:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Voici un article rédigé suite à une visite du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine le mercredi 4 avril 2018. A voir !! il reste encore des précisions à rajouter. En cours d'écriture.
Quatre sculpteurs du musée de Nogent-sur-Seine
Camille Claudel par Auguste Rodin :
Les œuvres de Camille Claudel :
Implorante ou L'imploration vers 1894
La Sirène ou la Joueuse de flûte de Camille Claudel BronZe vers 1905
La Valse de Camille Claudel
" Cette Valse ivre, toute roulée et perdue dans l’étoffe de la musique, dans la tempête et le tourbillon de la danse […]. "
Paul Claudel, 1905
"Giganti" ou "Tête de brigand" de Camille Claudel vers 1885
L'Aurore de Camille Claudel
Auguste Rodin par Camille Claudel
"Chienne rongeant un os" ou "Chienne affamée" de Camille Claudel
"La petite Châtelaine" Plâtre patiné
Quelques oeuvres de Camille Claudel
"Les Bavardes" ou "Les Causeuses" Plâtre
Camille Claudel 1896
"Les Bavardes" ou "Les Causeuses" Bronze, en dessous
"Les Bavardes" ou "Les Causeuses" "Rêve au coin du feu" "Profonde pensée"
Antoine Bourdelle : portrait d'Auguste Rodin
Auguste Rodin par Antoine Bourdelle :
Bourdelle a quitté l'atelier de Rodin depuis un an déjà lorsqu'il conçoit en 1909 ce portrait du maître avec lequel il a collaboré quinze années durant. En dépit des réactions du modèle qui manifeste son mécontentement durant les séances de pose, il s'agit bien d'un hommage. Le buste, traité comme une stèle, représente le sculpteur en vieux colosse barbu. Dénaturant l'anatomie qu'il va jusqu'à démembrer, Bourdelle figure Rodin en dieu Terme inébranlable, en patriache ténébreux. Il s'agit bien d'un hommage dans l'hommage puisque Bourdelle s'inspire, pour cette effigie de la terribilita, du célèbre Moise de Michel-Ange pour l'église Saint-Pierre-aux-liens de Rome. La référence à la tradition comme marque de respect n'interdit pas l'émancipation, ainsi que l'atteste la formule inscrite sous la barbe : "Au maître Rodin, ces profis rassemblés". De fait, la géométrie des volumes et la synthèse architecturée des formes expriment sans ambages le désir d'indépendance de Bourdelle. Et sans doute était-il nécessaire de le dire, et de le dire ainsi à Rodin.
La maison Claudel, du XVIIe siècle, a reçu la famille de Paul et Camille Claudel où ils ont vécu trois ans, de 1876 à 1879.
Camille, âgée alors d'une douzaine d'années, y prit des leçons de sculpture auprès de Ramus (1) et d'Alfred Boucher (2). Ce dernier, partant pour l'Italie, la confia à son ami Auguste Rodin à Paris. Le musée consacré à Camille Claudel et les sculpteurs de Nogent-sur-Seine, y est ouvert depuis mars 2017.
Issue d'une antique Novagus, le cartulaire de l'abbaye du Paraclet désigne en 1227 cette bourgade sous son nom actuel.
Issu du gaulois novio « nouveau » et suffixe -entum, désignant une nouvelle agglomération.
La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine :
La centrale nucléaire de Nogent est située dans la commune de Nogent-sur-Seine sur la rive droite de la Seine dans l'ouest du département de l'Aube (région Grand Est. Elle se situe à 50km à l'ouest de Troyes et à 110km au sud-est de Paris. La centrale compte deux unités de production de type réacteur à eau pressurisée (REP) de 1 300MW.
La centrale finance les collectivités locales à hauteur de quinze millions d'euros par an, dont huit millions pour la taxe foncière.
Cette centrale a été commencée en 1981 et mise en service en 1988-89. Elle a donc 29 ans de service.
Ce parcours est l’occasion de comparer et tisser des liens entre les deux architectes lyonnais et figures de l’Art nouveau parisien, Jules Lavirotte et Hector Guimard. Confrères mais aussi compétiteurs, ils s’étaient accaparés des espaces de création bien distincts : Guimard principalement dans le XVIe arrondissement ; Lavirotte dans le VIIe. Nous commencerons par la Maison des Arums d’Octave Raquin, puis nous poursuivrons avec les édifices les plus remarquables de la carrière de Lavirotte, avec un arrêt devant l’hôtel particulier du bijoutier René Lalique.
Se munir d’un titre de transport qui pourra servir en fonction de la météo.
Toute inscription doit se faire uniquement via le formulaire ci-dessous. Les paiements se feront soit par chèque, soit en espèce sur place.
Tarif réduit pour adhérent, demandeur d’emploi ou – de 26 ans (avec présentation d’un justificatif). Si enfant, merci de prévenir dans les commentaires.
Réserver :
Vous pouvez réserver 4 places maximum. Le tarif adhérent est appliqué uniquement aux adhérents, pas aux personnes les accompagnant.
Après votre réservation, merci d’effectuer de préférence un virement dans les plus bref délais. Télécharger notre RIB (Merci de préciser votre nom et la date de la visite dans les références du virement) Vous voulez adhérer ? Vous pouvez inclure le montant de l’adhésion dans votre virement.
La façade côté avenue de Wagram de l'Hôtel Céramic, actuellement Elysées Céramic
Description :
L'édifice est un immeuble en béton armé. Sa façade est de style Art nouveau, recouverte sur les trois premiers étages de grès flammé (d'où le nom de l'établissement).
Historique :
L'hôtel est construit en 1904 par l'architecte Jules Lavirotte. Les céramiques sont réalisées par le céramiste Alexandre Bigot, les sculptures par Camille Alaphilippe.
L'immeuble est lauréat de l'édition 1905 du concours de façades de la ville de Paris. La façade et la toiture sur rue de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques en 1964.
Camille Claudel à Paris Evénementiel Camille Claudel in Paris, her history
Mercredi 26 juillet 2017 : visite à Paris avec Sue, une chercheuse américaine de San Francisco, étudiante et spécialiste de l’œuvre de Camille Claudel.
Un compte-rendu tardif et un article terminé en janvier 2018. Il y aura des corrections en anglais, bien sûr, par ses soins.
Merci aussi aux corrections de Sarah en 2018.
La première partie de la visite en français, bientôt en anglais
The first part of the tour in French, soon in English
Le quartier Montparnasse et l'arrivée de la famille Claudel à Paris The Montparnasse district and the arrival of the Claudel family in Paris
Première étape : départ du métropolitain Edgar Quinet, R.V. devant mon fournisseur de
peinture et de papier dessin et aquarelle "L'Artiste Peintre", 54, boulevard Edgar Quinet.
