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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
"On ne devient pas un mythe par hasard, pas plus qu’on ne le reste en vivant sur une réputation"
Le restaurant est créé en 1896 par deux frères, Frédéric et Camille Chartier, dans une salle aux allures de hall de gare, sous l'enseigneLe Bouillon, à proximité des Grands Boulevards, de l'Hôtel Drouot du musée Grévin et du Palais de la Bourse.
En plus de cent ans d'existence, seuls quatre propriétaires se sont succédé à la tête du restaurant.
La salle sur deux étages était auparavant un fabriquant de cartouches, les établissements Chaudun-Derivière, de 1845 aux années 1880.
La conservation de l'architecture du bâtiment et de la décoration Belle Epoque de la salle a permis son classement aux monuments historique en 1989.
Un autre Bouillon Chartier fut installé, en 1902, au 142, boulevard Saint-Germain, aujourd'hui le restaurant Vagenende. Le décor d'origine, de style Art nouveau, est inscrit aux Monuments historiques depuis 1975.
Un autre Bouillon Chartier fut installé, en 1903, au 59, boulevard du Montparnasse, avec des revêtements en céramique de Louis TréZel. C'est aujourd'hui le Bistro de la Gare, dont la salle et le décor sont inscrits aux Monuments historiques depuis 1984.
Le Restaurant Julien, situé 16, rue du Faubourg-Saint-Denis, anciennement Gandon-
Fournier, en 1905, fut un Bouillon Chartier jusqu'en 1938. Son décor Art nouveau est également inscrit aux Monuments historiques depuis 1997
Camille Chartier créa, en 1906, un autre bouillon au 3, rue Racine, Paris 6ème arrondissement. Ce bouillon existe toujours, sous le nom de Bouillon Racine; il a également conservé son décor Belle Époque.
Ce parcours est l’occasion de comparer et tisser des liens entre les deux architectes lyonnais et figures de l’Art nouveau parisien, Jules Lavirotte et Hector Guimard. Confrères mais aussi compétiteurs, ils s’étaient accaparés des espaces de création bien distincts : Guimard principalement dans le XVIe arrondissement ; Lavirotte dans le VIIe. Nous commencerons par la Maison des Arums d’Octave Raquin, puis nous poursuivrons avec les édifices les plus remarquables de la carrière de Lavirotte, avec un arrêt devant l’hôtel particulier du bijoutier René Lalique.
Se munir d’un titre de transport qui pourra servir en fonction de la météo.
Toute inscription doit se faire uniquement via le formulaire ci-dessous. Les paiements se feront soit par chèque, soit en espèce sur place.
Tarif réduit pour adhérent, demandeur d’emploi ou – de 26 ans (avec présentation d’un justificatif). Si enfant, merci de prévenir dans les commentaires.
Réserver :
Vous pouvez réserver 4 places maximum. Le tarif adhérent est appliqué uniquement aux adhérents, pas aux personnes les accompagnant.
Après votre réservation, merci d’effectuer de préférence un virement dans les plus bref délais. Télécharger notre RIB (Merci de préciser votre nom et la date de la visite dans les références du virement) Vous voulez adhérer ? Vous pouvez inclure le montant de l’adhésion dans votre virement.
La façade côté avenue de Wagram de l'Hôtel Céramic, actuellement Elysées Céramic
Description :
L'édifice est un immeuble en béton armé. Sa façade est de style Art nouveau, recouverte sur les trois premiers étages de grès flammé (d'où le nom de l'établissement).
Historique :
L'hôtel est construit en 1904 par l'architecte Jules Lavirotte. Les céramiques sont réalisées par le céramiste Alexandre Bigot, les sculptures par Camille Alaphilippe.
L'immeuble est lauréat de l'édition 1905 du concours de façades de la ville de Paris. La façade et la toiture sur rue de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques en 1964.
L'édicule du métropolitain Abbesses, le seul accès à la Butte Montmartre :
Le métropolitain Abbesses :
La station est ouverte le 30 janvier 1913. Le nom de la station vient de la Place des Abbesses qui fait référence à l'Abbaye des Dames de Montmartre.
La station dispose d'un unique accès place des Abbesses face au 2, rue La Vieuville:
La sortie de métropolitain "Abbesses" est la station la plus profonde de Paris, avec un niveau situé à 36 mètres en dessous de la chaussée.
