:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Un nouvel article de la Vallée-aux-Loups en septembre 2021
L'arboretum de la Vallée-aux-Loups et ses arbres remarquables
Premier petit havre de verdure en arrivant de la gare de Robinson, l'Ile verte :
L'arboretum de la Vallée-aux-Loups :
Le château de l'arboretum
Le plan de l'arboretum
L'arboretum de la Vallée-aux-Loups :
L'arboretum présente une riche collection botanique. Il est planté dans un parc paysager, orné d'une pièce d'eau avec île, de ponts suspendus et de différents kiosques, fabriques et fontaines.
Les jardins à thèmes sont aménagés de part et d'autre de l'arboretum : jardin anglais, jardin de l'automne flamboyant, jardin des convolvulacées (collection nationale), jardin des aulnes, jardin des floraisons, jardin des Hydrangea, jardin des fruits, jardin des châtaigniers, place des grands arbres, jardin des écorces et des feuillaisons, jardin temporel et jardin de l'architecture végétal.
Dans l'ancienne demeure à colombages, le conseil général des Hauts-de-Seine a créé un centre de documentation appelé Maison de l'arbre et des jardins.
Le parc fut créé à la fin du XVIIIe siècle par le chevalier de Bignon. Par la suite, Charles-Louis Cadet de Gassicourt, pharmacien de Napoléon, agrémente son jardin de végétaux rares. En 1890, le pépiniériste Gustave Croux achète le site et l'enrichit de nouvelles espèces botaniques afin d'en faire la vitrine de sa pépinière.
A partir de 1986, le conseil général des Hauts-de-Seine reprend l'arboretum et crée des jardins à thèmes liés à l'histoire ou à la topographie du site.
L'arboretum est classé à l'inventaire des sites pittoresques. Il présente une collection de plus de 500 espèces d'arbres et d'arbustes.
Autour de l'arboretum, le promeneur peut également découvrir le parc boisé et le parc de la maison de Chateaubriand.
Adresse : 102 Rue de Chateaubriand, 92290 Châtenay-Malabry
Horaires : Ouvert ⋅ Ferme à 19:00
Téléphone : 01 49 73 20 63
Le parc de la maison de chateaubriand - La Vallée aux-Loups :
L'entrée du parc Chateaubriand
L'entrée de la maison
L'intérieur du musée.
La Tour Velleda
En 1807, de retour de Jérusalem, François-René de Chateaubriand se vit contraint de s'éloigner de Paris à la suite d'un article dans lequel il fustigeait la tyrannie exercée par l'empereur Napoléon Ier, dont on sait qu'il ne partageait pas les idées et auquel il ne pardonnait pas d'avoir fait fusiller le jeune duc d'Enghien. L'écrivain aspirait à travailler dans le calme et acheta la propriété de la Vallée-aux-Loups, dans le coteau boisé du val d'Aulnay, à la croisée des Deux-Forêts reliant les bois de Verrières à la forêt de Meudon.
De l'histoire de cette maison avant l'arrivée de Chateaubriand, nous connaissons peu de choses, sinon
qu'elle avait appartenu à un certain André-Arnoult Aclocque, brasseur parisien et membre de la garde nationale qui avait sauvé la vie du roi Louis XVI en le coiffant du bonnet rouge. Espérant recevoir, à titre de remerciement, la visite du souverain, il avait fait construire dans son parc la tour Velléda, dans laquelle Chateaubriand installera sa bibliothèque et se retirera pour écrire.
En achetant La Vallée-aux-Loups, l'écrivain accomplissait un rêve ancien. Déjà en Angleterre, où la Révolution l'avait chassé, il aspirait à cette paix de l'âme, loin de toute société : " Je pourrais encore être heureux à peu de frais. Il ne s'agirait que de trouver quelqu'un qui voulût me prendre à la campagne. Là, je pourrais écrire, herboriser, me promener tout à mon aise...pourvu qu'on me laissât tranquille et livré à mon humeur sauvage."