Rue Delambre, place Pablo Picasso. A voir sur cette place, la statue en bronze de Balzac.
Hist : en 1887, lors d’un premier voyage en Touraine à la recherche de références pour l’élaboration du Monument à Balzac, Camille Claudel et Rodin séjournent au château de l’Islette à Azay-le-Rideau. Pendant quatre étés consécutifs, Camille Claudel y retournera pendant quatre étés consécutifs. Elle y élabore son projet de buste de la petite-fille du propriétaire du château, "La Petite Châtelaine".
1887: Her trip to Touraine with Rodin in search of references for the monument to Balzac. They stay at Château de l’Islette in Azay-le-Rideau. 1890 – 1892: Camille Claudel spends summers at Château de l’Islette in Azay-le-Rideau, where she is joined by A. Rodin.
Rodin travaille en Touraine sur son projet de statue de Balzac, une commande de la société des écrivains. Son œuvre terminée fera scandale.
Rodin works in Touraine on his project for a statue of Balzac, an order from the writers' society. His finished work will cause a scandal;.
Rue de la Grande Chaumière :
Histoire : Sur le conseil de son ami Alfred Boucher, sculpteur reconnu, Louis-Prosper Claudel envoie sa famille à Paris pour que sa fille Camille puisse bénéficier d’un enseignement artistique.
Inscrite aux cours de l’Académie de la Grande Chaumière (l’École des Beaux-Arts était alors interdite aux femmes), Camille Claudel loue en 1882 un atelier rue Notre-Dame-des-Champs, qui accueille bientôt d’autres femmes sculpteurs, en particulier des Anglaises, parmi lesquelles Amy Singer, Emily Fawcett et Jessie Lipscomb. Alfred Boucher corrige de temps à autre le travail des demoiselles, mais lauréat du Prix du Salon, il doit partir pour l’Italie dès 1882 et cherche donc un remplaçant. Le soutien qu’il a apporté à Rodin quelques années plus tôt lors de l’affaire de l’Âge d’airain a créé une amitié sincère entre les deux artistes, et c’est tout naturellement que Boucher lui confie ses jeunes élèves. Les premières œuvres que Camille Claudel montre à Rodin lui font forte impression : le buste de la Vieille Hélène, au réalisme pathétique, et Paul à 13 ans, traité dans un style plus classicisant.
1882 : On the advice of his friend Alfred Boucher, an established sculptor, Louis-Prosper Claudel sent his family to Paris so that his daughter Camille might study art.
She attended classes at the Académie Colarossi, on the Rue de la Grande Chaumière (the École des Beaux-Arts did not admit women at this time) and, in 1882, rented a studio on Rue Notre-Dame des Champs, which she soon shared with other sculptresses. Among them were the artits Amy Singer, Emily Fawcett and Jessie Lipscomb. Boucher supervised their work on an occasional basis, but having won the Paris Salon prize, he was obliged to go to Italy in 1882 and thus looked for someone to replace him. The support that he had given
Rodin some years earlier during The Age of Bronze affair had forged a solid friendship with the two artists, and so Boucher naturally entrusted his young pupils to Rodin, who was impressed by the first works that Camille Claudel showed him. The dramatic realism apparent in the bust of Old Helen and the more conventional handling of Paul at Thirteen moved him deeply.
Rue Notre-Dame-des-Champs
111, rue N.-D.-des-Champs : en 1882, la mère de Camille et ses enfants emménage.
The aparterment of Camille and her family
117, rue N.-D.des Champs : Camille loue un atelier tout proche. Elle partage celui-ci avec d'autres artistes, notamment des amies anglaises qu'elle a dû rencontrer à l'académie Alfred Boucher, installé à Paris depuis 1868.
Camille Claudel and her girlfriends studio.
Camille Claudel and Jessie Lipscomb, 117 rue N.-D. des Champs, 1887
Boulevard du Montparnasse :
135 bis boulevard du Montparnasse : en 1881, la mère et ses enfants s'installent à Paris et
louent un appartement au quatrième étage.
135 bis boulevard du Montparnasse: in 1881, the mother and her three children moved to Paris and rented an apartment on the fourth floor.
A voir sur le circuit :
A voir, en passant dans le quartier :
La fontaine de l'Observatoire, le cloître de l'ancienne abbaye de Port-Royal
Boulevard de Port Royal
Les jardins et les bâtiments du Val de Grâce à gauche.
The gardens and buildings of the Val de Grace on the left.
De la rue Notre-Dame-des-Champs au boulevard du Port-Royal
La famille Claudel au 31 boulevard du Port Royal au balcon The Claudel family at 31 Boulevard du Port Royal on the balcony
Le 31 boulevard du Port-Royal, la plaque de l'immeuble et l'étage d'habitation des Claudel
31 boulevard du Port-Royal, the plaque of the building and the residential floor of the
Claudel family.
du boulevard du Port-Royal à la rue de Turenne
Passage par le boulevard Auguste Blanqui, où au N° 113, Camille loue son atelier en 1888, et
Auguste Rodin loue la Clos Payen La Folie Neufbourg au N° 68 pour se rapprocher de Camille. Ce lieu connaîtra les amours de ce couple jusqu'en 1892.
Passage by Boulevard Auguste Blanqui, where at No. 113, Camille rented his studio in 1888, and
Auguste Rodin rents Clos Payen La Folie Neufbourg at No. 68 to get closer to Camille.
This place will be the love-net of the couple until 1892.
Carte de visite de Camille, avec son adresse boulevard d'Italie, actuellement boulevard Auguste Blanqui
L'avant-dernier atelier de Camille situé dans le Marais, au 63 riue de Turenne 75004 Paris
L'entrée du 63 rue de Turenne
1998 : la rupture avec Rodin
"L'Age Mûr" : 1893 Bronze 1902
1902 :
Her masterpiece, The Age of Maturity, was exhibited in plaster in 1899, before being cast in bronze in 1902. The original work, commissioned by the French state in 1895, is believed to have been destroyed by the artist after the second casting in 1913.
The subject presents us with three naked figures, a young woman on her knees whose outstretched hands appear to have just released from their grip the hand of an older man, who is held in the arms of another, older woman, who appears to be compelling the man forward and away from the young woman. The title points to an allegory of ageing, in which the man, the protagonist of the piece, is leaving his youth and moving towards old age and death.
Le dernier atelier de Camille Claudel quai de Bourbon (1899 à 1913)
The last artist studio
of Camille Claudel
quai de Bourbon (1899 to 1913)
Son atelier du quai Bourbon sera le dernier avant son internement par sa famille de 1913 à 1943. Elle ne créera plus rien durant es trente dernières années de sa vie.
