:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une balade de 12 kilomètres au départ du parc de Bagatelle
La grande cascade près du carrefour de Longchamp
Le monument des Fusillés
Autour du Lac Supérieur
Le Lac Supérieur
Le Lac Inférieur
Le Chalet des îles, restaurant
Les bords du Lac Inférieur
Le long du ruisseau d'Armenonville
Le Pavillon d'Armenonville
Ancien pavillon de chasse du XVIIIe siècle, ce lieu chargé d'histoire fut construit par le Comte d'Armenonville, alors ministre de Louis XIV et responsable de la chasse royale.
Actuellement restaurant et lieu de réception.
Le Pavillon d'Armenonville sources site du Pavillon
La célèbre Fondation située entre le Jardin d'acclimatation et le Bois de Boulogne
La mare de Saint-James
Une visite imprévue au Cercle du Bois de Boulogne, normalement réservé aux adhérents :
Le ruisseau d'Armenonville
Fin de la balade par le parc de Bagatelle, ouvert au public et gratuit en hiver
Le paon du parc de Bagatelle n'a pas trouvé bon de nous faire la roue ce dimanche, tant pis !
Un peu d'histoire : de la chasse au plaisir
En 1308, Philippe IV fait un pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer. a son retour, il fait édifier, en forêt de Rouvray, une église semblable, au hameau de Menus. Le nom de Boulogne remplaça très vite celui de Menus. La for^t de' Rouvray, fut d'abord un terrain de chasse pour les Mérovingiens avec ours cerfs, loups et sangliers, puis lieu de refuge pour les bandits, avant d'être entourée et protégés d'une muraille percée de huit portes par Henri II. Le classicisme s'imposant, Colbert fait aménager au XVIIème siècle ce terrain de chasse royal de routes rectilignes qui se croisent en étoile Enfin ouvert au public, le bois devient un lieu de promenade. C'est le bois actuel.
Aux XVII et XVIIIème siècles, la fréquentation laisse à désirer. Un dicton rapporte que "les mariages du bois de Boulogne ne se font pas devant monsieur le curé". Lors de la Révolution, le bois, véritable maquis, était un refuge pour les condamnés.
Au XIXème siècle, Napoléon III et Haussmann entreprirent le remplacement des routes rectilignes par des allées sinueuses, le creusement de mares et de lacs, l'édification de kiosques, chalets, restaurants et l'aménagement de deux parc d'attractions. le XXème siècle a apporté le boulevard périphérique, le jardin des serres et le stade du Parc des Princes. Si le Bois de Boulogne a subi de lourds dégâts lors de la tempête qui s'est abattue sur Paris le 26 décembre 1999, la nature reprend peu à peu ses droits... et les citadins ont retrouvé le plaisir de se promener sous ses frondaisons.
Coté jardin à la française du château de Bagatelle, dite "la Folie d'Artois", vous ne pourrez pas manquer de remarquer le beau visage de deux sphinges en marbre.Il semble que ce soit celui de Rose Duthé, chanteuse de l'Opéra.
Chaque sphinge est chevauchée par un amour. Les statues sont côte à côte, espacées d'environ 4 mètres, et ornent les escaliers, faisant face à un parterre à la française.
La sphinge remonte à l'antiquité grecque. Les Étrusques en font beaucoup de représentations, dont la sphinge de Chius.
Des fouilles archéologiques sur la commune de Castro près de Viterbe en Italie, ont fait mention d'une statue de sphynge nenfro, retrouvée parmi des ruines.
Plus proche de notre époque, Auguste Rodin est l'un des sculpteurs les plus connus à avoir consacré plusieurs œuvres à la figure de la sphinge.
La Folie d'Artois :
Le château de Bagatelle
La façade du château de Bagatelle
La façade du château de Bagatelle donnant sur la cour d'honneur, après les modifications du XIXème siècle
En 1777, cette maison délabrée est jugée peu digne des fêtes qu'Artois projette d'y organiser. Sa belle-sœur, la reine Marie-Antoinette, le met alors au défi de réaliser cette construction en cent jours, soit moins de trois mois, pour le retour de la cour à Fontainebleau. Le comte d'Artois relève le défi et parie la somme de 100 000 livres. Commencé le 21 septembre 1777, le chantier, qui emploie pendant soixante-quatre jours et nuits près de neuf cents ouvriers, et nécessite même la confiscation sur ordre des matériaux passant à proximité, est achevé à temps pour l'inauguration le 26 novembre 1777 La décoration et l'ameublement prennent deux années supplémentaires. Le coût de l'ensemble sans les jardins s'élève à 1 200 000 livres. Le nouveau château est alors surnommé « la Folie d'Artois ». Pour l'historien Jean-Jacques Gautier, il s'agit d'« un retour à l'antique, qui devait être un des témoignages, à l'époque, parmi les plus achevés de ce goût ».
