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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
  • : Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
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7 avril 2024 7 07 /04 /avril /2024 21:12

 

Une visite de la Maison Emile Zola Dreyfus le 7 avril 2024 à Médan

 

La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

La Maison Zola

Une idée, un principe, à l'origine des importants travaux qui ont été effectués depuis plus de dix ans : restituer la maison d'Emile Zola telle qu'elle fut de son vivant. De la cuisine à la salle de bain, de la chambre au bureau, de la lingerie à la salle de billard, une découverte de l'univers qui fut celui de Zola.

Le Musée Dreyfus

Une documentation de plus de cinq cents documents dans une muséographie résolument moderne pour retrouver une chronologie ou plutôt por redécouvrir l'Affaire, en comprendre les enjeux, les échos et la troublante actualité. 

Comment comprendre l'Affaire et aussi, au-delà, se questionner sur l'importance de l'Histoire et sur le rapport entre passé et présent.

 

Une exposition qui se propose de sortir des représentations habituelles de l'Affaire pour montrer des documents et des œuvres moins connus ou inédits afin de saisir la stratégies des deux camps et comment brochures, chansons, tracts, papillons, affiches, objets, jeux, projections lumineux en furent le centre.

 

 

 

 

 

La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

 

La salle de billard

La salle de billard

La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

La cuisine

 

La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

Le bureau d'écriture d'Emile Zola

 

La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à MédanLa Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

La salle de bain

 

La chambre

 

La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

 

Merci à notre conférencière Christelle ! une visite passionnante grâce à elle

Documentation Maison Emile ZOLA musée DREYFUS

La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan
La Maison Zola Musée Dreyfus à Médan

Emile Zola 1840- 1902 Écrivain et journaliste :

