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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une vue de Beaulieu-sur-Dordogne avec la Chapelle des Pénitents à gauche, de la rive de la Dordogne
Le local de pesée
La construction de l’abbatiale
Une des plusbelles églises abbatialesde France voit ainsi le jour à Beaulieu. Censée rappeler laconquête de Jérusalem, l’église est construite dans les mêmes proportions que leTemple de Salomon : 20 mètres de large, 60 mètres de long et 30 métres de haut.
Détail du tympan de l'abbatiale
La dernière gabare touristique qui circule à Beaulieu-sur-Dordogne à pour nom Adèle et Clarisse. Il s’agit des 2 dernières passeuses qui avec leur bac nous permettaient de passer d’une rive à l’autre jusqu’en 1970.
Les bords de la Dordogne
La passerelle piétonne
Lieu stratégique depuis le Moyen-âge, lieu spirituel, témoin de l’épopée des gabares, Beaulieu, l’un des « Plus Beaux Villages de France » incarne douceur de vivre en Vallée de la Dordogne.
Au haut Moyen-âge, Beaulieu étaitun petitvillagede pêcheurs et d’éleveurs, sur un méandre de la Dordogne,appelé Vellinus. Seigneur de la famille de Turenne, Rodolphe chevauchait sur ses terres quand il s’arrêta dans ce petit village. Selon la légende,émerveillé par la beauté des lieux, il rebaptisa le village Bellus Locus (Beau Lieuen latin altéré) et décida vers 856-858 d’y fonder uneabbaye bénédictineafin d’attirer les pèlerins et de développer le territoire.
La Dordogne et ses canaux et bras morts
La chapelle des Pénitents
Lastatue de la Viergeen majesté,chef-d’œuvrede l’art moyen-âgeux. Ces statues sont typiques de l’art roman et répondent à un code théologique très précis.
Marie tient son fils sur son genou droit, assise sur le trône de la sagesse. Jésus a un visage adulte car il est hors du temps, à la fois Dieu et homme. Sa main droite exprime accueil et bénédiction. Marie tient en sa main un fruit symbolisant douceur et maternité.
Les retablesont été commandités par Théodose de Turenne ai XVIIè siècle lors de la restauration de l’abbatiale. L’un est en l’honneur de l’Assomption de Marie et l’autre en l’honneur des saints Prime et Félicien.
Une visite de la Maison Emile Zola Dreyfus le 7 avril 2024 à Médan
La Maison Zola
Une idée, un principe, à l'origine des importants travaux qui ont été effectués depuis plus de dix ans : restituer la maison d'Emile Zola telle qu'elle fut de son vivant. De la cuisine à la salle de bain, de la chambre au bureau, de la lingerie à la salle de billard, une découverte de l'univers qui fut celui de Zola.
Le Musée Dreyfus
Une documentation de plus de cinq cents documents dans une muséographie résolument moderne pour retrouver une chronologie ou plutôt por redécouvrir l'Affaire, en comprendre les enjeux, les échos et la troublante actualité.
Comment comprendre l'Affaire et aussi, au-delà, se questionner sur l'importance de l'Histoire et sur le rapport entre passé et présent.
Une exposition qui se propose de sortir des représentations habituelles de l'Affaire pour montrer des documents et des œuvres moins connus ou inédits afin de saisir la stratégies des deux camps et comment brochures, chansons, tracts, papillons, affiches, objets, jeux, projections lumineux en furent le centre.
La salle de billard
La cuisine
Le bureau d'écriture d'Emile Zola
La salle de bain
La chambre
Merci à notre conférencière Christelle ! une visite passionnante grâce à elle
Documentation Maison Emile ZOLA musée DREYFUS
Emile Zola 1840- 1902 Écrivain et journaliste :
Émile Zola est l’un des romanciers français les plus publiés et traduits au monde. Chef de file du courant naturaliste, ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Également célébré pour son engagement politique dans l’affaire Dreyfus, l’écrivain a toujours porté haut ses opinions, s’armant d’une plume directe et simple à laquelle la prose du siècle dernier doit beaucoup. Né à Paris en 1840, Émile Zola, orphelin de père, est élevé par sa mère et sa grand-mère dans la capitale. Envoyé étudier à Aix-en-Provence, le jeune Émile rencontre Paul Cézanne, grâce à qui il se découvre une passion pour la peinture. Son intérêt pour l’écriture se manifeste dès son entrée au collège, où il entame la rédaction de son premier roman. A 18 ans, Zola décide de quitter la province pour rejoindre sa mère, dans l’espoir de trouver le succès. L’année suivante, il échoue pour la deuxième fois au baccalauréat. Fortement marqué, le jeune homme est persuadé d’avoir déçu sa mère et s’effraie face aux difficultés financières qui l’attendent sans son diplôme. 1861 est l’année de son premier amour déçu, un an après sa rencontre avec Berthe, une prostituée qu’il tente de remettre dans le droit chemin en essayant de lui donner goût au “travail”. Confronté aux dures réalités de la vie, il raconte sa déception dans son premier roman, La Confession de Claude, publié quelques années plus tard. Toujours fasciné par la peinture, il se rapproche des artistes impressionnistes et se lie d’amitié avec Manet. En revanche, la publication de son roman, L’Oeuvre, met fin pour de nombreuses années à sa relation avec son vieil ami Cézanne, qui croit se reconnaître dans la figure de l’artiste raté Claude Lantier. Sans son baccalauréat, Zola affronte la réalité du marché et après quelques petits emplois précaires, il parvient à se faire embaucher par Louis Hachette en tant que commis dans sa librairie en 1862. Très vite, il s’élève au rang de publicitaire, l’équivalent actuel d’attaché de presse, dont la mission consiste à lire les publications Hachette pour convaincre les critiques de la qualité des ouvrages. Baigné dans l’univers d’une grande entreprise, il se servira plus tard des souvenirs de cette époque pour écrire Les Rougon-Macquart, tome 