C'est François-Joseph Bélanger, premier architecte du comte d'Artois depuis mars 1777, qui dirige la construction, après avoir l'avoir dessinée, ainsi que son décor intérieur, dû aux ornemanistes Lhuillier, Dusseaux et Dugourc, ce dernier beau-frère de Bélanger. A la fin des travaux, on grave sur le fronton du porche d'entrée de la cour ces mots latins « Parva sed apta » (« petite mais bien conçue »). Cette inscription a été déplacée au XIXe siècle sur la façade du château.
Le rez-de-chaussée est divisé en six pièces, dont quatre symétriques sur les côtés : billard et salle à
manger, plus deux boudoirs. Dès l'entrée, le ton est donné : elle est ornée de « quatre médaillons de stuc, en camée, mêlant le goût antique à la mythologie érotique et où triomphait l'Amour : Deux nymphes éveillant l'Amour, Deux nymphes offrant un sacrifice au dieu Priape, Deux nymphes fustigeant l'Amour enchaîné, et L'Amour jugeant de la beauté de Vénus et de Junon ». Ces stucs sont réalisés par le sculpteur Lhuillier. A droite de l'entrée, la salle de billard, et à gauche, la salle à manger, toutes deux meublées par Georges Jacob, et ornées d'arabesques peintes par Dusseaux et Dugourc, qui ont depuis disparu. Au fond et au centre, le grand salon en rotonde surmonté d'un dôme, dont le décor remarquable subsiste.
Le salon est orienté au nord et doté de huit grandes arcades, dont trois sont des portes-fenêtres. Sur les pilastres entre les arcades, Bélanger a dessiné un décor évoquant la musique, réalisé en stuc par Lhuillier : « Sur chacun de ces pilastres on avait, en alternance, la figure de l'Harmonie, avec sa lyre, ou la figure de la Renommée trônant sur un globe. Figure agrémentée de trois petits camées à sujets antiques imitant des bas-reliefs d'albâtre sur fond imitant les marbres les plus rares et les pierres précieuses dus à Dugourc ».
Son mobilier est exécuté par les ébénistes George Jacob et Jean-Baptiste Boulard, qui livre huit marquises en noyer sculpté et doré, disposées entre les arcades. Au centre, une grand table signée par Denizot pour jouer au pharaon, entourée de huit fauteuils et seize chaises. Un « fauteuil du roi » destiné à accueillir Louis XVI a complété par la suite ce mobilier.
Ce salon est flanqué de deux boudoirs, ornés de panneaux peints par Callet et Hubert Robert. Ils
ont été démontés par la suite. Les Callet seraient encore en France alors que les Hubert Robert (Les musiciens ambulants, La Baignade, La Fontaine, La Balançoire, La Danse, L'Entrée d'une caverne) sont au Met de New York. Le boudoir des Hubert Robert a rapidement été transformé en salle de bain, celle-ci ne pouvant être installée à l'étage faute de place, mais une salle de bain réversible, puisque la baignoire, placée dans une niche, pouvait être transformée en canapé.
« La chambre à coucher du comte, conçue comme une riche tente de campement militaire, comprend un lit à fer de lances et un plafond à gros plis retenus par les foudres de Mars. La cheminée aux jambages figurant deux couleuvrines en cuivre ciselé posées sur leur culasse, portant un entablement à frise de symboles militaires, possède des chenets en forme de boulets et de bombes. Partout, sur les murs drapés, sont accrochés boucliers, panoplies et attributs guerriers. Le premier étage, réservé aux petits appartements, n'a que deux chambres à coucher prenant jour par de petites fenêtres carrées. La seconde chambre est pour le prince d'Hénin, fidèle officier du comte.
Une des maîtresses du prince, Rosalie Duthé, aurait prêté ses traits aux sphinges en marbre ornant la façade sur jardin.
Une des paons du parc de Bagatelle qui nous fît la roue, à notre grand bonheur
Une balade le 14 février au départ au boulevard du Commandant Charcot à Neuilly-sur-Seine en direction du parc de Bagatelle situé sur la commune de Paris XVIème.
Quelques beaux édifices rencontrés à Neuilly-sur-Seine, notamment :
La Villa Charcot blottie dans la végétation et à peine visible depuis le boulevard éponyme :
L'immeuble de la porte de Madrid
Détails de l'immeuble
La mare Saint-James dans le Bois de Boulogne
La mare Saint-James en noir et blanc
Le parc de Bagatelle :
Le pavillon du parc de Bagatelle
Une des sphinges du pavillon
Les quelques fleurs d'hiver du parc de Bagatelle
Voir aussi autres articles du blog sur les paons :
Une pré-visite de l'exposition le samedi 6 février 2021
Quelques images de cette exposition
L'ouverture de cette exposition est en attente suite à la crise sanitaire
Les lieux du visible à la Graineterie avec les artistes :
Nicolas Floc'h, Agnès Geoffray, Renaud Patard et Timothée Schelstraete
"Voir est une évidence, un besoin, un désir. Si l’œil offre une des entrées royales vers le réel, ce n'est pas seulement pour ce qu'il nous permet véritablement de "voir", mais plutôt pour ce qu'il nous permet de percevoir.
