cholera-1832/

Quelques images des sépultures vues le dimanche 27 juillet 2025 lors de notre visite matinale.

Merci à Hervé pour son accueil chaleureux ! 

 

LA CRÉATION DU CIMETIÈRE DES CHIENS D’ASNIÈRES : 

Située au Nord-Ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine, la ville d’Asnières-sur-Seine était, au XIXe siècle, une destination dominicale privilégiée pour des Parisiens en quête de verdure et de distractions. L’île des Ravageurs fait alors face aux bords de Seine tant appréciés. À l’époque, elle était occupée par des chiffonniers qui ramassaient tissus, métaux et autres objets abandonnés pour les revendre. Profitant de la toute nouvelle loi autorisant l’enfouissement des animaux, Georges Harmois et Marguerite Durand créent le 2 mai 1899 la Société Française Anonyme du Cimetière pour Chiens et autres Animaux Domestiques et, le 15 juin 1899, la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l’île des Ravageurs située en amont du pont de Clichy. Après avoir obtenu l’assurance que la loi du 21 juin 1898 sur l’enfouissement des animaux domestiques serait respectée, le Préfet ne s’oppose pas à la création du cimetière. Ce cimetière, le premier du genre, est officiellement ouvert au public à la fin de l’été 1899. Plusieurs constructions furent projetées, comme un columbarium et un musée des animaux domestiques, mais seuls les jardins, le bâtiment d’entrée et la nécropole furent réalisés. Cette dernière est divisée en quatre quartiers : celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux. L’architecte parisien Eugène Petit, dont plusieurs immeubles du XIVe arrondissement portent la signature, est chargé de dessiner l’entrée du cimetière. Il concevra le portail de style Art Nouveau, flanqué de deux portes pour le passage des piétons. En 1975, le comblement du bras de Seine, rendu possible par la disparition d’une seconde île, l’île Robinson fait perdre au cimetière son caractère insulaire. Après sa création, le cimetière connaît un succès croissant mais rencontre des difficultés chroniques. La plus récente est celle de 1986 quand le conseil d’administration décide l’arrêt de toute activité et la fermeture définitive du cimetière pour le mois de septembre 1987. Très émus, les concessionnaires et les amoureux du vieux cimetière se mobilisent. La Mairie d’Asnières prépare alors un plan de sauvetage et demande notamment le classement du site. Par arrêté ministériel du 25 juin 1987, la Commission départementale des Hauts-de-Seine, à la demande du Ministre de l’Équipement, Pierre Méhaignerie, inscrit le site du cimetière des chiens compte tenu de son « intérêt à la fois pittoresque, artistique, historique et légendaire ». Par délibération du 29 juin 1987, le conseil municipal décide l’acquisition par voie d’expropriation des lieux et en confie la gestion à une société indépendante. Plus tard, en 1996, le Conseil général des Hauts-de-Seine achève les travaux de consolidation des berges reliant la terrasse du parc Robinson au port Van Gogh par une promenade en bordure de Seine jalonnée de pergolas. Enfin, le 1er février 1997, la Mairie d’Asnières-sur-Seine reprend en main la gestion du cimetière. 

La sculpture Alter Ego d'Arnaud Kasper

 

La sculpture Alter Ego de l'artiste Arnaud Kasper :

« Alter Ego est une sculpture qui rend hommage à l’âme de l’animal et à la relation qui l’unit à l’homme », confie Arnaud Kasper, sculpteur-peintre polymorphe. Il a donné vie à cette œuvre dans la Fonderie Chapon de Bobigny en banlieue parisienne.

Un lieu de recueillement depuis 120 ans

Fondé par la journaliste féministe Marguerite Durand et l’auteur Georges Harmois sous le nom de Société française anonyme du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques », ce cimetière pour les animaux défunts fête ses 120 ans d’existence cette année. « J’ai choisi le chat car c’est l’animal préféré des Français. Le chien représente Moustache, un bâtard de fox-terrier. La tête de cheval rend hommage à celui de Mme Durand, enterré ici. Le ouistiti, il y a en un ici, est un animal de compagnie exotique. Quant à la perruche, c’est l’oiseau avec qui on s’identifie, elle vit en couple avec son amoureux… », commente Arnaud Kasper.

