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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Visite du 8 juin 2019 avec le C.J.H. et ses correspondants des villes jumelées
La cathédrale de Chartres :
Haut-lieu du christianisme, la cathédrale Notre-Dame de Chartres nous présente un ensemble
exceptionnel de la l'art religieux du XIIème et du XIIIème siècle.
Ses 9 portails sculptés et ses 176 vitraux, remarquablement conservés, constituent un corpus d'images unique au monde, reflet de la pensée spirituelle et de l'expression artistique de cette époque.
Sa crypte romane, dont les baies accueil lent des vitraux du XIXème au XXIème siècle, associe à l'esthétique médiévale la diversité des créations contemporaines.
Inscrite au Patrimoine mondial en 1979, la cathédrale de Chartres est un exemple incontournable de l'architecture gothique à découvrir ou à redécouvrir.
Plan de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres
Plan du labyrinthe de la cathédrale Notre-Dame
Quelques-uns des 176 vitraux uniques
La clôture de' Choeur : patrimoine unique de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
Cartes ouest-est de la ville afin de définir l'emplacement des murailles anciennes et actuelles
L'ancienne Porte Guillaume :
Au 9e siècle, les quartiers riverains de l'Eure étaient protégés par quelques ouvrages fortifiés réunis par une palissade, puis des remparts en maçonnerie furent construits.
La Porte Guillaume, reconstruite au 14e siècle, était un spécimen de l'architecture militaire du Moyen Âge.
Tout ce qui constitue une forteresse s'y trouvait : de longues ouvertures (nécessaires à la manœuvre du pont-levis) marquaient le corps central au-dessus du passage doublé d'une porte basse pour piétons ; une herse, des meurtrières à embrasures…
La façade extérieure se composait de deux puissantes tours rondes couronnées de créneaux et de mâchicoulis, auxquelles venaient aboutir le chemin de ronde et le mur de rempart.
Pendant des siècles, c'est par la Porte Guillaume (voir plan) que les voyageurs venant de Paris entraient en ville. Il faudra attendre la construction du pont de pierre de >la Courtille au 18e siècle pour que le trafic contourne la ville. La porte rappelait le nom du Vidame de Chartres, Guillaume de Ferrières. Sous la Révolution, lorsqu'on proscrit les noms évoquant l'Ancien Régime, elle s'appellera porte Guillaume Tell !
Son intérêt architectural lui permit de survivre à la démolition des remparts qui avait commencé en 1806 par la mise à bas de la Porte des Épars. En 1856, alors qu'elle sert de dépôt de combustible à un boulanger voisin, elle est endommagée par un incendie. Réparée, elle abritera une bibliothèque populaire.
Malheureusement, cet édifice, qui avait été classé monument historique en 1852, sera presque totalement détruit par l'armée allemande en retraite dans la nuit du 15 au 16 août 1944.
Muraille de la ville ouest et est
Les anciennes portes de Chartres :
La Porte de la Fruiterie et la Porte du Cadran
L'escalier de la Tourelle de la Reine Berthe et ses colombages sculptés
La Tour et l'escalier de la Reine Berthe Etait autrefois adossé au château des comtes (disparu)
L'Hôtel des Postes de Chartres, actuellement médiathèque de style art déco
La Maison du Saumon
Les bords de l'Eure , visite des quartiers centre est de la ville de Chartres avec notre conférencière
Les bords de l'Eure
Plan de Chartres et ses bâtiments
La Maison du Saumon
Jean Moulin préfet de l'Eure et Loir
Jean Moulin, né en 1899 à Béziers (Hérault), où son père est professeur d'Histoire, fait ses études au collège de cette ville jusqu'en 1917. Mobilisé en 1918, démobilisé en 1919, il étudie alors le Droit. Il gravit ensuite les différents échelons de la carrière administrative et devient à 38 ans, le plus jeune préfet de France, à Rodez (Aveyron). Le 21 janvier 1939, il est nommé à Chartres, préfet d'Eure et Loir.
