:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Voir aussi 61ème Salon des Beaux Art de' Cormeilles-en-Parisis présentant des œuvres d'artistes, dont Martine Delaleuf, Simon Bohbot, Bruno Madelaine :
Où trouver du lait cru à Paris ? A faire vérifier par le musée du Fromage
Monsieur Aristide, 3, rue Aristide Bruant, Paris 75018,
Maison Souquet, 10 rue de Bruxelles, Paris 75009,
Hôtel Rochechouard, 55, boulevard de Rochechouart, Paris 75009
Les laiteries parisiennes :
Laiterie de Paris Canal :
125, rue de Crimée
75019 Paris Tél. : 09 67 04 06 11
Laiterie de Paris :
74, rue des Poissonniers
75018 Paris Tél : 01 42 59 44 64
Laiterie La Chapelle :
72, rue Philippe de Girard
75018 Paris Tél. : 01 71 27 52 91
La fromagerie Caulaincourt :
47, rue Caulaincourt
78018 Paris Tél. : 01 42 52 79 02
La présure, c'est quoi ?
La présure est un coagulant qui permet de transformer le lait en fromage en le faisant cailler.
La présure provient du quatrième estomac, la caillette, des vaches et autres ruminants ; c'est un coagulant du lait composé d'enzymes actives, la chymosine et la pepsine.
Selon les fromage fabriqués, la présure animale représente de 0.005 à 0.03 % du volume de lait mis à la transformation.
Des options à base de plantes; feuilles de figuier, d'oseille, d'ortie et de chardon.
Les coagulants d'origine végétale dont les enzymes actives sont la la cyprosine et la cardosine
Présure Végétarienne, 200imcu ; cette présure est utilisée pour coaguler le lait et former le caillé et le lactosérum dans la fabrication du fromage. Cette présure est une chymosine pure produite par fermentation submergée sur substrat végétal avec Aspergillus nigervar. Disponible sous forme liquide et peut-être utilisée pour produire tout type de fromage.
La majorité des fromages à pâtes dures sont fabriqués avec de la présure animales
Les thèmes
Raffinement et noblesse
La caséologie est une science à part, au même titre que l’œnologie, avec son vocabulaire, ses codes, ses process, ses finesses et sa respectabilité ; la dégustation d’un fromage est un art.
Tradition et savoir-faire
L’histoire des fromagers est riche de gestes séculiers, aussi techniques que légendaires, qui n’en finissent pas de se transmettre avec rigueur et passion, pour assurer le dynamisme et la qualité de la filière, de l’échelle locale jusqu’à la dimension internationale.
Richesse et diversité
La France propose le panorama fromager le plus beau et le plus vaste du monde ; le fromage partout, et du goût pour tous !
Plaisir et popularité
De la table d’un étoilé jusqu’à la raclette entre amis, la dégustation d’un fromage sous toutes ses formes excite les papilles et rassemble gourmets et gourmands dans une ambiance intrinsèquement conviviale.
La culture du fromage
Préambule
L’histoire du fromage
1ere partie
La fabrication
2eme partie
La dégustation / immersion
3eme partie
Merci à Paul, notre guide fromager
Merci à Jocelyne, notre organisatrice et accompagnatrice
Documentations du Musée vivant du Fromage :
Un espace de 300 m2 datant du XVIIème siècle et dédié au fromage.
