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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
une visite à l'atelier-musée de l'artiste Chana Orloff à la Villa Seurat 75014 Paris
par Marianne
Le circuit de Marianne, du métro. Gaité à la Villa Seurat, Paris 14ème arrondissement
Les explications de Marianne sur le quartier de Montparnasse
La maison d'Agnès Varda rue Daguerre
Le lieu d'habitation d'Agnès Varda pendant plus de 60 ans. A l'arrière de la maison se situe un jardin.
Le métropolitain Hector Guimard Denfert Rochereau près des barrières d'Octroi de Claude-Nicolas Ledoux
La gare de Denfert-Rochereau (détails)
L’hôpital de La Rochefoucaudt et sa façade côté sud
L’histoire des lieux :
La « Maison Royale de Santé », à l’origine de l’hôpital, a été créée en 1780 grâce au Père Gérard, provincial de l’ordre de la Charité. En vue d’ouvrir « un hospice destiné à des ecclésiastiques et des militaires dépourvus de fortune », il récolte des dons provenant principalement de l’Assemblée du Clergé de France, de la Couronne et de Mme de la Rochefoucauld – Doudeauville. Il acquiert ainsi une demeure située à Montrouge, en pleine campagne, sur un terrain de 22 000 m².
Reproduction de la statue de "Mon fils marin" de Chana Orloff (œuvre originale de 1927, tirage de 2017).
La Villa Seurat :
La villa Seurat, conçue comme une cité d'artistes, regroupe plusieurs ateliers ou hôtels particuliers construits de 1924 à 1926 pour différents artistes.
Au no 1 : la maison de l'écrivain Frank Townshend construite par André Lurçat en 1926 ; le peintre et ami des surréalistes, Eugène MacCown, y vécut en 1929.
Au no 1 bis : la maison du sculpteur Robert Couturier par Jean-Charles Moreux.
Aux nos 3 et 3 bis : les ateliers des peintres Marcel Gromaire et Edouard Goerq, construits en 1925 par André Lurçat.
Au no 4 : la maison de Jean Lurçat, construite en 1924 par son frère André Lurçat.
Au no 5 : la maison du peintre Pierre Bertrand par André Lurçat.
Au no 6 : la maison du sculpteur et céramiste Emile Just Bachelet par André Lurçat (plans initiaux de Lurçat modifiés par Bachelet).
Au no 7 bis : la maison-atelier de la sculptrice Chana Orloff (1888-1968), construite par l'architecte Auguste Perret en 1926. Chana Orloff l'occupe de 1926 à 1942. Spoliée comme « bien juif », l'artiste la rachète en 1945 et y réside en alternance avec ses séjours en Israël. Aujourd'hui, inscrite monument historique, la maison se visite sur rendez-vous.
Au no 8 : la maison de mademoiselle Quillé par André Lurçat.
Aux nos 9 et 11 : les ateliers de Madame Bertrand et du sculpteur, construits par André Lurçat en 1926.
Au no 15 : maison construite par les architectes Maillard et Ducamp en 1963.
Au no 16 : de 1934 à 1937, domicile du compositeur Maurice Thiriet (1906-1972) connu pour ses musiques de films, dont celle des Visiteurs du Soir, de Marcel Carné (1942).
Au no 18 : à partir de 1934, domicile d'Henry Miller (1891-1980) qui y écrivitTropique du Cancer, Anaïs Nin y demeura, puis le peintre Mario Prassinos.
Au no 20 : résidence du peintre italien Alberto Magnelli.
Les maisons des nos 1, 3, 4, 5, 8, 9 et 11, dues à l'architecte André Lurçat, sont également inscrites aux monuments historiques.
La façade de la maison recouverte de lierre actuellement
Une visite de l'atelier de l'artiste Chana Orloff, construit par l'architecte Auguste Perret en 1926 :
Cet atelier se situe au N° 7 bis de la Villa Seurat 75014 Paris.
La façade des ateliers-musée de l'artiste Chana Orloff
Chana Orloff :
Cette artiste, née le 12 juillet 1888 à Starokonstantinov dans Kostiantynivka, Gouvernement de Iekaterinoslav, actuellement dans la région de Kharkiv, en Ukraine, décédée le 16 décembre 1968 à Tel-Aviv, est une sculptrice de nationalité française.
Un peu d'histoire : Hanna nait dans un petit village d'Ukraine en 1888. Elle est l'avant-dernière de neuf enfants.
Ses parents, Raphaël et Rachel, sont issus de deux milieux sociaux différents : tous deux juifs, lui est intellectuel, sioniste, elle, est issue d'une famille aisée et a les pieds bien sur terre.
Dès son enfance, Hanna a pour exemple sa mère et sa grand-mère, deux fortes femmes, actives professionnellement. Elles exercent la fonction si importante de sage-femme.