Il ne s'était pas trompé. « Le 17 juin 1940, Jean Moulin refuse, malgré les coups et la torture, de signer un document que lui soumettent les autorités allemandes, accusant les tirailleurs sénégalais de l'armée française d'actes de barbarie sur des civils », résume la préfecture d'Eure-et-Loir.
Le ministère de l'intérieur poursuit le récit : « Ils le traînent alors devant les cadavres déchiquetés des prétendues victimes (à Saint-Georges-sur-Eure, NDLR) et le torturent jusqu'à l'épuisement de ses forces, mais n'en viennent pas à bout. »
Dans son livre, Premier combat (consultable à la médiathèque), Jean Moulin raconte « une effroyable mise en scène », à la suite d'un bombardement des Allemands. « II ne faut pas être grand clerc pour voir que ces malheureux, dont le corps est criblé d'éclats, sont simplement des victimes du bombardement. Hélas, j'ai trop parlé, trop bien découvert leur jeu macabre. »
Ramené à Chartres, il est enfermé dans la conciergerie de l'hôpital. « Et, pour ne pas céder, pour sauver son honneur et l'honneur de l'armée française, il se coupe la gorge avec un débris de verre, écrit le ministère de l'intérieur. Il échappe à la mort par miracle. »
Aucun document, autre que le témoignage de Jean Moulin, n'atteste de ces événements, « car l'affaire a été soigneusement étouffée », précise les archives départementales. Les nazis évoqueront même « un malentendu ».
Office du Tourisme de Chartres :
La Maison du Saumon
8, rue de la Poissonnerie 28000 Chartres
Tél. : 02 37 18 26 26
Merci à notre conférencière La Maison du Saumon à Chartres
Merci au Comité de Jumelage de la ville de Houilles C.J.H.
Compostelle, traverse Chartres (l'autre itinéraire passe par Orléans). Selon le Chapitre Premier du Guide du
Pèlerin d'Aymery'Picaud la Via Turonensis était une des quatre routes en France menant à Saint-Jacques-de-Compostelle et la seule venant du nord et du nord-est de l'Europe. Les pèlerins modernes qui partent de Paris peuvent prendre l'une des deux variantes de l'itinéraire (via Vauhallan et Saint-Remy-lès-Chevreuse ou via Versailles) qui convergent près de Rambouillet et traverse Epernon, Saint-Prest,, et Lèves avant d'entrer dans Chartres. La Via Turonensis continue ensuite vers Bonneval et Châteaudun jusqu'à Tours où elle converge avec la variante via Orléans.
Chartres en Lumières :
Les lieux à Chartres des illuminations nocturnes
Chartres ville du vitrail
Sources photographies du 6 juin 2019, visite avec le CJH, documentations de l'Office de Tourisme de Chartres et site Wikipédia :
Voir aussi autres articles du blog sur la vile de Chartres :
L’imposant édifice de l’ancien Comptoir National d’Escompte de Paris se dresse au 14 rue Bergère, dans l’axe de la rue Rougemont depuis les grands Boulevards. Pour mémoire, BNP Paribas qui l’occupe aujourd’hui est née justement de la fusion en 1966, du Comptoir National d’Escompte (CNEP) et de la Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie (B.N.C.I.).
Ce bâtiment est l’une des réussites du style éclectique de la fin du XIXe siècle. Il fut élevé entre 1878 et 1881 par Corroyer, élève de Viollet-le-Duc, et se distingue par l’aspect monumental de sa façade et l’opulence de son ornementation.
Au-dessus des trois hautes arcades de l’entrée, domine la Prudence qui tient d’une main un sceptre et
de l’autre le miroir de la Vérité, grande statue sculptée par Millet. Elle est surmontée entre les demi-coques de bateaux en haut-relief, d’une frise de cinq médaillons en mosaïque polychrome figurant les cinq continents. Plus haut, encadrant le fronton en marbre rouge, on trouve d’un côtéla Finance et son grand livre, et de l’autre le Commerce représenté avec le caducée d’Hermès, sculptures également de Millet. Un grand toit en pavillon, rehaussé d’un clocheton, couronne enfin le tout, rappelant que Corroyer
fut aussi l’un des restaurateurs du Mont-Saint-Michel !
