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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Au début du XXème siècle, La Crémaillère ne portait pas encore ce nom, elle fut dans un premier temps une librairie puis une crèmerie, avant de devenir le lieu mythique de la place du Tertre en 1926.
Le lieu a conservé les poutres, les boiseries. Charles et Antoine Marino, les premiers propriétaires, ont su transformer ce lieu en un lieu incontournable.
Ce lieu magique tant côtoyé par des portraitistes, artistes, danseurs, musiciens, chanteurs comme Michel Polnareff qui a fait ses débuts sur la scène de La Crémaillère.
Nous pouvons mêmes rencontrer des joueurs d’échec dans notre jardin à côté d’un couple d’amoureux, entouré de la Fontaine Wallace, de ses réverbères, des marronniers.
Depuis 1987, Henri Boulard, ancien Chef de La Crémaillère 1900, a reprit les rênes de la maison.
Quelques photographies de ce restaurant mythique en novembre 2024
Vue sur le hall de la gare de Lyon depuisLe Train bleu.
Les salles du restaurant, le salon doré ou petit salon, la grande salle, les salons tunisien et algérien, les passages et leur décor sont classées aux monuments historiques. L'intérieur est digne d'un musée des années 1900, chargé de sculptures, dorures, moulures, lustres, mobiliers d'apparat, fauteuils club et de 41 vastes peintures décoratives sur les murs et plafonds représentant les grandes étapes parcourues par la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) et des événements de 1900, peints par certains des peintres les plus en vogue à l'époque : Charles Bertier, Eugène Burnand, Antoine Calbet, Ulpiano Checa y Sanz, Eugène Dauphin, Guillaume Dubufe, François Flameng, Henri Gervex, Gaston de La Touche, Max Leenhardt, Albert Maignan, Frédéric Montenard, Jean-Baptiste Olive, Albert Rigolot, Édouard Rosset-Granger, Paul Saïn, Gaston Casimir Saint-Pierre ... Les immenses salles à manger ont toujours leurs caractéristiques d'origine, planchers polis, boiseries, banquettes en cuir, meubles de service en acajou, stuc doré luxuriant, nombreuses sculptures et peintures murales et sur les plafonds représentant des scènes de France. La trentaine de peintres qui ont œuvré comptaient parmi les meilleurs de leur temps, de sorte que l'on trouve ici une sélection caractéristique de la peinture française 1900. Au-dessus de l'escalier menant aux voies, on trouve une peinture murale de René Billotte (1846-1915) : il montre des motifs parisiens, à savoir le pont Alexandre-III et le palais de l'exposition universelle de 1900.
Les trois peintures du plafond de la grande salle sont dédiées aux trois plus grandes villes de France : Paris est une œuvre de François Flameng (1856-1923), qui créa aussi des fresques à la Sorbonne et à l'Opéra-Comique. Les deux autres sont signés par Guillaume Debufe (Lyon) et Gaston Casimir Saint-Pierre (Marseille). La peinture murale principale de la grande salle représente le théâtre d'Orange par Albert Maignan (1845-1908), on y découvre les portraits du président du PLM, Stéphane-Adolphe Dervillé, et du directeur général Gustave Noblemaire, ainsi que ceux des célèbres actrices d'alors Sarah Bernhardt et Réjane, du chanteur Jean Bartet et de l'écrivain Edmond Rostand. Les peintures
représentant Villefranche et Monaco sont de Frédéric Montenard (1849-1926), le fondateur de la Société nationale des Beaux-Arts.
Au premier étage de la gare de Lyon à Paris, les fenêtres du Train Bleu donnant sur le parvis.
Dans la salle dorée, on trouve le tableau représentant Nice, la Guerre des Fleurs, d'Henri Gervex (1852-1929), un ami d'Auguste Renoir. Le peintre Jean-Baptiste Olive (1848-1936) a peint deux tableaux, Saint-Honorat et le Vieux-Port de Marseille. Olive, né à Marseille, avait une grande réputation en tant que peintre de marine. Une peinture d'Eugène Burnand (1850-1921) montre le massif du Mont-Blanc (Burnand est le créateur d'un célèbre panorama sur les Alpes bernoises qui voyagea pour une exposition itinérante à Anvers, Chicago, Genève et Paris).
