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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Le circuit de Maisons-Laffitte des œuvres au pochoir de l'artiste street art C215 et quelques repères visuels rencontrés durant cette balade.
Bonne visite !
Retrouvez le circuit du jour en fin d'article
Départ de la gare SNCF RER de Maisons-Laffitte :
Esplanade de la gare :
Jacques Laffitte (1767-1844)
D'origine modeste, Jacques Laffitte incarne la réussite sociale et financière. Banquier, entrepreneur et
homme politique, il devient gouverneur de la Banque de France lorsqu'il achète le domaine de Maisons en 1818 à la duchesse de Montebello.
Il réalise des percées dans le parc du château, comme le"Cercle de la gloire" célébrant l'épopée impériale et dessinées d'après l'étoile de la Légion d'honneur. voir plan joint
Il participe activement à l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, mais se retrouve ruiné par ce nouveau régime.
Il lotit alors le parc en 1834, créant la Colonie Laffitte, vaste projet immobilier destiné à le renflouer.
Il inaugure l'arrivée du chemin de fer de la commune en 1843.
La ville de Maisons-sur-Seine prendra son nom en 1882 pour devenir Maisons-Laffitte.
Face à la mairie de Maisons-Laffitte, devant la bibliothèque :
39, avenue Longueil
Olympe Audouard 1832-1890
Femme de lettres, Olympe Audouard écrit de nombreux romans, récits de voyages et articles de
journaux.
Défendant les droit des femmes et ardente féministe, elle fonde 5 revues à une époque très conservatrice, pour pouvoir s'exprimer librement.
Encouragée à écrire par Alexandre Dumas qui a lu certains de ses manuscrits, Olympe Audouard garde un fort lien avec l'auteur des Trois Mousquetaires.
En 1869, elle lui prête d'ailleurs sa maison de campagne de Maisons, durant 5 à 6 semaines. Alexandre Dumas, fier de ses talents culinaires, travaille à son Grand dictionnaire de cuisine, terminé quelques mois seulement avant sa mort en 1870.
L'hôtel de ville la gare de Maisons-Laffitte
En face de la poste de Maisons-Laffitte, parking des vélos de la gare :
Rue du maréchal de Lattre de Tassigny
Grégory Baugé (né en 1985)
Originaire de Guadeloupe, Grégory Baugé est né et a grandi à Maisons-Laffitte.
Il commence le vélo de route à l'âge de 10 ans, mais découvre les sensations de la vitesse lors d'un championnat régional à 18 ans.
Taillé pour le sprint, il intègre l'équipe de France junior de cyclisme sur piste.
A force de travail, il s'est forgé un palmarès impressionnant avec ç titres de champion du monde de vitesse, individuel ou par équipe. Il rêve d'une médaille d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021.
16, rue Jean Mermoz en face de la poste sur la boite extérieure
Jean-Marie Arouet dit Voltaire
Philosophe, Voltaire utiilise sa plume pour défendre l'égalité et la liberté de conscience de l'Homme, idées qui conduiront les esprits vers la Révolution.
Tout jeune écrivain, il est souvent reçu au château de Maisons, chez son ami Jean-René de Longueil. Il y écrit plusieurs pages de ses futures publications, en fait la lecture aux hommes de lettres dont Longueil sait-s'entourer, partageant le même intérêt pour les cercles littéraires et les sciences. Contractant la variole lors d'un séjour en 1723,, il manque de mourir par deux fois : de cette maladie et d'un incendie embrasant sa chambre peu de temps après son départ.
75, rue de la Muette
Jean Cocteau 1899 - 1963
Génial touche-à-tout, Jean Cocteau se reconnait avant tout poète. Mais il écrit aussi des romans (Les
enfants terribles, 1929), des pièces de théâtre (Antigone, 1922), réalise des films (La belle et la bête, 1946), dessine et peint, recherchant l'effet d'étonnement et de merveilleux.
Il initie les mouvements d'avant-garde surréalistes et dadaïste, et côtoie la plupart des artistes de son temps : Serge de Diaghilev, Pablo Picasso, André Breton, Edith Piaf, Albert Camus, Jean Marais, Henri Matisse...
Né et ayant grandi à Maisons-Laffitte dans la maison luxueusement meublée de son grand-père, il chérit ses souvenirs d'enfance et aime venir s'y ressourcer.
Nous voici au nord du parc, près des Caves du Nord
La Porte du Nord Le pavillon type Mansart
Angle avenue Fléchier avenue Albine
Le règne de Louis XIII est marqué par de nombreuses campagnes militaires et une affirmation du pouvoir royal permettant une unification de la France.
Résidant au château de Saint-Germain, le roi partage son temps entre séances de travail et parties de chasse en forêt. Régulièrement, il profite de la proximité du vieux logis seigneurial de son conseiller Jean de Longueil, seigneur de Maisons, pour s'y reposer et prendre une collation. Plus tard, il suivra l'avancée des travaux du nouveau château entrepris par son fils René de Longueil.
La villa Doulton
Angle avenue Pascal avenue du cardinal de Retz
Anne d'Autriche 1601 - 1666
Femme énergique et intelligente, Anne d'Autriche, Anne d'Autriche assure la Régence à la mort de son mari Louis XIII, aidée du Cardinal Mazarin. Son fils, Louis XIV n'a alors que 5 ans.
En 1651, accompagné de ses fils, le jeune roi de 12 ans et son frère Philippe, elle assiste au fastueux déjeuner servi par René de Longueil en son château. L'édifice, tout juste achevé, désormais fin prêt à les recevoir dignement, attise leur curiosité.
Angle avenue Benjamin Constant avenue Jean-Jacques Rousseau
Charles-Philippe de France, comte d'Artois 1757 - 1836
Frère cadet de Louis XVI, et futur roi Charles X, le comte d'Artois acquiert le château de Maisons
de Maisons en 1777 à l'âge de 20 ans. Il entreprend de vastes ett coûteux projets de réaménagement, mais qui ne sont jamais terminés.
Ainsi son architecte François-Joseph Bélanger transforme un des grands appartements du château en salon à manger, incluant un salon de jeux. Passionné de chevaux, le comte d'Artois installe des pur-sang venus d'Angleterre dans les écuries restaurées et organise un élevage de chevaux de course, en employant un personnel qualifié.
Il est à l'origine du développement hippique de la ville.
La place Wagram
Joseph Olller 1839 - 1822
Joseph Oller découvre en Espagne les combats de coqs et les paris financiers. De retour à Paris, passionnés par les chevaux de course, il invente le"pari mutuel" centralisant les mises, pour payer les gagnantes par les payantes.
