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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Architecte : Jacques Ignace Hittorff (voir lien plus bas)
Inscrite aux M.H. en 1975
Adresse : 112, rue de Maubeuge, Paris 10ème.
. 262 millions de voyageurs en 2015. la deuxième gare au monde en terme de voyageurs après la gare de Shinjuku à Tokyo au Japon, dont 214 millions Grandes lignes et RER D, et 48 millions RER B.
Les œuvres allégoriques extérieures de la gare du Nord :
La "Maison fond" de l'artiste argentin Leandro Erlich commandée par la ville de Paris
La "Maison fond" : une œuvre inaugurée le 3 octobre lors de la Nuit Blanche 2015 en amont de la COP21, Maison fond est une allégorie de notre monde, métaphore de notre habitat à tous menacé par les changements climatiques. Cette installation monumentale pérenne imaginée par l'artiste argentin Leandro Erlich a été commandée par la Ville de Paris dans le cadre du projet "Les œuvres d'art investissent la ville". S'inspirant des univers familiers du quotidien qu'il subvertit, le plasticien reprend ici les lignes architecturales d'un immeuble de style Directoire qui se trouve rue de Grenelle. Il exploite une approche sensorielle immersive afin de créer une situation singulière en interaction avec le public, situation qui se formalise par le biais d'une expérience narrative à vivre et à interpréter. Avec Maison fond, un immeuble qui fond à l'instar de la banquise, Leandro Erlich utilise l'architecture symbole des civilisations pour évoquer la mise en péril du foyer humain, la fragilité du monde et la vulnérabilité du patrimoine. Afin d'interpeller les passants, il emploie l'image simple et puissante d'un bâtiment en pleine déliquescence pour souligner l'immédiateté des conséquences des dérèglements climatiques, l'urgence des choix déterminants pour notre avenir.
L'oeuvre "Angel Bear" de Richard Texier devant la façade de la Nord du Nord
L'histoire d'un ours ailé sur le parvis de la gare du Nord (Angel Bear)
L'entourage à "cartouches type écusson fond carré" Guimard de la station Gare du Nord fut installé en 1908.
Il fut déposé de 1939 à 1942, durant la deuxième Guerre mondiale. Sa référence monument est le MLI254.
Entourage à écussons et à fond carré Planche 3/6 dessins originaux réalisés en 2003 Le métropolitain d'Hector Guimard Somogy Editions D'ART de Frédéric Descouturelle, André Mignard et Michel RodrigueZ
La gare du Nord et ses trains en novembre 2017
Les trains en gare du Nord au début du 20ème siècle
La sortie de métro. de pierre Etoile angle avenue de Wagram 1904
La sortie de métro.Etoile angle avenue de Wagram, détails
Sortie de métro. Saint François Xavier
Marie Joseph Cassien-Bernard :
Élève de Charles Garnier, Marie Joseph Cassien-Bernard (1848-1926) étudie à l’École des Beaux-Arts de Lyon, puis à celle de Paris où il obtient une médaille de première classe et le second prix de Rome.
Il est membre de la Société des artistes français.
Ses œuvres principales :
.1882 : plans de la Banque nationale de Roumanie à Bucarest, avec Albert Galleron,
.1883-1888 : Opéra Comédie de Montpellier,
.1885 : école des ponts-et-chaussées de Bucarest,
.1886 : avec Francis Nachon, projet de tour métallique classé 3e dans le cadre d’un « concours en vue de l'Exposition universelle de 1889» à Paris, L’édifice proposé est très proche du projet de son concurrent Gustave Eiffel, à la différence qu’il enjambe la Seine (à la manière du colosse de Rhodes),
.1888 : projet de « Monument à Victor Hugo »,
.1896-1900 :pont Alexandre III à Paris, avec l'architecte Gaston Cousin (maître d'œuvre, l'ingénieur Jean Réal),
.1902 :Trianon-Théâtre à Paris,
.1904 : entrées néo-classiques du Métro de Paris, notamment celles de la station Opéra pour laquelle son style sobre est préféré au style Guimard, la station Etoile, angle avenue de Wagram ou celle de la station Saint-François-Xavier ouverte en1923,
.1908 : siège de la Banque suisse et française, 20, rue Lafayette à Paris avec Paul-Emile Friesé.
L'Hôtel Mezzara a les atouts pour devenir musée ou centre d'art nouveau parisien.
L'Etat vend ses bijoux de famille. Il voudrait se débarraser de ce magnifique hôtel particulier situé au 60, rue Jean de la Fontaine et qui a appartenu à Paul Mezzara, un industriel du textile et fabricant de dentelle, au début du siècle dernier.
Il confia la construction de son hôtel particulier et lieu d'exposition de ses créations à l'architecte Hector Guimard qui lui construisit ce petit bijou de l'art nouveau en 1910-1911.
Une réussite parfaite puisque Hector Guimard dessina l’intégralité de l'édifice : ameublement, éclairage, décoration générale, ferronnerie intérieure et extérieure, vitraux.
Un futur musée ? tout le monde le souhaite, car Paris de possède pas de musée art nouveau
capable de rassembler les œuvres de cette époque fin du 19ème-deuxième décennie du 20ème siècle qui vit de nombreux artistes du monde entier créer leur façon de créer l'art nouveau dans leur pays.
L'Hôtel, devenu cours privé appartint sous forme de don au Ministère de l'Education Nationale, utilisé en tant que foyer de jeunes filles étudiantes, mais il est actuellement dans la gestion de France-Domaine, en négociation de son avenir incertain.
Le Cercle Guimard se bat depuis plusieurs mois pour cela devienne réalité ; créer à Paris un musée art nouveau digne de sa capitale. Bruxelles, Barcelone et même Budapest possède leur musée. Lorsque Guimard décéda en 1942, son épouse et veuve Adeline fit don à l'Etat de l'Hôtel Guimard et son ameublement pour en faire un musée. Il n'y eut pas de suite et le site fut vendu au privé, ses meubles dispersés. L'immeuble est d'ailleurs aujourd’hui dans un mauvais état.
Avec le soutien de :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Venez vous aussi soutenir ce projet passionnant !
Exposition « Hector Guimard, précurseur du design » :
Hôtel Mezzara, 60, rue Jean de La Fontaine, Paris 16ème.
Tous les samedis et dimanches, du 16 septembre jusqu’au 9 décembre, de 10 à 18 heures.
