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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Les travaux de la fontaine Bartholdi à Lyon sont terminés !
La fontaine Bartholdi en janvier 2018
La fontaine Bartholdi se situe place des Terreau dans le centre de la ville de Lyon, 1er arrondissement. Elle a été réalisée par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi et inaugurée en 1892.
Auguste Bartholdi est notamment l'auteur de la célèbre Statue de la Liberté (dont le titre exact est La Liberté éclairant le monde), offerte par la France aux États-Unis.
Historique :
La ville de Bordeaux décide, en avril 1857, de faire réaliser une fontaine pour la place des Quinconces. Elle lance un concours dont le lauréat est un jeune sculpteur de 23 ans, Frédéric Bartholdi, qui présente une œuvre inspirée du bassin d'Apollon à Versailles, réalisé par Tuby.
Cependant, le conseil municipal de Bordeaux ne donne pas suite à son projet. En 1886, après l'inauguration dans le port de New York de la Statue de la Liberté,le maire de Bordeaux reprend contact avec lui pour relancer l'ébauche réalisée près de trente ans plus tôt.
Bartholdi termine alors sa fontaine du Char triomphal de la Garonne, et la fait réaliser en 1888 par la société Gaget & Gauthier, qui a travaillé avec lui sur la Statue de la Liberté. La fontaine est présentée à l'Exposition universelle de Paris de 1889, dans la galerie centrale appelée « galerie de trente mètres », du fait de sa largeur. Mais Bordeaux stoppe tout une seconde fois. Le prix est jugé trop cher. Par la suite, Bordeaux choisit un autre projet, qui ressemble beaucoup au projet de Bartholdi.
Le maire de Lyon, Antoine Gailleton, est séduit par l'œuvre et décide de l'acheter (le prix était fixé à 150 000 francs). Le conseil municipal de Lyon donne son accord en juillet 1890, mais pour un prix de 100 000 francs. Bartholdi est déçu par le prix, mais vient tout de même à Lyon en automne de la même année, il écarte les sites du cours Perrache, de la place de la République et du parc de la Tête d'or qui ne lui conviennent pas, puis accepte celui de la place des Terreaux. La fontaine y est installée face à l'hôtel de ville à la suite de la décision du conseil municipal de mars 1891, et son inauguration a lieu le 22 septembre 1892.
En 1992, la municipalité décide de réaménager l'espace à la suite de la construction d'un parc de stationnement sous la place. Lors de la rénovation de la place par Christian Drevet et Daniel Buren, la fontaine est déplacée pour des raisons d'ordre architectural. Il a été choisi par les concepteurs afin de donner l'illusion que l'eau s'écoule des pentes de la Croix-Rousse dans le sens du Rhône et de la Saône. Elle se trouve donc désormais face au musée des beaux-arts, qui contient d'ailleurs une bauche en terre cuite de la Statue de la Liberté'
Il y a également de l’eau vaporisée qui sort des naseaux des chevaux.
Le 29 septembre 1995 la fontaine Bartholdi est classée monument historique. Elle est alors inaugurée une seconde fois.
Le premier emplacement de la fontaine, place des Terreaux à Lyon
La fontaine Bartholdi en 2015 avant sa dernière restauration, de jour en haut, de nuit en bas
Au vu du mauvais état général de la statue, une restauration prévue en janvier 2015 démarre effectivement en mars 2016, pour un budget de 2 750 000 euros.. En effet, la structure métallique est entièrement rouillée et la statue de plomb est déformée et fissurée. L'objectif de la restauration est double, pérenniser l'œuvre et redonner davantage de lisibilité et de vivacité à la sculpture.
Après renfort de la structure interne, chaque partie de la statue est délicatement démontée en mai et juin 2016, pour être transportée en atelier. Huit mois de traitement et trois mois de remontage sont prévus. Les travaux se sont terminés fin 2017.
Mars 2016 : démarrage de restauration de la fontaine Bartholdi,
De mai à juin 2016 démontage de la statue,
Photographies Arnaud Jacques Article Caroline Girardon
L'affichage des Entreprises et des financeurs publics
La restauration de la fontaine Bartholdi :
Coût des travaux : 3,1 M€, Répartition : Ville de Lyon 60%, DRAC 40% (Ministère de la Culture)
Les Entreprises de la restauration de la fontaine :
Installations de chantier, maçonnerie, pierre de taille :
COMTE La Gare 42600 Champdieu Tél. : 04 77 97 14 66
Ossature métallique et Plomb :
Fonderie de Coubertin, Domaine de Coubertin BP 78470 Saint-Rémy-lès-Chevreuse
DEAL Hydraulique SAS 28, rue Lamartine CS80112 69808 Saint-Priest Tél. : 04 72 14 43 30
Electricité – Mise en Lumière :
Eiffage Energie-Infrastructures Rhône-Alpes, rue Jacques Tati 69517 Vaux-en-Velin
Tél. 04 72 14 43 30,
Ventilation – Déshumidification :
Christian SAS 57, rue des Sources 69230 Saint-Genis-Laval Tél. : 04 72 66 18 18
La fontaine Bartholdi sur les cartes postales
Caractéristiques de la fontaine :
La fontaine pèse au total 360 tonnes. Elle est constituée de deux bassins et d'une statue pesant 21 tonnes, soutenue par une armature de fer sur laquelle aurait travaillé Gustave Eiffe habillée d'une peau de plomb de 4 mm. Cette peau en plomb est en fait constituée de deux épaisseurs de métal superposées d'une feuille de plomb d'une épaisseur comprise entre 1 et 1,5 mm et d'une feuille en alliage plomb/étain sur une épaisseur de 4 à 5 mm d'épaisseur. La statue mesure 4,85 mètres de haut pour une envergure de 9 m et le diamètre total est de 15 mètres. Il y a 9,33 m entre l'extrémité des pieds des chevaux extérieurs et 9,50 m entre le bord de la vasque haute et les naseaux des chevaux centraux. On distingue des griffes sur les sabots des chevaux. Cette fontaine est remarquable à la fois par ses dimensions monumentales et la prouesse technique de sa structure et des chevaux en porte-à-faux.
Elle représente la France et ses quatre fleuves.
Le groupe est constitué par une femme et par deux petits enfants sur un quadrige tiré par quatre chevaux marins. Commandée initialement par Bordeaux, elle se nommait Char triomphal de la Garonne : elle représentait la Garonne et ses quatre affluents.
La fontaine Bartholdi actuelle Sources photographie Mathilde Vinay
Quelques liens, documentation et sources :
Sites Wikipédia et affichages publics locaux : affichage des entreprises de restauration de la fontaine Bartholdi,
Le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin est un "musée ethnologique bourguignon" hébergé dans le monastère des Bernardines et associé au musée d'art sacré de Dijon de l'église Saint-Anne de Dijon.
Une visite de l'exposition "Moyen-Age et Publicité" du 22 décembre 2017
A toute diligence :
La poste se développe au 14ème siècle en partie grâce à la politique. Dans les années 1470, le roi Louis xI crée pour ses 250 chevaucheurs une route postale dotée de relais. Le service de courrier de Charles le Téméraire compte une cinquantaine de chevaucheurs et de courriers à pied qui porte les message a toute diligence, à raison de 70 kilomètres par journée de voyage, voire à toute extrême diligence, jusqu'à 90 kilomètres par jour. Une nouvelle pârtie de Bruges atteint Lille dans la journée et Paris au bout de 3 à 4 jours.
