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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
La fontaine Saint-Sulpice, place du même nom, Paris VIème
Une petite visite d'automne à cette fontaineérigée selon les plans de Giovanni Niccolo Servadon par l’architecte Louis Visconti en 1844, sur la place du même nom.
Il est aussi l'auteur de la fontaine Louvois, de la fontaine Gaillon et du tombeau de Napoléon 1er aux Invalides..
Elle est appelée aussi fontaines des quatre évêques, fontaine des Orateurs-Sacrés ou la fontaine de quatre points cardinaux.
Malicieusement, les parisiens la rebaptisèrent fontaine des quatre points cardinaux, car les quatre évêques ou archevêques catholiques ne furent jamais nommés cardinaux.
Les lions, vases et armoiries sont de Jacques-Auguste Fauginet, les autres sculptures des artistes Paul-Gaston Desprez, Jean-Jacques Feuchère et François Lanno,
La fontaine de style néorenaissance est érigée de 1843 à 1848 par l'architecte Louis Visconti (1791–1853) et l'entrepreneur Antoine Vivenel (1799-1862), elle occupe le centre de la place qui, à l'origine, selon les plans de Giovanni Niccolo Servandoni, devait répondre à un projet urbanistique qui ne sera pas mené à terme. À une extrémité de la place, se trouvait la fontaine de la Paix, édifiée en 1807, qui dut être déplacée en 1824 à cause de ce projet.
Situé dans le quartier nord de la Croix-Rousse, ce mur, peint en 1987 et modifié par la suite en 1997 et 2013, fait partie d'une série des nombreux murs peints de la ville de Lyon.
Sa situation : à l'angle de la rue Denfert-Rochereau et du boulevard des Canuts.
Ce mur est certainement le mur le plus réussi et le plus vaste de la ville, avec ses 1200 mètres-carrés. Il est le plus grand trompe l'oeil d'Europe, et contrairement à des fresques ajoutées, il est réellement peint sur place.
Le Mur des Canuts avant... en 1997,en 2013 et actuellement en octobre 2015
Quelques vues de détail du mur peint :
Chien et chat présent sur le mur.
Réalisé en 1987, revu en 1997 pour "jouer" avec la réhabilitation de la Croix-Rousse (qui fut le quartier des ouvriers en soie), le mur des canuts est la plus grande fresque d'Europe (1200 m2).
Un immense mur couvert de perspectives et d'une haute volée d'escaliers. De part et d'autre s'organise la vie quotidienne d'authentiques habitants du quartier, dépositaires de l'héritage des canuts et du patrimoine de la soie. En s'approchant, on découvre ainsi de hautes fenêtres caractéristiques de l'habitat canut, et différents éléments propres à l'activité soyeuse : bobines de soie, métiers à tisser, travail de la soie, etc.
La fresque murale est une spécificité lyonnaise. Pionnière en la matière, la ville répand aujourd’hui son savoir-faire : le collectif CitéCréation, coopérative d’artistes lyonnaise créée en 1978, réalise des fresques et trompe-l’œil dans le monde entier.
Les Autres Murs peints de Lyon, sources Wikipédia :
Le « Mur des Canuts6 » à Lyon 4e Croix-Rousse (par CitéCréation, en 1987), 1 200 m2, c'est l'un des plus anciens
Le mur des canuts- boulevard des Canuts - Lyon 4e. Réalisée en 1987, revue en 1997 pour "jouer" avec la réhabilitation de la Croix-Rousse (qui fut le quartier des ouvriers en soie), cette fresque de 1 200 m2 est la plus grande d'Europe. Imaginez, à l'origine, un immense mur plein. De vide. Le voici ouvert de perspectives et d'une haute volée d'escalier. De part et d'autre s'organise la vie quotidienne d'authentiques habitants du quartier, dépositaires de l'héritage des canuts et du patrimoine de la soie.
La « Fresque des Lyonnais6 » à Lyon 1er Terreaux (par CitéCréation, en 1995), 800 m2, dite aussi « Fresque des célébrités ».
La fresque des Lyonnais- angle quai St-Vincent / rue de la Martinière - Lyon 1er. Vous ne rêvez pas. Ce pignon est (était) aveugle. Des mains expertes lui ont rendu la vue. Vue imprenable sur 30 visages d'hommes et de femmes qui ont "fait" Lyon. De Ste-Blandine à Paul Bocuse, en passant par Juliette Récamier, Ampère, les frères Lumière ou St-Exupéry…, plus on grimpe les étages, plus on remonte le temps. D'un balcon à l'autre, le mur est un théâtre.
La fresque de la « Bibliothèque de la cité des écrivains, en Rhône-Alpes6 » à Lyon 1er (par CitéCréation, en 1998), 400 m2.
Sur la scène de ce "théâtre-bibliothèque", les acteurs sont des livres dont les auteurs sont nés ou ont travaillé dans la région lyonnaise. Près de 500 références et des extraits de textes représentent, dans un faux désordre, notre patrimoine littéraire... Rabelais, Louise Labé, Voltaire, mais aussi Reverzy, Frédéric Dard, Annie Salager…, tous en profitent pour adresser un clin d'œil aux bouquinistes, juste en bas, sur le quai.
La « Fresque Lumière7 » à Lyon 7e (par CitéCréation en 2004), 310 m2, sur la base d'une illustration de François Schuiten1), elle est quadrillée d'un réseau de fibres optiques pour l'illuminer.
bd des Etats-Unis / rue des Serpollières - Lyon 8e. Dans ce qui fut l'un des premiers ensembles d'habitations à bon marché (hbm) d'Europe, le premier "musée urbain" au monde a pignon sur rue : 24 immenses fresques monumentales (23m de haut par 10 de large) racontent la cité idéale, selon Tony Garnier pour vingt d'entre elles, et selon des artistes d'Egypte, Inde, Mexique, Etats-Unis, Russie et Côte d'Ivoire pour quatre autres. Une œuvre collective exemplaire, fruit du long effort conjugué des artistes et des locataires de la cité.
La fresque de « L'histoire des transports lyonnais6 » à Lyon 3e (par CitéCréation, en 1989), 720 m2.
Invitations au voyage en ville - 98 avenue Lacassagne - Lyon 3e. Un siècle de transports en commun à Lyon, depuis la première voiture à chevaux de 1855 au métro des années 70…, le parcours dans le temps se déroule en sept tableaux. Conçue avec l'aide précieuse du personnel des TCL, la saga des Transports en commun lyonnais est aussi celle du patrimoine industriel de la cité, avec les autobus Berliet qui équipèrent la compagnie, et les trolleybus dont Lyon eut la réputation, dans les années 50, d'être la capitale..
La fresque « Humanisons la vie8 » à Lyon 3e (par CitéCréation, en 2014), 380 m2, repeinte sur la fresque « Lyon, la santé, la vie6 » de 1993.
La fresque « La porte de la soie6 » à Lyon 1erLa Croix-Rousse (par CitéCréation, en 1995),
La fresque « Gerland Biotechnologies1 » à Lyon 7eGerland (par CitéCréation, en 1984), 17 panneaux de 10,5 m2.
La « Fresque Végétale Lumière » à Lyon 1er (par CitéCréation, en 2010), 650 m2.
La « Fresque de Gerland6 » à Lyon 7e (par CitéCréation, en 1998), 190 m2, anciennement dite « Fresque du mondial ».
La « Fresque de Montluc6 » à Lyon 3e (par CitéCréation, en 1999), 150 m2.
La fresque « Théâtre de Charpennes » à Villeurbanne (par CitéCréation, en 1998), 400 m2, appelée aussi « La Divine comédie ».
La fresque « Agir pour la biodiversité – LPO9 » à Lyon 7e (par CitéCréation, en 2013).
Le « Mur de Lyon » à Lyon 7e (par 7e sens), sur le site d'escalade en salle de Lyon.
Le mur de « La Résidence de la Sarra1 » à Lyon 5e (par CitéCréation, en 2003).
La Fresque « Lyon Terminal6 » à Lyon-7e (par CitéCréation, en 1993).