Entrée : 5 euros. (Gratuit lors des Journées Européennes du Patrimoine)
Accès : Métro Jasmin (ligne 9) ou Eglise d’Auteuil (ligne 10) RER C : Station Javel (12 minutes à pieds) Lignes de bus : 52 (arrêt George Sand), 22, 72
Renseignements : 07 69 89 87 69
Différents articles de presse :
PARISCOPE :
TELERAMA "Sortir"
LE PARISIEN :
LE CERCLE GUIMARD :
Exposition
Du 16 septembre jusqu’au 9 décembre 2017
Samedi et dimanche, de 10 à 18 heures Hôtel Mezzara
Au mitan de son parcours professionnel, artiste prolixe et novateur, Hector Guimard décidait, en 1903, de se doter d’un lieu de conception et de fabrication dans tous les domaines des arts décoratifs. Ces locaux, situés avenue Perrichont prolongée, ont permis à cet « architecte d’art » de présenter meubles, luminaires, papiers peints, tapis, couverts de table… autant de créations qu’il entendait diffuser en grand nombre.
Détruits pendant la décennie soixante, ces ateliers reprennent vie dans l’exposition « Hector
Guimard, précurseur du design » à travers une maquette, des documents et des photos anciennes.
Fort de ses récentes recherches, le Cercle Guimarddresse le panorama méconnu des ambitions de cet architecte de la modernité, en puisant également dans les archives léguées en 1948 par Adeline Oppenheim, veuve d’Hector Guimard, à la bibliothèque des Arts décoratifs et dans des collections privées,
Pour donner plus d’ampleur à cet hommage commémoratif, en cette année du cent-cinquantenaire de la naissance d’Hector Guimard, l'exposition est présentée à l'Hôtel Mezzara qui offre l’occasion unique d’admirer une œuvre d’art total de « Style Guimard » (cf. photos ci-dessous), en particulier son grand hall « cathédral »coiffé d’un étonnant vitrail zénithal, et sa salle à manger une des rares pièces toujours meublée et décorée comme à l’origine.
Sources : Cercle Guimard
La maquette de l'Hôtel Mezzara présentée lors de l'exposition
Permanence du 29 octobre 2017, le patio
Beaucoup de blog font écho : le blog d'Hélène par exemple
LE POINT 19 novembre 2017
Un musée pour Hector Guimard
L'exposition qui se tient à l'hôtel Mezzara est un succès. À quand un musée consacré à l'architecte "Art nouveau" qui fête, cette année, ses 150 ans ?
Week-end après week-end, la file d'attente devant l'hôtel Mezzara (1) ne cesse de s'allonger. Et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir pénétrer dans cette belle bâtisse, édifiée par Hector Guimard en 1911 au cœur du 16e arrondissement de Paris. Le succès rencontré par l'exposition consacrée à ce « précurseur du design » qui se tient dans cet édifice "Art nouveau", jusqu'au 9 décembre prochain, réjouit ses organisateurs. « Nous savions que l'architecte était populaire, mais nous ne nous attendions pas à un tel engouement », confie Nicolas Horiot, vice-président du Cercle Guimard à l'origine de l'événement.
Cette association souhaitait célébrer dignement le 150e anniversaire de la naissance de l'inventeur d'un style reconnaissable entre mille. Mission accomplie. Le Cercle Guimard qui comptait moins de cent membres l'an dernier a plus que doublé le nombre de ses adhérents, depuis l'inauguration de l'exposition mi-septembre.
Le mouvement, créé en 2003 pour promouvoir l'œuvre de Guimard, ambitionne désormais de créer un musée ou, du moins, un lieu où pourraient être organisées rétrospectives et conférences dédiées à l'architecte. Le tout au cœur de l'arrondissement où il a vécu et travaillé. « Ses ateliers étaient situés avenue Perrichont et il avait élu domicile avenue MoZart », souligne Nicolas Horiot, lui-même architecte. Nombreux sont ceux qui aimeraient que l'hôtel Mezzara se transforme ainsi en site culturel. « L'afflux de visiteurs prouve que le projet est viable sur le plan économique et bénéfique pour le territoire en matière touristique », veut croire Olivier Pons, secrétaire de l'association.
Une maison à vendre... 7 millions d'euros
L'édifice appartient depuis 1956 au ministère de l’Éducation nationale. Il abritait jusqu'à l'an dernier un pensionnat pour jeunes filles, scolarisées au lycée Jean-Zay. Or, l'État a décidé de s'en défaire et a chargé France Domaine de trouver un acquéreur. Seul problème : la maison est mise à prix 7 millions d'euros. « Il nous faut trouver un mécène, car les pouvoirs publics que nous avons démarchés nous ont tous dit qu'ils ne pouvaient pas, seuls, réunir les fonds », indique Nicolas Horiot.
Fort du soutien d'amateurs du style Art nouveau, notamment étrangers, et convaincu que l'ampleur du travail de Guimard mérite un tel musée, le bureau de l'association se démène aujourd'hui pour réunir les fonds. « Nous avons toqué à toutes les portes : du ministère de la Culture à la Ville, en passant par la région. Si nous trouvons un généreux bienfaiteur, nous parviendrons à constituer un beau tour de table », énonce Nicolas Horiot qui souligne que le classement du bâtiment en deux temps, en 1975 puis en 1994, oblige l'État.
La grille extérieure comme la porte d'entrée en bois peint ne peuvent être démontées. La façade principale, la galerie intérieure et la verrière de l'entrée créée pour éclairer le show-room où Paul Mezzara exposait ses créations textiles, au rez-de-chaussée, ne peuvent pas, non plus, être remaniées. France Domaine ne pourra donc pas se défaire de cet immeuble auprès du premier marchand de biens venu. « À moins de tomber sur un amoureux fou d'Hector Guimard, l'administration ne pourra pas vendre cette maison », insiste Olivier Pons.
Un mobilier rare
Le Cercle Guimard est d'autant plus désireux de transformer l'hôtel particulier en musée que le salon de cette maison dispose encore d'un mobilier et d'un décor d'époque. « Le plafond de la salle à manger est ainsi orné d'une peinture signée de Charlotte Chauchet-Guilleré, amie de l'architecte », indique Georges Vigne, historien de l'art, spécialiste de la période. « Une rareté », souligne Nicolas Horiot qui relève que les meubles signés Hector Guimard sont aujourd'hui dispersés aux quatre coins de la planète.
Mort en 1942 à New-York où il avait trouvé refuge pour protéger sa femme, Adeline Oppenheim, des persécutions anti-juives, Hector Guimard a traversé une période de relatif oubli dans notre pays. Mais pas aux Etats-Unis où de nombreux collectionneurs ont acquis à prix d'or ce que ses détracteurs appelaient le style « nouille ». Ouvrir un site dédié à sa mémoire réparerait cette injustice.
(1) Exposition ouverte chaque week-end, les samedis et dimanches de 10 heures à 18 heures. 60, rue Jean de La Fontaine, 75016 Paris.