11: Au bonheur desdames. Travailleur acharné, il parvient à faire publier son premier ouvrage, Les Contes à Ninon en 1864. Dès lors, l’écrivain en herbe collabore régulièrement avec les rubriques de critiques littéraires et artistiques de différents journaux, ce qui lui permet de dévoiler ses qualités d’écrivain au grand public. Faisant preuve d’une grande sociabilité, Zola intègre peu à peu les grands journaux à qui il propose des chroniques dramatiques et littéraires. Parmi ces critiques, il aime à défendre les peintres impressionnistes, dont il essaye de s’inspirer dans son écriture. C’est ainsi qu’apparaît pour la première fois ce qui ne s'appelle pas encore le « naturalisme » avec la publication de Thérèse Raquin dans lequel il esquisse l’écriture “biologique”. L’ouvrage rencontre un immense succès public, alors que les critiques dénoncent sa dureté et n’hésitent pas à le qualifier de “littérature putride”, forçant l’auteur à reprendre la plume afin d’en justifier les prétentions scientifiques. D’ailleurs, plus que ses chroniques, ce sont surtout ses romans publiés sous forme de feuilletons par l’intermédiaire des journaux comme La Presse, qui vont faire grandir sa notoriété. Dès 1868, la popularité de Zola grandit, ce qui lui permet de rencontrer Gustave Flaubert qui l’introduit auprès d’Alphonse Daudet et de Ivan Tourgueniev. Ce petit groupe d’écrivains se retrouve lors de réunions dominicales, dont Zola restera nostalgique toute sa vie. 1868 reste avant tout l’année où Zola décide de se lancer dans le plus grand projet de sa vie d’écrivain : Les Rougon-Macquart. Histoire Naturelle Et Sociale D`Une Fam..., saga littéraire plus connue sous le nom de Rougon-Macquart. Inspiré par M. Honore de Balzac et le pluralisme de son œuvre, Zola décide de proposer un cycle reposant sur l’histoire d’une famille issue de deux branches : les Rougon, la famille légitime, et les Macquart, la branche bâtarde. Mettant en scène cinq générations de personnages, l’ensemble ne compte pas moins de 20 volumes. Si Zola est encore connu aujourd’hui, c’est en grande partie pour ce monument littéraire qu’il a construit pendant une vingtaine d’années. Critiqués par les uns, admirés par les autres, les Rougon-Macquart achèvent d’imposer Zola à la tête d’une école littéraire perçue comme la synthèse du romantisme de Victor Hugo, du réalisme de Balzac et des analyses de la société contemporaine empreinte de sociologie des frères Edmond et Jules de Goncourt. C’est en 1878 que démarrent les soirées de Médan, province dans laquelle Zola possède une maison de campagne. Avec Guy de Maupassant, Paul Alexis, Joris-Karl Huysmans, Léon Hennique et Henry Céard, ils constituent “le groupe des six” à partir de 1880. Cette période est relativement prolifique pour l’écrivain qui publie un roman par an ainsi que quelques pièces de théâtre. Depuis en proie à des difficultés financières, sa situation se stabilise suite à l’énorme succès rencontré par la publication de Les Rougon-Macquart, tome 7 : L`Assommoir en 1877 qui l’installe dans la position de maître du naturalisme. Bien sûr, si l’écrivain rencontre un certain succès auprès de son public, cela n’empêche pas la foudre de la critique de s'épandre. Ce démêlé avec ses pairs est loin d’être le seul à son actif, il essuie en effet par la suite les injures subséquentes à la publication de Les Rougon-Macquart, tome 9 : Nana en 1879. L’ouvrage, inscrit dans la thématique très courue à l’époque de “bicherie parisienne”, est qualifiée par ses adversaires d’oeuvre pornographique et sordide. Du côté des lecteurs, il en est tout autre : les exemplaires de Nana s’arrachent en librairie, par delà même les frontières françaises. Les dernières années de Zola sont dominées par l’affaire Dreyfus et ses contrecoups. Entré à La Tribune, un hebdomadaire républicain quelques années auparavant, il pratique ses talents de polémistes en proposant des satyres anti-impérialistes. Quelques années plus tard, il s’engage dans la défense des communards amnistiés, qu’il évoquera par l’intermédiaire des parias de la Révolution de 1848, dans Le Ventre de Paris, par Émile Zola [édition 1873]. Mais ce que l’histoire retient principalement de lui c’est son engagement dans l’affaire Dreyfus en 1897. C’est dans le journal L’Aurore qu’il publie son célèbre “J’accuse” lettre ouverte au président de la République, dans laquelle il s’oppose ouvertement à l’antisémitisme régnant : “Me permettez vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ? Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les coeurs. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition Universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom - j’allais dire sur votre règne - que cette abominable affaire Dreyfus !” Face aux vives réactions que provoque la publication de son article, l’auteur choisit de partir pour l’Angleterre avant la fin du procès et ne reviendra que onze mois plus tard, avec Fécondité, son dernier roman en poche. Le 29 septembre 1902, Zola et son épouse sont intoxiqués pendant la nuit, par la combustion d’un feu couvert produit par la cheminée de leur chambre. A l’arrivée des médecins, Zola disparaît alors que son épouse lui survit. Parmi les plus grands mentors de la modernité, Zola, l’homme sociable par excellence, a su atteindre le Panthéon français des écrivains classiques. C’est pour son écriture cinématographique, pour sa lutte acharnée pour la liberté et son combat contre l’antisémitisme que les phrases d’Emile Zola résonnent et pour longtemps encore dans la plupart des salles de classes. Écrivain humain, il est l’auteur qui parle à l’homme parmi la foule, c’est la plume qui donne pour la première fois à la science, au peuple et au social toute son importance.