La « Fresque du demi-millénaire10 » à Lyon 8e (par Georges Faure, Ana Rosal, Viuva Lamego en 1998), sur l'initiative de l'association du demi-millénaire de l’hôpital St Jean de dieu.
La fresque « La Cité KAPS11 » à Oullins (par ÉCohlCité, en 2014), sur la résidence étudiante "Koloc’A Projet Solidaire".
Un petit aperçu des fontaines de Lyon en octobre 2015, lors d'une visite :
La fontaine Saint-Jean
La fontaine Saint-Jean se situe en face de la cathédrale du même nom
Elle fut édifiée sur les plans de l'architecte lyonnais René Dardel qui a voulu reproduire certains détails d'un puits que Philibert de l'Orme avait construit au 37 rue St Jean. Elle est de style Renaissance et représente un petit temple antique.
Ce temple abrite une sculpture de St Jean-Baptiste baptisant le Christ, réalisée par Jean-Marie Bonnassieux.
La fontaine des Jacobins :
La fontaine des Jacobins
La fontaine des Jacobins durant la fête des Roses. Photographies Mathilde Vinay
La fontaine Bartholdi : architecte Auguste Bartholdi,1888, structure pierre et plomb.
Cette fontaine pèse 360 tonnes et comprend 21 tonnes de plomb.
Elle est constituée de deux bassins et d'un groupe, et elle est soutenue par une armature de fer sur laquelle aurait travaillé Gustave Eiffel. Elle mesure 4,85 mètres de haut et son diamètre total est de 15 mètres. On distingue des griffes sur les sabots des chevaux, détail original !
Le groupe est constitué par une femme et deux petits enfants sur un char, tiré par quatre chevaux marins. Elle représente la Garonne et ses 4 affluents.
Auguste Bartholdi (1834-1904) est le célèbre auteur de "La Liberté éclairant le Monde" située à l'entrée du port de New-York.
Attention : la fontaine quittera la place des Terreaux en début 2016 afin d'être restaurée.
9 mètres d'envergure, 4,85 m de haut, 15m de diamètre.
Première inauguration place des Terreaux en 1892.
1995 : classement « Monument historique » après son déplacement face au musée des Beaux-Arts.
2016 : début de 18 mois de restauration.
Histoire de la Fontaine :
Sources : Mairie de Lyon
PATRIMOINE - Publié le 8 février 2016
De Bordeaux à Lyon, un destin mouvementé
A l'origine destinée à la ville la Bordeaux, la fontaine est présentée à l'Exposition universelle de Paris de 1889 où elle fait forte impression. Le Maire de Lyon de l'époque décide de l'acquérir. Plusieurs emplacements sont envisagés pour finalement choisir la Place des Terreaux.
Au départ, la fontaine Bartholdi n’était pas destinée à Lyon, mais à la ville de Bordeaux. En effet en 1857, la municipalité bordelaise décide de faire réaliser une fontaine pour la place des Quinconces.
Elle lance un concours dont le lauréat est un jeune sculpteur de 23 ans, Frédéric Auguste Bartholdi. Il présente une oeuvre monumentale d’inspiration mythologique. Mais le Conseil Municipal de Bordeaux ne donne pas suite à son projet. C’est seulement 30 ans plus tard, alors que Bartholdi est mondialement connu comme l’auteur de la « Liberté éclairant le Monde », inaugurée dans le port de New York, que le maire de Bordeaux sollicite à nouveau le sculpteur. Bartholdi reprend alors son oeuvre de jeunesse et l’achève en proposant le « char triomphal de la Garonne ». Mais la Ville de Bordeaux abandonnera définitivement ce projet un an plus tard.
L’Exposition universelle de 1889
Bartholdi décide malgré tout de poursuivre dans cette voie.
Il lance alors un défi technique aux fondeurs Gaget, Gauthier & Cie, avec lesquels il a travaillé à l’exécution de la statue de la Liberté, à partir de sa dernière mouture faite pour Bordeaux.
Avant-gardiste par l’utilisation de plomb martelé porté par une structure métallique issue des ateliers Moisant (concurrents de Gustave Eiffel), cette fontaine est présentée à l'Exposition universelle de Paris en 1889 où elle fait forte impression.
C’est là qu’Antoine Gailleton, alors maire de Lyon, découvre l'oeuvre de Bartholdi. Séduit par cette allégorie des fleuves, il souhaite l’acquérir et confie au député Edouard Aynard le soin de négocier l’achat de l’oeuvre avec le sculpteur.
Reste à identifier le lieu idéal sur le territoire lyonnais pour la mettre en valeur. Le cours Perrache, la place de la République ou encore le jardin des plantes un temps évoqués sont finalement écartés et c’est la place des Terreaux qui est choisie pour accueillir la fontaine Bartholdi. Elle sera placée à une extrémité, face à l’Hôtel de Ville. L’inauguration a lieu en septembre 1892.
Une fontaine déplacée et classée Monument historique dans les années 90
Un siècle plus tard, la Ville décide de réaménager l'espace de la place des Terreaux et d’y construire un parking souterrain.
La fontaine est alors déplacée face au Musée des Beaux-Arts en 1994. Par cette configuration, l’architecte Christian Drevet et l’artiste Daniel Buren, en charge du projet de la nouvelle place des Terreaux, entendent ainsi donner l’impression que l’eau descend des pentes de la Croix-Rousse, dans le sens d’écoulement du Rhône et de la Saône.
Un an plus tard, le 29 septembre 1995 la fontaine est classée Monument historique. Elle est alors inaugurée une seconde fois.
La fontaine Auguste Bartholdi, la nuit, place des Terreaux
La fontaine Bartholdi, de jour et sans eaux, afin de découvrir ses magnifiques détails
La fontaine Bartholdi en janvier 2018 Photographie source Mathilde V.
La fontaine des Jacobins : rebaptisée par trois fois du même nom.
Réalisée par Gaspard André (1840-1893)
Elle doit son nom aux religieux Jacobins ou Frères Prêcheurs de l'ordre de Saint-Dominique qui ont occupé l'immeuble sur le côté sud de la place. Ces Dominicains se voient ainsi désignés quand Philippe Auguste leur attribue un bâtiment à Paris d'où les frères partent en pèlerinage pour Saint-Jacques (Jacobus en latin) de Compostelle. Ce bâtiment accueillera ensuite la préfecture du Rhône sous Louis-Philippe.
Jusqu'en 1782, la place est appelée place Confort. Puis, elle devient place des Jacobins. En 1794, elle est rebaptisée place de la Fraternité. Après avoir changé de nom deux fois, place de la Préfecture, puis de l'Impératrice sous Napoléon III, elle est renommée place des Jacobins en février 1871.
Les Jacobins : Philibert Delorme ou de l'Orme, architecte du château d'Anet et des Tuileries, Guillaume Coustou, sculpteur, Gérard Audran, artiste, et Hippolyte Flandrin, peintre.
La fontaine des Jacobins en journée, sur la place du même nom
Qui sont les personnages de la fontaine, ces Jacobins ?
La fontaine des Jacobins, la nuit
La fontaine place André-Marie Ampère, Lyon 2ème arrondissement
La place Ampère est une place piétonne carrée du 2e arrondissement de Lyon (quartier Presqu'île). Elle se trouve à l’écart et au milieu de la rue Victor-Hugo.
Une statue de 1888 réalisée par Charles Textor et Joseph-François Dubuisson, représentant André-Marie Ampère siège au centre de la place, sur son fauteuil de bronze, et un piédestal de pierre gravé de quelques lions et de ses nombreux titres de gloire. Elle a été inaugurée à Lyon le 8 octobre 1888 par le Président Sadi Carnot.
La place est bordée d'immeubles du XIXe siècle et d'un bureau de poste. La bouche de métro "Ampère - Victor Hugo" donne sur cette place.
La fontaine Morand, située place du Maréchal Lyautey
Les Fontaines de la place Antonin Poncet :
En prolongement de la place Bellecourt, la place Antonin Poncet et ses fontaines parallèles au Rhône et au débit variables..
