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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
  • : Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
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3 mars 2024 7 03 /03 /mars /2024 17:21

Une équipe de l'Inrap fouille les fondations d'un moulin à vent et de la maison d'un meunier, un vestige rare d’une machine ayant pourtant joué un rôle prépondérant dans l’économie médiévale et modernee.

Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Sur les traces du moulin de Sartrouville
Ce samedi après-midi, l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ouvrait exceptionnellement au public son site de fouilles qui, à l’angle des rues Péri et Voltaire, a permis de dégager les fondations d’un des deux anciens moulins à vent de Sartrouville, ainsi que celles de la maison du meunier.
La présence du moulin était attestée par les cartes anciennes

 

Plan du village de Sartrouville en 1740.

© Société d’Histoire de Nanterre 

(cf. ci-jointe celle de 1740) et quelques archives. Des fouilles préventives ont donc été entamées en novembre dernier, qui s’achèvent par cette exceptionnelle, et unique visite, puisque le site va voir prochainement la construction d’un groupe scolaire.
Attesté depuis 1640 et abandonné dans la seconde moitié du XIXe, ce moulin à vent, situé non loin de l’église saint-Martin, dominait, au milieu des vignes et des champs, le village de Sartrouville qui descendait vers la Seine à l’ouest. Très exposé aux vents, il servait à moudre le blé produit localement, et devait ressembler au moulin de Sannois
encore debout aujourd’hui. (voir image jointe) Il lui est néanmoins antérieur et sa période de construction sera précisée à la suite de l’analyse en laboratoire des éléments prélevés (bois etc.).
S’ils ont mis au jour peu d’artefacts, les archéologues ont eu la surprise de découvrir au pied du moulin une couche de cendres qui peut évoquer un incendie.
Les analyses permettront d’en préciser le contexte, mais je n’ai pu m’empêcher de songer aux destructions de la guerre de Cent ans – l’église de Houilles fut alors incendiée par les Anglais, et les moulins étaient la première cible en cas de politique de la terre brûlée. Cela supposerait une date assez ancienne, mais les moulins à vent sont apparus en Europe au XIIe siècle et ce site a toujours été l’un des plus propices de la région.
La maison du meunier, quant à elle, a surpris par l’importance de son emprise, et par
l’existence d’une grande cave dont l’utilisation n’est pas certaine, mais pourrait aussi être liée à la production de vin.
Les fouilles sur des sites de moulin sont encore exceptionnelles, alors qu’ils occupaient une place centrale dans la vie économique, et même politique, puisqu’ils étaient souvent contrôlés par le seigneur – ce qui n’est pas le cas ici, puisque le moulin a appartenu sur plusieurs siècles à une même famille de cultivateurs, les Liebert. Ce moulin de Sartrouville est le premier étudié dans les Yvelines.
Aussi son intérêt dépasse-t-il les limites de la commune. Il éclaire la vie quotidienne des campagnes franciliennes. Visible de loin, il dominait aussi le paysage sur toute la plaine de Montesson, tant durant les activités agricoles quotidiennes que lors des grandes manœuvres organisées par Louis XIV depuis le château de saint-Germain.
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouillesLe vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouillesLe vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles

Une équipe de l’Inrap fouille actuellement, sur prescription de l’État (Drac Île-de-France), une parcelle de 2000 m², dite Les Moulins, dans le cadre du projet de construction d’une école et d’un centre de loisirs par la municipalité de Sartrouville. Depuis la fin du mois de novembre 2023, sur ce terrain situé en retrait du cœur historique du village, les archéologues révèlent un aspect oublié mais central de l’économie médiévale et moderne : la meunerie. Aujourd’hui quasiment disparus, le moulin et son meunier étaient, depuis le Moyen Âge, des silhouettes familières dans le paysage français. Les fouilles de moulins à vent sont rares (trois en France) et les recherches actuelles vont au-delà de l’étude des vestiges archéologiques grâce au dépouillement et l’étude d’archives qui permettent une appréhension socio-économique d’une activité oubliée.