Documentation Musée Emile Zola :
Horaires du musée-maison d'Emile Zola -Dreyfus :
Mercredi dimanche 9 H 30-12 H 30 13 H 30-17 H 30
Fermé lundi et mardi
Fermeture exceptionnelle les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier
Visite exceptionnelle guidée par Martine Le Blond-Zola
et visite guidée par Philippe Auriol Tarif 20 €
Adresse Maison Zola -Musée Dreyfus ; 26, rue Pasteur 78670 Médan
"Les Maisons d'Ecrivains sont des îles du temps. Imprégnées à jamais du génie de leurs hôtes, ces demeures de l'esprit fascinent le visiteur". Alain Decaux
La Route des Maisons d'Ecrivains
Voir aussi autres articles du blog sur les Maisons d'Ecrivains et d'Artistes :
Commissaire de l'exposition : Julie Sicault Maillé
Les troubles de la Garonne : grès médocain, détail des sculptures de la Verrière
Les disques suspendus en terre cuite, encre de chine et acier 47 X 0.5 cm
La Verrière
Les Ecuries
Lame de fond, Impressions en taille douce sur papier Hahnemühle 69.5 x 91.5 cm Ateliers Moret
Aquarium 120 x 85 x 20 cm cuivre et eau de mer
L'aquarium et sa plaque de cuivre matrice d'impression
Impressions des trajets des cargos parcourant le monde après chaque bain successif dans l'acide après impression à l'encre. Presses des Ateliers Moret par Matthieu Perramant.
Le Grenier
Dunking Island 2022, vidéo sur 5 écrans et dispositif acoustique en 9 postes, 35 minutes
"Dunking Island", vidéo 35 minutes au Grenier
Merci à Esther pour sa visite du jour !
Merci à Jenny pour son sympathiques accueil
La soirée rendez-vous des Ambassadeurs avec une présentation de l'exposition par Fanny et Léa : à
Merci à elles et à Marie pour leur visite commentée du jour et le sympathique pot d'accompagnement .
Quelques images des présentations des œuvres de la Galerie
La Verrière et le Quai
Friendly Melancolia Le Quai
Texte de l'artiste :
Le 10 janvier 1992, 28.800 tortues, canards et autre jouets de bain, nommés les Friendly Floatees par les fabricants, se sont déversés dans les Pacifique suite à la perte d'un container paru un cargo. L'image comique d'une colonie de canards en plastique prenant un bain dans l'océan s'est métamorphosée au fil des années de dérive en catastrophe écologique. Friendly Melancolia retranscrit ce fait divers par une installation immersive et monumentale : démultiplier 28.800 fois le polyèdre inventé par Dürer en 1514 en lui donnant la dimension d'un canard de bain. Inévitablement bousculés du pied, ces symboles de la pensée rationnelle vacillent dans l'espace d'exposition au gré du passage des visiteurs. Ils se déforment doucement jusqu'à perdre leur caractère de perfection mathématique pour acquérir chacun une forme singulière. A chaque nouvelle exposition de l'œuvre, de nouveaux solides sortis du moule s'ajoutent aux "anciens", plus ou moins déformés et marqués par le temps des expositions précédentes. Environ 1.500 polyèdres ont actuellement été produit de façon artisanale par l'artiste.
Le polyèdre de Dürer 1514 : 1500 exemplaires sur le quai Plâtre polyester teinté dans masse 7 x 7 x 6 cm
Un peu d'histoire :
Le polyèdre d'Albert Dürer de 1514 comporte 8 faces et 12 sommets. C'est un rhomboèdre tronqué appelé Solide de Dürer.