C'est aussi la seule qui donne directement accès à la Butte Montmartre, célèbre notamment pour ses artistes.
L'édicule de la station "Hôtel de Ville" qui était installé sur le trottoir du côté des numéros impairs de la rue de Lobau est démonté et sera installé au milieu de la place des Abbesses.
Il deviendra le troisième édicule à verrière restant actuellement à la station Abbesses en 1974.
Les stations "Porte Dauphine" et "Châtelet" comportent ellesaussi un édicule à verrière.
La sortie de métro. Abbesses, avant son démontage en 1975
L'édicule à claire-voie installé à la station Hôtel de Ville, rue de Lobau. Collection archives R.A.T.P.
Ecusson de la ville de Paris sur l'édicule Guimard Abbesses
A remarquer: l'écusson de la ville de Paris est à l'époque un trois-mâts, il est actuellement officiellement un navire à un seul mâts.
Détails de l'écoulement des goutières latérales, différente de celle unique du métropoliatin Porte Dauphine
Quelques détails de l'édicule de la station de métropolitain Abbesses
La plaque du metropolitaion visible dans la descente de l'edicule "Abbesses"
A l'occasion de la rénovation de la station Abbesses en 2007, la RATP a commandé à l'association des artistes "Paris-Montmartre" 15 oeuvres originales afin d'harmoniser ses espaces à cet environnement urbain exceptionnel.
Sept créations photographiques réalisées par l'artiste Jacques Habbas viennent épouser la forme hélicoïdale de l'escalier de descente à quai. Elles le transforment en un rappel sensible et multiforme du quartier desservi par la station, en révèlent les mille visages, spectaculaires ou intimistes
La descente impressionnante vers le quai du métropolitain et ses oeuvres photographiques
Un article sur ce petit bijou du ministère de l'Education Nationale que l'Etat veut vendre.
De nombreux passionnés du Patrimoine français souhaitent que ce magnifique édifice, témoin de l'art nouveau du début du XXème siècle devienne le musée Guimard ou un musée de l'art nouveau à Paris ou un espace culturel dédié à l'art nouveau parisien. En effet, Bruxelles possède son musée Horta, Barcelone ses musées Gaudi. Paris conserve encore de belles réalisations art nouveau (Castel Beranger, Immeuble Jassédé, immeuble et hôtel Lavirotte, mais pas de musée et ses magnifiques édifices privés de sont pas ouverts au public, même durant les journées européennes du patrimoine. il existe cependant à Nancy le musée de l'Ecole de Nancy, spécifique aux artistes et artisans nancéien et de la région (Emile Gallé, Victor Prouvé, Louis Estaux, Camille Martin, Louis Majorelle, ainsi que la Villa Majorelle, ouverte au public.)
Un musée Guimard à Paris refusé par l'Etat français en 1948 :
En 1948, six ans après le décès de son mari, Madame Guimard décide de faire don de l'hôtel particulier, de son mobilier, conçu spécialement par son mari dans le plus pur style Art nouveau, ainsi que des archives de son mari à l'État français, afin d'en faire un musée. L'État refuse le don. Une partie du mobilier est cependant acceptée par trois musées français, dont le Petit Palais et le musée des Beaux-Arts de Lyon. Le reste est vendu aux enchères et principalement acheté par des collectionneurs américains. L'immeuble est découpé en appartements et vendu.
La chambre à coucher de Madame Guimard au Musée des Beaux-Arts de Lyon (image de droite)
L'immeuble Guimard est malheureusement dans un état déplorable aujourd'hui, les propriétaires manquant de financements pour sa restauration. Seul, son encadrement de portail principal a été restauré en 2006.
La Fondation Guimard et lHotel Mezzara : Le Cercle Guimard développe le projet d'une fondation Guimard, installée à l'hôtel Meazzara dans le but de doter Paris d'un espace culturel et touristique dédié à l'oeuvre d'Hector Guimard et à l'art nouveau de la capitale française.
Revenons à l'Hôtel Mezzara :
Petit rappel de son histoire :
L'hôtel Mezzara est un hôtel particulier de style art nouveau situé au 60, rue Jean de la fontaine à Paris XVIème arrondissement et construit par l'architecte Hector Guimard en 1910-1911, pour Paul Mezzara, un industriel du textile et créateur de modèle de dentelles pour l'ameublement et le costume féminin.
