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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
L’œuvre d'Ivan Loubennikov dans la station Madeleine
De Paris à Moscou :
Les réseaux de métro. des villes de Paris et de Moscou qui comptent parmi les plus importantes au Monde se distingue l'un et l'autre par une longue tradition artistique.
Aux marbres et à l'immensité du premier répondent au début du siècle les céramiques et œuvres de fonte du second...
A l'orée du XXIème siècle, les deux réseaux ont choisi d'illustrer leur sensibilité commune par un échange culturel, trait d'union entre tradition et modernité de leur démarches artistiques respectives.
L’œuvre d'art "Ryaba la Poule" d'Ivan Loubennikov a été offerte par le métro. de Moscou et
installée à la station Madeleine en 2008.
En échange, un entourage Guimard de style Art Nouveau a été implanté sur l'accès de la station Kiervskaïa, Ки́евская en russe, à Moscou en 2007.
La station Kiervskaïa, Ки́евская à Moscou et son entourage Guimard
L'intérieur du métro. moscovite : Kiervskaïa,
"Ryaba la Poule"
L’œuvre d'Ivan Louvennikov se veut un hommage à la culture russe populaire. la sensibilité de l'artiste s'y exprime tout particulièrement par son travail de la matière, la couleur et la lumière.
S'inspirant d'une contine que tout enfant russe apprend dès son plus jeune âge, il métamorphose les espaces de la station Madeleine par un travail artistique monumental, 20 panneaux incrustés d’éléments verriers fondues dans les fameuses verreries de Gous-Khroustalny se déploient sur une surface de 30m2 pour offrir aux voyageurs une histoire à la fois tendre et cruelle, tandis qu'un œuf pesant plus de 80
kilos trône au centre de l’œuvre.
¨Pensez à toucher l’œuf en or en passant devant ce vitrail
Il se murmure d'ailleurs que les vertus merveilleuses de ce dernier ont traversé les âges et les pays : effleurer sa coquille apporterait chance et prospérité.
« Ryaba la petite poule aux œufs d’or »:
Il était une fois un vieil homme et sa femme. Ils avaient une petite poule du nom de Ryaba. Un jour elle pondit un œuf extraordinaire : tout en or ! Le vieil homme tenta de le casser : toc toc !… Rien à faire ! Sa femme tenta de le casser : toc toc ! … Rien à faire ! Une petite souris qui passait par là fit tomber l’œuf et le brisa. Le vieil homme se mit à pleurer. Sa femme aussi. Alors la petite poule leur dit : ne pleure pas grand père, Ne pleure pas grand-mère. J’en pondrai un à nouveau, mais pas en or…
Le travail artistique multiforme d'Ivan Lubennikov, né à Minsk en 1951 et professeur à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts Sourikov, ne saurait se comprendre sans tenir compte de ses attaches sibériennes. amoureux de son pays qui le qualifie de pont entre l'Europe et l'Asie, Ivan Loubennikov en incarne l'âme au travers de ses peintures, sculptures et mises en espace monumentales, du métro de Moscou dont il a métamorphosé trois stations, aux galeries et espaces publics du Monde entier. Loin des clichés passéistes liés à l'âme russe, il en renouvelle l'expression au travers d’œuvres jouant sur les clairs obscurs, les nuances de transparence, le verre, l'acier, la couleur, le souci du détail et le gigantisme des effets de structure. Non dénué d'humour et de multiples références aux grands auteurs russes comme à la culture quotidienne, son œuvre est considéré comme l'une des plus marquantes de la scène artistique contemporaine moscovite.
Ivan Loubennikov, catalogue d’exposition, Galerie Alain Blondel, Paris, 1999.
1980's Russian Art: The Best of The “Inhabited Islands” collection, catalogue d’exposition, Galerie Nationale de Tretyakov, Moscou, 2007
Ivan Lubennikov. Works in Architecture. Painting. Book for Reading (2 volumes) avec le soutien du Ministère de la Culture de la Fédération de Russie et l’Agence Fédérale pour la presse, Agey Tomesh/WAM Publishing Group, 2011.
Курочка Ряба едет на метро / Ryaba la poule prend le métro
Le vitrail de 30 m2 composé de 30 panneaux incrustés d'éléments verriers placés sur la mezzanine d'accès aux quais, se situe au débouché du couloir de correspondance avec la ligne 12.
9, place de la Madeleine et 30, rue Boissy-d'Anglas 75008 Paris
Cette galerie se situe au n° 9 place de la Madeleine et débouche rue Boissy d'Anglas au n° 30 . Elle a été construite par l'architecte Charpentier en 1845 dans ce quartier déjà pourvu en boutiques de luxe . Elle est décorée avec une entrée monumentale coté place de la Madeleine encadrée par 2 grandes cariatides de Klagman .
Le célèbre restaurant Lucas Carton se trouve juste à coté et possède une entrée bar dans le passage . Cette Galerie est décorée de boiseries autour des boutiques et d'une belle verrière divisée en panneaux sur des arcs boutant . Le sol est en carreaux de mosaïque noir sur fond blanc, qui ont la particularité de donner une impression de profondeur .
L'entrée du coté de la rue Boissy d'Anglas est en harmonie avec la boutique " Yves Delorme " en panneaux de bois peints avec des lettres d'or .
Des boutiques de produits de luxe sont ouvertes telles que , de vêtements, de maroquinerie, bijouterie ... Un café Traiteur chez Catherine " Blanc et Vert " possède une terrasse dans le passage .
Ce passage est accessible par la station de métro " Madeleine " lignes n° 8 , 12 et 14 .
