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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Exposition "JARDINS D'HIVER" du 24 janvier au 8 mars 2015
Karine Bonneval, Marie Denis et Frédérique Lucien.
Une exposition qui fête la cinquième année de la transformation de la grainterie, commerce agricole puis jardinerie générale pour devenir un centre d'art.
Un retour vers ses activités passées, un regard sur le monde végétal maîtrisé par l'homme.
Avec une sensibilité assumée, sans dénonciation, ni jugement, les trois artistes témoignent plutôt d'une approche empirique du vivant et du végétal en particulier.
En amateurs éclairés, elles usent, entre autres, des ressorts de la botanique et de l'herbier pour distiller une exposition faite de nature et d'artifice de figuration et d'abstraction.
Portrait de Camille à 19 ans par Ghita Theuriet 1883 (collection particulière)
Camille loue un atelier avec des amies, plusieurs anglaises, dont Jessie Lipscom, au 117 de la même rue, VIème arrondissement,
Les portails du N° 117 rue Notre-Dame-des-Champs, et du N° 111, atelier de Camille en 1882
Camille Claudel en blouse de sculpteur et son amie Guita Theuriet
Camille a 17 ans
1883 : Louis-Prosper obtient son affectation à Rambouillet, et se rapproche de sa famille, Camille ira le rejoindre plusieurs fois.
Portrait de Camille à 19 ans, 1883, par Ghita Theuriet (Collection privée de Reine-Marie Paris)
Photographie : Eric Boutigny
1884 : entrée probable, comme praticienne, de Camille, dans l'atelier de Rodin,
1885 : la famille Claudel s'installe au 31, boulevard de Port-Royal, XIIIèmeactuel, au 6ème étage sans ascenseur. La maison des parents à Villeneuve reste un lieu de visite plusieurs mois par an. La famille passe plusieurs mois par an dans cette ville. Elle passe aussi des vacances à Gérardmer, près de l'oncle Charles Claudel, qui possède la papeterie de Vraichamps. Camille effectue durant ces séjours des fusains et des sculptures. Son père parle le patois, ce qui permet à Camille de croquer les fermes et ses habitants. Eugénie Plé, Victoire Brunet, son amie d'enfance Maria Paillette sont ses modèles.
Une des rares photographies de la famille Claudel au balcon du Boulevard du Port-Royal
Fusain de Camille à Gérardmer
En avril, Camille s'inscrit au cabinet d'anatomie du Muséum d'histoire naturelle.
Buste de Louise Claudel, Torse-de-femme-accroupie, "Etude pour Giganti", buste de Jessie Lipscomb, "Torse de femme accroupie", "buste de de Jessie Lipscomb", "Mon frère", "L'Aurore", elle en est le modèle, de Rodin, fusains : "Mennie Jean" et "Femmes de Gérardmer",
"Buste de Louise Claudel", sa soeur cadette
"Mon frère" ou "Jeune Romain"
1886 : avril, premier séjour en Angleterre de Camille dans la famille de ses amies anglaise. Elle rejoint Jessie à Peterborough. L'absence de Camille angoisse Auguste Rodin qui va prétexter une invitation de Gustav Natorp à Londres. Il revera peu de temps Camille chez la famille Lipscomb.
En juillet, elle séjourne chez Amy Singer à Frome, dont le père possède une fonderie. Elle visite Bath, Welles et Bristol; elle termine son séjour en août sur l'île de Wight, chez Florence Jeans. Camille dessine les pêcheurs de l'île et le docteur Jeans, père de son amie. Paul l'accompagne, ce qui lie la relation familiale entre frère et soeur. Paul apprend la relation entre Rodin et Camille.
Dessin au fusain et craie de l'amie de Camille, Florence Jeans, 1886 Ile de Wight
Camille en tenue de ville en 1886, photographie d'Etienne Carjat
Genèse de "Sakountala" (1886-1888, et 1905) "Sacountala" ou Çacountalaou "L'Abandon" ou "Vertumne et Pomone", terres cuites parmi les œuvres les plus célèbres de Camille,
Shakuntala est une des 3 pièces écrites par Kalidasan dramaturge indien du Vème siècle. Elle est la plus célèbre en Inde et en Europe. Théophile Gautier en tire un ballet réglé par Petipa en 1858
1887 : William Elborne photographie sa fiancée Jessie Lipscomb, Camille et sa sœur Louise rue Notre-Dame-des-Champs à Paris,
1888 : Camille prend son indépendance vis-à-vis de sa famille et s'installe au113, boulevard d'Italie, aujourd'hui boulevard Auguste Blanqui. Sa sœur s'est mariée le 16 août à Villeneuve avec Ferdinand de Massary, la laissant seule face à sa mère.
Rodin loue la Folie Neufbourg, appelé "Le Clos Payen" au 68, boulevard d'Italie,
proche du 113. Cette belle demeure du XVIIIème siècle, laissée à l'abandon, abrite leurs amours.
1889 : Exposition Universelle de Paris, Palais des Beaux-Arts, Camille se rend à cette manifestation. "La Prière", "Charles Lhermitte",
1890 : Camille se rend au château de l'Islette, en voyage en Touraine, Anjou, Azay-le-Rideau,
1891 : 13 février Claude Debussy : lettre d'adieu à l'inconnue. Commande de Balzac à Auguste Rodin
1892 : nouvelle adresse : 113, boulevard d'Italie. Buste de Rodin
1892 : Camille s'installe au11, avenue de la Bourdonnais, VIIème actuel, elle garde l'atelier du 113, boulevard d'Italie (actuel boulevard Auguste Blanqui). Elle ne travaille plus pour le sculpteur Auguste Rodin, mais pour elle.
"Retirée dans l'absolue solitude de son atelier du boulevard d'Italie, elle vit là, un an, deux ans, trois ans sans recevoir personne, sans entendre une voix amie"
"La Petite Châlelaine" (1892-1896), 2 bustes en plâtre non patinés, 1893, l'un détruit lors de l'incendie des fonderies Coubertin en 1987, 4 bustes légèrement différents, dont 3 marbres en 1895,
Photographie de Marguerite Boyer
Les différentes versions de la Petite Châtelaine, avec chevelure et natte repositionnés, 1892
marbre et fonte A. Valsuanià 1896, en bas, plâtre non patiné, 1893
La "Petite Châtelaine" terres cuites patinées
Les premières séances de pose de la fillette âgée de 6 ans auraient commencées en septembre 1892 (72 séances) au château de l'Islette, près d'Azay-le-Rideau.
Entre 1890 et 1893, Camille séjournera plusieurs fois au château. la propriété aurait été louée par Rodin pour abriter une grossesse que Camille ne put malheureusement mener à terme.
Les bustes que Camille créa seraient-ils l'enfant que Camille n'a pas eu ?
Ceux-ci font partie certainement des œuvres majeures de l'artiste.
1894 : séjour à Guernesey, chez Mme Ménard Dorian, d'où elle rapporte une étude du peintre Georges Hugo,
Le buste de Camille exécuté par Victor Peter en 1895,
praticien d'Auguste Rodin qui arréta le travail du buste
pour n'en garder qu'un visage émergeant du bloc de marbre.
1893 : "Les Causeuses" ou "Les Bavardes" commencées en 1892, onyx, en son atelier situé boulevard d'Italie. (disparu aujourd'hui)
1895-1996 : La Petite Châtelaine, 3 marbres. Commande de l'Age mûr par l'Etat,
exposition de la Société Nationale des Beaux-Arts : "Jeanne enfant", marbre, buste de Léon Lhermitte, bronze, "Etude d'après un japonais", plâtre, "La Confidence", plâtre,
1897 : "L'Hamadryade", marbre et bronze, "Clotho"; marbre, "La Vague", onyx et bronze, "Femme-à-sa-toilette", plâtre,
"La Petite Châtelaine" cheveux écartés
Marbre visible à La Piscine à Roubaix
"La Vague" ou "Les Baigneuses" 1897-1903
1898 : Camille rompt définitivement avec Auguste Rodin et loue un atelier au 63, rue de Turenne, IVème arrondissement actuel, achèvement de la 2ème version de "L'Age mûr", "Persée et la Gorgone","Profonde Pensée" "Buste de Mme X", "Hamadryade" (marbre et bronze)
Le portail du 63, rue de Turenne, fort dégradé, malheureusement
Camille devant le plâtre de La Persée et la Gorgone dans son atelier de l'Ile Saint-Louis vers 1899
1899 : en janvier, Camille s'installe avec son atelier au 17,19 quai de Bourbon sur l'Ile Saint-Louis, actuellement IVème arrondissement. Elle travaillera jusqu'en 1913 dans cet atelier. "Portrait de M. le comte de M.", marbre, "Clotho", marbre, "L'Age mûr", plâtre, "Persée", plâtre, fonte de "L'Implorante" par Gruet, "Persée" maquette, "Les chemins de la vie", Exposition au Salon des Beaux-Arts, rencontre avec le général Tissier.