La façade côté rue Jean de la Fontaine de l'hôtel et ses ferroneries typiques de l'époque Guimard
Article du Cercle Guimard, le 21 décembre 2017
Un succès immense pour l’exposition à l’hôtel Mezzara !
Avec plus de 13 000 visiteurs, l’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » a rencontré un immense succès ! Merci à toutes et à tous !
Passionné(e)s, curieux, étudiant(e)s, architectes, habitant(e)s du quartier, amis du musée d’Orsay ou du musée des Arts décoratifs… c’est un public d’une grande diversité qui a franchi les portes du 60, rue Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement à Paris, chaque week-end du 16 septembre au 9 décembre.
Dès l’ouverture, lors des Journées européennes du Patrimoine, un millier de visiteurs se pressaient pour découvrir l’exposition et son écrin, l’hôtel Mezzara, construit en 1910 par la grande figure de l’art nouveau parisien. Très vite, le bouche à oreille a fonctionné, le mouvement était lancé… Dès lors, les files d’attente se sont allongées, rythmant chacun des 11 week-ends. Merci à ces nombreux visiteurs patients, à tous ces amateurs dopés à la curiosité, à tous ceux qui espéraient depuis longtemps admirer le lieu. Dans leur écrasante majorité, ils se sont déclarés ravis de cette découverte : c’est une immense satisfaction pour notre association. Leur soutien, désormais acquis, est précieux pour accompagner le projet d’offrir à l’hôtel Mezzara un rôle à sa mesure.
Le Cercle Guimard envoie un clin d’œil amical et un remerciement sincère aux nombreux journaux, magazines, blogs, sites web ou profils sur les réseaux sociaux qui ont annoncé et soutenu l’événement. L’aventure n’est pas terminée, avec de nouvelles parutions dans la presse, quelques Instagramers encore fervents, et par exemple un reportage sur Arte dans quelques jours. N’hésitez pas à nous retrouver sur Facebook, Twitter ou Instagram, pour en savoir plus.
Enfin, le Cercle Guimard remercie les partenaires et soutiens sans qui le projet n’aurait pas été possible :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Article officiel du Cercle Guimard :
Quel Avenir pour l’hôtel Mezzara ?
4 mai 2020
Sur le site de La Tribune de l’Art, organe d’information spécialisé, dans un article du 24 avril, Bénédicte Bonnet Saint-Georges dresse un historique complet du projet de musée Guimard porté par Le Cercle Guimard et Fabien Choné. Au terme de ce récit, la journaliste questionne le Ministère de la Culture sur le potentiel muséal de l’hôtel Mezzara rappelant précisément la proposition du Cercle. Elle interroge également le Ministère de l’Action et des Comptes publics sur l’appel d’offre – toujours à venir – et ses critères de sélection.
Pour le Cercle et son projet, le soutien de La Tribune de l’Art est un signe fort. Cette enquête ne peut qu’encourager et conforter la communauté des passionnés qui voit dans l’hôtel Mezzara le futur étendard de l’Art nouveau français.
Documentation/Sources/Autres articles du blog sur l’Hôtel Mezzara:
Le musée d’Archéologie nationale propose une visite-promenade sur les toits du château de Saint-Germain-en-Laye
A une quinzaine de mètres de hauteur, depuis les toits-terrasses du château, découvrez les caractéristiques de l'architecture de la Renaissance, guidé par une conférencière de la Réunion des Musées Nationaux-Grand-Palais et venez suivre les traces des rois les plus célèbres de France et découvrez l'histoire et l’architecture de cet ancien domaine royal édifié par François Ier.
Les toits offrent une vue imprenable sur la cour intérieure, le parc du château et un panorama exceptionnel sur la vallée de la Seine et sa région.
Les plus curieux, après avoir gravi les 131 marches de l'escalier intérieur, peuvent prolonger le parcours par la visite des collections archéologiques, la chapelle royale de l'époque de Saint-Louis.
Puis visite à l'exposition temporaire qui a lieu du 3 mai au 2 octobre 2017 : "Le royaume mérovingien oublié Austrasie".
La façade d'entrée du château et son musée La magnifique cour intérieure du château
Le château de Saint-Germain-en-Laye : une résidence royale
Résidence royale depuis Louis VI le Gros, au XIIe siècle, Saint-Germain-en-Laye fut à la fois un séjour de plaisance et un lieu de pouvoir des rois de France. De nombreux édits royaux ou traités ont été signés à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'au traité de 1919 qui mit officiellement fin à la guerre avec l'Autriche. Saint Louis résida souvent ici et nous légua la chapelle gothique. François Ier construisit, sur les fondations du vieux château de Charles V, un palais Renaissance. Henri II et Henri IV bâtirent à côté un second édifice, dit le Château-Neuf, qui était situé à l'emplacement de l'actuel Pavillon Henri IV. Le Roi-Soleil naquit à Saint-Germain en 1638 et y passa, à
partir de 1666, l'essentiel des premières années de son règne personnel, avant son
installation à Versailles en 1682. Même un roi d'Angleterre en exil vécut là avec toute sa cour ! Louis XIV prêta en effet le Château-Vieux (celui de François Ier) à Jacques II Stuart (1633-1701) à la fin du XVIIe siècle. Puis, délaissée, la résidence royale traversa de sombres années : le Château-Neuf fut rasé, le Château-Vieux devint un pénitencier militaire. En piteux état et promis à la destruction, il fut sauvé par la création, par Napoléon III, d'un musée d'archéologie.
Des images réalisées sur les toits du château de Saint-Germaint-en-Laye
Les différents symboles scultptés dans la pierre
Les gargouilles, toutes différentes
Un petit tour par le musée d'Archéologie Nationale :
A gauche et au centre, la tour carrée du château, ancêtre de l'édifice
La chapelle royale de Saint-Louis :
La chapelle palatine du château de Saint-Germain-en-Laye fut édifiée entre 1235 et
1239 par Louis IX, dit Saint Louis (1214-1270). Cet édifice remarquable, premier du genre, servira de modèle architectural aux saintes-chapelles, en particulier à la plus célèbre, celle de Paris (achevée en 1248). Le qualificatif « sainte » est attribué aux chapelles fondées par Louis IX puis ses descendants directs dans des résidences royales ou princières. À l'instar de celle de Vincennes, fondée par Charles V en 1379, elles ont accueilli des fragments de la Vraie croix ou de la Couronne d'épines. Ces reliques de la Passion du Christ avaient été achetées par Saint Louis à Baudouin II, empereur de Constantinople, puis placées dans la Sainte-Chapelle, édifiée par le roi à Paris pour les abriter.