"Il y a toujours quelque chose d'absent qui me tourmente" Camille Claudel.
Cammille Claudel's last studio and residence Quai Bourbon before le is sent to mental institution
by her family from 1913 to 1943. She will not create anything during
the last thirty years of her life.
"There is always something missing that torments me" Camille Claudel.
Photographie du début du siècle de l'entrée quai de Bourbon
"L'Abandon" "Vertumne et Pomone" 1905 marbre et bronze L'artiste travaillant sur Vertumne et Pomone
"L'Abandon" "Vertumne et Pomone" 1905 marble and bronze The artist working on Vertumne and Pomone
Sources bibliographie :
(1) : Photographie de William Elborn. Crédit image ADAAGP, Paris 75012
Le dernier atelier de Camille Claudel quai de Bourbon The last Camille'studio quai de Bourbon
de la rue de Turenne à l'avenue de la Bourdonnais
From rue de Turenne to avenue de la Bourdonnais
En 1892, Camille déménage pour s'installer au 11, avenue de la Bourdonnais (actuellement
7ème arrondissement)
Séjour à l'Islette en septembre. Poses de Marguerite Boyer, 6 ans, pour une de ses futures œuvres majeures "La Petite Châtelaine" (1892 à 1896)
In 1892, Camille moved to
11 avenue de la Bourdonnais
(currently 7th arrondissement)
Visit to Islette in September. Poses of Marguerite
Boyer,
6 years old, for one of her future major works
"La Petite Châtelaine"(1892-1896)
Les différentes versions de la "Petite Châtelaine" 1892 à 1896. (Terre, marbre et bronze)
The different versions of the "Little Châtelaine" 1892 to 1896.
Les animaux de François Pompon (Saulieu 1855 - Paris 1933)
"J'aime la sculpture sans trou ni ombre" François Pompon
L'Ours blanc :
C'est cette sculpture, de l'Ours blanc, présentée lors du Salon de 1922, qui fit le succès de François Pompon à l'âge de 67 ans.
L'Ours blanc de François Pompon
Musée d'Orsay à Paris
Fils d'un artisan ébéniste, François Pompon entre à l'École des Beaux-Arts de Dijon après avoir travaillé la pierre et le bois à Saulieu pour gagner sa vie.
Il étudie l'architecture et la sculpture et acquiert quelques rudiments de gravure. En 1874, il part pour Paris et entre en relations avec les entrepreneurs qui transforment le Paris du Second Empire.
Connu surtout comme sculpteur animalier, il exaltera le lyrisme de la lumière dans le poli des surfaces et l'économie de détails. Après avoir été conservées au Jardin des Plantes, les Trois cents pièces léguées par François Pompon ont été transférées définitivement à Dijon, au Musée des Beaux-Arts. (fermé actuellement pour travaux)
Il exécute des figures décoratives et des cariatides pour la façade de l'Hôtel de Ville, puis entre comme praticien chez Rodin où il restera quinze ans. Il lui faudra attendre l'âge de 67 ans et le Salon d'Automne de 1922 pour accéder au succès avec "l'Ours blanc".
Historique : En 1918, François Pompon réalise son premier "Ours brun", dit aussi "Ours noir", "Ours à miel", tête baissée, en plâtre blanc de petite dimension (10 cm de haut).
L'Ours brun de François Pompon, en haut et à droite
L'Ours blanc de Dijon :
L'Ours banc d'après François Pompon
L'Ours blanc de l'entrée du parc est une reproduction de 1937 par le sculpteur Henry Martinet par de l'Ours blanc de François Pompon du Musée Pompon 1855 - 1933
Ours blanc, copie d'après François Pompon d'Henry Martinet
Photographie Daniel Micheneau 26 janvier 2018
L'Ours blanc de François Pompon à Saulieu photographie J.-P. K. août 2018
L’œuvre exposée de François Pompon et un moulage en résine d’après l’œuvre originale en plâtre de l'artiste en 1928.
Médaillon bronze de François Pompon à Saulieu
L'Ours blanc de Pompon et La Baleine de l'artiste : deux images symboliques fortes de Saulieu
François Pompon et son art : l'atelier d'Auguste Rodin et Camille Claudel
Pendant des années, Pompon est l'un des praticiens les plus recherchés de Paris, taillant le marbre pour Auguste Rodin et pour Camille Claudel. Mais à partir de 1905, par réaction à l'expressionnisme rodinien, Pompon abandonne la figure humaine au profit des animaux qu'il observe au Jardin des Plantes : l'Ours blanc est le plus bel aboutissement de cette veine et c'est lors de sa présentation au Salon d'Automne, en 1922, que l'artiste obtient tardivement son premier succès public, à l'age de 67 ans.
Éliminant l'accessoire et le détail, il abandonne tout rendu réaliste pour s'attacher à "l'essence même de l'animal". Cette économie de moyen donne à l’œuvre une présence qui trouve sa véritable force dans l'échelle monumentale. Loin de l'anecdote, elle révèle la recherche d'une intemporalité, d'une permanence : sous les dehors silencieux des formes pleines, l'univers de la sculpture lisse devient le lieu d'éclosion d'une aspiration à la forme universelle. "Je conserve un grand nombre de détails destinés à disparaître, disait Pompon. Je fais l'animal avec presque tous ses falbalas. Et puis petit à petit, j'élimine...". Colette était frappée par les pattes "épaisses et muettes" de ses animaux.
Les sculptures de Pompon se caractérisent par une appréhension intuitive, des formes aux contours arrondis, un refus de la géométrie, un goût pour les matériaux traditionnels.
disait-il, privilégiant les pierres claires, sans obstacle à la coulée du jour sur les volumes.
Rodin lui avait appris la maîtrise des profils, le rendu du mouvement agglomérant plusieurs gestes pour en concentrer la puissance. Pompon entre ainsi dans une tradition classique de la sculpture que l'on peut suivre d'Aristide Maillol à Constantin Brancusi. Dans le panorama de la sculpture entre 1900 et 1914, il sut trouver une alternative à la déconstruction cubiste.
L'Ours blanc du musée d'Orsay
François PomponOurs blanc(1923 à 1933)statue en pierreH. 1.63 ; L. 2.51 ; P. 0.9musée d'Orsay, Paris, France
Il existe aussi une esquisse en plâtre dans une collection particulière, une esquisse en plâtre au musée d'Orsay (RF 3790), un grand modèle plâtre a été exposé à Paris au Salon d'Automne en 1922, conservé au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, un autre exemplaire en pierre est sur le Monument Pompon, place d'Arcy à Dijon, des réductions (H 25 cm) en plâtre, dont des exemplaires sont aux musées de Lyon, Saint-Omer ..., un marbre est au musée de Dijon, des biscuits et porcelaines sont édités par la manufacture de Sèvres en 1925. Une réduction en marbre a été exposée à Paris, au Salon d'Automne en 1923.
