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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné 1626-1696
Le musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 Paris
Historique :
Marie de Rabutin-Chantal naît en 1626 dans l’hôtel de Coulanges, construit par son grand-père 1 bis place Royale (actuellement place des Vosges). Son père décède rapidement, tué lors du siège de La Rochelle. Sa mère rejoint son mari en 1633. Près du grand-père Coulanges, Marie vit à partir de 1637 des années heureuses, au milieu d’oncles et de tantes, dans l’hôtel du 35-37 rue des Francs-Bourgeois, dont il ne reste que peu de traces aujourd’hui.
L’école est faite à la maison, et les enfants ont accès à de nombreuses œuvres d’auteurs contemporains. Guidée par ses oncles, Marie épouse à dix-huit ans le beau Henri de Sévigné, propriétaire du château des Rochers. Ils deviennent marquise et marquis et s’installent 11, rue des Lions-Saint-Paul (la maison existe toujours). Françoise-Marguerite, future comtesse de Grignan bien appréciée de Louis XIV et principale destinatrice des fameuses Lettres, naît en 1647 et son frère Charles, en 1648. Henri fait bientôt la cour à Ninon de Lanclos, puis à Madame Gaudron (ce qui le conduira à la mort, en 1651, des suites d’un duel avec le chevalier d’Albret), et Roger de Bussy-Rabutin courtise la marquise, sans beaucoup de succès.
Le château des Rochers en Bretagne
Même après la mort de son mari, Madame de Sévigné séjourne régulièrement au château des Rochers, jusqu’en 1690. Elle s’est découvert un amour pour la campagne… et la vie bretonne est moins chère que la vie parisienne. Veuve, elle emménage rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple comprise entre la rue Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri).
A vingt-cinq ans, elle se retrouve veuve, mais poursuit son existence mondaine. Elle met toute sa passion dans sa vie familiale. En 1669, sa fille épouse le Comte de Grignan et part le rejoindre en Provence. C’est le point de départ d’une importante correspondance.
Elle fait également de fréquents séjours au Rochers où elle retrouve son fils et à Grignan. C’est d’ailleurs là, auprès de sa fille qu’elle meurt le 17 avril 1696.
Bien qu’elle ait beaucoup voyagé, Madame de Sévigné reste fidèle à Paris et à son quartier favori, le Marais, qui est à cette époque le lieu à la mode. Sa première résidence est son lieu de naissance, l’hôtel de Coulanges, place Royale, actuellement place des Vosges. Elle habitera ainsi à 8 domiciles différents :
- une dépendance de l’hôtel de Coulanges (aujourd’hui au 35-37 rue des Francs-Bourgeois), transformé depuis,
- 11, rue des Lions-Saint-Paul, avec son mari entre 1645 et 1650 (lieu de naissance de sa fille),
- rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple, comprise entre Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri),
- 8, rue de Thorigny (hôtel disparu), avec sa fille et son gendre,
- rue du Parc Royal, chez ses cousins Coulanges, entre fin 1671 et mai 1672, car la variole menace la rue Thorigny,
- 14, rue des 3 pavillons, actuellement rue Elzévir , entre mai 1672 et 1677,
- 8, rue Courtauvilain, actuellement rue de Montmorency. La maison n’existe plus,
- sa dernière et plus chère résidence était rue de la Culture Sainte-Catherine, devenue rue de Sévigné : l’hôtel Carnavalet qu’elle loue à un financier entre 1677 et 1696.
Elle fréquente de nombreux salons littéraires se tenant dans des hôtels particuliers, le plus prisé à cette époque étant l’hôtel de Rambouillet (rue Saint-Thomas du Louvre, actuellement dans la cour Napoléon du Louvre) détruit en 1848.
Les voyages de Madame de Sévigné et sa fille Sources Librairie Hachette 1935
Une autres biographie de Mme de Sévigné
Marie de Rabutin-Chantal naquit à Paris le 5 février 1626. Orpheline de bonne heure, elle fut d’abord élevée par son grand-père et sa grand-mère maternels, M. et Mme de Coulanges. Mais ceux-ci moururent bientôt, et l’enfant fut confiée à l’aîné de leurs fils, l’abbé de Coulanges, celui que Mme de Sévigné appelait plus tard le "Bien bon". L’abbé fit donner à sa nièce une excellente instruction : Ménage lui enseigna, avec le latin, l’espagnol et l’italien. En 1644, Marie de Rabutin-Chantal épousa le marquis Henri de Sévigné, parent du cardinal de Retz. Le marquis ruina sa femme, et, pour une querelle de jeu, il se battit en 1651 avec le chevalier d’Albret, qui le tua. De ce mariage étaient nés deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles.
Mme de Sévigné se retira pendant trois ans à la campagne, aux Rochers, près de Vitré en Bretagne. Elle remit de l’ordre dans sa fortune, grâce aux conseils du "Bien bon" ; et en 1654, elle revint à Paris, où elle fréquenta l’Hôtel de Rambouillet et s’occupa de l’éducation de ses enfants. Puis elle présenta sa fille à la cour, et la maria en 1669 au comte de Grignan, deux fois veuf, et lieutenant général en Provence. Mme de Grignan dut, en 1671, rejoindre son mari.
Cette séparation fut douloureuse : Mme de Sévigné idolâtrait sa fille. Et nous devons à cette circonstance et à ce sentiment un peu outré, la plus grande et la plus vivante partie des lettres de la marquise. D’ailleurs, elle n’aimait pas moins son fils, Charles de Sévigné, doué d’un cœur plus ouvert et d’un tempérament plus expansif que Mme de Grignan. Charles fut brave soldat, prit part à plusieurs campagnes, et finit par se retirer en Bretagne. Mme de Grignan eut trois enfants : Marie-Blanche, que Mme de Sévigné appelle « ses petites entrailles », et qu’elle garda chez elle, à Paris, pendant trois ans ; on la sacrifia aux intérêts des deux autres enfants, en la mettant, dès l’âge de six ans, au couvent de la Visitation d’Aix, d’où elle ne sortit plus ; Pauline, dont il est si souvent question dans les Lettres, et qui devint Mme de Simiane ; et Louis-Provence, le petit marquis, qui fut bon officier, et à qui sa mère fit épouser, en 1694, la fille d’un fermier général… « Il faut bien fumer ses terres. »
C'est donc pour distraire sa fille, qui s'ennuyait au milieu des fêtes et des tracasseries de la société provençale que Mme de Sévigné entreprend de transposer Paris et Versailles à Aix. Elle lui écrit tous les jours pour la tenir au courant de tout ce qui pouvait l'intéresser ; mais surtout elle lui parlait de ses sentiments : l'amour maternel, avec toutes ses nuances, tantôt exalté, tantôt inquiet, tantôt désolé, tantôt joyeux.
Mais ces lettres constituent également un témoignage de premier ordre sur les temps de Mme de Sévigné, la société et la cour de Louis XIV.
Mme de Sévigné, qui recevait souvent à Paris sa fille et ses petits-enfants, allait aussi les visiter à Grignan. Elle se trouvait dans ce château, en avril 1696, quand elle fut atteinte de la petite vérole, et mourut.
Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré
Le château de Grignan dans la Drome provençale
La marquise décède à Grignan le 17 avril 1696. Elle y repose sous une dalle de marbre blanc, dans l’église Saint-Sauveur.
La fontaine de Grignan avec Madame de Sévigné
Mme de Sévigné et sa fille Madame de Grignan
Un des écrits de Mme de Sévigné à sa fille Françoise-Marguerite, Madame de Grignan : merci à Muriel de son rappel de littérature
En des circonstances similaires à ce que nous vivons,
voici ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Madame de Grignan en 1687.