Le restaurant de 250 couverts du chef Samir Balia et son équipe de plus de 50 collaborateurs servent une cuisine gastronomique française traditionnelle et raffinée avec en vedette : saucissonpistaché en brioche, côte de veau fermier rôtie « Foyot », vacherin glacé « Train bleu », Baba au rhum royal ambré « Saint James », steak tartare, foie gras, saumon fumé « maison », escargots de Bourgogne et prestigieuse carte de vins.
Depuis le , la Maison Rostang a cosigné une nouvelle carte gastronomique, dans la tradition du buffet de la gare. Le chef doublement étoilé Michel Rostang souhaite proposer une cuisine influencée par les produits de saison et régionaux emblématiques de la ligne historique Paris-Lyon-Méditerranée (PLM).
Quelques images du bouillon de Paris Montaparnasse
Historique du Bouillon Chartier Montparnasse :
Créé en 1858, le restaurant est racheté en 1903 par les frères Chartier, qui avaient déjà ouvert le Bouillon Chartier du Faubourg Montmartre (IXe) en 1896. ... Vendu en 1924, le Bouillon Chartier Montparnasse changera plusieurs fois de noms et de propriétaires, jusqu'au groupe Gérard Joulie, en 2003.
Du bouillon Chartier au bouillon Julien :
Le succès de l’enseigne est tel que le groupe Joulie, propriétaire d’une dizaine de brasseries parisiennes et aussi de l’historique Bouillon Chartier, ouvre en 1903 une seconde adresse au 59 boulevard de Montparnasse dans le 6ème arrondissement. Ce nouveau restaurant Chartier Montparnasse est doté de 180 places assises dans une grande salle avec des revêtements en céramique de Louis Trézel, ce qui lui vaudra son inscription aux Monuments historiques en 1984.
D’autre part, Le Bouillon Racine, 3 rue Racine dans le 6ème arrondissement, n’a lui de bouillon que le nom, puisque les prix ont petit à petit flambé (plats de 17 € à 27,50 €, dessert de 7,50 € à 9,50 €).
Quant au bouillon Pigalle, 22 Boulevard de Clichy dans le 18ème arrondissement, c’est pour nous le meilleur des bouillons, avec son incontournable bourguignon coquillettes !
Enfin, Le Bouillon Julien, 16 Rue du Faubourg Saint-Denis dans le 10ème arrondissement, a rouvert à la rentrée 2018 après de longs travaux, et vous permet de tenter votre chance pour être installé à la table 24, où la chanteuse Édith Piaf s’asseyait toujours pour attendre le boxeur Marcel Cerdan…
Aloha fait son maximum pour vous proposer des adresses typiques qui feront de vous un vrai parisien… Au moins pour quelques jours !
Une visite hors du service des repas à ce restaurant situé boulevard du Montparnasse.
Les vitraux du restaurant
Les vitraux du restaurant
La terrasse du restaurantt côté boulevard du Montparnasse
La façade du restaurant Le Dôme boulevard du Montparnasse
Les faces extérieures des vitraux
L'établissement Le Café du Dôme a été fondé en 1898 par l'Auvergnat Paul Chambon.
Dès le début des année 1900, le Café du Dôme a été reconnu comme lieu de rassemblement intellectuel.
Connu comme le « café anglo-américain », c’est le premier café à Montparnasse.
« Source et diffuseur de ragots, il a fourni des échanges de messages et un marché informel de destinées artistiques et littéraires. » Fréquenté par les peintres, sculpteurs, écrivains, poètes, mannequins, amateurs d’art et marchands célèbres ou qui allaient bientôt le devenir, Le Dôme est devenu un point focal pour les artistes résidant sur la rive gauche de Paris. Il a fini par devenir le lieu de rassemblement de la colonie littéraire américaine. Avant la Première guerre mondiale, Le Dôme est le café le plus chic de Montparnasse ; La Rotonde est moins en vue.