La verrière de la galerie
Détail de la galerie avec le nom de l'architecte : Théodore Charpentier 1846
Origine du nom de la galerie de la Madeleine :
Le passage tire son nom de la proximité de l'église de la Madeleine.
voir image jointe
Historique
Elle a été commencée en 1840, terminée en 1845 et inaugurée en 1846, après l'agrandissement de la place de la Madeleine.Très bien conservée, elle abritait jusqu'à récemment de petits commerces et des artisans, mais accueille maintenant surtout des boutiques de luxe.
Architecture
Conçue par l'architecte Théodore Charpentier, elle a un aspect monumental, se démarquant des exemples antérieurs. La verrière, divisée en panneaux, s'appuie sur d'élégants arcs-boutants. Les deux façades sont très différentes: celle de la Madeleine présente deux belles cariatides encadrant le beau porche. Du côté de la rue Boissy-d'Anglas, l'immeuble 1700 vient se loger dans la galerie: le porche en arrondi s'incruste harmonieusement dans la belle façade double en bois sculpté, qui date de l'origine de la galerie.
La première tranche des travaux est contestée au vue des nombreux signataires d'une pétition. Voir en PJ.
La Galerie, côté rue Vivienne restaurée :
La librairie Jousseaume 1823
45-46-47 Galerie Vivienne - 75002 Paris
Tél. : 01 42 96 06 24
Il serait difficile d’évoquer l’histoire de cette libraire sans se plonger dans celle de la Galerie Vivienne. Il s’agit d’un passage couvert comme Paris en construisit tant au XIXème siècle.
Les parisiens découvraient l’ancêtre des grands magasins : des lieux couverts et donc à l’abri des intempéries mais aussi des bruits et des odeurs de la rue. Les architectes ont cherché là à transposer dans l’architecture néoclassique les dispositions des marchés arabes qui regroupent plusieurs catégories de commerçants et que la France découvre en suivant Napoléon au pied des pyramides. Chauffées et éclairées au gaz, ces galeries sont des lieux de choix pour une devanture prestigieuse : l’assurance d’y trouver du passage et donc des clients. La galerie Vivienne fut ouverte en 1823 par le président de la Chambre des notaires ; un dénommé Marchoux. Les travaux menés sous la direction de l’architecte François-Jean Delannoy laissent une belle place à des décors néo-classique : caducée de Mercure, ancres, cornes d’abondance ornent les murs. Des bottiers, des tailleurs, des merciers, des marchands d’estampes s’installent dans une galerie qui va connaître un succès considérable jusqu’à la fin du Second Empire.
La librairie Jousseaume est classée monument historique. Elle fut fondée en 1826, soit trois ans à peine après la construction de la galerie. Autant dire qu’elle fait partie des murs… Comment expliquer cette longévité ? Le choix, le charme, la pugnacité des générations de repreneurs successifs, et sans doute aussi le voisinage de la Bibliothèque nationale où courent les chercheurs et lecteurs du monde entier qui, en plus d’emprunter des livres, sont aussi des acheteurs.
A noter dans cette gelarie aux N° 45, 46 et 47 la librairie D.-F. Jousseaume, anciennement Petit-Siraux, fondée en 1826, qui propose des ouvrages rares et d'occasion.
Une des plus vieilles librairies de Paris.
Un artisan imprimeur à l'ancienne dans la Galerie Vivienne
L'Aparté et ses merveilles décoratives
La mosaïque de la galerie Vivienne révolutionnaire de Facchina
Cette magnifique mosaïque a été réalisée par Giandomenico Facchina en 1880 donc quelques décennies après son ouverture.
Ce maître des mosaïques révolutionna la pose des mosaïques, en inventant la pose indirecte. Cette méthode permet de pré-fabriquer la mosaïque en atelier ce qui entraine une réduction très importante des coûts de production, elle fût utilisée dans les plus belles constructions de l’époque notamment le magnifique Opéra Garnier.
Pétition adressée à Mme Audrey AZoulay, Ministre de la culture et de la communication, Institut de France, Association des architectes des bâtiments de France
Nul besoin d'être un architecte diplômé ou un spécialiste d'histoire de l'art pour constater que la célèbre Galerie Vivienne - située dans le cœur de Paris - connaît actuellement une restauration qui ne respecte absolument pas l'authenticité, l'identité et le charme de ce passage.
Cette rénovation est une véritable atteinte à l'architecture d'un lieu protégé et inscrit au patrimoine national depuis 1974. A l'atmosphère tamisée, aérée et épurée qui est propre aux passages parisiens, on nous proposera désormais une atmosphère froide et éblouissante, aux couleurs et aux matériaux bien plus proches du rococo allemand que de l'esthétique du XIXe siècle.
L'installation regrettable d'une verrière blanche et transparente a été remarquée et ressentie par tous les visiteurs, les habitants et les commerçants. La qualité du verre n'est ni conforme à l'esthétique de l'époque, ni adaptée aux conditions de fréquentation du passage.
Les températures extrêmes enregistrées sous la serre ces derniers jours menacent par ailleurs son caractère apaisant, alors que la Galerie est un espace commerçant fréquenté par des centaines de visiteurs chaque jour.
Nous devons nous unir pour préserver notre patrimoine culturel commun car nous méritons de pouvoir continuer à profiter de sa beauté authentique.
Appelons le Ministère de la Culture à trouver une solution à cette regrettable situation !
La galerie Vivienne est ouverte tous les jours de 8 h 30 à 20 h 30.