Merci à Muriel de ce rappel de littérature.
« Jeudi, le 30ème d'avril de 1687
Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements.
Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoie à nos repas qu'il nous fait livrer,
Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille "Le Menteur", dont on dit le plus grand bien.
Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
Heureusement, je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette, nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos, « Les animaux malades de la peste » ! « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »".
Je vous envoie deux drôles de masques ; c’est la grand'mode. tout le monde en porte à Versailles. C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer,
Je vous embrasse, ma bonne, ainsi que Pauline. »
Petit circuit Madame de Sévigné à Paris
Généalogie de Madame de Sévigné :
Sources : Secrets d'Histoire "La Marquise de Sévigné, l'esprit du Grand Siècle"
L’Hôtel Carnavalet, Musée de la Ville de Paris, situé au 23, rue Sévigné, 75003 Paris, tél. 01 44 59 58 58, fax 01 44 59 58 10 61) est ouvert de 10h à 17h40, sauf les lundis et jours fériés. Gratuit sauf expositions temporaires. Lien musée : www.carnavalet.paris.frLe château des Rochers-Sévigné, route d’Argentré-du-Plessis 35500 Vitré
Tél. 02 99 75 04 54) vaut le détour. Ne pas rater en particulier le "petit rediseur de mots jusqu’à l’oreille", système acoutisque étonnant, au centre de l’hémicycle de pierre dans les jardins du château.
Un billet unique permet de visiter tous les musées vitréens - Renseignements : Service Musées - Tel. 33 (0)2 99 75 04 54 - Visites guidées de la Ville, s'adresser à l'Office de Tourisme, Tel. 33 (0)2 99 75 04 46
Du 01/05 au 30/09, tous les jours de 10h à 12h45 et de 14h à 18h. Du 01/10 au 30/04, ouvert de 10h à 12h15 et de 14h à 17h30, fermé le mardi
Bibliographie (à compléter)Les écrivains du Marais. Promenade littéraire autour de la Place Royale. Le Promeneur des Lettres (tél : 01 40 50 30 95). Madame de Sévigné à Grignan. Article de Paul-Émile Cadilhac dans Demeures inspirées et sites romanesques, tome I, Editions de l’Illustration. Paul-Émile Cadilhac et Robert Coiplet. Le Val-de-Marne de Madame de Sévigné, article de Mireille Gérard dans Balade en Val-de-Marne sur les pas des écrivains, Éditions Alexandrines.
Le magnifique grand voiler La Boudeuse est de nouveau à Paris depuis le 10 septembre dernier.
La capitaine du trois-mâts, Patrice Franceschi, nous avait informés, le navire sera amarré à partir du 10 septembre au quai d'Orsay avant les journées de la Conférence climatique mondiale et la conférence des chefs d'Etat en fin d'année.
Dernière nouvelle de la Boudeuse : 9 septembre 2015
GRANDE NOUVELLE AUJOURD’HUI pour les amis de Patrice Franceschi : son trois-mâts goélette d’exploration « La Boudeuse » vient d’arriver à Paris et s’est amarré en plein centre de la capitale, port du Gros-Caillou, entre le pont de l’Alma à Paris et le pont des Invalides.
Pour les visites les samedis de 10 à 18 heures, toutes les heures, sauf à 13 H, voir le lien : http://la-boudeuse.org/actualite-la-boudeuse/visites-de-la-boudeuse-a-paris/
Plan de voilure du trois-mâts goélette
Desins et aquarelles Jean-Pierre Kosinski
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
Venez l'admirer et la visiter le samedi; voir lien !
La Boudeuse, le soir, quai du Port du Gros Caillou en février 2016
Quelques chiffres des caractéristiques de la Boudeuse :
Poissy, Ville royale et religieuse Sources documentation Ville de Poissy O.T. 2019
Le bestiaire des gargouilles de la Collégiale :
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Le Temple protestant, le cimetière et l'enclos de l'abbaye de Poissy Sources O.T. Poissy 2019
La Collégiale Notre-Dame et des églises de Poissy
Le marché aux bestiaux en 1825, lithographie de Janillon et l'actuelle place de le Répbublique
Le pavillon d'octroi,1832, Syndicat d'Initiative actuel depuis 1982
Le Pavillon d'Octroi de Poissy : la porte de Paris :
En 1821, Antoine Faron, Maire de Poissy, propose l’agrandissement du marché aux bestiaux.
Ce projet d’extension comprenait la construction d’une nouvelle halle aux veaux, d’un bâtiment de deux étages pour la Caisse de Poissy avec logement pour le personnel administratif du marché (actuel Conservatoire de Musique et de Danse), de bâtiments annexes (bergerie, magasins, abattoirs) et d’un pavillon d’octroi.
Construit par l’architecte Auguste Goy Porte de Paris à la jonction de la rue du Grand Marché et de la rue de Paris, (devenue rue du Général-de- Gaulle), ce nouveau pavillon était flanqué de deux grilles fermant les deux rues et ceint de bornes circulaires en granit reliées entre elles par des barres de fer afin de protéger le bâtiment de l’atteinte des bœufs et de l’approche des voitures.
Le tracé probable du mur d'enceinte de la ville construit après 1222
Le mur d'enceinte de Poissy dit "Phlippe Auguste" :
Le mur d'enceinte de la ville de Poissy est construit sous l'époque de Philippe Auguste. Ce n'est pas à proprement dire une muraille de défense, mais un mur de protection et d'obligation de règlement de la taille en passage par le pavillon de l'octroi situé sur la route de Paris (actuellement l'Office de Tourisme de la ville)
L'article 4ème de la lettre de Philippe Auguste accordant à ¨Poissy, Triel et Saint-Léger-en-Laye le droit de commune : "Quiconque viendra, pour le marché, dans l'enceinte des murs, sera troublé par qui que ce soit, ni à l'aller, ni au retour, à moins que débiteur ou garant d'une dette, ou que coupable d'un délit, il ne soit pour de fait, susceptible d'arrestation."
Quand parut la charte déclarant Poissy commune affranchie, Louis IX, futur Saint-Louis, n'avait que 9 ans.
En 1733, l'adjudicateur des droits de Tarif pour le paiement de la taille se plaignait que des habitants avaient établi les uns des jardins, les autres des bouveries, d'autres des bâtiments le long des murs auxquels il s'était opéré des brêches dans le mur d'enceinte.
L'ancien pont de pierre
Gravure et photographies anciennes de l'ancien pont
L'histoire du Vieux Pont de Poissy commence avant le XIIIème siècle. Le lit de la Seine était alors plus large que de nos jours, les rives plus basses et plus herbeuses.
Surmonté de quatre moulins, il comptait jusqu'à trente-sept arches. Il est fortifié au XVIIème siècle, doté d'un pont-levis et, à chacune de ses extrémités, une solide porte est ouverte et fermée à heures fixes. Comme la plupart des ouvrages similaires de l'époque, le pont de Poissy était à péage, tant dessus que dessous.
La dernière distillerie artisanale historique d'Ile-de-France
Les alambics de cuivre de la distillerie
Historique de la distillerie :
Le Noyau de Poissy :
Ce pilier de la gastronomie francilienne recèle de nombreux secrets…
Quelques historiens mentionnent l’apparition du Noyau de Poissy à la fin du 17ème siècle… quand il vint l’idée à une aubergiste de faire macérer des noyaux d’abricots dans de l’eau de vie de Gascogne née à peine quelques décennies plus tôt.
Une recette qui n’a cessé de plaire depuis, transmise de génération en génération et toujours fidèle à ses origines pisciacaises.
Au tout début du 20ème siècle, notre Noyau de Poissy « Gobelet d’argent » aux saveurs de frangipane vît apparaitre une concurrente de taille : Le Noyau de Poissy « sceau de saint-Louis ».