Sources : INRAP Ile-de-France

Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles

 

Le paratonnerre qui intrigue les archéologues

 

Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouillesLe vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouillesLe vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles

Merci à Jean-François Mourtoux pour ses informations FB

Lien article sur le moulin de Sartrouville :

Archéologie d'un moulin à vent à Sartrouville par l'INRAP

https://www.inrap.fr/archeologie-d-un-moulin-vent-sartrouville-yvelines-17839

Lien FB lié à cette journée : https://www.facebook.com/100031581466587/videos/957443112174826

Images du site de l'INRAP  suivant https://www.inrap.fr/archeologie-d-un-moulin-vent-sartrouville-yvelines-17839

Vue par drone du site le 24 janvier 2024

Vue aérienne sources INRAP

 

Aménagement : Ville de Sartrouville
Contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie (Drac Île-de-France)
Recherche archéologique : Inrap

Responsable scientifique : Nicolas Samuelian, Inrap

 

Documentation de l'INRAP

Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles
Le vieux moulin de Sartrouville et ses fouilles

La base d’un moulin à vent datant du XVIIe siècle et la maison du meunier associée ont été mises au jour par l’Inrap à Sartrouville, dans la banlieue ouest de Paris, à la faveur de travaux d’aménagement d’une école et d’un centre de loisirs. L’existence de ce moulin avait entièrement disparu de la mémoire collective.

Sur les hauteurs de Sartrouville, à proximité du cœur historique du village qui a donné son nom au quartier – Vieux-Pays –, se trouvaient jusqu’au milieu du XIXe siècle pas moins de trois moulins à vent, situés dans un rayon d’à peine 100 mètres. Un seul est encore présent dans le paysage, à travers son ancienne maison de meunier transformée en guinguette et dont la façade arbore toujours fièrement l’enseigne peinte d’« Ermitage du moulin ». Le moulin de La Tour, lui, avait été complètement oublié, jusqu’à ce qu’il ressurgisse de terre lors des diagnostics réalisés en 2022 par l’Inrap. De premières recherches en archives ont permis d’en retrouver la trace : « Le moulin a appartenu à la même famille de meuniers, les Liebert, depuis au moins le milieu du XVIIe siècle et jusqu’à la fin de son activité, explique Nicolas Samuelian, responsable des opérations. Il figure sur un plan de 1675 et également sur le cadastre napoléonien de 1820. »

Vue du chantier de fouilles depuis un drône le 24 janvier 2024. © Pascal Raymond, Inrap
Vue du chantier de fouilles depuis un drône le 24 janvier 2024. © Pascal Raymond, Inrap

Aller dans le sens du vent

Le terrain a livré la base en pierre du moulin, de 8 mètres de diamètre, qui abritait sans doute les outils de mouture. « Cette partie maçonnée était certainement recouverte d’un toit, et surmontée d’une partie pivotante en bois, permettant de se placer dans le sens du vent », précise l’archéologue. Un muret courbe, au tracé parallèle au moulin sur moins d’un quart de sa circonférence, a également été dégagé : il aurait pu servir à bloquer l’échelle-queue qui permettait d’orienter le moulin. Autre élément remarquable, les couches qui enserrent la base présentent un niveau charbonneux continu, incluant des éléments métalliques rouillés, témoins d’un incendie ancien. Aurait-il pu être lié à la foudre ? La découverte, dans le mur, d’un paratonnerre – un fil de cuivre traversant une rigole maçonnée avant de plonger dans une fosse remplie de charbon –, montre en tout cas la vulnérabilité de l’édifice situé sur ce point haut.

Les caves du meunier

La fouille du reste de la parcelle a permis de mettre au jour les caves de la maison du meunier, présentant différents niveaux d’occupation. « Le niveau final correspond à un toit à cochons, explique l’archéologue. C’est une petite structure empierrée et maçonnée où les bêtes faisaient du gras dans les derniers temps avant abattage ». Au niveau en dessous, se trouve un trou cylindrique identifié comme une probable latrine à tonneau. La chronologie de l’ensemble n’est pas immédiatement lisible, et seule l’analyse des matériaux employés, notamment des différents mortiers, permettra d’associer les murs qui sont contemporains les uns des autres pour retracer l’évolution du bâti. À proximité ont également été retrouvés un puits et une citerne en pierre enduite, ainsi qu’une petite construction circulaire qui résiste pour le moment à l’interprétation.

Alice Tillier-Chevallier

 

Sources article : Faton Actu-culture.com

Voir aussi autre article sur le patrimoine de Sartrouville :  le clocher de l'église Saint-Martin  : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2022/10/journees-europeennes-du-patrimoine-le-clocher-de-l-eglise-saint-martin.html

Bonne visite !