Le passage Verdeau se situe dans le prolongement du passage Jouffroy et est séparé par la rue de la Grange Batelière, nom d'une ancienne rivière qui elle-même avait prit le nom d'une ancienne ferme
Entrée du passage Verdeau
Historique
Ce passage, construit en 1846, fait 75 mètres de long et 3,75 mètres de large. Il est ouvert la même année par la Société du Passage Jouffroy et porte le nom de l'un des actionnaires de cette société, créateur du principe de location, aux restaurants et hôtels meublés, de linge nécessaire à leur exploitation. Il complète l’enfilade de passages formée par les passages Jouffroy et des Panoramas. Le passage rencontre toutefois moins de succès que ses voisins. L’imprimerie Largeau s’installa dès l’ouverture dans l’allée centrale avant de déménager dans une coursive. Au numéro 25, se trouvait la Librairie Gabrie où seront éditées, en 1870, les Poésies d’Isidore Ducasse, plus connu sous le nom de Comte de Lautréamont. Depuis une vingtaine d’années, la réouverture de la salle de ventes « Drouot » a relancé l’activité du passage où plusieurs antiquaires ont élu domicile. Il est désormais à nouveau fréquenté par des employés ou des chineurs.
Le passage Verdeau
Le passage Verdeau :
Le passage tient son nom de Monsieur Verdeau, l'un des promoteurs du passage et actionnaire de la Société du passage Jouffroy, par ailleurs inventeur du système de location de linge aux hôtels et meublés.
Établi en 1846 par la Société du passage Jouffroy, sous sa dénomination actuelle, le passage Verdeau se situe dans le prolongement des passages des Panoramas et Jouffroy.
Situé en retrait, le passage Verdeau a toujours souffert de la comparaison avec les passages qu'il prolonge et est longtemps resté déshérité. C’est pourtant l’un des plus clairs, possédant une haute verrière en arêtes de poisson et un dessin néoclassique épuré.
Cependant, l’ouverture de l'hôtel Drouot a attiré de nombreux antiquaires qui y ont élu domicile et le passage attire depuis de nombreux collectionneurs de livres anciens ou cartes postales anciennes. Un magasin de photo (au 14-16) se situe au même emplacement depuis1901.
Caractéristiques du passage : Longueur 75 mètres Largeur 3.75 mètres
Voir aussi autres articles du blog sur les passages et galeries de Paris :
6, rue de la Grange-Batelière et 31, bis, rue du faubourg-Montmartre, 75009 Paris Métros Richelieu-Drouot et Grands boulevards Ouvert du lundi au vendredi de 7h30 à 21h (Le week-end de 7h30 à 20h30)
Ce passage relie le 5, boulevard des Italiens, au nord-ouest, au 97, rue de Richelieu, à l'est. Il fut inauguré en 1860 sous le nom de « passage Mirès ».
Origine du nom
Il porte ce nom car il a été ouvert sur l'emplacement d'un ancien hôtel meublé, dit Hôtel des Princes.
Malgré les transformations de Paris opérées par le baron Haussmann, qui firent disparaître de nombreux passages, un arrêté du 3 septembre 1860 autorisa l'ouverture de ce passage. Il fut le dernier passage couvert édifié à Paris à l'époque d'Haussmann.
Le banquier Jules Mirès acheta le Grand Hôtel des Princes et de l’Europe, palace situé 97, rue de Richelieu, ainsi qu'une parcelle en vue de l'édification d'un passage constituant un raccourci pour les piétons. Il s'agissait d'une galerie au décor assez simple surmontée d'une verrière à double pente rythmée à chaque travée par de doubles arceaux métalliques formant des arabesques. Le passage fut inauguré en 1860, sous le nom de « passage Mirès », et fut apprécié à l'époque pour son allure de bon goût et son caractère spacieux.
Peu après l'ouverture du passage, la société Jules Mirès fit faillite, et dès 1866 le passage devint propriété de la Compagnie d'assurance sur la vie, devenue depuis les AGF. Entre 1879 et 1883 est ouvert à l'angle du passage, côté boulevard des Italiens, la galerie de La Vie moderne fondée par Georges Charpentier où exposèrent la plupart des impressionnistes.
Le passage fut détruit en 1985 pour une opération immobilière mais fut reconstruit à l'identique en 1995 par les architectes A. Georgel et A. Mrowiec. Néanmoins, l'angle ouvert qu'il formait d'origine a alors été redressé de façon à former un angle droit, ce qui a permis de mieux utiliser les locaux : commerces en rez-de-chaussée, bureaux du premier au quatrième étage, logements aux cinquième et sixième. Divers éléments du décor d'origine furent alors réemployés, comme une belle coupole des années 1930 en verre coloré décoré de roses, réinstallée sur la portion située à proximité du boulevard des Italiens ou la porche d'accès côté rue de Richelieu.
Ce petit passage contient de nos jours l'enseigne JouéClub répartie en sections dans l'ensemble des anciens magasins afin de préserver l'intégrité d'origine.
Construit par les architectes Romain de Bourges et François-Hippolyte des Tailleurs en 1847, à l’emplacement des jardins de l’hôtel d'Aguado (devenu la mairie du 9e arrondissement !) et dans l’alignement du passage Verdeau (édifié la même année), le passage Jouffroy relie les Grands Boulevards et la rue de la Grange-Batelière, en passant sous la terrasse de l‘hôtel Ronceray datant de 1868 et où résida Rossini. Il fut percé dans la continuité du passage des Panoramas, datant lui du début du XIXe, et forme ainsi la plus longue promenade couverte de Paris. Cet ensemble représente le témoignage d’une forme urbaine très parisienne, particulièrement en vogue lors de la première moitié du XIXe siècle.
Un peu plus long que son voisin le passage Verdeau, Il mesure 140 m de long et 4 m de large. Son tracé fait un double coude à angle droit, avec un petit escalier pour respecter la déclivité du terrain.
Le passage Jouffroy, construit entre 1845 et 1846, a été autorisé par ordonnance de Police et inauguré officiellement le 17 février 1847.
Depuis, les commerces se succèdent, tout en ayant à l’esprit que le passage appartient à notre patrimoine.
Le boulevard Montmartre vers le passage des Panoramas Dans le passage Jouffroy L'entrée du passage boulevard Montmartre
On peut cependant voir encore la galerie Segas, curieuse boutique surplombée d'une enseigne en bois d’élan, où l’on trouve dans un décor particulier un grand choix de cannes, dont beaucoup sont des modèles de collection très rares.