Aujourd’hui, nos deux liqueurs rescapées d’un combat sans merci entre les marques Duval et Dumont se sont réconciliées et ont même eu la joie d’accueillir leur nouvelle petite sœur : la Liqueur de Paris…
Les Noyaux de Poissy et la Liqueur de Paris bénéficient du label "Saveurs Paris Ile de France".
La guerre des noyau : vrai ou véritable noyau ?
La liqueur de Paris, la Corbeille d'Argent et la liqueur de Saint-Louis
Publicité "Noyau de Poissy" sur les quais de Paris
La boutique
Merci à Luc pour sa passionnante visite de la distillerie.
La Villa Savoye de l'architecte Le Corbusier : 50ème anniversaire 1887-1965
Le Pont ancien et le marché aux bestiaux sources ville de Poissy Office de Tourisme
La Villa Savoye en chiffres :
1928 : Pierre Savoye et son épouse choisissent Le Corbusier pour la construction de leur maison de week-end. La construction d'une « boîte sur pilotis » est acceptée par les propriétaires.
1928 : Début de la construction.
1931 : Les Savoye emménagent. Des travaux de reprise de l'étanchéité et du chauffage sont nécessaires.
1940-1945 : La maison est occupée par les Allemands puis les Alliés et se retrouve gravement endommagée.
1958 : La ville de Poissy exproprie les Savoye pour construire un lycée sur une partie du terrain. Il est envisagé de démolir la villa.
1962 : La ville cède la villa à l'État qui prend des mesures conservatoires.
1963 : Début de la restauration générale de la villa par l'architecte Jean Dubuisson, puis par Jean-Louis Véret entre 1985 et 1992.
1937 : La Ford Motor Company annonce son intention de quitter l'usine Mathis de Strasbourg et de s'installer à Poissy pour y réunir tous les services de fabrication et de montage ainsi que la direction générale et les services administratrifs3 de Ford-SAF. La capacité prévue est très importante pour l’époque. Il s’agit de produire 150 véhicules par journée de 8 heures.
1938 : Ouverture du chantier de l’usine Ford-SAF sur un terrain en bordure de Seine de 240 000 m2.
1946 : La production des véhicules de tourisme reprendra avec la fabrication des Ford V8-F472 à moteur V8 2,2 L, identique au modèle 13 CV Matford d'avant-guerre. C'est le premier véhicule particulier fabriqué à Poissy. La production des camions reprendra avec le modèle Ford F698W de 5 tonnes dit Poissy.
1949 : Lancement de la fabrication de la Vedette. Poissy possède un montage final et exécute entièrement l'usinage des moteurs, boîtes et ponts tout le reste est acheté. Les caisses de Vedette proviennent de l'usine Chausson d'Asnières. Le début des années 1950 est difficile sur le plan économique. Les ventes de la Vedette ne décollent pas. La Ford Motor Company repositionne ses intérêts européens, en Allemagne et en Grande-Bretagne, et cherche un repreneur pour Poissy.
1954 : SIMCA devient Simca SA et rachète le constructeur Ford-SAF
1955 : Début du chantier du « Grand Poissy » : la surface des ateliers de l’usine Simca passe de 91 000 m² à 180 000 m².
1961 : Lancement de la Simca 1000. Énorme succès, qui durera jusqu'en 1978. Fiat cède la majorité du capital à Chrysler car, au terme des accords avec Michelin et le gouvernement français, il doit racheter Citroën.
1970 : Chrysler Corporation porte sa participation à 99,3 %, Simca devient Chrysler France.
1976 : Fusion de Peugeot SA et de Citroën SA : création de PSA Peugeot Citroën.
1978 : 27700 salariés
1980 : La marque Simca est abandonnée à la fin du millésime. Elle appartient toujours au groupe PSA Peugeot Citroën.
1986 : La fabrication des modèles Talbot cesse
1992 : Début de la production de la 306.
2005 : En mai, l'usine comptait 8300 salariés auxquels s'ajoutaient plus de 900 intérimaires,
2006 : Montée en régime de la Peugeot 207 parallèlement à la Peugeot 206.
2007 : Production de la 1007 et de la 207 (berlines et SW). 273 000 véhicules produits.
2009 : Fin de la production de la 1007. production de la 207 restylée, de la DS3 et de la nouvelle C3.
2011 : Fin de la production de la 207 SW à Poissy.
2012 : Fin de la production de la 207 à Poissy. Mise en production de la Peugeot 208.
2013 : Lancement commercial de la Citroën DS3 Cabrio.
Voir aussi l'article "L'enceinte Philippe-Auguste à Paris" : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-l-enceinte-philippe-auguste-a-paris-125011327.html
Les falaises côté Est, la chapelle Notre-Dame de la Garde, l'Aiguille et la Porte d'Aval, le Chaudron
La chapelle Notre-Dame de la Garde, ses gargouilles, la vue de la plage et ses falaises
Les peintres d'Etretat :
Claude Monet se rend au Havre et à Etretat plusieurs fois;
- en hiver 1868-69, il revient chaque année de 1883 à 1886,
- en 1883, il peint "L'arche d'Etretat' et "Mer agitée à Etretat",
- en 1885, "Etretat la Manneporte, reflets sur l'eau" (Musée des Beaux-Arts de Caen)
En bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droite
La Manneporte de Claude Monet à droite, à gaucle le site actuel
Etretat : les falaises de légende ont inspiré les plus grands peintres
Les falaises d'Etretat : un site pittoresque unique en Europe. Ce paysage de légendes connu dans le monde entier grâce au peintre impressionniste Claude Monet a inspiré les plus grands artistes peintres.
Etretat, petit port de Haute-Normandie, doit surtout sa réputation à son arche crayeuse monumentale et à l'aiguille de 70 mètres de haut située en retrait. Il y a la falaise d'Amont, la falaise d'Aval et la Manneporte . Des falaises qui ont été une source d'inspiration pour de nombreux peintres, réalistes, romantiques, impressionnistes ou fauvistes.
Avec la Manneporte, Claude Monet a rendu le site célèbre
Ce site est très connu dans le monde en particulier grâce à Caude Monet qui le découvre dès l'hiver 1868-1869. Séduit par l'aspect pittoresque du lieu, l'artiste y revient ensuite chaque année de 1883 à 1886. En tout, il a peint une cinquantaine de toiles par tous les temps, à différents moments de la journée, pour saisir l'instant, l'impression et la luminosité changeante au fil des heures.
Monet n'a pas été le seul à s'intéresser à ce lieu. Gustave Courbet (La falaise d'Etretat après l'orage en 1870), Barthold Jongkind, (Port d'Etretat en 1852), Camille Corot (La plage, Etretat en 1872), Eugène Isabey (Rochers d'Etretat en 1851 ou 1857), Eugène Delacroix (Etretat, la roche percée en 1838) et Eugène Boudin ( Etretat, la falaise Amont en 1896) ont tous immortalisé la magie des lieux.
Sources : Reportage de Nicolas Lemarignier - Frédéric Faure- I.Palmer
Les peintres des falaises d'Etretat :
Eugène Delacroix : "Etretat et la roche percée" 1838
Eugène Isabey : "Rocher d'Etretat en 1851 ou 1857"
Barthold Jongkind : "Port d'Etretat en 1852"
Gustave Courbet : "La falaise d'Etretat après l'orage" 1870
Camille Corot : "La plage d'Etretat" 1872
Claude Monet : "L'arche d'Etretat", "Mer agitée" 1883,
"Etretat, la Manneporte reflets sur l'eau" 1885
Eugène Boudin : "Etretat la falaise Amont en 1896"
L'Aiguille creuse
L'Aiguille creuse est un roman de Maurice Leblanc mettant en scène les aventures d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.