Cette communion avec la nature, Chateaubriand l'avait éprouvée dès son enfance dans l'austère château familial de Combourg, entouré de bois et de landes qu'il se plaisait à parcourir seul : " C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis." La Vallée-aux-Loups avait tout pour lui plaire : " J'étais dans des enchantements sans fin ; sans être Mme de Sévigné, j'allais muni d'une paire de sabots, planter mes arbres dans la boue, passer et repasser dans les mêmes allées, voir et revoir tous les petits coins, me cacher partout où il y avait une broussaille, me représentant ce que serait mon parc dans l'avenir, car
alors l'avenir ne manquait point. (...) Je fis quelques additions à ma chaumière ; j'embellis sa muraille de briques d'un portique soutenu par deux colonnes de marbre noir et deux cariatides de femmes de marbre blanc : je me souvenais d'avoir passé à Athènes. Mon projet était d'ajouter une tour au bout de mon pavillon ; en attendant, je simulai des créneaux sur le mur qui me séparait du chemin : je précédais ainsi la manie du Moyen-Age, qui nous hébète à présent. La Vallée-aux-Loups, de toutes les choses qui me sont échappées, est la seule que je regrette ; il est écrit que rien ne me restera." ( Mémoires d'Outre-Tombe )
Dans ce lieu devait naître plusieurs de ses oeuvres dont L'itinéraire de Paris à Jérusalem, qui relatait, en l'embellissant, son voyage en Terre-Sainte, Les Martyrs, et principalement ses Mémoires qui sont avec La Comédie Humaine de Balzac et La Recherche du Temps Perdu de Proust, un monument de notre littérature. Et que racontent-elles : la fuite du temps, la mort, l'isolement, l'écroulement d'un empire, le déclin de l'amour et comme l'écrit superbement Julien Gracq dans la préface de l'oeuvre aux éditions Flammarion ( collection Bouquins ) : " Cette voix qui clame à travers les deux mille pages des Mémoires que le Grand Pan est mort, et dont l'Empire Romain finissant n'a pas connu le timbre unique - l'écho ample de palais vide et de planète démeublée - c'est celle des grandes mises au tombeau de l'Histoire. "
Mais en ce 4 octobre 1811, Chateaubriand est heureux chez lui et écrit ceci :
"Il y a quatre ans qu'à mon retour de Terre-Sainte, j'achetai près du hameau d'Aulnay, dans le voisinage de Sceaux et de Châtenay une maison de jardinier, cachée parmi les collines couvertes de bois. Le terrain inégal et sablonneux dépendant de cette maison, n'était qu'un verger sauvage au bout duquel se trouvait une ravine et un taillis de châtaigniers. Cet étroit espace me parut propre à renfermer mes longues espérances. Les arbres que j'y ai plantés prospèrent, ils sont encore si petits que je leur donne de l'ombre quand je me place entre eux et le soleil. Un jour, en me rendant cette ombre, ils protégeront mes vieux ans
comme j'ai protégé leur jeunesse. Je les ai choisis autant que je l'ai pu des divers climats où j'ai erré, ils me rappellent mes voyages et nourrissent au fond de mon cœur d'autres illusions. (... ) Tout chevalier errant que je suis, j'ai les goûts sédentaires d'un moine : depuis que j'habite cette retraite, je ne crois pas avoir mis trois fois les pieds hors de mon enclos. Mes pins, mes sapins, mes mélèzes, mes cèdres tenant jamais ce qu'ils promettent, la Vallée-aux-Loups deviendra une véritable chartreuse. ( ... ) Ce lieu me plaît ; il a remplacé pour moi les champs paternels ; je l'ai payé du produit de mes rêves et de mes veilles ; c'est au grand désert d'Atala que je dois le petit désert d'Aulnay ; et pour me créer ce refuge, je n'ai pas, comme les colons américains, dépouillé l'Indien des Florides. Je me suis attaché à mes arbres ; je leur ai adressé des élégies, des sonnets, des odes. Il n'y a pas un seul d'entre eux que je n'aie soigné de mes propres mains, que je n'aie délivré du ver attaché à sa racine, de la chenille collée à sa feuille ; je les connais tous par leurs noms, comme mes enfants : c'est ma famille, je n'en ai pas d'autre, j'espère mourir au milieu d'elle. "