Cavalier devant une écurie pour le courrier express signalée par une enseigne en forme de cheval au galop
Réclame du prix et de la qualité du vin à la porte d'une taverne
Caricature de héraut proclamant une annonce d'une voix claironnante : celle du coq
Sources : Livre d'heures à l'usage de Rome Provence vers 1440
Publicité et Moyen-Age :
Cliquer sur les images pour les ouvrir
Les différents étages de la Tour Jean sans Peur :
Merci à Agnès pour ses informations et son sympathique accueil
Documentation et sources :
Association des Amis de la tour Jean sans Peur 2ème trimestre 2017
En 1949, Jean Fage avec son fils André, réunirent autour d'eux des passionnés de photographie qui allaient donner naissance au Photo-club du Val de Bièvres afin de partager les connaissances photographiques.
Dès 1950, ils commencèrent à acquérir et à rassembler une collection d'objets et d'images pour faire connaître aux membres du club l'histoire de la photographie et c'est cette collection qui constitua l'embryon du premier Musée de la Photographie qui vit le jour dans les locaux de la mairie de Bièvres en 1964.
Le musée fut enregistré à la sous-préfecture de Palaiseau le 10 février 1964,l'inauguration intervint le7 juin 1964 à l'occasion de la première foire à la photo. Le 22 mai 1966 fut inauguré un monument en hommage à Nadar, le premier à avoir réalisé une photographie aérienne en 1858. Le musée fut agréé par le ministère de la culture le 22 janvier 1968.
En 1972, le Conseil Général acquit la propriété du Val Profond de trois cent cinquante mètres carrés avec un parc d'environ cinq mille mètres carrés. Le 18 juin 1978, le Conseil Général confia la gestion du musée à l'association du Musée français de la photographie, mais il en reprit la gestion le 4 avril 1974. En 2002, il fut labellisé musée de France.
Une chaise de pose avec appui-tête (reproduction)
Les longues poses du modèle nécessitait un appui-tête afin de ne pas bouger et d'éviter les flous sur l'épreuve photographique.
Chaque tirage était unique et ne pouvait être reproduit. Ce dernier était bien sûr onéreux.
La chambre à tiroir
La chambre à tiroir :
Deux compartiments coulissent l'un dans l'autre pour permettre la mise au pont sur un verre dépoli fixé à l'arrière.
Il est remplacé lors de la prise de vue par une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent sensible à la lumière
Le daguerréotype :
Le daguerréotype est un procédé uniquement positif ne permettant aucune reproduction de l'image. Il est constitué d'une plaque, généralement en cuivre, recouverte d'une couche d'argent. Cette plaque est sensibilisée à la lumière en l'exposant à des vapeurs d'iode qui, en se combinant à l'argent, produisent de l'iodure d’argent photosensible. Lorsqu'elle est exposée à la lumière, la plaque enregistre une image invisible, dite « image latente ». Le temps d'exposition est d'environ vingt à trente minutes, soit beaucoup moins que les méthodes précédentes qui nécessitaient plusieurs heures d'exposition.
Le développement de l'image est effectué en plaçant la plaque exposée au-dessus d'un récipient de mercure légèrement chauffé (75°C ). La vapeur du mercure se condense sur la plaque et se combine à l'iodure d'argent en formant un amalgame uniquement aux endroits où la lumière a agi proportionnellement à l'intensité de celle-ci. L'image ainsi produite est très fragile et peut être enlevée en chauffant la plaque, ce qui produit l'évaporation du mercure de l'amalgame.
Le début de la photographie : les cartes de visite et les explications de notre guide Francesca
Les produits chimiques photographiques, les plaques, puis les pellicules :
Les produits Kodak : présentoirs et distributeurs
Quelques tirages photographiques présentés au musée :
CliqueZ sur l'image pour l'agrandir
Présentation de portraits de famille
Avec plus de 25 000 objets, un million de photographies, une bibliothèque et un fonds documentaire technique unique, le musée français de la photographie rassemble une des plus importantes collections au plan international.
La technologie photographique : de la chambre à tiroir au téléphone portable équipé d'un appareil photographique numérique
78, rue de Paris 91570 Bièvres Tel : 01 69 35 16 50 Fax : 01 60 19 21 11
HORAIRES Ouverture au public du mercredi au dimanche (sauf jours fériés), de 13h30 à 17h30.
Sources renseignements : site Wikipédia :
Accès : Depuis Paris, par le train : - RER C direction Versailles-Chantier, descendre à la gare de Bièvres, emprunter le bus 15 jusqu’à l’arrêt Cholette. - RER B direction Saint-Rémy-les-Chevreuses, descendre à Massy-Palaiseau. Correspondance pour Bièvres par le RER C. Emprunter le bus 15 jusqu’à l’arrêt Cholette.
Le musée de la Photographie est situé à 1,7 kilomètres au nord de la gare de Bièvres (voir plan)
Cette rivière rejoignait autrefois La Seine à Paris. a partir d'Anthony, son cours a été mis en souterrain. Il court sous la capitale, notamment dans le 13ème arrondissement. Sa haute
vallée reste verte, ombragée et particulièrement agréable à Bièvres. Si l'orthographe de la petit ville est différente de celle du cours d'eau, les deux noms ont pour origine le mot gaulois "bébros" ou latin "bèber" pour castor, et qui devient "beaver" en anglais et "beber" en langage germanique. Depuis deux siècles, le castor a disparu malgré un essai de réintroduction, mais il reste l'emblème de la ville de Bièvres.
Celle-ci a vu séjourner Victor-Hugo et Juliette Drouet au château des Roches, non loin du moulin de Vauboyen. Le poète évoque "le vallon calme et sombre" de ses promenades dans "Les Feuilles d'automne" et y écrit "La Tristesse d'Olympio". Le château est devenu la maison littéraire de Vicror Hugo. On peut y voir les épreuves corrigées des Misérables.
Sources : TopoGuide "L'Essonne ...à pied, Circuit de la Bièvre".
Une exposition dans l'ancienne sacristie gothique :
"Climat Général" de Claire Malrieux
Programmation : Sébastien Courvoisier Son : Alexandre Dubreuil
du 13 octobre au 10 décembre 2017
entrée libre
Le lieu :
La sacristie : construite au XIVème siècle, la sacristie reliait l'église, jamais achevée, au bâtiment des moines.
Majestueuse, avec ses 11 mètres sous plafond, elle est bâtie au cours au cours de la période du gothique flamboyant, mais reste marquée par la sobriété cistercienne. On y découvre la pierre tombale de Günter, un moine allemand de Thuringe décédé en 1306, qui révèle l'influence européenne du Collège des Bernardins au XIVème siècle.
Entièrement restauré, la sacristie accueille des expositions d'art contemporain.
L'ancienne sacristie du collège
La Grande Nef :
Autrefois lieu de vie des moines, cette salle exceptionnelle de sobriété et de raffinement accueillait les salles de cours, le réfectoire, la salle capitulaire et les cuisines.