En 1878, il réalise un hippodrome sur les terres de l'ancienne ferme du château de Maisons. Il aménage le premier champ de course et installe une tribune à gradins protégée d'un auvent sur armatures de fonte, ainsi que des kiosques affectés au pesage ou au salon des dames. En 1889, il fondera le cabaret du Moulin-Rouge, créant le music-hall.
Place Napoléon
Où se situe la place Napoléon ?
Napoléon Bonaparte 1769 - 1821
L'empereur aime à chasser en forêt de Saint-Germain.
Le château de Maisons, propriété de son fidèle ami le maréchal Lannes, accueille ses visites rapides et amicales.
Même après la mort de ce dernier, Napoléon continue à rendre visite à sa veuve, la duchesse de Montebello.
En 1840, 19 ans après sa mort, ses cendres sont ramenées aux Invalides par bateau, en remontant la Seine. Jacques Laffitte et une foule de mansonniens lui rendent un dernier hommage depuis la berge.
La place Napolléon
8, avenue de Guétry
Hubert Robert 1733- 1808
Jeune peintre, Hubert Robert voyage en Italie, comme protégé du duc de Choisel. Il y reste 11 ans
et parcourt la campagne romaine. Il peint des monuments en ruines, noyés dans la nature envahissante. De retour à Paris en 1765, il se spécialise dans le genre du paysage à l'atmosphère mélancolique pour répondre aux nombreuses commandes de l'aristocratie.
Le château de Maisons conserve l'une de ses plus grandes toiles : "Paysage avec cascade, inspiré de Tivoli". Il évoque les tableaux accrochés par les différents propriétaires et une commande faite par le comte d'Artois à cet artiste.
Le square Guétry
Retour vers le château de Maisons-Laffitte
2 œuvres qui ont été dégradées et refaites par l'artiste C215
Avenue Henry Marcel
Vera Leigh 1903 - 1944
Abandonnée par ses parents, Vera Leigh est adoptée par Eugène Leigh, important entraîneur de 200
chevaux de courses à Maisons-Laffitte. Vera veut devenir jockey, mais fonde finalement une maison de mode.
Durant la deuxième guerre mondiale, elle rejoint la résistance intérieure pour aider les soldats alliés tombés en lignes ennemies. De retour en Angleterre, elle s'engage auprès des Services secrets britanniques. Parachutée en France en mai 1943, elle porte des messages aux résistants parisiens et s'implique dans l'aide aux réseaux d'aviateurs. Arrêtée en octobre 1943, puis déportée, elle est exécutée en Allemagne.
L'ancien hôtel royal en travaux actuellement
La façade coté parc du château de Maisons et quelques détails
Avenue Louvois - avenue François Mansart
François Mansart 1598 - 1666
Génial architecte, François Mansart incarne le renouveau de l'architecture classique à la française.
Les "mansardes", peut-être dérivées de son nom, évoquent les toits à courbes brisées qu'il aime utiliser.
Soucieux de perfection, il conçoit le château de Maisons en agençant les différents pavillons selon une symétrie rigoureuse. Autour d'un cour ouverte formant terrasse, les façades reçoivent un décor à l'antique de colonnes, corniches, et bas-reliefs. Le château, les écuries et le jardin forment un ensemble cohérent le long de la grande perspective, idée qui sera reprise à Vaux-le-Viicomte puis à Versailles.
La façade du château coté parc peinture à l'huile
Retour vers le centre ville de Maisons
Angle avenue Bellefortière - 4 bis, avenue du général Leclerc
Jean Lannes (1769-1809) :
Proche compagnon d'arme de Napoléon Bonaparte, il participe à toutes ses batailles.
En 1804, distingué maréchal, il achète le domaine de Maisons, conforme à son rang.
Il rénove et met au goût du jour une partie du château et fait tracer de nouvelles allées dans le parc. En propriétaire avisé, il développe un élevage de 900 moutons Mérinos destinés à la revente ainsi qu'une ferme de rapport pour permettre d'autofinancer les travaux entrepris.
Fait duc de Montebello en 1808, il décède l'année suivante.
25, rue des Graviers
Louise Lannes 1782 - 1856
En 1800, Jean Lannes, futur maréchal , épouses Louise Louise Guéhéneuc qui llui donne 5 enfants.
Ils achètent le château de Maisons qui leur permet de recevoir mais aussi de s'éloigner du faste de la Cour.
Blessé à la Bataille d'Essling, lle maréchal , duc de Montebello, décède en 1809. Louise apprend sa mort d'une lettre attristée de l'Empereur. Celui-ci la nomme Dame d'honneur de Marie-Louise. L'impératrice improvisera une visite pour découvrir le château, et goûter à la ferme.
En 1818, la charge en étant devenue trop lourde, la duchesse de Montebello vend le domaine à Jacques Laffitte.
Angle rue de Paris rue de l'ancienne mairie
Marlène Dietrich 1901-1992
Allemande, naturalisée américaine en 1939, Marlène Dietrich personnifie au cinéma la femme fatale et
mystérieuse. Surnommée "l'Ange bleu", cette actrice de légende mène sa carrière à Hollywood, tournant avec les plus grand réalisateurs.
Chanteuse fascinante, engagée contre le nazisme, elle rejoint l'armée américaine durant
la deuxième guerre mondiale pour soutenir, par sa voix, le moral des troupes.
Elle vit alors une liaison passionnée avec Jean Gabin, réfugié aux Etats-Unis par refus de tourner pour les Allemands dans la France occupée.
Rue de Paris près des arrêts de bus
3, rue du Prieuré, près de l'entrée du collège
Jean Gabin 1904 -1976
Après divers petits métiers et une carrière dans le music-hall, Jean Gabin tourne son premier film en 1930 et devient l'une des figures incontournables du cinéma français.
Avec Naturel, il incarne par ses rôles, l'homme autoritaire, bourru qui impose le respect.
En 1958, locataire d'une villa à l'entrée du parc, il participe au long-métrage Le désordre et la nuit dont quelques scènes ont pour cadre la ville de Maisons-Laffitte. Passionné de chevaux et ayant ses habitudes au "Café", il apprécie la ville.
Par la suite, il montera une écurie de chevaux de course en Normandie et aménagera un hippodrome sur ses terres.
Angle avenue de Longueil rue Munier
René de Longueil 1596 - 1677
Homme ambitieux et fortuné, René de Longueil mène une carrière brillante, cumulant les plus hautes
fonctions : Président du Parlement de Paris, Capitaine des chasses royales, Surintendant des finances.
Il doit une partie de sa fortune à sa femme Madeleine Boulenc de Crèvecoueur, de 13 ans sa cadette, qu'il épouse en l'église de Maisons. Ils font construire par François Mansart un nouveau château pour recevoir la Cour et organiser des fêtes. Mais Madeleine ne verra pas cette oeuvre achevée : elle décède avant la fin des travaux. Longueil y installera ses collections de livres, de porcelaines rares et même d'orangers !