Malheureusement, l'écrivain n'aura pas ce bonheur. Pour des raisons financières, il se verra dans l'obligation de vendre sa propriété et cela lui sera un déchirement. Mais miraculeusement préservée, elle demeure aujourd'hui un haut lieu où chaque arbre planté par l'auteur des Mémoires fait écho à son monde imaginaire. Alors que les cèdres sont des réminiscences du Liban, les pins des évocations de Jérusalem, les platanes des souvenirs de Grèce, jusqu'aux chênes d'Armorique qui rappellent les racines bretonnes de l'écrivain, les cyprès chauves, les magnolias, les catalpas furent plantés en souvenir de l'aventure américaine. Ainsi s'élabora un parc d'écrivain, œuvre de mémoire, conçue par un homme qui était, tout à la fois, un amoureux des arbres et de la nature, un féru de botanique et un créateur romantique de par sa plume et ses goûts.
Après lui, cette Vallée ne cessa d'attirer les artistes. De nombreux poètes ont célébré sa profonde solitude et la riante disposition de ses collines. De nos jours, on visite la maison et le parc et chacun peut à loisir se promener, s'attarder, rêver devant le cornouiller panaché, le cerisier pleureur, les glycines géantes, le cèdre de l'Atlas, le feuillage éblouissant du Sophora, l'if d'Irlande, le tulipier de Virginie, les roseaux de Chine, le cyprès chauve de Louisiane, le chêne écarlate et le hêtre de Serbie. La Vallée-aux-Loups demeure, au-delà du temps, un lieu d'évasion, où le passé et le présent se rejoignent sans heurt dans la permanence de la beauté et le puissant éclat du souvenir.
Sources Le blog de : Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
L'Ile Verte :
L'Île Verte, ancienne villa Barbier, est une propriété située au 34, rue Eugène-Sinet à Châtenay-Malabry dans le Val d'Aulnay à proximité de la Vallée -aux-Loups.
Ce fut, au XIXe siècle, la demeure de Jules Barbier (1) , librettiste de Charles Gounod (2), puis au XXe siècle de l'écrivain Marcel Arland (3) et du peintre Jean Fautrier (4). La propriété tire son nom d'une toile de ce dernier.
La propriété, d’une superficie de 113 ares, est achetée en par le conseil général des Hauts-de-Seine.
(1) Lien site Wikipédia Jules Barbier : Jules Barbier
(3) Lien site Wikipédia : Marcel Arland : Marcel Arland
(4) Lien site Wikipédia : Jean Fautrier : Jean Fautrier
Historique :
En 1852, une propriété de 74 ares est acquise par Jules Barbier (1825-1901), voir photographie çi contre librettiste de Charles Gounod, au lieu-dit la Côte rôtie, appellation liée à l'ensoleillement dont bénéficie ce coteau du Val d'Aulnay.
Vers 1902, Mme Printemps possède « les autres lots du potager de Girardin qui avait mis en vente ces dits lots, mais aucun acte ne précise comment deux de ceux-ci ont été ajoutés à la propriété après 1907, représentant 2 431 mètres carrés ». La famille Barbier reste propriétaire de la maison jusqu’en 1954, date à laquelle le petit-fils de Jules Barbier, l'architecte Jacques Laffillée la vend à l'éditeur d'art André Draeger.
