:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Construite sur la tombe de Saint-Denis, martyrisé par les Romains au IIIème siècle, la basilique Saint-Denis est le premier témoignage monumental de l'art gothique. Alors abbaye royale, elle illumina l'histoite artistique, politique et spirituelle du moyen-âge.
Devenue l'une des prinicipales nécropoles des aristocrates mérovingiens et souverains carolingiens, elle lie définitivement son destin à celui de la royauté sous les Capétiens, en devenant le lieu de sépultures des rois de France.
Elle abrite plus de 43 tombeaux de rois, 32 tombeaux de reines, 63 sépultures deprinces et princesses, et 10 de serviteurs du royaume, tous richement scu!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!pltés, dont ceux de Clovis, Dagobert, Bertrand du Guesclin, François 1er, Louis XVI et Marie-Antoinette.
Le mausolée du roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, par Edme Gaulle et Pierre Petitot, marbre de 1816.
L'église s'élève sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de Saint Denis martyrisé vers 250. Outre une crypte carolingienne, vestige de l'édifice consacré par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l'évolution de l'architecture religieuse : le chevet de Suger de 1144, qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique et la partie reconstruite, au temps de Saint Louis, dont le transept, d'une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les sépulture des roi et reine de France.
La crypte destinée à acceuillir les sarcophages des rois carolingien et mérovingiens.
Les transformations de la basilique au cours du temps.
Le quartier Gambetta fait partie du XXème arrondissement de Paris, né le 1er janvier 1860, suite à l'annexion et Ménilmontant, Charonne et Belleville à la ville de Paris, au décret de 1859, né du souhait du baron Haussmann à étendre les limites de la capitale jusqu'aux fortifications de Thiers, actuellement délimitées par le boulevard des Maréchaux Lien enceinte de Thiers.
A cette époque furent ainsi tracés les contours du 20ème arrondissement, scindés en 4 quartiers : Belleville, Saint-Fargeau, Père Lachaise, et Charonne, l'ancien village de Ménilmontant correspondant à des quartiers de Belleville et de Saint-Fargeau.
La place Gambetta, le square Edouard Vaillant et son kiosque, l'hôpital Tenon
La mairie du XXème arrondissement, place Gambetta
L'architecte de la mairie fut Claude Augustin Salleron. Il fallut dix ans pour construire le bâtiment dont le terrain se situait au-dessus de carrières de gypse, de 1887 à 1897.
La place Gambetta :
Cette place, ouverte en 1670 s'est d'abord appelée place des Pyrénées, puis place de Puebla. Elle porte depuis 1893 le nom de Léon Gambetta, qui fut un chef du gouvernement de la Troisième République, décédé en 1882.
Les fontaines furent installées en 1992 sur le centre de la place. Elles sont l'oeuvre du plasticien Jean-Louis Rousselet, du maître-verrier J. Dixmier et de l'architecte Alfred Gindre
La mairie du XXème arrondissement
La salle des fêtes de 400 m2 édifiée par Moreau
La salle du Conseil Municipal et ses fresques murales de Jean Julien, peints de 1952 à 1954.
La salle des Mariages et Léon Gambetta, toujours présent dans la salle. Les peintures sont réalisées par Pierre-Paul-Léon Glaize de 1883 à 1891
L'Hôpital Tenon
La construction de l'hôpital a commencé en 1870, sur les plans de l'architecte Marie-Etienne Billon, mais a dû être interrompue pendant la guerre de 1870 puis durant la Commune de Paris.
L'hôpital a ouvert en 1878, sous le nom d'hôpital de Ménilmontant, puis en février 1879, sous le nom de Jacques René Tenon, chirurgien du XVIIIème siècle qui en avait dessiné les principes de construction et d'organisation dans son « Mémoire des hôpitaux de Paris ».
Edith Piaf est née à l'hôpital Tenon, le 19 décembre 1915.
Paris et son histoire :
La mairie du XXème arrondissement et l'hôpital Tenon vers 1900.