Singulière à chaque individu, l'appréhension du visible associe en réalité différents phénomènes physiologiques et psychologiques au centre desquels le cerveau fait figure de grand ordonnateur. S'ajoute à tout cela l'attirance commune de nos sociétés antiques comme contemporaines, pour ce qui est dissimulé, hors de portée de regard de la compréhension ou de l'expérience.
L'inconnu déstabilise au point de vouloir en dessiner les moindres contours.
L'exposition "Les lieux du visible" évoque en filigrane les mécanismes de réception, de perception et de projection en marche lors de l'exploration de ce qui nous entoure. Volontairement pluridisciplinaire, ce projet réunit quatre artistes qui, à un moment donné de leur processus créatif, sondent l'image, entendue comme la captation ou la représentation momentanée d'un environnement, d'une situation. aux frontières du visible et de l'invisible, de la figuration et de l'abstraction, du réel et du fantasmé, c'est dès lors tout un langage iconographique sur l'inaccessibilité et sa révélation qui se lit à travers leurs photographies, installations, sculptures, dessins et peintures.
Qu'elles s'attachent à des lieux, objets ou situations, à des récits, des actes ou des croyances, les œuvres présentées ici témoignent toutes, entre objectivité ou subjectivité, du pouvoir évocateur d'une expérience précise, Avoir vu, n'est-ce pas avoir vécu ?"
Maud Cosson
Sources Les lieux du visible La Visite La Graineterie à Houilles
Le quai :
Structures productives, récifs artificiels 210 - 2017 de Nicolas Floc'h
La verrière :
La Verrière
Les œuvres
de Tomothée Schelstraete
Timothée Schelstraete : Toner, acrylique et aérosol sur toile 240 x 180 cm
Les Custodes de Renaud Patard : Découpage, crayons couleur gras, photographies
Une nouvelle visite conférence de l'exposition avec un petit groupe du Comité de Jumelage de Houilles par Elise et Audrey, le 12 avril 2021à 15 heures.
Quelques images de cette visite commentée du12 avril :
Les œuvres du quai
les œuvres de l'écurie
son diaporama à droite
Le diaporama de la Réserve
"Choregraphy" 2016 d'Agnès Geoffrey diaporama N & Bl
La Cave
Le Grenier et ses œuvres
Les documentions de l'exposition 2021 "Les lieux du visible" à la Graineterie :
Merci à Alexandra pour cette visite passionnante !
La Graineterie Centre d'art de la ville de Houilles
Une balade sur le parvis de la Défense et la redécouvertes de quelques sculptures contemporaines présentes.
Le musée d'art à ciel ouvert :
Accessible gratuitement à tous et à tout moment, la collection du Musée à ciel ouvert de la Défense compte plus de 60 œuvres d'art réalisées par plus de 50 artistes de 14 nationalités différentes. Les plus grandes signatures de l'art contemporains y sont représentées.
Les artistes ont été étroitement associés au travail des architectes et des urbanistes. En parfaite symbiose avec leur environnement, les œuvres magnifient la dalle, ponctuent les espaces hors normes formés par les tours, animent les bassins, habillent les murs... Les œuvres d'art confèrent force et vigueur à l'espace public, tout en le ponctuant de poésie, de douceur et des sens. Sources d'émotion et d'étonnement, elles équilibrent le décor urbain en donnant une dimension très inspirée, très humaine, à l'architecture avant-gardiste du site.
Le Moretti de Raymond Moretti 1995
L'artiste a fait de l'une des cheminée de ventilation du site une œuvre d'art insolite aux couleurs éclatantes, en utilisant 672 tubes en fibres de verre peints de 19 teintes. L'habillage de la surface, tout en verticalité (32 mètres de haut), crée une dynamique insolente et joyeuse.
Niçois d'origine italienne, Raymond Moretti (1931- 2005), peintre et sculpteur, installe son atelier en 1972 à la Défense sous la fontaine Agam.
Le Pouce de César, agrandissement de pouce de l'artiste, bronze H : 12 mètres
"La Connaissance" de Paul Fleury 2003
Icare à gauche et Ikaria à droite
d'Igor Mitoraj
Ikaria d'Igor Mitoraj 2000
Le CNIT en folie
L'Université Léonard de Vinci ett le CNIT
Icare et le CNIT
"Les lieux du corps" ou "Le lieu du corps" par Leonardo Delfino 1983
Le Grand Toscano d'Igor Mitoraj 1983
Le mur de Berlin à la Défense
Voici quelques infos afin de trouver le fragment du mur de Berlin situé à la Défense :
Passez sous les immeubles de verres en direction de la tour Total.
Au niveau des escaliers sur la partie gauche regarder les travaux situés en contrebas. Vous verrez le mur de Berlin protégé par une verrière. Tout son environnement est actuellement en chantier.