La façade de la chapelle royale côté cour
Quelques détails de la chapelle royale. En bas à gauche, le moulage en plâtre de Saint-Louis
Et par l'exposition temporaire :
le royaume mérovingien oublié :
l'Austrasie
L'affiche de l'exposition du 3 mai au 2 octobre 2017 (Design Studio Martial Damblant)
Cette exposition porte sur la période médiévale, et plus particulièrement sur ses débuts, lorsque régnait la dynastie mérovingienne (fin Ve – milieu VIIIe siècle après J.-C.).
Bientôt d'autres images de cette exposition.
Les structures internes du château :
Structures des plafonds du château
Images anciennes du Château-Vieux et du Château-Neuf (détruit)
Merci à notre sympathique conférencière Anne-Lise et l'agréable serre-file Michèle.
Venez découvrir un trésor caché en plein cœur de la Forêt de Saint-Germain-en-Laye ! Ce Monument Historique, ancien relais de chasse de Louis XV, laissé à l'abandon depuis les années 70 vous ouvre ses portes d'avril à septembre.
6, rue des Petits-Champs et 2, rue Vivienne, Paris 2ème arrondissent
Une des rares galeries parisiennes qui n'est pas privée
Un peu d'histoire :
Le quartier de la Bibliothèque Nationale :
Le quartier de la Bibliothèque Nationale fut longtemps le quartier le plus élégant de Paris. il est né au 17ème siècle du génie de Richelieu, qui, pour mettre en valeur son Palais-Cardinal, repoussa vers le nord la vieille enceinte de Charles V. Le long d'un réseau moderne de rues s'élevaient les hôtels classiques qui firent l'admiration de tous, m^me du Bernin pourtant si difficile.
Mais du quartier aristocratique qui vit les beaux jours de Richelieu et de MaZarin, ne restent que quelques vestiges épargnés par les pics des démolisseurs.
De Richelieu à Louis xiv : naissance d'un quartier :
Galeries Colbert : Portique de l'entrée principale des galeries sur la rue Nve des Petits-champs
Plan du quartier de la Galerie Colbert
La galerie Colbert est un passage couvert parisien situé dans le 2ème arrondissement, accessible au 6,rue des Petits-Champs et au 2, rue Vivienne.
Construite en 1826 pour concurrencer la galerie Vivienne, voisine de cette dernière, la galerie Colbert n'a pas eu autant de succès. Après rénovation dans les années 1980, elle est achetée par la Bibliothèque nationale de France puis dévolue à l'Institut national de l'art (INHA) et abrite depuis de nombreuses institutions liées à l'histoire de l'art et au patrimoine culturel. La galerie Colbert est ouverte au public qui est invité à découvrir la magnifique rotonde surmontée d’une coupole en verre. La brasserie «Le Grand Colbert", au décor Art Nouveau souvent utilisée pour le cinéma est situé à l’entrée de la galerie.
Longueur : 83 mètres, largeur : 5 mètres
Le restaurant "Le Grand Colbert" de style art nouveau
Plan de la Galerie Colvert : en bas, la rue Vivienne
Quelques images de la galerie Colbert :
Eurydice placée au centre de la rotonde
Images et gravures anciennes :
A droite : photographie Philippe Couette
Proposition de circuit A/R dans les deux galeries
Sources bibliographiques : Bibliothèque Nationale Galerie Colbert
58, rue Richelieu 75002 Paris Tel; 01 47 03 81 26
Galerie Colbert : 4, rue Vivienne, 6, rue des Petits Champs Paris 2ème arrondissement
La fontaine Stravinsky, ou fontaine des Automates, réalisée en 1983, est l'œuvre conjointe de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle. Elle est créée dans le cadre du pourcentage du budget de la construction du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. C'est une commande publique entre la ville de Paris, le ministère de la Culture et le Centre Pompidou. L'œuvre est la propriété de la ville de Paris qui se charge de son entretien.
Ce monument évoque l'œuvre musicale d'Igor Stravinsky, Compositeur russe du XXe siècle, celui-ci est un symbole de l'éclectisme et de l'internationalisme artistique.
La structure de la fontaine est composée de sculptures d'aluminium et d'acier peint en noir, ainsi que moteurs électriques.
Les figures de Niki de Saint Phalle, en polyester, sont montées sur une structure en acier.
C'est une commande publique entre Jacques Chirac maire de Paris à l’époque, le ministère de la culture et le Centre Pompidou.
Ce monument évoque l'œuvre musicale du compositeur russe Stravinsky.
Elle est composée de 16 sculptures qui font directement référence aux compositions du musicien
Les sons que produit la fontaine évoquent la musique.
.
La fontaine Stravinsky est bâtie sur la place Igor-Stravinsky près de l'IRCAM (le centre de recherche en musique contemporaine). Elle est composée de seize sculptures rendant hommage aux compositions du musicien. Chacune d'entre elles fait référence à Igor Stravinsky, parfois directement comme L'Oiseau de feu, qui est une réduction du gigantesque Sun God réalisé à l'Université de Californie à San Diego par Niki de Saint Phalle, la même année. Parfois les éléments font seulement allusion à Igor Stravinsky comme La Sirène, La Vie , L'Amour, Le Serpent, La Mort
Les sculptures ont été réalisées en résine ou par assemblage d'éléments en résine et d'éléments métalliques ou assemblages d'éléments métalliques. C'est une œuvre composite conçue pour un espace public et une œuvre en mouvement. Les sculptures sont toutes mécanisées, noires ou colorées et sont animées par des jets d'eau. C'est surtout grâce au soutien de Madame Claude Pompidou que cette fontaine a pu être réalisée conjointement par les deux artistes, le souvenir de la collaboration des deux artistes à la fois, lors de la création de Paradis style-fantastique, effrayait encore les commanditaires qui redoutaient une œuvre dans le même
La Fontaine occupe 17 mètres de largeur sur 33 de longueur. Réparties dans le bassin de 580 m2, se trouvent les seize sculptures, qui représentent :
L'Oiseau de feu : version réduite d'une sculpture monumentale "Sun God" de Niki de Saint Phalle de qui a déjà été inaugurée cette même année sur le campus de l'Université de Californie à an Diego à La Jolla. Il existe une autre sculpture monumentale intitulée L'Oiseau de feu réalisée par Niki de Saint Phalle en 1991, achetée en 2006 par Andreas Bechtler pour le Bechter Museum of Modern Art à Charlotte (Caroline du Nord) qui porte aussi le nom de "Le Grand oiseau de feu sur l'Arche". Lien Sun Godhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_God
la clef de sol ,la spirale,l'éléphant,le renard,le serpent,la grenouille,la diagonale,la mort, la sirène,le Rossignol, l'amour,la vie, le cœur, le Chapeau de clown, Ragtime.