Près du Rhône, on trouve au bout de la place un bouquet de fleurs géantes. Il s'agit d'une œuvre d'art contemporain du coréen Choi Jeong-hwa , intitulée "Flower Tree.s"
Les fontaines de la place Antonin Poncet
La fontaine et les statues de bronze de la place Louis Pradel :
Ces fontaines et ses bronzes sont des oeuvres d'Iposteguy, de son nom Jean Robert (1920-2006), sculpteur et peintre.
Cette fontaine et les quatre sculptures de l'artiste furent installées et inaugurées le 8 décembre 1982 par la ville de Lyon.
La fontaine, large disque de bronze de 3,50 m de diamètre, représente le soleil. Une phrase de Louise Labé y est inscrite "Permets mamour, penser quelques folies". 35 jets d'eau illuminés le soir, convergent sur ce disque. Elle repose sur un bassin de forme elliptique.
- La statue de Louise Labé en bronze, d'une hauteur de 3,50 mètres, représente la poétesse La Belle Cordière, des draperies et une gorge nue pour symboliser l'amour, cette passion qui habita toute sa vie. Elle a vécu place de l'Hôpital, 28 rue Paufique, une plaque y est apposée.
- Le buste de Louis Pradel en bronze.mesure 1,20 m de haut.
La place Louis Pradel, où se trouvent ces statues, d'une superficie de 151 ha, a été aménagée de 1974 à 1982. Son nom lui a été donné en 1977.
"Une exposition collective avec les artistes Michel Blazy, Vincent Chenut, Juliette Mogeret et Laurence Nicola.
Si certains des artistes invités s'attachent entre autres à une économie matérielle, cela n'est pas la seule raison qui les amène tous à s'attaquer de la sorte à ce qui, pour d'autres, n'est qu'un support : la matière. Tous les artistes la transforment, la modélisent avec singularité, mais dans une pleine conscience de ce qu'elle est et de ce qui peut en émerger? Tous la mettant à l'épreuve, comme pour révéler son pouvoir propre d'expression et de réaction. Une fois déchirée, incisée, gravée, recouverte, soustraite, évidée, déformée, éclairée, soulevée, grattée, imbibée, détrempée, fragilisée...elle prend doucement vie.
Ici, point de recherche de sublimation. Les préoccupation se portent davantage sur la matière comme surface d'interaction, espace possible d'un dialogue qui s'écrirait au gré d'interventions, aléatoires ou maîtrisées. Le papier, le verre ou encore les pigments deviennent alors les acteurs principaux, denses et fragiles à la fois, d’œuvres en mouvement. Entre abstraction et figuration, elles nous éloignent d'un consumérisme pressant."
Sources : La Graineterie
La Galerie :
Une production la Graineterie: installation murale
Laurence Nicola : installation murale, papier murier, encre de Chine,, scotch, plâtre, tiges métalliques, film d'animation
Sur le Quai :
Juliette Mogeret : ensemble de 9 photographies sur plexiglas 100 x 70 cm : Incisions et arrachage
La Verrière :
Ensemble de Laurence Nicola : installation in situ, papier, plâtre. Production la Graineterie 2015
Le Grenier :
Juliette Mogenet Acrylique sur verre100 x 70 cm
Un regard sur le grenier et ses oeuvres : Vincent Chenut, Juliette Mogenet Juliette Mogenet et Lurence Nicola
Laurence Nicola projection, verre thermoformé. Coproduction Ecole Nationale du Verre, Yzeure (Allier)
Exposition "Faire Surface" du 19 septembre au 7 novembre 2015 :
La Graineterie : Centre d'art et pôle culturel municipal
27, rue Gabriel Péri 78600 Houilles Tél. : 01 3915 92 10
Ouverture : mardi, jeudi et vendredi de 15 à 18 H, mercredi et samedi de 10 à 13 H et 15 à 18 H
Adresse postale : 16, rue Gambetta BP 120 78805 Houilles Cedex
Une visite nocturne en octobre du Pavillon des Indes :
Le Pavillon des Indes et son contexte
L'implantation de l'Exposition Universelle de Paris en 1878
L'exposition Universelle de Paris en 1878 doit pouvoir rivaliser avec celle de Londres en 1872, celle de Vienne en 1873, ainsi que l'exposition de Philadelphie en 1876.
Dédiée aux progrès industriels et aux technologies, elle a pour ambition de placer la France au coeur des nations ouvrières et agricoles.
Les arts et le savoir-faire tiennent une place particulière.
Après plusieurs sites envisagés, dont Courbevoie, ce fut finalement la colline de Chaillot et le Champs de Mars qui sont retenus, car placés au coeur de la capitale et assez facilement accessible.
Au terme d'un énorme chantier,le Palais du Trocadéro, remplacé en 1937 par ses bâtiments actuels, renferme une immense salle de fêtes pouvant accueillir 7.000 places.
Celui du Champs de Mars s'étend de la Seine à l'Ecole Militaire.
Au coeur du Champs de Mars, la rue des Nations est une des attractions phares. Il est reconstitué pour la première fois le long de cette rue, des façades typiques de toutes les nations représentées à cette exposition. Les constructions sont produites en grandeur nature et derrière les façades, les différents pays représentent dans un espace relativement réduit leur productions industrielles et leur artisanat.
L'aménagement intérieur du Pavillon et ses boiseries actuelle
Le pavillon des Indes indiennes :
Conçu par l'architecte Sir Caspar Purdon Clarke (1846-1911), l'édifice se compose de deux pavillons symétriques reliés par une galerie couverte, et mesure une cinquantaine de mètres de longueur. Il est construit sur des modèles des palais indiens du Rajasthan.
Il sert de vitrine aux collections particulières du Prince de Galles, futur roi Edouard VII (1841-1910) : harnais brodés, étoffes, vaisselles, vases, coffrets, bijoux, armes damasquinées et sculptées. Des fonds privés complètent la présentation royale, notamment des objets de fabrication indienne importés de négociants domiciliés à Londres et à Paris.
Les visiteurs découvrent ainsi les produits de l'artisanat de l'Inde et ses ressources naturelles.
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Une première partie est installée sur les dunes de Paramé, près de Saint-Malo
Le pavillon est malheusement détruit en 1905 lors d'une tempête
Une seconde partie, plus petite, est probablement acquise par le prince Stirbey, propriétaire du parc de Bécon, afin d'agrandir la villa atelier de sa belle fille, mademoiselle George Achille-Fould Stirbey, artiste peintre.
Le pavillon devient propriété de la ville de Courbevoie en 1951.
Détails nocturnes du Pavillon des Indes
George Achille Fould (1865-1951) :
Artiste peintre, élève d'Antoine Vallon et de Léon Comère, George expose de 1885 à 1949 en signant Achille-Fould.
Elle est membre de la Société des Artistes Français et de la Société Nationales des Beaux-Arts.
Elle participe aux salons des Artistes Français, ainsi qu'au Salon des Indépendants à Paris, au Salon des l'Union des Femmes-Peintres et Sculpteurs, au Salon de l'Ecole Française, et à diverses invitations de Salons à Paris et en province (Paris, Versailles, Lyon)
Portraitiste des femmes aux vêtements raffinés, elle est attentive aux détails des costumes anciens, à la restitution des étoffes, aux dentelles et aux broderies des personnages.
Elle obtient une médaille de bronze à l'Exposition Universelle de Paris de 1900.
L'artiste vivait, outre son atelier de Bécon, dans la villa de son père à Asnières et dans son appartement à Paris rue de Courcelles.
Sources : Le Pavillon des Indes à Courbevoie, Hauts-de-Seine.
Photographies : Léon et Levy, Roger Viollet & Ageorges. Neurdein.
Le Pavillon des Indes est inscrit aux monuments historiques en 1987.
La goélette Tara à Paris en novembre, pour la Conférence Paris Climat COP21
Des nouvelles de la goélette d'expéditions scientifiques ex Antartica :
Le point d’orgue de l’année 2015 sera la venue de Tara à Paris durant les mois de novembre et décembre où la goélette sera l’ambassadeur de l’Océan aux côtés de la Plateforme Océan et Climat.