Bâtie selon l'architecture cistercienne, ses 32 gracieuses colonnes ont toujours été occultées par des cloisons jusqu'aux travaux de restauration initiés en 2004.
Longue de 70 mètres, large de 14 mètres et haute de 6 mètres environ, la nef offre donc pour
la première fois cette splendide perspective.
Retrouvée à l'occasion des fouilles dans les fondations du bâtiment, une statue du Christ du XIVème siècle surplombe cet espace.
Aujourd'hui, la grande nef accueille des expositions d'art contemporain, des spectacles et des évènements. Les visiteurs peuvent également profiter de la librairie La Procure et de la table des Bernardins.
Les espaces du XVIIIème siècle :
Ces espaces ne sont accessibles uniquement que lors des visites guidées.
Ce bâtiment du XIIIème siècle a été restructuré au XVIIIème siècle.
On peut aujourd'hui admirer la légèreté d'un escalier autoportant à voûte sarrasine, typique de cette période. Il abrite une mystérieuse statue acéphale du début du XVème siècle.
Les logements de l'abbé, aujourd'hui salles de cours et de réunion, offrent quant à eux un peu aperçu de l'élégance de l'architecture et du mobilier du siècle des lumières.
L'exposition de Claire Malrieux, du 13 octobre au 10 décembre 2017
Climat Général
"J'ai pensé le dessin comme un écosystème où la formation et la forme seraient dans un même mouvement"
Claire Malrieux
Quelques images captées durant le cycle aléatoire, mais guidé par l'algorithme
"Dans ce contexte qui marque irrémédiablement la fin d'un monde et annonce le début d'une situation nouvelle, l'artiste choisit de dessiner. Son dessin est un écosystème.
Dynamique, évolutif, vivant et informé par des algorithmes et par des données, il est une représentation de l'ère post-digitale où l'environnement est fait d'encapsulations successives, visibles et invisibles."
Philippe Riss-Schmidt, Commissaire de l'Exposition
Un peu d'histoire du collège des Bernardins :
C'est un moine anglais, Etienne de Lexington, abbé de Clairvaux, qui initie le projet du collège Saint-Bernard, bientôt désigné comme Collège des Bernardins, pour servir d'étude et de recherche au cœur de la pensée chrétienne.
Un demi-siècle après la création de l'Université de Paris,, la construction, financée par l'appel à la charité chrétienne, commence en 1248 sur le modèle architecturale des abbayes cisterciennes.
Pendant plus de quatre siècles, le Collège des Bernardins accueille des centaines d'étudiants et contribue au rayonnement intellectuel de la ville et de l'Université de Paris.
En 1338, le pape Benoît XII, ancien élève et professeur du Collège des Bernardins, aide au financement de la construction de l'imposante église des Bernardins, dont il ne reste aujourd'hui que la sacristie.
Cette église fut démolie en partie par le tracé de la rue de Pontoise (1810), puis lors du percement du boulevard Saint-Germain(1859).
A la Révolution française, le Collège des Bernardins, est vendu comme bien national.
Devenu prison pour les bagnards, il est bientôt utilisé comme entrepôt, puis sert brièvement à nouveau d'école pour les frères des Écoles chrétiennes, avant d'être, à partir de 1845 et jusqu’en 1995, une caserne de pompiers et enfin un internet pour l’École de police.
Sous l'impulsion du cardinal Jean-Marie Lustiger, ce bâtiment, classé au titre des Monuments historiques en 1887, est finalement racheté à la Mairie de Paris en 2001 par le Diocèse de Paris, afin d'offrir à la ville un projet culturel audacieux, au service de l'homme et de son avenir.
Depuis septembre 2008, le Collège des Bernardins est ouvert à tous pour la première fois de son histoire.
Plan général du Collège des Bernardins Source "Le collège des Bernardins, Histoire & Mission"
Sources et documentations :
Collège des Bernardins :
20, rue de Poissy, 75005 Paris, Tél. : 01 53 10 74 44
Une exposition des œuvres de l'artiste au Grand Palais à Paris.
Gauguin l’alchimiste
Grand Palais
du 11 Octobre 2017 au 22 janvier 2018
Peintures, dessins, gravures, sculptures, céramiques, arts graphiques et décoratifs, Gauguin n’a eu de cesse de travailler la matière sous ces formes les plus diverses et d’en repousser les limites. Découvrez l’étonnante variété d’une œuvre majeure de l’histoire de l’art.
Paul Gauguin, né le 7 juin 1848 à Paris et mort le 8 mai 1903 à Atuona, Hiva Oa, aux Iles Marquises, est un peintre postimpressionniste. Chef de file de l'Ecole de Pont-Aven et et inspirateur des nabis, il est considéré comme l'un des peintres français majeurs du XIXème siècle et l'un des plus importants précurseurs de l'art moderne avec Munch et Cézanne.
Quelques images choisies de l'exposition visitée le 20 novembre 2017 avec le C.J.Houilles
L’œuvre sculptée de Paul Gauguin :
Meuble sculpté et peint
Coupe à popoï sculptée par Paul Gauguin Le plat tahitien est destiné à recevoir la pâte fermentée de l'arbre à pain.
Double portrait de Paul Gaug
Gauguin et son bonnet d'astrakan vers 1888. La photographie lui servira de modèle, 5 ans plus tard
La source Sainte-Amélie à Tahiti, photographie Charles-Georges SpitZ vers 1890, aquarelle préparatoire à la toile Pape Moe vers 1893-1894 et oeuvre terminée à l'huile par Paul Gauguin 1893
La Marquisienne Tohotaua, modèle de Paul Gauguin A gauche photographie de Louis Grelet, à droite "La Jeune Fille à l'éventail" 1902, par Bridgeman Giraudon Museum Folkwang Essen:Artothek/La collection
L'époque bretonne :
"J'aime la Bretagne, j'y trouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur le sol de granit, j'entends le ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture."
Lettre de Paul Gauguin à Emile Schuffenecker, mars 1888
La ronde des petites bretonnes 1888 Huile sur toile National Gallery of Art Washington
La Belle Angèle 1889 Epoque de Pont-Aven Musée d'Orsay à Paris
"La Belle Angèle" est un tableau réalisé par Paul Gauguin en 1889 à Pont-Aven. Angélique Marie Satre (1868-1932), alias « la belle Angèle » était l'une des trois célèbres aubergistes de Pont-Aven, à côté de la Pension Gloanec de « la mère Gloanec » (1839-1915 ) et non loin de l'hôtel de « mademoiselle Julia » Guillou (1848-1927).
Son style graphique est emprunté au japoniste. très en vogue à l'époque à Paris, et en particulier à une toile de Hokusai
"Enfant endormi" 1884, huille sur toile, Art Gallery of Ontario C.P.
La Maison du Jouir à Atuana
Atelier de Gauguin à Punaauia, photographie J. Agostini 1887 (à g) et reconstitution de la case-atelier de l'artiste "La Maison du Jouir" (à dr)
En 1901, Gauguin concrétise son rêve de s'installer dans l'archipel des Marquises.