II, la suite des statues Cavaliers et Chevaux de Paris
Parvis de Notre-Dame de Paris. place Jean-Paul II
Charlemagne et ses Leudes :
En 1853, Louis et Charles Rochet se lancent dans la création d'un Charlemagne, à la suite de
deux autres statues équestres : Don Pedro 1er, à Rio de Janeiro et Guillaume le Conquérant à Falaise.
L’œuvre figure dans sa version en plâtre à l'exposition Universelle de 1867 et en bronze à celle de 1878 comme chef-d’œuvre de la production des fondeurs Thiébaut.
En 1879, le Conseil Municipal autorise l'exposition de la sculpture sur le parvis de Notre-Dame, mais elle n'est mis en place qu'en 1882 sur un châssis de bois recouvert de toile et demeure dans ses conditions provisoires pendant vingt-six ans. En 1895, la Ville de Paris acquiert finalement le monument en dédommageant les fondeurs du seul prix du bronze.
En ajoutant les deux figures en pied d'écuyers Roland et Olivier, les frères Rochet enrichissent la forme traditionnelle du groupe équestre en multipliant les axes de composition et les points de vue. L'intérêt du monument réside aussi dans sa recherche de vérité historique, reproduisant fidèlement des modèle supposé originaux, comme l'épée Durandal du musée de Madrid ou la couronne de Nuremberg conservée à Vienne.
L'Hôtel de Ville de Paris et la statue équestre d'Etienne Marcel
1341, quai de L'Hôtel de Ville 75004 Paris
Statue équestre d'Étienne Marcel :
En 1882, un concours est ouvert pour l'érection d'un monument à Étienne Marcel, prévôt des
marchands de Paris qui s'opposa au dauphin Charles V.
Pour les élus parisiens, l'hommage rendu au défenseur du pouvoir municipal face aux abus de la royauté rappelle le rôle exemplaire de la Capitale dans la naissance des nouvelles institution et célèbre symboliquement, dans un même monument Paris et sa République.
Le projet suscite de nombreux débats : certains élus préférant une figure debout, image d'un tribun, plutôt qu'un groupe équestre au caractère royal ou militaire; de même, le côté de l'Hôtel de Ville est préféré à l'axe central de la façade car il permet une perception de profil du monument, plus favorable au groupe équestre.
Commencée par le sculpteur Idrac et terminée par son compatriote toulousain Marquestre, l’œuvre présente un équilibre de proportion, une puissance d'expression mêlée de vérité naturelle, nettement inspirée des grands modèle de la Renaissance italienne. S'y ajoutent ici une volonté de reconstitution archéologique et un réalisme presque sévère, conformes au goût de l'époque.
Le Pont Neuf et la statue équestre d'Henri IV
La statue équestre d'Henri IV :
Le Génie des Arts
Le Génie des Arts, guichets du Carrousel du Louvre :
Le sculpteur toulousain Antonin Mercié exécuta en 1877 ce groupe destiné à remplacer aux guichets du Carrousel la statue équestre de Napoléon III de Barye, déposé après la défaite de Sedan.
Le dynamisme de la composition, le Génie des Arts descend de Pégase, cabré vers le ciel, précédé de la Renommée qui se retourne devant lui, rattache cette œuvre au courant baroque de la seconde moitié du XIXème siècle hantée par les chevaux de Marly, qui multipliera les figures lancées dans le vide, chevaux haletant et pégases cabrés, dans une exubérance qui va des couronnements de l'Opéra à ceux du Pont Alexandre III ou du Grand Palais.
Images du 29 janvier 2018 Guichets du Louvre côté Seine
La Paix conduite sur un char de triomphe
Arc de Triomphe du Carrousel, Paris 75001
La paix conduite sur un char de triomphe :
Monument à la gloire de la Grande Armée, l'arc de Triomphe du Carrousel est édifiée entre 1806 et 1809 à l'entrée de l'ancien Palais des Tuileries, devenu résidence officielle de l'Empereur.
Dessiné par les architectes Percier et Fontaine à l'imitation de l'arc de Septime-Sévère de Rome, le monument comporte une abondance décoration sculptée, conçue par Vivant Denon, illustrant la campagne de 1805 et la capitulation d'Ulm.
Au sommet de l'arc se détachaient initialement les chevaux de Saint-Marc, célèbre antiques provenant de l'Hippodrome de Constantinople, rapportés d'Italie par les troupes napoléoniennes.
La Restauration restitua à Venise ses chevaux et commanda au sculpteur François-Joseph Bosio un nouveau char triomphal, accompagné de Victoires aillées et conduit par la Paix, dont la rigueur classique évoque en tous points son modèle antique.
François-Joéeph Bosio est aussi l'auteur de Louis xiv de la place de la Victoire, qui montre le Roi Soleil en empereur romain sur un cheval cabré.
La statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides
La statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides :
La statue est située au centre de la place des Pyramides; dans le1er arrondissement de Paris. Son emplacement se situe à proximité du lieu où Jeanne d'Arc aurait été blessée lors de sa tentative ratée de prise de Paris.
Historique :
Le monument est une commande du gouvernement français faisant suite à la défaite du pays dans la guerre franco-Allemande de 1870. Parmi les 150 statues érigées à Paris au cours de la période 1870-1914, qualifiée d'« âge d'or de la statuomanie », celle de Jeanne d'Arc est l'unique commande publique passée par l'État (les autres étant dues à des initiatives privées)3. La symbolique de la statue est « la reconquête ».
Elle est exécutée par Emmanuel Fremiet, qui prend comme modèle Aimée Girod, une jeune Lorraine de 18 ans, et inaugurée en 1874. Le piédestal est dessiné par l'architecte Paul Abadie et la grille élaborée par Gabriel Davioud protège celui-ci. Cette statue de bronze est fondu par la Fonderie Thiébaut Frères.
Une autre version de la statue, financée par le mécène Osiris, est exécutée en 1889 par Frémiet pour la ville de Nancy sur la place Lafayette. Le cheval est réduit de taille, en 1899. Frémiet remplace le cheval de Paris par le modèle de Nancy, ce qui provoque une polémique.
La version de Frémiet de Jeanne d'Arc à cheval est reproduite en de nombreux exemplaires, on la retrouve entre autres àLIlle, Compiègne, Saint-Etienne, La Nouvelle-Orléans, Philadelphie, Portland et Melbourne.
Le monument fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 31 mars 1992.