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 08:53

 


Le 20ème Salon des Arts de l'association Contrastes

à Sartrouville, Yvelines

aura lieu du 

9 au 19 novembre 2023

 

à l'Espace Saint-Paul, 19 rue des Rosiers, 78500 Sartrouville

 

Invitée d'Honneur : Viviane Beaufumé, artiste peintre

***

L'artiste invitée d'Honneur : Viviane Beaufumé et ses oeuvres

 

 

Un article en cours d'élaboration, à suivre régulièrement

Comment se rendre à l'Espace Saint-Paul ?

 

Gare de Sartrouville : sortie vers la place des Fusillés

Gare de Sartrouville : sortie vers la place des Fusillés

L'installation du Salon : 6, 7 et 8 novembre

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
L'œuvre textile florale de Yanne : 3 jours d'installation minutieuse
L'œuvre textile florale de Yanne : 3 jours d'installation minutieuse

L'œuvre textile florale de Yanne : 3 jours d'installation minutieuse

Les œuvres textiles de Yanne Guillot (récupération multiple)
Les œuvres textiles de Yanne Guillot (récupération multiple)Les œuvres textiles de Yanne Guillot (récupération multiple)Les œuvres textiles de Yanne Guillot (récupération multiple)

Les œuvres textiles de Yanne Guillot (récupération multiple)

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
Les œuvres de l'artiste ukrainienne Aditi Andreieva
Les œuvres de l'artiste ukrainienne Aditi AndreievaLes œuvres de l'artiste ukrainienne Aditi AndreievaLes œuvres de l'artiste ukrainienne Aditi Andreieva

Les œuvres de l'artiste ukrainienne Aditi Andreieva

Le vernissage du 20ème salon des Arts

 

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
Les artistes exposants du 20ème Salon : Véronique Vincenti et son amie
Les artistes exposants du 20ème Salon : Véronique Vincenti et son amie

Les artistes exposants du 20ème Salon : Véronique Vincenti et son amie

 

Hélène Midol et ses gravures

Hélène Midol et ses gravures

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
Les peintures acryliques de Sabine Croguennec
Les peintures acryliques de Sabine CroguennecLes peintures acryliques de Sabine Croguennec

Les peintures acryliques de Sabine Croguennec

Une des peintures acryliques d'Antonio Alvès

Les images numériques de Patrick Filmotte

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville

Les photographies numériques de Paule Riffault

Les terres cuites de Toham Krempf
Les terres cuites de Toham KrempfLes terres cuites de Toham KrempfLes terres cuites de Toham Krempf

Les terres cuites de Toham Krempf

Une artiste et ses œuvres en papier mâché : Isabelle Joyaux

Cathy et Didier Brault

Couleurs d'Automne

numériques

Les photographies numériques de Didier Brault

Les photographies numériques de Didier Brault

Fabienne Planul et ses photographies numériques

Fabienne Planul et ses photographies numériques

Les émaux sur cuivre de Michelle Ries-Brebel

Les aquarelles de Jean-Pierre : les fontaines du jardin du Luxembourg

Les aquarelles de Jean-Pierre : les fontaines du jardin du Luxembourg

Gérard Journo et ses oeuvres le16 novembre 2023

L'artiste Aditi Andreieva peintures à l'huile et sculpture papier mâché
L'artiste Aditi Andreieva peintures à l'huile et sculpture papier mâchéL'artiste Aditi Andreieva peintures à l'huile et sculpture papier mâchéL'artiste Aditi Andreieva peintures à l'huile et sculpture papier mâché

L'artiste Aditi Andreieva peintures à l'huile et sculpture papier mâché

Les deux grès patinés d'Andrée Jacobs Les sculptures de terre patinée de Brigitte GautierLes deux grès patinés d'Andrée Jacobs Les sculptures de terre patinée de Brigitte Gautier
Les deux grès patinés d'Andrée Jacobs Les sculptures de terre patinée de Brigitte Gautier

Les deux grès patinés d'Andrée Jacobs Les sculptures de terre patinée de Brigitte Gautier

Sylvia Loussouarn et ses sculptures de papier mâché Les monotypes de Joëlle CarlotSylvia Loussouarn et ses sculptures de papier mâché Les monotypes de Joëlle Carlot

Sylvia Loussouarn et ses sculptures de papier mâché Les monotypes de Joëlle Carlot

Les œuvres de Christine Revert

Les aquarelles d'Aurélie Loussouarn

Les aquarelles d'Aurélie Loussouarn

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville

Causerie-conférence : Guimard et l'art nouveau : le mercredi 15 novembre 2023 à 15 heures

par Jean-Pierre Kosinski (réservation obligatoire :  20 places maximum)