À l’époque, un artiste pauvre pouvait s’offrir une saucisse de Toulouse et une assiette de purée pour l’équivalent d’un euro. Aujourd’hui, c’est un restaurant à poissons haut de gamme, auquel le Guide Michelin a donné dans le passé, une étoile, avec un confortable décor à l’ancienne. En 2017, le restaurant reçoit une « Assiette Michelin : une cuisine de qualité ». La critique gastronomique Patricia Wells a dit : « Je ne pouvais diner au Dôme qu’une fois par semaine, me régalant de plateaux d’huitres iodées et de leur incomparables sole meunière. »
Le Dôme est la propriété de Maxime Bras, dont le père l'a acheté en 1970. En 2015, le chiffre d'affaires s’élevait à 5 millions d'euros, avec une perte de 429 000 euros du fait de la baisse de la fréquentation, en partie liée aux attentats des 7 janvier et 13 novembre. En novembre 2016, l'établissement est mis en redressement judiciaire. Aucune fermeture n'est toutefois prévue.
Un petit article sur ce café-restaurant de Paris, le plus ancien de la capitale.
Le bicorne de Napoléon
Un emplacement célèbre : Le Procope est placé au 13, rue de l'Ancienne Comédie simple
sentier suivant les remparts extérieur de la ville sous Philippe Auguste, il devint au début du XVIème siècle le chemin conduisant à la rivière de Seyne et au Pré aux Clercs, lieu de nombreux duels. (la rue au Pré aux clercs existe toujours)
Ce n'est qu'en 1560 que ce chemin fut transformé en rue et celle-ci fut alors appelé rue des
Fossés Saint-Germain et en 1689 rue de la Comédie, en l'honneur de transfert de la Comédie Française, installé au N°14, à l'emplacement du Jeu de Paume de l'Etoile.
Elle tient son nom actuel en l'honneur du Théâtre des Comédiens Français, après leur départ pour les Tuileries en 1834.
Lorsque la troupe des comédiens de Molière fut chassés, le 20 juin 1687 du théâtre Guénégaud (jeu de Paume de la Bouteille), il ne lui fut accordé que six mois pour aller ailleurs. Partout, les paroisses se dressèrent contre eux, et après bien des difficultés, les comédiens s'installèrent au 14, rue des Fossés Saint-Germain.
Ce théâtre, dont la façade subsiste encore, est un bâtiment d'apparence modeste, sans autre ornement qu'une minerve sculptée par Le Hongre sur son fronton. Pour la première fois en France, une salle en hémicycle, à la mode des salles italiennes, était utilisée. Elle pouvait contenir environ 1500 spectateurs.
La troupe inaugura les lieux en 1689 avecPhèdre et le Médecin malgré lui.(image jointe)
L'emplacement de l'enceinte Philippe-Auguste et la rue de l'Ancienne Comédie Cliquez sur les cartes
Voir aussi article sur l'enceinte Philippe-Auguste en lien plus bas, en fin d'article
L'escalier du café-restaurant Le Procope
Francesco Procopio Dei Coltelli :
Selon un extrait de la chambre des comptes de Paris daté de 1684, Francesco Procopio Dei Coltelli est né en 1650 à Palerme. Lorsqu'il arrive à Paris il n'a que vingt-deux ans et pour tout bagage la clairvoyance, son courage et un goût littéraire.
Dès son arrivée; il trouve un emploi à la foire Saint-Germain chez Pascal où il aide à servir le café. Mais après le départ de celui-ci pour Londres, Francesco Procopio se retrouve seul et sans travail. Seul, il ne le reste pas longtemps car en 1675, il épouse Marguerite Crouin en l'église Saint-Sulpice. Grâce à cet acte, nous avons qu'il était fils d'Onofio Coltelli et de Domenica Semarqua.