La tour Eiffel a fêté ses 130 ans en avril dernier
31 mars 1889 : l’inauguration de la Tour
Elle est de couleur rouge !!
La construction de la structure de la tour Eiffel s’achève le dimanche 31 mars 1889. Ce jour-là, elle est inaugurée à 13h30 alors que des ouvriers travaillent encore sur les aménagements intérieurs et les ascenseurs ne sont pas encore installés ! Gustave Eiffel hisse un drapeau tricolore au sommet de la Tour en présence du directeur de l’Exposition universelle, de certains de ses collaborateurs et de certaines personnalités du Gouvernement et de la Ville de Paris.
La célébration se prolonge ensuite aux pieds de la Tour où Gustave Eiffel rend hommage à ses équipes et notamment aux 300 ouvriers qui ont construit celle qu’on appellera plus tard la Dame de fer.
A sa naissance, la Tour était de couleur rouge !
«Je viens d’éprouver une grande satisfaction, celle d’avoir fait flotter notre drapeau national sur le plus haut édifice que l’homme ait jamais construit » Gustave Eiffel
15 mai 1889 : ouverture au public pour l’Exposition universelle
Entre avril et mi-mai 1889, les aménagements de la Tour se poursuivent. Le 15 mai débute l’Exposition universelle et la Tour ouvre au public, sans ascenseur encore fonctionnel. Elle est le cœur et l’attraction principale de l’Exposition qui occupe le Champ de Mars, la colline du Trocadéro et les quais jusqu’à l’esplanade des Invalides.
La Tour est à cette époque-là la construction la plus haute du monde, et dès la première semaine, près de 30 000 visiteurs gravissent les 1710 marches pour atteindre le sommet. Les ascenseurs entrent en service le 26 mai !
Les polémiques qui avaient accompagné la construction de la Tour s’éteignent alors, tant le succès populaire fut immense tout au long de 1889. La Tour reçoit près de 2 millions de visiteurs pendant l’Exposition universelle (qui s’achève le 6 novembre 1889) pour admirer ce chef-d’œuvre architectural mais également pour ressentir les vertiges de l’ascension et admirer le panorama inédit qu’il offre sur Paris.
Un succès immédiat pour la tour la plus haute du monde :
L’Exposition universelle de Paris de 1889 reçoit des millions de visiteurs. Parmi eux, 1 953 122 viennent découvrir la tour Eiffel, soit près de 12 000 par jour ! La Tour connait donc un succès immédiat.
Dès la première semaine, alors que les ascenseurs ne sont pas encore en service (ils le seront dès le 26 mai), ce sont près de 30 000 visiteurs qui escaladent le monument par l’escalier, soit 1710 marches jusqu’au sommet !
La tour Eiffel est à cette époque la tour la plus haute du monde et les gens de tous pays se rendent au cœur de la Capitale française pour admirer ce chef-d’œuvre architectural.
Le public se presse pour découvrir non seulement les vertiges de l’ascension mais surtout une vue sur Paris inédite puisqu’on ne connaissait pas encore la vue d’avion.
La tour Eiffel a attiré parmi les très nombreux visiteurs célèbres l'actrice française Sarah Bernhardt, le Prince de Galles (futur roi Edouard VII) et la Princesse de Galles, George 1er de Grèce, le Shah de Perse, le prince Baudouin… et d’autres plus inattendus comme cet américain : il a les cheveux longs, un large couvre-chef et des cuissardes fauves. C'est William F. Cody, connu sous le nom de Buffalo Bill.
Le 10 juillet, le Président de la République Française, Sadi Carnot, très satisfait de sa visite, offre une somme de 200 francs aux employés de la Tour Eiffel et une somme de 100 francs au personnel de l'imprimerie du Figaro !