Sources et documentation :
Lien site Wikipédia Niki de Saint Phalle, Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, plasticienne, peintre, sculptrice, et réalisatrice de films, française (1930-2002) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Niki_de_Saint_Phalle
Lien site Wikipédia Jean Tinguely, peintre dessinateur et sculpteur suisse
Lien Wikipédia Igor Fiodorovitch Stravinsky, compositeur, pianiste et chef d'orchestre, russe, puis français, puis américain 1882-1971 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_Stravinsky
Les motifs des chardons, inspiré du peintre Eugène Grasset, sont omniprésents sur la façade
L'immeuble est construit en 1903 par l'architecte Charles Klein. Les céramiques de la façade sont réalisées par l'entreprise d'Emile Müller; les ferronneries sont l'œuvre d'Auguste Dondelinge.
La façade Art nouveau est primée au concourt de façades de la ville de Paris en 1903.(1)
La façade sur rue et les toitures, ainsi que le vestibule d'entrée et la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 22 avril 1986.
Des plaques des rues bien décorées et celle de l'architecte Klein et son céramiste Müller, au centre.
9, rue Claude-Chahu et 2, rue rue Eugène-Manuel
Quelques détails de l'immeuble photographiés au 300 mm :
Détails des façades
Les ferronneries de l'entrée, oeuvres d'Auguste Dodelinge et ses ateliers
Cet immeuble, le seul connu construit et habité par l'architecte Klein Charles, possède une
structure de style Art nouveau en béton armé (système Hennebique).
La façade est entièrement recouvert de grès flammé en céramique jaune d'ocre et vert amande
provenant de l'entreprise d'Emile Müller (à Ivry-Port).
Son décor est presque entièrement consacré au chardon inspiré du peintre Eugène Grasset.
La porte entourée de grès est décoré d'une ferronnerie d'Augute Dondelinger, celui-ci participa également avec l’architecte art nouveau Jules Lavirotte à l’hôtel de la rue Sédillot. La porte principale et ses superbes ferronneries
La façade a été primée au concours des façades de la Ville de Paris en 1903
Inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 22 avril 1986 (Façade sur rue; toitures; vestibule d'entrée; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé)
La porte secondaire
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Adresse de l'immeuble "Les Chardons":
9, rue Claude-Chahu et 2, rue Eugène-Manuel 75016 Paris. Métro. Passy.
Documentation, bibliographie et anciens articles :
Roger Bussy-Rabutin et son château à Bussy-le-Grand en Bourgogne
Le pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardins
Voici une ébauche d'un article sur le château de Bussy-Rabutin qui sera enrichi historiquement un peu plus tard avec des documents en instance. Bonne lecture !
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"Bussy n'est pas une grande maison, mais elle est bâtie magnifiquement et les dedans sont d'une beauté singulière et qu'on ne voit point ailleurs."
C'est ainsi que le comte Roger de Busy-Rabutin fait les honneurs de son château.
Le château de Bussy-Rabutin ou château de Bussy-le-Grand est un édifice du 12 et 14ème siècle, de style Renaissance à Bussy-le-Grand, Côte-d'Or, en Bourgogne. Le château est classé Monument Historique en 1862 et le domaine est classé monument historique le 29 mars 2005. Le château est labellisé Maison des Illustres. Propriété de l'État depuis 1929 avec une centaine d’autres monuments, il est géré et animé par le centre des monuments nationaux du Ministère de la Culture.
"une vallée large et belle, où le Rabutin roule ses eaux bruyante au milieu de jolies prairies, nous conduit au château de Bussy, élevé non loin de la route au sommet de la colline. On y arrive par des chemins tellement sinueux et rapides qu'il faut être, en quelques sortes; à ses portes pour l'apercevoir; mais, en gravissant la côte opposée, le château se montre alors dans son ensemble, précédé de ses jardins à la française à plusieurs terrasses, et entouré de massifs d'arbres séculaires d'une couleur sombre et vigoureuse, qui, en lui servant de fond, lui permettent de se détacher continuellement en lumière". Claude Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France. Paris, 1867.
Quelques rares documents permettent de remonter aux origines du domaine de Bussy. Dès le 12ème siècle, parmi le bienfaiteurs de l'abbaye de Fontenay, située dans une vallée voisine de quelques kilomètres de Bussy, est un certain Renaudin de Bussy. La terre n'est, quand à elle, mentionnée qu'au début du 15ème siècle, lors du mariage entre Agnès de Chaussin et un seigneur nivernais, Jean de Chastillon.
Le château en vendu, le 21 janvier 1733, pour 100.000 livres, à Etienne Dagonneau de Marcilly, conseiller au parlement de Dijon et à son épouse Geneviève Alexis de Salins. Cette famille est l'exemple type de l'enrichissement de la noblesse de robe en Bourgogne.
Veuve en 1738, Geneviève conserve le fief au nom de ses enfants, Etienne-Marie et Pierre-Marguerite. Tenace dans son désir de recouvrer les droits seigneuriaux autrefois attachés au domaine, ce qu'elle tentera en 1759 puis en 1764, elle le remet en état : les ponts et les douves sont refaits entre 1747 et 1752, les bâtiments des communs restaurés, de même que le parc où les allées sont tracées.
Après un différend avec son fils prodigue Etienne-Marie et un procés qu'elle remporte, Geneviève meurt, après avoir fait de son cousin germain Denis Prévost, chanoine à la cathédrale de Rouen, son légataire universel.
En 1792, le domaine est mis sous séquestre et le mobilier vendu pour satisfaire les créanciers d'Etienne-Marie, mais son héritage tombe entre les mains de la République.
Pour sortir de l'indivis, le tribunal civil de Semur-en-Auxois adjuge par licitation (vente aux enchères), le domaine au comte Jean-Baptiste César de Sarcus, originaire de Picardie pour 230.000 francs. La famille de Sarcus possédait un joli château dont les gravures et les ruines subsistantes ne sont pas sans rappeler l'allure de Bussy.
Capitaine de cavalerie de Louis XVIII, qu'il a suivi en Belgique, le comte Jean-Baptiste César de Sarcus sert avec fidélité le duc de Berry. Entre 1815 et 1820, il tient le poste de capitaine des régiments des chasseurs de la Côte-d'Or. En 1817, il épouse Bénigne-Victoire Espiard de Macon (1783-1864); alliance qui achève de le fixer en Bourgogne.
Peintre amateur et érudit passionné, Sarcus entreprend une véritable résurrection du domaine. Non seulement le jardin est remis en état et agrémenté de statues et d'une fontaine à la nymphe, mais même les façades du château sont restaurées : le blason de la famille est appliqué au-dessus de la porte d'entrée et dans la frise de la galerie est, les blasons illisibles sont remplacés par ceux des ancêtres des Sarcus.