Place du maréchal Juin
Jules Vallès 1832-1885
Ecrivain-journaliste, Jules Vallès est de toutes les révolutions sociales. Communard actif, il met sa plume au service des journaux engagés. Condamné à mort par contumace en 1872, il s'exile à Londres d'où il revient en 1882, amnistié.
Il séjourne alors à l'Hôtel des Bains de Maisons,
rédigeant le dernier tome de sa trilogie autobiographique : L'Enfant, Le Bachelier, L'insurgé, dans un esprit de révolte.
Prétextant de ses nombreuses absences de l'hôtel, il cherche à faire baisser le prix de sa pension. L'hôtelier ne rendra les bagages de ce mauvais payeur qu'après l'injonction d'un huissier.
Voir la place du château, paragraphe plus bas
39, avenue Longueil
Olympe Audouard 1832-1890
Femme de lettres, Olympe Audouard écrit de nombreux romans, récits de voyages et articles de
journaux.
Défendant les droit des femmes et ardente féministe, elle fonde 5 revues à une époque très conservatrice, pour pouvoir s'exprimer librement.
Encouragée à écrire par Alexandre Dumas qui a lu certains de ses manuscrits, Olympe Audouard garde un fort lien avec l'auteur des Trois Mousquetaires.
En 1869, elle lui prête d'ailleurs sa maison de campagne de Maisons, durant 5 à 6 semaines. Alexandre Dumas, fier de ses talents culinaires, travaille à son Grand dictionnaire de cuisine, terminé quelques mois seulement avant sa mort en 1870.
Le circuit sous logiciel OpenRunner :
10 kilomètres au total et 45 mètres de dénivelée environ
Merci à l'Office du Tourisme de Maisons-Laffitte !
Merci aux Personnels du Château de Maisons pour leur sympathique accueil !
Enfin une pensée pour mon ami peintre-dessinateur Daniel Fort, alias Fordan, malheureusement disparu trop tôt, pour ses formidables tracés des communes environnantes devenus maintenant pièces de collection historiques.
Le magnifique plan de Maisons-Laffitte par Daniel Fort, alias Fordan, 1985
L'artiste Christian Guémy expose ses pochoirs dans le monde entier :
Son dernier ouvrage, C215 L'art du pochoir écrit avec Alessandra Mattanza est sorti aux éditions White Star en octobre 2019 et nous montre toute l'étendue de son œuvre en France et à l'étranger.
Autoportrait de l'artiste C215 en clown
Biographie de C215 :
"J'essaie d'interagir avec le contexte et don de réaliser dans la rue des œuvres d'art qui reflètent des éléments et des caractéristiques étroitement liés entre eux. J'aime montrer des personnes et des objets que la société tend à ignorer, ceux qui peuvent être considérés 'invisibles", comme les sans-abris, les enfants des rues, les amoureux qui se rencontrent sur un banc ou s'embrassent à la volée, les chats errants et les étrangers dont le regard, le geste, le sourire ou un détail de leur existence usée m'interpelle ".
Christian Guémy, connu sous le pseudonyme C215 est un article parisien dont l'atelier se trouve à Ivry-sur-Seine. Né en 1973, il crée des graffitis depuis l'adolescence et s'est mis à partir de 2005 à l'art du pochoir, dont il est devenu l'un des plus grands maitres.
Bien que déjà très populaire à Paris et autres quatre coin du monde, il atteint la notoriété lorsque Bansky lui demande de travailler pour lui.
Les critiques le définissent alors comme "la réponse française à Bansky".
L'artiste a obtenu un master en histoire de l'art à la Sorbonne et un en Civilisation de la Renaissance au Centre d'étude Supérieure sur la Renaissance du C.N.R.S. Il parle outre sa langue maternelle, anglais allemand et italien.
"L'art de C215 capte une lumière, une profondeur et une humanité qu'il est difficile, voire insolite, de représenter au pochoir, son médium de prédilection. Ce type de support tend à aplanir les images et à les rendre statiques, mais C215 a développé un style d'illustration impressionniste. Si sa technique est extrêmement raffinée, son travail semble transcender tout formalisme pour arriver au cœur de la compassion et croire en l'esprit humain. Rencontrer les œuvres de C215 dans la rue me rend heureux" a écrit un jour un grand artiste de rue, Shepard Fairey, alias Obey Giant.
Alessandra Matttanza :
Ecrivaine, scénariste et photographe des beaux-arts, Alessandra Mattanza vit depuis plusieurs années entre New-York, San-Francisco et Los Angeles. Elle travaille actuellement comme correspondante collaboratrice et rédactrice pour différentes maisons d'édition et magazines, dont Cosmolitan, Elle, Vanity Fair, Forbes, Natural Style, ICON et le Financial Times et réalise des intervews et mini-documentaires pour Studio Universal et d'autres chaines télévisées. Elle écrit également des romans, des scénarios des livres illustrés de voyage et des guides touristiques.
En 2014 elle est apparue première dans la catégorie Personality Profile - International Journalism de l'Annual Southern Califorrnia Journaliism Awards de Los Angeles. Depuis, elle est régulièrement nominée, remportant parfois le second ou troisième prix, dans la catégorie des livres de non-fiction au SoCal Journalism Awards de Los Angeles. Elle a publié chez White Star Mon Paris, la ville lumière par ses plus célèbres habitants, (Gründ); Australie la nouvelle frontière et Street Art, les 20 plus grands artistes livrent leur secrets.
Pour info., le livre d'Alessandra sur le œuvres et artistes du Street art :
"Street art - Les 20 plus grands artistes livrent leurs secrets"
Ce magnifique album est une véritable bible pour tout amateur d'Art
Moderne en général et de Street Art en particulier. Pendant plusieurs mois, Alessandra Mattanza a pourchassé les 20 plus grandes signatures de l'art de rue pour les faire parler ! Qu'ils racontent leur histoire, d'où leur vient cette passion, comment ils ont débuté, qu'est-ce qui préside à leurs choix graphiques, leur démarche politique, quelle est leur vie d'artiste, comment vivent-ils leur célébrité, qu'est-ce qui les fait continuer cette aventure souvent à la frange de la loi ? Parallèlement à cette présentation détaillée qui éclaire des hommes souvent peu connus et qui s'expriment rarement, l'album présente une collection de leurs œuvres les plus représentatives, photographiées avec un soin exceptionnel.
Avec Banksy, Blu, JR, OS Gemeos, Roa, Sam3, Invader, Phlegm, C215, Swoon, Stinkfish, Shepard Fairey, Escif, Vhils, Interesni Kazki, Boxi, Evol, Ericailcane, Claudio Ethp, Saakash Nihalani...
Voici la suite du circuit street art de l'artiste Christian Guémy alias C215 au centre ville de Maisons-Laffitte.