Le portail du 17-19, quai de Bourbon, la plaque à la mémoire de Camille Claude, la cour-intérieure.
(l'atelier probablement à gauche)
"L'Age mûr", plâtre, "Clotho", marbre
"L'Âge mûr" dit aussi "La Destinée" ou "Le Chemin de la vie" ou encore "La Fatalité" (bronze à partir de 1894)
Après la rupture entre Camille Claudel et Auguste Rodin, ce dernier essaye de l'aider par personne interposée et obtient du directeur des Beaux-Arts une commande de l'État, mais cette commande ne sera jamais concrétisée et Camille ne touchera jamais un sou de l'État. L'Âge mûr est réalisé en 1895 et exposé en plâtre en 1899 au Salon de peinture et de sculpture de la Société Nationale des Beaux-Arts. Malheureusement Camille n'a pas les moyens de la faire fondre et c'est un capitaine enui la fera fondre à ses frais, en 1902 par Thiébaut (le fondeur habituel étant trop cher) ; l'officier conservera ce bronze avec lui. Il sera plus tard exposé au Musée d'Orsay. Un second bronze est fondu par Fréderic Carvihani après 1913 et exposé lui au musée Rodin après un don de Paul Claudel.
L'Âge mûr témoigne du cruel abandon de Rodin
"Ma sœur Camille, Implorante, humiliée à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, et savez-vous ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous yeux, c'est son âme". Paul Claudel
1900 : exposition universelle : "Profonde Pensée", marbre, "Rêve au coin du feu", plâtre, "Ophélie" (L'Hamadryade), Salon de la plume : "Buste de Rodin", "La Fortune", Paul est en Chine jusqu'en 1905,
1901 : Camille ne participe à aucun salon. Eugène Biot, devenu le marchand attitré de Camille, fait fondre 6 exemplaires de bronze en taille réduite de "L'Age mûr" (prix 4000 francs),
1902 : "Persée", marbre, "Buste de Madame la Comtesse de Maigret", "Alsacienne", terre cuite, fonte de "L'Age mûr", bronze pour le capitaine Tissier par la société Thiébaut Fumière et Gavignon,
1905 : décembre, Eugène Blot organise la première exposition Camille Claudel 4 au 16 décembre (13 sculptures) boulevard de la Madeleine, "La Niobide blessée", "Sakountala", marbre,
"Sakountala" est une légende indienne du Vème siècle racontant les amours contrastés d'un prince et d'une simple jeune fille. Cette oeuvre deviendra "Vertumne et Pomone" dans sa version en marbre en référence à Ovide.
Camille sculptant le marbre. "Sakountala" deviendra "Vertumne et Pomone" dans sa version en marbre
1905 : "Profondes pensées" ou " Femme agenouillée devant une cheminée", ou "Intimité" ou "La bûche de Noël", bronze et marbre blanc, fonte, "La Sirène", en novembre, Camille tombe malade.
1906 : commencement des fugues de Camille, destruction de ses sculptures
1906-1907 : Eugène Blot monte la deuxième exposition de Camille à l'automne dans une nouvelle galerie rue Richepanse, 21 avril, inauguration du "Penseur" de Rodin au Panthéon
1908 : exposition du 1er au 24 décembre à la galerie Blot, 5, boulevard de la Madeleine, Auguste Rodin à l'Hôtel Biron, actuel musée Rodin
1910 : exposition des Femmes Peintres et Sculpteurs: "L'Imploration", "Persée", "Les Bavardes".
Les Bavardes
1913 : 2 mars, décès du père de Camille, Louis-Prosper, à Villeneuve, Camille est internée à Ville-Evrard, le 10 mars, 16 avril : réunion d'un conseil de famille pour s'occuper des biens de Camille, Auguste Rodin estt victime d'une attaque d'hémiplégie,
1914 : en août, transfert de Camille à Enghien, puis à l'hôpital psychiatrique de Montdevergues à Montfavet, Vaucluse, le 9 septembre, près d'Avignon, elle restera dans cette institution près de 30 ans, jusqu'à son décès. Sa mère et sa sœur ne viendront jamais la visiter. Paul, son frère cadet, lui rendra visite une quinzaine de fois.
L'asile d'alliénés de Montdevergues à Montfavet
1917 : 14 février, mort de Rose Beuret, 19 novembre, mort d'Auguste Rodin
Toujours consciente, elle écrit, vivant dans une solitude quasi-totale : "C'est affreux d'être abandonnée de cette façon", "Je voudrais bien être au coin de la cheminée de Villeneuve, mais hélas ! je crois que je ne sortirai jamais de Montdevergues...!"
Les médecins du centre qualifieront l'état cérébral de Camille de " délire systématisé de persécution basé par des interprétations et des fabulations : elle est victime des attaques criminelles d'un sculpteur célèbre. Elle craint tout le temps qu'on ne l' empoisonne, aussi choisit-elle soigneusement son alimentation basée surtout de pommes de terre en robe- de-chambre et d'oeufs qu'elle cuit elle-même. Son état physique est jugé bon, tout-au-moins jusqu'au 11 août 1942 où une carence alimentaire et un déséquilibre affecte gravement sa santé.
1929 : décès de la mère de Camille, Louise-Athanase, à Villeneuve,
1943 : 19 octobre, décès de Camille à 2 heures du matin d'un ictus aploplectique (infarctus cérébral ou du myocarde) accompagnée d'une perte de connaissance).
Elle est inhumée le 21 octobre au cimetière de Montfavet, Vaucluse.
Les expositions de Camille Claudel après sa disparition :
- 2008 : exposition Camille Claudel au musée Rodin à Paris, du 15 avril au 20 juillet,
- 2013-2014 : le musée Rodin consacre à l'artiste une exposition et divers ateliers, pour le 70ème anniversaire de sa mort. Camille Claudel sort de ses réserves, en présentant une vingtaine d’œuvres de l'artiste, du 1er octobre 2013 au 5 janvier 2014,
- 2014-2015 : exposition Camille Claudel à la Piscine de Roubaix " Au miroir d'un art-nouveau, Musée d'Art et de l'Industrie, du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Des collections du musée d'Orsay, de musée Rodin, et du futur Musée Camille Claudel qui ouvrira ses portes en novembre 2015 à Nogent-sur-Seine (10),
- Musée Camille Claudel : ouverture au printemps 2016 à Nogent-sur-Seine (Aube) avec les collections de Reine-Marie Paris et Philippe Cressent, acquises en 2008 et des achats effectués sur le marché de l'art grâce au fond du Patrimoine et la générosité de mécènes; une quarantaine d’œuvres soit le fonds le plus important au plan mondial.
Dans quels musées se trouvent les oeuvres de Camille Claudel ?
- Beaufort-en-Vallée : musée Joseph-Denais, "La petite Châtelaine", bronze,
- Cambrai : musée municipal, "L'Abandon", bronze grand modèle,
- Château-Gonthier : musée municipal, "Portrait de la comtesse de Maigret" fusain,
- Châteauroux : musée Bertrand, "Buste de Paul Claudel à treize ans", bronze, "Sakountala", plâtre, offert par Camille à la ville en 1895. Cette œuvre avait fait un tollé à l'époque.
- Château-Thierry : musée Jean-de-la Fontaine, "Buste de Ferdinand de Massary", bronze, "Buste de Paul Claudel à trente-sept ans", bronze,
- Cherbourg : musée Thomas Henry, "Giganti", bronze,
- Clermont-Ferrand : musée d'Art Roger-Quillot, "Buste de Louise de Massary", bronze,
- Draguignan : musée des Beaux-Arts, "Rêve au coin du feu", marbre,
- Guéret : musée municipal, "Buste de Rodin", bronze,
- Laon : musée archéologique municipal, quatre reproductions anciennes de dessins,
- Lille : musée des Beaux-Arts, "Giganti", bronze, "Buste de Louise de Massary", terre cuite,
- Martigues : musée Ziem, "Buste de Rodin",
- Montauban : musée Ingres, "Buste de Charles Lhermite", bronze,
- Nogent-sur-Seine, Aube, Musée Camille Claudel, une grande collection d’œuvres de Camille Claudel. (A mettre à jour bientôt),
A Noter : La collection du musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, provient des collections de : Madame Reine-Marie Paris, (petite nièce de Camille Claudel). Monsieur Philippe Cressent.