Il a été publié dans le journal "Je sais tout" du 15 novembre 1908 au 15 mai 1909 , puis avec quelques modifications, le roman entier a été édité en juin 1909.
Arsène Lupin s'oppose à Isidore Beautrelet, jeune lycéen et détective amateur. L'histoire prend place à Ambrumésy et dans d'autres villes françaises, au début du XXe siècle.
L'aiguille creuse est le deuxième secret de la reine Marie-Antoinette et de Cagliostro (fortune des rois de France). Le Mystère de l'Aiguille creuse renferme un secret que les rois de France se transmettaient et dont Arsène Lupin s'est rendu maître. La fameuse aiguille contient le plus fabuleux trésor jamais imaginé, il rassemble les dots des reines, perles, rubis, saphirs et diamants... la fortune des rois de France.
Quand Isidore Beautrelet découvre le château de l'Aiguille (dans le département de la Creuse, près de Crozant), il pense avoir trouvé la solution de l'énigme. Mais ce qu'il n'a pas compris c'est que le roi de France, Louis XIV, avait fait construire ce château pour brouiller la véritable piste qui en fait était une aiguille en Normandie près de la ville du Havre où Arsène Lupin, connu aussi sous le nom de Louis Valméras, s'était caché.
"Pour atteindre la beauté originale, l'artiste doit s'élever dans la simplicité"
Auguste Perret
Vue de la ville du Havre et le clocher de Saint-Joseph
L'église Saint-Joseph est un édifice emblématique du centre-ville reconstruit du Havre. C'est le premier monument que l'on voit en arrivant par la mer et un repère dans la ville.
L'ancienne église néo-gothique a été complètement détruite en 1944. Auguste Perret dessine avec Raymond Audigier les plans de la nouvelle église : Auguste Perret, qui était athée, voulait que l'église soit aussi un monument à la mémoire des victimes de la guerre, tandis que Raymond Audigier, très croyant, souhaitait en faire un cierge de remerciement à Dieu pour le retour de la paix ; cette seconde idée a fortement influencé le choix de la forme définitive du monument en s'inspirant des précédents projets réalisés par Auguste Perret : l'église votive Sainte-Jeanne d'Arc, une basilique dessinée par Auguste Perret en 1926 et originellement destinée à être construite rue de la Chapelle , dans le 18e arrondissement de Paris.
L'abbé Marcel Marie convainc le clergé et le ministère de la reconstruction de mettre en œuvre ce projet.
Auguste Perret et Raymond Audigier sont les deux coauteurs de cet immense ouvrage.
À la mort d'Auguste Perret, en 1954, Raymond Audigier termine l'ouvrage avec la collaboration de Georges Brochard pour le cabinet Perret. Audigier et Brochard sont par ailleurs assistés par un autre architecte, Jacques Poirrier.
Les travaux débutèrent le 21 octobre 1951 par la pose de la première pierre.
La fin du gros œuvre a lieu en octobre 1957 avec l'achèvement de la tour de 107 mètres et la remise au culte le 22 mars 1959, les aménagements intérieurs n'étant terminés qu’en 1961. La consécration du maître-autel et des aménagements (baldaquin, stalles) conçus par l’architecte Guy Verdoïa a lieu en 1964. La nouvelle église Saint-Joseph fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1952, soit, fait rarissime, dix ans seulement après sa construction.
En 1997, l'église est parée d'un habillage lumineux. Le maitre verrier Marguerite Huré, assisté de sa fidèle collaboratrice Marcelle Lecamp vont travailler sur cet ambitieux projet.
L'artiste va utiliser pour ses vitraux le verre antique, soufflé à la bouche, irrégulier d'épaisseur et très nuancé.
L'agencement est géométrique, avec à sa base 7 couleurs : orange, jaune, vert violet, rouge, verdâtre et blanc, déclinées en une cinquantaine de nuances.
Ces couleurs sont placées du plus sombre à la base du clocher pour aller au plus clair au sommet de l'édifice.
L'église Saint-Joseph vue du port
Vue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'église
Auguste Perret fait appel au maître-verrier Marguerite Huré que Maurice Denis lui avait fait connaitre
Marguerite Huré
Les couleurs dominantes varient suivant les points cardinaux :
. à l'est : les lilas rosés accompagnent l'exaltation des ors et verts symbolisant la nativité,
. au sud : or et orange exaltent la puissance de l'Esprit, la splendeur et la gloire de Dieu. "Les jaunes flamboient comme des clameurs de victoire" Marguerite Huré,
. à l'ouest : la couleur rose domine, éclatante et généreuse. Elle est accompagnées de rouge, couleur de l'action et de la force,
. au nord ; le bleu est prépondérant, immatériel et profond. Il symbolise le ciel, la couleur de la Vierge.
Historique :
L'église actuelle est le quatrième édifice à porter ce nom. Saint-Joseph était le quartier des charpentiers de navires et de chantiers navals de la ville.
En 1871, il est fait mention de l'ouverture de la chapelle Saint-Joseph, sous l'impulsion de l'abbé Léon Roger.
La 2ème église, inachevée, ouverte au culte en 1877, sera consacrée en 1882.
En 1944, le Havre subit les ravages des bombardements, faisant table rase de son centre ville. Saint-Joseph n'est plus alors que ruine. L'église est détruite le 5 septembre 1944.
Lentement, la ville va se relever de ce drame et au sein du camp François 1er, baraquements de fortune en ces temps, l'abbé Charles Pinel va créer un bien modeste lieu de prière dans un ancien hangar en tôle ondulée. Ce sera le 3ème "Saint-Joseph".
Le chantier de l'actuelle église Saint-Joseph démarre en 1951, avec la pose de sa première pierre le 21 octobre.
Quelques chiffres :
- 500.000 tonnes de béton, 700 tonnes d'acier,
- superficie du bloc de base : 2000 m2 reposant sur 71 pieux de 15 mètres de long,
- superficie des vitraux : 378 m2 comportant 12.768 verres de couleurs, 50 nuances,
- poids du bloc de l'autel : 7 tonnes,
- hauteur extérieure : 107 mètres,
- hauteur du clocher sous plafond : 84 mètres.
- 800 sièges type cinéma.
Quelques dates :
- 21 octobre 1951 : pose de la première pierre,
- octobre 1957 : fin du gros oeuvre,
- 22 mars 1959 : remise de l'édifice au culte,
- 1959-1961 : fin des aménagements intérieurs,
- 1964 : consécration du maître-hôtel, du baldaquin, des stalles,
- 11 octobre 1965 : inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques,
- 1997 : mise en lumière par la ville du Havre,
- 2003- 2005 : travaux de restauration, En 2003 installation de l'orgue construit en 1966 à Strasbourg pour la chapelle de Saint-Thomas d'Aquin. Il comporte 14 jeux, 2 claviers et un pédalier.
- 2009 : 50ème anniversaire.
- La Ville du Havre est inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 2005.
Sources : Wikipédia et documentation de l'Office de tourisme de la ville du Havre.
Brochure de l'église catholique Saint-Joseph Le Havre 2014 Réalisation AB & JB plan de l'édifice
L Hôtel de Ville du Havre a été construit entre 1952 et 1958 sur les plans d'Auguste Perret et de Jacques Tournant, sauf la place couverte, inaugurée en 1988.
La tour culmine à 72 mètres et comporte 17 étages. L'aile Est abrite un théâtre de 700 places.
La façade Sud s'ouvre sur un vaste jardin à la française ponctué de nombreux jeux d'eau achevé en 1992.