 

La causerie conférence de Jean-Pierre "Guimard et l'art nouveau" le 15 novembre 2023 à 15 heures photographies Hélène

La causerie conférence de Jean-Pierre "Guimard et l'art nouveau" le 15 novembre 2023 à 15 heures photographies Hélène

Le lien de la causerie conférence sur Hector Guimard et l'art nouveau  à l'Espace Saint-Paul de Sartrouville: les diapositives du diaporama : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2023/11/hector-guimard-et-l-art-nouveau.html

La dernière conférence du 30 octobre 2021 à la Salle des fêtes de Cormeilles-en-Parisis : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2021/11/l-art-nouveau-et-hector-guimard.html

Le Salon 16 novembre 2023 à 18 heuresLe Salon 16 novembre 2023 à 18 heuresLe Salon 16 novembre 2023 à 18 heures

Le Salon 16 novembre 2023 à 18 heures

Dernier jour de l'exposition, dimanche 19 novembre 2023

 

20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville
20ème Salon des Arts de l'association Contrastes à Sartrouville

Les photographies numériques sur alu. de Raymond Véricel

Les pastels d'Odette Dominguès

Les pastels d'Odette Dominguès

 

Il y a même de l'acrobatie au sol au 20ème Salon

 

Bonne visite, 

A bientôt !

Jean-Pierre

 

 

Cet article comporte 94 photographies et peut être enrichi par vos propres photographies.

Désolé pour les artistes que j'ai oubliés durant ce 20ème Salon des Artistes. 

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 08:01

Sartrouville : la place Madeleine Brès

La place Madeleine Brès a été inaugurée à Sartrouville le 15 octobre 2019 par M. le Maire Pierre Fond et de l'arrière petite fille de Madame Brès, Frédérique Gallard.

Elle est située à  l'entée et au début de la D1021 d'une longueur de 6 kilomètres qui permet de relier Sartrouville à Montesson.

Depuis l'entrée à Montesson, elle est indiquée direction Bezons.

 

Cette place est actuellement parée d'une belle décoration de Noël installée par les service de la ville de Sartrouville et d'un panneau en hommage à Madeleine Brès.

 

Madeleine Brès, née Magdeleine Alexandrine Gebelin le 26 novembre

1842 à Bouillarques dans le Gard, et décédée le 30 novembre 1921 à Montrouge dans la région parisienne, est la première femme de nationalité française à accéder aux études de médecine en 1868, mais sans avoir le droit d'accéder aux concours. Elle obtient son doctorat en médecine, en 1875.

Sa thèse traite de la composition du lait maternel, et obtient la mention « extrêmement bien ». Elle exerce ensuite en puériculture, prodiguant des conseils à une clientèle privée et aux crèches municipales. En 1885, elle finance la création d'une crèche gratuite.

Sources lien site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_Br%C3%A8s

Née Gebelin, fille de charron (et non de médecin, comme indiqué dans le Dictionnaire national des contemporains), elle accompagne son père travaillant à l'hôpital de Nîmes. C'est là où, dès l'âge de 8 ans, prise en affection par une infirmière religieuse, elle apprend à suivre la visite et à donner quelques soins.

Elle a douze ans quand la famille Gebelin part pour Paris et quinze ans lorsqu'elle est mariée à Adrien-Stéphane Brès, conducteur d'omnibus, à la mairie de Lyon, le .

L'accès à la faculté :

Au XIXe siècle, en France, il n'existait pas d'obstacle légal explicite interdisant l'accession des femmes à la médecine. L'exclusion existe du fait même des mœurs de l'époque, la question légale ne se posait même pas, car selon Désiré Dalloz (1795-1869) « Bien que l'exercice de la médecine ne soit pas interdit aux femmes, la nature des études exigées pour être reçu à exercer cet art représente un obstacle moral à ce qu'elles puissent s'y livrer ».

Il existait cependant une barrière juridique implicite : la nécessité du baccalauréat pour s'inscrire en médecine. Ce baccalauréat devient accessible aux femmes en 1861, grâce à Julie-Victoire Daublié, première bachelière française à l'âge de 37 ans. De 1861 à 1896, 299 femmes seulement obtiendront le baccalauréat. Elles doivent cependant le préparer de façon solitaire, aucun établissement scolaire féminin ne proposant un cursus permettant de prétendre au baccalauréat (pas même les lycées de jeunes filles jusqu'en 1924).