Léa a mis au monde une grande partie des enfants du village, juifs et non juifs. Cela assure longtemps une protection solide contre les attaques antisémites qui touchent certaines maisons du village. Dans cette famille, Hanna a du mal à trouver sa place. Les fils vont à l'école, puis partent en apprentissage; les filles sont conditionnées pour être de bonnes épouses destinées à l'homme choisi par les parents. Ce qui ne convient pas au tempérament de Hana et sa soif d'apprendre. Elle persuade d'abord Zwi, un de ses frères, de lui apprendre à lire la nuit en cachette, puis ses parents de la confier en apprentissage à une couturière du village voisin. Elle habite chez un de ses frères.
Le climat social s'envenime et son père Raphaël décide de partir en Palestine avec deux de ses fils pour préparer le départ de toute la famille. Le déclic a été la mobilisation annoncée des fils aînés à l'armée pour combattre les Turcs.
En 1905, la mise à sac et l'incendie de la maison accélère les plans. Il n'y a plus d'alternative : chassée par les pogromes, la famille Orloff embarque sur un bateau à destination du port de Jaffa en Palestine.
Léa, la grand-mère, les accompagne. Les maigres biens sont entassés. Ils considèrent comme un bien précieux quelques poules et un coq qu'ils pensent être d'une race rare.
Par la Russie, Chana restera marquée. Elle a vu le visage hideux de la haine antisémite.
Elle le retrouvera malheureusement plusieurs fois au cours de sa vie, mais jamais, elle ne renoncera à ses propres valeurs.
La famille n'est rien, n'a rien, mais c'est le lot commun. Ils campent à Tetah Tikva, future banlieue de la future Tel-Aviv. Les garçons travaillent dans les champs pour un salaire de misère, et c'est Chana qui fait vibre la famille avec ses travaux de couture. Elle adore ça et bien que sa manière de faire affole les clientes (elle prend peu de mesures et effectue les découpes en jaugeant à l’œil nu le modèle !), elle semble réussir et s'épanouit en travaillant. Les jeunes prennent des cours du soir pour apprendre l'hébreu. Chana s'inscrit aussi à un cours d'études bibliques.
Petit à petit chacun s'organise et c'est encore Zwi qui l'encourage à compléter sa formation de couturière, à partir pour la France, renommée pour la Haute Couture et de revenir avec des diplômes afin d'enseigner à son tour.
L'arrivée à Paris : itinéraire d'une jeune fille douée :
En 1910, Chana arrive à Paris. Elle a 22 ans. Son intention est d'obtenir un diplôme lui permettant d'enseigner. Elle trouve une place chez Paquin.
A suivre bientôt !
L’œuvre de l'artiste :
La partie en travaux de l'atelier de l'artiste
Les nombreuses œuvres de l'atelier de l'artiste
Les dessins de Chana :
Chana et "l'Amazone"
les années 1950
Sources : ateliers de Chana Orloff Paris
Chana et son oeuvre sur les bords du Lac Tibériade :
Les œuvres de l'artiste : photographies sources Annie, octobre 2023
Paris compte une rue Chana Orloff dans le XIXème arrondissement.
Où se trouve-t-elle ? On la trouve pas sur les anciens plans de Paris, pour info.
Métro. Corentin Cariou, près de la Porte d'Anbervilliers.
Les autres maisons d'artistes et de personnalités :
La Villa Seurat
La villa Seurat et ses maisons d'artistes
Documentation sources Ateliers-musée Chana Orloff
Et merci à Marianne pour cette intéressante visite conférence !!
Une visite au musée Balzac dans le manoir de Saché
Une visite au château de Saché en Touraine et du musée Balzac le 22 juillet 2020 :
Ilot de sérénité, ce petit château du Moyen-Age remanié à la Renaissance fut aménagé en confortable lieu de villégiature au XIXème siècle.
Hôte régulier de Saché, Honoré de Balzac en a introduit le souvenir dans ses écrits, notamment dans le "Lys dans la vallée". La demeure abrite aujourd'hui un musée consacré au grand écrivain, au milieu d'un beau parc romantique.
Saché est un manoir du XVIème siècle remanié au XVIIème. Il a été mis au goût du jour au XIXème siècle par son propriétaire Jean Margonne, ami des parents de Balzac qu'il a souvent reçu, lui inspirant ce qualificatif de "débris de château".
Balzac rédige en partie "Le Père Goriot", "Louis Lambert", "César Birotteau" ou "Les
Illusions perdues" à Saché, qui lui fournit également le cadre du roman "Le Lys dans la
vallée". le musée Balzac comporte une imprimerie du XIXème siècle et une salle consacrée à la statue de l'écrivain par Auguste Rodin.
Le monument Balzac par Auguste Rodin qui fit scandale à l'époque
Une passionnante conférence de Christelle au début de notre visite du château.
Des explications sur la vie d'Honoré de Balzac et son immense œuvre littéraire.