Elle se compose de plus de 77 pièces (bronze, plâtre, marbre, documents, photos, ...) dont une partie en donation.
- Paris : musée du Petit Palais, "Buste de Rodin", bronze,
- Paris : musée d'Orsay, "L'Age mûr", bronze, grand modèle, Torse de Clotho, plâtre,
- Paris : musée Rodin, "L'Age mûr, plâtre première version, bronze, deuxième version, "La Petite Châtelaine", marbre, "Persée", marbre, "Paul Claudel à trente-sept ans", bronze, "L'Implorante", bronze taille réduite,"Clotho", "Les Causeuses", version en plâtre, version en onyx et bronze,"La Valse", bronze, "Buste de Rodin", version en plâtre, version en bronze, "Vertumne et Pomone", marbre, "La Vague", onyx et bronze, "Tête au chignon", bronze,
- Poitiers : musée Sainte-Croix, "L'Abandon", taille réduite, "La Valse", bronze, "La Fortune", bronze, "Niobide blessée", bronze, "Profonde Pensée", marbre 1898, "Profonde Pensée", bronze au sable, personnage seul, "jeune femme aux yeux clos", terre cuite 1885, "La Vieille Hélène, ou Buste de Vieille Femme ou Vieille Femme", bronze patiné, entre 1906 et 1906, "Etude pour un buste de Paul Claudel à 37 ans" 1905, dépôt au Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine,
- Roubaix : musée d'Arts et d'Industrie, La Piscine, "Buste de Rodin", bronze, "La Petite Châtelaine", "aux cheveux tout à jour", marbre,
- Toulon : musée d'Art et d'Archéologie, "Jeune Romain", bronze,
- Toulouse : musée des Augustins, "Jeune Romain", bronze,
- Tourcoing : musée des Beaux-Arts, "Jeune Romain", bronze.
Musées à l'étranger :
Musées à l'étranger :
- Bejaïa : musée de l'Algérie, "Niobide blessée", plâtre, dépôt de la France,
- Berlin : Neue nationalgalerie, Allemagne, "Jeune Romain", bronze posthume,
- Martigny : Fondation Pierre Gianadda, Suisse, "L'Implorante", petit modèle bronze, "L'Abandon", petit modèle bronze, "La Fortune", bronze,
- Munich : Neue Pinakothek, Allemagne, "La Valse", petit modèle bronze,
- New-York : The Cantor Collection, U.S.A, "L'Implorante" petit modèle bronze, "Buste de Rodin", bronze, "La Valse", bronze,
- New-York : métropolitan museum, U.S.A., "L'Implorante", petit modèle bronze,
- San Francisco : California Palace of the Legion of Honour, U.S.A., "Buste de Rodin", bronze,
- Shizuoka : Prefectural Museum of Art, Japon, "La Vague", bronze posthume,
- Soumaya : musée de Soumaya, Mexique, "La Vague", bronze posthume, "Buste de Rodin", bronze, "La Valse", bronze, "Les Causeuses", marbre,
- Washington D.C., The National Museum of women in the Arts, U.S.A., "La Jeune Fille à la Gerbe", bronze posthume.
Camille Claudel à l'écran :
- 1988 : "Camille Claudel", long métrage réalisé par Bruno Nuytten, avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Madeleine Robinson. D'après le livre de Reine-Marie Paris.
Ce long métrage fera renaitre la vie un peu romancée de Camille et popularisera cette artiste méconnue du public à l'époque, durée : 175 minutes,
Musique : Gabriel Yared.
Berlin Ours d'Argent 1989, Meilleure actrice : Isabelle Adjani,
- "Camille Claudel 1915", long métrage réalisé par Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent.
Hiver 1915 : internée par sa famille dans un asile du sud de la France, là où elle ne sculptera plus. Un chronique de la vie recluse de Camille Claudel; dans l'attente d'une visite de son frère Paul.
"Le long métrage le plus bouleversant de Dumont"
Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel, La relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné.
Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique de 1914 à 1943, la murant dans le silence le plus total, lui ont donné une aura égalant son génie.
Sources et bibliographie : Wikipédia Camille Claudel, L'oeuvre énorme et les études de Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul, petite-nièce de Camille et enseignante à la Sorbonne,
Bibliographie : "Camille Claudel Le génie est comme un miroir" Hélène Pinet et Reine-Marie Paris. petite-nièce de Camille Claudel, un ouvrage de référence sur la vie de l'artiste. Gallimard 2003, Editions ARTS,
Reine-Marie Paris est licenciée d'Histoire-Géographie; maitrise d'Histoire de l'Art sur Camille Claudel en 1982,
Camille Claudel, correspondance, Edition Anne Rivière Bruno Gaudichon Collection "Arts et Artistes", Gallimard, 2003
Hélène Pinet est missionnéedes collections de photographies des collections Rodin,
Photographies des oeuvres de Camille : Piscine de Roubaix, 27 décembre 2014.
Catalogue-raisonné des œuvres de Camille Claudel :
Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia. Adam Biro, octobre 2001
Camille Claudel, Bruno Gaudichon et Anne Rivière, Paris, Adam Biro, 2000,
L’œuvre de Camille Claudel, catalogue-raisonné, Paris, Adam Biro-Arthis, 1991,
Lien Piscine de Roubaix : Exposition Camille Claudel du 8 novembre 2014 au 8 février 2015 "Au miroir d'un art-nouveau"
Des oeuvres du musée d'Orsay de Paris, du musée d'Orsay de Paris, et du futur musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine.
Association Camille et Paul Claudel en Tardenois : 4, rue de Rugny 02130 Arcy Sainte-Restigné : association-cpc@orange.fr
- "Camille Claudel 1915", long métrage réalisé par Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent.
Hiver 1915 : internée par sa famille dans un asile du sud de la France, là où elle ne sculptera plus. Un chronique de la vie recluse de Camille Claudel; dans l'attente d'une visite de son frère Paul.
"Le long métrage le plus bouleversant de Dumont"
Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel, La relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné.
Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique de 1914 à 1943, la murant dans le silence le plus total, lui ont donné une aura égalant son génie.
Sources et bibliographie : Wikipédia Camille Claudel, L'oeuvre énorme et les études de Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul, petite-nièce de Camille et enseignante à la Sorbonne,
Bibliographie : "Camille Claudel Le génie est comme un miroir" Hélène Pinet et Reine-Marie Paris. petite-nièce de Camille Claudel, un ouvrage de référence sur la vie de l'artiste. Gallimard 2003, Editions ARTS,
Reine-Marie Paris est licenciée d'Histoire-Géographie; maitrise d'Histoire de l'Art sur Camille Claudel en 1982,
Camille Claudel, correspondance, Edition Anne Rivière Bruno Gaudichon Collection "Arts et Artistes", Gallimard, 2003
Hélène Pinet est missionnéedes collections de photographies des collections Rodin,
Photographies des oeuvres de Camille : Piscine de Roubaix, 27 décembre 2014.
Catalogue-raisonné des oeuvres de Camille Claudel : Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia. Adam Biro, octobre 2001
Camille Claudel, Bruno Gaudichon et Anne Rivière, Paris, Adam Biro, 2000,
L'oeuvre de Camille Claudel, catalogue-raisonné, Paris, Adam Biro-Arthis, 1991,
Lien Piscine de Roubaix : Exposition Camille Claudel du 8 novembre 2014 au 8 février 2015 "Au miroir d'un art-nouveau"
Des oeuvres du musée d'Orsay de Paris, du musée d'Orsay de Paris, et du futur musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine.
Association Camille et Paul Claudel en Tardenois : 4, rue de Rugny 02130 Arcy Sainte-Restigné : association-cpc@orange.fr
Camille Claudel. "Au miroir d'un art-nouveau":
Catalogue-raisonné de l'exposition Camille Claudel au Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix. La Piscine. Edition Gallimard La Piscine 2014. www.gallimard.fr
Camille Claudel à Montdevergues :
Histoire d'un internement - 7 septembre 1914 - 19 octobre 1943. de Michel Deveau. Editions L'Harmattant.