Hôtel de Ville : 1517, place de l'Hôtel de Ville CS 40051 76084 Le Havre cedex
Ouverture de 9 h à 18 h
Les réalisations d'Auguste Perret :
1) avant 1945
. le Théâtre des Champs-Élysées (1913),
. l'église Notre-Dame au Raincy (1922-1923), en collaboration avec son frère Gustave
. le clocher de l'église de Saint-Vaury (Creuse) (1924),
. la Tour Perret, édifiée en 1924 dans le parc Paul-Mistral à Grenoble, est la première tour en béton armé construite en Europe. Haute de 95 mètres, elle a été construite par les frères Auguste et Gustave Perret à l'occasion de l'Exposition internationale de la houille blanche, qui eut lieu du 21 mai au 25 octobre 1925,
. la chapelle de La Colombière à Chalon-sur-Saône (1928-1929),
. la salle Cortot à Paris (1928-1929),
. l'aménagement du musée Magnin (1930-1931),
. la villa de M. Nubar Bey à Garches (1930-1931),
. l'hôtel particulier du Dr Périgord à Limoges (1934-1935),
. les bâtiments administratifs de la Marine dit « Bâtiment Perret » et le bassin des carènes (centre d'essais de la DGA, aujourd'hui démolis) dans le 15e arrondissement de Paris (1929-1932) en collaboration avec son frère Gustave,
. le bâtiment du Mobilier national, à Paris (inauguré en 1936),
. l'usine des horlogeries Dodane, à Besançon (1939-1943),
2) Après 1945 :
. 1946-1954 : Nouveaux ateliers à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris (6ème arrondissement),
. 1947-1949 : Musée des beaux-arts, São Paulo (Brésil),
. 1948 : Gare Maritime d'Alger (Algérie), architecte : Urbain Cassan avec la collaboration de l'entreprise Perret,
. 1949-1952 : La Tour Perret, immeuble résidentiel et de bureaux à Amiens,
. 1950-1954 : Immeuble d'habitation de la Fondation Alexandre et Julie Weill, Paris 17e arr.
. 1950-1954 : Centre d'études nucléaires (C.E.A.), Saclay (Essonne),
. 1951-1956 : Reconstruction du Vieux-Port, Marseille (Bouches-du-Rhône). Avec la collaboration d'André Devin et de Fernand Pouillon.
Le roman d'un voyageur en Corée, Victor Collin de Plancy, à la fin du 19ème siècle.
Cette exposition propose de suivre les traces du premier diplomate français envoyé en Corée et ses collections.
Le "Royaume ermite" : à la fin du 19ème siècle, la Corée est un pays secret qui s'ouvre progressivement aux influences étrangères.
Tombé sous le charme de la culture ancienne et raffinée de ses habitants, Victor Collin de Plancy se fait le porte-parole de la Corée en France.
.
Sur le portrait de droite, Victor Collin de Plancy apparait en costume de diplomate
Victor Collin de Plancy, lorsqu'il apparait sur la photographie jointe plus haut, est assez âgé. Il est décoré de plusieurs médailles reçues durant sa carrière. Il a derrière lui une vie bien remplie, dont 20 ans passés en Asie, en particulier en Corée.
Cet homme est considéré par ses contemporains comme un homme agréable et sympathique, désireux de plaire et d'aider les autres.
La route des céladons :
La route des céladons part de la Chine, passe par la Corée et se poursuit jusqu'à Sèvres.
C'est en France entre le 17ème et le 18ème siècle que ces pièces nommés en chinois qing cigi (grès verts) vont être baptisées du nom de céladon.
Entre 1607 et 1625, Honoré d'Urfé, publie L'Astrée, premier roman de 5000 pages, qui rencontre un énorme succès dans les cours européennes. Son héros, nommé Céladon, jeune berger aux amours contrariés porte des rabans vert-bleu. Son nom va servir à désigner les grès verts, y compris dans la langue de Shakespeare.
Le Céladon : couleur secrète, couleur du jade, vert bleuté ou vert olive, le céladon a bien des aspects.
En fait le céladon désigne non pas une couleur, mais une technique.
Les céladons sont des grès porcelaineux, riche en kaolin, recouverts d'une couverte concentrée en oxyde de fer. Cuits à haute température et en réduction, c'est-à-dire avec très peu d'oxygène, ces oxydes prennent une teinte verte. La couleur de la pièce dépendra alors de nombreux critères, épaisseurs de la couverte, durée de la cuisson, position dans le four.
C'est ainsi dans ces variations que réside la beauté du céladon.
Sources :
Cité de la Céramique, 2, place de la Manufacture 92310 Sèvres.
La commune se situe dans dans le Royans (Massif du Vercors). Le Royans est l'une des 7 régions naturelles du Parc naturel Régional du Vercors.
Le point culminant de Pont-en-Royans est le Mont-Baret situé à 786 mètres d'altitude.
Le village se trouve au confluent de la Bourne dont la source se situe à Lans-en-Vercors et de la Vernaison, dont la source est à Saint-Agnan-en-Vercors.
Le pont :
Au départ, c'est un passage étroit jeté entre deux rochers qui permet l'accès aux plateaux du massif du Vercors, et de traverser le torrent de la Bourne, dont les gorges sont abruptes et très étroites. La première citation désigne un certain pont Chochignon (voir textes de l'abbé Fillet et de S. Chaussamy). Le pont est étroit, tout au plus trois mètres, et son entrée démarre à la hauteur de la maison Thomas sur l'actuel Pont Picard (on ignore l'origine de ce nom, qui est donc moderne ; on parle aussi du gouffre Picard, creux dans la Bourne profond d'une dizaine de mètres à peu près sous le pont). Au XIXéme siècle, le pont est élargi. La route de Villard est créée en 1872, ainsi que l'actuelle route de Sainte-Eulalie, avant la fin du XIXème siècle, et la circulation des charrois de troncs de bois provenant de la Route des Goulets entraîne un besoin d'élargissement.
De nombreuses maisons sont abattues.
Il y avait auparavant trois fois plus de maisons suspendues au-dessus du gouffre qu'au XXIème siècle.
Pont-en-Royans, ville d'eau
Les balcons avancés :
Le charme de ce village et de ses balcons suspendus
Le musée de l'eau, à gauche de la photographie
Le blason de Pont-en-Royans
Le tournage sur bois de buis fut longtemps l'une des activités principales de la ville.
On redécouvre de nos jours dans de très nombreux livres des XIXe et XXe siècles, les premières photos sur plaques en "verre photographique lumière" qui représentent les maisons suspendues de Pont-en-Royans et les routes du Vercors (routes des Grands Goulets, route des gorges de la Bourne, Pont de la Goule Noire).
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la place du Pont Picard fut l'une des plaques tournantes des mouvements résistants.
Les stalactites fisctuleuses de la grotte : spectacle magique et lumineux
Une longue histoire entre la Roche et l'Eau
par Jean-Jacques Delannoy
Enseignant et chercheur à l'Université Joseph Fournier, Institut de Géographie Alpine.
La retombée nord-occidentale du massif du Vercors est profondément échancrée par les gorges de la Bourne et de la Vernaison (Grands et Petits Goulets). En remontant la Bourne depuis Pont-en-Royans, les gorges, d'abord étroites, s'élargissent. C'est au coeur de cet élargissement que se loge le village de Choranche, dominé par un majestueux amphithéâtre naturel : le cirque de Choranche.
Au pied des puissantes falaises calcaires s'ouvrent les grottes.
Le cirque est particulièrement représentatif d'un aspect fondamental du paysage du Vercors, lié au couple géologique : calcaires / marnes.
Les calcaires constituent une épaisse et résistante carapace qui est à l'origine des hautes falaises du Vercors ; alors que les marnes, roches plus tendres, ont été façonnées par l'érosion en des versants réguliers et en pente douce.