Ce projet a été porté par Pierre Brisson et son équipe de Paroles de Fromagers *
* 41, rue du Faubourg du Temple 75010 Paris Tél. : 01 48 03 9818
Adresse : 39, rue Saint-Louis en l'Ile 75004 Paris
Courriel : contact@fromageparis.com
Tél. : 01 56 81 99 82
Visite d'une fromagerie située près du théâtre de l'Odéon
Vente par correspondance : Coopérative de Beaufort
Tout commence par un échange entre un berger et un assassin. Le berger a accueilli chez lui l'homme, car il était blessé. Il le soigne, panse ses blessures, le nourrit pour qu'il se remette sur pieds. L'assassin essaie de prendre l'ascendant, de montrer que le berger est à sa merci. Mais il échoue, et sait au fond de lui, tout comme le berger, qu'il n'est pas maître en la demeure. Il essaie de menacer, d'effrayer, mais ses techniques ne prennent pas sur le berger. Le lendemain, l'assassin n'est pas remis de ses blessures, bien au contraire, son bandage est rougi par le sang. Quand il remarque qu'il est seul dans la pièce, il est persuadé que le berger est parti le dénoncer au village. Mais ce n'est pas le cas. Et lorsqu'il reprend ses esprits, il indique au berger que dès qu'il sera remis sur pied, il lui fera passer la montagne. Pourtant, ce n'est pas l'ambition de l'homme qui l'accueille, et qui a fui la ville et sa folie, et qui ne s'aventure pas dans la dangereuse et imprévisible montagne. Il ne se dirige pas vers l'inconnu, il reste dans cet entre-deux. Et il met en garde l'assassin : qui que tu sois, la montagne est plus dangereuse que toi.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cet ouvrage surdimensionné raconte avec poésie le destin de deux hommes, qui vont se rencontrer par hasard, et que le destin va lier malgré eux. Deux hommes que tout oppose, l'un sortant des sentiers battus, l'autre ne s'y aventurant jamais. Cette cohabitation forcée va pourtant révéler de nouvelles choses en eux. Tout le récit prend pour décor la montagne, majestueuse dès la couverture. Ce livre illustré pour adultes, est pensé en doubles pages : une illustration de la montagne, sous un angle de vue particulier, à un horaire particulier, retraçant l'ambiance qui règne dans les sommets, accompagnée d'un texte sur la droite. On est comme le berger face aux éléments bruts, on contemple la beauté de la nature, tout en étant bercé par la poésie du récit. L'album est uniquement composé d'illustrations paysagères de la montagne. Seule une planche permet de voir les protagonistes, dans un moment clé de l'histoire. Aux manettes de ce bel album, Régis Lejonc et Henri Meunier. Est-il utile de présenter encore Lejonc, auteur et illustrateur jeunesse, qui a publié plus de 80 ouvrages dontKodhjaouLe jardin du dedans-dehors. Il a reçu le grand prix de l'illustration en 2010. Et il est accompagné au scénario par Henri Meunier, auteur tout aussi prolifique, à qui l'on doitCœur de bois, ou le tome 21 de la BDSept Macchabées. Ces deux grands auteurs s'associent pour nous proposer un album à couper le souffle.
Le Nouvel An Chinois est l’occasion de donner un coup de projecteur sur les cultures asiatiques qui le fêtent. Pour perpétuer cette tradition, le centre culturel chinois propose une programmation est riche et bien pensée. L’UGVF (Union Générale des Vietnamiens de France) organise également des festivités, dont une grande fête (marché, spectacle, animations, soirée dansante…) le 1er février 2025 au pavillon Baltard, à Nogent-sur-Marne.
Le traditionnel défilé parisien est organisé le dimanche 9 février 2025. Le départ est donné entre 13h et 14h. Un événement à vivre dans les rues du 13e arrondissement entre l'avenue de Choisy, la porte de Choisy et l'avenue d'Ivry. Au programme : musique et costumes traditionnels, cymbales, tambours, tigres et dragons colorés et bonne humeur.
Les dragons colorées
Bonne lecture !
Voir aussi autres articles du blog sur le Paris XIIIème :
Une conférence de Vincent Farion et Frédéric Charpentier
salle Lucie-Aubrac, place du Château-Gaillard
le samedi 1er février 2025 à 14 H
Montmorency
L'Ile-de-France riche en "pierre à plâtre"
La région parisienne, très riche en gypse et très longtemps le centre de l'industrie plâtrière à permis son utilisation sous de multiples applications.
C'est en fait un matériau de construction depuis le premier siècle de notre ère. Le plâtre a donc été utilisé pour construire, pour l'exécution des cloisons et des ourdis de planchers, ceci à l'extérieur comme à l'intérieur. Les carrières de gypse toutes proches ont contribué à crèer une tradition originale.