Départ de la gare de Maisons-Laffitte, esplanade de la gare SNCF RER :
Jacques Laffitte 1767-1844 :
D'origine modeste, Jacques Laffitte incarne la réussite sociale et financière. Banquier, entrepreneur et
homme politique, il devient gouverneur de la Banque de France lorsqu'il achète le domaine de Maisons en 1818 à la duchesse de Montebello.
Il réalise des percées dans le parc du château, comme le"Cercle de la gloire" célébrant l'épopée impériale et dessinées d'après l'étoile de la Légion d'honneur. voir plan joint
Il participe activement à l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, mais se retrouve ruiné par ce nouveau régime.
Il lotit alors le parc en 1834, créant la Colonie Laffitte, vaste projet immobilier destiné à le renflouer.
Il inaugure l'arrivée du chemin de fer de la commune en 1843.
Rencontre, une fresque de Luigi Castiglioni 1988
39, avenue Longueil
Olympe Audouard 1832-1890
Femme de lettres, Olympe Audouard écrit de nombreux romans, récits de voyages et articles de
journaux.
Défendant les droit des femmes et ardente féministe, elle fonde 5 revues à une époque très conservatrice, pour pouvoir s'exprimer librement.
Encouragée à écrire par Alexandre Dumas qui a lu certains de ses manuscrits, Olympe Audouard garde un fort lien avec l'auteur des Trois Mousquetaires.
En 1869, elle lui prête d'ailleurs sa maison de campagne de Maisons, durant 5 à 6 semaines. Alexandre Dumas, fier de ses talents culinaires, travaille à son Grand dictionnaire de cuisine, terminé quelques mois seulement avant sa mort en 1870.
Place du maréchal Juin
Jules Vallès 1832-1885
Ecrivain-journaliste, Jules Vallès est de toutes les révolutions sociales. Communard actif, il met sa plume au service des journaux engagés. Condamné à mort par contumace en 1872, il s'exile à Londres d'où il revient en 1882, amnistié.
Il séjourne alors à l'Hôtel des Bains de Maisons, rédigeant le dernier tome de sa trilogie autobiographique : L'Enfant, Le Bachelier, L'insurgé, dans un esprit de révolte.
Prétextant de ses nombreuses absences de l'hôtel, il cherche à faire baisser le prix de sa pension. L'hôtelier ne rendra les bagages de ce mauvais payeur qu'après l'injonction d'un huissier
Rue du maréchal de Lattre de Tassigny
Grégory Baugé (né en 1985)
Originaire de Guadeloupe, Grégory Baugé est né et a grandi à Maisons-Laffitte.
Il commence le vélo de route à l'âge de 10 ans, mais découvre les sensations de la vitesse lors d'un championnat régional à 18 ans.
Taillé pour le sprint, il intègre l'équipe de France junior de cyclisme sur piste.
A force de travail, il s'est forgé un palmarès impressionnant avec ç titres de champion du monde de vitesse, individuel ou par équipe. Il rêve d'une médaille d'or aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020
La fontaine Wallace murale du centre ville près de la bibliothèque
16, rue Jean Mermoz en face de la poste sur la boite extérieure
Jean-Marie Arouet dit Voltaire
Philosophe, Voltaire utiilise sa plume pour défendre l'égalité et la liberté de conscience de l'Homme, idées qui conduiront les esprits vers la Révolution.
Tout jeune écrivain, il est souvent reçu au château de Maisons, chez son ami Jean-René de Longueil. Il y écrit plusieurs pages de ses futures publications, en fait la lecture aux hommes de lettres dont Longueil sait-s'entourer, partageant le même intérêt pour les cercles littéraires et les sciences. Contractant la variole lors d'un séjour en 1723,, il manque de mourir par deux fois : de cette maladie et d'un incendie embrasant sa chambre peu de temps après son départ.
Les 9 derniers portraits au pochoirs G.M. de l'artiste C215 créés le mardi 8 décembre 2020 à la liaison de la rue Guynemer à la place du Maréchal Juin :
Les 9 portraits de personnalités liées à la ville présentées par l'artiste
Où se situe les 9 derniers portraits au pochoir de l'artiste ?
Le téléphone anglais de l'avenue de Longueil
Angle avenue de Longueil rue Munier
René de Longueil 1596 - 1677
Homme ambitieux et fortuné, René de Longueil mène une carrière brillante, cumulant les plus hautes
fonctions : Président du Parlement de Paris, Capitaine des chasses royales, Surintendant des finances.
Il doit une partie de sa fortune à sa femme Madeleine Boulenc de Crèvecoueur, de 13 ans sa cadette, qu'il épouse en l'église de Maisons. Ils font construire par François Mansart un nouveau château pour recevoir la Cour et organiser des fêtes. Mais Madeleine ne verra pas cette oeuvre achevée : elle décède avant la fin des travaux. Longueil y installera ses collections de livres, de porcelaines rares et même d'orangers !
3, rue du Prieuré, près de l'entrée du collège
Jean Gabin 1904 -1976
Après divers petits métiers et une carrière dans le music-hall, Jean Gabin tourne son premier film en 1930 et devient l'une des figures incontournables du cinéma français.
Avec Naturel, il incarne par ses rôles, l'homme autoritaire, bourru qui impose le respect.
En 1958, locataire d'une villa à l'entrée du parc, il participe au long-métrage Le désordre et la nuit dont quelques scènes ont pour cadre la ville de Maisons-Laffitte. Passionné de chevaux et ayant ses habitudes au "Café", il apprécie la ville.
Par la suite, il montera une écurie de chevaux de course en Normandie et aménagera un hippodrome sur ses terres.
Angle rue de Paris rue de l'ancienne mairie
Marlène Dietrich 1901-1992
Allemande, naturalisée américaine en 1939, Marlène Dietrich personnifie au cinéma la femme fatale et
mystérieuse. Surnommée "l'Ange bleu", cette actrice de légende mène sa carrière à Hollywood, tournant avec les plus grand réalisateurs.
Chanteuse fascinante, engagée contre le nazisme, elle rejoint l'armée américaine durant
la deuxième guerre mondiale pour soutenir, par sa voix, le moral des troupes.
Elle vit alors une liaison passionnée avec Jean Gabin, réfugié aux Etats-Unis par refus de tourner pour les Allemands dans la France occupée.
Rue de Paris près des arrêts de bus
Maisons-Laffitte nord
99, rue de la Muette
Panama Ai Brown 1902-1951
Originaire du Panama, Al Brown est le premier champion du monde d'origine hispanique dans la catégorie Poids coqs, à 27 ans. mai, entre deux combats, ce boxeur à l'élégance de dandy, se produit dans des spectacles de cabarets, avec Joséphine Baker et le tout-Paris des années 30.