Une mise en scène féérique des galeries et des rivières souterraines
Un peu de géologie :
Les stalactites fistuleuses, pailles de calcite qui font la renommées de la grotte de Choranche
Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.
Une rencontre avec les protée, curieuses créatures cavernicoles
Les protées : créatures étranges des cavernes !
Le Protée anguillard (Proteus anguinus), dit aussi Olm, Salamandre blanche ou Salamandre des grottes1, unique représentant du genre Proteus, est une espèce d'urodèles de la famille des Proteidae2.
Le Protée est la seule espèce du genre Proteus, la seule espèce européenne de la famille des Proteidae et le seul chordé troglobie européen. On le surnomme parfois « poisson humain » (slovène : človeška ribica) à cause de sa peau qui ressemble à celle de l’Homme.
Évoqué dès 1689 par Valvasor, il appartient au même ordre que les tritons et les salamandres. Il s'agit d'un animal cavernicole que l'on trouve principalement dans les grottes karstiques des Alpes dinariques. C'est le plus grand prédateur des fonds souterrains.
Le protée se déplace comme une anguille par des mouvements serpentins de son corps et il ne s'aide que très peu de ses pattes atrophiées. Il s’agit d’un prédateur qui se nourrit de petits crabes, de gastéropodes et d’insectes3. Il ne mâche pas sa nourriture et ingère ses proies entières. Vu la faible quantité de nourriture dans les grottes, le protée est capable de survivre à une longue période de disette. Il ingère dès que possible une grande quantité de nourriture et stocke celle-ci sous forme de lipides et de glycogène dans le foie. Lorsque la nourriture se fait rare, il réduit son activité et son métabolisme. Il peut même réabsorber ses propres tissus dans les cas les plus critiques. Des expériences ont montré qu’il pouvait survivre jusqu'à dix ans sans nourriture.
Grotte de Choranche : visites guidées d'une heure environ. Température : 10°C.
Ouverte toute l'année sauf du 23 novembre au 18 décembre 2015
Construit durant 33 ans, souvent la nuit à la lueur des chandelles, par Ferdinand Cheval, de 1879 à 1912, ce chef-d'oeuvre de volonté et d'imagination est devenu monument historique en 1969. Il est le seul représentant de l'architecture d'art naïf.
Joseph-Ferdinand Cheval est né le 19 avril 1836. Il devient facteur en 1867.
En 1879, débute la construction de son palais.
Le facteur Cheval prend sa retraite en 1896. La façade est s'achève en 1899. Elle est constituée de végétaux, de sources, de fontaines encadrés d'un temple égyptien.
La façade ouest est la plus rigoureuse du temple et comporte des miniatures du monde entier dans différentes alcôves : chalet suisse, mosquée temple indou et château-fort.
La façade sud est la plus dépouillée de l'édifice et symbolise un hommage aux temps anciens. Elle est nommée musée antédiluvien.
La façade nord est la dernière construite par Ferdinand Cheval et représente un bestiaire.
Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal.
Il meurt le 19 août 1924.
Son tombeau est classé au titre des monument historiques par arrêté du 23 mai 2011.
Les débuts du Palais Idéal :
Selon ses souvenirs, en avril 1879 durant l'une de ses tournées, le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre, il la ramasse et la glisse dans l'une de ses poches avec l'intention de la regarder plus tard à tête reposée. Elle sera nommée « la pierre d'achoppement ».
Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d'autres pierres ayant des formes encore plus singulières et, à son goût, plus belles que celle qu'il avait trouvée la veille. Il se fait alors la réflexion que, puisque la nature pouvait « faire de la sculpture », il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître-d'œuvre et ouvrier dans la construction d'un « Palais idéal ».
La pierre d'achoppement se situe sur la terrasse, façade ouest.
Quelques chiffres :
Le palais mesure 26 mètres de long et 14 mètres de large, avec une hauteur de 10 mètres,
- 33 ans de construction, 93.000 heures de travail,
- 1000 mètres-cubes de maçonnerie, 3500 sacs de chaux. Matériaux utilisés : pierres, mortier, chaux et ciment,
- 130.000 visiteurs par an.
Site officiel du Palais Idéal du Facteur Cheval, propriété de la commune d'Hauterives, Drôme
Adresse : 8, rue du Palais, 26390 Hauterives Téléphone : 04 75 68 81 19
AvecJacques Gamblin, Laetitia Casta, Bernard Le Coq
Genre : Comédie dramatique
Film français
Le comédien Jacques Gamblin incarne Ferdinand Cheval dans un film de Niels Tavernier en cours de tournage à Hauterives sur le site même du palais érigé par le fameux facteur. Laetitia Casta participe aussi à l' évocation historique de ce personnage fantasque.
Quelques images du film "L'incroyable histoire du facteur Cheval"
Images de tournage du film :
Ferdinand, Philomène et Alice Cheval, photoghie d'époque
Le scénario et ses explications : sources Wikipédia
Ferdinand Cheval est un homme réservé et solitaire. Le film commence en 1869 alors qu'il a récemment été nommé facteur à Hauterives. Son chef de poste, qui a une réelle sympathie pour lui, garde de côté les cartes postales illustrées qui sont illisibles et dont le service postal n'a pas pu identifier le destinataire. Le premier drame de Ferdinand sera la mort de sa première femme Rose et la séparation avec son fils Cyrille, âgé d'environ dix ans, sa famille considérant qu'il n'est pas apte à assurer la charge de celui-ci.
Plus tard, au cours de ses tournées, il fait connaissance de Philomène, une jeune veuve qui vit dans une ferme des environs et qu'il finira par épouser. Ferdinand reste distant et rêveur, mais il sait pétrir la pâte (il explique avoir été apprenti boulanger) et son épouse l'aime comme il est. En 1879, une fille prénommée Alice naît de leur union et si, au début, Ferdinand reste un père plutôt distant au grand désespoir de Philomène, l'homme finit par s'attacher à sa petite fille.
Entre-temps, lors d'une de ses tournées qui lui font parcourir la campagne drômoise, le facteur bute sur une pierre et dévale une pente abrupte en manquant de se rompre le cou. Il en perd d'ailleurs la moitié de son courrier, qu'il finira par récupérer. Intrigué par les raisons de sa chute, Ferdinand remonte sur le lieu de l'accident et déterre une grosse pierre, cause de son accident. Trouvant sa forme curieuse, il décide de l'emporter chez lui. Dès lors, un projet incroyable prend naissance dans son esprit : édifier un immense palais fait de pierres trouvées durant sa tournée et soudées par du mortier, qu'il dédiera à sa fille.
Qu'il neige, qu'il vente, qu'il pleuve, le facteur se lance dans sa recherche de pierres originales et élabore, année après année, son œuvre sous les yeux d'Alice, qui défend son père face aux sarcasmes des enfants du village qui le traitent de fou. Peu de temps après, son fils Cyril, qui a réussi sa formation de tailleur, vient lui rendre visite et découvre sa petite sœur. Malgré son attitude réservé, Ferdinand est ému de revoir son fils après en avoir été séparé durant des années.
Puis un jour de 1894, le facteur fait une sévère chute depuis son échafaudage et se retrouve alité. Il se rend alors compte que sa fille est très sérieusement malade. Celle-ci mourra dans le courant de l'année, créant une douleur telle que le facteur hurlera de désespoir en constatant son décès. Il veut absolument déposer son corps dans le sous-sol du palais qui n'est pas encore achevé, mais le maire lui explique que la loi de la République s'y oppose formellement. De rage et de dépit, Cheval renverse le bureau de l'édile. Alice sera donc enterrée au cimetière communal. Peu de temps après, Cyril décide de s'installer au village d'Hauterives avec son épouse et ses petites-filles Eugénie et Alice, redonnant ainsi au facteur un peu de joie de vivre, celui-ci décidant de reprendre son œuvre qu'il avait laissée de côté après la mort de son unique fille.