Retour en arrière Images anciennes
Détails du passage Jouffroy Les sorties du Musée Grévin
L'Hôtel Chopin :
L'Hôtel Chopin, à l'époque nommé Hôtel des Familles, fut renommé Hôtel Chopin en 1970, en hommage au compositeur qui passait régulièrement dans le passage pour se rendre dans les salles de démonstration des pianos Pleyel, depuis son domicile, au square d'Orléans.
La légende dit qu'il donnait rendez-vous à George Sand à l'Hôtel Chopin, mais cela n'a jamais été vérifié.
Cet hôtel date de l'ouverture du passage en 1846, et celui-ci est l'un des plus anciens hôtel de la ville de Paris. Sa porte n'a jamais été fermée depuis son ouverture et une hôtesse se tient à l'entrée de l'hôtel. Durant la crise sanitaire de 2020-21, hôtel fut cependant fermé, par manque de clients, suite au décret de l'Exécutif confinant les français.
L'Hôtel Chopin montage images retraitées Pentax
Intérieur de l'Hötel Chopin
Le buste de Frédéric Chopin dans le hall de l'Hôtel Chopin
La structure de la verrière du passage Jouffroy vue de l'Hôtel Chopin
La plaque installée dernièrement en face du passage Verdeau
A voir près du passage Jouffroy et avec une sortie sur celui-ci
À partir des modèles antiques, religieux voire même animaliers, l’homme médiéval a créé un univers amoureux dans lequel s’insinuent symboles et métaphores. Les roses du plaisir font rougir les joues des dames comme la mise en perce du tonneau suggère l’acte sexuel. Lettres d’amour, cadeaux et rendez-vous préludent à l’acte amoureux dont la finalité est la procréation pour une Église qui condamne l’homosexualité, le viol ou l’adultère.
Les Modèles sociaux
"Faites la guerre, pas l'amour"
Les jeux interdits
Une exposition complémentaire à la Tour Jean sans Peur
EXPOSITION LA TOUR SAINT-JACQUES
du 5 mai au 2 septembre 2018
(mêmes dates que l'exposition "L'amour au Moyen-Âge)
La tour Saint-Jacques (1523), évoque le mystère, entretenu par le vide qui l’entoure. Privé de son église à la Révolution, l’ancien clocher de l’église Saint-Jacques de la Boucherie résonne d’expériences multiples, alchimiques, scientifiques et industrielles.
L’exposition présente les multiples vies de cet édifice célèbre situé au cœur de Paris (4e arrondissement).
Quinze catalogues d’exposition de 2003 à 2017 sur la vie quotidienne à la fin du Moyen Âge :
L’hygiène au Moyen Âge (2003, nouvelle édition en 2010)
Les voyages au Moyen Âge (2004, nouvelle édition en 2009)
L’animal au Moyen Âge (2005, nouvelle édition en 2011)
La cuisine au Moyen Âge (2006, nouvelle édition en 2009)
L’école au Moyen Âge (2007)
La santé au Moyen Âge (2008)
Les grands ducs de Bourgogne (2009)
Le Moyen Âge en bande dessinée (2010)
Au lit au Moyen Âge (2011)
Le vin au Moyen Âge (2012)
La fête au Moyen Âge (2013)
L’amour au Moyen Âge (2014)
A table au Moyen Âge (2015)
La mode au Moyen Âge (2016)
Moyen Âge et Publicité (2017)
Conférences :
Mercredi 20 juin à 19h00 Au malheur des dames ? Mariages forcés et mariages arrangés dans les pays bourguignons au XVe siècle par Bertrand Schnerb, historien, professeur à l’Université de Lille III
La fontaine Saint-Michel fait partie du plan d'aération de la ville prévu par Haussmann sous Napoléon III. Le percement du boulevard Saint-Michel dans l'axe de la Sainte-Chapelle entraînait la création d'une place au débouché du pont Saint-Michel. Haussmann a ordonné la mise en place de cette fontaine afin de combler l'angle entre le boulevard Saint-Michel et la place Saint-André-des-Arts et donner un débouché visuel à la perspective du boulevard du Palais. La première idée était d'ériger une énorme statue de Napoléon 1er, mais elle fut abandonnée, et devant l'insistance de la commission municipale — qui voulait rappeler le souvenir de la vieille « chapelle Saint-Michel en la Cité » , ce fut finalement la lutte du Bien contre le Mal qui fut retenue comme programme : l'archange Gabriel terrassant le Diable dans un arc de triomphe entouré de chimères (ou dragons) ailées.
Elle a été conçue par l'architecte Gabriel Davioud, aidé de Flament, Simonet et Halo. Elle fut fondue par la fonderie d'art Thébaut Frères. Elle est haute de 26 mètres et large de 15 mètres. Elle est composée à la manière d'un arc de triomphe antique, d'une travée rythmique marquée par des colonnes corinthiennes en marbre rouge du Languedoc amortie par quatre statues de bronze représentant les vertus cardinales.
L'emplacement de la fontaine Saint-Michel était ingrat : en contrebas du pont Saint-Michel contre un pignon très haut et mal éclairé, plein nord. La composition avec une niche centrale encadrée de quatre colonnes et d'un fronton est une référence à la fontaine Médicis du jardin du Luxembourg. La polychromie a pour but d'équilibrer le manque d'éclairement. Cette fontaine, dont le chantier a commencé en juin 1858 fut inaugurée le15 août 1860. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 mars 1926.