Jean Cocteau, extraverti et noctambule, tombe sous son charme. Brown boit, fume et dépense sans compter.
Il abandonne la boxe et s'offre une écurie de chevaux de course à Maisons-Laffitte, montant ses pur-sang au petit matin.
Cocteau le pousse à suivre une cure de désintoxication et à remonter sur le ring. Il regagne son titre en 1938
75, rue de la Muette
Jean Cocteau 1899 - 1963
Génial touche-à-tout, Jean Cocteau se reconnait avant tout poète. Mais il écrit aussi des romans (Les
enfants terribles, 1929), des pièces de théâtre (Antigone, 1922), réalise des films (La belle et la bête, 1946), dessine et peint, recherchant l'effet d'étonnement et de merveilleux.
Il initie les mouvements d'avant-garde surréalistes et dadaïste, et côtoie la plupart des artistes de son temps : Serge de Diaghilev, Pablo Picasso, André Breton, Edith Piaf, Albert Camus, Jean Marais, Henri Matisse...
Né et ayant grandi à Maisons-Laffitte dans la maison luxueusement meublée de son grand-père, il chérit ses souvenirs d'enfance et aime venir s'y ressourcer.
Angle avenue Bellefortière - 4 bis, avenue du général Leclerc
Jean Lannes (1769-1809) :
Proche compagnon d'arme de Napoléon Bonaparte, il participe à toutes ses batailles.
En 1804, distingué maréchal, il achète le domaine de Maisons, conforme à son rang.
Il rénove et met au goût du jour une partie du château et fait tracer de nouvelles allées dans le parc. En propriétaire avisé, il développe un élevage de 900 moutons Mérinos destinés à la revente ainsi qu'une ferme de rapport pour permettre d'autofinancer les travaux entrepris.
Fait duc de Montebello en 1808, il décède l'année suivante.
La villa La Florantine située face au château de Maisons
25, rue des Graviers
Louise Lannes 1782 - 1856
En 1800, Jean Lannes, futur maréchal , épouses Louise Louise Guéhéneuc qui llui donne 5 enfants.
Ils achètent le château de Maisons qui leur permet de recevoir mais aussi de s'éloigner du faste de la Cour.
Blessé à la Bataille d'Essling, lle maréchal , duc de Montebello, décède en 1809. Louise apprend sa mort d'une lettre attristée de l'Empereur. Celui-ci la nomme Dame d'honneur de Marie-Louise. L'impératrice improvisera une visite pour découvrir le château, et goûter à la ferme.
En 1818, la charge en étant devenue trop lourde, la duchesse de Montebello vend le domaine à Jacques Laffitte.
2 œuvres qui ont été dégradées et refaites par l'artiste C215
Avenue Henry Marcel
Vera Leigh 1903 - 1944
Abandonnée par ses parents, Vera Leigh est adoptée par Eugène Leigh, important entraîneur de 200
chevaux de courses à Maisons-Laffitte. Vera veut devenir jockey, mais fonde finalement une maison de mode.
Durant la deuxième guerre mondiale, elle rejoint la résistance intérieure pour aider les soldats alliés tombés en lignes ennemies. De retour en Angleterre, elle s'engage auprès des Services secrets britanniques. Parachutée en France en mai 1943, elle porte des messages aux résistants parisiens et s'implique dans l'aide aux réseaux d'aviateurs. Arrêtée en octobre 1943, puis déportée, elle est exécutée en Allemagne.
L'ancien Hôtel Royal en travaux actuellement
Avenue Louvois - avenue François Mansart
François Mansart 1598 - 1666
Génial architecte, François Mansart incarne le renouveau de l'architecture classique à la française.
Les "mansardes", peut-être dérivées de son nom, évoquent les toits à courbes brisées qu'il aime utiliser.
Soucieux de perfection, il conçoit le château de Maisons en agençant les différents pavillons selon une symétrie rigoureuse. Autour d'un cour ouverte formant terrasse, les façades reçoivent un décor à l'antique de colonnes, corniches, et bas-reliefs. Le château, les écuries et le jardin forment un ensemble cohérent le long de la grande perspective, idée qui sera reprise à Vaux-le-Viicomte puis à Versailles.
Le château de Maisons-Laffitte le 21 septembre 2020 et sa façade côté parc
Bientôt un article sur les oeuvres de l'artiste C215 dans le parc de Maisons
Le circuit complet dans le centre ville et dans le parc de Maisons-Laffitte :
Le circuit street art de l'artiste C215 dans le parc et le centre ville de Maisons-Laffitte
Le plan de Maisons-Laffitte réalisé par mon ami artiste peintre Daniel Fort dit Fordan
L'artiste Christian Guémy expose ses pochoirs dans le monde entier :
Son dernier ouvrage, C215 L'art du pochoir écrit avec Alessandra Mattanza est sorti aux éditions White Star en octobre 2019 et nous montre toute l'étendue de son œuvre en France et à l'étranger.
Biographie de C215 :
"J'essaie d'interagir avec le contexte et don de réaliser dans la rue des œuvres d'art qui reflètent des éléments et des caractéristiques étroitement liés entre eux. J'aime montrer des personnes et des objets que la société tend à ignorer, ceux qui peuvent être considérés 'invisibles", comme les sans-abris, les enfants des rues, les amoureux qui se rencontrent sur un banc ou s'embrassent à la volée, les chats errants et les étrangers dont le regard, le geste, le sourire ou un détail de leur existence usée m'interpelle ".
Christian Guémy, connu sous le pseudonyme C215 est un article parisien dont l'atelier se trouve à Ivry-sur-Seine. Né en 1973, il crée des graffitis depuis l'adolescence et s'est mis à partir de 2005 à l'art du pochoir, dont il est devenu l'un des plus grands maitres.
Bien que déjà très populaire à Paris et autres quatre coin du monde, il atteint la notoriété lorsque Bansky lui demande de travailler pour lui.
Les critiques le définissent alors comme "la réponse française à Bansky".
L'artiste a obtenu un master en histoire de l'art à la Sorbonne et un en Civilisation de la Renaissance au Centre d'étude Supérieure sur la Renaissance du C.N.R.S. Il parle outre sa langue maternelle, anglais allemand et italien.
"L'art de C215 capte une lumière, une profondeur et une humanité qu'il est difficile, voire insolite, de représenter au pochoir, son médium de prédilection. Ce type de support tend à aplanir les images et à les rendre statiques, mais C215 a développé un style d'illustration impressionniste. Si sa technique est extrêmement raffinée, son travail semble transcender tout formalisme pour arriver au cœur de la compassion et croire en l'esprit humain. Rencontrer les œuvres de C215 dans la rue me rend heureux" a écrit un jour un grand artiste de rue, Shepard Fairey, alias Obey Giant.