Il quitte Tahiti pour Hiva Oa et s'installe à Atuana (Atuona) où il construit avec des matériaux locaux sa case-atelier.
Pour info la tombe de Jacques Brel se situe à Atuana sur l'ile d'Hiva Oa.
Autoportraits de Paul Gauguin 'Portrait de l'artiste au Christ Jaune" 1890-91, Grand Palais, Autoportrait,1888,
Merci à notre charmante conférencière du Grand Palais !
La Grande Rue et quelques ateliers des peintres de Barbizon
Le circuit des Peintres de Barbizon Source : document réalisé par L'office de Tourisme et de l'O.N.F. de Fontainebleau
(1)
L'Auberge Ganne : 92, Grande Rue
Ouverte dans cette grande maison vers 1834 par les époux Ganne, l'Auberge fut le principal lieu de passage des nombreux peintres artistes paysagistes et animaliers, venus du monde entier travailler "sur le motif" en forêt de Fontainebleau jusqu'en 1870. leurs séjour sont inscrits dans les registres de l'Auberge Ganne incroyablement conservés. Les séjours des peintres avec dates et durées sont ainsi connus.
Restaurée depuis 1995, l'atmosphère du lieu de séjour des "Peint'à Ganne" en leur état d'origine vous feront découvrir leurs murs recouverts de dessins, graffs, tag et pochades créés par les artistes au retour de leurs longues journées de travail en forêt et les jours de pluie. Les autres salles vous proposent l'exposition permanente des œuvres de ces artistes qui ont tant pris et donné à Barbizon : Corot, Jacques, Dupré, Chaigneau, de Penne, Gassiès, Lavieille, Rousseau et Millet.
(2)
Maison Théodore Rousseau : 55, Grande rue
"Cette Maisonnette retirée au fond d'un jardin de paysan, réduite à deux chambres basses et
obscure et à une grange qu'il transforma en atelier" description d'Alfred Censier, ami et biographe de Théodore Rousseau. Le peintre vivra de 1847 à 1867 dans cette maison et travailla dans cet atelier où se regroupaient les artistes de passage pour des veillées chaleureuses. Atelier transformé en chapelle à l'aube du 20ème siècle puis agrandi en église en 1950, le jardin de paysan est devenu la place du monument aux morts avec son "Gaulois" d'Ernest Révillon (1854-1937) offert par une souscription franco-américaine en 1920. Ancien musée municipal, la maison-atelier Théodore Rousseau est l'annexe des expositions temporaires du Musée départemental de l’École de BarbiZon.
(3)
Maison-atelier Jean-François Millet : 27, Grande rue
L'artiste y séjourna de 1849 à son décès le 20 janvier 1875. lieu de mémoire, musée
sentimental, collection privée, c'est le lieu de création de l'Angélus et des Glaneuses, etc...
qui est resté tel que sa veuve et les descendants l'ont laissé.
Parmi les objets personnels, les visiteurs découvriront "la belle lumière" qui retint tous ces artistes à Barbizon en plus des raisons historiques et politiques de l'époque.
(4)
Hôtel du Bois-Bréau :
L'Hôtel où séjourna Robert-Louis Stevenson, mais également toutes les personnalités depuis plus de cent ans.
(5)
Le Bornage :
Entre maisons et forêts, cette route sépare le Village de la Forêt de Fontainebleau là où s'élevait un mur de grès dans un lointain passé.
(6)
Le médaillon Millet-Rousseau en lisière de la Forét de Fontainebleau :
Ce médaillon rend hommage aux deux peintres emblématiques de l'Ecole de Barbizon :
Jean-François Millet (1814- 1875) et Théodore Rousseau (1812 - 1867).
Cette sculpture est l’œuvre d'Henri Chapu, originaire du Mée (Melun). Il fut inauguré le 19 mars 1884, grâce à une souscription publique organisée par les peintres de Barbizon, Millet
Jean-François Millet et Théodore Rousseau reposent au cimetière proche de Chailly-en-Bière.
(7)
L'éléphant de Barbizon :
Un très beau spécimen du bestiaire de la Forêt de Fontainebleau, cet éléphant est un chef-d’œuvre de sculpture géologique. disséminés dans me massif forestier, de nombreux 'anomaux ont été façonnés par la nature : oiseaux, tortue, etc...
(8)
Jean-Baptiste-Camille Corot :
"Vu dans la forêt de fontainebleau" 1830-1832, musée de Senlis.
Vers 1829, Jean-Baptiste Corot, de retour d'Italie, vint souvent en forêt de Fontainebleau pour travailler sa formation visuelle et technique, apprise en Italie.
Manifestant une véritable passion pour le traitement rugueux et réaliste des rochers et des arbres, Corot n'envisageait difficilement la nature sans présence humaine. La reproduction minutieuse et fidèle du motif par Corot a permis de retrouver deux siècles plus tard l'endroit précis où il avait posé son chevalet.
(9)
"Peintres sur le motif" : de Jules Coignet (1798-1860)
Partant "sur le motif", le peintre à chargé sur son dos le sac avec la boite de couleurs, la
tabouret pliant, le parasol, le pochon du pique-nique et deux toiles, une pour l'effet du matin, l'autre pour l'effet du soir. Car les paysagistes de Barbizon avaient compris, même les plus modestes, que la forêt change d'aspect continuellement, mai que chaque saison a son charme particulier et sa poésie propre... aussi à voir le Chêne Sully.
(10)
"Le Dormoir de Lantara" (Simon-Mathurin Lantara,1729-1778)
Né à Oncy, près de Milly-la forêt, berger, il commence à dessiner en gardant le troupeau du château de la Renoumière.
En apprentissage chez un peintre de Versailles, puis à Paris, Simon-Mathurin Lantara s'installe peintre et graveur, mais meurt à 49 ans dans la misère.Son oeuvre fut reconnue après sa mort et il est considéré comme le précurseur du paysage naturel des peintres de BarbiZon. Grâce à Denecourt, son nom reste attaché au "Dormoir de Lantara", lieu de pâture des troupeaux parmi les chênes majestueux dont quelques-uns demeurent encore sur place.
(11)
Le Chêne Charlemagne : Route des Mazettes.
Lorsque les artistes sont arrivés an début du 19ème siècle, le chemin de sortie de Barbi]on vers la forêt, l'allée aux vaches, était bordés de jeunes chênes plantés en 1802. en 1830, c'était tout juste un perchis dense, sombre et peu esthétique. Jean-François Millet réussi en 1860 à en réaliser un tableau qui met en valeur la tristesse monotone de ce type de forêt, surtout sous la neige. Aujourd'hui, la route forestière des Mazettes traverse une futaie cathédrale de chênes de 200 ans dont le plus beau spécimen (dédié au village par l'ONF) a été baptisé Chêne Charlemagne par les enfants de l'école de BarbiZon en 2000.
Quelques images de l'Auberge Ganne
Barbizon et sa population :
La population de Barbizon était de 1 493 au recensement de 1999, 1 571 en 2006, 1 587 en 2007 et 1 425 en 2009. La densité de population du village est de 270.40 habitants par km². Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 838 en 2007. Ces logements se composent de 647 résidences principales, 142 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 49 logements vacants.