Au fil du temps, le palais devient célèbre. Tout d'abord dans la région (un journaliste de Romans-sur-Isère était déjà venu du temps d'Alice), mais maintenant, c'est de toute la France que les gens commencent à évoquer son œuvre. Le palais est presque abouti et Cyril vient avec ses filles rendre visite à son père. Celui-ci, enfin heureux, appelle Alice à haute voix et l'inquiétude monte autour de lui, mais le facteur ne faisait qu'appeler sa petite-fille qui jouait en haut du palais. Un photographe vient même immortaliser l'œuvre et des cartes postales vont être éditées.
Le malheur retombe sur Ferdinand lorsque deux morts viennent encore l'endeuiller. D'abord, son fils Cyril, puis son épouse Philomène (Laetitia Casta). Très malade et recluse sur un fauteuil, son épouse lui demande si elle va mourir et le facteur lui répond alors, sans ménagement, mais sans méchanceté, comme une évidence, que oui, elle va mourir… Après ces deux décès et sachant qu'il ne pourra pas être inhumé sous son palais, le facteur décide de construire son propre tombeau,
inspirée de son palais idéal, dans le cimetière même de sa commune. Un jour, sa petite-fille Alice, qui, autrefois, avait déjà émis le souhait d'organiser sa noce dans le palais, lui présente son fiancé et demande à son grand-père si il viendra à son mariage. Celui-ci lui répond en lui demandant l'heure de la cérémonie.
Les dernières images du film présentent la fête de mariage d'Alice, qui se déroule juste devant le palais idéal, et le facteur devenu octogénaire observe les invités danser, dont de nombreux enfants. C'est alors que, mélangeant sa peine et sa joie, Ferdinand voit au-delà de l'image de sa petite-fille Alice, la vision de sa propre fille Alice, qui vient l'inviter pour danser.
Le 21 juin 2015, la ville de Gerberoy, toute fleurie, renouvelait sa fête annuelle des roses et perpétuait sa tradition depuis 1928.
Cette dernière remonte au peintre post-impressionniste Henri Le Sidaner, installé dans cette charmante cité médiévale au début du siècle dernier, qui initiait ainsi cette fête populaire.
Les jardins Henri Le Sidaner structurés en terrasse à l'italienne
Les reines des Lys de Beauvais étaient invitées à la fête
Toute comme les belles du carnaval de Venise
Et les belles anglaises, une collection incroyable de Morgan
La fête à Gerberoy
Un peu d'histoire :
"Parmi les roses, la petite ville, depuis Philippe-Auguste, se souvient à peine d'avoir été une forteresse redoutable.
Pourtant, sa vie paisible ne commence qu'avec le XVème siècle. Jusque là, elle a subit des assauts, soutenu des sièges, retenti au choc des armures, du cri des mourants, de la ruée brutales des guerriers.
Son histoire a été toute de sang et de misère."
Histoire de la plus petite ville de France, René Pinon, Président de la Société des Amis des Gerberoy 1935 Gerberoy... toujours...passionnément Etienne Le Sidaner
Plan de Gerberoy en 1768 et en 2014, dessin et aquarelle J.-P. Kosinski d'après document Etienne Le Sidaner
Les jardins Henri Le Sidaner :
C'est sur les conseils du sculpteur Auguste Rodin qu'Henri Le Sidaner découvre le Beauvaisis, puis Gerberoy, le 3 mars 1901. Le peintre aménage, dans les ruines de l'ancien château-fort, un splendide jardin à l'italienne, avec trois niveaux de terrasses : la roseraie, le jardin blanc devant sa maison, le jardin jaune et bleu, le Temple de l'Amour, réplique de celui du Petit Trianon, au château de Versailles.
Jardins ouvert du 15 avril au 30 septembre, du mercredi au lundi, fermé le mardi, de 11 à 18 H
La presqu'île de Guérande, ses traditions dans son paysage de marais salants
Sur toute la côte atlantique, du golfe du Morbihan à l'Ile d'Oléron, des femmes et des hommes continent à "tirer le sel".
Un petit voyage en presqu'île de Guérande et ses paysages blancs .
Historique des marais salants :
La technique actuelle d’exploitation des marais salants est antérieure au 9ème siècle. La création des salines s’est étendue sur plusieurs siècles. Vers l’an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle. Entre 1560 et 1660 grâce au développement du commerce maritime, 2500 oeillets seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19ème siècle face à la concurrence du sel de mine et méditerranéen, à la baisse du sel alimentaire comme produit de conservation et à l’amélioration des transports par voie terrestre.
Les marais salants s'étendent aujourd'hui sur 1800 hectares répartis en deux bassins, le Mes et Guérande, et forment un immense quadrillage délimité par de petits talus de terre argileuse dénommés ponts, délimitant les différents pièces d'eau, le tout formant une saline.
La mer irrigue le marais par un canal (étier), au rythme quotidien des marées. Tous les quinze jours, en période de saunaison, le paludier, grâce à une trappe, admet l'eau dans les réservoirs de décantation appelés vasières. De là, sous l'effet d'une légère dénivellation, l'eau est mise à circuler sur une faible épaisseur, dans la saline en traversant une suite de bassins aménagés dans l'argile et appelés cobiers, fares, adernes.
Sous l'action du soleil et du vent, l'eau s'échauffe, s'évapore et devient saumure avec l'augmentation de la teneur en sel. Dans les oeillets, bassins de 25 m2, où elle parvient finalement, le sel se cristallise.
De juin à septembre, le paludier récolte deux sortes de sel : la fleur de sel, un sel de surface cueilli avec une pelle plate appelée la lousse, avec une production de 3 à 5 kilogrammes par jour et par oeillet, et le gros sel, ou sel gris déposé au fond, remonté avec un grand râteau plat, le las, sur la ladure, avec une production de 40 à 70 kilogrammes par jour et par oeillet. la saumure, sous l'effet du réchauffement, arrive à une température de 37 °C. L'eau de mer était au départ inférieure à 20 °C.
La récolte est ensuite roulée jusqu'au trémet, petite plateforme aménagée sur le pont, pour former le mulon, tas plus important sur le bord de la saline, avant d'être stockée dans le grenier à sel ou salorge en septembre.
La région compte environ 12.000 oeillets, mais il n'est pas trouvé de statistiques.
Les marais salants et l'or blanc
Les fortifications de Guérande, entièrement close et sa cité médiévale
Guérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juin
Entre les estuaires de la Loire et de la Vilaine, les marais de la Brière et l'Océan Atlantique, se dresse Guérande sur son coteau.
La formation de cette cité débute vers la fin du 5ème siècle.
Cette cité qui domine la région des marais salants a gardé son aspect du Moyen-Age avec ses remparts et ses maisons à pans de bois.
Construits au XVème siècle, les remparts ne comportent aucune brèche et sont flanqués de six tours et ont un accès par quatre entrées fortifiées.
Saillé, joli village de paludiers situé au coeur des marais salants
Saillé, village du sel
Le plan d'une saline
Le Marais :
1 Le chenal d'alimentation qui mène l'eau de la mer à la vasière, puis à la saline est appelé l'étier dans la région de Guérande. On le nomme essai sur l'Ile de Ré et ruisson sur l'Ile d'Oléron,
2 Le premier réservoir du marais est appelé la vasière au nord de la Loire. Les sauniers de l'Ile de Ré et l'Ile de Noirmoutier le nomment le vasais, les vendéens la réserve, les oléronais le jas,
3 Un bassin intermédiaire appelé cobier dans la presqu'Ile de Guérande. Il est appelé métière des sauniers de Vendée et en Ile d'Oléron. des levées de terre y forment des chicanes pour rallonger de circuit de l'eau,
4 Les bassins suivants sont nommés les fards, ou fares au nord de la Loire et tables courantes et hautaies au sud.
5 Les oeillets ou aires saunantes sont les derniers bassins de la saline où cristallise le sel. Au bord de l'oeillet, une surface plane permet de stoker la récolte du jour. Elle est appelée ladure à Guérande et la récolte ladurée. Elle se nomme coubiat à Oléron.