Vincent Farion responsable du Musée du Plâtre nous présente le musée et ses 40 ans d'existence depuis 1982, dont une longue période à Cormeilles-en-Parisis. Il va développer l'industrie plâtrière dans la région parisienne.
3 parties vont être présentées dont l'histoire des carrières de Montmorency et de la région parisienne, les industries liées au gypse et plâtre, puis des photographies de Marie Levêque et ses maison de plâtre vont être présentées
Le gypse matière et ses 38 à 40 millions d'années d'existence
CaSO4・ ½ H2O(solide) → CaSO4(solide) + ½ H2O(vapeur).
Quelques chiffres :
le gypse
160 millions de tonnes dans le monde
RP : 5 millions de tonnes en France soir 3 % de la production
U.S.A. : 22 millions de tonnes
Les principales sources de gypse en France
Production dans le monde
Formule : CaSO4.2H2O
cuisson : 130 à 150 °C
Le gâchage du plâtre
Quel est le niveau de recyclage du plâtre ? : 1.1 million de tonnes
Histoire du plâtre :l'époque gallo-romaine et l'apparition du plâtre
1er et IIème siècle, la conquête romaine a vu l'arrivée de cette technique,
XIIIème siècle : zone urbaine
XIXème siècle : beaucoup de travaux lancés durant les constructions du baron Hausmann à Paris
Le bâti en France d'époque
Lutèce gallo-romaine : aquarelle de Jean-Claude Govin
Le bâti dans la région :
Depuis le XVIIème siècle, les maisons parisiennes utilisent davantage le plâtre comme liant des matériaux de construction, comme remplissage entre ossature en bois, comme enduit de finition, comme protection contre les incendies, cela en intérieur comme en extérieur. C'est sans doute à partir de cette époque que s'élabora progressivement une véritable architecture en plâtre puisque les façades entièrement enduites en plâtre se généralisent au XVIIIème siècle
Montmorency
Les Sociétés liées au gypse et au plâtre :
Les sociétés liées au gypse et au plâtre sur la Butte de Montmorency sont actuellement Placoplatre (groupe Saint-Gobain) et Siniat (groupe Etex).
Placoplatre avait intégré Plâtres Lambert et SAMC.
Placoplâtre : SAMC et plâtre Lambert
La deuxième partie de la conférence conduite par Frédéric Charpentier architecte DPLG:
Les techniques de construction du plâtre, les pratiques professionnelles, l'enseignement du bâtiment, les technologies récentes, les ciments du XXème siècle, le bâti régional, les sociétés actuelles liées aux plâtres en duo avec Vincent.
Les photographies présentées en troisième partie sont de Marie Lévêque, Didier Lidoren, jacques Hantraye et Vincent Farion.
Le coin du spécialiste des cristaux
cristaux de gypse impurs mais magnifiques
Une visite au centre ville de Montmorency et ses bâtiments partiellement en plâtre ou aux murs recouvert de plâtre.