Un panneau officiel du circuit des peintres de Barbizon
Le musée d’Archéologie nationale propose une visite-promenade sur les toits du château de Saint-Germain-en-Laye
A une quinzaine de mètres de hauteur, depuis les toits-terrasses du château, découvrez les caractéristiques de l'architecture de la Renaissance, guidé par une conférencière de la Réunion des Musées Nationaux-Grand-Palais et venez suivre les traces des rois les plus célèbres de France et découvrez l'histoire et l’architecture de cet ancien domaine royal édifié par François Ier.
Les toits offrent une vue imprenable sur la cour intérieure, le parc du château et un panorama exceptionnel sur la vallée de la Seine et sa région.
Les plus curieux, après avoir gravi les 131 marches de l'escalier intérieur, peuvent prolonger le parcours par la visite des collections archéologiques, la chapelle royale de l'époque de Saint-Louis.
Puis visite à l'exposition temporaire qui a lieu du 3 mai au 2 octobre 2017 : "Le royaume mérovingien oublié Austrasie".
La façade d'entrée du château et son musée La magnifique cour intérieure du château
Le château de Saint-Germain-en-Laye : une résidence royale
Résidence royale depuis Louis VI le Gros, au XIIe siècle, Saint-Germain-en-Laye fut à la fois un séjour de plaisance et un lieu de pouvoir des rois de France. De nombreux édits royaux ou traités ont été signés à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'au traité de 1919 qui mit officiellement fin à la guerre avec l'Autriche. Saint Louis résida souvent ici et nous légua la chapelle gothique. François Ier construisit, sur les fondations du vieux château de Charles V, un palais Renaissance. Henri II et Henri IV bâtirent à côté un second édifice, dit le Château-Neuf, qui était situé à l'emplacement de l'actuel Pavillon Henri IV. Le Roi-Soleil naquit à Saint-Germain en 1638 et y passa, à
partir de 1666, l'essentiel des premières années de son règne personnel, avant son
installation à Versailles en 1682. Même un roi d'Angleterre en exil vécut là avec toute sa cour ! Louis XIV prêta en effet le Château-Vieux (celui de François Ier) à Jacques II Stuart (1633-1701) à la fin du XVIIe siècle. Puis, délaissée, la résidence royale traversa de sombres années : le Château-Neuf fut rasé, le Château-Vieux devint un pénitencier militaire. En piteux état et promis à la destruction, il fut sauvé par la création, par Napoléon III, d'un musée d'archéologie.
Des images réalisées sur les toits du château de Saint-Germaint-en-Laye
Les différents symboles scultptés dans la pierre
Les gargouilles, toutes différentes
Un petit tour par le musée d'Archéologie Nationale :
A gauche et au centre, la tour carrée du château, ancêtre de l'édifice
La chapelle royale de Saint-Louis :
La chapelle palatine du château de Saint-Germain-en-Laye fut édifiée entre 1235 et
1239 par Louis IX, dit Saint Louis (1214-1270). Cet édifice remarquable, premier du genre, servira de modèle architectural aux saintes-chapelles, en particulier à la plus célèbre, celle de Paris (achevée en 1248). Le qualificatif « sainte » est attribué aux chapelles fondées par Louis IX puis ses descendants directs dans des résidences royales ou princières. À l'instar de celle de Vincennes, fondée par Charles V en 1379, elles ont accueilli des fragments de la Vraie croix ou de la Couronne d'épines. Ces reliques de la Passion du Christ avaient été achetées par Saint Louis à Baudouin II, empereur de Constantinople, puis placées dans la Sainte-Chapelle, édifiée par le roi à Paris pour les abriter.
La façade de la chapelle royale côté cour
Quelques détails de la chapelle royale. En bas à gauche, le moulage en plâtre de Saint-Louis
Et par l'exposition temporaire :
le royaume mérovingien oublié :
l'Austrasie
L'affiche de l'exposition du 3 mai au 2 octobre 2017 (Design Studio Martial Damblant)
Cette exposition porte sur la période médiévale, et plus particulièrement sur ses débuts, lorsque régnait la dynastie mérovingienne (fin Ve – milieu VIIIe siècle après J.-C.).
Bientôt d'autres images de cette exposition.
Les structures internes du château :
Structures des plafonds du château
Images anciennes du Château-Vieux et du Château-Neuf (détruit)
Merci à notre sympathique conférencière Anne-Lise et l'agréable serre-file Michèle.
Roger Bussy-Rabutin et son château à Bussy-le-Grand en Bourgogne
Le pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardins
Voici une ébauche d'un article sur le château de Bussy-Rabutin qui sera enrichi historiquement un peu plus tard avec des documents en instance. Bonne lecture !
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"Bussy n'est pas une grande maison, mais elle est bâtie magnifiquement et les dedans sont d'une beauté singulière et qu'on ne voit point ailleurs."
C'est ainsi que le comte Roger de Busy-Rabutin fait les honneurs de son château.
Le château de Bussy-Rabutin ou château de Bussy-le-Grand est un édifice du 12 et 14ème siècle, de style Renaissance à Bussy-le-Grand, Côte-d'Or, en Bourgogne. Le château est classé Monument Historique en 1862 et le domaine est classé monument historique le 29 mars 2005. Le château est labellisé Maison des Illustres. Propriété de l'État depuis 1929 avec une centaine d’autres monuments, il est géré et animé par le centre des monuments nationaux du Ministère de la Culture.
"une vallée large et belle, où le Rabutin roule ses eaux bruyante au milieu de jolies prairies, nous conduit au château de Bussy, élevé non loin de la route au sommet de la colline. On y arrive par des chemins tellement sinueux et rapides qu'il faut être, en quelques sortes; à ses portes pour l'apercevoir; mais, en gravissant la côte opposée, le château se montre alors dans son ensemble, précédé de ses jardins à la française à plusieurs terrasses, et entouré de massifs d'arbres séculaires d'une couleur sombre et vigoureuse, qui, en lui servant de fond, lui permettent de se détacher continuellement en lumière". Claude Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France. Paris, 1867.
Quelques rares documents permettent de remonter aux origines du domaine de Bussy. Dès le 12ème siècle, parmi le bienfaiteurs de l'abbaye de Fontenay, située dans une vallée voisine de quelques kilomètres de Bussy, est un certain Renaudin de Bussy. La terre n'est, quand à elle, mentionnée qu'au début du 15ème siècle, lors du mariage entre Agnès de Chaussin et un seigneur nivernais, Jean de Chastillon.
Le château en vendu, le 21 janvier 1733, pour 100.000 livres, à Etienne Dagonneau de Marcilly, conseiller au parlement de Dijon et à son épouse Geneviève Alexis de Salins. Cette famille est l'exemple type de l'enrichissement de la noblesse de robe en Bourgogne.
Veuve en 1738, Geneviève conserve le fief au nom de ses enfants, Etienne-Marie et Pierre-Marguerite. Tenace dans son désir de recouvrer les droits seigneuriaux autrefois attachés au domaine, ce qu'elle tentera en 1759 puis en 1764, elle le remet en état : les ponts et les douves sont refaits entre 1747 et 1752, les bâtiments des communs restaurés, de même que le parc où les allées sont tracées.