Convention signée le 8 janvier 1887 entre Édouard Lockroy, ministre du Commerce et de l’Industrie, Eugène Poubelle, Préfet de la Seine et Gustave Eiffel, ingénieur-constructeur, qui précise l’emplacement, ainsi que les modalités de construction et d’exploitation de la Tour de 300 mètres. Archives nationales F/12/3770
1889 : les travaux avant cette date d'inauguration 2 ans, 2 mois et 5 jours
Les antennes de la Tour : 45 chaines de télévision et 32 stations de radio,
Les escaliers : 1665 marches et 276 mètres de dénivelée.
Record de la Verticale, compétition 2019 13 participants Hommes 7'53 " et Femmes 10"16",
5 ascenseurs hydrauliques : 3 pour le public jusqu'au 2ème étage, 1 pour le restaurant "Le Jules Verne" et 1 pour le service,
20.000 lampes à éclats, 336 projecteurs,
7.000.000 de visiteurs par an, le monument payant les plus visité au monde.
Les dates :
1898 : Station météo,
1909 : Antenne TSF,
1921 : Emission radio
1935 : Emission Télévision,
1947 : Phare de balisage aéronautique
Les rénovations : 1900, 1937, 1981, 2011 et 2017,
2000 : Le scintillement, tous les jours de la tombée de la nuit à 1 heure du matin durant 5 minutes,
2011 : le plancher de verre,
2015 : 2 éoliennes.
Clin d'oeil
Quel est le prix de la Tour Eiffel ?
434,66 milliards d’euros : c’est l’estimation du prix de la Tour Eiffel, selon une étude italienne faite par la chambre du Commerce de Monzia et Brian’un cinquième du PIB français.
La fontaine du Château d'eau, fontaine de Bondy, ou fontaine aux Lions de Nubie créée par l'ingénieur Pierre-Simon Girard fut érigée, comme son nom l'indique, place du Château-d'Eau (l'actuelle place de la République), au début de la rue de Bondy (actuelle rue René-Boulanger), à Paris en 1811.
Elle fut réalisée en fonte de fer par l'usine du Creusot, ce qui était à l'époque un exploit : la marque et la date sont visibles sur le piédestal des lions.
En plus de sa fonction décorative, l'ouvrage servait de château d'eau pourvoyant aux besoins en eau des quartiers du Temple et du Marais.
En 1867, lors de la réorganisation de la place dirigée par Gabriel Davioud, alors architecte de la Ville de Paris, elle fut déplacée dans la cour d'entrée du marché-abattoir de la Villette sur l'actuelle place de la Fontaine-aux-Lions où elle servit d'abreuvoir pour le bétail.
Elle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 2 mars 1979.
La fontaine aux Lions près des Grandes Halles de la Villette
Le marché-abattoirs de la Villette : quelques images
Au début du XIXème siècle, Palerme connait une période d'expansion remarquable.
Des palais de toute beauté surgissent dans la zône nord-ouest, quarttier recherché par la nouvelle bourgeoisie des chefs d'entreprise.
Le nouveau style Liberty, à base de fer forgé et de verre, agrémenté de motifs floraux, s'épanouit alors et de grands temples de la musique lyrique, les théâtres Massimo et Politeama Garibaldi y voient le jour.
Le teatro Massimo de Palerme
Les kiosques situés en face du Teatro Massimo piazza G. Verdi
Le teatro théâtre Politeama Garibaldi
Piazza Ruggeroe Settimo
Le quadrige du teatra Politeama Garibaldi
Edifié de 1867 à 1874 dans un style néoclassique d'après le projet du promoteur Almeyda, ce théâtre-cirque est couronné par un quadrige en bronze, oeuvre de Mario Rutelli.
La place Castelnuovo Piazza Castelnuovo
Teatro Nazionale Biondo sité près du teatro Politeama Garibaldipiazza Ruggero Settimo
Piazza Castelnuovo et ses richesses architecturales et artistiques
Les immeubles de via della Liberta
Façade de l'immeuble situé au croisement des via XII Genniao et via XX Settembre (à vendre)
L'immeuble situé au croisement des via Principe di Villabranca et via Siracusa :
Immeuble situé au N° 5 via Agrigento :
Immeuble sittué au N°5 Via Agrigentto
L'entrée de la via Agrigento 5
La Villa Trabia
Via Salinas
Cette villa du XVIIème siècle, situé au centre d'un beau parc fut acheté par Giuseppe Lanza Branciforti, prince de Trabiaet de Butera.