Fragment du Mur de Berlin
"Sans les traces de nos pères" de Joseph Jankovic 1992
"Point Growth" de Lim Dong-Lak 2006
Les reflets du bassin Takis
La Grande Arche derrière la fontaine Agam de Zaacov Agam 1988
Le bassin Takis 1988
"Les Personnages" de Joan Miro 1976 devant la façade des Quatre Temps
L'origine de La Défense
"La Défense de Paris" de Louis-Ernest Barrias 1883
La sculpture de Louis-Ernest Barrias 1841-1905, baptisée la Défense de Paris, a donné son nom au quartier d'affaire. Conçue pour honorer les soldats qui ont défendu la capitale durant la guerre de 1870, elle propose une allégorie qui met en scène Paris, un jeune garde mobile et une fillette, figure innocente, symbole de la population. Elle fut érigée dès 1883 sur son emplacement actuel, le rond-point de la Défense, situé au cœur du quartier d'affaires, qui était alors au centre d'une colline champêtre : la buttte Chantecoq.
Le blason de Paris à l'époque. A remarquer : un trois mats
"La Fontaine à boire" de Claude Torricini 1989
"Le Somnambule" de Henri de Miller 1983
Une oeuvre
"Les Nymphéas" une œuvre de Philolaos 1989
Une
Les œuvres
Le mobilier urbain contemporain :
Le sculpteur de nuages de l'artiste Atila 1972
Du côté de Nanterre-Université :
Dans le quartier nord-est de la Défense, près du Pont de Neuilly
Le Mémorial du retour des cendres de Napoléon, de Puccinelli 1980
Vue du pont de Neuilly côté nord-est de la Défense
Les immeubles et tours de la Défense :
A gauche la Tour EDF Archiitectes : Peii, Cobb, Freed & Partners (2001)
La Tour Total
Nexity-RTE
C'est la première tour érigée à la Défense en 1966. Ses archirectes, Jean de Mailly et Jacques Depussé, construisirent un immeuble avec une ossature entièrement métallique et un noyau central en béton accueillant ascenseurs et escalier. C'est une première pour l'époque. Rénovée par Valode et Pistre en préservant son caractère, elle reste dépositaire de l'identité originelle de la Défense.
A voir aussi dans la station de métro La Défense :
Sur la fin des quais du RER A à la station "La Défense"
"Boréale" bas relief de Maxime Adam-Tessier 1983 détails de l’œuvre
Quelques dates de la Défense et ses constructions :
9 septembre 1958 : création de l'EPAD,
12 septembre 1958 : inauguration du CNIT par René Coty,
1964 : ouverture de la ttour Esso,
1966-1967 : achèvement des tours Aquitaine et Nobel,
1969 : nomination de Jean Miller comme PDG de l'EPAD. Le plan-masse permet le doublement des surfaces de bureaux; ouverture du boulevard circulaire; achèvement de la tour Europe; évacuation des bidonville de Nanterre,
1970 : achèvement des tours Aurore et Atlantique et inauguration de la station de RER La Défense,
1971 : achèvement de la Défense 2000,
1972: : polémique de la tour Gan et lancement du premier concours Tête Défense,
1973 : achèvement de Vision 80(copropriété de logements),
1974 : achèvement des tours Fiat (Areva) et Axa (First),
de 1974 à 1978 : aucune charge foncière n'est cédée; première crise pétrolière; ralentissement du développement de la Défense,
1981 : ouverture des Quatre Temps et achèvement des Miroirs,
1982 : livraison d'Elysées La Défense,
1983 : livraison de la tour Scor,
25 mai 1983 : le président Mitterand choisit le projet la Grande Arche de l'architecte Johann-Otto von Spreckelsen,
1985 : livraison des tours Total Coupole et Total Michelet
14 juillet 1989 :inauguration de la Grande Arche par le président Mitterand,
Octobre 1989 : deuxième inauguration du CNIT,
1990 : prolongation de la ligne N°1 du métro. Concert de Jean-Michel Jarre et achèvement du passage de l'Arche,
1992 : achèvement des Collines de l'Arche,
1993 : démolition de la tour Esso, deuxième crise économique,
1995 : livraison des tours Alicante et Chassagne à la Société Générale et ouverture du pôle universitaire Léonard de Vinci,
1997 : construction de la ligne de tranway T2 Issy la Défense,
1999 : livraison de la tour PB6 EDF,
2001 : livraison de l'ensemble immobilier Coeur-Défense et de l'église Notre-Dame de la Défense,
2004 : rénovation de la tour Opus 12,
25 juillet 2006 : lancement du plan de renouveau de la Défense,
2007 : création de l'Etablissement public de gestion de La Défense (EPGD) et plantation de la vigne du clos de Chantecoq,
2008 : livraison des tours Granite et de T1,
2008 : fête des 50 ans de l'EPAD, réaménagement du CNIT, Jean Nouvel remporte le concours d'architecture de la tour Signal et rénovation des Quatre Temps,
2009 : livraison de la tour Praetorium.
A suivre bientôt ...
Merci aux personnes de l'Espace Information Paris La Défense 15, place de la Défense.
92974 Paris La Défense Cedex
Tél. : 01 47 74 84 24
Un grand merci spécial à Mark et sa documentation spécifique de la Défense.
La sculpture de Louis-Ernest Barrias (1841-1905) baptisée La Défense de Paris, a donné son nom au quartier d'affaires.