Alessandra Matttanza :
Ecrivaine, scénariste et photographe des beaux-arts, Alessandra Mattanza vit depuis plusieurs années entre New-York, San-Francisco et Los Angeles. Elle travaille actuellement comme correspondante collaboratrice et rédactrice pour différentes maisons d'édition et magazines, dont Cosmolitan, Elle, Vanity Fair, Forbes, Natural Style, ICON et le Financial Times et réalise des intervews et mini-documentaires pour Studio Universal et d'autres chaines télévisées. Elle écrit également des romans, des scénarios des livres illustrés de voyage et des guides touristiques.
En 2014 elle est apparue première dans la catégorie Personality Profile - International Journalism de l'Annual Southern Califorrnia Journaliism Awards de Los Angeles. Depuis, elle est régulièrement nominée, remportant parfois le second ou troisième prix, dans la catégorie des livres de non-fictiion au SoCal Journalism Awards de Los Angeles. Elle a publié chez White Star Mon Paris, la ville lumière par ses plus célèbres habitants, (Gründ); Australie la nouvelle frontière et Street Art, les 20 plus grands artistes livrent leur secrets.
C215 dans le monde :
Un restaurant testé : Ganesh spécialités indiennes
8 bis, avenue de Saint-Germain 78600 Maisons-Laffitte
"Peindre des portraits dans la rue peut conduire jusque dans un château, et non des moindres, celui de Maisons-Laffitte, dont l'architecte n'est autre que François Mansart, qui fut l'un de mes sujets d'études, alors qu'étudiant au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, je parcourais les traités d'architecture.
C'est donc avec une émotion particulière que j'ai accueilli le projet Epopées mansonniennes, qui retrace à partir d'une sélection de portraits peintes sur du mobilier urbain, les principales figures qui ont marqué l'histoire du château et de la ville".
Christian Guémy alias C215
Pour sa 7ème édition, Totalement DésARçonnés, manifestation annuelle d'art contemporain organisée par le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la ville de Maisons-Laffitte, acceuille Christian Guémy, alias C215, artiste emblématique de l'art urbain connu pour réaliser des portraits au pochoir colorés qui touchent par leur humanité.
Passionné d'histoire, C215 nous invite à une découverte des hommes et des femmes qui ont marqué l'histoire de Maisons-Laffitte et du château de Maisons, chef d’œuvre de François Mansart, à travers une série de portraits à retrouver dans un parcours qui nous conduit de la gare au château eu passant par le parc.
Jacques Laffitte (1767-1844)
D'origine modeste, Jacques Laffitte incarne la réussite sociale et financière. Banquier, entrepreneur et
homme politique, il devient gouverneur de la Banque de France lorsqu'il achète le domaine de Maisons en 1818 à la duchesse de Montebello.
Il réalise des percées dans le parc du château, comme le"Cercle de la gloire" célébrant l'épopée impériale et dessinées d'après l'étoile de la Légion d'honneur. voir plan joint
Il participe activement à l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, mais se retrouve ruiné par ce nouveau régime.
Il lotit alors le parc en 1834, créant la Colonie Laffitte, vaste projet immobilier destiné à le renflouer.
Il inaugure l'arrivée du chemin de fer de la commune en 1843.
La ville de Maisons-sur-Seine prendra son nom en 1882 pour devenir Maisons-Laffitte.
L'escalier d'honneur, réalisé grâce à la technique de la stéréotomie encore peu répandue en France dans les années 1640, constitue l'une des pièces maitresses du décor du château. Pour accentuer l’aspect grandiose de cet escalier, François Mansard l’a couvert d’une coupole surmontée d’un lanternon. Alors que le premier niveau est dépouillé de tout ornement, le palier d'honneur, desservant les appartements du roi et de la reine, se trouve doté d’un décor très riche, réalisé par Jacques Sarazin et son atelier
L'escalier d'Honneur du château
Putti décorant le palier du grand escalier
Voltaire (1694-1788) :
Philosophe, Voltaire utilise sa plume pour défendre l'égalité et la lliberté de consciencede l'Homme, idée qui conduiront les esprits vers la révolution.
Tout jeune écrivain, il est souvent reçu au château de Maisons, chez son ami Jean-René de Longueil. Il écrit quelques pages de ses futures publications, en fait la lecture aux hommes de lettres dont Longueil s'est s'entourer, partageant le même intérêt pour les cercles littéraires et les sciences. Contractant la variole lors d'un séjour en 1723, il manque de mourir par deux fois : de cette maladie et d'un incendie embrasant sa chambre peu de temps après son départ.
La chambre à l'Italienne ou la chambre du Roi :
Le Roi Louis XIV
Quelques détails de la chambre du maréchal Lannes
Jean Lannes (1769-1809) :
Proche compagnon d'arme de Napoléon Bonaparte, il participe à toutes ses batailles.
En 1804, distingué maréchal, il achète le domaine de Maisons, conforme à son rang.
Il rénove et met au goût du jour une partie du château et fait tracer de nouvelles allées dans le parc. En propriétaire avisé, il développe un élevage de 900 moutons Mérinos destinés à la revente ainsi qu'une ferme de rapport pour permettre d'autofinancer les travaux entrepris.
Fait duc de Montebello en 1808, il décède l'année suivante.
L'artiste C215 :
Sources vidéo Château de Maisons-Laffitte
René de Longueil
René de Longueil (1596-1677) :
Homme ambitieux et fortuné, René de Longueil mène une carrière brillante, cumulant les plus hautes fonctions : Président du Parlement de Paris, Capitaine des chasses royales, Surintendant des finances.
Il doit une partie de sa fortune à sa femme Madeleine Boulenc de Crèvecoueur, de 13 ans sa cadette, qu'il épouse en l'église de Maisons. Ils font construire par François Mansart un nouveau château pour recevoir la Cour et organiser des fêtes. Mais Madeleine ne verra pas cette oeuvre achevée : elle décède avant la fin des travaux. Longueil y installera ses collections de livres, de porcelaines rares et même d'orangers !
Le château de Maisons et sa façade côté parc
A suivre bientôt le circuit C215 au centre ville et dans le parc
Documentation Centre des monuments nationaux :
Articles du blog sur le street art et les fresques :
Voici la suite d'un circuit des belles demeures de Maisons-Laffitte après le circuit de 10 kilomètres dans le parc.
Au départ de la gare ou de l'hôtel de Ville de Maisons
Le circuit des belles demeures du centre ville de Maisons-Laffitte
(sources Les gîtes des Petites Ecuries à Maisons)
Départ de la mairie ou de la gare de Maisons-Laffitte
La villa Haute Rive, 32 rue Johnson
La villa "Haute Rive" est une construction d'Adolphe-Paul Lahire, né à Paris le 31 janvier 1860 et mort à Paris le 12 septembre 1919. Il a été actif de 1884 à 1910.