Les Chevaux de Marly :
Les Chevaux de Marly au musée du Louvre
Place de la Concorde Paris 75008
Les Chevaux de Marly furent commandés en 1739 par Louis XV au sculpteur Guillaume
Coustou, pour orner «l'abreuvoir de Marly » situé à l'entrée du parc du château de Marly, afin de remplacer deux groupes sculptés. Ceux-ci, Mercure à Cheval sur Pégase et La Renommée à Cheval sur Pégase d'Antoine Coysevox avaient en effet été déplacés en 1719 dans le jardin des Tuileries. Les modèles sont choisis par le roi en 1743 et furent installés à Marly en 1745, après seulement deux ans de travail.
En 1794, ils sont transférés place de la Concorde. Restaurés en 1840 par Louis-Denis Caillouette (1790-1868).
En 1984 notamment en raison du fait que le défilé des blindés du 14 juillet les fragilisait, ils sont remplacés par des copies en marbre reconstitué réalisées par Michel Bourbon dans l'atelier d'une filiale de Bouygues. Ce dernier en profite pour demander le droit d'en réaliser une copie supplémentaire qui est placée au siège social de Bouygues Construction. Les originaux sont conservés au Musée du Louvre dans une ancienne cour de l'aile Richelieu transformée en patio, appelée la cour Marly.
Musée du Louvre 29 janvier 2018
Parc de Marly
Les cavaliers de la place de la Concorde côté jardin des Tuileries
Le chateau de Marly, peinture
Photographie ancienne des Chevaux de Marly
Statue équestre d'Albert 1er, roi des belges
Cour de la Reine, Paris 75008 :
La statue équestre d'Albert 1er, roi des belges :
Le roi des belges, refusant d’accorder le passage dans son pays à l’armée allemande, rejoignit les troupes alliées. Lorsqu’il mourut dans un accident, les Français manifestèrent leur tristesse en lançant une souscription pour un portrait équestre, exécuté par le sculpteur Armand Martial.
Latitude : 48.864585
Longitude : 2.318271
Statue équestre de La Fayette
Cours de la Reine, Paris 75008
La statue équestre du général La Fayette :
Un Américain du nom de Robert Thompson, souhaitant remercier la France pour la statue de la Liberté offerte aux américains, ouvrit une souscription auprès des écoliers américains afin d'ériger une statue à la gloire du général La Fayette.
La France agrée le projet en 1899, le sculpteur choisi est l'américain Paul Wayland Barllett (1865-1925). On lui donne comme délai l'exposition universelle de 1900.
En raison du délai trop court, le sculpteur réalise un modèle en plâtre. L'inauguration a lieu le 4 juillet 1900, jour anniversaire de l'indépendance américaine. La statue est installée dans la cour Napoléon du Louvre.
Par la suite, le sculpteur doit réaliser la statue en bronze, mais il n'est pas satisfait de son œuvre. Il remplace le costume Louis XVI par un costume de l'époque révolutionnaire. Il supprime la perruque et le tricorne le faisant apparaitre tête nue. L'épée qu'il tenait par le fourreau est présentée dégainée lame vers le haut.
La tortue au pied de la statue :
Ce n'est qu'en 1908 que la statue en bronze remplace le projet en plâtre.
En raison des travaux pour l'aménagement de la pyramide du Louvre la statue est transportée à son emplacement actuel le 10 avril 1985. Mais installée entre deux rangées d'arbres tout
proches, elle ne dispose pas d'un recul suffisant pour être bien observée.
Comme pour se moquer de lui-même et de sa lenteur, le sculpteur a fait apparaître une petite tortue sous les jambes du cheval du côté gauche.
La statue équestre de Simon Bolivar (Simón Bolívar) :
La statue est la quatrième copie de l'œuvre du sculpteur français Emmanuel Frémiet, commandée au début du XXe siècle par la ville de Bogota en Colombie. La copie est offerte en 1930 par les républiques d'Amérique latine lors du centenaire de la mort de Simón Bolívar. Deux autres copies sont érigées à Barranquilla en Colombie et La Paz en Bolivie.
Installée à l'origine place de la Porte de Champerret, la statue est déplacée sur le cours la Reine en 1980.
Situé place du Canada dans le 8ème arrondissement, à proximité du Grand Palais, ce monument réalisé par l’artiste russe Vladimir Sourovtsev porte cette inscription en français et en russe :
En 1916, à la demande des Alliés, la Russie envoya en France deux brigades spéciales du corps expéditionnaire russe. Plus de 20 000 hommes participèrent aux opérations militaires en Champagne. Plus de 5 000 d'entre eux, soldats et officiers russes, perdirent la vie sur les champs de bataille français.
"A la mémoire des soldats et officiers du corps expéditionnaire russe qui ont combattu sur le sol français entre 1916 et 1918
La France et la Russie reconnaissance"
La Renommée au Combat (1897/1900) Pierre Granet rive gauche, amont et La Renommée de la Guerre (1897/1900) Clément Steiner rive gauche, aval.
La Renommée de l'Agriculture (1897/1900) Emmanuel Fremiet rive droite, aval et La Renommée des Arts (1897/1900) Emmanuel Fremiet rive droite, amont.
Les quadriges du Grand Palais : "L'Harmonie triomphant de la Discorde" et "L'Immortabilté devançant le Temps"
Les quadriges de Georges Récipon au Grand Palais
Les corps d'angle de la façade principale du Grand Palais convergent vers un élément
essentiel : les quadriges de Récipon. Ces deux sculptures en cuivre, aux inspirations baroques, ont été imaginées par Georges Récipon, également auteur d'une partie des décors du pont Alexandre-III. Les deux groupes représentent "L'Harmonie triomphant de la Discorde" côté Seine, et "L'Immortalité devançant le Temps" côté Champs-Élysées. Chefs-d'œuvre de légèreté, malgré leur poids de douze tonnes, les chevaux semblent s'élancer dans le ciel de Paris, à 30 mètres au-dessus du sol.
Abîmés par le temps, les quadriges font partie des priorités lors de la première phase des travaux de restauration du Grand Palais. Ils sont déposés pièce par pièce entre juillet et septembre 2001. D'abord stockés dans la Nef, ils sont ensuite transportés dans les ateliers de la Socra à Périgueux. Restaurés au cours de l'année 2003, les quadriges retrouvent leur place en 2004, ainsi que leur belle patine verte grâce à une oxydation accélérée.
Photographie ancienne du Grand Palais
Documentation et sources :
"Les Balades du patrimoine : un nouveau regard sur le Patrimoine parisien" de Notre-Dame au Grand Palais. Mairie de Paris. Fiche N° 07.