Neuf sculpteurs ont contribué à la fontaine :
Saint-Michel terrassant le démon, au centre de la composition, est de Francisque Duret,
les deux chimères ailées crachant de l'eau, en avant du bassin, sont d'Henri-Alfred Jacquemart,
le rocher sur lequel se tient saint Michel est de Félix Saupin
les bas-reliefs d'ornements et de rinceau sont de Claude Vignon,
La Puissance et la Modération soutenant les armes de Paris, sur le fronton supérieur, sont d"Auguste-Hyacinthe Debay,
les quatre statues représentant les vertus cardinales, au-dessus des colonnes sont :
La Prudence, tenant un miroir et un serpent, de Jean-Auguste Barre,
La Justice, tenant un glaive, d'Elias Robert,
La Tempérance, de Charles Gumery,
La Force, vêtue de la peau du lion de Némée et armée du gourdin d'Hercule, d'Auguste-Hyacinthe Debay.
La fontaine Saint-Michel se différencie des autres fontaines parisiennes par le recours à la polychromie : marbre rouge du Languedoc (colonnes), marbre vert, pierre bleue de Soignies calcaire jaune de Saint-Yllie.
L'Île Verte, ancienne Villa Barbier, est une propriété sise au 34, rue Eugène-Sinet à Châtenay-Malabry dans le Val d'Aulnay, à proximité de la Vallée-aux-Loups.
Ce fut, au XIXème siècle, la demeure de Jules Barbier, librettiste de Charles Gounod,puis au XXème sièclede l'écrivain Marcel Arland et du peintre Jean Fautrier. La propriété tire son nom d'une toile de ce dernier.
La propriété, d’une superficie de 113 ares, est achetée en décembre 2003 par le Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Dédié à la botanique depuis sa création au XVIIIème siècle, le site abrite prés de 500 espèces d'arbres et d'arbustes sur une superficie de 12,7 hectares. Il a été conçu comme un jardin à l'anglaise, avec ses fabriques, une grotte et une cascade, une fontaine, un pot suspendu un embarcadère et son kiosque, ainsi qu'une glacière.
Les fabriques de l'arboretum
Les arbres remarquables
Le cèdre bleu pleureur de l'Atlas
Le cèdre bleu pleureur de l'Atlas et sa surface de ramure de 680 mètres-carrés
La collection de bonsaïs :
66 pièces exceptionnelles composent ce trésor végétal : issues de la collection de Rémy Samson, 60 d'entre elles ont été acquises fin 2013 par le Département, les 6 autres ont été offertes par le collectionneur passionné.
L'époque des rhododendrons
Les buissons fleuris de l'arboretum
Les moutons de l'Ile d'Ouessant :
Depuis juin 2011, le parc héberge un petit troupeau de moutons d'Ouessant pour entretenir une parcelle de prairie. En assurant une tonde naturelle, le parc évite les tondeuses et faucheuses, source sonore importante.
Très résistants, les moutons de l'île d'Ouessant vivent toute l'année dehors. Une petite bergerie est cependant à leur disposition pour leur convenance (paille, pierre à sel et abri lors des grosses intempéries météorologiques)
La Bibliothèque :
Entrée principale de l'arboretum.
La Maison de Chateaubriand :
La maison fut construite à la fin du XVIIIème siècle par un riche brasseur, André-Arnoult Aclocque..
Le 22 août 1807, Chateaubriand fait l'acquisition du domaine de la Vallée-aux-Loups dans le hameau d'Aulnay, moyennant 20 000 francs, probablement grâce à un prêt de la comtesse de Choiseul-Beaupré.
Exilé de Paris par Napoléon en raison de son l'hostilité au premier Empire, il se retire à la Vallée aux Loups où il rédige plusieurs de ses œuvres, en particulier "Les Martyrs", "Itinéraire de Paris à Jérusalem", "Les Aventures de dernier Abencerage" et "Les Mémoires d'Outre-tombe" dans la tour Velléda.
Cette tour, construite à la fin du XVIIIème siècle, est nommée ainsi par lui d'après l'héroïne du
roman "Les Martyrs".
Chateaubriand y avait aménagé son bureau et sa bibliothèque. Il fait aussi orner la façade d'un péristyle néo-classique, dont le fronton triangulaire est soutenu par deux colonnes et deux cariatides.
Il fait encore aménager le domaine et crée le parc de la Vallée-aux-Loups sur 14 hectares, le plantant, avec son épouse, de cèdres, de catalpas, de tulipiers, de cyprès et autres arbres exotiques.
La Tour Velléda, située dans le parc, où Chateaubriand aimait se réfugier pour écrire
Après avoir perdu son poste de ministre d'État en 1816, Chateaubriand se trouve dans une situation financière catastrophique. Il doit alors vendre le domaine de la Vallée-aux-Loups qui est acheté par Mathieu duc de Montmorency, ami et créancier de Chateaubriand.
La demeure de l'écrivain labellisée "Maison des illustres" restitue l'atmosphère d'"une chartreuse" romantique. On y admire son curieux escalier à double branche, ses salons et les chambres de Chateaubriand et de Juliette Récamier, où l'on retrouve papiers peints, tissus et meubles d'époque.Salles et extérieurs s'ornent de mobilier et d'aménagements de style néogothique, que Chateaubriand, précurseur, a contribuer à remettre au goût du jour.
Détail de la façade et son péristyle néo-classique, le fronton triangulaire est soutenu par deux colonnes et deux cariatides
La façade située face au parc
Classement monument historique : L'ensemble,comprenant les façades et toitures (ainsi que l'escalier intérieur et sa rampe), la tour Velléda et le parc, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 janvier 1978. Le reste de la propriété (à savoir la maison, ainsi que l'aile du duc de Montmorency avec sa tourelle) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 31 janvier 1964.
Les pièces de la Maison de Chateaubriand
La bibliothèque de la Maison de Chateaubriand Sources photographie CD92 Willy Labre
La bibliothèque est accessible sur R.V. du lundi au jeudi de 9 à 17 heures et le vendredi de 9 à 16 heures au 01 55 52 12 00.