D'origine vénitienne, Paul Mezzara est membre comme Hector Guimard de la Société des artistes décorateurs , et c'est sans doute par le biais de cette association, tous deux étant membres de de la société des artistes décorateurs, qu'il fait la connaissance de l'architecte Hector Guimard. L'hôtel lui sert de lieu d'exposition et de vente de ses tissus, mais il n'y vit que deux ans seulement, la première guerre mondiale ayant fait des ravages humains chez les hommes.
En 1930, l'hôtel est vendu par les héritiers de Paul Mezzara aux sœurs La Cascade qui le transforment en un établissement de cours privé, puis le cèdent à l'Education Nationale en 1956. Anciennement "Foyer des Lycéennes", Il devient alors une annexe du Lycée d'Etat Jean-Zay, situé au 10, rue du docteur Blanche, Paris XVIème.
Le Foyer des Lycéennes est alors un lycée d'Etat, seul de ce type en France, crée en 1953, pour accueillir à l'internat les jeunes filles élèves de classes préparatoires des lycées parisiens, ces internat ne possédant pas d'internat pour les filles.
Le Foyer des Lycéennes était également dans la journée, un centre de stage du Ministère de l’Éducation Nationale et pendant les vacances scolaires, un Centre de Rencontres Scolaires Internationales qui reçoit les étudiants étrangers.
Une quinzaine de pensionnaires féminines ont eu la chance de profiter des locaux et du jardin privé chaque année !!
L'Hôtel est Inscrit aux Monuments historiques par un arrêté du 15 septembre 1994.
L’hôtel Mezzara est représentatif de la maturation du style Guimard autour de 1910 :
structures architectoniques souples, moulures organicistes raffinées, vitraux tendant vers le style Art Déco., à la géométrie plus symétrique.
La disposition interne des premier et deuxième niveaux s’articule autour d’un grand hall pourvu d’une verrière zénithale, où Paul Mezzara exposait ses créations.
La salle à manger possède encore son mobilier d’origine – buffet, table et chaises – dessiné par Hector Guimard, tapis ainsi qu’une fresque pointilliste de Charlotte Chaucher-Guillet.
Cette artiste était comme Paul Mezzara et Hector Guimard membre de la société des artistes décorateurs.
Cette toile, d'inspiration pointilliste, figurait au Salon de 1910 sous le titre "Le goûter, décoration pour une salle à manger".
Dans les années 2000, l'hôtel sert de lieu d'exposition à des artistes peintres ou sculpteurs.
Il est restauré dans les années 1985, puis en 2005, ses façades sont entièrement ravalées.
En 2005 et 2006, il est ouvert au public à l'occasion d'expositions et de manifestations organisées par le Cercle Guimard.
Le 17 septembre 2015, il est reconnu inutile au service public afin d'être vendu.
J'ai d'ailleurs eu aussi le bonheur d'exposer 60 aquarelles sur le thème d'Hector Guimard "Guim'ART" du 13 au 27 juin 2006 dans l'écrin merveilleux de l'Hôtel Mezzara.
Le portail principal de l'Hôtel Mezzara et son numéro d'entrée stylé art nouveau
Plusieurs articles ayant été réalisés sur ce merveilleux édifice, il est décidé de faire honneur à ses étonnantes grilles extérieures d'entrée, différentes de celle que l'on peut trouver dans les réalisations d'Hector Guimard, nombreuses dans le quartier. Il est nécessaire de préciser que le célèbre architecte art nouveau avait son atelier au Castel Béranger, puis à l'Hôtel Guimard, tous deux situés à deux pas de l'Hôtel Mezzara.
En fait, peu de connaissance sur la conception de ses étonnantes grilles : un ferronnier inconnu aurait forgée et vissé ou soudé des petites fontes produites par la fonderie de Saint-Dizier afin d'en assembler le montage. (sources Cercle Guimard)
Détails de la grille de l'Hôtel Mezzara
Détails des grilles de l'Hôtel
Les ferronneries de l'Hôtel
L'Hôtel Mezzara ouvert au public en septembre-Décembre 2017
Une excellente nouvelle pour les amoureux de l'art nouveau et des réalisations d'Hector Guimard :
Après des années de fermeture, l'Hôtel Mezzara sera ouvert au public pour une exposition du Cercle Guimard :
"Hector Guimard, précurseur du design"
qui aura lieu les samedis et les dimanches du 16 septembre au 9 décembre 2017, de 10 à 18 heures.