Site Wikipédia, Paris 1900, anciennes cartes postales
I : la statue du maréchal Foch place du Trocadéro - 11 novembre Paris 16ème
Petit circuit des statues de cavaliers et chevaux à Paris, à suivre
Cette statue en bronze des sculpteurs Robert Wlérick et Raymond Martin représente le maréchal de France Ferdinand Foch, commandant en chef des armées alliés en 1918. Le maréchal est représenté tête nue.
L’œuvre fut réalisée en 1951.
A voir, à proximité :
La Tour Eiffel, évidemment !
Place du Trocadéro : attention, pas d'accès souterrain, accès difficile et dangereux à la statue du maréchal Foch sur le terre-plein central.
Métro. : Trocadéro, ligne N° 6 ou ligne N°9
Documentation et liens :
Liens et sources : Site Wikipédia La statue du maréchal Foch : https://fr.wikipedia.org/wiki/Statue_%C3%A9questre_du_Mar%C3%A9chal_Foch
Le cirque d'hiver voit le jour le 11 Décembre 1852 grâce au Duc de Morny, demi-frère du prince Louis-Napoléon, qui obtient l'autorisation de construire, et à Jacques Hittorf, son architecte. Quelques années plus tard, le 12 Novembre 1859, le cirque s'illumine grâce au « trapèze volant », tour inventé par Toulousain Léotard, dit « l'artiste volant ».
À la chute du Second Empire, le Cirque Napoléon devient Cirque National pour laisser, en 1873, la place au Cirque d’Hiver.
Le 27 décembre 1907 Pathé investi le Cirque d’Hiver transformé en « Temple de l’Art Nouveau » ; fauves et crocodiles n’existent plus que sur l’écran.
Cavalières et cavaliers du fronton du cirque Au centre, détail de l'amaZone
Les premiers spectacles de la famille Bouglione mettaient en scène des fauves. En 1910, Joseph dit Sampion Bouglione est sauvé par son fils durant une présentation de fauves.
En 1926, Alexandre découvre un stock d’affiche de Buffalo Bill datant du Wild West Show de 1904. Il convainc son père de les utiliser et de recréer un spectacle librement inspiré de l’épopée américaine : le Stade du capitaine Buffalo Bill. C’est le triomphe !
Parallèlement, le Cirque d’Hiver redevient un cirque le 12 octobre 1923 avec l’arrivée de Gaston Desprez. Le bâtiment est entièrement restauré : les gradins en bois sont remplacés par des structures en béton, les peintures sont refaites, les installations électriques et techniques rénovées. Les Fratellini en deviennent les directeurs artistiques. Desprez continue sa politique d’investissement en construisant une piscine sous la piste !
Le Cirque Napoléon se dessine sur 42 mètres de diamètre, et compte 40 fenêtres réparties sur 20 pans formant un icosagone, 21 lustres à gaz, 5 900 places. Ses décorations intérieures et extérieures sont confiées aux grands sculpteurs et peintres de l’époque : Pradier, Bosio, Gosse, Barrias.
Le Cirque d'hiver Bouglione
Le 28 octobre 1934, Joseph Bouglione (dit Sampion Bouglione Senior) et ses fils, les quatre frères Bouglione, Alfred (dit Alexandre Ier),Joseph 1er, Firmin Ier, et Nicolas (dit Sampion II), reprennent leCirque d'hiver de Paris, payé comptant en pièces d'or. De grands artistes s'y produisent, de Pauline Borelli, la première dompteuse, à l’écuyère Émilie Loisset, de Jules Léotard à Lilian Hetzen, des Fratellini à Grock et Zavatta, d’Alex à Pipo, d’Albert Rancy à Gilbert Houcke…
De1931 à 1958, le Cirque d'hiver présente périodiquement des spectacles narratifs reprenant la tradition de la pantomime, oubliée en France depuis la Première Guerre mondiale.
Une exposition des œuvres de l'artiste au Grand Palais à Paris.
Gauguin l’alchimiste
Grand Palais
du 11 Octobre 2017 au 22 janvier 2018
Peintures, dessins, gravures, sculptures, céramiques, arts graphiques et décoratifs, Gauguin n’a eu de cesse de travailler la matière sous ces formes les plus diverses et d’en repousser les limites. Découvrez l’étonnante variété d’une œuvre majeure de l’histoire de l’art.
Paul Gauguin, né le 7 juin 1848 à Paris et mort le 8 mai 1903 à Atuona, Hiva Oa, aux Iles Marquises, est un peintre postimpressionniste. Chef de file de l'Ecole de Pont-Aven et et inspirateur des nabis, il est considéré comme l'un des peintres français majeurs du XIXème siècle et l'un des plus importants précurseurs de l'art moderne avec Munch et Cézanne.
Quelques images choisies de l'exposition visitée le 20 novembre 2017 avec le C.J.Houilles
L’œuvre sculptée de Paul Gauguin :
Meuble sculpté et peint
Coupe à popoï sculptée par Paul Gauguin Le plat tahitien est destiné à recevoir la pâte fermentée de l'arbre à pain.
Double portrait de Paul Gaug
Gauguin et son bonnet d'astrakan vers 1888. La photographie lui servira de modèle, 5 ans plus tard
La source Sainte-Amélie à Tahiti, photographie Charles-Georges SpitZ vers 1890, aquarelle préparatoire à la toile Pape Moe vers 1893-1894 et oeuvre terminée à l'huile par Paul Gauguin 1893
La Marquisienne Tohotaua, modèle de Paul Gauguin A gauche photographie de Louis Grelet, à droite "La Jeune Fille à l'éventail" 1902, par Bridgeman Giraudon Museum Folkwang Essen:Artothek/La collection
L'époque bretonne :
"J'aime la Bretagne, j'y trouve le sauvage, le primitif. Quand mes sabots résonnent sur le sol de granit, j'entends le ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture."
Lettre de Paul Gauguin à Emile Schuffenecker, mars 1888
La ronde des petites bretonnes 1888 Huile sur toile National Gallery of Art Washington
La Belle Angèle 1889 Epoque de Pont-Aven Musée d'Orsay à Paris
"La Belle Angèle" est un tableau réalisé par Paul Gauguin en 1889 à Pont-Aven. Angélique Marie Satre (1868-1932), alias « la belle Angèle » était l'une des trois célèbres aubergistes de Pont-Aven, à côté de la Pension Gloanec de « la mère Gloanec » (1839-1915 ) et non loin de l'hôtel de « mademoiselle Julia » Guillou (1848-1927).
Son style graphique est emprunté au japoniste. très en vogue à l'époque à Paris, et en particulier à une toile de Hokusai
"Enfant endormi" 1884, huille sur toile, Art Gallery of Ontario C.P.