La documentation de la Graineterie sur l'exposition Là où le monde déborde
CAPUCINE VEVER
BIOGRAPHIE
Née en 1986 à Paris, Capucine Vever produit depuis 2009 des récits prenant forme au travers de vidéos, d’installations, de créations sonores et de projets éditoriaux. Sa production plastique s’inscrit dans une relation contextuelle aux territoires géographiques découvert lors de résidences (Malakoff, Plateau de Millevaches, rade de Lorient...) et de projets artistiques (Biennale de Belleville, Arènes de Lutèce, Rennes, Bruxelles...). Elle exploite et développe ainsi le potentiel narratif de ces environnements géographiques, sociaux ou culturels. Le réel se mélange ainsi au fictionnel et flurte parfois avec le vraisemblable, la représentation se mêle à l’interprétation, la rumeur à la légende pour produire et ouvrir sur des récits qui sollicitent notre projection mentale. Elle collabore fréquemment avec l’artiste Valentin Ferré et s’investie également au sein d’ultralocal, collectif de jeunes artistes animés par la volonté de proposer des temps de travail collectif afin d’accueillir et déplacer des pratiques artistiques au travers des questions relatives à la production, la mise en exposition et la circulation des œuvres.
Formation : 2009
DNSEP (félicitations du jury), École Nationale Supérieur d’Art de Paris-Cergy 2007
Diplôme “Ateliers d’Eté de Cergy-Pontoise”, Université de Cergy Pontoise.
DNAP (félicitations du jury), École Nationale Supérieur d’Art de Paris-Cergy
Expositions collectives et personnelles (sélection) : 2015
Exposition collective centre d’art le Quartier, Quimper, curator : Michela Sacchetto.
"Interventions au Jardin C", Mire, La Fabrique, Nantes, curator : Sandra Doublet.
"La poursuite", exposition collective dans l’espace urbain, Paris, curator : Cédric Fauq.
Exposition personnelle "14 ans, 7 mois, 1 semaine, 6 jours, 8 heures, 52 minutes et 48 secondes pour atteindre la Lune", Maison des Arts de Malakoff (Paris), curator : Aude Cartier. 2014
"La piste des Apaches" Biennale de Belleville, exposition collective, Pavillon carré Baudouin (Paris) curator : Patrice Joly.
Artiste invitée au projet en ligne New Folder, exposition personnelle site web. 2013
Exposition personnelle "Les Rémanents", en collaboration avec Valentin Ferré, Lieu d’art La Pommerie, St Setiers.
"Diffusions journalières pendant 1mois de l’oeuvre sonore Désert", réalisée en collaboration avec Valentin Ferré, sur Radio Vassivière, Radio RGB et Radio Bram (France, Corrèze).
"Géographies Variables", exposition collective, École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne site Lorient, curator : Julie Morel. 2012
"Welcome to Our Futur", exposition collective, Blockhaus DY10, Nantes (curator : Jean Boites Edition et Lucie Orbie). 2011
"Pas au-delà du vernissage", C.O.N.S.O.L.E, Paris (curator : Christophe Cuzin).
"Self Fulfilling Prophecies de Cyril Dietrich", galerie La Vitrine, Paris (curator : Mathilde Villeneuve). 2010
"Figure Libre", exposition collective, Salle d’Exposition de Guyancourt, Paris (curator : Marie de Paris). 2009
"Hors-sol", exposition collective Abbaye de Maubuisson, Centre d’Art, Saint-Ouen-l’Aumône (curator : Bernard Marcades).
"Kiss me Deadly", expositions collectives Mains d’Œuvres, Saint-Ouen et Chez Robert, galerie virtuelle (curator : Mathilde Villeneuve). 2008
"Mouvement Pictorissien", exposition collective, La Vitrine, Paris (curator : E. Maillet, J.Guess, J.Perron). 2007
"Chapitre 4", exposition collective, Abbaye de Maubuisson Centre d’art, Saint Ouen l’Aumone (France).
Bourse : 2014
Obtention de la bourse DICRéAM (aide au développement d’un projet d’art numérique) du CNC.
Publications (sélection) : 2015
Article de presse sur l’exposition Décor(s) Naturel(s), Beaux Arts Magazine n°373, juillet 2015 par Stéphanie Pioda. 2014
Article sur la Biennale de Belleville dans le Quotidien de l’Art du 25 septembre 2014 par Julie Portier. 2013
Parution d’un texte critique de Marianne Derrien dans Portraits La Galerie. 2010
Article Détournement d’icones de Marie de Paris pour l’exposition Figure Libre.
L’INFO INSOLITE
A venir.
PROJET DÉVELOPPÉ À MAINS D’ŒUVRES
Je souhaite profiter de la résidence à Mains d’Œuvres pour développer un projet s’intéressant au pôle Nord magnétique. Ce projet nommé Dérive Magnétique aura pour objectif d’habiter mentalement ce point unique sur le globe, bien réel mais pourtant invisible. Au travers de diverses productions plastiques telles que la sculpture, la vidéo, le récit de voyage, la cartographie ou le son, il sera question de produire des espaces de projections mentales donnant forme à ce « lieu mobile ».