Quelques mots sur la S.P.A. et son histoire :

C'est en Angleterre que fut fondée , en 1824, la première société de protection animale. En France, ce qu'est qu'en 1842 qu'une voix s'éleva, celle du vicomte de Valmer, dans le but de défendre une cause trop longtemps négligée. Cet ami des bêtes émettait le vœu que soit créée une société semblable a celle de Londres. Son appel ne fut pas vain. Dés 1845, sur proposition du comte de Grammond, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, il fit décidé de fondé un groupement "dans le but  de défendre nos frères qualifiés d'inférieurs". La Société Protectrice des Animaux était née. Sa première action se concrétisa le 2 juillet 1850 par la première loi tendant à protéger les animaux et connue sous le nom de '"loi Grammont".

Le 22 décembre 1866, par décret impérial, la S.P.A. était déclarée d'utilité publique (source documentation de la S.PA.

Lien Société Protectrice des Animaux S.P.A. : association  https://www.la-spa.fr/la-societe-protectrice-des-animaux/lassociation/

 

Une visite au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine en 2025
Une visite au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine en 2025
Une visite au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine en 2025
Une visite au cimetière des Chiens à Asnières-sur-Seine en 2025

Merci à Hervé pour ses précieuses informations sur le cimetières des chats et son livre, devenu très rare.

 Un autre article sur le cimetière des chats d'Asnières-sur-Seine une visite intimiste en janvier 2021 : 

https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2021/01/le-cimetiere-des-chiens-d-asnieres-sur-seine.html

Le cimetière avant et après (une ancienne île disparue, l'Ile des Ravageurs et l'Ile Robinson aussi)

 

Le circuit de la randonnée du 27 juillet avec les randonneurs OvilloisLe circuit de la randonnée du 27 juillet avec les randonneurs Ovillois

Le circuit de la randonnée du 27 juillet avec les randonneurs Ovillois

Le lien de cette randonnée de 8 kilomètres au départ de la gare d'Asnières qui passe par le cimetière des chiens et se termine à la gare de Gennevilliers : https://www.visorando.com/randonnee-80108192/

 

Adresse du Cimetière des chiens 

 

 

En voiture : un parking est disponible devant le cimetière

 4, Pont de Clichy, 92600 Asnières-sur-Seine  GPS :  N48.910446°E2.297697°

En transports en commun : Métro Ligne 13 station Gabriel Péri

Gare d'Asnières ; 1.5 kilomètre

Bibliographie : L'île aux Chiens Le cimetière des chiens Asnières 1899 naissance et histoire

 

Merci à Hervé régisseur du lieu

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 07:50

***

Une visite intimiste du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine le 17 janvier 2021.

 

C'est le plus ancien et le plus grand cimetière des chiens du monde

 

 Un peu d'Histoire :

Les conditions de vie des animaux se sont considérablement améliorées au cours du XIXème siècle. Lentement, la fonction de l'animal change. D'utilitaire, il devient animal de compagnie et concourt désormais à la qualité de vie des hommes.

En 1824, une Société Protectrice des Animaux voit le jour en Angleterre. En 1845, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, le Comte de Grammont fonde la SPA française.

Un statut pour les animaux de compagnie :

Mais si les conditions de vie des animaux s'améliorent de leur vivant, rien n'est prévu après leur mort.

En théorie, les cadavres devraient être apportés dans les vingt-quatre heures chez l’équarrisseur. Dans la pratique, à Paris, les dépouilles sont le plus souvent jetées dans les ordures ménagères; lorsqu'elles ne sont pas lancées dans la Seine ou dans les fossés des fortifications.

Avec la loi du 21 juin 1898 qui précise que les animaux domestiques pourront être enterrés "dans une fosse située autant que possible à cent mètres des habitations et de telle sorte que le cadavre soit recouvert d'une couche de terre ayant au moins un mètre d'épaisseur", l'ouverture d'un cimetière animalier devient possible.

