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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Prochain Salon des artistes locaux à la Graineterie :
46ème Salon des artistes locaux
du 29 novembre au 21 décembre 2019
Le vernissage du Salon aura lieu le jeudi 28 novembre 2019 à 19 heures
A cette occasion, plus d'une centaine d'artistes, photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs, plasticiens, métiers d'art... exposent à l'occasion de ce rendez-vous incontournable. Florilège de la création locale, le Salon dévoile chaque année la richesse et le dynamisme d'univers artistiques particulièrement variés.
Des prix et une collection municipale :
Dans une optique de promotion et de valorisation de la création locale, la ville de Houilles décerne chaque année trois récompenses dans le cadre du Salon. Un jury attribue le "Prix de la Ville" à une oeuvre qui encre dans une collection municipale riche de vingt années d'acquisition, tandis que les visiteurs adultes votent pour le "Prix du public" et les plus jeunes pour le "Prix des enfants".
Une passionnante conférence de Madame Géraldine Schallebaum sur la vie et le travail gigantesque de Marie Curie.
Marie Curie en 1920
La conférence de Géraldine nous apporté une somme immense de renseignements sur la vie familiale et scientifique de Marie Curie, née Maria Sklodowska, le 7 novembre 1867 à Varsovie.
Quelques lignes sur Marie Curie :
Marie Skłodowska-Curie, ou simplement Marie Curie, née Maria Salomea Skłodowska, le 7 novembre 1867 à Varsovie au sein du royaume du Congrès (1), actuelle Pologne , et morte le 4 juillet 1934 au sanatorium de Sancellemoz situé à Passy (Haute Savoie, est une physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française par son mariage avec Pierre Curie (2).
Marie Curie et Pierre Curie, son époux, reçoivent une moitié du prix Nobel de Physique en 1903, l'autre moitié est remise à Henri Becquerel pour leurs recherche sur les radiations. En 1911, elle obtient le prix Nobel de Chime pour ses travaux sur le polonium (3) et le radium (3).
Scientifique d'exception, elle est la première femme à avoir reçu le prix Nobel,, et à ce jour la seule femme à en avoir reçu deux. Elle reste à ce jour la seule personne à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts (par la suite, et en dehors strictement des science, Linus Pauling (4) obtint le prix Nobel de chimie en 1954 et le prix Nobel de la paix en 1962.
Elle est également la première femme lauréate en 1903, avec son mari, de la médaille Davy (5) pour ses travaux sur le radium. Une partie de ses cahiers d'expérience sont conservés à la Bibliothèque nationale de France et ont été numérisés.
Hors conférence, quelques images de Marie Curie vue par l'artiste du street art C215
Merci à Géraldine pour cette passionnante conférence et à Amélie pour son organisation de la manifestation à la Bibliothèque Emile Littré du Mesnil-le-Roi, Yvelines.
Programme de la bibliothèque Emile Littré au Mesnil-le-Roi en 2019 et 2020
La prochaine causerie de Jean-Pierre Kosinski
A noter dans votre agenda : samedi 6 juin 2020 à 15 heures
Une visite réalisée durant les Journées Européennes du Patrimoine 2019 dans les Yvelines
le dimanche 22 septembre 2019 après midi
Détails du Temple en bas les vitraux modernes crées en 2002 par des élèves de ENSAAMA
Temple protestant du Vésinet :
Le temple protestant sis 1, route du Grand-Pont a été construit en 1880, grâce aux dons reccueillis par les protestants des communes de Chatou, Croissy, Le Pecq et Le Vésinet complétés par un concert donné à Paris par Camille Saint-Saens. Il est l'œuvre de l'architecte Eugène Rouyer et du sculpteur M. Boudin. Il a été plusieurs fois agrandi.
1924 : premier agrandissement par allongement du bâtiment prolongé par une vaste sacristie (M. Letrône, architecte).
1967 : Déplacement du fond, annexion de l'ancienne sacristie et adjonction de deux ailes.