Quelques pistes encore en cours
Le Musée du Plâtre :
Secrétariat : Maison des Arts 9, rue du Château 95170 Deuil-la-Barre
Édité par Placo-SaintGobain aux éditions Anabole, collection Mémoires d'hommes, mémoires d'entreprises, septembre 2019, 194p., 310 illustrations, ISBN 9782953826555
Quelques mots sur la célèbre famille des Montmorency :
MONTMORENCYLES
Peut-être la plus illustre famille française après la maison royale, les Montmorency sont des seigneurs d'Île-de-France proches du roi dès lexesiècle et ils étaient, à cette époque, descendants deCharlemagnepar les femmes. Nombreuses sont les branches de cette famille, l'une étant celle des seigneurs de Montlhéry avec ses sénéchaux de France et ses alliances avec la famille royale. Le chef de famille se titrait premier baron de France (c'est-à-dire de l'Île-de-France) dès la fin duxivesiècle et même premier baron chrétien. La baronnie de Montmorency fut érigée en duché-pairie en 1551 et elle appartint à la famille jusqu'en 1632 ; à la suite des malheurs d'un maréchal duc, « la gloire des braves » qui eut la tête tranchée, Montmorency passa comme duché-pairie aux Bourbons-Condé en 1633, mais avec le nom d'Enghien dès 1689. La lignée des Montmorency comporta six connétables de France (dont Anne, le premier duc du nom), onze maréchaux de France (dontGilles de Raiset le duc de Luxembourg, « tapissier de Notre-Dame »), quatre amiraux et vice-amiraux de France, un grand nombre de grands officiers de la Couronne et des prélats, une maîtresse de Henri IV (« la belle Fosseuse »), le sous-chef de lafranc-maçonneriefrançaise en 1789 (le duc de Piney-Luxembourg, administrateur général du Grand-Orient), Jean seigneur de Nivelle en Flandre ; celui-ci, à qui son père demanda de revenir en France, ne répondit pas à son appel et fut ainsi traité de chien par lui (d'où « ce chien de Jean de Nivelle qui s'enfuit quand on l'appelle »). Un pacte de famille du 1ermars 1820 limita les ambitions de diverses familles à se rattacher aux Montmorency ; ne furent reconnues comme vrais Montmorency que les trois branches ducales qui terminèrent la famille : Montmorency (depuis 1767, le chef de famille, marquis de Fosseux, premier baron chrétien, avait hérité du duché de Beaufort et portait officiellement le titre de duc de Montmorency, pair en 1814 et 1815), Beaumont-Luxembourg et Laval. Le dernier duc de Laval mourut en 1851, le dernier duc de Montmorency en 1862 (il est généalogiquement représenté par le duc de Bauffremont, issu de sa sœur aînée) et le dernier Montmorency, duc de Beaumont, prince de Montmorency-Luxembourg, en 1878 ; sa fille, vicomtesse de Durfort-Civrac, morte en 1921, fut la dernière Montmorency. Au grand mécontentement de la famille, Napoléon III attribua le titre de duc de Montmorency en 1864 à un Talleyrand-Périgord, fils de la sœur cadette du dernier duc.
Sources : Hervé Pinoteau, viceSources Hervé Pinoteau, vice-président de l'Académie internationale d'héraldiques : Hervé
L'Espace Lucie Aubrac situé contre l'Office de Tourisme de la ville de Montmorency
Merci à Vincent et Frédéric pour cette passionnante conférence !
Merci à la S.H.M.R Société d'Histoire de Montmorency et à Marie Lévêque pour son accueil !
En cette année qui célèbre les 150 ans de la naissance du mouvement impressionniste, la Ville de Nice et le musée des Beaux-Arts Jules Chéret consacrent une exposition de premier plan à Berthe Morisot. Conçue dans le cadre de l’opération territoriale du musée d’Orsay « Les 150 ans de l’impressionnisme », en partenariat avec le Palazzo Ducale de Gênes, et avec le soutien déterminant de la famille de l’artiste, « Berthe Morisot à Nice, escales impressionnistes » évoque les deux séjours de la peintre sur la Riviera lors des hivers 1881-1882 et 1888-1889.