Timbre : "La Valse", hommage à Camille Claudel, édition en 2000
Quelques oeuvres dessinées, études de janvier 2015, crayon ou encres
Deux Causerie sur La Petite Châtelaine de Camille Claudel :
"La Petite Châtelaine, sa fille spirituelle"
par Jean-Pierre Kosinski
Le Mesnil-le-Roi et Cormeilles-en-Parisis :
9 mars et 27 avril 2019
Dessins crayon sanguine et noir février 2018
Aquarelles d'après la photographie N & Bl de César en 1885 :
Camille Claudel et la Petite Châtelaine de l'Islette en Touraine 1892-93
Carnet de voyage aquarelles au château de l'Islette 2018 à 2021
Camille Claudel travaillant sur la femme accroupie
D'après le film Camille Claudel 1989 Isabelle Adjani et Ariana A
Aquarelle janvier 2021 bleu Winsor format A5
Camille Claudel et Auguste Rodin travaillant sur "La Femme accroupie" 1884-85 dans l'atelier rue de l'Université à Paris . Aquarelles janv 2021, d'après le film Camille Claudel de Bruno Nuytten,1988, César du meilleur film 1989, avec Gérard Depardieu, Isabelle Adjani et le modèle Ariana K.
Projet de balade en complément d'étude : le circuit Camille Claudel à Paris, de Port-Royal à Châtelet en anglais :
Catalogue-raisonné de l'exposition Camille Claudel au Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix. La Piscine. Edition Gallimard La Piscine 2014. www.gallimard.fr
Camille Claudel à Montdevergues :
Histoire d'un internement - 7 septembre 1914 - 19 octobre 1943. de Michel Deveau. Editions L'Harmattant.
Timbre : "La Valse", hommage à Camille Claudel, édition en 2000
Quelques œuvres dessinées, études de janvier 2015, crayon ou encres
Deux Causeries sur La Petite Châtelaine de Camille Claudel :
Le Mesnil-le-Roi en 2019 et Cormeilles-en-Parisis en 2020
Dessin au crayon de couleur octobre 2018
La Femme accroupie et la Femme accroupie "torse mutilé" de Camille Claudel vers 1884-1885, Atelier de Paris
Bonnes visites !
Projet de balade à l'étude : le circuit Camille Claudel à Paris, de Port-Royal à Châtelet. Ce projet est achevé actuellement.
Camille et "l'Âge Mûr" détail, dessin au crayon juillet 2017
Dessin au crayon "La Petite Châtelaine", d'après la première version en terre cuite de Camille au château de l'Islette.
Photographies de Camille Claudel en 1887 à Paris, déguisée, en août 1893
"La Petite Châtelaine", différentes versions de 1892 à 1896, terre cuite, plâtre patiné ou brut, marbres.
Camille Claudel à participé, avec d'autres sculpteurs à l'œuvre grandiose de la "Porte de l'Enfer" d'Auguste Rodin (partie supérieure de l'œuvre ).
L'oeuvre en plâtre est visible au Musée d'Orsay et celle de bronze dans le jardin du musée Rodin à Paris. Beaucoup d'études sont visibles à Paris et à Meudon aux Musées Rodin. Il existe de nombreuses répliques en bronze dans le monde entier (voir l'article spécifique sur la Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin).
"La Petite Châtelaine", première version de Camille, plâtre patinée, propriété de la famille de Camille
Montages : la Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin au Musée Rodin (bronze) et au Musée d'Orsay (plâtre)
"L'âge mur" bronze Musée d'Orsay premier étage droite
"L'Age mûr" l'une des sculptures majeures de Camille Claudel s'est aussi appelée "La Destinée", ""La Fatalité" ou "Le Chemin de la vie" 1894 - 1900.
Deux versions se situent au Musée d'Orsay et au musée Rodin.
Cette version photographiée au musée Rodin est une fonte Frédéric Carvillhani après 1913.
L’œuvre originale en plâtre fut réalisée en 1895 et exposée au Salon des Beaux Arts de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris.
L'épreuve en bronze du musée d'Orsay est une fonte Thébaut.
La famille Claudel va vivre au 5ème étage du 31 boulevard de Port-Royal de 1886 à 1892
"Le métier de sculpteur est pour un homme une espèce de défi perpétuel au bon sens, il est pour une femme isolée et pour une femme avec le tempérament de ma soeur une pure impossibilité. Elle avait tout misé sur Rodin, elle perdit tout avec lui.
Le beau vaisseau, quelque temps balloté sur d'amères vagues, s'engloutit corps et bien."
Paul Claudel, "Ma soeur Camille, son œuvre est l'histoire de sa vie", Le Figaro littéraire, 17 novembre 1951.
Lieu des ateliers et habitations de Camille Claudel et de sa famille à Paris, un circuit très agréable !
Projet de circuit Camille à Paris, juillet 2017
Circuit de 15 kilomètres. 5 heures de marche, au départ du métro. Edgar Quinet
Une visite au musée Rodin le 12 novembre 2015, jour de la réouverture du musée après 3 ans de travaux :
"La Petite Châtelaine" Marbre de Camille Claudel,1892, ancienne collection Joanny Peytel
"Masque de Camille Claudel et main de P. de Wissant" assemblage en plâtre vers 1895 d'Auguste Rodin
"Camille Claudel au cheveux courts", masque Auguste Rodin vers 1892, donation Rodin 1916
"Camille Claudel au bonnet" Tête en terre cuite d'Auguste Rodin vers1884
"Camille Claudel au bonnet" Tête en pâte de verre, 1911, Auguste Rodin et Jean Cros
La salle Camille Claudel au Musée Rodin
Camille Claudel au Musée Rodin :
77, rue de Varenne 75007 Paris Métro. Varenne
1er étage de l'Hôtel, salle 16.
Mardi au dimanche : 10 à 17 H 45, mercredi jusqu'à 20 H 45. Fermeture des caisses 17 H 15, des jardins 17 H, du 1er octobre au 31 mars, des espaces d'exposition 17 H 45.
Musée gratuit le 12 novembre 2015, journée de réouverture des salles, après travaux de rénovation et de présentation de nouvelles collections des réserves.
Comment se rendre au musée ? :le plan d'accès sources musée Camille Claudel
Pour se rendre au musée depuis Paris : Par le train : toutes les heures au départ de la gare de l’Est, trajet d’une heure puis 5 mn à pied jusqu’au musée Par la route : 1h20 par la Nationale 4 ou par l’A4 et la Départementale 231 En savoir plus sur https://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/131250-musee-camille-claudel-ouverture-en-mars-2017-a-nogent-sur-seine#lzqt7M2PEAowyjHO.99
Une pièce jouée par la Compagnie "les Bacchantes", d'après l'oeuvre de Sophie Jabès, édité par Lansman Editions.
Adaptation et mise en scène : Marie Montegani
avec Clara Ponsot, Nathalie Boutefeu, Clémentine Yelnik et la participation de Geneviève Dang.
Entre autres : Vendredi 10 mars 2017 à 20 H 45, salle Malesherbes, 78600 Maisons-Laffitte
Camille, Camille, Camille – Création 2014. Reprise en 2016-2017.
Avec Nathalie Boutefeu, Vanessa Fonte ou Clara Ponsot (en alternance), Clémentine Yelnik – Mise en scène Marie Montegani (Photo Elisa Cencetti)
« J’ai voulu que renaisse sur scène, celle que l’on a cherché à museler, celle qui réclamait la liberté à grand cri et poser la question de la place de l’artiste femme dans la société, aujourd’hui »
Camille, Camille, Camille – Création 2014. Reprise en 2016-2017.
Avec Nathalie Boutefeu, Vanessa Fonte ou Clara Ponsot (en alternance), Clémentine Yelnik – Mise en scène Marie Montegani (Photo Elisa Cencetti)
« J’ai voulu que renaisse sur scène, celle que l’on a cherché à museler, celle qui réclamait la liberté à grand cri et poser la question de la place de l’artiste femme dans la société, aujourd’hui »
Comment ne pas être bouleversé par cette artiste de génie, cette femme libre, qui souhaitait faire reconnaître son art et que l’abandon de Rodin, l’isolement et le manque de commande conduisirent à la misère et poussèrent à la folie. Celle qui fut internée à l’asile de Ville-Évrard en 1913 (huit jours seulement après la mort de son père qui l’avait toujours soutenue) avant d’être transférée un an plus tard à l’asile de Montdevergues, mourut des suites de malnutrition, le 19 octobre 1943, à l’âge de 78 ans. Quelques jours après sa mort, Camille Claudel est inhumée au cimetière de Montfavet accompagnée du seul personnel de l’hôpital. Ses restes seront transférés dans le carré no 10, fosse commune appelée aussi « carré des fous ».