Marcel Arland, écrivain, académicien et codirecteur de la Nouvelle Revue
française, (voir photographie jointe à droite) y résida de 1933 à 1936.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la villa Barbier, abandonnée, sert de cache d’armes aux résistants. Jean Fautrier (1898-1964) loue la propriété à partir de 1945, une année après son refuge dans la clinique psychiatrique du docteur Henri le Savoureux(1881-1961), installée dans la propriété voisine de la Vallée-aux-Loups, ancienne propriété de François-René de' Chateaubriand alors qu’il est recherché par la Gestapo pour fait de résistance. Il conçoit la série des Otages à son arrivée à Châtenay. L’Île Verte est aussi le nom d’une œuvre exécutée chez lui par l’artiste en 1958. « Interpréter valablement la nature », écrit Fautrier en 1932. En échange d’un loyer modeste, il occupe la maison et le jardin pendant 19 ans. Fautrier meurt dans cette maison le , jour où il devait épouser Jacqueline Cousin, la compagne qui partageait sa vie à la villa Barbier depuis deux ans. En hommage au peintre, le propriétaire rebaptisa la propriété l'Île Verte, en souvenir de l'œuvre inspirée par le lieu.
Une série de photographies de l'Arc de Triomphe emballé signé Christo et Jeanne-Claude le 4 octobre 2021, avant le démontage par les cordistes, ce jour.
L'habillage de l'Arc de Triomphe par Christo.
L’artiste rêvait de voir son œuvre, mais il est décédé le 31 mai 2020
Quelques chiffres :
25.000 m2 de polypropylène gris bleu,
3.000 mètres de cordes en polypropylène rouge,
95 cordistes,
312 tonnes de structure en acier,
budget de 14 M€,
800.000 visiteurs au moins,
Un projet lancé en 1961.
La cérémonie de ravivage de la Flamme du soldat inconnu maintenue durant les travaux et la durée d'exposition de l'arc emballé.
Durant toute la durée du projet, la cérémonie quotidienne de ravivage de la Flamme du soldat inconnu est maintenue. "Ça a été un des défis de cette mise en place", explique Bruno Cordeau. Tous les jours, même pendant la mise en place, les travaux se sont arrêtés pour respecter "la solennité du moment".
Présentation générale des deux artistes signataires :
L’Arc de Triomphe, Wrapped, Paris, 1961-2021 de Christo et Jeanne-Claude, sera visible du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021. Selon le vœu de Christo, il est réalisé par son équipe, en partenariat avec le Centre des monuments nationaux (CMN), et avec le soutien du Centre Pompidou et de la Ville de Paris. L’Arc de Triomphe est empaqueté dans 25.000m² de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et ceinturé avec 3.000m de corde recyclable en polypropylène rouge. Le projet est entièrement autofinancé grâce à la vente d’œuvres originales de Christo : collages et dessins préparatoires, maquettes, œuvres des années cinquante-soixante et lithographies. Comme tous les projets de Christo et Jeanne-Claude, il ne bénéficie d’aucun autre financement public ou privé. Afin de permettre aux visiteurs de profiter en toute sécurité et en toute proxi- mité de L’Arc de Triomphe, Wrapped, Paris, 1961-2021, la place de l’Etoile sera réservée aux piétons durant les trois week-ends de sa présentation au public. Cette piétonisation exceptionnelle de la place Charles-de-Gaulle est organisée en coordination avec la Ville de Paris et la Préfecture de Police afin de garantir la sécurité de la manifestation et l’attractivité du site pendant les week-ends. Pendant toute la durée du projet, y compris les périodes de montage (jusqu’au 17 septembre 2021) et de démontage (du 4 octobre au 10 novembre 2021) de L’Arc de Triomphe, Wrapped, Paris, 1961-2021, les espaces intérieurs et la terrasse panoramique du monument, gérés par le CMN, resteront ouverts au public. Afin de préserver l’intégrité du monument, classé au titre des Monuments histo- riques, toutes les opérations menées pour le montage et le démontage de l’Arc de Triomphe empaqueté ont été soumises au contrôle scientifique et technique des services du ministère de la Culture. Enfin, la Flamme de la Nation devant la tombe du Soldat Inconnu, sous l’Arc de Triomphe, continue à brûler, tandis que les cérémonies quotidiennes du ravi- vage de la Flamme et les hommages au Soldat Inconnu sont maintenues dans la solennité requise.