A noter, le tramway en circulation sur la place
Napoléon III remettant au Baron Haussmann le décret d'application d'annexion des communes limitrophes, le 16 février 1859, par le peintre Adolphe Yvon en (1817-1893), en 1865
Source : Musée Carnavalet, Histoire de Paris, salle 128, Paris IVème
La Commune de Paris :
La Commune et les derniers combats dans le quartier des Buttes-Chaumont et du Père-Lachaise :
Les Buttes Chaumont et le Père Lachaise furent les derniers points de résistance de la Commune commandés depuis la mairie du XXéme
Bibliographie : Le 20ème arrondissement, itinéraires d'histoire et d'architecture, Paris en 80 quartiers, par Laetitia Bonnefoy Mairie de Paris, décembre 2000.
Sources : mairie du XXème arrondissement, Musée Carnavalet, Wikipédia, Wikitravel
Quelques vues des gargouilles de la Cathédrale Notre-Dame de Paris en août
Gargouilles, Chimères et stryges
Les gargouilles sont certes des créatures monstrueuses, mais ont une utilité pratique : faire écouler l'eau de pluie loin des murs afin de les protéger des intempéries.
Les chimères, dessinées par l'esprit créatif de Viollet-le duc, n'ont qu'un but décoratif. Elle représentent un être hydride qui possède tête de lion, corps de chêvre et queue de serpent.
Selon Édouard Brasey, durant le Moyen Âge, la chimère symbolisait la tentation et les désirs irréalisables.
Les stryges, ou striges, du grec strigx oiseau de nuit, quant à elles, représentent des démons femelles ailés, mi-femmes, mi-oiseaux, qui poussent des cris perçants. Elles apparaissent dès l'Antiquité dans la croyance romaine.
Viollet-le-Duc par Nadar, et ses études de gargouilles
Monet a peint de nombreux tableaux durant sa période Vétheuil : environ 150.
"Entrée du village à Vétheuil, l'hiver" 1879 par Claude Monet; à droite, la première maison, où résidait Monet et sa famille
Le village fut la résidence du peintre impresionniste Claude Monet de 1878 à 1881 qu'il louait à Madame Elliot.
Il y fut expulsé pour ne pas s'être acquitté de son loyer.
Son modèle, puis épouse Camille (lien) y vécut, avant de mourir en 1879 à l'age de 32 ans. Elle fut inhumée au cimetière du village.
Leur fils Michel est né dans le village.
"Le Jardin à Vétheui" 1881 Claude Monet
"Vétheuil en été" 1880 Claude Monet
Quelques oeuvres de Claude Monet réalisées à Vétheuil
"L'Eglise de Vétheuil", 1878, "Vétheuil-sur-Seine", "Le Givre", "La Seine à Vétheuil", "Vue de Vétheuil" 1880.
Un peu d'histoire :
Le site de Vétheuil est occupé très tôt par l'homme, la proximité de la rivière et des rus, très poissonneux, et de la forêt d'Arthie, où le gros gibier est abondant, en fait une région acceuillante pour celui-ci.
Peu de renseignement sur le moyen-age, à part des martyres tels Nicaise massacré à Saint-Clair-sur-Epte ou à Gasny.
Il existe des traces du passage des vikings et des invasions normandes dans la région et les îles de la Seine.
Le village est ainsi occupé par les normands préparant l'invasion de Paris au IXème siècle,
Par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 912, les Normands avaient obtenu l’édification du duché de Normandie. L’Epte affluent de la Seine servait de frontière à ce duché et à l’Ile de France et partageait ainsi le Vexin en 2 parties distinctes : le Vexin normand, appartenant aux ducs de Normandie, et le Vexin français rattaché au domaine des rois de France. Les ducs de Normandie devenus rois d’Angleterre après la conquête de ce royaume par Guillaume le Conquérant en 1066, se trouvèrent aussi puissants que le roi de France, leur suzerain. Ils eurent donc l’ambition d’agrandir leur duché. Le Vexin français devait tout naturellement exciter leur convoitise.
La guerre qui s’en suivit dura 12 ans et se termina par la mort de Guillaume mortellement blessé au siège de Mantes, en 1087. Son successeur reprit la lutte, certains seigneurs lui ouvrirent leurs forteresses et c’est ainsi que le duc Guyon ou Guy (qui donna son nom à La Roche Guyon) livra ses forteresses de La Roche et celle de Vétheuil aux Anglais en 1097. Vétheuil fut donc longtemps le théâtre de guerres sanglantes entre les rois de France et d’Angleterre. Ce fut sous le règne de Louis VII le Jeune, que le roi d’Angleterre Henri II, maître de notre contrée, fit commencer l’église Notre Dame de Vétheuil.
Le lieu est consacré seigneurie des La Roche-Guyon par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 912.
Ainsi, dès le début de la guerre de Cent ans, le village est conquis par les Anglais.
Le château fut repris par Bertrand du Gesclin en 1364 et le village redevint français, jusqu'au début du règne de Charles VII en 1422 où il redevient anglais pour une vingtaine d'années,
Henri V d’Angleterre fit don de la seigneurie de la Roche à Guy le Bouteillier qui posséda également Vétheuil, jusqu’à la défaite des Anglais en 1449. Charles VII rendit alors la Seigneurie à l’héritier légitime Guy VII qui était resté fidèle au roi de France.
Le séjour de Claude Monet au XIXème siècle a donné au village un renom touristique.
En 2007, un accord conclu avec l'antiquaire anversois qui le détenait permet la restitution à l'église de Vétheuil d'un panneau du retable de la Passion en bois polychrome volé en 1973, représentant le Baiser de Judas.
Vétheuil est aujourd'hui adhérent du parc naturel régional du Vexin français.
Boucle de la Seine près de Vétheuil
Joan Mitchell, la célèbre peintre américaine, possédait une maison avec un vue sur la boucle de la Seine. C'est à cet endroit qu'elle puisa son inspiration.
Joan Mirtchell, sa maison
La maison d'Abel Lauvray et sa rue
Le compositeur César Franck séjourna au moulin de Vétheuil, alors que les frères Margueritte habitèrent une belle demeure sur l'emplacement de l'ancien château.
Les oeuvres de Claude Monet avec Camille comme modèle
Dans "Les femmes au jardin", 1866-1867, les quatre femmes seraient des versions inspirés de Camille. Elle apparait notamment dans "La capeline rouge", "La Japonaise", "Le déjeuner sur l'herbe", "La femme en robe verte", tableau admiré au Salon de 1866.
Après le décès de Camille, le 5 septembre 1879 à Vétheuil, Claude Monet n'utilise les personnages que comme contrepoint du paysage, il ne sont plus les personnages principaux du tableau.
Camille sera également le modèle de Renoir et Manet. Pierre-Auguste Renoir et Edouard Manet fréquentaient régulièrement la famille Monet.
Camille et ses deux enfants leur ont servi de modèles.
En regardant Manet peindre "la famille Monet dans leur jardin" à Argenteuil, Renoir a eut l'inspiration pour son tableau "Madame Monet et son fils". Cela indique l'interaction et l'inspiration entre tous ces peintres.
"Camille sur son lit de mort" 1879 et sa tombe au vieux cimetière de Vétheuil, près de l'église
La maison de Monet aux volets ouverts Le Lavoir La fresque du centre ville
Les environs de Vétheuil :
"La Petite Suisse" au sud du village, en passant par Follainville et Saint-Martin-la-Garenne. Une balade de 16 kilomètres et d'environ 490 mètres de dénivelée.
La Petite Suisse, randonnée du 19 mars 2017, 16 kilomètres
Sur les sentiers de la Petite Suisse au sud de Vétheuil avril 2014 et mars 2017
La "Petite Suisse" et la boucle de la Seine. On peut apercevoir le donjon de La Roche-Guyon en fin de circuit
Une journée passée en Baie de Somme au Crotoy, charmant site balnéaire, ses plages et son petit port.
Le Crotoy, vu de Saint-Valéry-sur-Somme
Cette cité est une lande de terre au bord de la manche, qui lui donne une configuration de presqu'île. Sa plage de sable fin est une des seules au nord de la France a être exposée plein sud. voir plan plus bas.
Le kiosque à musique de 1926, le château d'eau de 1937, récemment décoré d'une fresque colorée, l'église Saint-Pierre dont les trois nefs sont dédiées au patron de la paroisse, à la Sainte-Vierge, et à Jeanne d'Arc.
La Rose des Vents, ancien chalutier, placé sur une place traversant la rue Florentin LeFils.
Les écluses furent construites en 1865 sous Napoléon III par Ferdinand de L'Esseps pour palier à l'ensablement de la Somme. A marée haute, les vannes se referment pour emprisonner l'eau, et cinq heures après la pleine mer, elles se réouvrent pour libérer cette eau à très fort courant, provocant un effet de chasse, d'où l'appellation "bassin de chasse", le but étant de déplacer les sédiments accumulés.
Des personnages célèbres sont passés par Le Crotoy, et ont participé à la renommée du patrimoine crotellois :
La flotte de Guillaume le Conquérant, constituée pour la conquète de l'Angeterre, part de Saint-Valery et quelques navire du Crotoy en 1066.
Pendant les guerres de religion, Le Crotoy prend le parti d'Henri de Navarre. Par un écrit de 1594, Henri IV décharge d'impots les crotellois. Il séjourne dans la commune le 18 avril 1596.
Jeanne d'Arc " Que voici un bon peuple. Pleut à Dieu que je fusse si heureuse. Lorsque je finirai mes jours, que je puisse être enterrée dans ce pays"
Elle fut enfermée, avant son départ pour Rouen, dans l'enceinte du château dont il ne reste que quelques murs. Ce château fut détruit sur ordre de Louis XIV.
Cette forteresse reputée imprenable aura soutenu 25 sièges dans son histoire.
Pierre Guerlain (1798-1864) célèbre parfumeur, natif d'Abbeville et épris du Crotoy, fit découvrir cette ville à ses amis parisiens. Il ouvre cet hôtel en 1860 destiné à l'impératrice Eugénie qui ne lui rendit jamais visite..
A la mort de Pierre Guerlain, l'hôtel est repris par le cuisinier renommé Delant et devient "le Grand Hôtel".
Il ne reste plus grand chose du site, et ces batiments servent actuellement de résidence composée d'appartements.
En septembre 1837, Victor Hugo visite Le Crotoy.
Villa "Les Mouettes Blessées" Villa "La Solitude"
Villa "Les Mouettes Blessées" : Henri de Toulouse-Lautrec accompagnait volontiers son ami Maurice Joyant, amateur de pêche et de chasse en Baie de Somme. C'est là qu'il réalisa son portrait exposé au musée d'Albi
Villa "La Solitude" : où résida Jules Vernes de 1865 à 1870. Il y conçu les plans de la maquette du Nautilus qui, d'après la légende, gît sous les sables de la Baie de Somme. Il y a écrit aussi 20.000 Lieues sous les mers.
Pendant la guerre de 1870, Jules Verne est capitaine de la garde locale, et patrouille à bord de son voilier Le "Saint-Michel"
Villa "La Prairie" "La Villa des Dunes"
Villa "La Prairie" : Maison de Florentin Lefils (1805-1878), historien du Crotois.
"La Villa des Dunes" L'écrivaine Colette séjourna au Crotoy entre 1906 et 1911. Elle passait les étés dans cette villa avec son amie Mathilde dite Missy (1), la fille du duc de Morny.
deux chapitres de son ouvrage "les vrilles de la vignes" évoquent ses souvenirs au Crotoy.
De nombreux peintres vont être fascinés par les paysages du Crotoy :
Alfred Sisley séjourne de nombreusse reprises et y réalise quelques toiles.
Georges Seurat vient en 1889 au Crotoy et y peint deux toiles : "Le Crotoy amont" et "Le Crotoy aval" (le bourg et la plage).
Alfred Manessier, 1911-1993, peintre et un des maitres de la nouvelle école de Paris, profondément imprégné dès son enfance par les paysages et la lumière de la Baie de Somme, consacre de nombreuses toiles aux méandres et reflets du fleuve, au littoral picard, aux ports du Nord.
La commune fut également la terre d'élection des frères Caudron, pionniers de l'aviation. De nombreux essais eurent lieu sur la plage. Le premier vol validé a lieu le 24 mai 1909. En 1910, les Caudron créent la toute première école de pilotage du monde; elle se double d'une école militaire de pilotage, qui sera l'une des plus importantes de la Première Guerre Mondiale.
Le chemin de fer de la baie de Somme CFBS :
La T 130 N°15, locomotive à vapeur du chemin de fer de la Baie de Somme qui relie Le Crotoy, Noyelles-sur-Mer, Saint-Valéry-sur-Somme, Cayeux-sur-Mer.
A voir dans la région : Le Domaine du Marquenterre, ses oiseaux et grands mammifères,
Dimanche 21 juillet de 16 H 30 à 18 H 30, le cycle Les Pouilles (Puglia, région sud de l'Italie) à la Villette propose des démonstrations de tarentelle dirigés par Maristella Martella, danseuse et chorégraphe italienne, sous le pérystyle de la grande halle.
Connue dès le XVIIème siècle, cette danse s'est longtemps vue octroyer des vertues thérapeutiques, prétexte à perpétuer des danses paiënnes dans l'Italie ultra catholique.
La Tarentelle, par Léon-Bazille Perrault
Démonstration et atelier de tarentelle
La danseuse et chorégraphe Maristella Martella anime l'atelier
La morsure de l'araignée :
"La médecine traditionnelle est impuissante. La victime est possédée, mélancolique ou agitée, on ne sait à quel saint se vouer. On en appelle aux dieux. Mais les dieux d’aujourd’hui ne savent plus guérir ce mal. On va solliciter le cortège des dieux antiques, Dionysos en tête. Pour leur parler, il faut chanter, il faut danser au rythme fou des tambourins et des tambours, aux accords endiablés des guitares battantes, des heures durant, jusqu’à la transe, jusqu’à la délivrance. Quand les dieux ont accepté la supplique, la frénésie prend fin, le mal s’éloigne brusquement, la tarentelle a vaincu la tarentule. Maristella peut enfin dormir."
Un séjour dans le massif des Bauges en juillet 2013, et des randonnées en juin 2014.
Le massif des Bauges, ou plus communément appelé les Bauges, est un massif montagneux calcaire des préalpes françaises du nord. Il se situe à cheval sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, et culmine à plus de 2 200 mètres d'altitude.
Le cœur du massif forme le pays des Bauges, façonné par l'élevage laitier traditionnel, alors que les pentes externes du massif appartiennent historiquement aux versants des grandes vallées environnantes. Tant par la richesse de la faune que par celle de la flore, le patrimoine naturel est remarquable, et constitue l'un des atouts majeurs du Parc naturel régional du massif des Bauges, créé en 1995.
Le massif des Bauges est entouré de plusieurs villes dynamiques : Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry et Alberville.
Les portes traditionnelles des villages des Bauges situés près du Mont Trélod (Doucy-en-Bauges, Les Magnoux, Doucy-Dessous, La Compôte)
A noter les caractéristiques locales des supports de balcons appelés séchoirs à « tavalans » du village de La Compôte et de Doucy-en-Bauges ou granges à clayonnages en sapin et épicéa.
La production laitière traditionnelle se repartit sur tous les alpages des Bauges
La faune et la flore font partie du décor naturel du massif : elles sont représentée par plus de 1500 espèces différentes de plantes. La Réserve nationale de chasse et de faune sauvage des Bauges s'étend sur 5200 hectares et abrite plus de 2000 chamois, ainsi que des chevreuils, mouflons, cerfs et marmottes. 117 espèces d'oiseaux nicheurs l'on adopté avec certaines spectaculaires comme l'aigle royal ou le Tétras lyre.
Le lynx et le pic noir sont aussi présents. Le loup a disparu depuis les années 1995.
La flore, nombreuse dans la région, donne naissance à des passions :
Philippe et "l'Herbier de la Clappe" à Noyer-en-Bauges
Une visite chez le sculpteur du Noyer-en-Bauges : Michel Giachetti
Sa fille Céline, sculpteur céramiste, expose aussi dans son exposition-atelier, les coloris de patines sont différents.
Tradition dans les Bauges : des grandes photographies anciennes dans les villages
des Bauges :
Paysages du massif des Bauges : montagne, vallées, forêts
La plupart des nombreuses randonnées possèdent leurs circuits tracés au départ des chemins bien balisés .
Se renseigner à l'Office de tourisme du Coeur des Bauges : des cartes sont disponibles concernant les randonnées qui sillonnent le massif
Quelques adresses utiles :
L'Herbier de la Clappe, Philippe Durand, Chef-Lieu 73340 Le Noyer-sur-Bauges, Tél. : 04 79 63 49 94
Production et cueillette de plantes aromatiques et médicinales, infusions et apéritifs, visite de la ferme. Chambres d'hôtes Gites de France.
Visites guidées : mercrdedi après-midi à partir de 16 H, en juillet et août,
Eté 1882 : une jeune femme nommée Flore, appelée plus communément Antelma, fait traverser l'Yonne, dépourvue de pont entre Vaux et Petit Vaux.
Elle remplace son père, Andrien Denoix, qui exerce le métier de charron, mais a aussi la charge de faire traverser la rivière aux riverains, aux marchands partant pour la foire d'Auxerre, et parfois des passagers plus encombrants : des vaches, des cochons ou des moutons apeurés.
"La Fille du Passeur", Huile 225 x 135 cm de Louis Emile Adan, 1882, Vaux
Occupé par son métier de charron, Adrien laissa sa fille le remplacer pour faire traverser l'Yonne aux clients.
Elle avait à peine douze ans, mais sa robuste nature et l'habitude des rudes travaux de la maison en avaient déjà fait une femme.
Les habitants de Vaux s'accoutumèrent au spectacle étonnant de cette jeune fille, le corps serré dans un grand tablier, et la tête enveloppée d'un fichu coloré, maniant sa lourde barque à l'aide d'une longue perche qui, actionnée par des bras solides, s'en allait chercher le fond de la rivière.
Anthelma suppléa ainsi courageusement son père durant son adolescence, jusqu'à son mariage.
Elle racontait encore, soixante ans plus tard, les souvenirs de sa laborieuse jeunesse.
Sa carrière faillit d'ailleurs se terminer tragiquement au cours de l'hiver 1892, l'avant veille de son mariage.
Elle dut répondre à l'appel d'un passant qui voulait gagner le Petit-Vaux. La rivière, grossie par la fonte des neiges, s'écoulait très rapidement et dangereusement. La nuit était tombée depuis longtemps, et aucune lumière ne permettait de repérer les rives de l'Yonne. Le passant fut conduit à bon port, mais au retour, entrainée par un violent courant, la barque partit à la dérive. Antelma ne savait plus où elle se trouvait; elle appela au secours et son jeune frère arriva à temps pour la tirer du danger.
Antelma était originaire de Vaux, où elle avait épousé, en 1892, Célestin Depeige, un maçon de Vallan.
Avant de venir habiter à Vallan, au moment de son mariage, Antelma vivait à Vaux avec sa famille, près de l'actuelle "Petite Auberge". C'est là que se trouvait la maison du passeur Adrien.
La fille du passeur de Vaux Flore Denoix, dite Antelma est née le 28 novembre 1867 et décédée le 12 janvier 1963.
Le tableau :
C'est au cours de l'été 1882 qu'Antelma servit de modèle au peintre Emile Adan, venu chercher son inspiration à Champs et ses environs.
Se trouvant au Petit-Vaux, il remarqua, dans le cadre pittoresque du panorama de Vaux, la barque du passeur et la jeune fille qui la conduisait. Il décida d'en faire le sujet de sa toile qu'il présenta au salon de peinture de 1883. Cette toile "la Fille du Passeur" connu un vif succès au Salon du Luxembourg à Paris en 1883.
Le tableau fut acheté et l'on perdit sa trace; il réapparut en 1900 durant la Vente Merlin, puis disparut.
"La Fille du Passeur" du peintre Louis Emile Adan, est un tableau qui fut exposé jusqu'en 2017 dans le grand escalier de l'hôtel de ville de Vichy et a rejoint les réserves du Musée du Luxembourg à Paris.