La maison est à l inventaire de Sophie Cueille. Les propriétaires demandent actuellement son classement auprès de la DRAC.
La façade de cette maison a été construite pour l'exposition universelle de Paris de 1878. Elle est pour cette raison inscrite au titre des monuments historiques en 2012.
Elle est l'œuvre de l'architecte J. Starke Wilkinson pour la Maison Doulton et Lambeth , manufacture anglaise de terre cuite.
Lors de l'exposition universelle, elle fut le pavillon représentant l’Angleterre mais elle fit surtout office de catalogue des productions de la manufacture3. En effet, sa façade est recouverte d'éléments de décoration en terre cuite démontrant l’art de cette manufacture.
En haut du pavillon il y a un petit ange représentant l'amour. Des pierres bleu marine décorent ce magnifique pavillon. De nombreux détails couvrent cette charmante maison. On voit de belles voûtes et de beau vitrages
Quelques images du circuit sur les belles demeures du parc de Maisons-Laffitte
Quelques belles demeures aperçues :
La Maison Julliard, 1840, architecte Duval 8, avenue de Wagram
La Florentine, 2 avenue du Général Leclerc 1905, architecte André Granet, villa située en face du château de Maisons,
L'Ecole de l'Ermitage, Epoque XVIIème siècle, inventaire des M.H.,
31, avenue Lavoisier, architecte Loutelier,
Maison-façade "Les Tourelles" alliant trois styles d’architecture : piliers Renaissance du perron, fronton baroque, balustres et putti du 18e siècle 6, avenue Duguesclin.
Maison-atelier d'artiste dite Maison du Peintre Stevens, 1882, dite la Bucquière , 5 avenue de la Moskowa,
Place Marine, Maison d'architecte
La maison de Charles Domergue, 2, avenue Desaix qui fit construire un "Théâtre de plein air" aux "Caves du nord".
Maison Doulton, , Exposition universelle de Paris 1878, 30, avenue Pascal, Inscrit inventaire général du patrimoine culturel,
Le Pavillon des Gardes construit par François Mansard au XVIIème siècle, près de la porte des Caves du Nord, il existait 6 pavillons dont un seul ne subsiste malheureusement.
Maison au centre des Ecuries des Prelats "La Sauvagère" une grande famille d'entraineurs, 9, avenue Lafontaine Nicolas Canteloup,
Maison du 11, avenue La Fontaine, tennis couverts, salons, vestiaire... construits par l'Agha Khan en face de sa maison, inscrite à l'inventaire général au patrimoine culturel,
Maison art nouveau, architecte Tavernier, 15, avenue Lavoisier, Inventaire général du patrimoine culturel,
Maison natale de Jean Cocteau, place Sully, inventaire général du patrimoine culturel
Avenue Duguesclin, 23, avenue Jean-Jacques Rousseau, chaumière Thierry Leluron. Inventaire général du patrimoine culturel.
Le château de Maisons-Laffitte :
Le château de Maisons construit pour René de Longueil par l'architecte François Mansart est achevé durant le début du 3ème quart du 17e siècle. Les travaux scientifiques récents font remonter le début de la construction à 1634, date d'un marché passé pour huit colonnes ioniques. La date de 1646, portée sur le fronton du corps central sur la façade jardin, semble être celle de l'achèvement du gros-œuvre. Le château était précédé d'une cour et d'une avant-cour, laquelle était bordée d'une écuries construite durant le 3e quart du 17e siècle. Cet ensemble était intégré dans une vaste composition fermée par plusieurs portails : l'avant-cour était close par deux pavillons séparés par un fossé. Dans l'axe du château, une entrée monumentale pour le roi venant de Saint-Germain-en-Laye se composait à l'origine d'une cour basse semi-circulaire autour de laquelle s'élevait de part et d'autre trois pavillon. Au sommet de l'arc se trouvait un autre pavillon orné du côté de la Muette d'attributs de fauconnerie et de l'autre de vénerie. De l'ensemble subsiste la cour dite des pavillons du nord, un pavillon et un portail, sur l'axe perpendiculaire nord-sud deux autres entrées étaient édifiées. Il subsiste celle du sud, accès au village, où deux pavillons de conciergerie accostés de deux portes monumentales étaient à l'origine séparés par un grand fossé de forme pentagonale. En 1777, le château est acquis par le comte d'Artois qui engage de 1779 à 1782 une campagne de travaux menée par son architecte Bélanger : il réaménage en particulier au rez-de-chaussée les appartements de droite avec deux salles à manger décorés par Lhuillier et construit une nouvelle orangerie bâtie par l'entrepreneur en maçonnerie Caubert.
En 1804, le château est acquis par le maréchal Lanne qui fait remanier à l'étage les anciens appartements de la Reine. C'est en 1818 qu'il passe dans les mains du banquier Jacques Laffitte : l'architecte Peyre modifie la première salle de l'appartement du roi et remplace en 1840 les glaces Desetrumeaux par des peintures de Bertin et Bidauld. Il fait détruire en 1834 les écuries en ne conservant que l'abreuvoir. En 1849, le château est acquis par Thomas Colmar qui fait faire un projet de remaniement du jardin par l'architecte paysagiste Duvillers en 1858. En 1877, le château est acquis par le peintre Wilhem Tilman-Gromme qui en 1878 supprime l'avant-cour en faisant détruire les pavillons d'entrée et ferme la cour d'honneur par une grille provenant du château de Mailly. En 1911, le château est restauré par l'architecte des Monuments Historiques Malencon
Maisons-Laffitte :
Ville résidentielle située entre la Seine et la forêt de Saint Germain, elle doit sa célébrité à son château et à son champ de course.
Le château actuel fut bâti au XVIIéme siècle.
En 1777, le domaine est acquis par le comte d’Artois, frère de Louis XVI qui, passionné par les chevaux, établit des pistes d’entrainement au bord de la Seine.
Le banquier Jacques Laffitte devient propriétaire du château en 1818. Mais pressé par des besoins d’argent, il décide de lotir le parc en 1833.
Cette réalisation fut favorisée par la construction d’une gare en 1843 et la commune de Maisons-sur-Seine qui pris le nom de Maisons-Laffitte en 1882.
Le cahier des charges du lotissement est toujours en vigueur et protège ainsi le site.