Christo et Jeanne-Claude, est le nom d'artiste sous lequel est identifiée l'œuvre commune de Christo
Vladimiroff Javacheff, né le13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie et décédé le 31 mai 2020 (à 84 ans) à New-York, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née (le même jour) le13 juin 1935 à Casablanca au Maroc à l'âge 74 ans à New York.
Ce couple d'artistes contemporains s'est rendu célèbre à la fois par le gigantisme de ses réalisations et par leur caractère éphémère.
Sources photographie jointe : Par Peabody Awards — The Gates, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90843894
Les œuvres du pont du Pecq sont de René Letourneur (1898-1990)
Le pont du Pecq, officiellement appelé pont Georges Pompidou, est l’œuvre de l'architecte Hourtier et fut inauguré le 31 décembre 1963. Il était le septième pont construit à cet endroit, depuis 1627.
Il remplaça le pont de pierre construit en 1872, qui ne répondait plus au besoin du traffic routier de 43.000 véhicules par jour, dont un millier de poids lourds.
Les dessous du pont du Pecq
Reflets sous le pont du Pecq
Reflets sous le pont du Pecq
Le pourquoi :
La mairie du Pecq située près du pont du Pecq :
L'ancienne mairie du Pecq
L'hôtel de ville du Pecq :
A la fin du XIXème siècle, il parut nécessaire de construire un bâtiment particulier pour la mairie d'abord installée en 1822, au premier étage de l'ancienne grange aux dîmes (1er étage de la salle Félicien David
aujourd'hui), puis en 1891, au rez-de-chaussée d'une maison louée à l'angle de la rue de Paris et de la rue du Pavé Neuf (rue Estienne d'Orves). A l'époque, la plupart des mairies d'Ile-de-France étaient construites en briques et en pierre et celle du Pecq n'échappera pas à la règle. Inaugurée le 3 novembre 1895 au 13 bis, quai Maurice Berteaux, son architecture est classée dans le style néo-Louis XIII est l’œuvre d'un enfant du
pays, l'architecte saint-germanois Henri Choret, qui en assure également l'agrandissement dès 1900. Le bâtiment est reconnaissable par son entrée majestueuse accostée de pilastres doriques qui évoque une porte de ville. En 1937, la salle du Conseil municipal s'agrandit et se dote de deux grandes fresques : La défense héroïque du Pont du Pecq en 1815 et Le chemin de fer de Paris au Pecq en 1837. Cinq décennie plus tard, pour accompagner l'évolution démographique de la ville, la mairie voit sa physionomie se modifier une nouvelle fois avec une extension réalisée se 1987 à 1989. Une aile appartenant à l'ancienne école accueille les services Emploi et Vie sociale en 2003. Le nouvel accueil est inauguré le 17 juin 2005 par Renaud Dutreuil, alors Ministres de la Fonction Publique et de la Reforme de l'Etat.
Vu sur le parcours de notre matinée, cette tour privée fut construite par un habitant anti-clérical, M. Delaunay, avant que l'église située à côté ne soit terminée. En effet les règles de l'urbanisme de l’époque interdisait la construction de deux édifices élevés proches. Il existe donc une grande tour et à côté une chapelle sans clocher.
La Cité-Jardins de Suresnes :
S'inspirant des expériences anglaises et américaines du début du XXème siècle, Henri Sellier, maire de Suresnes de 1919 à 1941 et administrateur Délégué de l'Office Public des Habitations à Bon Marché du département de la Seine, décide en 1915 la construction d'une cité-jardins.