C’est en avril 1874 que s’ouvrit à Paris, dans l’atelier du photographe Nadar, la première exposition du groupe impressionniste. Le musée d’Orsay organise comme il se doit une importante rétrospective pour commémorer cet événement, considéré comme un moment fondateur de l’art moderne. À cent-cinquante ans de distance, on a du mal à concevoir combien ces peintres, qui se nommèrent d’abord les « intransigeants », défrayèrent la chronique. Dans le sillage de l'émoi causé par l’Olympia de Manet en 1865, certains critiques parlèrent même de scandale, de cette première exposition jusqu’à la huitième, qui vit en 1886 la dissolution du groupe.
Quelques images de l'exposition
Merci à Annie
Paris 1874
Inventer l'impressionnisme
Du 26 mars au 14 juillet 2024
Il y a 150 ans, le 15 avril 1874, ouvre à Paris la première exposition impressionniste. « Affamés d’indépendance », Monet, Renoir, Degas, Morisot, Pissarro, Sisley ou encore Cézanne ont décidé de s'affranchir des règles en organisant leur propre exposition, en dehors des voies officielles : l’impressionnisme est né. Pour célébrer cet anniversaire, le musée d’Orsay présente quelque 130 œuvres, et porte un regard neuf sur cette date-clé, considérée comme le coup d’envoi des avant-gardes.
Que s’est-il passé exactement en ce printemps 1874 à Paris, et quel sens donner aujourd’hui à une exposition devenue mythique ? « Paris 1874. L’instant impressionniste » propose de retracer l’avènement d’un mouvement artistique surgi dans un monde en pleine mutation. « Paris 1874 » fait le point sur les circonstances ayant mené ces 31 artistes - parmi lesquels sept seulement sont aujourd’hui universellement renommés – à se réunir pour exposer ensemble leurs œuvres. Le climat de la période est celui d’un après-guerre, faisant suite à deux conflits : la Guerre franco-allemande de 1870, puis une violente guerre civile. Dans ce contexte de crise les artistes repensent leur art et explorent de nouvelles directions. Un petit « clan des révoltés » peint des scènes de la vie moderne, ou des paysages aux tons clairs et à la touche enlevée, croqués en plein air. Comme le note un observateur, « ce qu’ils semblent rechercher avant tout, c’est l’impression ».Dans « Paris 1874 », une sélection d’œuvres ayant figuré à l’exposition impressionniste de 1874 est mise en perspective avec des tableaux et sculptures montrés au même moment au Salon officiel. Cette confrontation inédite permet de restituer le choc visuel des œuvres alors exposées par les impressionnistes, mais aussi de le nuancer, par des parallèles et recoupements inattendus entre la première exposition impressionniste et le Salon. L’exposition du musée d’Orsay montre les contradictions et l’infinie richesse de la création contemporaine en ce printemps 1874, tout en soulignant la modernité radicale de l’art de ces jeunes artistes. « Bonne chance !», les encourage un critique, « il ressort toujours quelque chose des innovations. » Cette exposition est organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie et la National Gallery of Art, Washington où elle sera présentée du 8 septembre 2024 au 20 janvier 2025.
Le Musée d'Orsay comporte des collections majeures d'art français et européen des XIX et XXème siècle située dans une ancienne gare monumentale de Paris (1900-1939)
Elle abrite de 1929 à 1992 une usine de construction automobile Renault qui couvrait la quasi-totalité de l'île. Les bâtiments industriels sont rasés en 2004-2005 et le site est réaménagé.
Le projet dévoilé en vise à construire un pôle artistique et culturel ainsi que 12 000 m2 de jardin public. Le projet de l'île Seguin s'organise autour de deux pointes consacrées à l'art contemporain et à la musique alors que le centre de l'île abritera un campus sportif et un pôle multimédia. Le début des travaux a lieu en 2014. Le complexe baptisé « La Seine musicale » est livré en .
Les usines Renault :
En 1919, Louis Renault patron de la « Société des Automobiles Renault », dont les usines occupaient jusqu’ici des terrains sur la rive droite de la Seine, à Boulogne-Billancourt (« le Trapèze »), ainsi que sur la rive gauche, à Meudon (Bas-Meudon), acquiert l'île Seguin.
L'industriel y construit sa première usine entre 1929 et 1934. L'histoire de
l'île va désormais coïncider avec celle de l'usine Renault. Complètement autonome, celle-ci possédait sa propre centrale électrique et plusieurs sites d'essais, dont une piste souterraine, ainsi qu'un pont d'embarquement pour transporter les véhicules par voie fluviale. C'est alors la plus grande usine de France, avec plus de 30 000 employés.
Située au numéro 21 du boulevard Karl-Marx, cette maison de villégiature de style chalet suisse est construite en 1871 par un charpentier de métier, Monsieur Flamand, comme l’ensemble des maisons sur cette partie du boulevard. Claude Monet et sa famille s’y installèrent en 1874, après avoir vécu dans une première maison à l’angle de la rue Pierre Guienne, un peu plus bas. Pendant 4 ans, Claude Monet profite de ce cadre entre ville et campagne, de la proximité de la gare et de l’industrie naissante pour créer des chefs d’œuvres qui se trouvent aujourd’hui dans le monde entier.