A voir aussi le circuit des belles demeures du centre ville de Maisons-Laffitte :
A voir aussi les le circuit des belles écuries du parc de Maisons-Laffitte :
Sources gîtes Les Petites Écuries à Maisons-Laffitte
Une boutique mythique au centre ville de Maisons-Laffitte : l'épicerie de Longueil
l'Epicerie de Longueil 1880 : 28, avenue de Longueil, 78600 Maisons-Laffitte
Tél. : 01 39 62 00 50
L'ancien Hôtel Royal sources photographies Les Petites Ecuries à Maisons-Laffitte
Portes ouvertes des ateliers d'Artistes et Artisants d'Art :
29 février au 1er mars & 7 et 8 mars 2020
Carrières-sur-Seine - Chatou - Croissy-sur-Seine - Houilles - Le Vésinet
L’artisan-verrier Bertille Hurard :
Bertille Hurard ouvre son atelier-boutique à Houilles en 2004, où elle crée des décors verriers intégrés à l’architecture et des sculptures en verre.
Bertille crée, depuis 15 ans, des décors verriers intégrés aux lieux de vies, créations évocatrices qui laissent la porte ouverte à l'évasion poétique et à l'imagination.
Elle utilise diverses techniques : coupe, taille, cuisson, émaillage, application d'or, d'argent... pour réaliser des décors contemporains intégrés à l'architecture (panneaux décoratifs, luminaires, verrières type atelier) mais aussi des sculptures, des trophées et des bijoux. Création et restauration de vitraux et marquises.
Parmi ses réalisations : des vitraux pour une église de Sartrouville, des décors pour l’hôtel Four Seasons George V à Paris, des trophées pour la Corrida pédestre internationale de Houilles…
Toute l’année, elle accueille élèves et adultes pour transmettre son savoir-faire.
L'atelier de Maria Zwolski
L'atelier de Maria est une boutique de conseils en encadrement située en plein centre ville de Houilles.
Son adresse :
25bis rue Gabriel Péri
78800 Houilles
Tél. : 07 86 02 71 56
Les invités artistes lors de ces journées Portes ouvertes des ateliers d'Artistes et artisans d''art étaient :
Luisa Nazef et Chantal Morel
Quelques œuvres exposées de Chantal Morel et l'artiste dans l'atelier d'encadrement de Maria
Documentation les Ateliers de la Boucle avec la liste des artistes ouvrant leurs portes d'ateliers
Quelques images d'une répétition publique de la pièce "PENTHESILEE" au théâtre de Sartrouville,
le jeudi 27 février 2020 à 19 H 30
avec débat avec le public durant les séquences de la pièce
Agnès Sourdillon dans le rôle de Penthésilée, reine de Amazones
Quelques images de la répétition de la pièce sans costume.
Le contexte de la pièce :
Penthésilée, reine des Amazones, est écartelée entre sa passion pour le héros grec Achille et la fidélité aux lois de son peuple. Leur histoire d'amour, qui rivalise avec nos plus grands classiques, est le chef d’œuvre du dramaturge romantique Heinrich von Kleist. Sylvain Maurice en façonne une version modernisée, emmené par la comédienne Agnès Sourdillon.
Entourée de deux musiciens et de quatre chanteuses, dans une partition entre slam et soul music, elle s'empare d'un personnage grandiose avec autantt de douceur que de démesure
Le débat entre deux extraits de pièce avec le public
La galerie des portraits du musée : quelques images
Un article en cours de rédaction
Historique du Musée :
Le musée Lambinet est un ancien hôtel particulier que Joseph-Barnabé Porchon, entrepreneur des bâtiments du roi Louis XV, fait construire sur l’emplacement de l’ancien étang de Clagny. Racheté par Victor Lambinet en 1852, il est légué à la ville en 1929 pour y installer les collections municipales d'objets d'art.
Celles-ci proviennent de la Bibliothèque municipale, ancien ministère des Affaires étrangères et de la Marine de Louis XV et Louis XVI, où elles portaient le nom de musée Jean Houdon. Cette ancienne demeure présente des collections mettant en valeur les Beaux-arts, les arts décoratifs, à travers la reconstitution d'un appartement du XVIIIème siècle, ainsi que l'histoire de la ville de Versailles.
Le musée comporte 35 salles, dont certaines ont conservé leurs lambris d'époque.
Les collections du musée Lambinet se répartissent en trois départements : Histoire de France, Histoire de la ville et pièces liées à la Révolution française, la reconstitution d'un appartement du XVIIIe siècle et le département des Beaux-arts.
Les portraits de la peintre d'Elisabeth Vigée-Lebrun :
Marie-Antoinette par
Elisabeth Louise Vigée le Brun
Louis Hercule Timoléon, duc de Cossé par Elisabeth Louise Vigée le Brun Huile sur toile
Le roi Louis XVI en grand habit royal par le peintre Antoine-François Callet Huile sur toile
Lien du CPDHS, Conservatoire du Portrait du Dix-Huitième Siècle, enregistré à Paris au registre national des Marques par M. Jean-Jacques Petit, Paris 5ème arrondissement.
Portrait du roi Louis XV par J.-M. Van Loo
Le palais et ses œuvres exposées :
Les salons du musée et leurs collections inombrables de meubles d'époque
Cent portraits pour un siècle
De la cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI
EXPOSITION DU 6 NOVEMBRE 2019 AU 1er MARS 2020 :
Parce qu’il est riche de près de cinquante portraits peints et dessinés et qu’il est largement consacré à l’art de vivre au XVIIIe siècle, le musée Lambinet était le lieu idéal pour accueillir Cent portraits pour un siècle. De la cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI. Cette exposition rassemble une sélection d’œuvres issues de l’exceptionnelle collection privée réunie par le « Conservatoire du portrait du XVIIIe siècle » (CPDHS).
Depuis plus de trente ans, le conservatoire du portrait du XVIIIe siècle s’efforce de réunir les effigies des contemporains de Louis XV et de Louis XVI. C’est une quête permanente afin d’identifier les modèles dont les noms ne sont pas toujours conservés ou dont les identités se révèlent erronées.
L’attrait marqué pour la famille royale a permis année après année de réunir pratiquement tous les visages des proches de Louis XV et de Louis XVI. Les noms des plus grands artistes, tels Louis-Michel Van Loo, Joseph-Siffrède Duplessis ou Elisabeth Vigée Le Brun, côtoient ceux de maîtres beaucoup moins célèbres, à l’exemple du Chevalier de Lorge ou d’Adelaïde Hubert. C’est là l’une des caractéristiques de cette galerie de portraits, car jamais l’artiste n’y a été privilégié par rapport au modèle.
Assurément, le XVIIIe siècle fut le siècle du portrait. Chacun désira avoir sa propre image afin de témoigner de son assise sociale, de sa réussite ou bien des sentiments qu’il développait pour le destinataire de l’effigie. C’est pourquoi le genre fut pratiqué par de si nombreux artistes.
Spécialistes, amateurs et grand public trouveront dans l’exposition et dans l’ouvrage qui l’accompagne une occasion unique de partir à la rencontre de ces cent personnages représentatifs de la cour de Louis XV et de Louis XVI, ainsi que de la vie d’une ville qui lui était alors étroitement associée.