C'est à cette tâche que s'attelleront un publiciste, Georges Harmois, et la fondatrice du journal "La Fronde", Marguerite Durand. Restait à trouver, à Paris, un lieu situé, comme le voulait la loi, à cent mètres de toute habitation.

La création du cimetière des chiens d'Asnières :

Située au nord-ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine, la ville d'Asnières-sur-Seine était, au XIXème siècle, une destination dominicale privilégiée pour les Parisiens en quête de verdure et de distraction. L'Ile des Ravageurs fait alors face aux bords de Seine tant appréciés. A l'époque, elle était occupée par des chiffonniers qui ramassaient tissus, métaux et autres objets abandonnés pour les revendre. Profitant de la toute nouvelle loi autorisant l’enfouissement des animaux, Georges Harmois et Marguerite Durand créent, le 2 mai 1899, la Société Française Anonyme du Cimetière pour Chiens et autres Animaux Domestiques et, le 15 juin 1899, la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l'Ile des Ravageurs située en amont du pont de Clichy.

Après avoir obtenu l'assurance que la loi du 21 juin 1898 sur l'enfouissement des animaux domestiques serait respectée, le Préfet ne s'oppose pas à la création du cimetière.

Ce cimetière, le premier du genre, est officiellement ouvert au public à la fin de l'été 1899.

Plusieurs constructions furent projetées, comme un columbarium et un musée des animaux domestiques, mais seuls les jardins, le bâtiment d'entrée et la nécropole furent réalisés. Cette dernière est divisée en quatre quartier : celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux.

L'architecte parisien Eugène Petit, dont plusieurs immeubles du XIVème arrondissement portent la signature, est chargé de dessiner l'entrée du cimetière. Il recevra le portail de style Art nouveau, flanqué de deux portes pour le passage des piétons.

En 1975, le comblement du bras de Seine, rendu possible par la disparition d'une seconde île, l'île Robinson, fait perdre au cimetière son caractère insulaire.

Après sa création, le cimetière connait un succès croissant, mais rencontre des difficultés chroniques.

La plus récente est cette de 1986 quand le Conseil d'Administration décide l'arrêt de toute activité et la fermeture définitive du cimetière pour le mois de septembre 1987. Très émus, les concessionnaires et les amoureux du vieux cimetière se mobilisent. La Mairie d'Asnières-sur-Seine prépare alors un plan de sauvetage et demande notamment le classement du site.

Par arrêté ministériel du 25 juin 1987, la Commission départementale des Hauts-de-Seine, à la demande du Ministre de l'Equipement, Pierre Méhaignerie, inscrit le site du cimetière des chiens compte-tenu de sin "intérêt à la fois pittoresque, artistique, historique et légendaire".

Par délibération du 29 juin 1987, le conseil municipal décide l'acquisition par voie d'expropriation des lieux et en confie la gestion à une société indépendante. Plus tard, en 1996, le Conseil général des Hauts-de-Seine achève les travaux de consolidation des berges reliant la terrasse du parc Robinson au port Van Gogh par une promenade en bordure de Seine jalonnée de pergolas.

Enfin, le 1er février 1997, la mairie d'Asnières-sur-Seine reprend en main la gestion du cimetière.

Les locataires du cimetière :

Avec les années, le cimetière se peuple de monuments et de sépultures importantes. Dès 1900, la direction fait ériger, face à l'entrée du cimetière, un monument à la gloire de Barry.

Ce chien, qui vécut au début du XIXème siècle, appartenait aux moines de l'hospice du grand Saint-Bernard.

La légende veut qu'après avoir "sauvé la vie à 40 personnes, il fut tué par la 41ème !...".

Autre témoin du lien unissant hommes et animaux, le monument dressé à la mémoire des chiens policiers victimes du devoir. Érigé en 1912, quelques années après que les commissariats de banlieue se furent dotés de chiens de police. Il abrite Dora (1907-1920), du commissariat d'Asnières-sur-Seine, Top, plusieurs fois médaillé, Papillon, avec huit ans de service dans le XVIème arrondissement de Paris, Léo, tué en service...