Après un différend avec son fils prodigue Etienne-Marie et un procés qu'elle remporte, Geneviève meurt, après avoir fait de son cousin germain Denis Prévost, chanoine à la cathédrale de Rouen, son légataire universel.
En 1792, le domaine est mis sous séquestre et le mobilier vendu pour satisfaire les créanciers d'Etienne-Marie, mais son héritage tombe entre les mains de la République.
Pour sortir de l'indivis, le tribunal civil de Semur-en-Auxois adjuge par licitation (vente aux enchères), le domaine au comte Jean-Baptiste César de Sarcus, originaire de Picardie pour 230.000 francs. La famille de Sarcus possédait un joli château dont les gravures et les ruines subsistantes ne sont pas sans rappeler l'allure de Bussy.
Capitaine de cavalerie de Louis XVIII, qu'il a suivi en Belgique, le comte Jean-Baptiste César de Sarcus sert avec fidélité le duc de Berry. Entre 1815 et 1820, il tient le poste de capitaine des régiments des chasseurs de la Côte-d'Or. En 1817, il épouse Bénigne-Victoire Espiard de Macon (1783-1864); alliance qui achève de le fixer en Bourgogne.
Peintre amateur et érudit passionné, Sarcus entreprend une véritable résurrection du domaine. Non seulement le jardin est remis en état et agrémenté de statues et d'une fontaine à la nymphe, mais même les façades du château sont restaurées : le blason de la famille est appliqué au-dessus de la porte d'entrée et dans la frise de la galerie est, les blasons illisibles sont remplacés par ceux des ancêtres des Sarcus.
Dans les archives du château, conservées à Dijon, listes d'achat et projets d'encadrement et de mise en place des oeuvres attestent l'importance du travail accompli entre 1835 et 1854.
Au cours de ces deux décennies, outre l'aménagement final et la décoration, dans le style "néo-royal", de l'ancienne chambre de Bussy, alors dite "Sévigné", Sarcus engage la restauration totale de la galerie des Rois, jusqu'à lui donner l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. Sa monographie sur le château, parue en 1854, précise l'étendue des travaux : réfection du plafond à solives, peint en vert et agrémenté de tourillons dorés, extension des boiseries par obturation des fenêtres donnant sur le parc au moyen de panneaux ouvrants, encastrement des portraits au-dessus d'un lambris d'appui qui reprend le modèle de la♂5alle des Devises.
Qui est Roger de Bussy ?
Roger de Bussy-Rabutin, né le 13 avril 1618 à Saint-Emiland, et décédé le 9 avril1693 à Autun
est comte de Bussy, lieutenant-général de armées du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin , membre de l'Académie française.
Son lien de famille avec Mademoiselle de Chantal, future Madame de Sévigné ?
Avec Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), sa cousine germaine* par alliance, devenue marquise de Sévigné par
mariage, en 1644, avec Henri de Sévigné (1623-1651), Roger de Bussy entretint durant quarante-sept années, un commerce épistolaire fait de brouilles et de réconciliations.
"Cette belle n'est amie que jusques à la bourse", ironise le "cher cousin " dans le portrait féroce qu'il dresse -pour se venger du refus d'un prêt - dans son "Histoire amoureuse".
Il s 'emporte parfois : "Je remarque que vous avez, à point nommé, quand vous m’écrivez, des occasions de picoteries dont je me passerais fort bien" (1er février 1671, Correspondances, vol. I), mais sait aussi e montrer flatteur : "Que ferais-je au monde sans vous, ma pauvre chère cousine ? Avec qui pourrais-je rire ? Avec qui pourrais-je avoir de l'esprit ?" (5 novembre 1687, Correspondance, vol. III.
La marquise, qui vient assez souvent en Bourgogne, séjourne à Bourbilly, l'une de ses demeures de famille, ou chez ses cousins Guitaut, dans leur château voisin d'Epoisse
Elle rend également visite à Roger de Bussy au château de Chaseu, près d'Autun, sa demeure principale, détruite vers 1830, mais n'aurait jamais résidé à Bussy; sa maison d'été.
Auteurs complices, les deux cousins inventent ensemble le "rabutinage", genre littéraire où ils rivalisent en traits d'esprit et railleries divertissantes.
Une des oeuvres de Bussy, critique littéraire reconnu par ses pairs, est d'avoir su déceler l'intérêt des lettres de la marquise.
Non seulement il garda une grande partie de celles qu'elle lui avait adressées, mais il fit en sorte que ses enfants et son ami Bouhours en prennent soin pour la postérité.
"Les illustres malheureux" : ce titre, donné, donné à la réimpression en 1694 du discours
posthume de Bussy à ses enfants, évoque bien la situation de l'auteur, alors que, malade, libéré en 1666, à quarante huit ans, ordre lui est donné de quitter Paris, par la cour, donc le roi. Hormis de brefs séjours à Paris, où il loge au Temple cheZ son oncle, entre 1672 et 1690, séjour autorisés ou parfois clandestins, le voici reclus en ses terres bourguignonnes qui, peu rentables, lui vaudront de constants soucis financiers.
Durant ses seiZe ans de relégation, il cherche à obtenir la lettre de rappel qui mettrait un terme à son humiliation : plus de cinquante courriers adressés au souverain sollicitent la "permission de servir de nouveau". En vain ! Le roi, qui l'autorise bien à assister à son lever en 1682, le repousse en 1687 et ne reçoit Bussy de bonne grâce à la cour qu'en 1690, trois ans avant la mort de ce dernier. Une rente versée à compter de 1691 ne lui fera pas oublier que d'autres que lui, Boileau et Racine, en 1677, lui ont été préférés pour le poste honorifique d'historiographe du roi. Support de son talent de mémorialiste, ses lettres, qu'il diffuse lui-même volontiers, ont contribuer à son élection au vingtième fauteuil de l'Académie française en 1665, sur la proposition du chancelier Séguier, protecteur de l'Académie et du duc de Saint-Aignan, "conseiller littéraire" de Louis XIV. Ses mémoires et ses lettres l'aident à supporter son exil. il reste ainsi très informé de l'actualité de la vie parisienne et de la cour royale, à l'affût de la moindre nouveauté qu'il utilise pour composer son décor quotidien.
Les dangers d'une plume d'esprit :
En 1654, Roger de Bussy compose, à l'imitation de la Carte du Tendre de Mlle de Scudéry, une Carte du pays de Bracquerie, qui dévoile les galanteries des dames de la cour. Cet esprit vif et moqueur est bien vire reconnu par ses railleries et chansons satiriques.