Cette plateforme, lancée en 2014 sous l’égide de l’UNESCO/Commission océanographique inter gouvernementale avec des dizaines d’ONGs, d’institutions scientifiques et universitaires et de gouvernements locaux aura pour but d’apporter plus de visibilité aux enjeux liant l’Océan et le Climat avant et pendant la Conférence Climat de Paris en décembre 2015 (COP 21).
Un documentaire long métrage est en préparation et sera diffusé en premier lieu en novembre sur le thème Océan et Climat. Des escales de la goélette en France au printemps et à l’automne sont également prévues avec une exposition itinérante pour promouvoir le sujet.
L’importance de la conférence Paris Climat 2015 (COP21) :
Six ans après l’échec de la Conférence de Copenhague sur le Climat, la Conférence Paris Climat (COP21) en France sera une dernière opportunité pour un nouveau traité sur le climat qui remplacera le protocole de Kyoto.
Plan de voilure et caractéristiques techniques de la goélette
La goélette Tara est le plus grand dériveur polaire du monde. Avec sa coque en aluminium, elle a été conçue pour résister à la compression des glaces en mouvement et aux très basses températures.
« Le centre des Monuments Nationaux-Château de Maisons, en partenariat avec la ville de Maisons-Laffitte, grâce au travail d’artistes contemporains souhaite faire découvrir autrement le patrimoine à travers une approche résolument inscrite dans le temps présents. Les visiteurs sont ainsi invités à renouveler le regard qu’ils portent sur leur patrimoine, à le redécouvrir autrement.
Carte blanche a été donnée à l’artiste Stéphane Vigny et au commissaire de l’exposition Gaël Charbau pour investir les jardins du monument construit par François Mansart dans le cadre des commémorations du tricentenaire de la mort de Louis XIV (1715-2015).
Depuis près de 15 ans, Stéphane Vigny s’est engagé dans un projet singulier : explorer inlassablement les multiples composants qui fabriquent les formes à la fois populaires et élitistes de la culture.
Tous ses travaux doivent s’envisager dans cette confrontation permanente entre l’esthétique du centre et celle de la périphérie, où l’influence vernaculaire affronte les modes passagères, où le « bon goût » se coltine le goût tout court. Comment distinguons-nous le ringard du plus hype, le chic du kitsch, le vieillot du tendance ? C’est toujours par des sculptures et des-installations inédites qu’il parvient à actualiser cette question qui engage tous les champs de la pensée et des savoir-faire. Il est certainement parmi les meilleurs à rendre possible la cohabitation inopinée entre les réflexions philosophiques que ces antagonismes soulèvent, et le bricolage matériel qui la rend manifeste »
Le château de Maisons-Laffitte et son parc du côté entrée
Biographie de l’artiste :
Stéphane VIGNY est né en 1977 au Mans.
Formation : Doctorant en arts plastiques à l’Université Paris 1.
Exposition : Mécanique populaire dans le cadre de l’exposition Cinq milliards
d’années au Palais deTokyo (2006-2007).
Résident au Palais de Tokyo à partir de novembre 2007.
Projet réalisé avec le concours du centre des Monuments Nationnaux, le Château de Maisons, de la ville de Maisons-Laffitte et bien sûr de l'artiste Stéphane Vigny et ses nombreuses oeuvres.
Entrée libre
Bonne visite !
Voir aussi quelques détails du château de Maisons :
La Brasserie Bofinger, située à deux pas de la place de la Basitille à Paris, fut fondée par l'alsacien Frédéric Bofinger en 1864. Elle est la plus ancienne et une des plus belles de la capitale.
Eln 1996, cet établissement entre dans le groupe Flo fondée par Jean-Paul Bucher, et qui comprend les plus belles Brasseries de Paris et même de France. Elles ont la caractéristique d'être la plupart d'entre elles de la Belle Epoque avec des cadres splendides.
Le restaurant et sa verrière au rez de chaussée, une des salles du premier étage
La verrière, pièce unique de la brasserie :
C'est une oeuvre des peintres verriers Neret et Royé qui surmontent la salle aveugle de la brasserie d’une majestueuse coupole ovale à motifs floraux de style art déco.
La Belle Alsacienne
En 1864, le Colmarien Frédéric Bofinger ouvre un modeste établissement près de la Bastille, à la lisière du Marais et du Faubourg Saint-Antoine, quartiers de prédilection de nombreux Alsaciens depuis le XVIème siècle qui travaillent dans la menuiserie ou l’ébénisterie.
Bofinger est la première brasserie parisienne où l’on propose de la bière " à la pompe ". Servie dans des pots en grès que les clients apportent eux-mêmes, avec de la charcuterie et de la choucroute, elle titre entre 18 et 25°. L’annexion par la Prusse de l’Alsace et de la Lorraine provoque un afflux de réfugiés et assure le succès de l’établissement. On y croise le chansonnier Aristide Bruant. Il arrive avec ses propres œufs pour qu’on lui prépare " la plus savoureuse omelette du monde ".
En 1919, Bofinger s’agrandit et connaît une rénovation spectaculaire. Banquettes matelassées, miroirs biseautés, jeux de lumières et de peintures, le décor respire la Belle Epoque et la joie de vivre. Les murs chantent l’Art Nouveau, l’Alsace enchantée et libérée. On fait bombance, on rit, on s’amuse. C’est la fête, élégante et colorée. Au début des années 30, à l’occasion d’une nouvelle extension, l’illustrateur Hansi décore un salon du premier étage et réalise l’enseigne bleue de l’extérieur. L’artiste déjeune à la table du Curnonsky, « Prince des gastronomes ».
Débarqués des toutes proches gares de Lyon ou d’Austerlitz, des élus politiques de la France radicale, Edouard Herriot en tête, en font leur cantine. Les gouvernements passent comme des plats.
Au lendemain de la guerre, Bofinger sommeille. Les années 70 sont celles de la renaissance. De Georges Pompidou à François Mitterrand, la classe politique franchit à nouveau la porte à tambour. Les peintres Arroyo, Chambas, Fromanger, Segui débattent sur l’art, comme outil de transformation sociale.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand réserve le premier étage pour célébrer son entrée à l’Elysée.
Sources ; Brasserie alsacienne Bofinger
Détail des verrières
Un quartier à la mode :
Les créateurs affluent des rues voisines, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Azzedine Alaïa. L’ouverture de l’Opéra Bastille voit passer des cantatrices, parmi lesquelles Barbra Hendricks. Woody Allen a ses habitudes. De retour sur scène à Bercy, après un long exil en Amérique, Michel Polnareff accorde sa première sortie à Bofinger.
La présence humaine à Nanterre remonte sans doute à la préhistoire, puisque des silex taillés ont été trouvés au bord de la Seine et sur les pentes de Mont-Valérien. Cette histoire, sans cesse complétée d’épisodes nouveaux, a créé des liens de solidarités, des souvenirs et des traditions ancrés dans la mémoire collective ; elle a formé l’identité des Nanterriens.
Nanterre était déjà habité par des populations celtiques dès la fin du IVème siècle avant J.-C.
Nanterre Mérovingienne :
En 1973, des fouilles archéologiques effectuées devant la cathédrale ont mis à jour des sarcophages mérovingiens
La cité gauloise
Les fouilles archéologiques effectuées en 1993 et 2003 à l'angle des avenues Jules-Quentin et Benoît Franchon ont mis au jour un quartier résidentiel, ainsi qu'un mobilier riche et abondant. Une l'ancienne cité gauloise est découverte au lieu-dit Les Guignons sur le tracé de l'autoroute A86, à proximité d'un bras fossile de la Seine. La découverte fortuite en 1899, près de l'hôpital Max-Fourestier, d'une tombe à char, sépulture d'un personnage de haut rang, atteste l'importance du bourg qui reste le centre religieux des Parisii après la conquête romaine comme le prouve la découverte d'un trésor monétaire en 1904, dans la cour de l'hôpital.
Nanterre serait-elle le berceau des parisii ? Les chercheurs historiens l'ont attribué à Lutèce et proche du fleuve. La question est posée actuellement à ces historiens.