Sa réalisation est confiée en 1917 a Alexandre Maistrasse qui conçoit un plan où les immeubles collectifs de quatre étages voisinent avec les pavillons individuels.
Mis en place par l'Office Public d'HBM (Habitations à Bon Marché), cet ensemble architectural novateur doit allier l’accueil du plus grand nombre (entre 8.000 et 10.000 habitants), aux atouts d'une ville moderne.
Cette dernière se caractérise par la mixité sociale, la présence d'équipement publics et de commerces de proximité, la verdoyance du cadre de vie.
La première pierre est posée en 1921, sa construction s'achève en 1956. Situés sur un plateau élevé entre le Champs de courses de Saint-Cloud et le Mont-Valérien, elle offre à ses habitants, de l’ouvrier qualifié à l'ingénieur, des pavillons et des appartements confortables d'une grande modernité. Tous les logements comportent "un débarras, un W.C. tout à l'égout, pierre à évier avec paillasse pour fourneau à gaz et petite armoire ventilée pour boîte à ordures, éclairage électrique de toutes les pièces" (1)
Certains ont une salle de douche installée dans la moitié du cabinet d'aisance, une salle de bains et le chauffage central. La cuisine est indépendante ou non.
Au logement salubre est associé l'idée de l'hygiénisme afin de lutter contre les maladies endémiques et contagieuses, fréquentes à cette époque.
L'initiation de la population passe notamment par l'action des infirmières visiteuses et par l'instauration dans les groupes scolaires de visites médicales régulières.
La Cité-jardins se distingue par l'importante de ses équipements publics : deux groupes scolaires abritant école primaires et maternelles. Ces dernières comprenant des classes normales, un solarium, une garderie et toutes les annexes indispensables à une pédagogie moderne pour l'époque et novatrice pour la population concernée : jardin de repos, terrain poule le jardinage, promotion des activités manuelles et sportives...
Où se situent les cités-jardins de Suresnes : sources plan quartier de la ville de Suresnes
Les cités-jardins et le circuit du M.U.S.
Le Théâtre Jean Vilar, Centre de loisirs Albert Thomas, 1938
1, place Stalingrad
Architecte : Maistrasse, structure brique et béton armé
Quelques détails du Théâtre Jean Vilar
Le square Léon Bourgeois :
L’Église Notre-Dame de la Paix :
Quelques photographies de l'intérieur de l'église Notre-Dame de la Paix
Avec ses 8.000 habitants environ, la Cité-jardins de Suresnes continue de perpétuer un certain art de vivre souhaité par ses créateurs et entretenu par ses habitants.
Henri Sellier et son monument face à la mairie de Suresnes (çi-dessous)
L'Ecole de plein air de Suresnes :
Architectes de l'Ecole de plein air : Beaudoin et Lods
Structure : béton armé, acier, verre et aluminium, galet d'Etretat.
L'Ecole de plein air aujourd'hui
L’École de Plein air de Suresnes :
Destinée à l'origine aux enfants pré-tuberculeux et de santé fragile (« chétifs »), l'école s'est ouverte à d'autres handicaps physiques lors de la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1954, elle passe de la tutelle
de Suresnes à celle de l'État. Directrice de l'établissement et adjointe au maire de Suresnes, Robert Pontillon de 1971 à 1979, Simone Lacapère s'y investit particulièrement (adaptation des bâtiments aux handicaps, rampes d'accès, etc.), aidée par son mari, directeur du Centre national d'éducation de plein air (CNEPA) ; forte de son expérience, elle rédige par ailleurs en 1989 un projet de convention sur les droits de l’enfant pour l'ONU.
L'école, qui a accueilli jusqu'à 300 enfants en même temps, ferme ses portes en 1996. Ses locaux sont actuellement utilisés par le CNEFEI (Centre national d'études et de formation pour l'enfance inadaptée), devenu en 2006 l'INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés).