Ce projet exceptionnel, autour de la première femme à avoir participé aux expositions impressionnistes, explore des moments de la vie et de la création de la peintre qui n’avaient jusqu’ici jamais fait l’objet de recherches dédiées. Le musée des Beaux-Arts Jules Chéret rassemble pour la première fois une soixantaine de ses œuvres créées sur la Riviera, prêtées notamment par le musée d’Orsay, le musée Marmottan Monet, le Palais Princier de Monaco, le Nelson Atkins Museum de Kansas City, le musée national de Stockholm, le musée des Beaux-Arts de Lyon ainsi que de nombreuses autres collections publiques et privées. Parmi les chefs-d’œuvre présentés se trouvent deux autoportraits de l’artiste : Portrait de Berthe Morisot (1885, musée Marmottan Monet) et Portrait de Berthe Morisot et de sa fille (1885, coll. part.) mais aussi : Le Port de Nice (1881, musée Marmottan Monet), La Plage de Nice (1881-1882, coll. part.), Paysanne niçoise, Célestine (1889, musée des Beaux-Arts de Lyon), La Mandoline (1889, coll. part.), Sous les orangers (1889, Nelson Atkins Museum, Kansas City) et La Cueillette des oranges à Cimiez (Grasse, musée d’Art et d’Histoire de Provence). Le musée des Beaux-Arts Jules Chéret dévoile également des peintures de Claude Monet et d’Auguste Renoir, eux aussi présents sur le pourtour méditerranéen à la même période et conquis par cet environnement éclatant. L’exposition intègre notamment Les Villas à Bordighera (1884, musée d’Orsay), cadeau de Claude Monet à Berthe Morisot. Le parcours s’appuie sur une scénographie conçue par l’architecte Anne Gratadour et réalisée par les ateliers de l’Opéra de la Ville de Nice, pour mettre en évidence les liens qui unissent Berthe Morisot à la Riviera. De nombreuses découvertes ont résulté de la minutieuse enquête menée lors de la préparation de l’exposition en recoupant carnets de croquis et de notes, correspondance, presse locale. Des œuvres ont pu être localisées, d’autres ont vu leur sujet identifié. Le processus de travail de Morisot, sa recherche picturale, sont désormais mieux compris et plus précisément associés à la formation artistique de sa fille Julie Manet. Enfin, en résonnance avec le parcours hors du commun de Berthe Morisot, artiste pionnière, une séquence dédiée à ses contemporaines, rassemblant des œuvres de Mary Cassatt, Eva Gonzalès, Marie Bashkirtseff ou encore Louise Breslau met en lumière le formidable foisonnement de la création féminine à la Belle-Epoque sur la Riviera. Un ouvrage de référence est publié aux Editions Electa. Il inclut notamment l’intégralité de la correspondance de Berthe Morisot lors de ces séjours sur la Riviera, la publication in extenso d’un carnet de croquis « niçois » resté inédit, ainsi qu’un vaste corpus documentaire.
La Maison Berthe Morisot à Bougival
Berthe Morisot : Eugène Manet et sa fille dans le jardin de Bougival 1881
(Collection du Musée Marmottan Manet Paris)
"Roses trémières" 1884 Berthe Morisot Collection du Musée Marmottan Monet à Paris
Autoportrait de l'artiste
Les portraits de Berthe Morisot par ses amis
Berthe Morisot :
1841 : Naissance à Bourges le 14 janvier
1860 : élève de Corot
1873 : "Le Berceau"
1874 : Berthe rejoint le Salon des Indépendants, futurs impressionnistes
Elle épouse cette année Eugène Manet, le frère d'Edouard
1878 : naissance de sa fille Julie
1892 : première exposition artistique
Décès le 2 mars 1895 d'une pneumonie. Son son certificat de décès précise la mention : "sans profession".
Berthe née à Bourges le 14 janvier 1841 d'un père devenu préfet du département du Cher.
Arrière-petite-fille de Jean-Honoré Fragonard par ses aieux du côté maternelle, elle avait de qui tenir !
La famille Morisot s'installa définitivement à Paris en 1852.
Berthe va prendre ses leçon de dessin dès l'âge de 16 ans en compagnie de ses deux soeurs Edma et Yves, surnom curieux.
Seule, Edma étudiera la peinture en sa compagnie en recopiant les chefs-d'oeuvre du Louvre.
Les leçons duraient parfois 12 heures par semaine. Yves déclara vite forfait et Berthe et Edma se trouveront rapidement rebutée par l'académisme poussiéreux de ces cours.
Leur mère, Cornelie, femme attachante leur proposera un autre professeur installé à Passy, ancien élève d'Ingres. C'est ce professeur qui les mènera au Louvre poursuivre leur art, et c'est là que Berthe fera connaissance avec Fantin-Latour. C'est d'ailleurs grâce à lui que Berthe rencontrera Edouard Manet. Berthe se mettra au nouveau concept de la peinture à l'extérieur.
Elle présentera l'année des paysages magnifiques au Salon.
En 1868, Berthe rencontre Manet et pose pour lui (Le Balcon, Le Repos, Berthe Morisot au bouquet de violettes).