Les adernes sont les "dernières pièces de chauffe"
6 Le tas de sel rassemblant la production est appelé le mulon au nord de la Loire et en Vendée.
Il est installé sur le trémet, une surface plane aménagée au sommet ou à flanc des talus. Au sud, il est nommé pilots, stockés sur les tesseliers ou tesselailles.
Toutes ces dénominations ont un rapport direct avec une unité de surface, ce qui permettait aux agents de l'administration d'évaluer le volume de sel et de percevoir la dîme idoine.
La fleur de sel, le gros sel de Guérande et sa composition :
Le coin du chimiste
Un sel de mer de Méditerranée a la composition suivante :
Pour 100 grammes de sel
49 grammes de chlorure de sodium:
215 grammes de potassium
0,90 grammes de magnésium
0,59 grammes de calcium
A noter : la fleur de sel est un sel de table que l'on ajoute au dernier moment dans l'assiette, en effet, ses cristaux sont plus fins, et sa teneur en eau plus élevée; ainsi ses cristaux fondent sur la langue et éveillent les papilles des consommateurs. Le taux de fluor et de calcium est un peu plus élevé dans la fleur de sel. En revanche, le gros sel contient du fer (80 mg/kg), que ne contient pas la fleur.
Les paludiers et leurs traditions :
Presqu'île de Guérande : paroles d'une chanson du groupe folk local Stetrice
"Je suis parti pour voyager
Pour voir le monde et ses beautés
Mais aujourd'hui, je te reviens
Je reviens vivre parmi les miens
J'ai vu Québec et Tahiti
Les Grenadines et la Turquie
De latitudes en longitudes
Je reviens en Bretagne sud
Presqu'île de Guérande, oh ma bro *
Presqu'île de Guérande, oh ma bro
Presqu'île de Guérande, oh ma bro
Ta terre, ton sel et puis tes eaux
J'ai les embruns et le varech
Qui me ressourcent et me délectent
Les quais du Croisic me rappellent
Les korrigans et La Govelle
C'est avant l'aube que l'on déballe
Pour les pêcheurs de La Turballe
Et au café de l'océan
Pour aller s'réchauffer le sang
Marais et canards dans la brume nous attendent
Canaux luisants au clair de lune
Invitent lutins et sorcières
Pour le plus grand bal de Brière
Dolmens et menhirs nous attendent
Le moulin du Diable à Guérande
Légendes de mer et campagne
Bienvenue en terre de Bretagne
Je prends la route des marais
Où l'on me propose des bouquets
De fleur de sel, or blanc d'ici
Salicornes et gros sel gris
Kig a farz et puis langoustines
Galettes, bière et puis sardines
La fête est celtique et divine
A Batz et dans ses Nuits Salines"
* ma bro : mon pays en breton
Stetrice "Naoned e Breizh"
www.stretrice.com Patrice et Stéphanie Deshayes
Equipement du paludier dans les marais salants de la presqu'île de Guérande
La brouette à roue de caoutchouc a évité sa corrosion du bois, le las du paludier d'une longueur de 5 mètres
L'église Saint-Guénolé à Batz
Le bourg de Batz :
Entre les marais salants et l'océan, Batz-sur-Mer se signale par un charmant bourg et sa haute tour-clocher. La côte est coupée de plages de sable : Valentin, La Govelle, Saint-Michel qui est protégée par une digue. Tout près se dresse le menhir de Pierre-Longue.
L'église Saint-Guénolé, historiquement attachée à un prieuré au XIIIème siècle, fut reconstruite aux XV et XVIème siècle.
La tour de l'église, haute de 60 mètres, avec ses 182 marches à escalader, fait profiter au visiteur d'une magnifique vue à 360° sur la région, sa mosaïque des marais salants, de la presqu'île de Rhuys à Belle-Ile et Noirmoutier.
A voir aussi dans ce bourg, la chapelle Notre-Dame-du-Murier, magnifiques ruines gothiques aux arches pures, le musée des Marais Salants signalé par la Porteresse, et le sentier des douaniers.Le moulin à vent situé sur la route du Croisic est parfaitement restauré.
Batz-sur-Mer est la dernière commune du Pays nantais à avoir parlé le breton.
Batz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actif
Le Croisic
Le port du Croisic et son port de pêche
Le Croisic, son bourg et sa côte sauvage.
Le Croisic est un actif port de pêche et de plaisance. Important centre producteur d'huitres et de coquillages, il est situé sur le golfe intérieur du Grand Traict* et reçoit de nombreux estivaux l'été et aux beaux jours.
Le port, bien abrité par la jetée du Tréhic, est divisé en plusieurs bassins constitué par 3 îlots. Il est très animé l'hiver par l'arrivée des pêcheurs de crevettes et de bouquets.
Les quais sont bordés de maisons du XVIIème siècle, la plupart ornées de balcons de fer forgés.Elles abritaient jadis des armateurs et des négociants.
*Traict : breton trez = golfe
Le Croisic et son bourg
Le Croisic et son port
Marécages de Brière
Le parc régional de Brière :
La Brière ou Grande Brière est un marais situé géographiquement au nord de l'estuaire de la Loire débouchant sur l'océan Atlantique à l'ouest du département de la Loire Atlantique.
Autrefois, on y récoltait la tourbe et on y navigue encore grâce à une barque appelée chalants. Ses habitants s'appellent les Brièrons.
Les marais de Brière sont protégés à plusieurs titres.
Son territoire s'étend sur 490 km2, dont 170 km2 de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul 70 km2, qui compte 21 communes. Ce territoire se caractérise aussi par son architecture avec près de 3 000 toits de chaume appelant les habitations chaumières.
A découvrir l'histoire de ce village de chaumières, restauré par le Parc naturel régional de Brière au cours d'une balade ponctuée de 12 panneaux (sentier d'interprétation).
Ce village traditionnel briéron, Kerhinet, compte dix huit chaumières. Aux abords du lavoir ou près du four à pain, le sentier d'interprétation conte la vie et les coutumes des ses habitants.
Le village du Kerhinet et ses chaumières
Bonne visite ! Merci à nos guides locaux Morgane et Hakim.
Un mot sur la gabelle du sel : c'est une taxe prélevée au Moyen-Age et à l'époque moderne :
L'impôt sur le sel est associé au monopole royal décrété au XIVeme siècle sur la vente de ce produit. Le principe de base est simple: le sel ne peut être vendu, moyennant paiement d'une taxe, que dans les greniers royaux à sel.
En 1680, Colbert associe la gestion d'autres impôts indirects royaux (aides, traites) à celle des gabelles et, surtout, codifie le règlement général des gabelles. Le poids de la gabelle est variable selon les provinces.
Bretagne des marais salants, 2000 ans d'histoire, Gildas Buron, Skol Vreizh 2001
Bretagne des marais salants, Hommes du sel, Gildas Buron, Skol Vreizh 2000
Le sel et les marais salants Tout savoir Edition d'Art Jack 22700 Louannec 5 €
Guérande et les marais salants Tout savoir sur la ville et ses environs La Baule-Le Croisic- La Brière-Saint-Nazaire. Tout Savoir Edition d'Art Jack 54, route de Tréguier B.P. 8 22700 Louannec.