Naissance du Procope :
Début des travaux du Procope en 1686 : L'origine italienne de Procopio va influencer son
choix du décor. Voulant créer un cadre élégant et luxueux, Francesco Procopio abat les
cloisons et réunit les trois immeubles existants afin de créer de vastes salles qu'il décore de dalles de carreaux noirs et blancs.Les murs sont ornés de tapisseries, de miroirs et de glaces, objets rares à l'époque et qui sont réservés aux demeures nobles. Il éclaire les plafonds de lustres à pampilles de cristal pour refléter la lumière des chandelles. Des tables de marbre aux pieds galbés décorent les salles.
Le raffinement de l'endroit en fait rapidement le rendez-vous des honnêtes gens et des gourmets. Car à ses talents de maître distillateur, Procopio joint ceux de préparateur de liqueur et de douceurs multiples.Il possède aussi une large gamme de vins capiteux : ces vins du Rhône qui laissent filtrer le soleil au travers de leur robe. Il prépare lui-même de savants mélanges tels "la rosée du soleil" ou rossoly à base de fenouil, anis, coriandre, aneth et carvi pilés et macérés dans de l'eau de vie, ou le "populo", qui allie les parfums du clou de girofle, du musc, de l'ambre, du poivre blond, de l'anis et de la coriandre. Ses sorbets à base d'ambre et de musc ou du safran, ses fruits confits, ses eaux de gelée, et ce que l'on ne connaissait pas encore, ses glaces aux fruits et aux pétales de fleurs, donnent très vite à ce somptueux café-glacier la réputation d'une grande habileté dans l'art d’accommoder les épices.
C'est alors qu'une coïncidence heureuse amène les comédiens du Roi à s'installer en face du Procope.
Fontaine à absinthe du café Le Procope
En 1689, Francesco Procopio à 39 ans. La France est devenu sa patrie. Il apprécie tant l'esprit et la culture française qu'il a demandé et obtenu quatre ans auparavant la nationalité française. Son nom est francisé et il s'appelle François Procope Couteau.
Père de 8 enfants, la chance lui sourit. Une clientèle choisie se retrouve au Procope pour y échanger les nouvelles et les idées.
Un des fils de François, Alexandre, marié à Julie Parmentier en 1717, reprend le Procope dans la tradition paternelle en tant que lieu d'échange des idées nouvelles.
Diderot, d'Alembert, Piron, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire en sont les fidèles habitués.
Voltaire 1694-1778 par Quentin de la Tour
Montesquieu écrira dans une de ses Lettres Persannes "Le café est très en usage à Paris. Il y a une (maison) où l'on apprête le café de telle manière qu'il donne de l'esprit à ceux qui en prennent".
En 1724, Alexandre Procope Couteau se remarie avec Philippine Soulet qui lui donne un second fils. A la mrt d'Alexandre, en 1753, le café Procope est devenu la plaque tournante, le foyer des idées parisiennes.
Le Procope, après avoir été vendu successivement au Sieur Dubuisson, qui a rédigé le premier précis sur la distillation, puis au Sieur Cusin, avant d'être acheté par Zoppi, un italien, comme le fondateur du café.
Cela explique le nom placé sur le restaurant côté Cour du Commerce-Saint-André et le médaillon côté rue de l'Ancienne Comédie.
"CAFE PROCOPE Fondé en 1686
Durant la révolution, Il devint le café Zoppi et fut
le théâtre d'évènements historiques
Marat y venait en voisin et le club des Cordeliers s'y réunissait
Les mots d'ordre de l'attaque des Tuileries des 20 juin et 16 août 1792
partirent du Procope
Hebert y fracassa le marbre du bureau de Voltaire dans une harangue enflammée
et le bonnet phrygien y fut porté pour la première fois".
Café Procope tenu par Zoppi, côté Cour du Commerce-Saint-André
Le Café :
Le café
L'origine du café :
Mais un évènement va susciter la curiosité populaire et être à l'origine du succès du café.