La Maison du Jouir à Atuana
Atelier de Gauguin à Punaauia, photographie J. Agostini 1887 (à g) et reconstitution de la case-atelier de l'artiste "La Maison du Jouir" (à dr)
En 1901, Gauguin concrétise son rêve de s'installer dans l'archipel des Marquises.
Il quitte Tahiti pour Hiva Oa et s'installe à Atuana (Atuona) où il construit avec des matériaux locaux sa case-atelier.
Pour info la tombe de Jacques Brel se situe à Atuana sur l'ile d'Hiva Oa.
Autoportraits de Paul Gauguin 'Portrait de l'artiste au Christ Jaune" 1890-91, Grand Palais, Autoportrait,1888,
Merci à notre charmante conférencière du Grand Palais !
L'Hôtel Mezzara a les atouts pour devenir musée ou centre d'art nouveau parisien.
L'Etat vend ses bijoux de famille. Il voudrait se débarraser de ce magnifique hôtel particulier situé au 60, rue Jean de la Fontaine et qui a appartenu à Paul Mezzara, un industriel du textile et fabricant de dentelle, au début du siècle dernier.
Il confia la construction de son hôtel particulier et lieu d'exposition de ses créations à l'architecte Hector Guimard qui lui construisit ce petit bijou de l'art nouveau en 1910-1911.
Une réussite parfaite puisque Hector Guimard dessina l’intégralité de l'édifice : ameublement, éclairage, décoration générale, ferronnerie intérieure et extérieure, vitraux.
Un futur musée ? tout le monde le souhaite, car Paris de possède pas de musée art nouveau
capable de rassembler les œuvres de cette époque fin du 19ème-deuxième décennie du 20ème siècle qui vit de nombreux artistes du monde entier créer leur façon de créer l'art nouveau dans leur pays.
L'Hôtel, devenu cours privé appartint sous forme de don au Ministère de l'Education Nationale, utilisé en tant que foyer de jeunes filles étudiantes, mais il est actuellement dans la gestion de France-Domaine, en négociation de son avenir incertain.
Le Cercle Guimard se bat depuis plusieurs mois pour cela devienne réalité ; créer à Paris un musée art nouveau digne de sa capitale. Bruxelles, Barcelone et même Budapest possède leur musée. Lorsque Guimard décéda en 1942, son épouse et veuve Adeline fit don à l'Etat de l'Hôtel Guimard et son ameublement pour en faire un musée. Il n'y eut pas de suite et le site fut vendu au privé, ses meubles dispersés. L'immeuble est d'ailleurs aujourd’hui dans un mauvais état.
Avec le soutien de :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Venez vous aussi soutenir ce projet passionnant !
Exposition « Hector Guimard, précurseur du design » :
Hôtel Mezzara, 60, rue Jean de La Fontaine, Paris 16ème.
Tous les samedis et dimanches, du 16 septembre jusqu’au 9 décembre, de 10 à 18 heures.
Entrée : 5 euros. (Gratuit lors des Journées Européennes du Patrimoine)
Accès : Métro Jasmin (ligne 9) ou Eglise d’Auteuil (ligne 10) RER C : Station Javel (12 minutes à pieds) Lignes de bus : 52 (arrêt George Sand), 22, 72
Renseignements : 07 69 89 87 69
Différents articles de presse :
PARISCOPE :
TELERAMA "Sortir"
LE PARISIEN :
LE CERCLE GUIMARD :
Exposition
Du 16 septembre jusqu’au 9 décembre 2017
Samedi et dimanche, de 10 à 18 heures Hôtel Mezzara
Au mitan de son parcours professionnel, artiste prolixe et novateur, Hector Guimard décidait, en 1903, de se doter d’un lieu de conception et de fabrication dans tous les domaines des arts décoratifs. Ces locaux, situés avenue Perrichont prolongée, ont permis à cet « architecte d’art » de présenter meubles, luminaires, papiers peints, tapis, couverts de table… autant de créations qu’il entendait diffuser en grand nombre.
Détruits pendant la décennie soixante, ces ateliers reprennent vie dans l’exposition « Hector
Guimard, précurseur du design » à travers une maquette, des documents et des photos anciennes.
Fort de ses récentes recherches, le Cercle Guimarddresse le panorama méconnu des ambitions de cet architecte de la modernité, en puisant également dans les archives léguées en 1948 par Adeline Oppenheim, veuve d’Hector Guimard, à la bibliothèque des Arts décoratifs et dans des collections privées,
Pour donner plus d’ampleur à cet hommage commémoratif, en cette année du cent-cinquantenaire de la naissance d’Hector Guimard, l'exposition est présentée à l'Hôtel Mezzara qui offre l’occasion unique d’admirer une œuvre d’art total de « Style Guimard » (cf. photos ci-dessous), en particulier son grand hall « cathédral »coiffé d’un étonnant vitrail zénithal, et sa salle à manger une des rares pièces toujours meublée et décorée comme à l’origine.
Sources : Cercle Guimard
La maquette de l'Hôtel Mezzara présentée lors de l'exposition
Permanence du 29 octobre 2017, le patio
Beaucoup de blog font écho : le blog d'Hélène par exemple
LE POINT 19 novembre 2017
Un musée pour Hector Guimard
L'exposition qui se tient à l'hôtel Mezzara est un succès. À quand un musée consacré à l'architecte "Art nouveau" qui fête, cette année, ses 150 ans ?
Week-end après week-end, la file d'attente devant l'hôtel Mezzara (1) ne cesse de s'allonger. Et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir pénétrer dans cette belle bâtisse, édifiée par Hector Guimard en 1911 au cœur du 16e arrondissement de Paris. Le succès rencontré par l'exposition consacrée à ce « précurseur du design » qui se tient dans cet édifice "Art nouveau", jusqu'au 9 décembre prochain, réjouit ses organisateurs. « Nous savions que l'architecte était populaire, mais nous ne nous attendions pas à un tel engouement », confie Nicolas Horiot, vice-président du Cercle Guimard à l'origine de l'événement.
Cette association souhaitait célébrer dignement le 150e anniversaire de la naissance de l'inventeur d'un style reconnaissable entre mille. Mission accomplie. Le Cercle Guimard qui comptait moins de cent membres l'an dernier a plus que doublé le nombre de ses adhérents, depuis l'inauguration de l'exposition mi-septembre.
Le mouvement, créé en 2003 pour promouvoir l'œuvre de Guimard, ambitionne désormais de créer un musée ou, du moins, un lieu où pourraient être organisées rétrospectives et conférences dédiées à l'architecte. Le tout au cœur de l'arrondissement où il a vécu et travaillé. « Ses ateliers étaient situés avenue Perrichont et il avait élu domicile avenue MoZart », souligne Nicolas Horiot, lui-même architecte. Nombreux sont ceux qui aimeraient que l'hôtel Mezzara se transforme ainsi en site culturel. « L'afflux de visiteurs prouve que le projet est viable sur le plan économique et bénéfique pour le territoire en matière touristique », veut croire Olivier Pons, secrétaire de l'association.