Le bureau de Balzac
Le cabinet de travail
Vue du parc depuis le cabinet de travail
La salle Rodin :
La salle Rodin : commandée par la Société des Gens de Lettres en 1891, la sculpture de Balzac par Rodin fait l'objet de très nombreuses études préparatoires pour finalement être présentée au Salon de la société nationale des Beaux-Arts en 1898.
Accueillie par une critique impitoyable, cettte sculpture est pourtant reconnue comme un chef-d’œuvre après la mort d'Auguste Rodin.
Le château de l'Islette
Au Rez-de-Chaussée, la salle de l'imprimerie (voir 14 sur la documentation en fin d'article).
Cette salle évoque le métier d'imprimeur que Balzac exerça de 1826 à 1828.
A la tête d'une entreprise comprenant trente six ouvriers, il supervisa l'impression de deux cent cinquante ouvrages sur les sept presses typographique Stanhope de son atelier.
La documentation du musée Balzac :
Voir aussi autre article sur la Touraine en juillet 2020 :
Il est situé à 25 kilomètres au nord-est de Tours et à 7 kilomètres à l'est d'Azay-le-Rideau.
A voir dans la proche région, le château d'Azay-le-Rideau et le château de l'Islette, qui connu les amours et le travail de Rodin et de Camille Claudel.
Merci à notre ami Daniel qui nous a hébergé dans son camping-car du 20 au 23
La dernière maison de Balzac, anciennement rue Fortunée et actuellement rue Balzac Paris VIIIème
Le musée Balzac à Paris XVIème :
Sources Wikipédia : Le musée Balzac
L'écrivain Honoré de Balzac (1799-1850) vécut de 1840 à 1847 dans cette maison de Passy, sous le pseudonyme de « monsieur Breugnol » pour fuir ses créanciers. Cette maison présentait en effet l'avantage d'avoir deux entrées, dans deux rues différentes, la rue Raynouard et la rue Berton.
Le musée se trouve 47, rue Raynouard (partie haute, le site étant en dénivelé) et 24, rue Berton (partie basse). L'accès au public se fait par la rue Raynouard.
"La Valse" ou "Les Valseurs" modèle en grès flammé du Musée Camille Claudel
La Valse ou Les Valseurs est une des sculpturesmajeures de la sculptrice Camille Claudel (1864-1943), réalisée entre1883 et 1901 et éditée en 1905 en plusieurs exemplaires en plâtre, patiné ou pas, puis en bronze, exposés entre autres au musée Rodin et au musée Camille Claudel. Cette œuvre autobiographique traite le sujet personnel du point de rupture de son amour et de sa folle passion pour son maître et amant Auguste Rodin.
En 1883, la jeune talentueuse sculptrice Camille Claudel, âgée de 19 ans, devient l'élève et la muse du sculpteur Auguste Rodin. Elle partage son atelier, participe activement à de nombreuses œuvres du maître et entretient avec lui une relation artistique et amoureuse passionnée et tumultueuse durant une quinzaine d'années.
En 1889, elle est en rupture avec Rodin qui veut la quitter (elle le quitte en 1898). Elle se rapproche de l’art nouveau alors en vogue, en réalisant cette sculpture en plusieurs versions dans leur atelier commun « la Folie Payen » (château parisien délabré du XIIIème du boulevard d'Italie.
Des études de la Valse auraient été réalisées au château de l'Islette, Touraine, en 1993
La Valse et ses débuts
L'œuvre d'origine en plâtre représente un couple de danseurs de valse nus, amoureusement et érotiquement enlacés dans leur passion, entraînés par leur élan dans un tourbillon représenté par le mouvement du drapé, la danseuse est suspendue à son cavalier, à la limite du point de rupture de son équilibre. La passion anime cette valse.
La Valse dessin à la plume de Camille
À la suite de critiques jugeant son œuvre indécente, Camille reprend sa sculpture et drape la danseuse à mi-corps, pour une version sensuelle moins érotique. En 1893, elle expose une nouvelle version en plâtre au Salon de peinture et de sculpture de la Société Nationales des Beaux-Arts.
En 1905, une version à nouveau modifiée en 1901, est éditée en de nombreux exemplaires en bronze par le fondeuret marchand d'art Eugène Blot.
Reine-Marie Paris, qui collectionne les œuvres de Camille, fait faire des reproductions de La Valse après en avoir acquis un original. Partant d'une version en bronze et en onyx, elle fait entièrement refaire en bronze une statue, plus grande[2].
Critiques des danseurs nus :
En 1892 le critique d'art Armand Davot condamne l'œuvre dans un rapport à la direction des Beaux-Arts : cette œuvre ne peut être acceptée (…). Le violent accent de réalité qui s'en dégage lui interdit, malgré son incontestable valeur, une place dans une galerie ouverte au public. Le rapprochement des sexes est rendu avec une surprenante sensualité d'expression qui exagère considérablement la nudité absolue de tous les détails humain.L'écrivain Jules Renard cite à propos de l'œuvre et ce groupe de la Valse où le couple semble vouloir se coucher et finir la danse par l'amour[3].
Vente record d'une sculpture de Camille Claudel:
La version en bronze haute de 46,7 cm avec la femme portant une jupe longue a été adjugée 1,18 millions d'euros aux enchères le 11 juin 2017 à la petite nièce de Camille, Reine-Marie Paris ; elle était restée jusqu'en avril 2017 dans un placard de son premier propriétaire, Joseph Allioli, et devrait être exposée dans le musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.
Quelques images de la Valse ou les Valseurs de Camille Claudel :
"La Valse" grès flammé
Musée Camille Claudel Nogent-sur-Seine
"La Valse" bronze à la cire fondue 1905
H : 46,5 cm l. : 35.5 cm P : 19,5 cm
"La Valse" du musée Sainte-Croix à Poitiers
Le modèle de la Valse du musée Sainte-Croix de Poitiers. Bronze, fonte à la cire fondue Eugène Blot en 1905.
Ancien propriétaire : André Brisson
André Brisson fut administrateur de sociétés. Collectionneur d'oeuvres d'art, il fit donation de sa collection (peintures et sculptures modernes) en 1953, au Musée des Beaux-Arts de Poitiers.
Propriétaire actuel :
musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l'Ouest
La Valse"avec voiles"
La Valse avec voiles 1892-1893
Bronze ancien 1893 "La Valse" avec Voiles, face
H : 96 com L : 87 cm P : 56 cm
Collection privée
"La Valse" avec Voiles vue de dos
Camille souhaitait effectuer un marbre de la Valse avec Voiles, mais la commande de marbre n'a jamais été signée.
H : 96 cm L : 87 cm P : 56 cm
Le plâtre de 1892 a été exposé à la Société Nationale des Beaux(Art en 1893. Le livret indique Siot-Decouville comme propriétaire.
Le bronze de la Valse "avec Voiles"
Collection privée
"La Valse" ou les Valseurs "Frits Thaulow Agrandissement
Bronze cire perdue Fonderie Rocher , Fonderie Delval à Paris, Fonderie Chapon à Paris :
La plus grande connue des sculptures de la Valse
H : 114 cm L 106 cm P : 53 cm
entre 1893 et 1895
12 exemplaires de cette œuvres ont été reproduites : 8 exemplaires numérotés de 1/8 à 8/8 et 4 épreuves d'artistes numérotés de EA I/IV à EAIV/IV, tirage annoncé
Localisation : collections privées et un exemplaire à Soumaya à Mexico.
Expositions : Camille Claudel, Taiwan, Kaohsiung; musée des Beau-Arts 1994
Camille Claudel, Mexico, Mexique Museo del Palacio de Bellas Artes, 1997.
La Valse "Frits Thaulow" agrandissement, bronze posthume
Collection privée photographie Eric Boutigny
Source : Camille Claudel Catalogue raisonné Reine-Marie Paris et Philippe Cressent Edition mars 2019
La Valse du Musée Rodin 1893 :
H : 43.2 cm L : 34.3 cm P ; 23 cm
Le bronze est en fait la deuxième version.
La Valse dans cette variante, présente la valseuse au torse nu, sans les voile à capuchon. Comme celle-ci était exposée à Bruxelles en 1894, l'artiste a créé une version postérieurement. En 1896, le peintre Frédéric Vallet présentait au Salon une toile intitulée Entre Artistes, représentant deux jeunes filles, l'une jouant du piano, l'autre chantant une mélodie. Il est représenté sur le piano un exemplaire de la Valse que l'on peut donc dater de 1895.
La fonte de la Valse chez Blot aurait été terminée en août 1893.
Le plâtre ayant servi à la fonte de la Valse serait disparu ou détruit.
"La Valse" en plâtre patiné
Entre 1893 et 1895
H : 43.7 cm L : 37 cm P : 17.5 cm
Plâtre patiné et signé C. Claudel sur le socle
Cette œuvre , ancienne collection de Reine-Marie Paris. Acquisition en 2008 du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.
Le contexte :
Camille Claudel et Auguste Rodin :
Camille Claudel rencontre Auguste Rodin pour la première fois lors d'un cours de sculpture grâce à Boucher. Elle intègre son atelier en 1884 et participe comme les autres élèves du maître à ses sculptures les plus imposantes, en découvrant sa méthode d'observation des profils et l'importance de capturer les expressions. Très vite, une complicité s'installe entre les deux artistes et Camille inspire à Rodin certaines œuvres. Malgré leur différence d'âge et le fait que Rodin soit déjà engagé auprès d'une autre femme, Rose Beuret, les deux amants vivent une passion amoureuse durant plusieurs années.
Pourtant, la relation est tumultueuse. Camille Claudel souhaite que Rodin s'engage, mais il refuse le mariage. D'après certaines sources, le couple aurait eu au moins deux enfants et Camille Claudel aurait subit plusieurs avortements, dont un dernier en 1892.
Son repos au château de l'Islette en Touraine ferait suite à un avortement et a donné naissance à sa fille spirituelle : la petite Châtelaine et Camille aurait travaillé sur le sujet de la Valse dans le site.
Artistiquement, Camille Claudel restera longtemps cantonnée à la position d'"élève" et, malgré un talent remarquable, demeurera dans l'ombre de son mentor. On l'accuse de le copier et sa relation amoureuse avec l'artiste n'arrange en rien sa réputation. La jeune femme va pourtant se battre pour réaliser son propre cheminement artistique. Camille produit alors beaucoup, mais scandalise le milieu en sculptant des nus très librement.
La Valse ou les Valseurs aux f deux personnages nus sont refusé au Salon des Artistes de Paris. Elle devra habilller sa valseuse pou exposer son oeuvre.
Les sculptures de Camille Claudel ont aussi eu un impact sur Rodin. Par exemple, sa pièce de 1886, "Jeune fille à la gerbe", est largement considérée comme ayant inspiré "Galatea" de Rodin, achevé quelques années plus tard. Claudel et Rodin travailleront aussi de concert, donnant naissance à des sculptures révélatrices, "Persée et la Gorgone" ou encore la célèbre statue du "Baiser". La première présente un autoportrait de Claudel dans le rôle de la Gorgone Méduse et a souvent été interprétée comme une contemplation de la bataille difficile pour la reconnaissance à laquelle elle a dû faire face dans sa carrière artistique. Les deux pièces coïncident avec la fin de leur relation, en 1893.
L'Age mûr une autre œuvre majeur de l'artiste :
Après la rupture du couple, la critique ne reconnaît toujours pas le talent de Camille Claudel, malgré toutes ses productions de qualité ("La Valse" en 1893, "Clotho" en 1893). En 1899, elle cherche toujours à s'affranchir de Rodin. Elle sculpte "L'Âge mûr" et réalise là l'une de ses œuvres majeures. "L'Âge mûr" illustre parfaitement la dégradation de son amour pour l'artiste. Leur relation est devenue laborieuse, Rodin refuse de se séparer de Rose Beuret pour sa maîtresse. Ainsi, cette sculpture la symbolise, le suppliant, tandis que lui se détache d'elle pour rejoindre l'autre femme.
L'artiste internée avant sa mort :
Après sa séparation d'avec Rodin, Camille Claudel sombre peu à peu dans la folie, allant jusqu'à détruire de rage certaine de ses œuvres. Dans l'isolement et la misère, elle souffre également de l'éloignement de son frère, l'écrivain Paul Claudel parti aux Etats-unis. Un frère très croyant qui vise une carrière de diplomate et qui la rejette pour son art et ses moeurs, autant qu'il s’apitoie sur son sort. Camille Claudel sculpte encore et expose ses oeuvres en 1905 à la galerie Blot. Mais elle semble de plus en plus gagnée par la paranoïa et le sentiment de persécution. Le 2 mars 1913, elle perd son père, Louis-Prosper Claudel. Il était l'un des derniers dans sa famille à soutenir sa fille et aurait sans doute beaucoup souffert de la voir internée. Au lendemain de sa mort, sa femme, la mère de Camille Claudel, décide pourtant de l'interner de force et signe le certificat de l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard. Camille Claudel sera ensuite transférée à l'asile de Montdevergues et passera le reste de sa vie en hôpital psychiatrique.
Techniques et procédés de la fonte du bronze : le mot d'un artiste travaillant le bronze, Carlos :
La cire perdue et la fonte au sable :
Deux procédés permettent de passer du modèle en plâtre au bronze : la fonte à la cire perdue dont je vous ai déjà parlé et la fonte au sable, très utilisée à l’époque de Rodin et Camille , la valse coulée en 1893 fut une
fonte au sable ! « Dans ses grandes lignes, la fonte au sable n’est pas très différente de la fonte à cire perdue. Elle est un peu plus simple toutefois car il n’y a qu’un seul moule, en sable, et pas d’épreuve en cire : cela veut dire que l’artiste n’a pas la possibilité de retoucher une dernière fois son œuvre, mais qu’il peut être assuré a priori d’une grande fidélité au modèle d’origine. Pour Rodin, qui a mis en circulation plusieurs centaines de bronzes, c’était évidemment un avantage. Le modèle, qui peut être en plâtre ou en bronze plus résistant s’il s’agit d’une édition illimitée (il est dit alors « chef-modèle »), est en général coupé pour faciliter le moulage. Le moule est réalisé en tassant du sable autour de lui. Lorsque le modèle est en plâtre, il souffre de ces opérations : "Si le modèle avait été traité par la fonte au sable, il eût été complètement morcelé, écrivait Jean Bernard dans une note du 9 décembre 1977 à propos de la fonte de La Porte de l’Enfer, chaque morceau assemblé par des coupes à la romaine, passé à la gomme laque qui lui eût retiré son caractère originel de plâtre. De plus, chaque morceau supportant le foulage de la terre de fonderie et la coupe des pièces eût été irrémédiablement marqué, pour ne pas dire abîmé, par ces différentes opérations. (Avec la cire perdue) le modèle ne sera absolument pas altéré d’aucune façon et, au contraire, restauré et conforté, rendu dans un état tel qu’il pourra être exposé." Après le tirage d’épaisseur, le noyau est replacé à l’intérieur de ce moule et le bronze coulé directement. Pour sortir l’épreuve, le moule doit être cassé: il ne peut donc resservir, mais le sable, lui, est réutilisable
Circuit Sur les traces de Camille Claudel à Paris :
les oeuvres de l'artiste dans l'atelier de Bourdelle
La fille et le femme de l'artiste
plâtres patinés
Moulages en plâttres et ses différenttes patines Atelier de l'artiste
Le jardin de l'artiste :
L'étage d'exposition des œuvres de Bourdelle :
Le musée Bourdelle :
Le musée Bourdelle est situé au nᵒ 18 de la rue Antoine-Bourdelle dans le 15ᵉ arrondissement de Paris. Il est installé dans les appartements, ateliers et jardins où Antoine Bourdelle vécut et travailla dès 1885 à l'adresse de l'époque, nᵒ 16 impasse du Maine. Le lieu fut transformé en musée en 1949.
A noter, la structure en briques du musée Bourdelle rappelle les matériaux de la ville d'enfanc de l'artiste, Montauban
L'enfance d'Antoine Bourdelle (1861-1876)
Emile-Antoine Bourdelle naît à Montauban, le 30 octobre 1861.
Il est le fils unique d’Emilie Reille, fille de tisserand et d’Antoine Bourdelle, menuisier-ébéniste qui sculpte les meubles qu’il dessine. A l’école l’enfant manifeste de si vives dispositions pour le dessin que son maître, Monsieur Rousset, lui accorde toute liberté de les exprimer, « installé tout à part des classes, dans une sorte de vestibule ». (Bourdelle, Ecrits sur l’art et sur la vie).
A l’âge de 13 ans, Bourdelle entre dans la boutique paternelle comme apprenti. Le soir, il suit les cours de l’école de dessin de Montauban où il s’initie à la technique du modelage, d’après des copies de plâtres antiques. L’adresse du jeune ébéniste lui vaut bientôt la reconnaissance des amateurs montalbanais. En 1876 il obtient une bourse et le concours d’admission à L’École des beaux-arts de Toulouse.
Les huit années d’études à Toulouse sont celles d’une solitude ardente, d’une fièvre de travail tempérée par la discipline de l’enseignement académique.
Reçu second au concours d’admission de l’École des beaux-arts de Paris en 1884, Bourdelle entre dans l’atelier d'Alexandre Falguière qu’il quitte deux ans plus tard : « J’en ai assez ! Je ne comprends rien à tous ces systèmes de prix, de concours ».
En 1885, il s’installe à demeure dans l’atelier du 16 impasse du Maine – le musée d’aujourd’hui. La même année, son plâtre "La Première victoire d'Annibal" est couronné au Salon des artistes français. Bourdelle se fait un nom mais doit gagner sa vie. En 1893 Rodin l’engage comme praticien. Bourdelle ne quittera l'atelier qu'en 1908.
Les deux hommes s’estiment, la collaboration s’avère décisive. En 1895 sa ville natale lui passe commande du Monument aux Morts, aux Combattants et Défenseurs du Tarn et Garonne de 1870-1871 : Bourdelle donne toute la mesure de son lyrisme.
En 1900 Bourdelle exécute la décoration du théâtre du musée Grévin, à la demande du directeur Gabriel Thomas : des masques et un bas relief pour le dessus de scène – Les Nuées.
La même année, il fonde avec Rodin et le sculpteur Desbois une école à Montparnasse pour l’enseignement libre de la sculpture. Soucieux cependant de trouver sa voie propre, Bourdelle s’affranchit de la manière de Rodin. Tête d’Apollon, commencée cette année là, manifeste une toute autre recherche : « j’échappai au plan accidentel pour chercher le plan permanent. » (Bourdelle, Ecrits sur l’art et sur la vie).
En 1905 le fondeur Hébrard lui ouvre sa galerie parisienne, rue Royale : la première exposition personnelle de l’artiste réunit 39 sculptures, 18 peintures, 21 dessins. La préface du catalogue est signée Élie Faure. Bourdelle expose aussi pour la première fois au Salon d’Automne – 15 œuvres dont le bronze de Pallas.
Il quitte l’atelier de Rodin en 1908.
La maturité (1908-1929)
En 1909 Bourdelle commence d’enseigner à l’Académie de la Grande Chaumière : Alberto Giacometti, Germaine Richier, Vieira da Silva, Otto Gutfreund compteront parmi ses élèves.
Exposé en 1910 au Salon de la société nationale des beaux-arts,"Héraklès archer"enthousiasme le public et la critique. Réclamé par les musées, ce chef d’œuvre est partout reproduit, jusque sur les cahiers d’écolier.
Gabriel Thomas sollicite le maître, cette fois sur le chantier du Théâtre des Champs-Elysées (1910-1913): tour à tour architecte, sculpteur et peintre, Bourdelle prouve à nouveau sa capacité « à tout concevoir en monument ».
La décennie 1919-1929 est celle des grandes commandes officielles : La Vierge à l’offrande (1919-1923) érigée en Alsace, La France (1925) devant le Grand Palais pour l’Exposition des Arts décoratifs. Le Monument au général Alvéar est inauguré à Buenos Aires en 1926, le Monument à Adam Mickiewicz à Paris, le 28 avril 1929.
Bourdelle meurt le 1er octobre.
Encre lavis à l'encre bleue turquoise, octobre 2019
Le programme du concert du 20 octobre 2019, 15 heures, à la salle Pleyel
Tom Frager en première partie du concert
Tom Frager et son guitariste
VISITEUR D’UN SOIR :
Un spectacle intimiste
1959... 2019 Une longue route de Troubadour...
« Un dimanche de février 1943, je marche avec mes frères, dans le violent vent d’antan, sur la route gelée qui conduit de Sorèze à Revel
Un nouveau film de Marcel Carné est à l’affiche : « Les Visiteurs d’un soir »
Mon cœur d’adolescent va être marqué à vie !
Lorsqu’en 1948 je débarque à Paris dans l’espoir d’entrer aux Beaux-Arts,
le destin me conduira finalement sur le chemin de Gilles, le Troubadour du film, magnifiquement incarné par le grand comédien Alain Cuny. »
2019...
Hugues Aufray fait une halte pour se raconter... retracer son parcours partager son histoire... Il invite à entrer dans son lieu de travail, dans son univers musical pour faire revivre ses rencontres, les évènements qui ont marqué sa vie, ses engagements, ses coups de cœur... Des anecdotes et les chansons de sa vie guident le public sur le chemin de ce troubadour, qui dévoile un peu de son intimité, et surtout sans détour, tel qu’il est dans la vie. Chansons connues, moins connues et aussi chansons d’autres artistes qui ont enrichi sa carrière. Comme Gilles il vient enchanter les cœurs et les mémoires...
Hugues Aufray était entouré de six musiciens :
Georges Augier de Moussac, (chef d’orchestre) Basse – Guitare,
Max Pol Delvaux, Guitare électrique et 12 cordes – Lapsteel – Charango,
Christian Séguret, Dobro – Violon – Mandole – Banjo,
Hugues Aufray en concert au Palais du facteur Cheval, à Hauterives, le 28 juillet 2012
Hasta Luego
A la mémoire du Père Michel Jaouen
Hasta luego! À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego! On se reverra sous peu
On a trois mois de réserves au fond des cales
Allez, les gars! On va hisser la grande voile
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui n'as rien, embarque-toi avec nous
Donne-moi la main, t'as qu'à passer parmi nous
Hasta luego! À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego! On se reverra sous peu
Toi qui as peur, cache-toi derrière mon bras
Car voici l'heure, on va être fier de toi
Laissez-passer les enfants de la nuit
Il faut chercher le grand vent de l'oubli
Toi qui le peux, regarde-moi dans les yeux
Suis ma route, elle te mènera vers Dieu...
Hasta luego! À bientôt, si Dieu le veut
Hasta luego! On se reverra sous peu
Hugues Aufray, sculpteur,
présente son Hommage à Bob Dylan en 2009
Quelques images de la salle Pleyel et son hall d'entrée art déco :
Le hall d'entrée de la salle Pleyel et ses détails de style art déco
Au nom de la manufacture française de pianos Pleyel, la salle Pleyel était une salle de concerts symphoniques. Inaugurée en 1927, elle prenait la suite de plusieurs « salles Pleyel » créées au cours du XIXe siècle.
De style art déco elle est considérée comme l’une des grandes salles françaises du XXème siècle, comme un « passage obligé de la gent musicale internationale » Elle a contribué à l’animation de la vie musicale de Paris en accueillant, depuis son ouverture, environ vingt-cinq millions de spectateurs lors de vingt mille concerts. Plusieurs fois rénovée, elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 3 septembre 2002.