Des acquisitions de terrain et diverses constructions annexes ont aussi jalonné l'histoire de la communauté protestante.
1912 : Achat de l'orgue (Cavaillé-Coll).
1924 : Acquisition du presbytère.
1930 : Construction du foyer paroissial. Consolidation du clocher.
1967 : Construction d'un bâtiment de plain-pied avec sous-sol.
L'Egllise est l'assemblée des chrétiens autour du Christ. D'ailleurs, ce lieu n'a rien de sacré et la célébration du culte n'est pas lié à un endroit spécifique.
La chaire est au centre et au-dessus de tout : c'est à nouveau montrer la primauté de la parole de Dieu. Au temps des persécutions, des chaires transportables avaient été fabriquées pour que les pasteurs puissent prêcher, même dans des déserts mais sur des chaires surélevées.
Il y a une table de communion et non un autel. Le crepas est signe de la présence du Christ et non un sacrifice.
La bible, seule autorité reconnue par les protestants, est habituellement placée sur la table de communion, ouverte.
La croix est bien présente, mais ce n'est pas un crucifix : Christ est mort et ressuscité.
La croix est également nue pour satisfaire au commandement "Tu ne feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque qui sont en haut dans les cieux".
Le temple du Vésinet n'a pas de baptistère, mais la plupart des temples en ont un. la cérémonie du baptême est, avec la sainte cène, un des deux sacrements protestants.
Le temple du Vésinet :
L'aspect extérieur du temple du Vésinet est caractéristique de nombreux édifices protestants de cette époque.
L'Edit de Nantes autorisait les réformés à construire des lieux de cultes qui leur soit propre à condition qu'on ne puissent les confondre avec des églises catholiques. Il a été le catalyseur d'eun production archtecturale originale. Mais la plupart des premiers temples ont été détruits à la révocation de l'Edit de Nantes.
Les vitraux anciens :
Les vitraux anciens du Temple
Des vitraux datant de 1912, assez rares dans un lieu de culte protestant : des vitraux, et représentant des personnages bibliques, Moïse, Elie, le Christ par deux fois, Pierre, Paul et les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean illustrant la parole de Dieu vers les hommes. Leur bordure est peinte
L'orgue de Jean-Philippe, ce jour :
Il est rare de ne pas trouver d'orgue dans un temple, tant les protestants attachent de l'importance au chant et à la musique.
Cet orgue est un beau Cavaillé-Coll acquis en 1912 par le temple
Jean-Philippe au clavier
Sources de la documentation : Temple du Vésinet
Le temple protestant avant et maintenant
Le panneau au bord de l'eau présentant le lac de Croissy et le temple protestant du Vésinet
Le lac de Croissy, à proximité du Temple protestant :
Le Lac de Croissy, creusé en 1859 et mis en eau en 1860, il est le plus petit du réseau avec un plan d’eau de 7 440 m².
La fondation de l’asile impérial de Vincennes en 1857 est liée aux gigantesques travaux d’urbanisme voulus par Napoléon III et entrepris par le préfet Haussmann. L’architecte Eugène Laval est chargé de la construction et l’hôpital est inauguré par le ministre Billault en 1857. Il prend le nom officiel d’Établissement national des convalescents, puis devient Hôpital national de Saint-Maurice. L’Hôpital Esquirol été construit en juin 1833 par Jean-Étienne Esquirol, psychiatre français. Il conçoit l’hôpital actuel en insistant sur la vocation curative de l’établissement au travers l’aménagement des espaces et de son architecture. La construction des bâtiments (1838-1886) est confiée à l’architecte Émile Gilbert et à son collaborateur Arthur-Nicolas Diet, à qui l’on doit l’Hôpital Dieu de Paris. L’EPS Esquirol et l’Hôpital national de Saint-Maurice forment depuis le 1er janvier 2011 un seul établissement, les Hôpitaux de Saint-Maurice. Depuis le 1er juillet 2016 Les Hôpitaux de Saint-Maurice et le Centre Hospitaliers Les Murets forment la GHT 94 Nord (Groupement Hospitalier de Territoire).
Voici un petit article sur les répliques du château de Maisons-Laffitte dans la ville éponyme :
Le château de Maisons-Laffitte et ses façades sud est, en bas et nord-est, en haut
Le château de Maisons-Laffitte :
Commandé par René de Longueil, parlementaire parisien, le château de Maisons, édifié par François Mansart, accueille en 1651 le jeune roi Louis XIV.
On peut admirer sa façade classique et ses riches intérieurs d'origine, dont un cabinet aux miroirs marqueté de bois exotiques, des décors peints et sculptés d'une beauté exceptionnelle.
Trois siècles d'histoire se racontent à Maisons :
Le comte d'Artois acquiert le château en 1777. François Bélanger réaménage une partie des appartements témoignant d'un moment d'excellence dans les arts décoratifs néoclassiques.
Le château présente également du mobilier qui évoquent ses propriétaires successifs : le maréchal Lannes et le banquier Jacques Laffitte, ainsi qu'un dépôt exceptionnel d'une commande de Louis XVIII.
Ancienne gravure du château de Maisons.
Plan de Maisons-Laffitte et son château, son parc
Localisation du château de Maisons et son entrée : N48.9473°E2.1537°
La maquette du château de Maisons-Laffitte
Le château Baxian-Laffitte en Chine
Hôtel de luxe situé à 30 kilomètres au nord de Pékin
Le château Baxian-Laffitte situé à 30 km au Nord de Pékin
On peut apercevoir les colonnades inspirées de la place du Vatican à Rome refermant les espaces intérieurs.
Le château Baxian-Laffitte, un hôtel chinois de luxe :
D'abord, le château a retrouvé ses deux dépendances, qui n'existent plus sur l'original dessiné par Mansart. Ensuite, son imposante cour d'honneur est refermée par la reproduction des colonnades... de la place Saint-Pierre du Vatican. Amusante coïncidence : le promoteur a réuni dans une même composition les oeuvres de deux architectes, François Mansart et le Bernin, concurrents à leur époque.
La place Saint-Pierre du Vatican est reproduite dans la cour...
A côté du château reconstitué, des jardins largement inspirés de Vaux-le-Vicomte se peuplent de statues, de fontaines et de topiaires. Yuchen Zhang s'est en effet autorisé quelques digressions architecturales.
Le parc du château sources Wikipédia et carte IGN 1/25.000, détails, orientée N
Le château de Maisons et ses représentations :
Vues d'époque de château de Maisons Sources : ville de Maisons-Laffitte
Le château de Laversine à Saint-Maximin, dans l'Oise, en Picardie Au dessus le chateau de Maisons face Nord est
Historique du Château des Hayes, dit de Laversine à Saint-Maximin (Oise).
Le château actuel a été construit pour Gustave de Rotschild par Alfred-Philibert Aldrophe (1834 -1895), architecte de la Ville de Paris.
Sous la Renaissance, le Château de Laversine appartenait au Comte Vasco de Souza, héritier d’une riche lignée portugaise. Ce dernier était l’un des compagnons de François 1er, qui vint au moins deux fois par an à Laversine.
Le château aurait été financé par François 1er, qui aurait fait inscrire à la porte d’entrée une phrase au sens (à peine) caché « Tout à la fin Suze » : les Suze en seront propriétaire jusqu’en 1578. Le domaine est ensuite vendu au Châtelet de Paris.
Le château se dégrade au fil des siècles, et Louis Joseph de Bourbon en décide la démolition le 25 mai 1782.
En 1852, le duc d’Aumale, contraint à l’exil, met en vente le domaine.
Le 25 janvier 1874, le Baron Gustave de Rothschild achète le domaine. A cette époque, Gustave, fils de James de Rothschild (président des Chemins de fer du Nord) était administrateur des Chemins de fer du Nord
Collège d'enseignement professionnel, puis lycée d'enseignement professionnel et enfin lycée professionnel, il est depuis les lois de décentralisation, propriété du Conseil Régional de Picardie et abrite le LP « Donation de Rothschild »
Plan du château et son parc, ci-dessous, sources Géoportail
Château de Laversine : adresse 1, rue des Hameau des Hayes 60740 Saint-Maximin
Coordonnées gps du château de Laversine : N49.2351°E2.4521°
Château de Maisons-Laffitte :
2, avenue Carnot, 78600 Maisons-Laffitte
Tél. : 01 39 62 01 49
Accès transports en commun : RER A ou ligne L au départ de la gare de Saint-Lazare
Ouvertures :
.du 16 mai au 15 septembre : 10 à 12 H 30 et 14 à 18 H,
.du 16 septembre au 15 mai : 10 à 12 H 30 et 14 à 17 H,
Fermé le mardi, le 1er janvier, le 1er mai, le 1er et le 11 novembre, le 25 décembre.
En 2003, est construit au nord de Pékin, un complexe hôtelier, qui prend comme modèle le château de Maisons-Laffitte. C'est le Baxian-Laffitte.
Le Château de Laversine en Picardie, construit au XIXème pour Gustave de Rothschild
Le château actuel a été construit pour Gustave de Rotschild par Alfred-Philibert Aldrophe (1834-1895), architecte de la Ville de Paris. « En 1865 Alfred-Philibert Aldrophe devient architecte du Consistoire : il réalise la grande synagogue, rue de la Victoire ; la maison consistoriale, 17 rue Saint-Georges, 1876 ; la synagogue de Versailles, 1886 ; la synagogue d’Enghien-les-Bains, 1889. En 1870, il entre en contact avec les Rothschild, notamment Gustave et Edmond Rothschild pour qui il construit, entre autre, le séminaire israélite, 9 rue Vauquelin et l’école israélite, 29 avenue Ségur.
Il est l’un des architecte les plus importants de la communauté juive de la fin du XIXe siècle. Son cabinet se situait à Paris, au 16 avenue Trudaine ».
Détails de la bibliothèque municipale Emile Littré (1)
"d'azur à deux éperons d'or à l'antigue avec leurs sous-pied l'un sur l'autre, celui de la pointe contourné, les courroies aussi d'or entrelacées au cœur de l'écu, au chef d'argent à une salamandre de gueules accostée de deux fleurs de lys aussi d'or"
Les jardins potagers du Mesnil
L'église Saint-Vincent située au centre de la ville
Les rues de Carrières-sous-Bois
Les champs agricoles du Mesnil inondés en juin 2016
La porte de l'entrée de l'ancien Château et La porte du Mesnil aquarelles
Le Centre Georges Brassens au Mesnil aquarelle format Raisin 65 x 50 cm
Peintures huiles et acryliques 2018-2019
La Porte du Mesnil peinture acrylique mai 2019
Les carrières du Mesnil Carrières-sous-Bois peintures huile-acrylique mai 2018
(1) : Emile Littré (1801-1881), est un médecin, lexicographe, philosophe et homme politique français, surtout connu pour son Dictionnaire de la langue française communément appelé « le Littré ». Il acheta une maison au Mesnil-le-Roi (il l'écrivait « Ménil-le-Roi ») en 1847 et y vécut jusqu'à sa mort ; c'était ici qu'il rédigea la plupart de son Dictionnaire de la langue française (1872; supplément 1877.
40 aquarelles, 5 huiles/acryliques réalisées de 2010 à 2019.
Rencontre-conférence du 14 mai 2019 de Jean-Loup Martin :
Milutin Milanković (souvent francisé en Milankovitch, en serbe
cyrillique : Милутин Миланковић), né le28 mai 1879 à Dalj en Autriche-Hongrie, aujourd'hui en Croatie et mort le12 décembre 1958 à Belgrade, alors en Yougoslavie, est un ingénieur, un astronome, un géophysicien, un inventeur et un climatologue serbe.