Une maison à vendre... 7 millions d'euros
L'édifice appartient depuis 1956 au ministère de l’Éducation nationale. Il abritait jusqu'à l'an dernier un pensionnat pour jeunes filles, scolarisées au lycée Jean-Zay. Or, l'État a décidé de s'en défaire et a chargé France Domaine de trouver un acquéreur. Seul problème : la maison est mise à prix 7 millions d'euros. « Il nous faut trouver un mécène, car les pouvoirs publics que nous avons démarchés nous ont tous dit qu'ils ne pouvaient pas, seuls, réunir les fonds », indique Nicolas Horiot.
Fort du soutien d'amateurs du style Art nouveau, notamment étrangers, et convaincu que l'ampleur du travail de Guimard mérite un tel musée, le bureau de l'association se démène aujourd'hui pour réunir les fonds. « Nous avons toqué à toutes les portes : du ministère de la Culture à la Ville, en passant par la région. Si nous trouvons un généreux bienfaiteur, nous parviendrons à constituer un beau tour de table », énonce Nicolas Horiot qui souligne que le classement du bâtiment en deux temps, en 1975 puis en 1994, oblige l'État.
La grille extérieure comme la porte d'entrée en bois peint ne peuvent être démontées. La façade principale, la galerie intérieure et la verrière de l'entrée créée pour éclairer le show-room où Paul Mezzara exposait ses créations textiles, au rez-de-chaussée, ne peuvent pas, non plus, être remaniées. France Domaine ne pourra donc pas se défaire de cet immeuble auprès du premier marchand de biens venu. « À moins de tomber sur un amoureux fou d'Hector Guimard, l'administration ne pourra pas vendre cette maison », insiste Olivier Pons.
Un mobilier rare
Le Cercle Guimard est d'autant plus désireux de transformer l'hôtel particulier en musée que le salon de cette maison dispose encore d'un mobilier et d'un décor d'époque. « Le plafond de la salle à manger est ainsi orné d'une peinture signée de Charlotte Chauchet-Guilleré, amie de l'architecte », indique Georges Vigne, historien de l'art, spécialiste de la période. « Une rareté », souligne Nicolas Horiot qui relève que les meubles signés Hector Guimard sont aujourd'hui dispersés aux quatre coins de la planète.
Mort en 1942 à New-York où il avait trouvé refuge pour protéger sa femme, Adeline Oppenheim, des persécutions anti-juives, Hector Guimard a traversé une période de relatif oubli dans notre pays. Mais pas aux Etats-Unis où de nombreux collectionneurs ont acquis à prix d'or ce que ses détracteurs appelaient le style « nouille ». Ouvrir un site dédié à sa mémoire réparerait cette injustice.
(1) Exposition ouverte chaque week-end, les samedis et dimanches de 10 heures à 18 heures. 60, rue Jean de La Fontaine, 75016 Paris.
La façade côté rue Jean de la Fontaine de l'hôtel et ses ferroneries typiques de l'époque Guimard
Article du Cercle Guimard, le 21 décembre 2017
Un succès immense pour l’exposition à l’hôtel Mezzara !
Avec plus de 13 000 visiteurs, l’exposition « Hector Guimard, précurseur du design » a rencontré un immense succès ! Merci à toutes et à tous !
Passionné(e)s, curieux, étudiant(e)s, architectes, habitant(e)s du quartier, amis du musée d’Orsay ou du musée des Arts décoratifs… c’est un public d’une grande diversité qui a franchi les portes du 60, rue Jean de La Fontaine, dans le 16e arrondissement à Paris, chaque week-end du 16 septembre au 9 décembre.
Dès l’ouverture, lors des Journées européennes du Patrimoine, un millier de visiteurs se pressaient pour découvrir l’exposition et son écrin, l’hôtel Mezzara, construit en 1910 par la grande figure de l’art nouveau parisien. Très vite, le bouche à oreille a fonctionné, le mouvement était lancé… Dès lors, les files d’attente se sont allongées, rythmant chacun des 11 week-ends. Merci à ces nombreux visiteurs patients, à tous ces amateurs dopés à la curiosité, à tous ceux qui espéraient depuis longtemps admirer le lieu. Dans leur écrasante majorité, ils se sont déclarés ravis de cette découverte : c’est une immense satisfaction pour notre association. Leur soutien, désormais acquis, est précieux pour accompagner le projet d’offrir à l’hôtel Mezzara un rôle à sa mesure.
Le Cercle Guimard envoie un clin d’œil amical et un remerciement sincère aux nombreux journaux, magazines, blogs, sites web ou profils sur les réseaux sociaux qui ont annoncé et soutenu l’événement. L’aventure n’est pas terminée, avec de nouvelles parutions dans la presse, quelques Instagramers encore fervents, et par exemple un reportage sur Arte dans quelques jours. N’hésitez pas à nous retrouver sur Facebook, Twitter ou Instagram, pour en savoir plus.
Enfin, le Cercle Guimard remercie les partenaires et soutiens sans qui le projet n’aurait pas été possible :
France Domaine, Ministère de l’Education nationale, Lycée d’état Jean Zay, Mairie de Paris, Mairie du 16ème arrondissement, Archives nationales, Archives de la ville de Paris, Musée et bibliothèque des Arts décoratifs, Musée d’Orsay, Musée de Saint-Dizier, Musée Horta, Réseau Art nouveau Network (Bruxelles), Route européenne de l’Art nouveau (Barcelone), Dartagnans et ses donateurs, Scyna 4.
Article officiel du Cercle Guimard :
Quel Avenir pour l’hôtel Mezzara ?
4 mai 2020
Sur le site de La Tribune de l’Art, organe d’information spécialisé, dans un article du 24 avril, Bénédicte Bonnet Saint-Georges dresse un historique complet du projet de musée Guimard porté par Le Cercle Guimard et Fabien Choné. Au terme de ce récit, la journaliste questionne le Ministère de la Culture sur le potentiel muséal de l’hôtel Mezzara rappelant précisément la proposition du Cercle. Elle interroge également le Ministère de l’Action et des Comptes publics sur l’appel d’offre – toujours à venir – et ses critères de sélection.
Pour le Cercle et son projet, le soutien de La Tribune de l’Art est un signe fort. Cette enquête ne peut qu’encourager et conforter la communauté des passionnés qui voit dans l’hôtel Mezzara le futur étendard de l’Art nouveau français.
Documentation/Sources/Autres articles du blog sur l’Hôtel Mezzara: