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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Une équipe de l'Inrap fouille les fondations d'un moulin à vent et de la maison d'un meunier, un vestige rare d’une machine ayant pourtant joué un rôle prépondérant dans l’économie médiévale et modernee.
Sur les traces du moulin de Sartrouville
Ce samedi après-midi, l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ouvrait exceptionnellement au public son site de fouilles qui, à l’angle des rues Péri et Voltaire, a permis de dégager les fondations d’un des deux anciens moulins à vent de Sartrouville, ainsi que celles de la maison du meunier.
La présence du moulin était attestée par les cartes anciennes
(cf. ci-jointe celle de 1740) et quelques archives. Des fouilles préventives ont donc été entamées en novembre dernier, qui s’achèvent par cette exceptionnelle, et unique visite, puisque le site va voir prochainement la construction d’un groupe scolaire.
Attesté depuis 1640 et abandonné dans la seconde moitié du XIXe, ce moulin à vent, situé non loin de l’église saint-Martin, dominait, au milieu des vignes et des champs, le village de Sartrouville qui descendait vers la Seine à l’ouest. Très exposé aux vents, il servait à moudre le blé produit localement, et devait ressembler au moulin de Sannois
encore debout aujourd’hui. (voir image jointe) Il lui est néanmoins antérieur et sa période de construction sera précisée à la suite de l’analyse en laboratoire des éléments prélevés (bois etc.).
S’ils ont mis au jour peu d’artefacts, les archéologues ont eu la surprise de découvrir au pied du moulin une couche de cendres qui peut évoquer un incendie.
Les analyses permettront d’en préciser le contexte, mais je n’ai pu m’empêcher de songer aux destructions de la guerre de Cent ans – l’église de Houilles fut alors incendiée par les Anglais, et les moulins étaient la première cible en cas de politique de la terre brûlée. Cela supposerait une date assez ancienne, mais les moulins à vent sont apparus en Europe au XIIe siècle et ce site a toujours été l’un des plus propices de la région.
La maison du meunier, quant à elle, a surpris par l’importance de son emprise, et par
l’existence d’une grande cave dont l’utilisation n’est pas certaine, mais pourrait aussi être liée à la production de vin.
Les fouilles sur des sites de moulin sont encore exceptionnelles, alors qu’ils occupaient une place centrale dans la vie économique, et même politique, puisqu’ils étaient souvent contrôlés par le seigneur – ce qui n’est pas le cas ici, puisque le moulin a appartenu sur plusieurs siècles à une même famille de cultivateurs, les Liebert. Ce moulin de Sartrouville est le premier étudié dans les Yvelines.
Aussi son intérêt dépasse-t-il les limites de la commune. Il éclaire la vie quotidienne des campagnes franciliennes. Visible de loin, il dominait aussi le paysage sur toute la plaine de Montesson, tant durant les activités agricoles quotidiennes que lors des grandes manœuvres organisées par Louis XIV depuis le château de saint-Germain.
Une équipe de l’Inrap fouille actuellement, sur prescription de l’État (Drac Île-de-France), une parcelle de 2000 m², dite Les Moulins, dans le cadre du projet de construction d’une école et d’un centre de loisirs par la municipalité de Sartrouville. Depuis la fin du mois de novembre 2023, sur ce terrain situé en retrait du cœur historique du village, les archéologues révèlent un aspect oublié mais central de l’économie médiévale et moderne : la meunerie. Aujourd’hui quasiment disparus, le moulin et son meunier étaient, depuis le Moyen Âge, des silhouettes familières dans le paysage français. Les fouilles de moulins à vent sont rares (trois en France) et les recherches actuelles vont au-delà de l’étude des vestiges archéologiques grâce au dépouillement et l’étude d’archives qui permettent une appréhension socio-économique d’une activité oubliée.
Sources : INRAP Ile-de-France
Le paratonnerre qui intrigue les archéologues
Merci à Jean-François Mourtoux pour ses informations FB
Lien article sur le moulin de Sartrouville :
Archéologie d'un moulin à vent à Sartrouville par l'INRAP
Aménagement : Ville de Sartrouville Contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie (Drac Île-de-France) Recherche archéologique : Inrap Responsable scientifique : Nicolas Samuelian, Inrap
Documentation de l'INRAP
La base d’un moulin à vent datant du XVIIesiècle et la maison du meunier associée ont été mises au jour par l’Inrap à Sartrouville, dans la banlieue ouest de Paris, à la faveur de travaux d’aménagement d’une école et d’un centre de loisirs. L’existence de ce moulin avait entièrement disparu de la mémoire collective.