Les bâtiments, inscrits depuis 1965 à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, sont actuellement en mauvais état. L'école est classée Monument historique depuis le . En 1979, des études relevaient déjà des problèmes d'étanchéité, avec des zones de stagnation des eaux de pluie. Au début des années 2000, le coût d'éventuels travaux de mise aux normes et de réhabilitation est estimé à 50 millions d'euros. En 2017-2018, la ville monte un dossier afin que l'école (propriété du ministère de l'Enseignement supérieur) soit prise en charge par la mission de préservation du patrimoine présidée par Stéphane Bern, même si la destruction du site est aussi envisagée afin de construire des logements. En mai 2021, l'Élysée annonce l'implantation à venir sur le site du Musée-mémorial du terrorisme, prévu pour 2027 ; l'INSHEA devrait déménager à Saint-Germain-en-Laye..
Le musée national de l’Éducation de Rouen conserve un reportage photographique qui avait été mené dans l'école de plein air pour le compte du ministère de l'Éducation nationale, afin de montrer les élèves en situation dans leur classe. De nombreuses autres archives sont conservées au M.U.S.
La fontaine Médicis, le 18 septembre 2021, journées européennes du Patrimoine : les travaux de restauration sont terminés
La Fontaine Médicis, vers 1630, Pierre et bronze
Ce nymphée, fontaine publique monumentale, a été commandé par Marie de Médicis elle-même, puis modifié à plusieurs reprises et enfin déplacé, quand le Baron Haussmann ordonna le percement de la rue de Médicis en 1862. La face la plus ancienne a été conçue par Thomas Francine au XVIIème siècle, mais le thème central,"Polyphème surprenant Acis et Galatée", date du XIXème siècle 'A. Ottin).
Une visite commentée de la maison où Victor Schoelcher passa les 4 derniers mois de sa vie.
Quelques images de la visite du 19 septembre 2021
La maison Victor Schoelcher côté jardin
Les panneaux d'exposition dans le jardin
Le concours photographie du C.J.H. 2021 HOUILLES INSOLITE images choisies du jury FB
Le village de Houilles
Quelques cartes postales anciennes de la ville de Houilles Sources Archives de la Mairie
Balade dans le Houilles d'autrefois
Marianne Autain en visite-conférence à la maison Victor Schoelcher
Yvelines : Houilles va ouvrir une maison dédiée à Victor Schoelcher
La ville de Houilles va dédier une Maison au journaliste et homme politique du 19ème siècle, Victor Schoelcher. Le musée devrait ouvrir en 2025 afin de mieux faire connaître les combats de l'auteur engagé, toujours largement d'actualité aujourd'hui.
La Maison Victor Schoelcher ouvrira ses portes à Houilles en 2025 (DR)
Publié le 19 nov. 2022 par Alain Piffaretti
D'ici deux ou trois ans, on devrait pouvoir passer la porte de la Maison Victor Schoelcher. Cette dernière ouvrira dans la ville de Houilles où le journaliste et homme politique a passé les quinze dernières années de sa vie et est décédé en 1893. Cette demeure s'inscrira sur la liste déjà importante des maisons d’artistes et de » personnalités ayant vécu dans les Yvelines. En 2011, la municipalité a pu racheter la maison de Victor Schoelcher dans la perspective d'en faire un lieu public. Mais ce n'est qu'en 2020, avec l'arrivée d'une nouvelle équipe municipale, que le projet de Maison Victor Schoelcher a été relancé.
« Le temps presse car l'édifice inoccupé se dégrade rapidement » assure Julien Chambon, le maire (Renaissance) de la ville. Les élus ont commandé une étude de programmation pour déterminer les possibilités offertes par la maison de maître d'environ 200 m2. Le projet qui intégrera une dimension pédagogique et scientifique, doit être entièrement défini début 2023. « Nous souhaitons valoriser la maison d'un illustre et restituer l'oeuvre d'une vie, notamment son combat contre l’esclavage » poursuit Julien Chambon.