Camille Claudel rejoint ainsi la liste des artistes maudits, au destin tragique. Il faudra attendre presque la fin du XXe siècle pour qu’elle sorte à nouveau de l’oubli, notamment grâce au remarquable travail de Reine-Marie Paris, petite nièce de Camille Claudel, et le texte de Sophie Jabès vient rappeler avec force la femme et l’artiste hors du commun qu’elle était.
Quelques images d'une visite de cette grande aggmomération de Lille :
La Vieille Bourse
Le Vieux Lille
Le P'tit Quinquin,
Square Foch, hommage à la chanson pour dormir "L'canchon dormoire" d'Alexandre Desrousseaux
Cette statue est une réplique de la statue sculptée par Eugène Desplechin en 1902 et exposée à l'hôtel de ville. La chanson conte l'histoire d'une dentelière s'évertuant à faire dormir son bébé.
"Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main"
.
Les Portes de la ville
La Porte de Gand et la Porte de Paris
La Maison Coilliot située au 14 rue Fleurus
Construite de 1898 à 1900 pour le céramiste Louis-Henri Coilliot et ses laves émaillées. Une oeuvre de l'architecte art nouveau Hector Guimard, connu pour ses édicules des métros parisiens en 1900 et son Castel Béranger rue Jean de la Fontaine, 16ème.
Elle se situe près de la Préfecture et le Palais des Beaux Arts
La Grand'Place et sa grande roue
Roubaix
L'Hôtel de Ville de Roubaix, oeuvre de Victor Laloux, architecte de la gare d'Orsay à Paris, fut inauguré en 1911.
Le grand escalier de l'Hôtel de Ville et le plafond de la salle des mariages
La Piscine-musée d'Artet d'Industrie André Diligent :
Hier temple de l'hygiène, fréquenté par les habitants de Roubaix durant plus de soixante ans, ce superbe complexe art déco de bains-douches édifié par Albert Baert est un des plus beaux musées de France par son originalité et ses collections.
La Piscine-musée et ses collections
La Piscine de Roubaix :
DANS LES COULISSES DE LA FERMETURE… À 2 MOIS DE LA RÉOUVERTURE !
Fermée depuis quatre mois, La Piscine entrouvre ses portes et vous dévoile les coulisses de sa mutation à quelques semaines de la réouverture en octobre 2018.
La forte présence de la sculpture, depuis l’existence du musée, a initié une très active politique d’enrichissement et d’expositions temporaires qui est assurément un marqueur fort de l’identité de La Piscine. Cette dynamique et cette spécificité ont dirigé les premiers pas du projet d’agrandissement et nourri l’idée de faire un parcours pour raconter l’histoire de la sculpture figurative au XXe siècle. Aujourd’hui l’idée prend forme dans l’extension du musée et les œuvres arrivent progressivement dans les nouveaux espaces. Des œuvres de Rodin, Bourdelle, Sarrabezolles, Delamarre, Iché, Orloff, Waroquier, Meunier, Maillol, Despiau, Giacometti, Lipchitz, Laurens, Miklos Csaky ou Gargallo se confronteront dans une galerie de sculptures baignée de lumière naturelle. Ces œuvres parfois très lourdes ont nécessité un gros travail d’installation et même un système de grutage pour installer, dans le patio de sculpture, l’impressionnant Centaure mourant d’Antoine Bourdelle. Non loin, l’atelier du sculpteur Henri Bouchard, que prolonge une salle didactique de présentation des matériaux et techniques de la sculpture, vient d’être reconstitué à l’identique et transportera les visiteurs dans l’ambiance d’un vrai atelier d’artiste parisien de la première moitié du XXe siècle.
Dans la salle dédiée à l’Histoire de Roubaix, la spectaculaire restauration du Panorama de l’inauguration de l’Hôtel-de-Ville de Roubaix, crée en 1911 par les Ateliers Jambon-Bailly pour l’Exposition Internationale de Roubaix, se poursuit. Autour de cette toile monumentale (6m x 13m), des œuvres évoqueront l’histoire politique, sociale, économique, urbaine et culturelle de Roubaix. Parmi ces œuvres, les visiteurs découvriront notamment le Vitrail représentant Mamadou qui témoignera de l’histoire de l’immigration à Roubaix.
Au même moment, le reste de l’équipe est à pieds d’œuvre pour la réouverture : planification des mouvements d’œuvres pour l’aménagement dans les nouveaux espaces, préparation des nouveaux ateliers pour les jeunes publics, mise en place des nouveaux dispositifs numériques, organisation des expositions inaugurales de réouverture…
Dans les prochaines semaines, vous vivrez en temps réel sur le site et les réseaux sociaux les spectaculaires restaurations et déplacements d’œuvres. De nombreuses surprises vous attendent !
Camille Claudel est née le 8 décembre 1864 à Fére-en-Tardenois (Aisne), de Louis-Proper Vivenne Claudel et de Louise -Athanaïse, née Verveaux. Sa soeur Louise née en février 1866, et son frère Paul, né en août 1868 font d'elle l'ainée de la famille, après la disparition de Charles-Henri, né en 1863, et disparu à l'age de 16 jours.
En 1870, Louis-Prosper Claudel est nommé à Bar-le-Duc, dans la Meuse. Camille y suit l'enseignement des soeur de la Doctrine chrétienne.
Après s'être installé à Villeneuve-sur-Fère, petit village proche de Fére-en-Tardenois, la famille Claudel s'installe ensuite pour trois années à Nogent-sur-Seine, de 1876 à 1879. Camille fait ses premiers pas d'artiste.
Elle s'inscrit en 1881 à l'Académie Colarossi au 10, rue de Grande Chaumière, Paris 6ème. Elle a pour maître Alfred Boucher, puis Auguste Rodin en 1882 lors du déplacement du sculpteur à Rome.
En 1879, la famille Claudel s'installe à Wassy-sur-Blaise en Haute-Marne. Camille persuade sa famille d'enmenager à Paris.
La famille, sauf son père retenu par des obligation professionnenes, s'installe au 135 bis boulevard de Montparnasse à Paris, de 1882 à 1886.
1884, entrée probable, comme praticien, de Camille.
En 1885 la famille Claudel déménage au 31, boulevard de Port-Royal, Inscription au cabinet d'anatomie du Muséum d'histoire naturelle.
1886, séjour de Camillle chez les Lipscomb à Peterborough en Angleterre
Camille vit et travaille dans son atelier du 19 quai de Bourbon sur l'Ile-Saint-Louis de 1899 à 1913
Vivant misérablement, Camille s'enferme dans la solitude et peu à peu dans la paranoïa.
Son père meurt le 2 mars 1913, Camille n'est pas prévenue de ce décès et ne viendra pas à ses obsèques.
Après un conseil de famille, son frère Paul fait interner Camille à l'asile de Ville-Evrard le 10 mars suivant.
La guerre a éclatée et les hopitaux sont réquisitionnés. Camille ne sculpte plus et est affreusement malheureuse.
Elle est transférée en août 1914 à Enghien, le 9 septembre 1914 à l'asile d'aliénés de Montdevergues à Montfavet dans le Vaucluse, près d'Avignon.
Sa mère meurt en 1929, et ne viendra jamais la voir, d'ailleurs ni sa soeur. Son frère Paul viendra lui rendra visite à 12 reprises en 1915, 1925, 1927, 1928 et 1943.
Elle décède le 19 octobre 1943,dans l'asile de Montdevergues à Monfavet, Vaucluse, à l'age de 78 ans.
Elle est inhumée le 2& octobre au cimetière de Montfavet.
une visite au Grand Palais et sa nef au Salon des Artistes Français dans le cadre d'Art en Capital.
Les effets de lumière sur ce magnifique palais le soir
Détails de la grande verrière
Le Grand Palais des Beaux-Arts est édifié à Paris à partir de 1897, pour l'exposition universelle prévue du 15 avril au 12 novembre 1900, à la place du Palais de l'Industrie.