Sur les hauteurs de Sartrouville, à proximité du cœur historique du village qui a donné son nom au quartier – Vieux-Pays –, se trouvaient jusqu’au milieu du XIXesiècle pas moins de trois moulins à vent, situés dans un rayon d’à peine 100 mètres. Un seul est encore présent dans le paysage, à travers son ancienne maison de meunier transformée en guinguette et dont la façade arbore toujours fièrement l’enseigne peinte d’« Ermitage du moulin ». Le moulin de La Tour, lui, avait été complètement oublié, jusqu’à ce qu’il ressurgisse de terre lors des diagnostics réalisés en 2022 par l’Inrap. De premières recherches en archives ont permis d’en retrouver la trace : « Le moulin a appartenu à la même famille de meuniers, les Liebert, depuis au moins le milieu du XVIIe siècle et jusqu’à la fin de son activité, explique Nicolas Samuelian, responsable des opérations. Il figure sur un plan de 1675 et également sur le cadastre napoléonien de 1820. »
Le terrain a livré la base en pierre du moulin, de 8 mètres de diamètre, qui abritait sans doute les outils de mouture. « Cette partie maçonnée était certainement recouverte d’un toit, et surmontée d’une partie pivotante en bois, permettant de se placer dans le sens du vent », précise l’archéologue. Un muret courbe, au tracé parallèle au moulin sur moins d’un quart de sa circonférence, a également été dégagé : il aurait pu servir à bloquer l’échelle-queue qui permettait d’orienter le moulin. Autre élément remarquable, les couches qui enserrent la base présentent un niveau charbonneux continu, incluant des éléments métalliques rouillés, témoins d’un incendie ancien. Aurait-il pu être lié à la foudre ? La découverte, dans le mur, d’un paratonnerre – un fil de cuivre traversant une rigole maçonnée avant de plonger dans une fosse remplie de charbon –, montre en tout cas la vulnérabilité de l’édifice situé sur ce point haut.
Les caves du meunier
La fouille du reste de la parcelle a permis de mettre au jour les caves de la maison du meunier, présentant différents niveaux d’occupation. « Le niveau final correspond à un toit à cochons, explique l’archéologue. C’est une petite structure empierrée et maçonnée où les bêtes faisaient du gras dans les derniers temps avant abattage ». Au niveau en dessous, se trouve un trou cylindrique identifié comme une probable latrine à tonneau. La chronologie de l’ensemble n’est pas immédiatement lisible, et seule l’analyse des matériaux employés, notamment des différents mortiers, permettra d’associer les murs qui sont contemporains les uns des autres pour retracer l’évolution du bâti. À proximité ont également été retrouvés un puits et une citerne en pierre enduite, ainsi qu’une petite construction circulaire qui résiste pour le moment à l’interprétation.
La place Madeleine Brès a été inaugurée à Sartrouville le 15 octobre 2019 par M. le Maire Pierre Fond et de l'arrière petite fille de Madame Brès, Frédérique Gallard.
Elle est située à l'entée et au début de la D1021 d'une longueur de 6 kilomètres qui permet de relier Sartrouville à Montesson.
Depuis l'entrée à Montesson, elle est indiquée direction Bezons.
Cette place est actuellement parée d'une belle décoration de Noël installée par les service de la ville de Sartrouville et d'un panneau en hommage à Madeleine Brès.
Madeleine Brès, née Magdeleine Alexandrine Gebelin le 26 novembre
1842 à Bouillarques dans le Gard, et décédée le 30 novembre 1921 à Montrouge dans la région parisienne, est la première femme de nationalité française à accéder aux études de médecine en 1868, mais sans avoir le droit d'accéder aux concours. Elle obtient son doctorat en médecine, en 1875.
Sa thèse traite de la composition du lait maternel, et obtient la mention « extrêmement bien ». Elle exerce ensuite en puériculture, prodiguant des conseils à une clientèle privée et aux crèches municipales. En 1885, elle finance la création d'une crèche gratuite.
Née Gebelin, fille de charron (et non de médecin, comme indiqué dans le Dictionnaire national des contemporains), elle accompagne son père travaillant à l'hôpital de Nîmes. C'est là où, dès l'âge de 8 ans, prise en affection par une infirmière religieuse, elle apprend à suivre la visite et à donner quelques soins.