Espaces de médiation et réflexion
Tandis que la maison sera utilisée pour l'espace muséal au rez-de-chaussée, le premier étage pourrait être transformé en logement accueillant un artiste en exil en résidence. A l'extérieur, un ancien garage sera remplacé par un espace de médiation qui permettra l'accueil des enfants et des groupes. D'autres espaces de discussions et de débats sont prévus, notamment pour les comités de quartiers et d'autres instances citoyennes. Enfin, le splendide jardin, lui aussi réhabilité, accueillera des concerts de musique classique.
Partie pédagogique
« La partie pédagogique sera centrale. Nous accueillerons les élèves, leur ferons visiter la partie muséale puis les aiderons à réfléchir sur les questions de citoyenneté et des droits de l'homme », souligne Catherine Dubois Loya, maire adjointe chargée de la culture. L'élue rappelle la multiplicité des combats de Victor Schoelcher tout au long du XIXe siècle, « pour l'abolition de l'esclavage, contre la peine de mort, pour la défense de la laïcité, les droits des femmes, des enfants, l'amélioration de la condition des plus pauvres… ».
Le budget n'est pas encore totalement déterminé, mais il devrait avoisiner deux millions d'euros. Le tour de table financier va démarrer prochainement ; selon le maire, le département, la région, le préfet des Yvelines et le président du Sénat Gérard Larcher se seraient montrés intéressés par l'opération.
Octobre 2023 L'expo. dont vous êtes le héros
La Maison Schoelcher à Houilles, aquarelle du 22 mars 2024
Aquarelle bleue Winston & Newton tendance verte, d'après une carte postale ancienne d'époque
Bonne visite !!
Aquarelles de Victor Schoelcher monocouleurs début 2024
Dessins et aquarelles de caricatures de
Victor Schoelcher
La place Schoelcher à Houilles
La table où fût signé le décret signé par Victor Schoelcher
Voir aussi autres articles du blog sur la maison Victor Schoelcher :
Une balade du métro Père-Lachaise à la Gare de Lyon, le 1er septembre 2021
en passant par la Promenade plantée du XIIème arrondissement.
La coulée verte René-Dumont (1)
Le street art dans le secteur de la Promenade plantée :
Vu le long de la Promenade plantée :
La mairie du XIIème arrondissement.
Street art près de la gare de Lyon
Le Viaduc des Arts est l'ancien viaduc de Bastille, construit au milieu du XIXème siècle, pour soutenir la ligne de chemin de fer Paris/Bastille-Varenne. Inaugurée en 1859, cette ligne est désaffectée un siècle plus tard et remplacée par le RER A.
Il aura fallu de nombreuses années pour que le Viaduc des Arts soit tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Ancien viaduc de Bastille construit au milieu du 19ème siècle, le Viaduc des Arts a été repensé par la Ville de Paris dans les années 80. Le but de cette réhabilitation ? Dédier ces voûtes splendides à l’artisanat d’art. S’en suit une série de rénovations entre 1990 et 2000 menées par la Semaest avec le concours de l’architecte Patrick Berger puis en 2004 où la ville transfère la propriété à la Semaest pour une durée de 18 ans. Depuis, celle-ci se voit chargée d’entretenir le lieu, louer les voûtes à des artisans d’art et d’en assurer la promotion aux côtés de l’association des artisans du Viaduc…
(1) René Dumont (1904-2001):
René Dumont, né le à Cambrai dans le Nord et mort le à Fontenay-sous-Bois, Val-de-Marne), est un agronome français, connu pour son combat pour le développement rural des pays pauvres et son engagement écologiste. Il est le premier candidat à s'être présenté sous l'étiquette écologiste à une élection présidentielle française,en 1974. C'est un auteur prolifique avec près de 70 ouvrages, dont L'Afrique noire est mal partie en 1962 et L'Utopie ou la mort ! en 1973.