Plus tard, du vendredi Saint à Pâques, il participe à la "débauche de Roissy" où, avec d'autres mauvais sujets, Vivonne, Manicamp, Gramont et le futur cardinal Le Camus, il chante des alléluias obscènes. Bussy avait également improvisé des couplets sur les amours du roi avec Marie Mancini : le scandale l'expédie dans ses terres bourguignonnes pour un premier exil de quelques mois. Il devient peu à peu indésirable à la cour, même si ses Maximes d'amour ou Questions en proses décidées en vers (1664), plaisent à Monsieur, frère du roi. En 1660, pour divertir la marquise de Montglas, sa maîtresse, alors malade, il commence à composer à Bussy son Histoire amoureuse des Gaules où il place le récit romanesque de début de sa liaison. mais son "roman satirique", inspiré directement du Satiricon de Pétrone, raconte aussi les aventures galantes des dames de la haute société. les noms masqués ou les surnoms ne laissent pas de doute sur les victimes du railleur : après les longues histoires "d'Ardélise" et d'"Angélie", faisant allusion aux vies de Mme d'Olonne et Mme de Châtillon, prend place celle de "Mme de Cheneville", portrait perfide de sa cousine, la marquis de Sévigné qui n'est pas épargnée. Avec une verve aussi audacieuse que le Boileau des Satires (1666), mais moins prudente, il brosse des portraits féroces, faits d'observations sarcastiques et précises.
Il réserve la lecture du manuscrit à ses meilleurs amis, et en 1662, le prête à Mme de la Baume, qui le recopie. Une édition imprimée en Hollande est diffusée à la cour dès 1663. Son récit connaît une certaine notoriété. Une suite, dont Bussy se défend d'être l'auteur, provoque un énorme scandale et sa disgrâce : le roi; qui peut rire à loisir des malheurs des autres, ne tolère pas que l'on se gausse de ses amours avec Louise de La Vallière. Bussy est embastillé le 17 avril 1665.
Madeleine d'Angennes, duchesse de la Ferté-Senneterre et Catherine d'Angennes, comtesse d'Olonne
Tableau d'après Juste d'Edmont (Tour dorée)
"La plus belle femme de son temps, mais moins fameuse pour sa beauté que pour l'usage qu'elle en fit" selon Bussy
Les jardins :
En 1929, l'Etat devient propriétaire et engage des travaux de conservation et de restauration.
L'architecte en chef des Monuments historiques, Frédéric Didier, projette dès 1989 la reconstitution architecturale et paysagère du parc.
Il se fonde principalement sur le plan de Geneviève Alexis de Salins, du XVIIème siècle, tout en conservant certains aménagement du XIXème siècle.
Les travaux de restauration sont réalisés de 1991 à 1993; un déboisement et retraitement des sols précèdent le renouvellement végétal.
Le deux tours rondes marquant l'extrémité de ailes et et ouest évoquent, par leur architecture, l'ancienne maison forte médiéval.
La façade Renaissance du château
La cour d'honneur du château :
Conçu sur un plan en U cantonné de quatre tours rondes,le château et entouré de douves
bordées de murs maçonnés en moellons non équarris et posés à sec. Malgré la présence d'un terre-plein qui peut évoquer une fausse-braie (1), il est difficile de prouver l'utilité de éléments de fortifications (meurtrières ...) tant l'édifice à l'aplomb d'une colline escarpée, parait être difficile à défendre. En revanche, la largeur du terre-plein permettait de faire le tour du château en "voiture".
Passé le pont dormant bordé de balustres (2) en pierre, la cour d'honneur attire l'attention par la diversité de la décoration de ses façades ainsi que par le contraste entre l'austérité des couvertures d'ardoise, la blancheur de la pierre sculptée des galeries et les reflets dorés du corps de logis. La file de balustres se poursuivait peut-être vers les ailes du château, comme le laissent supposer la présence d'un balustre engagé dans le mur de la tour sud-est ou les gravures du château de l'époque romantique.
Les trois cadrans solaires (où figure la lune...), les girouettes des toitures ajoutent encore au pittoresque des façades.
(2) Balustre : petit support vertical généralement assemblé avec d'autres pour former une balustrade; il est engagé lorsqu'il est en partie noyé dans la maçonnerie.
La visite intérieure du château :
Les galeries :
Si les grosses tours rustiques coiffées de toitures coniques à lanternon rappellent l'origine
médiévale du château, les galeries construites autour de 1520 présentent tous les éléments typiques du décor de la première Renaissance française. Les ailes du château sont constituées de galeries portées par cinq arcades en anse de panier reposant sur de massives piles carrées flanquées de pilastres superposées qui délimitent fortement chaque travée.
La modénature (1) précise de chaque arcade et des fenêtres carrées, le raffinement des décors en léger relief, tout indique l'intervention d'une équipe formée à ce qui se faisait de mieux alors dans les châteaux du Val de Loire édifiés dans l'entourage royal.
(1) Modénature : effet obtenu par le choix des profils et des proportions de la mouluration.
De gauche à droite :et de haut en bas : Jeune femme à la coiffe en résille, jeune homme casqué, Mme de Chantal, Colbert
La salle des Devises :
Le mobilier de la salle des Devises
La salle des Devises
Le châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de Vincennes peints à l'époque
Le comte de Dunois d'après Simon Vouet (1590-1649) et Diane de Poitiers d'après François Clouet (1515 - 1572)
La salle des Hommes de guerre : Dans cette grande antichambre, Bussy a placé sur deux rangs les portraits de 65 "hommes illustres à la guerre" français et étrangers, le comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc étant le plus ancien. les représentations de Roger de Rabutin et de ses collègues maîtres de camp voisinent avec celles de quelques maréchaux de France soigneusement choisis.
La salle des Hommes de guerre
La chambre de Bussy :
C'est une des pièces qui a connu le plus grand nombre de modifications.
La chambre, cloisonnée en trois pièces avant 1835, est réaménagée par Sarcus avec un mobilier typique du 19ème siècle et ses propres achats d'oeuvres d'art.
Les tableaux n'étaient pas encastrés comme ailleurs, et les divers changements de place ultérieurs ont fait perdre toute possibilité d'identification de plusieurs portraits, qui demeurent sans rapport avec les inscriptions peintres par Sarcus sur les cloisons;
L'état actuel date des années 1950 : les représentations des dames de la famille, des maitresses des rois de France se trouvent mêlés à beaucoup d'acquisitions du 19ème siècle
Sans ordre chronologique, madame de Maintenon, madame de Fontanges, Agnès Sorel et Ninon de Lenclos, voisinent avec madame de la Sablière, l'amie de Jean de la Fontaine.
L'appellation "chambre Sévigné", donné un temps à cette pièce, vient de la réunion artificielle, dan un triptyque fabriqué par Sarcus en 1836, des portraits de madame de Sévigné et madame de Grignan, sa fille et de Louise de Rouville, la seconde épouse de Bussy.
La chambre de Mme de Sévigné
Aménagée par le comte de Sarcus au 19ème siècle, rebaptisée "chambre de Bussy en 1948"
Carte postale vers 1937
La Tour dorée "Le plus beau salon de France"
La Tour dorée
Portrait de Bussy-Rabutin en empereur romain, attribué à Juste d'Edmont vers 1646 (1601-1674)
Tour dorée
La chapelle du château :
La chapelle du château
Le pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droite
Château de Bussy-Rabutin :
Ouvert T. les J., sauf 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre.
L'abbaye de Fontenay est une abbaye cistercienne, aujourd'hui désaffectée, fondée en 1118 sur la commune de Marmagne, dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne-
Franche-Comté
Elle est située à la confluence de la combe Saint-Bernard et de la vallée du ruisseau de Fontenay. (voir coordonnées en fin d'article)
Située au nord de la Bourgogne, l’Abbaye de Fontenay a été fondée en 1118 par Saint Bernard de Clairvaux, un des plus grands saints français, et est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde.