Après le départ de la famille Monet en 1878, M. Flamand décide de s’installer dans la maison et mène des travaux d’agrandissement, notamment de l’extension et du cabanon qui servait alors de salle de bain. Durant les décennies suivantes, les propriétaires successifs vont aménager la maison à leur guise, le jardin perdant peu à peu sa superficie d’origine et les pièces leurs décors.
En 2003, la Ville rachète la maison pour la préserver puis entame une réfection des extérieurs et du jardin en 2010.
La véranda côté jardin
Le jardin a perdu de sa longueur depuis l'époque ou la famille Monet y résidait
Impression :
Naissance d'une technique par l'artiste Claude Monet
De nombreuses questions ont longtemps entouré cette œuvre fondatrice : soleil levant ou couchant ? Quand a-t-elle été peinte, en 1872 ou en 1873 ? Pourquoi à cette date ? Dans quelles circonstances ? La plupart de ces questions n'ont trouvé de réponses que très récemment.
"J’avais envoyé une chose faite au Havre, de ma fenêtre, du soleil dans la buée et au premier plan quelques mâts de navires pointant… On me demande le titre pour le catalogue, ça ne pouvait vraiment pas passer pour une vue du Havre ; je répondis : “Mettez Impression”."
C'est le peintre qui parle. Monet, en 1897, se souvenait. Il y a quelques indices dans ces phrases, mais il faudra une équipe digne des Experts pour percer tous les mystères.
Nos deux limiers s'appellent Géraldine Lefebvre et Donald W. Olson. Elle est, à l'époque, attachée de conservation au musée d’Art moderne-André Malraux du Havre et lui, professeur de physique et d’astronomie à la Texas State University. A la demande du Musée Marmottan, qui possède le tableau depuis 1940, ils ont mené l'enquête.
Les carreaux du sol proches de l'époque de Claude Monet
Vue du 2éme étage
Le jardin :
Totalement réaménagé, le jardin retrouve les essences florales d’antan, inspirés des tableaux de Monet. L’ancien sentier est de nouveau matérialisé au sol, la pompe à eau est restaurée et le vis-à-vis atténué par une haie végétale pour retrouver un caractère plus intimiste.
Deux objets et site de l'époque de Claude Monet :
la pompe et l'abri de jardin
Les plants de l'époque de l'artiste au centre du jardin
Un navire espagnol coulé le 8 juin 1708 au large de Carthagène des Indes en Colombie actuelle, lors du combat naval de la Bataille de Baru contre la flotte anglaise.
La Colombie, l'Espagne et le peuple amérindien bolivien Khara khara, dont les ancêtres ont extraits les richesses emmenées sur le navire, revendiquent la propriété ou une partie de l'énorme trésor.
Une entreprise américaine privée demande la moitié du trésor pour sa localisation d'ailleurs contestée par la Colombie.
Pourquoi autant d'intérêt pour ce navire ?
Si la propriété de l’épave du galion San José donne lieu à tant de convoitises et de litiges, c’est parce que son trésor serait d’une immense valeur. Selon certaines informations, il serait estimé à plus de 20 milliards de dollars (18 milliards d’euros). D’autres sources font état d’une valeur de 17 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros). Les richesses estimées sont sous forme d'or, d'argent, de diamants, mais aussi de vaisselle et d'objets d'époque qui devaient enrichir la couronne espagnole.
Restée introuvable pendant des années, l'épave a été localisée par les autorités colombiennes en 2015. Les premières images du trésor filmées par un robot subaquatique de la marine ont révélé une multitude d’artéfacts, relatait SciencePost, en 2022. De la porcelaine chinoise, des bouteilles en verre, des pots en céramique et… de nombreuses pièces d'or. Ces images viennent confirmer l'hypothèse d'un trésor de grande valeur enfoui à bord.
Le galion espagnol a été identifié grâce aux inscriptions visibles sur les canons
Un peu d'histoire :
Le San José a été construit selon les spécifications de Francisco Antonio Garrote dans le chantier naval de Mapil, près de San Sébastien, dans le Pays basque espagnol. Le contrat de fabrication est signé par la Couronne espagnole en 1696. Mais ce n'est cependant qu'en 1697 que la construction commence pour se terminer en 1698. Le navire fut finalement mis en service en 1699. En 1702, le navire participa à la défense de Cadix en Espagne contre l'attaque de l'escadre anglaise commandée par l'amiral Rook et en 1706 à la tentative échouée de reprise de Gibraltar aux mains des anglais depuis 1704. Il coula le 8 juin 1708 au large de Carthagène des Indes à la bataille de Baru, face à la flotte anglaise, sa poudrière ayant pris feu sous les bordées du HMS Expédition.
Depuis 2015, la Colombie tente de récupérer le galion. En 2024, des opérations pour le remonter commencent avec un robot capable de plonger à plus de 600 mètres de fond sera chargé de la tâche. L’opération doit couter 4 millions, une somme retativement faible à comparer aux 17 milliards que vaudrait la cargaison récupérée.
Schéma de la coque du galion
En pleine guerre de succession en Espagne (1701-1712), le navire acheminait l'or, l'argent et les pierres précieuses depuis les colonies espagnoles en Amérique vers la cour du roi Philippe V. Seuls quelques membres d'équipage, sur les 600 à bord avaient survécu au naufrage.