Berthe délaissera le Salon officiel en 1874 pour les Indépendants futurs peintres Impressionnistes crées par Claude Monet, Sisley et Renoir.
Elle participera avec ces peintres au premier salon des "Artistes Anonymes Associés".
En savoir un peu plus sur l'artiste :
Berthe Morisot est issue d'une famille bourgeoise. Dès son plus jeune âge, elle est initiée à la peinture. Elève douée, elle sert souvent de modèle aux différents grands noms de la peinture de l'époque. Bientôt, elle expose ses ouvres au salon officiel pendant quelques années. Puis, elle rejoint les indépendants, le mouvement impressionniste. Berthe Morisot voit le jour le 14 janvier 1841 à Bourges. Née d'une famille de la haute bourgeoise, elle est l'une des arrières petits-enfants du grand peintre, Jean Honoré Fragonard. En 1852, la famille Morisot s'établit à Paris. Dès lors, elle acquiert des connaissances en peinture dès ses 16 ans, avec ses sours, Yves et Edma. Elle imite les chefs d'ouvres du Louvre. C'est ainsi qu'elle rencontre le peintre Fantin Latour. Et par le biais de ce dernier, elle fait également la connaissance d'Édouard Manet, un grand peintre dont les ouvres picturales sont inspirées du mouvement impressionniste. En 1865, elle expose ses peintures paysagistes au salon officiel et ce durant deux ans. En 1868, elle abandonne totalement le salon officiel et rejoint les indépendants, les futurs impressionnistes dont les dirigeants sont Monet, Sisley et Renoir qui exposent en même temps leurs ouvres picturales. Le nom de leur association est : « Artistes Anonymes Associés » et son inauguration date du 15 avril 1875. Sa technique picturale et son goût pour les beaux-arts se reflètent essentiellement sur les paysages et surtout sur les peintures de l'environnement familial. Avec l'aide des grands esprits de la peinture, elle améliore ses ouvres en rendant moins sombre les teintes tout en dégageant une inspiration libérale d'une façon plus stricte. L'une de ses toiles très exceptionnelle est « Le berceau » datée de 1872 au musée d'Orsay à Paris. Cette toile démontre sa compétence de nuancer la légèreté et la transparence tout en représentant la féminité. En 1874, à l'âge de 38 ans, Berthe Morisot se marie avec Eugène Manet qui n'est autre que le frère d'Édouard Manet, et cinq ans après, elle donne naissance à une petite fille, Julie Manet. En 1892, Eugène Manet décède avant la première exposition des ouvres personnelles de Berthe Morisot, pour la première fois à la galerie Boussod et à Valadon. Auparavant, ils avaient décidé d'un commun accord de confier l'éducation artistique de leur progéniture au poète Stéphane Mallarmé et au peintre Pierre-Auguste Renoir. En mars 1895, Berthe Morisot est atteinte d'une pneumonie et meurt à son tour. Elle est l'une des femmes peintres qui a exposé ses toiles avec le grand peintre impressionniste, Camille Pissarro. Elle est la peintre dont les oeuvres sont toujours présentées à l'exposition des peintres impressionnistes. Toutes ses ouvres picturales sont transmises par testament à ses amis parmi lesquels Edgard Degas, Claude Monet et Pierre-Auguste Renoir. Elle est inhumée au cimetière de Passy. Un an après sa mort, en sa mémoire, une présentation de ses oeuvres a eu lieu à la galerie de Paul-Durand Ruel où plus de 300 toiles ont été exposées.
Bibliographie :
Cette jeune femme en noir, au bouquet de violettes, aux yeux profonds, que peint Manet dans les années 1870, c’est Berthe
Morisot. Elle garde sur son visage altier comme un secret. Un modèle parmi d’autres ? Non : la seule femme du groupe des
Impressionnistes. Berthe Morisot, née dans la province française en 1841, fille de préfet, peint et expose parmi ce clan d’hommes, ceux qui sont encore des réprouvés sans public, des réfractaires à l’art officiel : Manet, Degas, Monet, Renoir. Ardente mais ténébreuse, douce mais...