Une des entrée du Grand Palais
Le balcon art nouveau et la grande verrière la nuit
La coupole sous pendentifs et le dôme du Grand Palais pèsent environ 8 500 tonnes d'acier, de fer et de verre.
Le poids de métal utilisé, égal à environ 6 000 tonnes, équivaut à celui de la tour Eiffel.
La superficie du Grand Palais est de 77 000 m2 dont 13 500 m2 pour la nef
La façade principale du Grand Palais conçue par Henri Deglane actuellement éclairé par des jeux de lumière.
Musée du Grand Palais Galeries nationales du Grand Palais - La Nef du Grand Palais 3 avenue du Général-Eisenhower 75008 Paris Avenue Winston-Churchill 75008 Paris
La Bièvre, de sa source jusqu'à la Seine à Paris par les chemins de grandes randonnées
(GR11 et le GRP)
Cette rivière mythique, longue de 33 kilomètres environ, prend sa source à Guyancourt et le fond marécageux du vallon constitue depuis toujours la source diffuse de la Bièvre.
Une partie de son flux est rejeté à la Seine près du pont d'Austerlitz.
La Bièvre traverse 15 communes, 5 départements; La rivière est couverte sur 11 kilomètres à partir d'Antony et complètement à Paris, mais des projets de découverte sont en travaux ou en cours. Nous allons pouvoir étudier ces projets.
La Bièvre a sa source. lavoir de Bouviers, carte postale du début du siècle dernier
A noter l'orthographe de Guyancourt dans l'histoire, ainsi que le nom de la rivière qui pris le nom de rivière des Gobelins.
(carte de Cassini)
Carte historique des parcelles le long de la Bièvre
Les lacs réservoirs de la Bièvre : l'étang du Moulin à Renard et l'étang de la Geneste
La haute vallée de la Bièvre entre les Loges-en-Josas et Bièvres
Le SIAVB gère 18 kilomètres de rivière ainsi que plusieurs influents, le ru Saint-Marc, la Sygrie, le ru de Vaulallan, le ru de Rungis, le ru des Glaises. Le territoire géré par le SIAVB s'étend sur 120 km2. Il comprend,l'entretion des bassins de retenues (650.000 m3), les espaces verts (50 hectares), les sentiers piétonniers. Lorsque la Bièvre n'est plus visible et canalisée, la gestion de cette rivière est reprise par le SIAAP.
La basse vallée de la Bièvre :
Le parc Georges Heller, riche en faune à Antony l'étang du Soleil, le château Saran et la nymphe
Le pont du chemin de fer à Antony au début du siècle dernier (cartes postales anciennes)
Le square Marc-Sangnier, situé au dessus de la Bièvre vive et la Bière morte
C'est à cet endroit que la Bièvre morte recevait le ru de Rungis, son dernier et le plus important affluent de la rivière
Aqueduc et Bièvre
Pour enjamber la vallée de la Bièvre, l'homme a dû construire ces formidables infrastructures afin d'alimenter Versailles ou Paris en eau, à différentes époques où la Seine devenait impropre à l'hygiène et à sa consommation
L'aqueduc de Buc
L'aqueduc de Buc fut construit par les soldats de Louis XIV.
Le roi souhaitait ainsi conduire les eaux du Plateau de Saclay à Versailles afin d'alimenter les fontaines du Parc.
L'aqueduc d'Arcueil-Cachan
En fait, trois aqueducs en un : gallo-romain au IIème siècle, Médicis au XVIIème siècle, puis aqueduc de la Vanne dû à Eugène Belgrand en 1874.
Historique : jusqu'au Second Empire, l'alimentation de Paris en eau potable ne suit pas par rapport à l'augmentation de la population. l'eau de la Seine, distribuée par les porteurs d'eau et celle des puits, est fortement contaminée. La pollution permanente cause des fréquentes maladies, qui occasionnent plus de 18.000 morts à Paris en 1832.
Le préfet Haussmann et Eugène Belgrand mettent en oeuvre en 1856 le réseau d'alimentation en eau encore en service de nos jours. L'aqueduc de la Dhuys, long de 131 kilomètres, et celui de la Vanne arrivant jusquau réservoir Paris sud de Montsouris (un des 5 réservoirs de la capitale) sont construits. De plus, il réalisera le réseau d'égouts capable d'assurer l'assainement de la capitale, et participera à l'établissement des cèlèbres fontaines Wallace dont les premières furent mises en place en 1872. (1)
L'aqueduc de la Vanne, alimentant Paris jusqu'aux réservoirs sud de Montsouris, Paris 13ème, un des 5 réservoirs alimentant la capitale.
Bords de Bièvre, aérienne ou souterraine
La Bièvre à Paris, avant et après sa canalisation en 1912, rue de la Fontaine à Mulard, Paris 13ème
Elle n'est plus actuellement que symbolique à l'aide de ses marqueurs
Petit historique de la Bièvre à Paris et son déclin :
A l'ouest la Bièvre morteA l'est la Bièvre vive
o Au moyen-age, la Bièvre est utilisée pour arroser les jardins et comme force hydraulique. pour augmenter la puissance de l'eau, des canaux d'agréments et des moulins sont construits; on en comptera près de 130 sur les bord de la rivière.
o En 1150, le bras de Bièvre alimentant la Seine au niveau du quai de la Tournelle est dérivé.
o Au XVIème siècle, des activités artisanales, tapisseries des Gobelins à Paris, toiles à Arcueil, draperies s'installemnt sur les bords de la Bièvre. En 1673, un arrêté royal fait quitter Paris ces activités qui s'installent hors de la capitale.
o Au XIXème siècle, après le révolution industrielle, les besoins en eau s'intensifient. Différents projets sont envisagés pour augmenter son débit : redressement de son cours, curetage, suppression des canaux de dérivation. L'exploitation de plus en plus intensive transforme le cours d'eau en cloaque nauséabond.
o Vers 1835, des moulins sont détruits, des barrages régulateurs sont réalisés et des puits artésiens sont ouverts pour alimenter la Bièvre par des eaux souterraines, notamment pendant les étiages vers 1855.
o Début du XIXème siècle, la Bièvre commence à être couverte en raison des odeurs nauséabondes et des pollutions visuelles qu'elle provoque.
o 1826 -1830, les bords de la rivière sont bétonnés à Paris afin d'éviter les infiltrations des eaux polluées dans les sols et la nappe.
o A partir de 1844, la couverture de la Bièvre commence à Paris.
o 1868-1878, les travaux d'assainissement s'étendent en banlieue parisienne; un collecteur Bièvre est posé entre Cachan et Gentilly.
o 1880, le conseil municipal de Paris adopte un programme d'assainissement de Paris avec le tout à l'égout à Paris.
o 1940 la station d'épurartion d'Achères est crée pour répondre au développement de l'urbanisation de la capitale.
Le SIAAP, créé en 1970, qui gére la transport les eaux usées de 9 millions de parisiens, les eaux pluviales de la région parisienne et des rejets industriels, vont reprendre l'exploitation du transport de la rivière en sous-sol.
Il gère 440 kilomètres de canalisations, 900.000 m3 de capacité de stockage des eaux pluviales, transportechaque jour 2,5 millions de m3 issues des usages domestiques et industriels. Il traite ses eaux grâce à 5 sites (bientôt 6) avant de les rejeter dans la Seine.
o 1945, le SIAVB est créé, avec d'importantes missions : l'entretien de la rivière et ses affluents, la lutte contre les inondations, le transport vers la station d'épuration de Valenton des eaux uséees des communes de la vallée, la préservation et la mise en valeur de la Bièvre sur le plan économique et paysager, la mise en conformité des rejets autres que domestiques.
o 1956, la Bièvre est intégralement couverte sur l'ensemble du territoire jusqu'à Antony.
o Fin du XXème siècle; malgré la couverture, de nombreuses crues posent problème, du fait du bétonnage des sols en banlieue.
o 2000, la Communauté d'Agglomération de Val de Bièvre se dote de la compétence "valorisation de la Bièvre".
o 2003, la CAVB lance l'élaboration d'un schéma directeur de valorisation de la Bièvre et de définir un programme d'action pour la réouverture de la Bièvre en cohérence avec les projets des communes, notamment avec le réseau d'espaces verts.