Émile Zola est l’un des romanciers français les plus publiés et traduits au monde. Chef de file du courant naturaliste, ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Également célébré pour son engagement politique dans l’affaire Dreyfus, l’écrivain a toujours porté haut ses opinions, s’armant d’une plume directe et simple à laquelle la prose du siècle dernier doit beaucoup. Né à Paris en 1840, Émile Zola, orphelin de père, est élevé par sa mère et sa grand-mère dans la capitale. Envoyé étudier à Aix-en-Provence, le jeune Émile rencontre Paul Cézanne, grâce à qui il se découvre une passion pour la peinture. Son intérêt pour l’écriture se manifeste dès son entrée au collège, où il entame la rédaction de son premier roman. A 18 ans, Zola décide de quitter la province pour rejoindre sa mère, dans l’espoir de trouver le succès. L’année suivante, il échoue pour la deuxième fois au baccalauréat. Fortement marqué, le jeune homme est persuadé d’avoir déçu sa mère et s’effraie face aux difficultés financières qui l’attendent sans son diplôme. 1861 est l’année de son premier amour déçu, un an après sa rencontre avec Berthe, une prostituée qu’il tente de remettre dans le droit chemin en essayant de lui donner goût au “travail”. Confronté aux dures réalités de la vie, il raconte sa déception dans son premier roman, La Confession de Claude, publié quelques années plus tard. Toujours fasciné par la peinture, il se rapproche des artistes impressionnistes et se lie d’amitié avec Manet. En revanche, la publication de son romanL’Oeuvre, met fin pour de nombreuses années à sa relation avec son vieil ami Cézanne, qui croit se reconnaître dans la figure de l’artiste raté Claude Lantier. Sans son baccalauréat, Zola affronte la réalité du marché et après quelques petits emplois précaires, il parvient à se faire embaucher par Louis Hachette en tant que commis dans sa librairie en 1862. Très vite, il s’élève au rang de publicitaire, l’équivalent actuel d’attaché de presse, dont la mission consiste à lire les publications Hachette pour convaincre les critiques de la qualité des ouvrages. Baigné dans l’univers d’une grande entreprise, il se servira plus tard des souvenirs de cette époque pour écrire Les Rougon-Macquart, tome 11: Au bonheur des damesTravailleur acharné, il parvient à faire publier son premier ouvrage, Les Contes à Ninon en 1864. Dès lors, l’écrivain en herbe collabore régulièrement avec les rubriques de critiques littéraires et artistiques de différents journaux, ce qui lui permet de dévoiler ses qualités d’écrivain au grand public. Faisant preuve d’une grande sociabilité, Zola intègre peu à peu les grands journaux à qui il propose des chroniques dramatiques et littéraires. Parmi ces critiques, il aime à défendre les peintres impressionnistes, dont il essaye de s’inspirer dans son écriture. C’est ainsi qu’apparaît pour la première fois ce qui ne s'appelle pas encore le « naturalisme » avec la publication de Thérèse Raquin dans lequel il esquisse l’écriture “biologique”. L’ouvrage rencontre un immense succès public, alors que les critiques dénoncent sa dureté et n’hésitent pas à le qualifier de “littérature putride”, forçant l’auteur à reprendre la plume afin d’en justifier les prétentions scientifiques. D’ailleurs, plus que ses chroniques, ce sont surtout ses romans publiés sous forme de feuilletons par l’intermédiaire des journaux comme La Presse, qui vont faire grandir sa notoriété. Dès 1868, la popularité de Zola grandit, ce qui lui permet de rencontrer Gustave Flaubert qui l’introduit auprès d’Alphonse Daudet et de Ivan Tourgueniev. Ce petit groupe d’écrivains se retrouve lors de réunions dominicales, dont Zola restera nostalgique toute sa vie. 1868 reste avant tout l’année où Zola décide de se lancer dans le plus grand projet de sa vie d’écrivain : Les Rougon-Macquart. Histoire Naturelle Et Sociale D`Une Fam..., saga littéraire plus connue sous le nom de Rougon-Macquart. Inspiré par M. Honore de Balzac et le pluralisme de son œuvre, Zola décide de proposer un cycle reposant sur l’histoire d’une famille issue de deux branches : les Rougon, la famille légitime, et les Macquart, la branche bâtarde. Mettant en scène cinq générations de personnages, l’ensemble ne compte pas moins de 20 volumes. Si Zola est encore connu aujourd’hui, c’est en grande partie pour ce monument littéraire qu’il a construit pendant une vingtaine d’années. Critiqués par les uns, admirés par les autres, les Rougon-Macquart achèvent d’imposer Zola à la tête d’une école littéraire perçue comme la synthèse du romantisme de Victor Hugo, du réalisme de Balzac et des analyses de la société contemporaine empreinte de sociologie des frères Edmond et Jules de GoncourtC’est en 1878 que démarrent les soirées de Médan, province dans laquelle Zola possède une maison de campagne. Avec Guy de MaupassantPaul AlexisJoris-Karl HuysmansLéon Hennique et Henry Céard, ils constituent “le groupe des six” à partir de 1880. Cette période est relativement prolifique pour l’écrivain qui publie un roman par an ainsi que quelques pièces de théâtre. Depuis en proie à des difficultés financières, sa situation se stabilise suite à l’énorme succès rencontré par la publication de Les Rougon-Macquart, tome 7 : L`Assommoir en 1877 qui l’installe dans la position de maître du naturalisme. Bien sûr, si l’écrivain rencontre un certain succès auprès de son public, cela n’empêche pas la foudre de la critique de s'épandre. Ce démêlé avec ses pairs est loin d’être le seul à son actif, il essuie en effet par la suite les injures subséquentes à la publication de Les Rougon-Macquart, tome 9 : Nana en 1879. L’ouvrage, inscrit dans la thématique très courue à l’époque de “bicherie parisienne”, est qualifiée par ses adversaires d’oeuvre pornographique et sordide. Du côté des lecteurs, il en est tout autre : les exemplaires de Nana s’arrachent en librairie, par delà même les frontières françaises. Les dernières années de Zola sont dominées par l’affaire Dreyfus et ses contrecoups. Entré à La Tribune, un hebdomadaire républicain quelques années auparavant, il pratique ses talents de polémistes en proposant des satyres anti-impérialistes. Quelques années plus tard, il s’engage dans la défense des communards amnistiés, qu’il évoquera par l’intermédiaire des parias de la Révolution de 1848, dans Le Ventre de Paris, par Émile Zola [édition 1873]. Mais ce que l’histoire retient principalement de lui c’est son engagement dans l’affaire Dreyfus en 1897. C’est dans le journal L’Aurore qu’il publie son célèbre “J’accuse” lettre ouverte au président de la République, dans laquelle il s’oppose ouvertement à l’antisémitisme régnant :  “Me permettez vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ? Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les coeurs. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition Universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom - j’allais dire sur votre règne - que cette abominable affaire Dreyfus !” Face aux vives réactions que provoque la publication de son article, l’auteur choisit de partir pour l’Angleterre avant la fin du procès et ne reviendra que onze mois plus tard, avec Fécondité, son dernier roman en poche. Le 29 septembre 1902, Zola et son épouse sont intoxiqués pendant la nuit, par la combustion d’un feu couvert produit par la cheminée de leur chambre. A l’arrivée des médecins, Zola disparaît alors que son épouse lui survit.
Parmi les plus grands mentors de la modernité, Zola, l’homme sociable par excellence, a su atteindre le Panthéon  français des écrivains classiques. C’est pour son écriture cinématographique, pour sa lutte acharnée pour la liberté et son combat contre l’antisémitisme que les phrases d’Emile Zola résonnent et pour longtemps encore dans la plupart des salles de classes. Écrivain humain, il est l’auteur qui parle à l’homme parmi la foule, c’est la plume qui donne pour la première fois à la science, au peuple et au social toute son importance.


 

 

 

Documentation Musée Emile Zola :

 

Horaires du musée-maison d'Emile Zola -Dreyfus :

Mercredi dimanche 9 H 30-12 H 30 13 H 30-17 H 30

Fermé lundi et mardi

Fermeture exceptionnelle les 1er mai, 25 décembre et 1er janvier

Visite exceptionnelle guidée par Martine Le Blond-Zola

et visite guidée par Philippe Auriol Tarif 20 €

Adresse Maison Zola -Musée Dreyfus ; 26, rue Pasteur 78670 Médan

Tél. : 01 39 75 35 65 Contact : contact@maisonzola-museedreyfus.com

Site Maison Zola musée Dreyfus http://www.maisonzola-museedreyfus.com

"Les Maisons d'Ecrivains sont des îles du temps. Imprégnées à jamais du génie de leurs hôtes, ces demeures de l'esprit fascinent le visiteur". Alain Decaux

La Route des Maisons d'Ecrivains
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