Il fut proposé à la municipalité par M. Lamoureux, alors ministre de l'Instruction Civique et des Beaux-Arts, en 1930.
Cette œuvre regagnera-t-elle un jour la région où elle fut réalisée, beaucoup en rêvent ?
Antelma repose au cimetière de Vallan, sous le nom de Flore Denoix, (orthographiée Denois sur sa tombe) épouse de Célestin Depeige, décédée en 1963. L'héroïne vécut jusqu'à 93 ans.
La tombe de la fille du passeur au cimetière de Vallan.
A remarquer le peintre Adan orthographié "Adam" sur la tombe
L'église de Vallan proche du cimetière
Bords de L'Yonne à Vaux, juillet 2013
Sources documentaires : André Ségaud, Villefargeaux. "La Fille du Passeur" par l'Abbé Jacques Leviste "l'Echo d'Auxerre" N° 101 Octobre 1972
Louis Emile ADAN : peintre et illustrateur français, est né à Paris en 1839, et mort en 1937 à 98 ans.
Il étudie à l'école des Beaux-Arts, où il est élève de François-Edouard Picot et d'Alexandre Cabarel.
Ses oeuvres principales :
La partie de quilles, Musée National du Sport, Paris 75013,
Dernier jour de vente (1875),
La fille du passeur (1882)
Une promenade sur l'Yonne (1882),
La Sortie de l'église de Ciboure (1887), musée des Beaux-Arts de Pau.
L'été 1882, Emile Adan peint aussi un autre tableau une "Promenade sur l'Yonne"
Dans la barque, les trois filles d’Adolphe Binoche, Jenny, Marguerite et Marthe et leur mère Ursula.
Merci à Jean-Luc Brachet pour ces informations précieuse sur le tableau et l'artiste peintre
Quelques reprises du site référencé ci-dessus :
Louis Adan, peintre. 1839-1937
Louis, dit Emile Adan, peintre, marié à la fille de Louis Binoche, est le cousin par alliance d'Adolphe Binoche (1)
– Né le 26 mars 1839 à Paris 2ème, fils d’Hippolyte Adan, artiste peintre, et Emilie Delarémanichère, - Mariage (Vue 15/31) (2) avec Marion Binoche (3) le 26 novembre 1867 à Paris dans le 10e arrondissement, – « La fille du passeur« , tableau peint en 1882 à Vaux, dans l’Yonne
– Nommé chevalier de la Légion d'honneur le 3 janvier 1892, – Veuf le 29 décembre 1923, – Décédé le 5 février 1937, Paris 8ème.
(4) Document nomination Légion d'Honneur Louis Adan lien Légion d’honneur
Quand Louis Adan épouse Marion Binoche, la fille de "Louis l'Américain" (1) , il n’a pas le profil de l’artiste maudit et désargenté. Issu d’une famille d’artistes – son père est un artiste peintre installé, ses deux cousins Louis Félix et Eugène Xavier également – Louis, qui signe ses tableaux L. Emile Adan, est considéré comme « petit maître » de l’Ecole de Renoir. Il exerce son art dans les scènes de genre et les paysages notamment. Son tableau le plus célèbre, « La maternité »(voir ci-dessous) fait l’objet, aujourd’hui encore , de reproductions par milliers aux Etats-Unis sous forme de gravures, canevas, en illustration d’albums de naissance,… de tee-shirts aussi.
Louis Adan est également l’auteur d’illustrations pour des éditions de Flaubert (Un cœur simple), des œuvres complètes d’Alphonse Daudet ou encore des « Fables » de La Fontaine ou de Florian. Tombé dans l’oubli en France, sa cote atteint toutefois des niveaux intéressants pour les membres de la famille qui ont hérité de certains de ses tableaux. En 2015, « La leçon de catéchisme » était estimée entre 15 000 et 20 000 $ par Sotheby's
Hébergé à Champs-sur-Yonne Champs-sur-Yonne chez Adolphe Binoche, le cousin de sa femme, pendant l’été 1882 Emile Adan peint plusieurs tableaux, dont une promenade en barque de la femme d’Adolphe et ses trois filles, et« La fille du passeur ». Jean-Pierre Kosinski en raconte l’histoire dans son blog. A l’époque, on passait l’Yonne sur une barque menée par un passeur (côté Vaux, l’endroit où accostait la barque a été baptisé « place du passeur »).