Deux tronçons sont ou vont être remis à l'air libre sous maitrise d'ouvrage du Conseil Général :
- le long de l'avenue Flouquet à l'Haï-les-Roses,
- dans le parc département du Coteau à Arcueil-Gentilly.
Projets études sur la capitale :
Etudes 2003 de remise à l'air de la Bièvre au square René Le Gall, au Jardin des Plantes et le muséum et au parc Kellermann
Etudes artistiques à l'aquarelle
aquarelles novembre 2014, la haute vallée de la Bièvre
Sources: Topoguide "La vallée de la Bièvre... à pied" circuit des GR et GRP
Paris a toujours été ceinturé, et la ville, durant son histoire, a compté au moins 8 enceintes (E), dont la plus mythique est certainement celle du roi Philippe II de France, d'abord roi des Francs, et appelé Philippe Auguste.
Cette ceinture fut la troisième autour de la capitale, après l'enceinte gallo-romaine construite autour de l'île de la Cité au IIIème siècle, suivie par l'enceinte médiévale au Xème siècle, dont on ne retrouve plus trace.
(1) (2) (3)
Les principaux grands pans de l'enceinte Philippe Auguste visibles à Paris : ces dernier donnent une idée des dimensions et de l'épaisseur des fortifications. Voir en fin d'article.
Le tracé révèle parfaitement l'urbanisation de Paris au XIIème siècle. En 1200, la ville compte 50.000 habitants, soit une des villes les plus peuplées du continent.
L'enceinte rive droite, avec une longueur de 2800 mètres, relie la Tour du Coin, situé près du Louvre à la Tour Barbeau, situé au quai des Célestins actuels. Elle fut fortifiée de 1190 à 1209.
L'enceinte rive gauche, d'une longueur de 2600 mètres environ, reliait la Tour de Nesle à la Tour, située près de l'Institut de France, à la Tour Saint-Bernard, située près de l'actuel Quai éponyme. Elle fut construite de 1200 à 1215.
L'ouvrage englobait un espace de 253 hectares.
La cour du Louvre actuelle
Autour du donjon construit en 1200, une enceinte de 77 sur 70 mètres clôture ce dernier.
Le passage Dauphine ou se trouve une partie d'enceinte
La cour du Commerce Saint-André, avec un beau vestige d'une tour de la Porte de Buci dans un commerce
Dans la cour du Crédit Municipal de Paris, au 57, 59 rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris
La base de la tour a été prolongée plus tard.
Le tracé de l'enceinte est matérialisée par des lignes tracées au sol.
Un pan de l'enceinte de Philippe Auguste est visible dans la partie basse de la Tour Jean-sans-Peur
Liste des adresses de traces de l'enceinte à Paris :
7,9 et 21,23 rue du jour 75001
20 rue Jean-Jacques Rousseau et 62 rue Jean-Jacques Rousseau 75001
11,13 rue du Louvre 75001 ( 1)
Musée du Louvre : fondation du donjon en sous-sol du musée
13 rue de Nesle 75006
13 passage Dauphine 75006
35 rue Mezzarine : base de l'enceinte en sous-sol (parking) 75006
Impasse de Nevers 75006
27,29 rue Guénégaud 75006
6 cour du Commerce Saint-André : base de la tour 75006
9 et 11 rue d'Arras, 75004
10, 12 et 16 rue Thouin fragments d'enceinte dans secteur privé, au N°16 derrière la grille 75005
1,5 rue Clovis 75005(3)
rue Jacques-Henri Lartigue
60 à 68 rue du Cardinal Lemoine (fond de cour) ancienne rue des Fossés Saint-Victor 75004
15 rue Tiquetonne 75002
16 rue Etienne-Marcel 75002
20 rue Etienne-Marcel 75002
17,19,21 rue des Jardins Saint-Paul et angle rue de Charlemagne (2) la plus longue portion de mur conservée, 60 mètres
5 rue des Ecoles : sous-sol de la Poste une arche de l'enceinte sous laquelle coulait la Bièvre
10, 14, 16 rue des Rosiers 75004
7,9 rue Charlemagne 75004
7 rue de Sévigné 75004
10 rue des Rosiers (jardin)
57-59 rue des Francs Bourgeois dans le Crédit Municipal : une base de tour réhaussée ensuite 75004
12 rue des Hospitalières-Saint-Gervais
Emplacements de porte, tours ou poterne sans traces :
rue Saint-Honoré, au niveau des 146 et 148 : emplacement probable de la Tour Saint-Honoré
jardin de l'Infante, quai François Mitterrand : emplacement de la Tour-qui-fait-le-coin
place de l'Institut devant l'Institut de France : emplacement de la Tour de Nesle
30 et 32 quais des Célestins : emplacement de la Tour Barbeau
135 rue Saint-Denis : emplacement de la Porte Saint-Denis
angle Rivoli-Sévigné : emplacement de la Tour Baudet
angle rues Monsieur le Prince - Antoine Dubois : emplacement possible de la Porte ou de la poterne Saint-Germain
cour du Commerce Saint-André, dans le passage : emplacement de la porte de Buci
53 boulevard Saint-Michel : emplacement de la Porte Saint-Michel, Gilbard ou d'Enfer
angle rue Soufflot-Saint-Jacques : emplacement de la tour Saint-Jacques
69 rue Rambuteau : emplacement de la Porte du Temple
Paris à la fin du XIIème siècle
(E) Les enceintes de Paris :
- l'enceinte gallo-romaine, IIIème siècle,
- l'enceinte médiévale, Xème siècle,
- l'enceinte dite Philippe Auguste,
- l'enceinte Charles V, (1356-1383), XIVème siècle,
- l'enceinte Louis XIII (1636-1641), l'enceinte Charles V est enclose, XVIIème siècle,
- 1785, mur des Fermiers Généraux et ses barrières d'octroi, enceinte économique fort décriée, XVIIIème siècle,
- 1842, barrière défensive de Thiers, matérialisée par les boulevards des maréchaux autour de Paris,
- le périphérique, dit "périph" 1956-1973, qui n'est pas une enceinte, mais une séparation de 35,04 kilomètres de circonférence, entre Paris et sa banlieue. Inauguration du tour complet a lieu le 25 avril 1973. XXème siècle.
Les dernières découvertes de l'enceinte Philippe-Auguste lors de fouilles préventives à la construction de l'auditorium de l'Institut de France 75006 Paris
Sources : Paris insolite
L'impressionnante vue en coupe de l'enceinte de la rue Clovis montre bien la technique de construction, composée de deux parements de gros blocs de pierres qui retiennent un cœur constitué de moellons et de briques amalgamés par un mortier résistant. La muraille atteignait 6 à 8 mètres de haut et était surmontée d'un chemin de ronde de deux mètres de large permettant le passage de deux hommes en armes.
Photographies Jean-Pierre 22 février 2025
Sources : Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique
"Le Métronome" Lorânt Deutsch, Mystères, légendes et histoire de France., hors-série collection Uni Editions.
On est loin des vignobles de vin blanc qui couvraient le terroir et qui ont donné le nom à ce quartier du 18ème situé à l'est du quartier de Montmartre.
Historiquement, la Goutte d'Or se situe au sud-est de l'arrondissement, entre le boulevard Barbès, le Boulevard de la Chapelle et les voies ferrées de la gare du Nord.
C'est lors de la construction de la gare que de nombreux émigrés français ou étrangers vinrent s'installer dans ce quartier.
A la fin du XVIIIème siècle, le mur des fermiers généraux fut érigé autour de Paris, avant la Révolution, de 1785 à 1788. Il n'était pas destiné à assurer la défense de la Capitale, mais à assurer le paiement de l'octroi à la Ferme Générale dû aux marchandises y rentrant. Ce mur fut détruit en 1860 lors de l'extention de Paris, et délimita sa taille actuelle. Le boulevard de la Chapelle doublait le mur d'enceinte qui était percé d'ouverture appelées barrières. Elles étaient situées rue des Islette ou encore rue de Chartres. C'est ainsi que vinrent s'installer, à partir du début du XIXème siècle, de nombreux commerces et artistes échappant à la taxation des marchandises à leur entrée dans Paris.
Le quartier de la commune de la Chapelle fut rattaché à Paris, tout au moins partiellement, par la loi du 16 juin 1859 et devient, avec le quartier de Montmartre, le dix-huitième arrondissement de la capitale.
Du fait de sa situation sur le flanc-est de la Butte Montmartre, le quartier comprend de nombreuses rues pentues.