En savoir plus sur ce sujet ? voir ce lien :http://www.nanterre.net/parisii/exposition/exposition03_ville.html
Le site découvert est exceptionnel à ce jour, car aucune autre agglomération de la fin du Ier siècle avant notre ère n’a été clairement identifié sur le territoire des Parisii.
Il semble qu'une population d'environ 4.000 personnes résidaient en bord de Seine. La Seine n'était pas canalisée à l'époque et ses crues pouvaient atteindre le centre ville actuel ce qui explique les découvertes des fouilles de 1993 et 2003.
En outre les habitants de l'époque n'avaient pas de cités centralisées avec une capitale ou une ville principale, ce qui peut perturber les explications actuelles des chercheurs.
La vie quotidienne à Nanterre
Les découvertes faites à Nanterre donnent des indications précieuses sur la vie quotidienne des Parisii. Les restes d’animaux consommés, les objets rejetés (vaisselle, accessoires vestimentaires…), l’aménagement des rues, la présence de puits… fournissent des informations précieuses sur les habitudes artisanales et culturelles locales ainsi que sur l’habitat.
La présence de sépultures à proximité des maisons témoigne également de rites caractéristiques des Gaulois et les objets introduits révèlent l’attention particulière portée aux défunts.
Née en 422, la vie de Sainte-Geneviève est écrite vers 520; C'est le premier document qui mentionne Nemetodurum,, nom d'origine celtique qui sera francisé en Nanterre.
Le bourg médiéval se construit autour de l'église et de la chapelle Sainte Geneviève comprenant le puits médiéval, réputé miraculeux, objet de pèlerinages.
En 1247, le roi Louis IX signe la charte d'affranchissement des serfs de Nanterre. Ce document permet la connaissance de quelques habitants de l'époque, tels Evroin Chardeporc, le charcutier ou Raduiph Fouacier, le-boulanger.
Nanterre est une possession de l'abbaye de Sainte Geneviève de Paris jusqu'à la révolution.
Au XVIème siècle, un mur d'enceinte est édifié.
Les guerres de religion apporteront à la cité leur lot de misère et de violence.
En 1634, l'abbaye de Sainte-Geneviève nomme un jeune curé prieur, Paul Beurrier, qui a pour mission de reprendre en main les affaires spirituelles et temporelles fort délaissées, et de créer un séminaire afin de former de nouveaux moines.
De 1634 à 1688, Paul Beurrier accomplira sa mission avec beaucoup de zèle; Il convertit, de gré ou de force, les familles réformées, relance les pèlerinage au puits de Sainte-Geneviève et faire construire un collège, dont la première pierre est posée par la reine Anne d'Autriche.
Les bonnes relations de Paul Beurrier avec la reine lui permettront de sauver les habitants du bourg des représailles de la troupe, pour ne pas avoir respecté le blocus infligé aux Parisiens durant la Fronde.
Le bourg de Nanterre en 1688
Voici le bourg fortifié de Nanterre, tel qu’il se présentait en 1688.
Le mur d’enceinte a définitivement disparu au XIXe siècle et, à son emplacement, se trouvent aujourd’hui le boulevard du Couchant, le boulevard du Midi, le boulevard du Sud-Est, le boulevard du Levant et enfin le boulevard du Nord devenu rue de Stalingrad.
L’accès au bourg n’était possible que par des portes aménagées dans le mur:
– la porte de St Germain,
– la porte de Rueil,
– la porte de Paris,
– la porte de St Denis
– la porte aux Vaches.
Publié le 9 juillet 2015 par la Société Historique de Nanterre.
Des boulevards seront aménagés sur son emplacement au début du XIXème siècle.
La place de la Boule royale est aménagée au XVIIIème siècle. Des nobles et des bourgeois s'établissent à Nanterre.
Le terroir cultivé comprend céréales, vignes et culture de légumes. Il est entouré de réserves à gibiers destinées aux chasses royales.
L'exploitation de pierre à bâtir crée de nombreuses carrières souterraines qui deviendront plus tard des champignonnières.
A la révolution, les nanterriens rédigent leurs cahiers de doléances. Ils demandent la suppression des réserves à gibiers, des impôts injustes, des corvées et des droits abusifs des moines génovéfains.
Le 4 août 1789, les privilèges sont abolis, ainsi que la justice seigneuriale, le 29 août.
Le 7 février 1790 est élue la première municipalité au suffrage censitaire. Le premier maire se nomme Jérôme Barot.
Le tramway à vapeur, surnommé "la Bouillote" relie Paris à Nanterre. il met 35 minutes plus aller de la place de l'Etoile à la place de la Boule. (le terme royal a disparu)
L'arrivée du chemin de fer en 1837 et 1843 ouvre la ville plus largement
La population de Nanterre :
- fin de XIIIème siècle : 300 habitants,
- 1793 : 1991 habitants,
- 1901 : 14.140 habitants,
- 1946 : 41.860 habitants,
- 1999 : 84.860 habitants,
- 2012 : 90.722 habitants.
La place de la Boule Royale fut aménagée au XVIIème siècle.
Les terres cultivées de Nanterre comprenaient à cette époque :
- 1/3 de céréales,
- 1/3 de vignes,
- 1/3 de culture de légumes.
Tramway : il circulait de Paris à Saint-Germain de 1890 à 193
Sainte-Geneviève :
C’est à Nanterre que naquit Sainte Geneviève vers 426. Selon sa biographie rédigée vers 520, soit dix-huit ans après sa mort, les évêques Loup de Troyes et Germain d'Auxerre se rendant en Angleterre se seraient arrêtés à Nanterre pour prier. Au cours de cette étape, ils auraient demandé à Geneviève de se consacrer à Dieu.
Sainte Geneviève aurait soigné la cécité de sa mère avec l'eau du puits ; dès lors, celui-ci fut réputé miraculeux et fit l'objet de nombreux pèlerinages. A la mort de ses parents, Geneviève est recueillie chez une tante à Paris. On lui attribue une influence importante dans la conversion au christianisme du roi franc, Clovis, qui fonde en 508 l'abbaye de Sainte-Geneviève à Paris, dont Nanterre deviendra une possession.
La vie de Sainte Geneviève :
Geneviève, Genovefa en latin (née du sein d'une femme) est la fille de Gerontia et de Severus, ancien officier supérieur de l'armée romaine, puis magistrat municipal parisien.
Le couple s'installe à Nanterre où il fait partie de l'aristocratie gallo-romaine.
Geneviève s'installe à Paris à la mort de ses parents. Elle hérite d'eux d'une charge municipale qu'elle exercera pour le bien du peuple parisien.
En l'an 451, les Huns d'Attila menacent Paris. Elle persuade les parisiens affolés de garder confiance et effectivement, la ville est épargnée.
Lors d'un autre siège, Geneviève organise une périlleuse expédition fluviale afin de chercher du ravitaillement à Troyes.
Par son autorité morale, elle gagne la confiance de Sainte-Clotilde, femme de Clovis; elles convainquent le roi de recevoir la baptême ; c'est ainsi que le royaume franc deviendra un royaume chrétien.
Femme de prière et d'action, secourant les pauvres et soignant les malades, Geneviève quitte cette terre à plus de 80 ans en l'an 502.
Le puits et la maison natale de Saint-Geneviève situés devant la cathédrale
Les 3 mairies de la ville de Nanterre, 1842, 1924 et 1973
La première mairie :
La première mairie, bâtie en vertu d'une décision du conseil municipal du 14 avril 1839, est l'oeuvre de l'architecte Paul-Eugène Lequeux et fut inaugurée le 27 octobre 1842.
Elle est édifiée sur une partie du grand cimetière désaffecté, où, depuis 1830, se tenait le marché.
Elle est agrandie en 1858,1873 et 1901.Elle conserve ses fonctions de maison commune jusqu'en 1923, date à laquelle la municipalité se déplace dans la propriété dite la "Villa des Tourelles", toute proche.
Une crèche y est installée en 1979.