Sept ans après la découverte de l'épave, les autorités colombiennes vont commencer à remonter les objets visibles autour de l'épave, «sans modifier ou endommager l'épave», comme des pièces de céramiques, a indiqué à l'AFP le ministre de la Culture Juan David Correa.
Il s'agit de voir comment ces objets «se comportent en sortant (de l'eau) et de comprendre ce que l'on peut faire» pour récupérer le reste, a-t-il
Localisation de l'épave du galion en Colombie :
La poudrière du galion qui explosa et provoqua sa perte
Au fait, c'est quoi un galion ?
Un galion est un grand navire à voiles armé, naviguant en escorte et destiné aux échanges avec les colonies européennes entre le xvie et le xviiie siècle. Il s'agit d’un navire à plusieurs ponts, à châteaux arrière et avant, doté de trois à cinq mâts gréés en voiles carrées, et une voile latine sur le mât arrière (mât d'artimon). Il possède fréquemment un petit mât en bout de beaupré, mais ce n'est pas une constante. Navire espagnol à l'origine, le galion a constitué par la suite le bâtiment principal des flottes des autres nations (britannique, néerlandaise...), avant le développement des bricks, frégates et des vaisseaux de lignetrois-mâts carrés à partir du xviiie siècle. Ils ont toutefois perduré jusqu'au début du xixe siècle.
Le terme « galion », ou « galéon » dans sa forme d'origine, pourrait avoir une étymologie issue du vieux français (1272) galie (apparenté à une galère), de l'espagnol galeón, du portugais galeao, du grec byzantin Galea (navire de guerre de la marine byzantine) ou du grec galeos : aiguillat (évoquant sans doute la poupe en pointe, qui est à l'époque une caractéristique nouvelle).
Caractéristiques du galion San José :
Chantier naval : Mapil, Espagne, lancement 1699
L : 71 coudées 564 de mm :
'40 mètres ou 41.40 mètres,
l : 11.6 mètres
L pont inférieur : 60.18 coudées de 564 mm : 33.9 mètres,
Quille : 35 mètres,
Déplacement : 1000 tonnes env.
Equipage : 550 à 570 hommes, dont 182 marins, 83 artilleurs, 122 soldats
Armement : 64 canons dont,
pont inférieur : 26 canons de 18 livres,
pont intermédiaire : 26 canons der 10 livres,
plage arrière et avant : 8 et 10 canons de 16 livres.
Disposition des canons du galion
Peinture de Samuel Scott Combat naval au large de Carthagène, 28 mai 1708, milieu du XVIIIème siècle, huile sur toile 86.3 x 124.4 cm Londres National Maritime Museum BHC0348
Le galion San José est détruit par l'explosion de sa poudrière lors de la bataille de Baru contre les anglais au large de Carthagène des Indes, actuellement en Colombie.
Une équipe de l'Inrap fouille les fondations d'un moulin à vent et de la maison d'un meunier, un vestige rare d’une machine ayant pourtant joué un rôle prépondérant dans l’économie médiévale et modernee.
Sur les traces du moulin de Sartrouville
Ce samedi après-midi, l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ouvrait exceptionnellement au public son site de fouilles qui, à l’angle des rues Péri et Voltaire, a permis de dégager les fondations d’un des deux anciens moulins à vent de Sartrouville, ainsi que celles de la maison du meunier.
La présence du moulin était attestée par les cartes anciennes
(cf. ci-jointe celle de 1740) et quelques archives. Des fouilles préventives ont donc été entamées en novembre dernier, qui s’achèvent par cette exceptionnelle, et unique visite, puisque le site va voir prochainement la construction d’un groupe scolaire.
Attesté depuis 1640 et abandonné dans la seconde moitié du XIXe, ce moulin à vent, situé non loin de l’église saint-Martin, dominait, au milieu des vignes et des champs, le village de Sartrouville qui descendait vers la Seine à l’ouest. Très exposé aux vents, il servait à moudre le blé produit localement, et devait ressembler au moulin de Sannois
encore debout aujourd’hui. (voir image jointe) Il lui est néanmoins antérieur et sa période de construction sera précisée à la suite de l’analyse en laboratoire des éléments prélevés (bois etc.).
S’ils ont mis au jour peu d’artefacts, les archéologues ont eu la surprise de découvrir au pied du moulin une couche de cendres qui peut évoquer un incendie.
Les analyses permettront d’en préciser le contexte, mais je n’ai pu m’empêcher de songer aux destructions de la guerre de Cent ans – l’église de Houilles fut alors incendiée par les Anglais, et les moulins étaient la première cible en cas de politique de la terre brûlée. Cela supposerait une date assez ancienne, mais les moulins à vent sont apparus en Europe au XIIe siècle et ce site a toujours été l’un des plus propices de la région.
La maison du meunier, quant à elle, a surpris par l’importance de son emprise, et par
l’existence d’une grande cave dont l’utilisation n’est pas certaine, mais pourrait aussi être liée à la production de vin.