Le prix décerné depuis 1933 par la Société géophysique d’Europe dans le domaine de climatologie et de météorologie porte le nom de Milutin Milanković. La NASA a proclamé Milankovic comme l'un des plus importants savants dans le domaine des sciences de la Terre.
La théorie astronomique des paléoclimats est un modèle utilisé en sciences de la Terre pour expliquer le caractère cyclique des variations générales du climat au cours des temps géologiques. Cette théorie explique que l'énergie radiative reçue par la Terre en provenance de l'espace — essentiellement du Soleil - est quantitativement affectée de variations à long terme, corrélées à celles de son orbite et de ses paramètres de rotation. Les variations correspondent à la quantité nette d'énergie reçue, mais également à sa répartition et à sa « gestion » par l'écosystème Terre. La théorie avance que ces variations sont périodiques, et qu'elles influencent par conséquent le climat selon des motifs cycliques (alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, notamment). Il est possible d'en retrouver une trace via différents indicateurs, par exemple dans les roches sédimentaires ou des carottages de glace, dont l'étude fait partie de la cyclo-stratigraphie. La théorie astronomique des paléoclimats est aujourd'hui l'explication classique des phénomènes de (dé)glaciation du Quaternaires, mais trouve également des applications, moins assurées, pour des périodes plus anciennes de l'échelle des temps géologiques.
L'article consacré à la cyclostratigraphie approfondit les notions présentées dans cette section.
Le climat terrestre est largement influencé par l'intensité de l'insolation en provenance de l'espace, intensité mesurée comme un flux énergétique (W⋅m−2). Si on se place du point de vue spatio-temporel de l'homme, l'insolation connaît des variations en fonction des saisons (cycles annuels, entre été et hiver), mais aussi en fonction de la latitude (gradient de température des pôles à l'équateur). La théorie astronomique des paléoclimats stipule qu'il existe un forçage astronomique de ces variations sur le très long terme, en raison d'évolutions cycliques ou quasi-cycliques de la configuration des corps célestes — les objets concernés étant principalement le Soleil, la Terre et les planètes géantes.
Les principaux paramètres influençant l'insolation de la Terre, et responsables de ce forçage du climat sont :
l'excentricité de l'orbite terrestre,
l'inclinaison de l'axe de rotation de la planète,
la précession climatique.
Ces paramètres évoluent sous l'influence de l'évolution du positionnement relatif de différents corps célestes dans le système solaire, de façon périodique : on parle de cycles de Milankovitch. À une configuration astronomique donnée correspond un niveau d'insolation donné, c'est-à-dire un flux énergétique donné dont la valeur est ensuite modifiée par des rétroactions, positives ou négatives, prenant place à l'intérieur du système climatique terrestre (en particulier, du fait des interactions entre atmosphère et hydrosphère : albédo terrestre, action des gaz à effet de serre, absorption par les nuages,réflexion par la végétation, etc.) Cette évolution de l'insolation et ces rétroactions, complexes, sont à l'origine de tendances climatiques (au refroidissement ou au réchauffement), dont le signal est notamment enregistré dans les sédiments , au travers d'indicateurs climatiques tels que le taux de deutérium. La théorie du forçage astronomique des paléoclimats est étudiée et mise à l'épreuve en cyclo-stratigraphie et intervient plus généralement en climatologie.
Initialement développée pour apporter une réponse quantitative aux problèmes des alternances glaciaires-interglaciaires au Quaternaire, elle tend à être généralisée pour les temps plus anciens mais néanmoins accessibles à travers un enregistrement stratigraphique complet, i.e. jusqu'à la limite avec le Précambrien.
Les difficultés rencontrées pour les âges plus reculés que le Quaternaire sont de plusieurs types : l'absence de séries sédimentaires continues sur lesquelles travailler ; la nécessité de dissocier ce qui est de l'ordre du forçage astronomique, des rétroactions, et ce dans des contextes climatiques différents de l'actuel (atmosphère réductrice, etc. donc rétroactions éventuelles différentes) ; l'imprécision et l'incertitude sur les valeurs des périodes des paramètres de Milankovitch au-delà de quelques dizaines de millions d'années (évolution chaotique du système solaire).