Elle a douze ans quand la famille Gebelin part pour Paris et quinze ans lorsqu'elle est mariée à Adrien-Stéphane Brès, conducteur d'omnibus, à la mairie de Lyon, le .
L'accès à la faculté :
Au XIXe siècle, en France, il n'existait pas d'obstacle légal explicite interdisant l'accession des femmes à la médecine. L'exclusion existe du fait même des mœurs de l'époque, la question légale ne se posait même pas, car selon Désiré Dalloz (1795-1869) « Bien que l'exercice de la médecine ne soit pas interdit aux femmes, la nature des études exigées pour être reçu à exercer cet art représente un obstacle moral à ce qu'elles puissent s'y livrer ».
Il existait cependant une barrière juridique implicite : la nécessité du baccalauréat pour s'inscrire en médecine. Ce baccalauréat devient accessible aux femmes en 1861, grâce à Julie-Victoire Daublié, première bachelière française à l'âge de 37 ans. De 1861 à 1896, 299 femmes seulement obtiendront le baccalauréat. Elles doivent cependant le préparer de façon solitaire, aucun établissement scolaire féminin ne proposant un cursus permettant de prétendre au baccalauréat (pas même les lycées de jeunes filles jusqu'en 1924).
De plus, toutes les obtentions de diplôme devaient avoir le consentement du mari, les femmes mariées n'ayant pas de majorité civile selon le droit français de l'époque. Ainsi, Jules Behier , professeur de médecine, lors de l'assemblée des professeurs discutant de l'admission ou non de Mary Putman (1) en 1867, « fait remarquer que la femme étant mineure par le fait du mariage et échappe donc à toute responsabilité personnelle et que par conséquent l'adoption de Mlle Putnam pourrait entraîner de graves complications ».
Admission :
Madeleine Brès se présente en 1866 devant le doyen de la faculté de Médecine de Paris, Charles Adolphe Wurtz et lui demande son autorisation pour s’inscrire à la Faculté. Ce dernier lui conseille de passer son baccalauréat de lettres et de sciences.
En 1868, par un concours de circonstances extraordinaire, les femmes sont admises à s’inscrire en médecine. Le doyen Wurtz est favorable aux femmes, le ministre de l’instruction publique Victor Duruy est partisan de l’éducation des jeunes filles et le conseil des ministres est présidé ce jour-là par une femme, l'impératrice Eugénie. Celle-ci, se référant à la loi du 19 ventôse an XI proclamant la liberté du travail, obtient que soit acceptée l’inscription de Madeleine Brès, acquise après délibération en conseil des ministres.
Cette année-là, quatre femmes s’inscrivent à la faculté de médecine, outre la Française Madeleine Brès, il y a trois étrangères : l’Américaine Mary Putnam (1), la Russe Catherine Gontcharoff (2) et la Britannique Elizabeth Garrett (3), détentrices toutes trois des diplômes nationaux reconnus équivalents au baccalauréat.
Madeleine Brès, alors âgée de 26 ans, est mère de trois enfants ; le maire du 5e arrondissement reçoit le consentement de son mari.
Reflétant le sentiment général de la communauté universitaire et médicale, le docteur Henri Montanier écrit en 1868 dans la Gazette des hôpitaux :
« pour faire une femme médecin, il faut lui faire perdre la sensibilité, la timidité, la pudeur, l’endurcir par la vue des choses les plus horribles et les plus effrayantes […] Lorsque la femme en serait arrivée là, je me le demande, que resterait-il de la femme ? Un être qui ne serait plus ni une jeune fille ni une femme ni une épouse ni une mère ! »
La place Madeleine-Brès (ex-place carrée), à Sartrouville (Yvelines), a été inaugurée ce matin, 15 octobre 2019 en présence de l’arrière-petite-fille de la première femme française à avoir obtenu son diplôme de docteur en médecine, et de M. le Maire de Sartrouville, Pierre Fond.
Un endroit stratégique », a souligné le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, Stéphane Grauvogel, qui ne s’y est pas trompé.
Cette place raccorde la Voie nouvelle départementale (RD 1021), mise en fonction en début d’année après 6 ans de travaux et 96,6 M € investis (dont 90,2 M € du Département), à la RD 308, qui relie Houilles à Maisons-Laffitte en passant par Sartrouville.
En avant-première à Philaposte, un timbre et un document philatélique sur Madeleine Brès, Femme et médecin :