La deuxième mairie :
La villa est construite en 1885 par l'architecte Nizet en 1885. dans le soubassement de la façade, est inclue la première pierre du Collège des religieux de l'abbaye de Sainte-Geneviève posée par la reine Anne d'Autriche le 7 mars 1642.
La propriété est acquise par la commune de Nanterre en 1924 pour y installer la mairie.
Une aile est ajoutée en 1931 pour servir de salle des mariages.
En 1973, la mairie est transférée dans l'actuelle hôtel de Ville..
La Société historique de Nanterre est installée actuellement dans la villa des Tourelles.
L'hôtel de ville actuel :
Le bâtiment actuel de l'hôtel de ville de Nanterre
La tragédie de 2002 :
Le 27 mars 2002, alors que le maire levait la séance du Conseil Municipal peu après une heure du matin, un homme qui se trouvait dans les rangs du public ouvrait le feu sur les élus de Nanterre.
Avant d'être maîtrisé, il avait eu le temps de tuer huit personnes et d'en blesser dix-neuf autres. Le surlendemain, le meurtrier se suicidait en se défenestrant à la préfecture de Paris où il était interrogé.
L'église Sainte-Geneviève et le presbyrère au début du XXème siècle (carte postale d'époque)
La cathédrale Saint-Geneviève :
A l'origine, une chapelle avait été construite autour du puits de la maison de Sainte-Geneviève : l'eau de ce puits aurait guéri la mère de Geneviève de sa cécité. Cette chapelle a longtemps été un lieu de pèlerinage où vinrent notamment Saint-Louis et sa mère Blanche de Castille.
L'église a été restaurée à plusieurs reprises : du bâtiment d'origine, il reste seulement le clocher actuel, qui date du XIVème siècle. Le puits de Sainte-Geneviève se trouve actuellement dans la cour du presbytère.
En 1924, un vaste-programme de reconstruction d'une basilique de style romano-byzantin est engagé. Finalement, seuls le choeur, la coupole et le transept (la nef transversale) seront construits. La façade et la nef, qui se trouvait à l'emplacement du parvis actuel, sont finalement détruites en 1972 : la nouvelle façade en métal et verre est réalisé en 1974, avec une porte monumentale en métal et verre.
Parmi les éléments architecturaux majeurs :
- mille mètres carrés de fresques particulièrement riches et opulentes, réalisées sur les voûtes du choeur et les absides,
- une grande verrière de vitraux représentant les mystères du rosaire,
La chapelle Sainte-Geneviève et son grand vaisseau reliquaire, châsse refermant des reliques de la sainte
Les mosaïques et la statue de marbre blanc d'Eugène Bernet : Geneviève à 12 ans grandeur nature
Détails de la cathédrale Sainte-Geneviève vitraux, fresques mosaïques et chapiteaux
L'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris :
L'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris située au 20, rue de la Danse, nanterre
L'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris à Nanterre :
Le père fondateur de l'école de danse de l'Opéra national de Paris est Louis XIV.
Louis XIV promulgue en 1713 le décret qui crée officiellement le « Conservatoire de danse », réservé aux danseurs de l’Académie royale de Musique.
Ce n’est qu’en 1780 qu’un premier règlement atteste d’une école entièrement consacrée à des enfants, entérinant un usage apparu au fil du temps et qu’il était devenu nécessaire de clarifier sur les points essentiels : gratuité des cours comme l’avait imposé dès l’origine Louis XIV, sélection à l’entrée, frais et appointements, cadrage professionnel de ces apprentissages.
Siège et enseignement actuel :
D'abord située rue Saint-Nicaise, puis au sein du Palais Garnier, l’École déménage en 1987 dans un nouvel édifice construit par l'architecte Christian de Portzamparc situé à Nanterre près du parc André Malraux.
Traditionnellement, les élèves sont répartis en six divisions. Ces divisions représentent l'avancement des études. Un élève débute ainsi sa première année dans la 6e division et termine sa formation en 1ère division.
L'enseignement est pluridisciplinaire. Il comprend en plus des différents cours de danse (classique, caractère, contemporain, jazz, folklore et baroque), des cours complémentaires de musique, de mime, de comédie, de droit du spectacle, d’histoire de la danse ou encore d’anatomie ou de gymnastique.
Les classes scolaires sont également obligatoires pour tous les élèves jusqu'au baccalauréat depuis 1995.
Plan de Nanterre centre au départ de la gare de Nanterre-Ville
Plan de Nanterre du centre au parc André Malraux. La station de RER A Nanterre Préfecture est proche
Nanterre au début du XIXème siècle et au milieu du XXème siècle
Nanterre au début du XIXème siècle et au milieu du XX ème siècle
Nanterre s'industrialise :
D'abord commune agricole, des usines d'abattage de porcs s'installent sur les grands espaces disponibles de la ville, bon marché.les premiers abattoirs-échaudoirs sont construits à partir de 1819 rue de Colombes (rue Edmond Barbet.
Nanterre deviendra ainsi le premier fournisseur en charcuterie de Paris.
Les premières industries sont directement liées à l'élevage : suiferie, fabrique du noir animal, fabrique de colle.
Une fabrique d'aluminium s'établit déjà au Moulin-Noir.
Cette industrie commence véritablement à se développer à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle.
En 1891, une fabrique de bâches s'installe à Nanterre, en 1901; le docteur Pierre met sur pied une fabrication de préparations hygiéniques de dentifrices et d'alcools de menthe (actuellement occupés par les entrepôts Natalys)
En 1903, la papeterie du Petit Parisien s'installe dans la ville, un boulanger, Charles Heudeberg, invente la biscotte, achète une biscuiterie rue Henri Barbusse et met en place une production de produits alimentaires de régime.
A gauche, la RN13, l'ancienne pharmacie, actuellement office notarial, à droite
La Maison départementale de Nanterre :
En 1887, le département de la Seine construit un établissement destiné à plusieurs usages :
dépôt de mendicité, maison de répression, hospice de vieillards, accueil d'indigents.
Cette Maison Départementale est devenue le CASH (Centre d'accueil et de soins hospitaliers)
La maison d'arrêt, la salle de chirurgie au debut du XXème siècle et les bâtiments actuels de l'hôpital de Nanterre en 2013
Après la seconde guerre mondiale, l'industrialisation se poursuit et toutes les branches de production sont représentées : chimie, parfumerie, laboratoires pharmaceutiques, métallurgie, fonderies, et enfin l'industrie automobile et ses industries annexes (fabrication d'accumulateurs et d'accessoires).
Ainsi, la ville devient un lieu de production de grandes marques : Simca,, Willeme, Lanvin, Forvil, Heudebert, Campari...
L'Usine Simca qui fabriquera l'Aronde, la société anonyme d'Accumulateurs et la société L'Aliment Essentiel" Ch. Heudebert
L'Aronde fabriquée à Nanterre dans les usines Simca
"La Simca 5 connait le succès, c'est un véhicule économique, élégant et confortable."
L"usine Simca déménage de Nanterre à Poissy en 1961. La direction générale annonce que l'aronde P60 sera montée à Poissy.Des nouveaux ateliers permettraient de la peindre selon le goût de chaque client.
Cette même année, Citroën s'installe aux Fontenelles. Désormais, le montage des moteurs de la Dyane, de la Méhari et de la GS sera effectué à Nanterre.
En mai 1968, tous les ouvriers de l'usine se mettent en grève. Les accords de Grenelle accorderont des augmentations de 10 à 13 %, suivant les catégories salariales, les ouvriers spécialisés obtiendront 12,6 % d'augmentations salariales.
1977 voit Citroën entrer dans le groupe PSA.
Deux ans plus tard une restructuration est annoncée, suite à une dégradation des résultats financiers.
En décembre 1985, l'usine ferme définitivement ses portes.
L'université Paris Ouest Nanterre La Défense, (anciennement université Paris X - Nanterre) :
L'université est héritière de la faculté des lettres et sciences humaines fondée en 1964 et de la faculté de droit et des sciences économiques créée en 1966 afin de désengorger la Sorbonne : elle est le théâtre d'événements qui ont marqué le monde universitaire à la fin des années 1960 Elle offre aujourd'hui des formations en langues, lettres, sciences humaines, sport, sciences économiques, management, droit, sciences psychologiques et sciences sociales.