Elle accueille chercheurs, auteurs, érudits, amateurs et étudiants et regroupe 12.600 documents sur l'auteur et son époque.
Une sélection d’œuvres publiées dans des éditions modernes est à la disposition des visiteurs pour un moment de lecture dans la bibliothèque ou le parc.
Le Parc de la Maison de Chateaubriand :quelques arbres centenaires
"Je les connais par leurs noms, comme mes enfants", écrivait Chateaubriand à propos de ses arbres, "c'est ma famille, je n'en ai pas d'autre" Chateaubriand Mémoires d'Outre-Tombe
Fleurs de printemps du parc de la Maison de Chateaubriend
La Maison de Chateaubriand actuelle et en 1901
La Vallée-aux-Loups et la Maison de Chateaubriand :
La Vallée-aux-Loups et les Hauts-de-Seine : localisation
"On ne devient pas un mythe par hasard, pas plus qu’on ne le reste en vivant sur une réputation"
Le restaurant est créé en 1896 par deux frères, Frédéric et Camille Chartier, dans une salle aux allures de hall de gare, sous l'enseigneLe Bouillon, à proximité des Grands Boulevards, de l'Hôtel Drouot du musée Grévin et du Palais de la Bourse.
En plus de cent ans d'existence, seuls quatre propriétaires se sont succédé à la tête du restaurant.
La salle sur deux étages était auparavant un fabriquant de cartouches, les établissements Chaudun-Derivière, de 1845 aux années 1880.
La conservation de l'architecture du bâtiment et de la décoration Belle Epoque de la salle a permis son classement aux monuments historique en 1989.
Un autre Bouillon Chartier fut installé, en 1902, au 142, boulevard Saint-Germain, aujourd'hui le restaurant Vagenende. Le décor d'origine, de style Art nouveau, est inscrit aux Monuments historiques depuis 1975.
Un autre Bouillon Chartier fut installé, en 1903, au 59, boulevard du Montparnasse, avec des revêtements en céramique de Louis TréZel. C'est aujourd'hui le Bistro de la Gare, dont la salle et le décor sont inscrits aux Monuments historiques depuis 1984.
Le Restaurant Julien, situé 16, rue du Faubourg-Saint-Denis, anciennement Gandon-
Fournier, en 1905, fut un Bouillon Chartier jusqu'en 1938. Son décor Art nouveau est également inscrit aux Monuments historiques depuis 1997
Camille Chartier créa, en 1906, un autre bouillon au 3, rue Racine, Paris 6ème arrondissement. Ce bouillon existe toujours, sous le nom de Bouillon Racine; il a également conservé son décor Belle Époque.
Un petit article sur ce café-restaurant de Paris, le plus ancien de la capitale.
Le bicorne de Napoléon
Un emplacement célèbre : Le Procope est placé au 13, rue de l'Ancienne Comédie simple
sentier suivant les remparts extérieur de la ville sous Philippe Auguste, il devint au début du XVIème siècle le chemin conduisant à la rivière de Seyne et au Pré aux Clercs, lieu de nombreux duels. (la rue au Pré aux clercs existe toujours)
Ce n'est qu'en 1560 que ce chemin fut transformé en rue et celle-ci fut alors appelé rue des
Fossés Saint-Germain et en 1689 rue de la Comédie, en l'honneur de transfert de la Comédie Française, installé au N°14, à l'emplacement du Jeu de Paume de l'Etoile.
Elle tient son nom actuel en l'honneur du Théâtre des Comédiens Français, après leur départ pour les Tuileries en 1834.
Lorsque la troupe des comédiens de Molière fut chassés, le 20 juin 1687 du théâtre Guénégaud (jeu de Paume de la Bouteille), il ne lui fut accordé que six mois pour aller ailleurs. Partout, les paroisses se dressèrent contre eux, et après bien des difficultés, les comédiens s'installèrent au 14, rue des Fossés Saint-Germain.
Ce théâtre, dont la façade subsiste encore, est un bâtiment d'apparence modeste, sans autre ornement qu'une minerve sculptée par Le Hongre sur son fronton. Pour la première fois en France, une salle en hémicycle, à la mode des salles italiennes, était utilisée. Elle pouvait contenir environ 1500 spectateurs.
La troupe inaugura les lieux en 1689 avecPhèdre et le Médecin malgré lui.(image jointe)
L'emplacement de l'enceinte Philippe-Auguste et la rue de l'Ancienne Comédie Cliquez sur les cartes
Voir aussi article sur l'enceinte Philippe-Auguste en lien plus bas, en fin d'article
L'escalier du café-restaurant Le Procope
Francesco Procopio Dei Coltelli :
Selon un extrait de la chambre des comptes de Paris daté de 1684, Francesco Procopio Dei Coltelli est né en 1650 à Palerme. Lorsqu'il arrive à Paris il n'a que vingt-deux ans et pour tout bagage la clairvoyance, son courage et un goût littéraire.
Dès son arrivée; il trouve un emploi à la foire Saint-Germain chez Pascal où il aide à servir le café. Mais après le départ de celui-ci pour Londres, Francesco Procopio se retrouve seul et sans travail. Seul, il ne le reste pas longtemps car en 1675, il épouse Marguerite Crouin en l'église Saint-Sulpice. Grâce à cet acte, nous avons qu'il était fils d'Onofio Coltelli et de Domenica Semarqua.
Naissance du Procope :
Début des travaux du Procope en 1686 : L'origine italienne de Procopio va influencer son
choix du décor. Voulant créer un cadre élégant et luxueux, Francesco Procopio abat les
cloisons et réunit les trois immeubles existants afin de créer de vastes salles qu'il décore de dalles de carreaux noirs et blancs.Les murs sont ornés de tapisseries, de miroirs et de glaces, objets rares à l'époque et qui sont réservés aux demeures nobles. Il éclaire les plafonds de lustres à pampilles de cristal pour refléter la lumière des chandelles. Des tables de marbre aux pieds galbés décorent les salles.