Son aspect actuel résulte de nombreuses modifications datant de la fin du siècle dernier, mais elle a conservé son escalier monumental à l'entrée. Elle abrite aujourd'hui des services municipaux dont une bibliothèque.
La Villa Trabia et son immense parc
La Villa Trabia, actuelle bibliothèque
La villa Malfitano et son grand parc à l'anglaise ***
Via Dante, 167
Noyée dans un magnifique jardin parfaitement entretenu, cette villa Liberty fut construite à partir de 1886 par Giuseppe Whitaker, neveu de l'entrepreneur anglais Benjamin Ingham (1784-1861).
Etabli en Sicile en 1806, ce dernier avait crée un véritable empire commercial en fondant l'une des trois grandes entreprises de production de marsala, ainsi qu'une compagnie de bateaux à vapeur.
La villa fut enrichie de vérandas en fer forgé qui répondaient à l'engouement naissant pour le style Liberty. Celle qui donne sur l'arrière de la villa est vraiment de toute beauté.
les décorations de la véranda arrière de la villa
L'intérieur de la villa, très soigné, conserve quelques pièces de mobilier et surtout sa décoration, réalisée par les plus habiles artisants de la région et par les meiilleurs peintres du moment.
A ne pas manquer : Safari en Tunisie de Francesco Lojacono dans le couloir et le portrait au pastel des filles de Giuseppe par Ettore de Maria Bergier accroche dans le magnifique escalier en spirale de style pompéien, comme les plafonds des couloirs.
La villa renferme de nombreux bibelots orientaux, tel le couple d'éléphants en émail cloisonné, provenant du palais royal de Pékin, ou celui formé par de grands oiseaux aquatiques.
La verrière de la Villa Malfitano
La Villa Florio ***
A quelques minutes à pied de la villa Malfinano, la villa Florio située Viale Regina Marguerita, 38
se dresse au milieu d'un jardin.
Cette villa est un des plus beaux exemple du style Liberty à Palerme.
Elle était entourée d'un grand parc qui s'est réduit malheureusement avec les constructions environnantes.
Cette villa est l’œuvre d'Ernesto Basile, qui prit soin du moindre détail, de l'architecture au décor.
Elle fut vendue en 1918 et ravagée par un incendie en 1962.
Plusieurs années de restauration minutieuse ont restitué le décor et les boiseries d'origine qu'un peut visiter actuellement. De la terrasse, on peut admirer de près les ornements du toit en fer forgé.
La villa Florio : Tél. : 091 70 25 471 ouverte de 9 à 13 heures sauf lundi et les trois derniers dimanches du mois. Gratuit le premier dimanche du mois.
Adresse : Viale Regina Margherita, 38
Transport en commun : bus 106 de la piazza Castelnuovo
Les façades de la Ville Florio
Quelques vues des façades et des détails de la villa Florio
Photographies anciennes de la Villa Florio
A voir aussi à l'ouest de Palerme : Mondello
Le stile Liberty en Sicile :
Vers la fin du XIXème siècle, un nouveau mouvement artistique et d'architecture conquit l'Europe (et certaines régions d'Amérique). L'Art nouveau se caractérise par l'abandon des traditions restrictives et la renaissance des courbes, des motifs non-représentatifs, floraux, en employant des techniques de pointe. L'Art nouveau ne s'est pas uniquement limité à l'« art » au sens strict, mais a étendu son influence à tous les domaines de créativité : dans la mode, le mobilier, les bijoux, l'éclairage, le papier peint, les textiles, la décoration d'intérieur ainsi que l'architecture.
L'Art nouveau s'est diversifié à mesure qu'il se propageait ; chaque pays développant son propre style. Les architectes italiens, et siciliens en particulier, comptaient parmi les plus fervents enthousiastes de ce nouveau mouvement. Ils baptisèrent leur interprétation « Stile Liberty », en hommage aux Liberty & Co du célèbre grand magasin de Londres.