En 1999, ce quartier comptait 28500 habitants. Il est toujours l'un des plus cosmopolites et multi-ethniques de la capitale avec plus de 70 nationalités différentes.
Les marchés Barbès et Dejean font partie des marchés pittoresques de Paris, le premier, situé sous le métro. Barbès-Rochechouart étant l'un des moins chers de la capitale, et le deuxième attirant les parisiens et touristes à la recherche de produits frais et exotiques et différentes épices venues d'Afrique.
La visite commence au métro. aérien Barbès-Rochechouart, situé à la limite des 10 et 18ème arrondissement.
Le cinéma Le Louksor fait partie des incontournables dans le quartier.
Situé à l’angle des boulevards de Magenta et de la Chapelle, ce cinéma est édifié en 1921, à l’emplacement d’un immeuble de l'époque d'Hausmann par l’architecte Henri Zipcy pour Henry Silberberg.
Le style néo-égyptien est choisi à l'époque pour se démarquer de ses concurents.
Ce style est dans l'air du temps et s'orne de mosaïques fabriquées par la maison Gentil et Bourdet (Billancourt) et conçues par Amédée Tibéri.
Le cinémadans les années 30 et dans les années 70 (2)
Le cinéma Louxor est inauguré le 6 octobre 1921 et fermé après sa dernière séance du 29 novembre 1987. il ne comporte en effet qu'une seule salle, au contraire des autres ciméma de Paris. mais c'est un immense complexe de 1195 places. La société Pathé vend les locaux à la société Tati, qui souhaite le transformer en magasin, mais n'obtient pas l'autorisation de changer sa façade dans un but commercial.
A la suite de sa fermeture, il devient une boite de nuit antillaise au milieu des années 80, puis en 1987, la plus grande discothèque gay de Paris.
Il redevient une salle de cinéma le 17 avril 2013 après restauration par la Ville de Paris et dispose actuellement de 3 salles, un bar et un salon. La délégation est accordée à la société CinéLouxor qui exploite le cinéma classé Art et Essais.
La place de l'Assommoir
Cette ancienne voie créée lors du réaménagement de la Goutte-d'Or, prend en 1995 le nom de l'un des plus célèbres romans d'Emile Zola, "L'Assommoir" (1877), dont le nom était celui d'un café proche de la place.
La Villa Poissonnière:
Ce hâvre de paix situé au miieu d'un quartier cosmopolite et animé est une voie privée.
L'auteur-compositeur-interprète et comédien Alain Bashung habita cette villa. Il a beaucoup oeuvré pour les associations du quartier.
Un square au nom de l'artiste a été aménagé au printemps 2012
Square Alain-Bashung, 16 rue de Jessaint
L'église Saint-Bernard de la Chapelle :
La création de l'église Saint-Bernard, de style néogothique, fut décidée par le Conseil Municipal de la ville de La Chapelle en 1854 pour le quartier de la Goutte d'Or, au moment de l'explosion démographique.
Construite de 1858 à 1861, elle est depuis un siècle et demi le rassemblement de la communauté chrétienne de ce quartier.
L’église Saint Bernard est rattachée au souvenir de l’affaire des sans-papiers soutenus par Monseigneur Gaillot et l’actrice Emmanuelle Béart en août 1998.
Gros plans sur les gargouilles de l'église Saint-Bernard de la Chapelle
Les mosquées du 18ème arrondissement se situent toutes dans le quartier de la Goutte-d'Or : mosquée du 18ème, rue des Poissonniers, mosquée AbdelMajid, rue Léon, mosquée Khalid Ibn El Walid, rue Myrha, mosquée Al Fath, rue Polonceau.
L'Institut des Cultures d'Islam va se construire au croisement de la rue Stephenson et de la rue Doudeauville.
Le square Léon
Les belles façades d'immeubles du quartier....
...cotoient les boutiques colorées
Le tissu urbain présente une forte hétérogénéité d'architecture, qui mêle immeubles haussmanniens, en pierre de taille de Paris, de style art déco et ensembles d'habitations à loyers modérés.
Goutte-d'Or artistique :
et
Goutte-d'Or historique :
Fontaine Wallace (1), au croisement des rues de la Goutte-d'Or et de Chartres
Merci à notre conférencier Claude Marti
et
Bonne visite !
Quartier de la Chapelle avant son rattachement à Paris Carte de Cassini
La Goutte-d'Or, son vin et l'histoire : jusqu'au XVIIème siècle, des champs, des vignes, des jardins et quelques champs de blé occupaient les terrains de la Goutte d'Or, en fait une commune de la Chapelle. quelques rares maisons étaient disséminées autour d'une petite butte appelée la Butte des Couronnes ou la Buttes des 5 Moulins. la dénomination "Goutte d'Or" fait référence aux vignes que l'on cultivait dans ces lieux.
Sous le règne de Saint-Louis, des prix furent attribués à des vins, à la suite d'une grande beuverie. Le premier prix fut attribué au vin de Chypre, le second au vin de Malaga, le troisième partagé entre les vins de Malvoisie, d'Alicante et de la Goutte d'Or déclaré le roi des vins. La ville de Paris avait pour habitude de servir chaque année, le jour de l'anniversaire de son couronnement, quatre muids (3) de vin de la Goutte d'Or au roi de France.
De nombreuses séries de peinture sur site à la Villa Berthe, dite la Hublotière cet été, en juillet et septembre :
Cette année fêtait la dixième saison d'aquarelle dans cette belle villa dessinée par Hector Guimard en 1896.
La Villa Berthe dite la Hublotière. Quelques détails
Ces hublots qui ont donné son nom par les propriétaires de La Villa Berthe
Aquarelles de juillet 2014
La Hublotière, et sa grille centrale, telle que cette villa était en 1911, d'après une photographie d'époque.
La villa fut construite en même temps que le Castel Béranger à Paris, qui rendit cèlèbre l'architecte d'art. Tous détails étaient prévus et dessinés par Hector Guimard.
Les ferronneries de la terrasse
Cette villa sera ouverte, tout-au moins ses façades et son jardin, l'été prochain. venez nombreux l'admirer.
Site officiel de la Villa Berthe dite "La Hublotière" : La Hublotière
Cette petite ville de moins de 5000 habitants possèdent le charme tranquille des communes longeant la Seine à flanc de côteaux, avec ses rues pentues et ses sentes pittoresques.
L'origine du nom de la ville provient peut-être du latin fraustrum, terre inculte, de l'ancien français fraite, fossé, ou selon des historiens locaux du bas latin fretta, fret, liée à l'activité portuaire : le fret, c'est-à-dire le prix de location d'un bateau ou de son contenu.
La Frette-sur-Seine, ses bords de Seine...
...ses sentes pittoresques qui longent la Seine et font apercevoir des paysages grandioses
Des villas remarquables...
...et l'omniprésence de l'activité nautique et fluviale de la Seine et ses bords de quais
La spécialité de la Frette-sur-Seine a longtemps été la culture du lila commun, vendu à Paris.
La viticulture : La Frette a fait partie des communes proches d'Argenteuil produisant du raisin.
La commune se développe rapidement à la fin du XIXème et au début du XXème siècle grâce à l'arrivée du chemin de fer.
La gare, le pont viaduc construit en 1893 par la ville de Paris, et au centre une oeuvre de Gen Paul "La gare de la Frette", 1926
L'église Saint-Nicolas
Les peintres et La Frette-sur-Seine
Le circuit des peintres
Beaucoup d'artistes ont peint La Frette : Paul Cézanne, Charles-François Daubigny, Albert Marquet, qui vécu dans la commune, Paul Signac, Anne-Pierre de Kat et Maurice Vlaminck. Un circuit agrémenté des oeuvres de ces peintres est proposé dans la commune, la plupart sur les bords de Seine. Les tableaux sont reproduits sur le lieu de peinture des artistes.
Le peintre Gaston Egli, huile de Jacques Coquerel
Les écrivains Jacques Chardonne et Roger Ikor ont habité La Frette-sur-Seine, ainsi que le dessinateur de bande dessinée Philippe Druillet lien Ph. Druillet
Dans "Les Eaux Mêlées", prix Goncourt 1955, Roger Ikor (1912-1986) décrit les paysages, les coteaux de La Frette, sous le nom de Virelayl lien R. Ikor
Alfred Jarry (1873.1907) séjourna à la Frette-sur-Seine en 1899 lien A. Jarry