Le raffinement de l'endroit en fait rapidement le rendez-vous des honnêtes gens et des gourmets. Car à ses talents de maître distillateur, Procopio joint ceux de préparateur de liqueur et de douceurs multiples.Il possède aussi une large gamme de vins capiteux : ces vins du Rhône qui laissent filtrer le soleil au travers de leur robe. Il prépare lui-même de savants mélanges tels "la rosée du soleil" ou rossoly à base de fenouil, anis, coriandre, aneth et carvi pilés et macérés dans de l'eau de vie, ou le "populo", qui allie les parfums du clou de girofle, du musc, de l'ambre, du poivre blond, de l'anis et de la coriandre. Ses sorbets à base d'ambre et de musc ou du safran, ses fruits confits, ses eaux de gelée, et ce que l'on ne connaissait pas encore, ses glaces aux fruits et aux pétales de fleurs, donnent très vite à ce somptueux café-glacier la réputation d'une grande habileté dans l'art d’accommoder les épices.
C'est alors qu'une coïncidence heureuse amène les comédiens du Roi à s'installer en face du Procope.
Fontaine à absinthe du café Le Procope
En 1689, Francesco Procopio à 39 ans. La France est devenu sa patrie. Il apprécie tant l'esprit et la culture française qu'il a demandé et obtenu quatre ans auparavant la nationalité française. Son nom est francisé et il s'appelle François Procope Couteau.
Père de 8 enfants, la chance lui sourit. Une clientèle choisie se retrouve au Procope pour y échanger les nouvelles et les idées.
Un des fils de François, Alexandre, marié à Julie Parmentier en 1717, reprend le Procope dans la tradition paternelle en tant que lieu d'échange des idées nouvelles.
Diderot, d'Alembert, Piron, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire en sont les fidèles habitués.
Voltaire 1694-1778 par Quentin de la Tour
Montesquieu écrira dans une de ses Lettres Persannes "Le café est très en usage à Paris. Il y a une (maison) où l'on apprête le café de telle manière qu'il donne de l'esprit à ceux qui en prennent".
En 1724, Alexandre Procope Couteau se remarie avec Philippine Soulet qui lui donne un second fils. A la mrt d'Alexandre, en 1753, le café Procope est devenu la plaque tournante, le foyer des idées parisiennes.
Le Procope, après avoir été vendu successivement au Sieur Dubuisson, qui a rédigé le premier précis sur la distillation, puis au Sieur Cusin, avant d'être acheté par Zoppi, un italien, comme le fondateur du café.
Cela explique le nom placé sur le restaurant côté Cour du Commerce-Saint-André et le médaillon côté rue de l'Ancienne Comédie.
"CAFE PROCOPE Fondé en 1686
Durant la révolution, Il devint le café Zoppi et fut
le théâtre d'évènements historiques
Marat y venait en voisin et le club des Cordeliers s'y réunissait
Les mots d'ordre de l'attaque des Tuileries des 20 juin et 16 août 1792
partirent du Procope
Hebert y fracassa le marbre du bureau de Voltaire dans une harangue enflammée
et le bonnet phrygien y fut porté pour la première fois".
Café Procope tenu par Zoppi, côté Cour du Commerce-Saint-André
Le Café :
Le café
L'origine du café :
Mais un évènement va susciter la curiosité populaire et être à l'origine du succès du café.
En 1669, Mohamed IV, sultan Ottoman, envoya son ambassadeur auprès de la cour de Louis
XIV. Soliman Aga Mustapha Raca débarqua à Toulon et traversa la France jusqu'à Paris, suscitant par ses mœurs et la magnificence qui l'entourait, la curiosité des Parisiens. L'Orient venait à la rencontre du Roi Soleil avec, dans ses somptueuses malles, les fèves du précieux nectar.
La traduction des Mille et une nuits par Antoine Galland entre 1704 et 1711 et les Lettres
Persanes de Montesquieu publiées en 1721 se font notamment l'écho de cette arrivée. Molière lui-même se moque des "turqueries" dans son Bourgeois Gentilhomme, avec "son turban et Grand Mamamouchi".
A Paris, entouré d'un luxe oriental, paré de costumes richement brodés de pierres précieuses, Mustapha tient salon et reçoit. Bientôt, les plus jolies femmes de la cour se pressent chez lui pour déguster le breuvage exotique. Mais le roi pris ombrage de cette magnificence et après la cérémonie des lettres de créances, s'abstint de revoir l'Ambassadeur à Versailles.
Reparti dans son pays mystérieux, Mustapha laisse derrière lui beaucoup de modes dont celle du café. Le Bourgeois Gentilhomme
En 1671, plusieurs boutiques vendant du café s'installèrent à Pars et les marchands ambulants commençaient à crier "caffé, caffé". c'est grâce aux foires, hauts lieux de communication et d'échanges dans cette société du XVIIème siècle, que l'usage du café va se répandre.
Aussi, lorsqu'en février 1672, la foire Saint Germain s'ouvre à Paris, un arménien nommé Pascal a l'idée de créer une maison café. On pouvait y consommer une tasse pour deux sous six deniers dans une ambiance turque, assis sur les coussins et les tapis.
Marchand de café Mais, à la fermeture de la foire, à Pâques, Pascal doit plier sa boutique. il ouvre alors un établissement sur le quai de l'Horloge, aujourd'hui à l'emplacement de la Samaritaire, où des cofees houses ouvertes dès 1652 avaient déjà conquis la faveur du public. Mais dans ce nouveau lieu, il a oublié ce qui a fait le succès de son échoppe sur la foire : le décor et l'ambiance. Son débit de café aux airs de taverne française ne séduit personne, Pascal avait été un précurseur malchanceux à Paris mais qui réussira à Londres.