Le blason de l'abbaye
Classée monument historique français dès 1862, elle a été inscrite au patrimoine de l'UNESCO en 1981. Elle a été l’un des premiers monuments français à figurer sur cette liste, qui a ainsi distingué la valeur exceptionnelle, tant de l’ensemble abbatial de Fontenay que de son environnement naturel.
Après la Révolution française qui entraîna le départ des moines, elle a été reprise comme bâtiment industriel, ce qui a permis de préserver l'ensemble des bâtiments de style roman : l’église abbatiale, le dortoir des moines, le cloître, la salle capitulaire, la salle des moines et la forge.
L’Abbaye est agrémentée d’un parc paysager qui a été classé « Jardin Remarquable » en 2004 par le Conseil National des Parcs et Jardins. Elle est nichée au creux d'un vallon entièrement préservé qui s’étend sur plus de 1 200 hectares.
L’ Abbaye est depuis 1820 la propriété privée d’une même famille, qui poursuit la conservation de ce site exceptionnel en l’ouvrant à la visite toute l’année. Elle accueille chaque année plus de 100 000 visiteurs, qui viennent admirer la beauté et la pureté d’une architecture préservée depuis 900 ans, et goûter au calme d’un lieu profondément spirituel.
L'église abbatiale et ses détails
L'église abbatiale :
Elle a été construite de 1127 à 1150 selon un plan cruciforme et des proportions qui lui valent
d'être considérée comme une église-type de l'architecture cistercienne. Elle mesure 66 mètres de long, transept le mesurant 19 mètres. La nef de 8 mètres de large, est flanquée de deux bas-côtés. Les arcades sont du type voûte-en berceau brisé reposant sur des colonnes aux chapiteaux à décor lancéolé avec un faible relief, respectant ainsi la règle cistercienne.
Le choeur, de forme carrée, est plus bas que la nef. Le pavage est fait de céramiques, qui recouvraient auparavant l'ensemble du sol de l'édifice.
Au Moyen-Âge, la façade était précédée d'un porche. À l'intérieur, on peut admirer une Vierge
à l'Enfantdatant du XIIIe siècle.
Cette statue fut longtemps exposée aux intempéries dans le cimetière de Touillon, commune voisine de l'abbaye.
La Vierge porte l'enfant Jésus sur son bras gauche, il entoure le cou de sa mère de son bras droit et tient sur sa poitrine une colombe aux ailes déployées avec sa main gauche. Nul autre mobilier n'est visible, les stalles originales ayant été abîmées par l'humidité, obligeant à un relèvement du sol de près d'un mètre à la fin du XVIIIe siècle.
L'église abbatiale de l'abbaye
Le cloître de l'abbaye
Le cloître de l'abbaye :
Il s'agit d'une des parties les plus remarquables du site. Il mesure trente-six mètres sur trente-huit, les quatre galeries, tout en conservant une grande unité, présentent certaines différences de construction. Elles sont composées chacune de huit travées formant archivolte (1) et doubles arcades reposant sur des piliers avec doubles colonnettes à chapiteaux lancéolés. C'est le cœur de l'abbaye, car c'est là que se croisaient les moines, la galerie située à l'est, était la plus fréquentée, car elle est en prise directe sur la nef de l'église, et menait les moines aux offices, à la salle capitullaire (2) et à son extrémité sud, un escalier menait au dortoir. En 1911, lors de travaux, on y découvrit l'armarium (3), un placard creusé dans le mur où étaient rangés les livres liturgiques d'usage courant ainsi que d'autres utilisés par les moines pour leur Lectio divina.
La galerie sud est la galerie du réfectoire. Elle contenait un lavabo, disparu depuis, côté cour, en face de la porte du réfectoire. Dans le cloître se déroulaient les processions, des promenades de lecture et de prière.
C'est la partie la plus importante de la vie de l'abbaye, c'est là qu'étaient prises les décisions concernant la communauté après lecture d'un chapitre de la Règle de Saint Benoît.
Elle s'ouvre sur la galerie est du cloître par une grande arcade cintrée, flanquée de chaque côté d'une double baie. À l'origine la salle capitulaire était parfaitement carrée, elle était formée de trois larges travées en voûte d'ogive et reposant sur des colonnettes, la troisième travée fut détruite par un incendie vers 1450. Au début du XXe siècle on a abattu la cloison entre la salle capitulaire et le parloir. Les clés de voûte sont ornées par un motif floral simple.
Le dortoir des moines
Le dortoir :
Le dortoir occupe tout le premier étage du bâtiment des moines, au-dessus de la salle
capitulaire. On y accède par un escalier d'une vingtaine de marches. Il fut incendié au XVe siècle, et la charpente fut remplacée par celle que l'on peut admirer de nos jours et qui a une forme de coque de navire renversé.
La règle de Saint Bernard imposait une salle commune avec des paillasses disposées à même le sol, et non des chambres individuelles.
A noter, le plafond du dortoir en coque de navire inversée, spécialité des charpentiers de
marine de l'époque, ainsi que le puits de mâts, visible au centre de la charpente.
Le puits de mâts de la charpente
L'enfermerie
Isolé à l'extrémité du dortoir, ce petit bâtiment du XVIe siècle est souvent considéré, de par son
nom comme une ancienne prison. Il est vrai que les abbés avaient droit de haute et basse justice sur les terres de l'abbaye. Certains préfèrent y voir un lieu où l'on conservait (« enfermait ») les biens les plus précieux de l'abbaye, livres ou objets de culte.
Le mur pignon de cette construction n'est autre que l'unique élément subsistant du réfectoire du XIIIème siècle.
La maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontitués
La forge :
Le bâtiment se trouve à la limite sud de la propriété, il mesure cinquante-trois mètres de long
sur treize mètres cinquante, sur voutes d'ogives reposant sur des colonnes centrales et aux murs sur des culots en pyramide tronquée.
Il a été construit par les moines à la fin du XIIe siècle afin de travailler le minerai qui était extrait de la colline dominant le monastère. La dérivation du ruisseau de Fontenay, le long du mur de la forge, faisait tourner des roues qui actionnaient les martinets pour battre le fer.
La forge hydraulique de l'abbaye de Fontenay et son principe
Le plan de l'abbaye de Fontenay :
Le plan de l'abbaye sources abbaye de Fontenay
La fontaine de source médiévale
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Merci à Sylvie, notre guide-conférencière, pour cette passionnante visite du 7 juillet 2017 à l'abbaye de
Fontenay, en Côte-d'Or
Abbaye cistercienne de Fontenay : ses coordonnées
Abbaye de Fontenay 21500 Montbard.
Téléphone : 03 80 92 15 00. Fax : 03 80 92 16 88.
Coordonnées GPS : N 47° 38' 22.6" , E 4° 23' 21.57".
À 5 km de la gare TGV de Montbard (Paris-Montbard : 66 minutes)
Accès par l'autoroute A6, sortie Bierre-les-Semur. Dijon : 80 km, Paris : 250 km.