En 1669, Mohamed IV, sultan Ottoman, envoya son ambassadeur auprès de la cour de Louis
XIV. Soliman Aga Mustapha Raca débarqua à Toulon et traversa la France jusqu'à Paris, suscitant par ses mœurs et la magnificence qui l'entourait, la curiosité des Parisiens. L'Orient venait à la rencontre du Roi Soleil avec, dans ses somptueuses malles, les fèves du précieux nectar.
La traduction des Mille et une nuits par Antoine Galland entre 1704 et 1711 et les Lettres
Persanes de Montesquieu publiées en 1721 se font notamment l'écho de cette arrivée. Molière lui-même se moque des "turqueries" dans son Bourgeois Gentilhomme, avec "son turban et Grand Mamamouchi".
A Paris, entouré d'un luxe oriental, paré de costumes richement brodés de pierres précieuses, Mustapha tient salon et reçoit. Bientôt, les plus jolies femmes de la cour se pressent chez lui pour déguster le breuvage exotique. Mais le roi pris ombrage de cette magnificence et après la cérémonie des lettres de créances, s'abstint de revoir l'Ambassadeur à Versailles.
Reparti dans son pays mystérieux, Mustapha laisse derrière lui beaucoup de modes dont celle du café. Le Bourgeois Gentilhomme
En 1671, plusieurs boutiques vendant du café s'installèrent à Pars et les marchands ambulants commençaient à crier "caffé, caffé". c'est grâce aux foires, hauts lieux de communication et d'échanges dans cette société du XVIIème siècle, que l'usage du café va se répandre.
Aussi, lorsqu'en février 1672, la foire Saint Germain s'ouvre à Paris, un arménien nommé Pascal a l'idée de créer une maison café. On pouvait y consommer une tasse pour deux sous six deniers dans une ambiance turque, assis sur les coussins et les tapis.
Marchand de café Mais, à la fermeture de la foire, à Pâques, Pascal doit plier sa boutique. il ouvre alors un établissement sur le quai de l'Horloge, aujourd'hui à l'emplacement de la Samaritaire, où des cofees houses ouvertes dès 1652 avaient déjà conquis la faveur du public. Mais dans ce nouveau lieu, il a oublié ce qui a fait le succès de son échoppe sur la foire : le décor et l'ambiance. Son débit de café aux airs de taverne française ne séduit personne, Pascal avait été un précurseur malchanceux à Paris mais qui réussira à Londres.
Malgré tout, il avait donné le virus du café à un jeune italien.
Sources : Le Procope "Si Procope m'était conté ou 3 siècles d'histoire" Edition 2009
Berceau du journalisme, il n'est pas étonnant que le Procope apparaisse tout au long du XVIIème et du XVIIième siècle comme un réel carrefour de la communication.
"Seul l'esprit tenait lieu de carton d'invitation" dit Voltaire, et pourvu que l'on eut quelques idées éclairées, on faisait bonne figure chez François Procope.
C’est également du Café Procope que serait partie l’idée de créer une Encyclopédie suite à
une conversation entre Diderot et d’Alembert.
Le Procope sous la Révolution française :
Le club des Cordeliers se réunit au Café Procope, avec Danton et Marat comme figures
principales. Il en fait alors rapidement un foyer révolutionnaire. Robespierre, dont un portrait figure en vitrine, et les Jacobins, le club le plus actif de la Révolution française, y ont également leurs habitudes. Sur un des murs, on trouve une citation de Camille Desmoulins (portrait ci-dessous) : « Ce café n’est
point orné comme les autres de glaces, de dorures et de bustes, mais il est paré du souvenir de Grands Hommes qui l’ont fréquenté et dont les ouvrages en couvriraient les murs Danton portrait s’ils y étaient rangés. »
Le bonnet phrygien, coiffure des affranchis durant l’Antiquité, y est exhibé pour la première
fois, et le mot d’ordre pour l'attaque du palais des Tuileries, le 10 août 1792, en partit. La table que Voltaire utilisait sert d'autel votif lors du passage de ses cendres, en 1794, puis pour les cercueils de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau et de Jean-Paul Marat en route pour le Panthéon.
Depuis 1830, je suis sur les murs et eux seuls. Imprimé à la main, dans la grande tradition avec des planches de bois, une pour chaque couleurs.