Dans les archives du château, conservées à Dijon, listes d'achat et projets d'encadrement et de mise en place des oeuvres attestent l'importance du travail accompli entre 1835 et 1854.
Au cours de ces deux décennies, outre l'aménagement final et la décoration, dans le style "néo-royal", de l'ancienne chambre de Bussy, alors dite "Sévigné", Sarcus engage la restauration totale de la galerie des Rois, jusqu'à lui donner l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. Sa monographie sur le château, parue en 1854, précise l'étendue des travaux : réfection du plafond à solives, peint en vert et agrémenté de tourillons dorés, extension des boiseries par obturation des fenêtres donnant sur le parc au moyen de panneaux ouvrants, encastrement des portraits au-dessus d'un lambris d'appui qui reprend le modèle de la♂5alle des Devises.
Qui est Roger de Bussy ?
Roger de Bussy-Rabutin, né le 13 avril 1618 à Saint-Emiland, et décédé le 9 avril1693 à Autun
est comte de Bussy, lieutenant-général de armées du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin , membre de l'Académie française.
Son lien de famille avec Mademoiselle de Chantal, future Madame de Sévigné ?
Avec Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), sa cousine germaine* par alliance, devenue marquise de Sévigné par
mariage, en 1644, avec Henri de Sévigné (1623-1651), Roger de Bussy entretint durant quarante-sept années, un commerce épistolaire fait de brouilles et de réconciliations.
"Cette belle n'est amie que jusques à la bourse", ironise le "cher cousin " dans le portrait féroce qu'il dresse -pour se venger du refus d'un prêt - dans son "Histoire amoureuse".
Il s 'emporte parfois : "Je remarque que vous avez, à point nommé, quand vous m’écrivez, des occasions de picoteries dont je me passerais fort bien" (1er février 1671, Correspondances, vol. I), mais sait aussi e montrer flatteur : "Que ferais-je au monde sans vous, ma pauvre chère cousine ? Avec qui pourrais-je rire ? Avec qui pourrais-je avoir de l'esprit ?" (5 novembre 1687, Correspondance, vol. III.
La marquise, qui vient assez souvent en Bourgogne, séjourne à Bourbilly, l'une de ses demeures de famille, ou chez ses cousins Guitaut, dans leur château voisin d'Epoisse
Elle rend également visite à Roger de Bussy au château de Chaseu, près d'Autun, sa demeure principale, détruite vers 1830, mais n'aurait jamais résidé à Bussy; sa maison d'été.
Auteurs complices, les deux cousins inventent ensemble le "rabutinage", genre littéraire où ils rivalisent en traits d'esprit et railleries divertissantes.
Une des oeuvres de Bussy, critique littéraire reconnu par ses pairs, est d'avoir su déceler l'intérêt des lettres de la marquise.
Non seulement il garda une grande partie de celles qu'elle lui avait adressées, mais il fit en sorte que ses enfants et son ami Bouhours en prennent soin pour la postérité.
"Les illustres malheureux" : ce titre, donné, donné à la réimpression en 1694 du discours
posthume de Bussy à ses enfants, évoque bien la situation de l'auteur, alors que, malade, libéré en 1666, à quarante huit ans, ordre lui est donné de quitter Paris, par la cour, donc le roi. Hormis de brefs séjours à Paris, où il loge au Temple cheZ son oncle, entre 1672 et 1690, séjour autorisés ou parfois clandestins, le voici reclus en ses terres bourguignonnes qui, peu rentables, lui vaudront de constants soucis financiers.
Durant ses seiZe ans de relégation, il cherche à obtenir la lettre de rappel qui mettrait un terme à son humiliation : plus de cinquante courriers adressés au souverain sollicitent la "permission de servir de nouveau". En vain ! Le roi, qui l'autorise bien à assister à son lever en 1682, le repousse en 1687 et ne reçoit Bussy de bonne grâce à la cour qu'en 1690, trois ans avant la mort de ce dernier. Une rente versée à compter de 1691 ne lui fera pas oublier que d'autres que lui, Boileau et Racine, en 1677, lui ont été préférés pour le poste honorifique d'historiographe du roi. Support de son talent de mémorialiste, ses lettres, qu'il diffuse lui-même volontiers, ont contribuer à son élection au vingtième fauteuil de l'Académie française en 1665, sur la proposition du chancelier Séguier, protecteur de l'Académie et du duc de Saint-Aignan, "conseiller littéraire" de Louis XIV. Ses mémoires et ses lettres l'aident à supporter son exil. il reste ainsi très informé de l'actualité de la vie parisienne et de la cour royale, à l'affût de la moindre nouveauté qu'il utilise pour composer son décor quotidien.
Les dangers d'une plume d'esprit :
En 1654, Roger de Bussy compose, à l'imitation de la Carte du Tendre de Mlle de Scudéry, une Carte du pays de Bracquerie, qui dévoile les galanteries des dames de la cour. Cet esprit vif et moqueur est bien vire reconnu par ses railleries et chansons satiriques.
Plus tard, du vendredi Saint à Pâques, il participe à la "débauche de Roissy" où, avec d'autres mauvais sujets, Vivonne, Manicamp, Gramont et le futur cardinal Le Camus, il chante des alléluias obscènes. Bussy avait également improvisé des couplets sur les amours du roi avec Marie Mancini : le scandale l'expédie dans ses terres bourguignonnes pour un premier exil de quelques mois. Il devient peu à peu indésirable à la cour, même si ses Maximes d'amour ou Questions en proses décidées en vers (1664), plaisent à Monsieur, frère du roi. En 1660, pour divertir la marquise de Montglas, sa maîtresse, alors malade, il commence à composer à Bussy son Histoire amoureuse des Gaules où il place le récit romanesque de début de sa liaison. mais son "roman satirique", inspiré directement du Satiricon de Pétrone, raconte aussi les aventures galantes des dames de la haute société. les noms masqués ou les surnoms ne laissent pas de doute sur les victimes du railleur : après les longues histoires "d'Ardélise" et d'"Angélie", faisant allusion aux vies de Mme d'Olonne et Mme de Châtillon, prend place celle de "Mme de Cheneville", portrait perfide de sa cousine, la marquis de Sévigné qui n'est pas épargnée. Avec une verve aussi audacieuse que le Boileau des Satires (1666), mais moins prudente, il brosse des portraits féroces, faits d'observations sarcastiques et précises.