Malgré tout, il avait donné le virus du café à un jeune italien.
Sources : Le Procope "Si Procope m'était conté ou 3 siècles d'histoire" Edition 2009
Berceau du journalisme, il n'est pas étonnant que le Procope apparaisse tout au long du XVIIème et du XVIIième siècle comme un réel carrefour de la communication.
"Seul l'esprit tenait lieu de carton d'invitation" dit Voltaire, et pourvu que l'on eut quelques idées éclairées, on faisait bonne figure chez François Procope.
C’est également du Café Procope que serait partie l’idée de créer une Encyclopédie suite à
une conversation entre Diderot et d’Alembert.
Le Procope sous la Révolution française :
Le club des Cordeliers se réunit au Café Procope, avec Danton et Marat comme figures
principales. Il en fait alors rapidement un foyer révolutionnaire. Robespierre, dont un portrait figure en vitrine, et les Jacobins, le club le plus actif de la Révolution française, y ont également leurs habitudes. Sur un des murs, on trouve une citation de Camille Desmoulins (portrait ci-dessous) : « Ce café n’est
point orné comme les autres de glaces, de dorures et de bustes, mais il est paré du souvenir de Grands Hommes qui l’ont fréquenté et dont les ouvrages en couvriraient les murs Danton portrait s’ils y étaient rangés. »
Le bonnet phrygien, coiffure des affranchis durant l’Antiquité, y est exhibé pour la première
fois, et le mot d’ordre pour l'attaque du palais des Tuileries, le 10 août 1792, en partit. La table que Voltaire utilisait sert d'autel votif lors du passage de ses cendres, en 1794, puis pour les cercueils de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau et de Jean-Paul Marat en route pour le Panthéon.
Depuis 1830, je suis sur les murs et eux seuls. Imprimé à la main, dans la grande tradition avec des planches de bois, une pour chaque couleurs.
J'arbore fièrement les couleurs de la République, et sa première devise "Liberté, Égalité".
Ce n'est qu'après ma création que l'on y ajoutera "Fraternité"
Le Procope au XIXe siècle :
De 1821 à 1839, c'est Jean-Baptiste-Godefroy-Modeste Heu (1786-1848), ayant épousé en 1814 la fille de François-Georges Delaunay, créateur du Café Anglais, en 1802) qui prend la succession du
célèbre Zoppi à la tête du Procope. C'est Heu qui redonne au café de Zoppi son enseigne de Café Procope, qui redevient un café littéraire avec, pour clients, les
romantiques Musset, George Sand, Théophile Gautier, Roger de Beauvoir qui écrit, en 1835,Le Café Procope, les comédiens Frédérick Lemaître, Marie Dorval et Mademoiselle George, etc.
"Au Procope, vous dégustez des glaces, vous grignotez brioches, petits fours, marrons glacés, nougats, angéliques, Heu est un limonadier de grand talent"
George Sand
disent les critiques. Le 13 décembre, c'est au Procope qu'a lieu la première assemblée du Stade Français. En 1890, un local constitué d’une boutique et d’une vaste arrière-salle est mis à disposition par une « femme de bien » au 13, rue de l’Ancienne-Comédie. « Très vite, les jeunes garçons sans ouvrage et sans ressources y affluent et se voient proposer de menus travaux (triage de graines, confection d’étiquettes…) dans ce qui devient la « Maison de travail » du Patronage. Ils reçoivent en échange de la nourriture, le logement et une gratification pour les plus.
Le Procope a été choisi pour la cérémonie de remise des Prix de l'Humour noir depuis 1954, et du prix Jean-Zay, depuis 2005.
Pour rendre hommage aux philosophes du siécle des Lumières, le groupe Frères Blanc a lancé en 2011, le prix Procope des Lumières, destiné à récompenser l’auteur d’un essai politique, philosophique ou sociétal, écrit en langue française et paru en librairie pendant l’année en cours. L’ouvrage primé doit mettre en avant une réflexion nouvelle, voire polémique, sur notre temps, dans la tradition de l’esprit critique, des libertés et de l’humanisme du XVIIIe siècle. Le lauréat reçoit en dotation un chèque d’un montant de 2 000 €, une table au restaurant Le Procope, valorisée à 2 400 € sur 12 mois, ainsi qu'une bouteille de champagne millésimé d'une cuvée prestigieuse. Présidé par Jacques Attali , le jury est composé d’André Bercoff, Malek Chebel, François de Closets, Roger-Paul Droit, Caroline Fourest, Alexandre Lacroix, Aude Lancelin et Olivier Poivre-d'Arvor.
Le premier prix Procope des Lumières récompense, en 2012, Ruwen Ogien et son essai L’Influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine (Editions Grasset) voir image. La deuxième édition a récompensé, le 16 janvier 2013, Clément Rosset pour son essai L’Invisible (Edition de Minuit). En 2014, Gérald Bronner a reçu le prix Procope des Lumières pour son essai La Démocratie des crédules (PUF).
Depuis 2017, le café-restaurant entre dans le groupe Bertrand :
Lien site Les Frères Blanc, propriétaires depuis 1987 puis : Frères Blanc
Le groupe Bertrand Restauration reprend plusieurs restaurants du groupe Frères Blanc qui possède entre autre Le Procope.
En avril 2017, le Groupe Bertrand annonce l'acquisition du Groupe Flo qui possède 270 restaurants notamment la chaîne Hippotamus et qui possède un chiffre d'affaires de 246,8 millions d’euros. Le Groupe Flo est alors en difficulté avec un chiffre d'affaires en diminution et un déficit de 65 millions en 2016. Le groupe Bertrand annonce en parallèle vouloir vendre la chaîne Tablapizza appartenant à Groupe Flo au groupe Le Duff, propriétaire notamment de Pizza Del Arte.