Des animaux vedettes et des animaux de vedettes ont également  trouvé un dernier refuge  au cimetière d'Asnières-sur-Seine. Rintintin, le valeureux  héros du feuilleton télévisé, Prince de Wales, dont l'épitaphe explique qu'il "parut 406 fois sur scène du Théâtre du Gymnase" en 1905 et 1906; Kroumir, le chat d'Henri de Rochefort, dont on raconte qu'il est mort de chagrin quatre jours après son maître, et les animaux de compagnie de Camille Saint-Sens, de princes et de ducs... Moustache, mascotte de la Grande Armée entre 1799 et 1811. il a accompagné les vétérans et va s'illustrer dans les faits d'armes aussi pittoresques qu'héroïques. Devenu célèbre, Moustache sera présenté à l'Empereur pour qui il exécutera le salut militaire en soulevant une patte à la hauteur de l'oreille.

Le 11 mars 2006, la stèle à la mémoire du chien Moustache est le dernier

monument officiel à avoir été inauguré au cimetière des chiens d'Asnières.

Mais le cimetière d'Asnières ne serait rien sans la multitude des anonymes, chiens, chats, oiseaux, lapins, tortues, souris, hamsters, poissons, chevaux, et même singe, gazelle, fennec, maki, dont les sépultures richement sculptées ou simplement fleuries témoignent de l'affection de leurs maîtres.

Ainsi, au hasard d'une promenade, peut-on découvrir la reconnaissance d'une mère à qui le chien Loulou "rendit son enfant qui en 1895 se noyait dans la Garonne. Le brave Loulou n'avait que neuf mois et de plus une patte cassée..."

Plus loin, un petit chien de pierre tend la patte à un soldat casqué ? C'est Mèmère, née en 1914 et qui resta quinze ans durant la mascotte des chasseurs à pied.

Ailleurs, sur des plaques de marbre, entourées de fleurs, un nom, deux dates et une photographie.

Pour Pupuce, Sultan, Minouchette, Ulysse ou Rubis.

Enfin;, anonyme parmi les anonymes, un chien errant vint mourir, le 15 mai 1958, aux portes de cimetière. La direction du cimetière lui érigea un monument. C'était le 40.000ème animal à être enterré dans la nécropole...

 

 

Les chats vivants y ont aussi leur domaine, "la Maison des chats" entretenue par une association qui leur apporte assistance.

 

 

 

Le cimetière aujourd'hui :

La mairie d'Asnières est aujourd'hui propriétaire et gestionnaire du

cimetière qui compte officiellement 869 concessionnaires venant de la France entière et quelques-uns de l'étranger, pour rendre un dernier hommage à leur compagnon

Avec 110 ans d'existence, le cimetière des chiens a subi les outrages du temps. Afin de lui redonner toute sa dimension, la Mairie

d'Asnières-sur-Seine a décidé en 2001 d'entreprendre la restauration de l'entrée du cimetière et de revoir son aménagement paysager.

La façade pensée par Eugène Petit a retrouvé son aspect originel et le portail laisse entrevoir l'ancienne entrée

principale ainsi que l'imposant monument en souvenir de Barry.

La partie arborée permet aux concessionnaires et aux visiteurs de profiter encore plus du charme intemporel du cimetière animalier de Marguerite Durand.

 

Le cimetière des chiens sous les projecteurs :

L'un des lieux phares d'Asnières est à l'honneur dans le film "Les âmes de l'île des Ravageurs" tourné par Pangaïa Productions, avec le soutien de la Mairie.

Sur une musique envoûtante du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, apparait au détour d'un travelling, le monument érigé à la mémoire d'Emma : une voix off lit son épitaphe... Suit le survol du portail du cimetière, telle une âme errante venant rejoindre un "endroit discret, presque secret", avant de se poser dans cet "ultime lieu de repos des animaux de compagnie". La voix est sobre, posée et chaude, comme lest ce lieu touchant et émouvant.