Il n'y a de fait pas de consensus sur l'application de la théorie astronomique des paléoclimats au-delà d'une limite qui correspond grosso modo au Tertiaire. Il est possible que pour les temps plus anciens, le climat ait été paramétré à la fois par un contrôle orbital (l'insolation a toujours varié puisque les planètes et le Soleil ont toujours été mobiles en termes relatifs et absolus), mais aussi par la tectonique (répartition des masses continentales, des courants océaniques…).
En accord avec la théorie d'un forçage astronomique du climat, des modèles climatiques sont proposés afin d'étudier les interactions entre ce forçage et les rétroactions. Contrairement aux premières hypothèses, l'évolution climatique sous contrôle orbital n'est pas progressive, mais connaît des phases de transition plus ou moins abrupte. L'interaction de différents mécanismes régulateurs ou amplificateurs semble engendrer un comportement en « seuils ». À ces premiers éléments de complexité s'ajoutent la multiplication des facteurs à prendre en compte pour affiner les modèles, de petites variations initiales pouvant résulter en de grandes rétroactions positives.
Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) est une organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie), par
Son appellation anglaise est IPCC : Intergouvernmental Panel on Climate Change.
Rôle :
Le rôle du GIEC est “d’expertiser l’information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l’homme”.
Le GIEC regroupe environ 2500 scientifiques de 130 pays du monde entier.
Le réchauffement climatique :
Le réchauffement climatique, réchauffement planétaire, réchauffement global ou dérèglement climatique est le phénomène
d'augmentation de températures moyennes océaniques et de l'air , induit par la quantité de chaleur piégée à la surface terrestre, mesurée depuis plusieurs décennies, du fait des émissions de gaz à effet de serre (CO2, etc.). Ce terme désigne communément le réchauffement mondial observé depuis le début du XXe siècle. On rencontre fréquemment l'expression « changement climatique » utilisée pour désigner le réchauffement climatique, alors qu'en principe le changement climatique désigne les épisodes de réchauffement ou refroidissement d'origine naturelle qui se sont produits avant l'ère industrielle.
En 1988, l'ONU crée le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour synthétiser les études scientifiques sur le climat. Dans son quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, le GIEC affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est « très probablement » dû à l'augmentation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines (d'origine anthropique). Les conclusions du GIEC ont été approuvées par plus de quarante sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés.
Les dernières projections du GIEC sont que la température de surface du globe pourrait croître de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre projections viennent des sensibilités différentes des modèles pour les concentrations de gaz à effet de serre et des différentes estimations pour les émissions futures. La plupart des études ont 2100 comme horizon, mais le réchauffement devrait se poursuivre au-delà car même si les émissions s'arrêtent, les océans ont déjà stocké beaucoup de calories, des puits de carbone sont à restaurer, et la durée de vie du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère est longue.
Des incertitudes subsistent sur l'ampleur et la géographie du réchauffement futur, du fait de la précision des modélisations, de l'imprévisibilité du volcanisme, mais aussi des comportements étatiques et individuels (présents et futurs). Les enjeux socioéconomiques, politiques, sanitaires, environnementaux, voire géopolitiques ou moraux, étant majeurs, ils suscitent des débats nombreux, à l'échelle internationale, ainsi que des controverses. Néanmoins depuis 2000 un consensus émerge sur le fait que les effets du réchauffement se font déjà sentir de manière significative, et devraient s'accroître à moyen et long terme et qu'il serait irréversible sauf actions concertées, locales et globales.