La fin de siècle fut l'un des âges d'or à Palerme. L'immense richesse et les nombreux réseaux des grandes familles comme les Florio ou les Whitaker transformèrent la ville en une sorte de terrain de jeux de l'élite européenne. L'argent coulait à flots, et les architectes étaient très demandés pour répondre aux exigences des riches citadins rivalisant pour les plus prestigieux palazzi et villas. Cet essor de construction a par chance coïncidé avec l'émergence d'un groupe d'architectes talentueux.
Le nom le plus communément associé au « Stile Liberty » à Palerme est celui d'Ernesto Basile, qui, avec son père Giovan Battista, a conçu le sublime opéra de Palerme, le Teatro Massimo. Giovan Battista avait posé les bases du mouvement stylistique Liberty à Palerme par la construction pionnière de la Villa Favaloro (situtée à l'angle de la Piazza Virgilio et de la Via Dante) ; et Ernesto reprit et développa les principes architecturaux de son père dans plusieurs bâtiments phares que l'on peut toujours admirer dans les rues de Palerme aujourd'hui. On peut notamment citer :
Chiosco Ribaudo (1894) : situté Piazza Verdi en face du Teatro Massimo, le Chiosco Ribaudo vendait à l'origine des boissons fraîches, des journaux et des billets pour l'opéra. Aujourd'hui le kiosque vend des cigarettes, des timbres et des billets pour les matches de foot de Palerme.
Villa Igiea (1899) : Vincenzo Florio demanda à Basile de revoir entièrement le design d'un bâtiment existant, aujourd'hui un hôtel 5 étoiles avec une superbe vue panoramique sur le port d'Acquasanta
Villino Florio (1902): a strikingly original villa in Viale Regina Margherita (just off Via Dante) commissioned by the heir to the Florio fortune
Villino Ida (1904) – La maison d'Ernesto Basile lui-même dans la Via Siracusa, juste à côté de la Via Liberta
Comme beaucoup d'architectes du mouvement Art nouveau, Ernesto Basile était impliqué dans tous les aspects de ses projets, des premiers croquis jusqu'au dernier coup de pinceau. Il supervisait chaque détail, afin de s'assurer que chaque élément (sol, plafond, toit, fresques, fenêtres, mobilier, finitions, installations, rampes et extérieurs) respectait bien son plan directeur. Il avait le privilège de pouvoir faire appel aux talents supérieurs d'artistes du calibre d'Ettore De Maria Bergler (créateur des fresques florales à l'intérieur du Teatro Massimo, de la Villa Igiea et de la Villa Whitaker), et à des maîtres artisans tels Vittorio Ducrot (dont l'atelier dessinait et fabriquait des meubles, différentes installations et pièces décoratives pour le Villino Florio, la Villa Igiea et d'autres projets).
Toutefois, la famille Basile n'est pas la seule à avoir contribué à l'expansion du Stile Liberty de Palerme. D'autres architectes de talent travaillant dans la ville incluent notamment Vincenzo Alagna (dont l'œuvre la plus célèbre est le Palazzo Dato, 1906, Via XX Settembre), Filippo La Porta (qui a conçu Villino Caruso, 1908, Via Dante) ou encore Ernesto Armò (derrière le palace
Villa Pottino, 1915, Via Notarbartolo).
Le Stile Liberty de Palerme, comme toutes les formes d'Art nouveau, a ses propres caractéristiques. Tout en gardant certains éléments clés du mouvement tels que les motifs floraux, un thème récurrent, des lignes inspirées de la nature, des formes et des courbes fluides, Basile et ses contemporains y ont également inclut l'architecture sicilienne marquée par son histoire : créneaux, tourelles et grandes portes de bois en référence aux nombreux châteaux médiévaux de Sicile ; arches (rondes et à pointe), fenêtres en ogive, fines colonnes de marbre, mosaïques, motifs de l'art islamiques et moulages complexes faisant écho au passé arabo-normand de l'île ; et une touche de baroque sicilien pour un accent dynamique espagnol flamboyant.
Le Stile Liberty se retrouve dans des bâtiments à travers Palerme, et principalement dans trois zones : dans les rues parallèles à la Via Liberta' entre la Piazza Politeama et le Giardino Inglese (malheureusement, de nombreuses villas du style Liberty de la Via Liberta’ furent détruites pour laisser la place à des immeubles d'habitation durant le « sac de Palerme » par la mafia dans les années 1950 et 1960) ; Via Dante et les rues alentours ; ainsi qu'à Mondello, la station balnéaire de Palerme. Autrefois un minuscule village de pêcheurs, Mondello, attira l'élite de Palerme à la fin du XIXème siècle, qui y fit bâtir des villas d'été du style Liberty à tous les coins de rue. Pour accueillir les vacanciers, une splendide station balnéaire (stabilimento balneare) du style Liberty fut construite par l'architecte Rudolf Stualker.
Palerme est certes la capitale du style Liberty Stile en Sicile, mais le mouvement est bien présent à travers toute l'île ; la plupart des villes ayant des bâtiments inspirés (et parfois même conçus) par Ernesto Basile. On peut notamment citer la gare de Giardini Naxos (autrefois un palazzo aristocratique), le Palazzo Florio à Favignana, le Palazzo Bruno di Belmonte à Ispica, le Teatro Sangiorgi et le Palazzo Rosa à Catane, ainsi que le Villino Greco à Milazzo.
Le nom de la fontaine vient du mot arabe « Gharraf », qui signifie l'abondance de l'eau. Elle a été sculptée par Gioacchino Vitagliano en 1698. La sculpture représente une déesse de l'abondance chevauchant un aigle combattant une hydre.
L'emplacement de la fontaine du Garraffo était auparavant dans le marché de la Vucciria, devant le monument appelé Genio del Garraffo, jusqu'en 1862, lorsqu'elle a été déplacée Piazza Marina.
La fontana del Garraffo in una fotografia del 1858, quando era in piazza del Garraffo.
Questa fontana fu costruita alla fine del seicento e progettata per un altro luogo della
città. Nel 1698 nella piazzetta davanti la Chiesa di Santa Eulalia dei Catalani, lungo la via Argenteria, dove era in precedenza una antica fonte, venne innalzata questa nuova fontana su progetto dell’architetto senatoriale Don Paolo Amato. Le acque fluenti dalla testa dell’idra ghermita da un’aquila si riversavano in un duplice ordine di conche sostenute da delfini e, infine, nell’ampia vasca sottostante.
Sormontava l’insieme la statua dell’Abbondanza. Le acque che provenivano da una sottostante sorgente erano delle migliori della città ed avevano la proprietà di conservarsi incorrotte entro barili di legno anche per alcuni mesi.
Le facciate delle abitazioni che contornavano la fontana erano e sono ancora adornate da statue, rilievi ed iscrizioni.
Nel lato destro (guardando la Chiesa) vi è la statua del Genio di Palermo che era fiancheggiato da due statuette raffiguranti due Sante Vergini palermitane, scomparse; nella fascia sottostante erano scolpiti gli stemmi dei quartieri della città: un serpe verde che raffigura l’Albergheria, un Ercole che uccide un leone che rappresenta il quartiere del Monte di Pietà, le stemma austriaco per il quartiere della Loggia e una rosa verde per il quartiere dei Tribunali-Kalsa, scomparsi.
Nel lato sinistro, vi sono ancora, diverse iscrizioni dettate dal palermitano Don Ignazio del Vio e volute dal Pretore Don Baldassarre Naselli e Carriglio, Principe di Aragona arricchite dai diversi stemmi.
Il vecchio fonte che già esisteva nel luogo fu chiamato dagli arabi “Garaf” (acqua raccolta) ma, anche l'ebraico “garaph” vuol dire “defluire in un tubo” ed in modo abbondante.
La fontana, abbondantissima, restò in quella piccola piazzetta per circa 125 anni, sino a
quando non venne relegata in un angolo della Piazza Marina allo scopo di arricchire il luogo, già tristemente conosciuto per le molteplici avvenute esecuzioni. Durante il Secondo Conflitto Mondiale l’opera scultorea venne bombardata e successivamente abbandonata. Nel 1958, a cura dell’Azienda Autonoma del Turismo di Palermo e Monreale il fonte fu restaurato, vennero ricostruite diverse parti della scultura, venne riassestato, perché si era inclinato, e l’acqua ritornò a scorrere.
Fontana delle Garraffo :
Piazza Marina et Corso Vittorio Emmanuele
Voir aussi autres articles du blog Les Fontaines de Sicile :
La fontaine Pretoria dite fontaine de la Honte vue de la mairie de Palerme
La Fontana Pretoria - Fontana delle Vergogne
4 avril 2019
La fontaine de la Honte "Fontana delle Vergogne"(Palerme) :
Au centre de la Piazza Pretoria à Palerme se trouve la Fontana Pretoria, réalisée par Francesco Camilliani et Michelangelo Naccherino en 1554.
Elle est situé en face de la Mairie de Palerme (se visite gratuitement, présenter son passeport à l'entrée)
Cette fontaine est une allégorie à l'un des quatre fleuves de Palerme et représente des personnages nus..
En raison de la nudité de ses statues de marbre représentant des divinités marines et animales des quatre fleuves de Palerme, les habitants l’avaient surnommée la « Fontana delle Vergogne », la Fontaine de la Honte.
La fontaine de Raoul Larche près du Grand Palais devrait être remplacée par un banal miroir d’eau lors des grands travaux à venir. En plus de la suppression d’une belle œuvre d’art, juste pour faire moderne, on note d’après le visuel du projet que les espaces verts seront totalement supprimés et que le sol sera imperméabilisé pour laisser place à ce qui semble être une fois de plus du béton.
Comme d’habitude, exactement tout ce qu’il ne faut pas faire !
La fontaine, appelée «La Seine et ses Affluents», représente dix cours d'eau: le fleuve parisien, mais aussi l'Aube, le Loing, l'Essonne, l'Yonne, l'Armançon, la Cure, l'Oise, la Marne et le Petit Morin. Le projet avait été proposé pour la place du Carrousel et présenté au Salon des artistes français en 1910. François-Raoul Larche est décédé en 1912 avant d'avoir pu la terminer et elle a été achevée par le sculpteur Jean-Marie Mengue
"La sculpture, qui se situe devant l'une des entrées des Galeries nationales, devrait être remplacée par un «miroir d'eau» moderne. Le projet, supervisé par la Réunion des musées nationaux, est décrié.
En 2024, les jeux Olympiques les poseront leurs valises à Paris pour la première fois depuis un siècle. Le Grand Palais, monument emblématique des Champs-Élysées et des rives de la Seine, va accueillir les épreuves d'escrime et de taekwondo. Dans ce cadre, la mairie de Paris et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais ont entrepris de rénover intégralement l'édifice.
Au cours de ce réaménagement, la fontaine signée Raoul Larche, située dans le square Jean-Perrin, à l'entrée des Galeries nationales, devrait être remplacée par un «miroir d'eau» contemporain."
Pour la sauvegarde de la fontaine Raoul Larche au Grand Palais
Non à ce remplacement !
J'ai signé la pétition qui approche les 5.000 signatures
Azulejo géométrique est une œuvre du peintre portugais Manuel Cargaleiro située à Paris dans la station de métro. Champs-Elysées-Clémenceau. Il s'agit d'un décor peint sur carreaux de faïence, Azulejos désignant en portugais et en espagnol des carreaux de faïence décorés.
En 1995, un échange artistique est organisé entre les compagnies de métro de Lisbonne et de Paris. La ville de Paris offre à Lisbonne un édicule Guimard installé sur la station Picoas du métro de la ville. En retour, la RATP reçoit l'œuvre élaborée par le peintre Manuel Cargaleiro et l'installe dans la station Champs-Elysées-Clémenceau.