Conçue pour honorer les soldats qui ont défendu la capitale durant la guerre de 1870, elle propose une allégorie qui met en scène Paris, un jeune garde-mobile et une fillette, figure innocente, symbole de la population. Elle fut érigée dès 1883 sur son emplacement actuel, le rond-point de la Défense situé au cœur du quartier d'affaires, qui était alors au centre d'une colline champêtre: la butte Chantecoq
La Défense d'Auguste Rodin se situe sur l'Ile Seguin à deux pas de l'Auditorium
Le contexte de l'époque : une centaine d’œuvres présentées dont la sculpture d'Auguste Rodin
"La Défense" Contexte historique de l’œuvre
En obtenant la majorité au Sénat et le départ de Mac-Mahon, remplacé à l’Elysée par Jules Grévy, les républicains sont enfin installés au pouvoir en 1879. Les souvenirs de « l’année terrible » s’en trouvent dès lors réactivés. Pour commémorer la défense héroïque de Paris contre l’envahisseur prussien en 1870-1871, la Préfecture de la Seine lance un concours en 1879 : le monument est destiné au rond-point de Courbevoie, situé à l’extrémité de l’avenue de Neuilly, dans la perspective de l’Arc de triomphe, là où s’étaient rassemblés les gardes nationaux avant la dernière bataille du siège, la « sortie » de Buzenval, le 19 janvier 1871. Rodin, qui cherche alors à se faire connaître, prend part à ce concours tout comme Bartholdi, Carrier-Belleuse, Boucher et Falguière.
Un groupe jugé trop révolutionnaire :
Comme la plupart des autres projets (une centaine), son groupe est composé d’une figure allégorique et d’un guerrier. Mais, au lieu de se définir par les costumes ou les symboles dont les figures étaient accompagnées, l’œuvre repose sur le contraste entre le rythme brisé du corps du guerrier, représenté mourant, et le dynamisme de la figure féminine. Celle-ci jaillit hors de la composition, ses deux bras aux poings serrés largement écartés et la bouche grande ouverte comme le Génie de la Patrie de Rude à l’Arc de triomphe ; mais son aile cassée qui retombe lui donne un caractère plus humain en la faisant apparaître comme vulnérable. Quant au guerrier mourant, il offre une transposition directe du Christ de la Pietà de Michel-Ange aujourd’hui au
Museo dell’Opera del Duomo, à Florence. Jugé trop révolutionnaire, ce groupe vibrant de violence fut écarté dès la première étape du concours, le 29 novembre 1879, le jury ayant donné la préférence à des œuvres plus réalistes qui, tout en ayant recours au langage de l’allégorie, donnaient du siège une vision plus historique. Mettant en scène un combattant résolu au pied d’une fière image de la Ville de Paris, tandis qu’à l’arrière une fillette engourdie par le froid rappelle la rigueur de l’hiver 1870-1871, le monument dû à Ernest Barrias fut inauguré le 12 août 1883.
En honorant la défense de Paris, les républicains manifestent leur volonté de réintégrer la capitale dans la communauté nationale. Par-là même ils souhaitent en finir avec les divisions nées de la Commune, laquelle sans être pardonnée se voit d’une certaine façon oubliée. En même temps cette initiative leur permet de rappeler la politique de défense nationale qu’ils ont menée durant les premiers mois du régime, bien différente de celle de l’Ordre moral menée par Thiers après 1871. Le besoin d’inscription du nouveau régime touche donc aussi à l’ordre symbolique : la IIIe République se caractérise à partir des années 1880 par une « statuomanie » impressionnante, à l’origine de nombreuses commandes.
La statue de Parmentier face à l'hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine
Antoine Augustin Parmentier naît le 17 août 1737 à Montdidier dans la
Somme. C’est dans sa ville natale puis à Paris qu’il apprend le métier de
pharmacien.
Âgé de vingt ans, il participe à la guerre de Sept Ans (1756-1763) comme
apothicaire sous-aide aux armées. En 1757, il est fait prisonnier en
Prusse, près de Hanovre. C’est lors de sa captivité qu’il découvre les
qualités nutritives de la pomme de terre, originaire d’Amérique du Sud.
A son retour en France en 1763, il reprend des études puis est nommé
pharmacien aux Invalides.
En 1772, il obtient le titre d’apothicaire-major des armées françaises.
Parallèlement, il poursuit ses recherches sur les cultures végétales
alimentaires. Grâce à son mémoire « L’examen chimique de la pomme de
terre », il remporte le premier prix du concours ouvert par l’Académie de
Besançon.
Il tente alors d’intéresser le roi Louis XVI en lui montrant les avantages
d’une telle plante à une époque où les famines ne sont pas rares.
Le roi accepte de lui concéder un terrain d’une cinquantaine d’arpents*
dans la Plaine des Sablons à Neuilly pour expérimenter ses cultures de
pomme de terre. En 1786, Parmentier ensemence un terrain compris
entre la Porte Maillot et l’actuelle rue d’Orléans.
L’anecdote raconte que les champs étaient surveillés par des gardes le
jour, mais laissés aux voleurs la nuit afin d’intriguer la population.
