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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:30

 

La sculpture de Louis-Ernest Barrias (1841-1905) baptisée La Défense de Paris, a donné son nom au quartier d'affaires.

Conçue pour honorer les soldats qui ont défendu la capitale durant la guerre de 1870, elle propose une allégorie qui met en scène Paris, un jeune garde-mobile et une fillette, figure innocente, symbole de la population. Elle fut érigée dès 1883 sur son emplacement actuel, le rond-point de la Défense situé au cœur du quartier d'affaires, qui était alors au centre d'une colline champêtre: la butte Chantecoq

 

La Défense de Paris 1883 par Louis-Ernest Barrias
La Défense de Paris 1883 par Louis-Ernest BarriasLa Défense de Paris 1883 par Louis-Ernest Barrias

 

 

Lien La Défense site Wikipédia de Louis-Ernest Barrias : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_D

%C3%A9fense_de_Paris_(groupe_sculpt%C3%A9)

Lien du sculpteur Louis-Ernest Barrias : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ernest_Barrias

Louis-Ernest Barrias dans son atelier

 

 

Visite du 3 février 2021 : merci aux 2 personnes de l'Office de Tourisme fort aimables

Où se situe la statue de bronze de Louis-Ernest Barrias à la Défense ?
Où se situe la statue de bronze de Louis-Ernest Barrias à la Défense ?
Où se situe la statue de bronze de Louis-Ernest Barrias à la Défense ?

Où se situe la statue de bronze de Louis-Ernest Barrias à la Défense ?

Voir aussi la Défense de Rodin du blog : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2020/10/le-defense-d-auguste-rodin.html

La Défense d'Auguste Rodin se situe sur l'Ile Seguin à deux pas de l'Auditorium

Le contexte de l'époque  : une centaine d’œuvres présentées dont la sculpture d'Auguste Rodin

"La Défense" Contexte historique de l’œuvre

En obtenant la majorité au Sénat et le départ de Mac-Mahon, remplacé à l’Elysée par Jules Grévy, les républicains sont enfin installés au pouvoir en 1879. Les souvenirs de « l’année terrible » s’en trouvent dès lors réactivés. Pour commémorer la défense héroïque de Paris contre l’envahisseur prussien en 1870-1871, la Préfecture de la Seine lance un concours en 1879 : le monument est destiné au rond-point de Courbevoie, situé à l’extrémité de l’avenue de Neuilly, dans la perspective de l’Arc de triomphe, là où s’étaient rassemblés les gardes nationaux avant la dernière bataille du siège, la « sortie » de Buzenval, le 19 janvier 1871. Rodin, qui cherche alors à se faire connaître, prend part à ce concours tout comme Bartholdi, Carrier-Belleuse, Boucher et Falguière.

Un groupe jugé trop révolutionnaire :

Comme la plupart des autres projets (une centaine), son groupe est composé d’une figure allégorique et d’un guerrier. Mais, au lieu de se définir par les costumes ou les symboles dont les figures étaient accompagnées, l’œuvre repose sur le contraste entre le rythme brisé du corps du guerrier, représenté mourant, et le dynamisme de la figure féminine. Celle-ci jaillit hors de la composition, ses deux bras aux poings serrés largement écartés et la bouche grande ouverte comme le Génie de la Patrie de Rude à l’Arc de triomphe ; mais son aile cassée qui retombe lui donne un caractère plus humain en la faisant apparaître comme vulnérable. Quant au guerrier mourant, il offre une transposition directe du Christ de la Pietà de Michel-Ange aujourd’hui au

Museo dell’Opera del Duomo, à Florence. Jugé trop révolutionnaire, ce groupe vibrant de violence fut écarté dès la première étape du concours, le 29 novembre 1879, le jury ayant donné la préférence à des œuvres plus réalistes qui, tout en ayant recours au langage de l’allégorie, donnaient du siège une vision plus historique. Mettant en scène un combattant résolu au pied d’une fière image de la Ville de Paris, tandis qu’à l’arrière une fillette engourdie par le froid rappelle la rigueur de l’hiver 1870-1871, le monument dû à Ernest Barrias fut inauguré le 12 août 1883.

En honorant la défense de Paris, les républicains manifestent leur volonté de réintégrer la capitale dans la communauté nationale. Par-là même ils souhaitent en finir avec les divisions nées de la Commune, laquelle sans être pardonnée se voit d’une certaine façon oubliée. En même temps cette initiative leur permet de rappeler la politique de défense nationale qu’ils ont menée durant les premiers mois du régime, bien différente de celle de l’Ordre moral menée par Thiers après 1871. Le besoin d’inscription du nouveau régime touche donc aussi à l’ordre symbolique : la IIIe République se caractérise à partir des années 1880 par une « statuomanie » impressionnante, à l’origine de nombreuses commandes.

 

 

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