J'arbore fièrement les couleurs de la République, et sa première devise "Liberté, Égalité".
Ce n'est qu'après ma création que l'on y ajoutera "Fraternité"
Le Procope au XIXe siècle :
De 1821 à 1839, c'est Jean-Baptiste-Godefroy-Modeste Heu (1786-1848), ayant épousé en 1814 la fille de François-Georges Delaunay, créateur du Café Anglais, en 1802) qui prend la succession du
célèbre Zoppi à la tête du Procope. C'est Heu qui redonne au café de Zoppi son enseigne de Café Procope, qui redevient un café littéraire avec, pour clients, les
romantiques Musset, George Sand, Théophile Gautier, Roger de Beauvoir qui écrit, en 1835,Le Café Procope, les comédiens Frédérick Lemaître, Marie Dorval et Mademoiselle George, etc.
"Au Procope, vous dégustez des glaces, vous grignotez brioches, petits fours, marrons glacés, nougats, angéliques, Heu est un limonadier de grand talent"
George Sand
disent les critiques. Le 13 décembre, c'est au Procope qu'a lieu la première assemblée du Stade Français. En 1890, un local constitué d’une boutique et d’une vaste arrière-salle est mis à disposition par une « femme de bien » au 13, rue de l’Ancienne-Comédie. « Très vite, les jeunes garçons sans ouvrage et sans ressources y affluent et se voient proposer de menus travaux (triage de graines, confection d’étiquettes…) dans ce qui devient la « Maison de travail » du Patronage. Ils reçoivent en échange de la nourriture, le logement et une gratification pour les plus.
Le Procope a été choisi pour la cérémonie de remise des Prix de l'Humour noir depuis 1954, et du prix Jean-Zay, depuis 2005.
Pour rendre hommage aux philosophes du siécle des Lumières, le groupe Frères Blanc a lancé en 2011, le prix Procope des Lumières, destiné à récompenser l’auteur d’un essai politique, philosophique ou sociétal, écrit en langue française et paru en librairie pendant l’année en cours. L’ouvrage primé doit mettre en avant une réflexion nouvelle, voire polémique, sur notre temps, dans la tradition de l’esprit critique, des libertés et de l’humanisme du XVIIIe siècle. Le lauréat reçoit en dotation un chèque d’un montant de 2 000 €, une table au restaurant Le Procope, valorisée à 2 400 € sur 12 mois, ainsi qu'une bouteille de champagne millésimé d'une cuvée prestigieuse. Présidé par Jacques Attali , le jury est composé d’André Bercoff, Malek Chebel, François de Closets, Roger-Paul Droit, Caroline Fourest, Alexandre Lacroix, Aude Lancelin et Olivier Poivre-d'Arvor.
Le premier prix Procope des Lumières récompense, en 2012, Ruwen Ogien et son essai L’Influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine (Editions Grasset) voir image. La deuxième édition a récompensé, le 16 janvier 2013, Clément Rosset pour son essai L’Invisible (Edition de Minuit). En 2014, Gérald Bronner a reçu le prix Procope des Lumières pour son essai La Démocratie des crédules (PUF).
Depuis 2017, le café-restaurant entre dans le groupe Bertrand :
Lien site Les Frères Blanc, propriétaires depuis 1987 puis : Frères Blanc
Le groupe Bertrand Restauration reprend plusieurs restaurants du groupe Frères Blanc qui possède entre autre Le Procope.
En avril 2017, le Groupe Bertrand annonce l'acquisition du Groupe Flo qui possède 270 restaurants notamment la chaîne Hippotamus et qui possède un chiffre d'affaires de 246,8 millions d’euros. Le Groupe Flo est alors en difficulté avec un chiffre d'affaires en diminution et un déficit de 65 millions en 2016. Le groupe Bertrand annonce en parallèle vouloir vendre la chaîne Tablapizza appartenant à Groupe Flo au groupe Le Duff, propriétaire notamment de Pizza Del Arte.