Deuxième campus de France, l'université compte 2 000 enseignants-chercheurs 700 personnels administratifs et techniques et plus de 33 000 étudiants.
Les concerts de l'orchestre Symphonique de l'Université Paris Nanterre sont remarquables et ont lieu au moins 2 fois par an. A ne pas manquer, le prix de l'entrée est très modique.
Le dernier concert 2017 avec son chef : Fabrice Parmentier
Le Quartier des Fontenelles : Le quartier de Fontenelles a été rasé pour laisser place au quartier du parc André Malraux.
Madame Ruet et son âne, près de la rue du Laboureur, quartier des Fontenelles, à gauche,
Le parc André Malraux, à proximité des Tours Aillaud.
Sources des images : S.H.N. Daniel Sollat
Les Fontenelles, plan actuel
L'école et la rue des Fontenelles au début du XXème siècle
Des anciens habitants des Fontenelles :
La rue des Fontenelles actuelle
Les usines Lorilleux, fabriques d'encres d'imprimerie, dessinées en 1897, occupaient un vaste territoire compris entre les rues des Rosiers et des Fontenelles.
Le tramway à vapeur, appelé "la Bouillotte" circulait près du grand mur construit le long de la rue de Paris.
Les usines Lorilleux, situées entre les rues des Fontenelles et des Rosiers
Les différents quartiers de la Ville de Nanterre
Les bidonvilles de Nanterre :
Dans les années 59 à 64, l'industrie manque de main-d'oeuvre, et l'Etat français fait venir un grand nombre d'ouvriers étrangers pour travailler dans ses usines. Ces travailleurs sans logements, la moitié des émigrés magrébins, s'entassent dans des baraquements construits sur place et forme au moins un dizaine de bidonvilles à Nanterre. Ces derniers font partie des plus importants de la région parisienne.
La population de ces bidonvilles aurait été dénombré autour de 5300 en 1968, mais les chiffres tourneraient plutôt autour de 14;000 habitants. Impossible de vérifier ces chiffres, car pas de dénombrement officiel.
Un des plus importants sites se situait au niveau de l'actuelle Préfecture des Hauts-de-Seine.
Plan des bidonvilles et vue aérienne du secteur des Paquerettes. Sources : Société Historique de Nanterre
Remerciements pour leurs sources :
Office de Tourisme de Nanterre : 4, rue du Marché 92200 Nanterre Tél. : 01 47 21 58 02
La Société d'Histoire de Nanterre, Villa des Tourelles, située au 9, rue des anciennes mairies - 92000 Nanterre, Un merci spécial à Alain Bocquet et Antoinette Ochando pour les explications passionnantes sur l'histoire de Nanterre données en octobre.
Bibliographie : Les Fontenelles, histoire d'un quartier de Nanterre jusqu'en 1970, par Jeannine Cornaille, Société d'Histoire de Nanterre, bulletin N°26, mai 2001.
Promenade géologique à Nanterre, Collection Balades géologiques dirigée par Patrick de Wever, de François Baudin, avec la collaboration de Robert et Jeaninne Cornaille, Editions Biotope, 34140, Mèze.
Lien : Le Quartier des Fontenelles La Société historique de Nanterre : http://histoire-nanterre.org/ lien ? peut-être individuel suite à courrier reçu de la S.H.N. ?
Voici un petit circuit proposé dans le 9ème arrondissement "La Nouvelle Athènes"
La place Saint-Georges Le musée de la Vie Romantique
Le Musée de la Vie Romantique. George Sand, Frédéric Chopin et Auguste Clésinger
Départ gare Saint-Lazare, sortie place de Budapest :
□ rue d'Athènes (évidemment !),
□ rue de Clichy à droite,
□ place d'Estienne d'Orves Eglise Saint-Trinité,
□ rue Blanche, à gauche,
□ rue de la Tour des Dames, à droite,
□ rue de la Rochefoucaud, à droite Musée Gustave Moreau au N°14,
□ rue Saint-Lazare, à gauche,
□ rue Taitbout à gauche, et au N°80 le Square d'Orléans (lieu d'habitation de George Sand et Frédéric Chopin),
□ reprendre la rue Saint-Lazare, à droite,
□ rue Saint-Georges, à gauche,
□ faire un aller et retour dans la rue d'Aumale. Cette rue très calme, présente une très belle architecture typique de la Nouvelle Athènes, un hôtel particulier et son jardin à l'angle de la rue à apercevoir.
□ place Saint-Georges, à voir l'hôtel de la marquise de Païva au N°28 qui s'installa en 1851, la statue de Paul Gavarni, dessinateur et caricaturiste du journal satirique Le Charivari au XIXème siècle, au centre de la place, le Théâtre Saint-Georges où fut tournée le film 'le Dernier Métro", la fondation Dosne-Thiers; au N°27. Adolphe Thiers habita au 27, place Saint-Georges,
□ rue Notre-Dame,
□ rue H. Monnier, à droite,
□ rue de Navarin (N°9), à droite, cet étonnant bâtiment de style troubadour était une maison close, fermée en 1946,
□ petite boucle par la rue Clauzel, au N° 14 se trouvait l'ancien magasin de couleurs du Père Tanguy, broyeur de pigments qui a vu passer Pissaro, Monet, Renouard, Van Goth défiler dans sa boutique. Au début de leur carrière artistique, les peintres payaient en tableaux. Au N° 7 se trouve un superbe hôtel particulier construit dans le goût Renaissance,
□ rue des Martyrs, à gauche, Théodore Géricault peintre et sculpteur habita au N°17
□ rueVictor Massé, à gauche, Vincent Van Gogh habita au N° 25, à voir la Cité Malesherbes, privée, et son immeuble décoré,
□ place Gabriel Kaspereit,
□ rue Frochot, (avenue Frochot, privée malheureusement),
□ place Pigalle, deuxième à gauche,
□ rue Duperré, à gauche
□ rue de Douai, à gauche,
□ rue Jean-Baptiste Pigalle, à gauche, (Quartier des boutiques de guitare et batteries) Jean-Baptiste Pigalle résida au N°17
□ rue La Bruyère, à droite,
□ rue Henner, à droite,
□ rue Blanche, à gauche,
□ rue Ballu, à gauche,
□ rue de Vintimille, à droite,
□ place A. Max,
□ rue de Bruxelles,
□ place Blanche et son Moulin Rouge, à gauche,
□ Cité Véron (Boris Vian), tout près du moulin Rouge à sa gauche,
□ boulevard de Clichy, Place de clichy
□ rue d'Amsterdam,
□ Place de Budapest,
□ Gare Saint-Lazare,
,
Détail de la façade de l'hôtel de la Païva
Le square d'Oleans et ses spendides cours intérieures
L'entrée et la fontaine du square d'Orléans
La place Saint-Georges
L'église de la Trinité :
La construction de l'église de la Trinité s'inscrit dans ce nouveau Paris moderne voulu par Napoléon III et réalisé par son ministre de l'Urbanisme, le baron Haussman.
Elle correspond aussi un désir de renouveau dans l'église après la période troublée de la Révolution.
Théodore Ballu, 1817-1885, fut l'architecte de l'église de la Trinité. L'édifice fut achevé en 1867.
Les tranways devant l'église de la Trinité et la rue de Londres au début du XXème siècle
L'église de la Trinité
Notre-Dame de Lorette :
L'augmentation de la population du hameau des Porcherons détermina l'archevêque de Paris, Jean-François de Gondi, à faire construire une première église, vers 1645.
Placée sous le patronage de Notre-Dame de Lorette,et l'indépendance de l'abbaye de Montmartre, elle était située sur l'emplacement du N°54 de l'actuelle rue Lamartine.