Les émissions de CO2 dans le monde et les pays concernés par habitant
Quelques images du débat-conférence de Jean-Loup
Bibliographie Milutin Milankovitch ou Milutin Milanković et théorie du climat :
Milankovitch, M., Théorie mathématique des phénomènes thermiques produits par la radiation solaire, Gauthier-Villars Paris,
Milankovitch, M., Mathematische Klimalehre und Astronomische Theorie der Klimaschwankungen, Handbuch der Klimalogie Band 1, Teil A Borntrager Berlin,
Milankovitch, M., Kanon der Erdbestrahlungen und seine Anwendung auf das Eiszeitenproblem, Belgrade,
Pantic, Nikola, Kanon der Erdbestrahlungen und seine Anwendung auf das Eiszeitenproblem, New English Translation, Canon of Insolation and the Ice Age Problem, Alven Global, (ISBN978-86-17-06619-0)
Communiqué de Jean-Loup
Rencontre « Les Fureurs du Climat » Comprendre les Problématiques et les Enjeux
17 avril 2019 Maisons-Laffitte
Jean-Loup MARTIN Physicien, Chimiste, Economiste, Expert du Climat
L’évolution du climat terrestre depuis les temps géologiques a été reconstituée avec l’analyse des traces sédimentaires ou humaines : fossiles, isotopes, carottes glaciaires et cernes des arbres. Il est prouvé l’impact permanent du carbone CO2 et la forte réactivité de la température dans l’atmosphère. Ce facteur d’origine humaine déclenche une détérioration majeure du climat, aggravée par la déforestation. La variabilité naturelle du climat avec les paramètres astronomiques, l’activité solaire, les volcans, et la tectonique des plaques ne suffit plus à expliquer les perspectives actuelles du climat..
L’humanité se trouve entraînée vers une augmentation tragique des évènements climatiques extrêmes. En fréquence et en intensité. Ce sont les « Fureurs du Climat » à venir. Avec son lot de drames récurrents actuels et futurs : inondations, cyclones, sécheresses, famines, fonte accélérée des glaces, rivages dévastés, mégalopoles menacées
En effet la situation que connaît le climat terrestre est sans équivalent dans le passé. Jamais le taux de CO2 n'a été aussi élevé depuis 800 000 ans. Jamais le taux de gaz à effet de Serre GES dans l’atmosphère n’a augmenté aussi vite ni le rythme du réchauffement depuis l’apparition de la vie. Et une variation infime de la température moyenne peut déclencher des catastrophes supplémentaires. La biosphère ne s'autorégule que dans certaines limites. Les comportements humains irresponsables et égoïstes ont générés un risque majeur d'emballement climatique.
Le GIEC, Groupe International d’Evaluation du Climat, créé en 1988, comprend 2500 des meilleurs scientifiques du monde entier et a produit 5 diagnostics de plus en plus alarmistes. Les climato-sceptiques sont de moins en moins nombreux. Ils défendent les intérêts de nombreux lobbies que la vérité climatique dérange.
Ainsi l’humanité se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. D’autres motifs graves militent pour limiter le risque carbone : réduire la pollution atmosphérique, la dépendance aux énergies fossiles et une balance commerciale déséquilibrée, un pouvoir d’achat dépendant des monarchies du Golfe. Et favoriser la diversification des risques, de nouvelles technologies et emplois. Protéger la biodiversité élément précurseur de la santé humaine.
Deux Scénarios limites ont été élaborés : un scénario « Emetteur » avec + 4 à 5°C d’ici 2100, ce qui entraînerait des dégâts irréversibles : acidification océans, pertes biodiversité, alimentation, ressources en eau, réfugiés climatiques. Et un Scénario « Sobre » dont le mot d’ordre est la lutte contre le gaspillage. Ainsi l’Action des Etats peut encore limiter la hausse de température à +2°C d’ici 2100. Ainsi le risque d’emballement serait écarté. D’où l’Accord de Paris de 2015.
Cinq impératifs doivent nous guider : réduire l’addiction aux énergies fossiles, et adapter les conditions de vie au changement de climat, réguler les flux massifs de réfugiés climatiques, s’organiser pour réduire le nombre de victimes, et combattre les déséquilibres induits entre les pays par l’injustice climatique très inégalitaire. Le coût de l’inaction est d’ores et déjà évalué comme considérablement supérieur aux investissements appropriés.