Les fouilles sur des sites de moulin sont encore exceptionnelles, alors qu’ils occupaient une place centrale dans la vie économique, et même politique, puisqu’ils étaient souvent contrôlés par le seigneur – ce qui n’est pas le cas ici, puisque le moulin a appartenu sur plusieurs siècles à une même famille de cultivateurs, les Liebert. Ce moulin de Sartrouville est le premier étudié dans les Yvelines.
Aussi son intérêt dépasse-t-il les limites de la commune. Il éclaire la vie quotidienne des campagnes franciliennes. Visible de loin, il dominait aussi le paysage sur toute la plaine de Montesson, tant durant les activités agricoles quotidiennes que lors des grandes manœuvres organisées par Louis XIV depuis le château de saint-Germain.
Une équipe de l’Inrap fouille actuellement, sur prescription de l’État (Drac Île-de-France), une parcelle de 2000 m², dite Les Moulins, dans le cadre du projet de construction d’une école et d’un centre de loisirs par la municipalité de Sartrouville. Depuis la fin du mois de novembre 2023, sur ce terrain situé en retrait du cœur historique du village, les archéologues révèlent un aspect oublié mais central de l’économie médiévale et moderne : la meunerie. Aujourd’hui quasiment disparus, le moulin et son meunier étaient, depuis le Moyen Âge, des silhouettes familières dans le paysage français. Les fouilles de moulins à vent sont rares (trois en France) et les recherches actuelles vont au-delà de l’étude des vestiges archéologiques grâce au dépouillement et l’étude d’archives qui permettent une appréhension socio-économique d’une activité oubliée.
Sources : INRAP Ile-de-France
Le paratonnerre qui intrigue les archéologues
Merci à Jean-François Mourtoux pour ses informations FB
Lien article sur le moulin de Sartrouville :
Archéologie d'un moulin à vent à Sartrouville par l'INRAP
Aménagement : Ville de Sartrouville Contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie (Drac Île-de-France) Recherche archéologique : Inrap Responsable scientifique : Nicolas Samuelian, Inrap
Documentation de l'INRAP
La base d’un moulin à vent datant du XVIIesiècle et la maison du meunier associée ont été mises au jour par l’Inrap à Sartrouville, dans la banlieue ouest de Paris, à la faveur de travaux d’aménagement d’une école et d’un centre de loisirs. L’existence de ce moulin avait entièrement disparu de la mémoire collective.
Sur les hauteurs de Sartrouville, à proximité du cœur historique du village qui a donné son nom au quartier – Vieux-Pays –, se trouvaient jusqu’au milieu du XIXesiècle pas moins de trois moulins à vent, situés dans un rayon d’à peine 100 mètres. Un seul est encore présent dans le paysage, à travers son ancienne maison de meunier transformée en guinguette et dont la façade arbore toujours fièrement l’enseigne peinte d’« Ermitage du moulin ». Le moulin de La Tour, lui, avait été complètement oublié, jusqu’à ce qu’il ressurgisse de terre lors des diagnostics réalisés en 2022 par l’Inrap. De premières recherches en archives ont permis d’en retrouver la trace : « Le moulin a appartenu à la même famille de meuniers, les Liebert, depuis au moins le milieu du XVIIe siècle et jusqu’à la fin de son activité, explique Nicolas Samuelian, responsable des opérations. Il figure sur un plan de 1675 et également sur le cadastre napoléonien de 1820. »
Le terrain a livré la base en pierre du moulin, de 8 mètres de diamètre, qui abritait sans doute les outils de mouture. « Cette partie maçonnée était certainement recouverte d’un toit, et surmontée d’une partie pivotante en bois, permettant de se placer dans le sens du vent », précise l’archéologue. Un muret courbe, au tracé parallèle au moulin sur moins d’un quart de sa circonférence, a également été dégagé : il aurait pu servir à bloquer l’échelle-queue qui permettait d’orienter le moulin. Autre élément remarquable, les couches qui enserrent la base présentent un niveau charbonneux continu, incluant des éléments métalliques rouillés, témoins d’un incendie ancien. Aurait-il pu être lié à la foudre ? La découverte, dans le mur, d’un paratonnerre – un fil de cuivre traversant une rigole maçonnée avant de plonger dans une fosse remplie de charbon –, montre en tout cas la vulnérabilité de l’édifice situé sur ce point haut.
Les caves du meunier
La fouille du reste de la parcelle a permis de mettre au jour les caves de la maison du meunier, présentant différents niveaux d’occupation. « Le niveau final correspond à un toit à cochons, explique l’archéologue. C’est une petite structure empierrée et maçonnée où les bêtes faisaient du gras dans les derniers temps avant abattage ». Au niveau en dessous, se trouve un trou cylindrique identifié comme une probable latrine à tonneau. La chronologie de l’ensemble n’est pas immédiatement lisible, et seule l’analyse des matériaux employés, notamment des différents mortiers, permettra d’associer les murs qui sont contemporains les uns des autres pour retracer l’évolution du bâti. À proximité ont également été retrouvés un puits et une citerne en pierre enduite, ainsi qu’une petite construction circulaire qui résiste pour le moment à l’interprétation.