Erigée en paroisse en 1791, elle est détruite en 1796. Hyppolyte Lebas, élève de Percier et Fontaine, remporte en 1822 un concours pour l'éfification d'une nouvelle église. Commencée en 1823, les travaux sont terminés en 1836. A l'exception de son portique à quatre colonnes corinthienne surmonté d'un fronton triangulaire, ornée des allégories de la foi, l'Espérance et la Charité, elle s'inspire de Sainte-Marie Majeure. Comme les basiliques romaines, cette basilique n'est pas voûtée, et un arc triomphal délimite la nef du coeur. Une rénovation de l'abondant décor de peinture et des grandes orgues de Cavaillé-Coll de 1974 à 1977.
Venez découvrir le quartier le plus romantique de Paris : lanouvelle Athènes. Lavisite guidéede la Nouvelle Athènes commencera par l’église Notre-Dame-de-Lorettedont l’intérieur est “ciré, luisant, doré comme le salon d’un banquier”. De nombreux artistes habitèrent laNouvelle Athènes. Dans cette paroisse furent baptisésMonetetGauguinet les obsèques deGéricault, auteur du “Radeau de la méduse”, y furent célébrées. Puis nous serons autorisés à découvrir une parfumerie bien étrange qui propose à ses clients “un baume automobile” !
La visite guidée de la nouvelle Athènes vous surprendra par son calme avec ses nombreuses cités-jardins, comme lesquare d’Orléansoù vécut le couple infernalGeorge Sand-Frédéric Chopin, à deux pas de l’atelier d’Eugène Delacroix. En passant devant lethéâtre Saint-Georges, lieu de tournage du film deFrançois Truffaut“Le dernier métro”, la visite guidée de la nouvelle Athènes nous conduira sur la délicieuseplace Saint-Georges. Cette place est agrémentée d’une jolie fontaine et d’un hôtel Renaissance qui fut habité par une courtisane du second empire fort connue – ou qui daignait à être connue! : lamarquise de Païva.
Au détour d’une rue, vous serez surpris de découvrir, à côté du fameux cabaret ”le chat noir“ d’Aristide Bruant, la façade d’une maison entièrement recouverte de plaques de laves émaillées peintes. La visite guidée de la nouvelle Athènes surprendra aussi le visiteur avec l’attachantecité Frochotet ses maisons essaimées dans la verdure où résident encore de nombreux people. Nous entrerons dans le ravissant jardin retiré du très beaumusée de la Vie romantiqueinstallé prés du célèbrethéâtre du Grand Guignol.
En apothéose, nous cheminerons dans une rue bordée d’hôtels où résidèrent des personnages notables, tels que les résidences deMademoiselle Marset du grand tragédienTalmaenterré aucimetière du Père Lachaise, ou bien encore la résidence imposante agrémentée d’une belle véranda habitée par l’un des pères ducode civil:Cambacérèsdoté d’un sobriquet par ses détracteurs ”tante turlurette”. Une surprise vous attendra à deux pas duMusée Gustave Moreau: une vigne plantée dans une caserne de pompier !
Visitez ce qui fut le quartier le plus romantique deParis hanté par les plus grands artistes de l’époque où résident toujours de nombreuses personnalités du monde du spectacle que nous rencontrerons peut-être en cours de route.
Bibliographie : George Sand Impressions er souvenirs de Jérôme Godeau
Le musée Gustave Moreau rassemble la totalité de l’œuvre de ce peintre qui n'a pas eu besoin de vendre ses œuvres et qui a souhaité que son lieu d'habitation et son atelier devienne son musée. L'artiste a légué son musée à l'Etat en 1897.
Une collection de 850 peintures et de plusieurs dizaines de milliers d'études, dessins, aquarelles, sculptures, visibles dans ce lieu étonnant.
Après restauration à l'identique, l'appartement du peintre a été ouvert au public en 1991, et son cabinet de réception, restauré en 2003, est également visitable.
A gauche, plan de face avec ses bonnettes, à droite, plan de face, hors bonnettes, focs et voiles d'étai
Reconstruction de la frégate l'Hermione : 17 ans de travail, 17 jours de traversée de l'Atlantique.
L'Hermione à l'origine :
Une frégate de la classe Concorde, construite en mars 1978 à l'Arsenal de Rochefort et lancée le 28 avril 1779. Sa construction dura 6 mois.
Elle navigua de 1779 à 1793. Cette dernière année, elle coule au large du Croisic le 20 septembre, mais tout l'équipage sera heureusement sauvé.
Elle rallie à l'époque les Etats-Unis en 38 jours pour prêter main-forte aux "insurgents" américains contre les navires anglais. La Fayette se met aux ordres des insurgés américains, puis de la flotte française.
Ses caractéristiques étaient les suivantes :
* Gréement : Trois-mâts carré,
* Longueur hors tout : 66 mètres,
* Longueur de coque : 46,50 mètres,
* Maître-bau (largeur maximale) : 11,50 mètres,
* Tirant d'eau : (profondeur maximale à la flottaison) : 5,38 mètres,
* Surface de voiles : 2200 à 3315 mètres-carrés,
* Déplacement : 1166 tonnes,
* Equipage : 255 à 316 marins, 302 marins pour la campagne de La Fayette (1 commandant et son second, 2 aides de camp, secrétaire, 6 domestiques, 4 officiers auxiliaires, 3 gardes de la marine, 44 officiers mariniers, 12 gabiers, 9 timoniers, 131 matelots, 35 soldats, 71 surnuméraires, gardes, secrétaire, chirurgiens, cuisinier, boulanger, armurier, mousses)
* Artillerie : 26 canons de 12 livres, 8 canons de 6 livres, 10 pierriers d'1 livre, 4 pierriers d'une 1/2 livre, 4 obusiers.
******************* La reconstruction au XX-XXIème siècle *******************
Plan de voilure et caractéristiques principales de la frégate de 12 "L'Hermione" dessin J.-P. Kosinski
Frégate de 12 : ce navire est armé de 26 canons tirant des boulets de 12 livres.
Une livre française à l'époque avait un équivalent de 489,5 grammes. Un boulet pesait ainsi 5,8 kilogrammes.
A noter : la livres anglaise pesait 453,6 grammes. les projectiles n'étaient donc pas utilisables par l'armée ennemie de l'époque.
Il fallait 9 hommes pour manœuvrer un canon de 12 (d'une masse de 1470 kilogrammes chacun)
Caractéristique de l'Hermione du XXIème siècle :
. Gréement : Trois-mâts carré,
. Longueur hors tout : 61,50 mètres,
. Longueur de coque : 44,20 mètres,
. Maître-bau (largeur maximale) : 11,55 mètres,
. Tirant d'eau : (profondeur maximale à la flottaison) : 5,45 mètres,
. 34 canons, dont 26 canons de 12 livres (1 d'origine)et 8 canons de 6 livres
. 3 ponts : pont de gaillard, manœuvre; pont de batterie, artillerie; faux pont, repos des marins,
. Surface de voiles : 2200 mètres-carrés,
. Grand mât : pin d’Oregon lamellé de 47 mètres (poids : 12 tonnes avec sa hune),
. Vitesse maximum : 14,5 nœuds, vitesse moyenne atteinte durant 24 heures : 10 noeuds
. Déplacement : 1256 tonnes,
. Équipage : 316 hommes,
. 32 kilomètres de cordage, 1 tonne d'étoupe, 1000 poulies, 2000 chênes français sélectionnés en grande partie en forêt des Deux Sèvres. Avitaillement : 12 tonnes,
. 17 ans de travail, coût total : 25 millions d'euros. 4.000.000 de visiteurs.
Aquarelle Jean-Pierre format 50 x 65 cm L'Hermione septembre 2015
Dessin feutre et crayon noir juillet 2023
Plein vent sur les Etats-Unis !!
La traversée de l'Atlantique du 18 avril au 5 juin 2015 Ile d'Aix-Yorktown, et le retour Saint-Pierre-et-Miquelon-Brest du 23 juillet au 10 août 2015
Bon vent à l'Hermione !!
Jean-Pierre
Sources : France 2, Association "L'Hermione", Wikipédia
France 3, Thalassa 19 décembre 2015 "L'aventure de l'Hermione" Un film de Pascal Vasselin