Il réserve la lecture du manuscrit à ses meilleurs amis, et en 1662, le prête à Mme de la Baume, qui le recopie. Une édition imprimée en Hollande est diffusée à la cour dès 1663. Son récit connaît une certaine notoriété. Une suite, dont Bussy se défend d'être l'auteur, provoque un énorme scandale et sa disgrâce : le roi; qui peut rire à loisir des malheurs des autres, ne tolère pas que l'on se gausse de ses amours avec Louise de La Vallière. Bussy est embastillé le 17 avril 1665.
Madeleine d'Angennes, duchesse de la Ferté-Senneterre et Catherine d'Angennes, comtesse d'Olonne
Tableau d'après Juste d'Edmont (Tour dorée)
"La plus belle femme de son temps, mais moins fameuse pour sa beauté que pour l'usage qu'elle en fit" selon Bussy
Les jardins :
En 1929, l'Etat devient propriétaire et engage des travaux de conservation et de restauration.
L'architecte en chef des Monuments historiques, Frédéric Didier, projette dès 1989 la reconstitution architecturale et paysagère du parc.
Il se fonde principalement sur le plan de Geneviève Alexis de Salins, du XVIIème siècle, tout en conservant certains aménagement du XIXème siècle.
Les travaux de restauration sont réalisés de 1991 à 1993; un déboisement et retraitement des sols précèdent le renouvellement végétal.
Le deux tours rondes marquant l'extrémité de ailes et et ouest évoquent, par leur architecture, l'ancienne maison forte médiéval.
La façade Renaissance du château
La cour d'honneur du château :
Conçu sur un plan en U cantonné de quatre tours rondes,le château et entouré de douves
bordées de murs maçonnés en moellons non équarris et posés à sec. Malgré la présence d'un terre-plein qui peut évoquer une fausse-braie (1), il est difficile de prouver l'utilité de éléments de fortifications (meurtrières ...) tant l'édifice à l'aplomb d'une colline escarpée, parait être difficile à défendre. En revanche, la largeur du terre-plein permettait de faire le tour du château en "voiture".
Passé le pont dormant bordé de balustres (2) en pierre, la cour d'honneur attire l'attention par la diversité de la décoration de ses façades ainsi que par le contraste entre l'austérité des couvertures d'ardoise, la blancheur de la pierre sculptée des galeries et les reflets dorés du corps de logis. La file de balustres se poursuivait peut-être vers les ailes du château, comme le laissent supposer la présence d'un balustre engagé dans le mur de la tour sud-est ou les gravures du château de l'époque romantique.
Les trois cadrans solaires (où figure la lune...), les girouettes des toitures ajoutent encore au pittoresque des façades.
(2) Balustre : petit support vertical généralement assemblé avec d'autres pour former une balustrade; il est engagé lorsqu'il est en partie noyé dans la maçonnerie.
La visite intérieure du château :
Les galeries :
Si les grosses tours rustiques coiffées de toitures coniques à lanternon rappellent l'origine
médiévale du château, les galeries construites autour de 1520 présentent tous les éléments typiques du décor de la première Renaissance française. Les ailes du château sont constituées de galeries portées par cinq arcades en anse de panier reposant sur de massives piles carrées flanquées de pilastres superposées qui délimitent fortement chaque travée.
La modénature (1) précise de chaque arcade et des fenêtres carrées, le raffinement des décors en léger relief, tout indique l'intervention d'une équipe formée à ce qui se faisait de mieux alors dans les châteaux du Val de Loire édifiés dans l'entourage royal.
(1) Modénature : effet obtenu par le choix des profils et des proportions de la mouluration.
De gauche à droite :et de haut en bas : Jeune femme à la coiffe en résille, jeune homme casqué, Mme de Chantal, Colbert
La salle des Devises :
Le mobilier de la salle des Devises
La salle des Devises
Le châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de Vincennes peints à l'époque
Le comte de Dunois d'après Simon Vouet (1590-1649) et Diane de Poitiers d'après François Clouet (1515 - 1572)
La salle des Hommes de guerre : Dans cette grande antichambre, Bussy a placé sur deux rangs les portraits de 65 "hommes illustres à la guerre" français et étrangers, le comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc étant le plus ancien. les représentations de Roger de Rabutin et de ses collègues maîtres de camp voisinent avec celles de quelques maréchaux de France soigneusement choisis.
La salle des Hommes de guerre
La chambre de Bussy :
C'est une des pièces qui a connu le plus grand nombre de modifications.
La chambre, cloisonnée en trois pièces avant 1835, est réaménagée par Sarcus avec un mobilier typique du 19ème siècle et ses propres achats d'oeuvres d'art.
Les tableaux n'étaient pas encastrés comme ailleurs, et les divers changements de place ultérieurs ont fait perdre toute possibilité d'identification de plusieurs portraits, qui demeurent sans rapport avec les inscriptions peintres par Sarcus sur les cloisons;
L'état actuel date des années 1950 : les représentations des dames de la famille, des maitresses des rois de France se trouvent mêlés à beaucoup d'acquisitions du 19ème siècle
Sans ordre chronologique, madame de Maintenon, madame de Fontanges, Agnès Sorel et Ninon de Lenclos, voisinent avec madame de la Sablière, l'amie de Jean de la Fontaine.
L'appellation "chambre Sévigné", donné un temps à cette pièce, vient de la réunion artificielle, dan un triptyque fabriqué par Sarcus en 1836, des portraits de madame de Sévigné et madame de Grignan, sa fille et de Louise de Rouville, la seconde épouse de Bussy.
La chambre de Mme de Sévigné
Aménagée par le comte de Sarcus au 19ème siècle, rebaptisée "chambre de Bussy en 1948"
Carte postale vers 1937
La Tour dorée "Le plus beau salon de France"
La Tour dorée
Portrait de Bussy-Rabutin en empereur romain, attribué à Juste d'Edmont vers 1646 (1601-1674)
Tour dorée
La chapelle du château :
La chapelle du château
Le pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droite
Château de Bussy-Rabutin :
Ouvert T. les J., sauf 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre.
L'abbaye de Fontenay est une abbaye cistercienne, aujourd'hui désaffectée, fondée en 1118 sur la commune de Marmagne, dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne-
Franche-Comté
Elle est située à la confluence de la combe Saint-Bernard et de la vallée du ruisseau de Fontenay. (voir coordonnées en fin d'article)
Située au nord de la Bourgogne, l’Abbaye de Fontenay a été fondée en 1118 par Saint Bernard de Clairvaux, un des plus grands saints français, et est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde.
Le blason de l'abbaye
Classée monument historique français dès 1862, elle a été inscrite au patrimoine de l'UNESCO en 1981. Elle a été l’un des premiers monuments français à figurer sur cette liste, qui a ainsi distingué la valeur exceptionnelle, tant de l’ensemble abbatial de Fontenay que de son environnement naturel.