Rouverte en septembre 2006 après quatre années d’interruption, elle a été gérée par la Cité de la musique de 2006 à 2014, qui en est devenue propriétaire en juin 2009 et a accueilli en résidence l'orchestre de Paris et l'orchestre philharmonique de Radio France de septembre 2006 à décembre 2014.
Avant l'ouverture de l'auditorium de la maison de la Radio en 2014, puis de la Philharmonie de Paris en 2015,
C’était la seule salle parisienne spécifiquement construite pour la musique symphonique, les autres concerts avec orchestre ayant lieu notamment à la salle Olivier-Messiaen de la maison de Radio France et de la salle Gaveau, plus petites, ou au théâtre des Champs-Elysées et au théâtre du Châtelet, des salles à l'italienne.
Depuis janvier 2015, la programmation relève de la Philharmonie de Paris et la Cité de la musique et a donné la concession de la salle pour quinze ans au groupe Fimalac, dans le cadre d'une occupation temporaire du domaine de l'État.
Les architectes de la salle Pleyel : Gustave Lyon, Jacques Marcel Auburtin, André Granet, Jean-Baptiste Mathon.
L'entrée de l'exposition du Grand Palais côté Champs-Elysées
Quelques images du vernissage de l'exposition, le mardi 8 octobre 2019
Henri de Toulouse-Lautrec par lui même vers 1880
Huile sur toile Musée d'Albi
Nu de face 1883 -1887 Nude Facing Front 1883 - 1887
Couple nu, femme assise 1883- 1884
Nude Couple, the Woman Seated 1883 - 1884
Le jeune Routy à Céleyran 1882 - Young Routy at Céleyran 1882
"Je peins une femme qui a la tête en or absolument" Lettre d'Henri de Toulouse-Latrec à sa mère , 1884
"I am painting a woman whose heas is oure gold" Letter from Henri de Toulouse-Lautrec to his mother. 1884
Rousse (la toilette) 1889 Redhead (Washing), 1889
"Lautrec s'est épris de beaucoup de ses modèles. Pour ne pas dire qu'il ne les prenait que parmi les femmes dont il s'était épris." Thadée Natanson, Un Henri de Toulouse-Lautrec, 1951.
"Lautrec fell in love with many of this models. One might say he only ever painted women he had fallen in love with". Thadée Natanson, Un Henri de Toulouse-Lautrec, 1951.
Portrait de Vincent Van Gogh 1887 Portrait of Vincent Van Gogh 1887
Femme rousse assise 1887 Redhead Sitting 1887
Carmen en caraco blanc 1887 Carmen in a White Blouse 1887
La comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec dans le salon du château de Malromé vers 1886 - 1887
Countess Adèle de Toulouse-Lautrec in the Drawwing-room at the Château de Malromé c. 1886 -87
Adèle de Toulouse-Lautrec, mère de l'artiste, par Henri
Au Nouveau Cirque, la clownesse aux cinq plastrons 1892
At the Nouveau Cirque, clowness and the Five Stuffed Shirts 1892
Au Nouveau Cirque, Papa chrysanthème vers 1894-1895
At the Nouveau Cirque, Papa Chrysanthemun c. 1894-1895
La Danse au Moulin Rouge, dit aussi La Goulue et Valentin le Désossé 1895 et la Danse mauresque dit aussi Les Aimées 1895
Ces deux panneaux faisaient partie de la baraque de la Goulue, à la Foire du Trône à Paris.
"La Danse au Moulin Rouge", dit aussi "La Goulue et Valentin le Désossé" est une grande huile sur toile de 298 x 316 cm et fait partie des collections du Musée d'Orsay.
"La Danse mauresque", dit aussi "Les Aimées" est aussi une grande huile sur toile de 285 x 307.5 cm et fait aussi partie des collections du Musée d'Orsay.
Marcelle Lender dansant le boléro de Chilpéric.
Collection National Gallery of Art Washington
Le coin des hommes :
Portrait du Dr Henri Bourges (détails)
Portrait du Dr Henri Bourges 1891
Portrait of Dr Henri Bourges 1891
Portrait de Gaston Bonnefoy 1891
Portrait of Gaston Bonnefoy 1891
Portrait d'Edouard Vuillard, Profil de Toulouse-Lautrec, vers 1898
Edouard Vuillard, Toulouse-Lautrec in Profile, c 1898
Photographie de Toulouse-Lautrec
Portrait d'Yvette Guilbert En bas photographie
La chansonnière Yvette Guilbert
Portrait de Marcelle Lender, photographie vers 1900 Mademoiselle Marcelle Lender, en buste, 1895
Portrait of Marcelle Lender, picture, c. 1900 Mademoiselle Marcelle Lender, Bust-lengh, 1905
Portrait de Marcelle Lender
Aristide Bruant chansonnier affiche 1893
Exposition Internationale d'Affiches
Catalogue d'Affiches artistiques A. Arnould, 7 rue Racine Paris