L’initiative de Parmentier contribua en tout cas à introduire la pomme de
terre dans l’alimentation des Français.
Dès lors, Parmentier s’intéresse de plus en plus aux problèmes
alimentaires, notamment l’amélioration de la qualité du pain, la fabrication
de sirops de raisin et de végétaux sucrés ou encore la conservation des
viandes par le froid.
En 1795, il entre à l’Académie des Sciences. Il décède le 17 décembre
1813 et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Une statue à son effigie (copie de l’originale d’Adrien Gaudez, fondue par
les Allemands en 1942) orne désormais le parvis de la mairie de Neuilly.
* environ 2 hectares.
La place Parmentier à Neuilly-sur-Seine et son Centre Culturel
Un circuit le long de la Seine et à Rueil le 24 janvier 2021
Départ de l'avenue de Seine à Rueil-Malmaison, près de la gare de Rueil-Malmaison
Les bords de Seine à Rueil
A l'approche du pont de Bougival la maison de famille de Berthe Morisot :
La maison de famiille de Berthe Morisot à Bougival, près du pont éponyme
Le parc sportif Patrice Vieljeux, maire de Bougival de 1963 à 1994 :
Il se trouve en contrebas du pont de Bougial
La danse à Bougival de 1882 de Pierre-Auguste Renoir. La danseuse se nomme Suzanne Valladon
Boston, Museum of fine Arts
"Danse à Bougival"Pierre-Auguste Renoir 1882-1883
Pierre-Auguste Renoir "Les deux sœurs" ou "Sur la terrasse" 1881
(Art Institute Chicago)
Les deux sœurs ou Sur la terrasse de Pierre-Auguste Renoir
"Les Deux Sœurs" ou "Sur la Terrasse" est un tableau peint par Pierre-Auguste Renoir en 1881.
Il mesure 100,5 cm de haut sur 81 cm de large. Il est conservé depuis 1933 à l'Art Institute of Chicago à Chicago. Son premier propriétaire a été Paul Durand-Ruel.
"Les deux sœurs"ou "Sur la terrasse"peint par Pierre-Auguste Renoir à la Maison Fournaise, Chatou.
"Dans la serre" ou "M. et Mme Guillemet dans la serre" d'Edouard Manet : 1879
Voici l'un des Manet qui respire le plus la fraîcheur. Cette toile, de 115cm X 150 cm, aussi intitulée " Monsieur et madame Guillemet dans la serre" est un épisode de la vie mondaine à Paris, vers la fin du siècle, au moment où Alphonse Daudet publiait ses romans ( ne croirait-on pas assister à une scène de Fromont Jeune et Risler Ainé ?). Le peintre a parfaitement réussi à mettre en conversation l'homme et la femme, celle-çi formant en quelque sorte la fleur du tableau, une fleur pimpante, exquisement "habillée" dans la couleur, une fleur dans son écrin, d'une jeunesse finement éclatante, à coté de laquelle le mari n'est qu'un gros bourdon au vol chaotique. On peut admirer ici la façon d'encadrer de rose les blancs jaunis du col et du chapeau de la belle Madame Guillemet. Car ce sont Madame et Monsieur Guillemet, des amis intimes de Manet, qui ont posé pour le tableau "Dans la serre". Elle était une Américaine réputée pour son goût. Les Guillemet s'occupaient de modes et de haute couture, 19, faubourg Saint-Honoré. Manet les présente içi dans le jardin d'hiver du peintre Rosen, 70, rue d'Amsterdam. Il a travaillé là "au long de plus de 5 mois", dit Tabarant, soit depuis septembre 1878 jusqu'à la mi-février de 1879, comme un nomade. Il prend possession, en Avril 1879, de son atelier définitif au 77 de la même rue. Madame Manet venait animer de ses bavardages les longues heures de séance. "Parlez, riez, remuez, disait Manet à ses modèles, vous ne serez vrais qu'en devenant vivants !". Au même endroit, après les Guillemet, il fit asseoir Madame Manet et la peignit sur le même banc.
Une visite intimiste du cimetière des chiens d'Asnières-sur-Seine le 17 janvier 2021.
C'est le plus ancien et le plus grand cimetière des chiens du monde
Un peu d'Histoire :
Les conditions de vie des animaux se sont considérablement améliorées au cours du XIXème siècle. Lentement, la fonction de l'animal change. D'utilitaire, il devient animal de compagnie et concourt désormais à la qualité de vie des hommes.
En 1824, une Société Protectrice des Animaux voit le jour en Angleterre. En 1845, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, le Comte de Grammont fonde la SPA française.
Un statut pour les animaux de compagnie :
Mais si les conditions de vie des animaux s'améliorent de leur vivant, rien n'est prévu après leur mort.
En théorie, les cadavres devraient être apportés dans les vingt-quatre heures chez l’équarrisseur. Dans la pratique, à Paris, les dépouilles sont le plus souvent jetées dans les ordures ménagères; lorsqu'elles ne sont pas lancées dans la Seine ou dans les fossés des fortifications.
Avec la loi du 21 juin 1898 qui précise que les animaux domestiques pourront être enterrés "dans une fosse située autant que possible à cent mètres des habitations et de telle sorte que le cadavre soit recouvert d'une couche de terre ayant au moins un mètre d'épaisseur", l'ouverture d'un cimetière animalier devient possible.
C'est à cette tâche que s'attelleront un publiciste, Georges Harmois, et la fondatrice du journal "La Fronde", Marguerite Durand. Restait à trouver, à Paris, un lieu situé, comme le voulait la loi, à cent mètres de toute habitation.
La création du cimetière des chiens d'Asnières :
Située au nord-ouest de Paris, sur la rive gauche de la Seine, la ville d'Asnières-sur-Seine était, au XIXème siècle, une destination dominicale privilégiée pour les Parisiens en quête de verdure et de distraction. L'Ile des Ravageurs fait alors face aux bords de Seine tant appréciés. A l'époque, elle était occupée par des chiffonniers qui ramassaient tissus, métaux et autres objets abandonnés pour les revendre. Profitant de la toute nouvelle loi autorisant l’enfouissement des animaux, Georges Harmois et Marguerite Durand créent, le 2 mai 1899, la Société Française Anonyme du Cimetière pour Chiens et autres Animaux Domestiques et, le 15 juin 1899, la société achète au baron de Bosmolet la moitié de l'Ile des Ravageurs située en amont du pont de Clichy.
Après avoir obtenu l'assurance que la loi du 21 juin 1898 sur l'enfouissement des animaux domestiques serait respectée, le Préfet ne s'oppose pas à la création du cimetière.
Ce cimetière, le premier du genre, est officiellement ouvert au public à la fin de l'été 1899.
Plusieurs constructions furent projetées, comme un columbarium et un musée des animaux domestiques, mais seuls les jardins, le bâtiment d'entrée et la nécropole furent réalisés. Cette dernière est divisée en quatre quartier : celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux.
L'architecte parisien Eugène Petit, dont plusieurs immeubles du XIVème arrondissement portent la signature, est chargé de dessiner l'entrée du cimetière. Il recevra le portail de style Art nouveau, flanqué de deux portes pour le passage des piétons.
En 1975, le comblement du bras de Seine, rendu possible par la disparition d'une seconde île, l'île Robinson, fait perdre au cimetière son caractère insulaire.
Après sa création, le cimetière connait un succès croissant, mais rencontre des difficultés chroniques.
La plus récente est cette de 1986 quand le Conseil d'Administration décide l'arrêt de toute activité et la fermeture définitive du cimetière pour le mois de septembre 1987. Très émus, les concessionnaires et les amoureux du vieux cimetière se mobilisent. La Mairie d'Asnières-sur-Seine prépare alors un plan de sauvetage et demande notamment le classement du site.
Par arrêté ministériel du 25 juin 1987, la Commission départementale des Hauts-de-Seine, à la demande du Ministre de l'Equipement, Pierre Méhaignerie, inscrit le site du cimetière des chiens compte-tenu de sin "intérêt à la fois pittoresque, artistique, historique et légendaire".
Par délibération du 29 juin 1987, le conseil municipal décide l'acquisition par voie d'expropriation des lieux et en confie la gestion à une société indépendante. Plus tard, en 1996, le Conseil général des Hauts-de-Seine achève les travaux de consolidation des berges reliant la terrasse du parc Robinson au port Van Gogh par une promenade en bordure de Seine jalonnée de pergolas.
Enfin, le 1er février 1997, la mairie d'Asnières-sur-Seine reprend en main la gestion du cimetière.
Les locataires du cimetière :
Avec les années, le cimetière se peuple de monuments et de sépultures importantes. Dès 1900, la direction fait ériger, face à l'entrée du cimetière, un monument à la gloire de Barry.
Ce chien, qui vécut au début du XIXème siècle, appartenait aux moines de l'hospice du grand Saint-Bernard.
La légende veut qu'après avoir "sauvé la vie à 40 personnes, il fut tué par la 41ème !...".
Autre témoin du lien unissant hommes et animaux, le monument dressé à la mémoire des chiens policiers victimes du devoir. Érigé en 1912, quelques années après que les commissariats de banlieue se furent dotés de chiens de police. Il abrite Dora (1907-1920), du commissariat d'Asnières-sur-Seine, Top, plusieurs fois médaillé, Papillon, avec huit ans de service dans le XVIème arrondissement de Paris, Léo, tué en service...
Des animaux vedettes et des animaux de vedettes ont également trouvé un dernier refuge au cimetière d'Asnières-sur-Seine. Rintintin, le valeureux héros du feuilleton télévisé, Prince de Wales, dont l'épitaphe explique qu'il "parut 406 fois sur scène du Théâtre du Gymnase" en 1905 et 1906; Kroumir, le chat d'Henri de Rochefort, dont on raconte qu'il est mort de chagrin quatre jours après son maître, et les animaux de compagnie de Camille Saint-Sens, de princes et de ducs... Moustache, mascotte de la Grande Armée entre 1799 et 1811. il a accompagné les vétérans et va s'illustrer dans les faits d'armes aussi pittoresques qu'héroïques. Devenu célèbre, Moustache sera présenté à l'Empereur pour qui il exécutera le salut militaire en soulevant une patte à la hauteur de l'oreille.