Après la Révolution française qui entraîna le départ des moines, elle a été reprise comme bâtiment industriel, ce qui a permis de préserver l'ensemble des bâtiments de style roman : l’église abbatiale, le dortoir des moines, le cloître, la salle capitulaire, la salle des moines et la forge.
L’Abbaye est agrémentée d’un parc paysager qui a été classé « Jardin Remarquable » en 2004 par le Conseil National des Parcs et Jardins. Elle est nichée au creux d'un vallon entièrement préservé qui s’étend sur plus de 1 200 hectares.
L’ Abbaye est depuis 1820 la propriété privée d’une même famille, qui poursuit la conservation de ce site exceptionnel en l’ouvrant à la visite toute l’année. Elle accueille chaque année plus de 100 000 visiteurs, qui viennent admirer la beauté et la pureté d’une architecture préservée depuis 900 ans, et goûter au calme d’un lieu profondément spirituel.
L'église abbatiale et ses détails
L'église abbatiale :
Elle a été construite de 1127 à 1150 selon un plan cruciforme et des proportions qui lui valent
d'être considérée comme une église-type de l'architecture cistercienne. Elle mesure 66 mètres de long, transept le mesurant 19 mètres. La nef de 8 mètres de large, est flanquée de deux bas-côtés. Les arcades sont du type voûte-en berceau brisé reposant sur des colonnes aux chapiteaux à décor lancéolé avec un faible relief, respectant ainsi la règle cistercienne.
Le choeur, de forme carrée, est plus bas que la nef. Le pavage est fait de céramiques, qui recouvraient auparavant l'ensemble du sol de l'édifice.
Au Moyen-Âge, la façade était précédée d'un porche. À l'intérieur, on peut admirer une Vierge
à l'Enfantdatant du XIIIe siècle.
Cette statue fut longtemps exposée aux intempéries dans le cimetière de Touillon, commune voisine de l'abbaye.
La Vierge porte l'enfant Jésus sur son bras gauche, il entoure le cou de sa mère de son bras droit et tient sur sa poitrine une colombe aux ailes déployées avec sa main gauche. Nul autre mobilier n'est visible, les stalles originales ayant été abîmées par l'humidité, obligeant à un relèvement du sol de près d'un mètre à la fin du XVIIIe siècle.
L'église abbatiale de l'abbaye
Le cloître de l'abbaye
Le cloître de l'abbaye :
Il s'agit d'une des parties les plus remarquables du site. Il mesure trente-six mètres sur trente-huit, les quatre galeries, tout en conservant une grande unité, présentent certaines différences de construction. Elles sont composées chacune de huit travées formant archivolte (1) et doubles arcades reposant sur des piliers avec doubles colonnettes à chapiteaux lancéolés. C'est le cœur de l'abbaye, car c'est là que se croisaient les moines, la galerie située à l'est, était la plus fréquentée, car elle est en prise directe sur la nef de l'église, et menait les moines aux offices, à la salle capitullaire (2) et à son extrémité sud, un escalier menait au dortoir. En 1911, lors de travaux, on y découvrit l'armarium (3), un placard creusé dans le mur où étaient rangés les livres liturgiques d'usage courant ainsi que d'autres utilisés par les moines pour leur Lectio divina.
La galerie sud est la galerie du réfectoire. Elle contenait un lavabo, disparu depuis, côté cour, en face de la porte du réfectoire. Dans le cloître se déroulaient les processions, des promenades de lecture et de prière.
C'est la partie la plus importante de la vie de l'abbaye, c'est là qu'étaient prises les décisions concernant la communauté après lecture d'un chapitre de la Règle de Saint Benoît.
Elle s'ouvre sur la galerie est du cloître par une grande arcade cintrée, flanquée de chaque côté d'une double baie. À l'origine la salle capitulaire était parfaitement carrée, elle était formée de trois larges travées en voûte d'ogive et reposant sur des colonnettes, la troisième travée fut détruite par un incendie vers 1450. Au début du XXe siècle on a abattu la cloison entre la salle capitulaire et le parloir. Les clés de voûte sont ornées par un motif floral simple.
Le dortoir des moines
Le dortoir :
Le dortoir occupe tout le premier étage du bâtiment des moines, au-dessus de la salle
capitulaire. On y accède par un escalier d'une vingtaine de marches. Il fut incendié au XVe siècle, et la charpente fut remplacée par celle que l'on peut admirer de nos jours et qui a une forme de coque de navire renversé.
La règle de Saint Bernard imposait une salle commune avec des paillasses disposées à même le sol, et non des chambres individuelles.
A noter, le plafond du dortoir en coque de navire inversée, spécialité des charpentiers de
marine de l'époque, ainsi que le puits de mâts, visible au centre de la charpente.
Le puits de mâts de la charpente
L'enfermerie
Isolé à l'extrémité du dortoir, ce petit bâtiment du XVIe siècle est souvent considéré, de par son
nom comme une ancienne prison. Il est vrai que les abbés avaient droit de haute et basse justice sur les terres de l'abbaye. Certains préfèrent y voir un lieu où l'on conservait (« enfermait ») les biens les plus précieux de l'abbaye, livres ou objets de culte.
Le mur pignon de cette construction n'est autre que l'unique élément subsistant du réfectoire du XIIIème siècle.
La maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontitués
La forge :
Le bâtiment se trouve à la limite sud de la propriété, il mesure cinquante-trois mètres de long
sur treize mètres cinquante, sur voutes d'ogives reposant sur des colonnes centrales et aux murs sur des culots en pyramide tronquée.
Il a été construit par les moines à la fin du XIIe siècle afin de travailler le minerai qui était extrait de la colline dominant le monastère. La dérivation du ruisseau de Fontenay, le long du mur de la forge, faisait tourner des roues qui actionnaient les martinets pour battre le fer.
La forge hydraulique de l'abbaye de Fontenay et son principe
Le plan de l'abbaye de Fontenay :
Le plan de l'abbaye sources abbaye de Fontenay
La fontaine de source médiévale
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Merci à Sylvie, notre guide-conférencière, pour cette passionnante visite du 7 juillet 2017 à l'abbaye de
Fontenay, en Côte-d'Or
Abbaye cistercienne de Fontenay : ses coordonnées
Abbaye de Fontenay 21500 Montbard.
Téléphone : 03 80 92 15 00. Fax : 03 80 92 16 88.
Coordonnées GPS : N 47° 38' 22.6" , E 4° 23' 21.57".
À 5 km de la gare TGV de Montbard (Paris-Montbard : 66 minutes)
Accès par l'autoroute A6, sortie Bierre-les-Semur. Dijon : 80 km, Paris : 250 km.