De plus, toutes les obtentions de diplôme devaient avoir le consentement du mari, les femmes mariées n'ayant pas de majorité civile selon le droit français de l'époque. Ainsi, Jules Behier , professeur de médecine, lors de l'assemblée des professeurs discutant de l'admission ou non de Mary Putman (1) en 1867, « fait remarquer que la femme étant mineure par le fait du mariage et échappe donc à toute responsabilité personnelle et que par conséquent l'adoption de Mlle Putnam pourrait entraîner de graves complications ».

Admission :

Madeleine Brès se présente en 1866 devant le doyen de la faculté de Médecine de Paris, Charles Adolphe Wurtz et lui demande son autorisation pour s’inscrire à la Faculté. Ce dernier lui conseille de passer son baccalauréat de lettres et de sciences.

En 1868, par un concours de circonstances extraordinaire, les femmes sont admises à s’inscrire en médecine. Le doyen Wurtz est favorable aux femmes, le ministre de l’instruction publique Victor Duruy est partisan de l’éducation des jeunes filles et le conseil des ministres est présidé ce jour-là par une femme, l'impératrice Eugénie. Celle-ci, se référant à la loi du 19 ventôse an XI proclamant la liberté du travail, obtient que soit acceptée l’inscription de Madeleine Brès, acquise après délibération en conseil des ministres.

Cette année-là, quatre femmes s’inscrivent à la faculté de médecine, outre la Française Madeleine Brès, il y a trois étrangères : l’Américaine Mary Putnam (1), la Russe Catherine Gontcharoff (2) et la Britannique Elizabeth Garrett (3),  détentrices toutes trois des diplômes nationaux reconnus équivalents au baccalauréat.

Madeleine Brès, alors âgée de 26 ans, est mère de trois enfants ; le maire du 5e arrondissement reçoit le consentement de son mari.

Reflétant le sentiment général de la communauté universitaire et médicale, le docteur Henri Montanier écrit en 1868 dans la Gazette des hôpitaux :

« pour faire une femme médecin, il faut lui faire perdre la sensibilité, la timidité, la pudeur, l’endurcir par la vue des choses les plus horribles et les plus effrayantes […] Lorsque la femme en serait arrivée là, je me le demande, que resterait-il de la femme ? Un être qui ne serait plus ni une jeune fille ni une femme ni une épouse ni une mère ! »

 

Lien Charles Adolphe Wurtz, doyen de la Faculté de Paris : charles Adolphe Wurtz

Portrait de Charles-Adolphe Wurtz

Lien site Wikipédia Julie-Victoire Daubié : Julie-Victoire Daubié

(1) Lien site Wikipédia Mary Putnam : Mary Putnam

(2) Lien site Wikipédia  : Catherine Gontcharoff

(3) Lien site Wikipédia : Elizabeth Garrett

Sources site Wikipédia :

Œuvres et publications :

  • De la mamelle et de l'allaitement, E. Martinet, ,
    Thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le jeudi 3 juin 1875
  • L'Allaitement artificiel et le biberon, Paris, G. Masson, , 77 p. sur Gallica.
  • Analyse du lait des femmes galibies, . Il s'agit de femmes caraïbes, alors en exhibition au Jardin d'acclimatation.
  • Mamans et bébés, .
Yvelines. Sartrouville.
Inauguration de la place Madeleine-Brès : un choix symbolique :

La place Madeleine Brès (ex-place carrée) a été inaugurée ce matin, en présence de l'arrière-petite-fille de la première femme médecin en France.

Frédérique Gallard, arrière petite fille de Madeleine-Brès, face à la stèle inaugurale de la place portant désormais le nom de son aïeule. (©78 actu)

La place Madeleine-Brès (ex-place carrée), à Sartrouville (Yvelines), a été inaugurée ce matin, 15 octobre 2019 en présence de l’arrière-petite-fille de la première femme française à avoir obtenu son diplôme de docteur en médecine, et de M. le Maire de Sartrouville, Pierre Fond.

Un endroit stratégique », a souligné le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, Stéphane Grauvogel, qui ne s’y est pas trompé.

Cette place raccorde la Voie nouvelle départementale (RD 1021), mise en fonction en début d’année après 6 ans de travaux et 96,6 M € investis (dont 90,2 M € du Département), à la RD 308, qui relie Houilles à Maisons-Laffitte en passant par Sartrouville.

 

En avant-première à Philaposte, un timbre et un document philatélique sur Madeleine Brès, Femme et médecin :

Sortie en janvier 2021

 

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