"Star du petit écran, héros des tranchées, vedette de cirque, amis et compagnons fidèles, tous ont une place en ce lieu autrefois appelé l'île des Ravageurs". Eugène Sue l'aurait mentionnée dans les "Mystères de Paris". Plongée dans l'histoire, visite touristique ? Ce film se veut atypique. On y croise Hervé le gardien, Jean qui venait y pique-niquer dans les années 50, Régine chauffeur de taxi retraitée et maîtresse de Candy qui fut sa compagne pendant 18 ans. avec beaucoup de poésie, de retenue et de pudeur, la caméra se glisse entre les stèles et nous fait goûter à ce "petit Père-Lachaise empli de sérénité et curiosités".

A voir et revoir.

 

 

Lien séquence du film : https://pangaia.fr/portfolio/ile-des-ravageurs/

Lien Ile des Ravageurs Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_des_Ravageurs_(Seine)v

 

 

 

 

 

Plan du secteur du cimetière des chiens avant et maintenant :

Plan général actuel; en haut à gauche et en bas plan avant 1950 et la construction de la rocade plus tard.

 

Quelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-SeineQuelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Quelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Quelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-SeineQuelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine

Quelques sépultures du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine

Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine

 

Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-SeineLe cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine
Le cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine

Quelques articles sur le cimetière d'Asnières-sur-Seine :

https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/1980-le-cimetiere-pour-animaux-d-asnieres/v

La sculpture Alter Ego de l'artiste Arnaud Kasper :

« Alter Ego est une sculpture qui rend hommage à l’âme de l’animal et à la relation qui l’unit à l’homme », confie Arnaud Kasper, sculpteur-peintre polymorphe. Il a donné vie à cette œuvre dans la Fonderie Chapon de Bobigny en banlieue parisienne.

Un lieu de recueillement depuis 120 ans

Fondé par la journaliste féministe Marguerite Durand et l’auteur Georges Harmois sous le nom de Société française anonyme du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques », ce cimetière pour les animaux défunts fête ses 120 ans d’existence cette année. « J’ai choisi le chat car c’est l’animal préféré des Français. Le chien représente Moustache, un bâtard de fox-terrier. La tête de cheval rend hommage à celui de Mme Durand, enterré ici. Le ouistiti, il y a en un ici, est un animal de compagnie exotique. Quant à la perruche, c’est l’oiseau avec qui on s’identifie, elle vit en couple avec son amoureux… », commente Arnaud Kasper.

lien article sur 20 minutes du 20 septembre 2019 : https://www.20minutes.fr/paris/2609127-20190920-asnieres-animaux-morts-statue-memoire-cimetiere-chiens

Cimetière des chiens :

adresse :

4, pont de Clichy

92600 Asnières-sur-Seine.

Tél. : 01 40 86 21 11

Accès : Porte de Clichy ou d'Asnières.

Métro.: Ligne 13, station Gabriel Péri SNCF : Lignes L et J, Gare d'Asnières-sur-Seine. Bus : ('N° 54, 140, 175, arrêt place Voltaire.

Horaires : ouvert T. les J., sauf le lundi,

En été du 16 mars au 15 octobre : de 10 à 18 heures

En hiver du 16 octobre au 15 mars : de 10 à 16 H 30.

Tarif : adultes 3.50 €, enfants de 6 à 12 ans : 1.50 €, moins de 6 ans : gratuit.

Groupe de 10 personnes : 3 € par personne.

Lien site Wikipédia Le cimetière d'Asnières-sur-Seine : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_des_Chiens_(Asni%C3%A8res-sur-Seine)

Un article La tombe du caniche Tipsy renfermait un trésor : https://www.nouvelobs.com/l-histoire-du-soir/20120216.OBS1612/asnieres-la-tombe-du-caniche-tipsy-renfermait-un-tresor.html

Lien autre réalisation de l'architecte Eugène Petit à Paris : http://Porte (31) 18 rue du Général-Beuret, Paris XVè, architecte Eugène Petit, 1912

 

 

Documentation sources Cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine janvier 2021

Documentattion du cimetière d'Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine
Documentattion du cimetière d'Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine
Documentattion du cimetière d'Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine

Documentattion du cimetière d'Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine

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