Le 11 mars 2006, la stèle à la mémoire du chien Moustache est le dernier
monument officiel à avoir été inauguré au cimetière des chiens d'Asnières.
Mais le cimetière d'Asnières ne serait rien sans la multitude des anonymes, chiens, chats, oiseaux, lapins, tortues, souris, hamsters, poissons, chevaux, et même singe, gazelle, fennec, maki, dont les sépultures richement sculptées ou simplement fleuries témoignent de l'affection de leurs maîtres.
Ainsi, au hasard d'une promenade, peut-on découvrir la reconnaissance d'une mère à qui le chien Loulou "rendit son enfant qui en 1895 se noyait dans la Garonne. Le brave Loulou n'avait que neuf mois et de plus une patte cassée..."
Plus loin, un petit chien de pierre tend la patte à un soldat casqué ? C'est Mèmère, née en 1914 et qui resta quinze ans durant la mascotte des chasseurs à pied.
Ailleurs, sur des plaques de marbre, entourées de fleurs, un nom, deux dates et une photographie.
Pour Pupuce, Sultan, Minouchette, Ulysse ou Rubis.
Enfin;, anonyme parmi les anonymes, un chien errant vint mourir, le 15 mai 1958, aux portes de cimetière. La direction du cimetière lui érigea un monument. C'était le 40.000ème animal à être enterré dans la nécropole...
Les chats vivants y ont aussi leur domaine, "la Maison des chats" entretenue par une association qui leur apporte assistance.
Le cimetière aujourd'hui :
La mairie d'Asnières est aujourd'hui propriétaire et gestionnaire du
cimetière qui compte officiellement 869 concessionnaires venant de la France entière et quelques-uns de l'étranger, pour rendre un dernier hommage à leur compagnon
Avec 110 ans d'existence, le cimetière des chiens a subi les outrages du temps. Afin de lui redonner toute sa dimension, la Mairie
d'Asnières-sur-Seine a décidé en 2001 d'entreprendre la restauration de l'entrée du cimetière et de revoir son aménagement paysager.
La façade pensée par Eugène Petit a retrouvé son aspect originel et le portail laisse entrevoir l'ancienne entrée
principale ainsi que l'imposant monument en souvenir de Barry.
La partie arborée permet aux concessionnaires et aux visiteurs de profiter encore plus du charme intemporel du cimetière animalier de Marguerite Durand.
Le cimetière des chiens sous les projecteurs :
L'un des lieux phares d'Asnières est à l'honneur dans le film "Les âmes de l'île des Ravageurs" tourné par Pangaïa Productions, avec le soutien de la Mairie.
Sur une musique envoûtante du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, apparait au détour d'un travelling, le monument érigé à la mémoire d'Emma : une voix off lit son épitaphe... Suit le survol du portail du cimetière, telle une âme errante venant rejoindre un "endroit discret, presque secret", avant de se poser dans cet "ultime lieu de repos des animaux de compagnie". La voix est sobre, posée et chaude, comme lest ce lieu touchant et émouvant.
"Star du petit écran, héros des tranchées, vedette de cirque, amis et compagnons fidèles, tous ont une place en ce lieu autrefois appelé l'île des Ravageurs". Eugène Sue l'aurait mentionnée dans les "Mystères de Paris". Plongée dans l'histoire, visite touristique ? Ce film se veut atypique. On y croise Hervé le gardien, Jean qui venait y pique-niquer dans les années 50, Régine chauffeur de taxi retraitée et maîtresse de Candy qui fut sa compagne pendant 18 ans. avec beaucoup de poésie, de retenue et de pudeur, la caméra se glisse entre les stèles et nous fait goûter à ce "petit Père-Lachaise empli de sérénité et curiosités".
La sculpture Alter Ego de l'artiste Arnaud Kasper :
« Alter Ego est une sculpture qui rend hommage à l’âme de l’animal et à la relation qui l’unit à l’homme », confie Arnaud Kasper, sculpteur-peintre polymorphe. Il a donné vie à cette œuvre dans la Fonderie Chapon de Bobigny en banlieue parisienne.
Un lieu de recueillement depuis 120 ans
Fondé par la journaliste féministe Marguerite Durand et l’auteur Georges Harmois sous le nom de Société française anonyme du cimetière pour chiens et autres animaux domestiques », ce cimetière pour les animaux défunts fête ses 120 ans d’existence cette année. « J’ai choisi le chat car c’est l’animal préféré des Français. Le chien représente Moustache, un bâtard de fox-terrier. La tête de cheval rend hommage à celui de Mme Durand, enterré ici. Le ouistiti, il y a en un ici, est un animal de compagnie exotique. Quant à la perruche, c’est l’oiseau avec qui on s’identifie, elle vit en couple avec son amoureux… », commente Arnaud Kasper.