Adrien Denoix, le titulaire de la charge de passeur, était également charron. Très pris par cette dernière activité, il confie à sa fille dès l’âge de douze ans le soin de faire traverser les clients. « Sa robuste nature et l’habitude des rudes travaux de la maison en avaient déjà fait une femme ».
Sur la suggestion de son hôte Adolphe Binoche, Louis Adan plante son chevalet au bord de l’Yonne, et observe la scène qui se déroule sous ses yeux, la jeune fille alors âgée de 14 ans maniant la lourde barque à l’aide d’une longue perche allant chercher appui au fond de la rivière. Le peintre en fait le sujet d’une toile de 221 x 138 cm, qui connut un vif succès au Salon du Luxembourg à Paris, l’année suivante.
Le tableau était exposé à l’hôtel de Ville de Vichy jusqu’en 2017 – deux versions de son cheminement jusque-là. Une historienne locale, croisée par hasard lors d’une visite au cimetière de Vallan (où est enterrée « la fille du passeur ») nous soutenait que le tableau aurait été dérobé par les Allemands comme dommage de guerre, Hitler en faisant ensuite cadeau au maréchal Pétain dont le gouvernement était installé à Vichy. La réalité est moins sulfureuse, le tableau fait partie d’une série d’œuvres d’art choisies dans les réserves des musées nationaux par Lucien Lamoureux, alors ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, qui les offre à la ville de Vichy en 1926 pour la décoration de son Hôtel-de-Ville. Le tableau est issu des collections du Musée du Luxembourg à Paris ainsi que quatre autres de la même donation. Une délibération municipale du 30 juin 1926 en fait état (document aimablement communiqué par Valérie Goutaudier, Service Archives Intercommunales de Vichy).
Huile sur toile œuvre signée en bas à gauche “Emile Adan”
37 cm x 59 cm (42 x 64 cm avec le cadre)
Etiquette d’exposition en bas à droite portant le numéro 11
Titré au dos sur le châssis « Le Passeur »
Issu d’une famille d’artistes – son père était un artiste peintre installé – , Louis Emile Adan entre à l’école des Beaux-Arts de Paris et où il est notamment élève d’Alexandre Cabanel au début des années 1860.
Peintre académique, il a développé à partir des années 1870 un art de plus en plus naturaliste. Il a peint surtout des paysages et des scènes de genre. Il fut aussi illustrateur de livres, notamment une édition d’Un Cœur simple de Gustave Flaubert, des Fables de La Fontaine et de Florian et des Œuvres complètes d’Alphonse Daudet. Et il réalisa un grand décor en 1870 pour le chœur de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie.
Sa période de maturité se situe dans les années 1880 et 1890 quand il peint dans la veine naturaliste la campagne française. Ses paysages et ses scènes de genre rappellent l’art de Jules Breton, Léon Lhermitte et Jules Bastien-Lepage à ceci près que le paysage est souvent plus présent dans les compositions d’Adan.
Peintre de salon, il a exposé à Paris tous les ans de 1863 à 1937. Il a obtenu plusieurs médailles dont une médaille d’or en 1889. Il expose cette année -là « Le Soir », deux femmes de la campagne et un enfant se reposant au bord de la route en fin de journée devant un paysage au soleil couchant.
Sa réputation de peintre naturaliste s’étend alors jusqu’aux Etats-Unis où il va être exposé et collectionné. Ainsi le collectionneur Charles Warren Cram acheta plusieurs de ses tableaux du Salon de Paris de 1889. Il exposera à l’Exposition Internationale Panama-Pacifique de San Francisco en 1915 et au Toledo Museum of Art dans l’Ohio.
L’été 1882.
L’été 1882 une jeune femme nommée Flore, appelée plus communément Antelma, faisait traverser l’Yonne entre Vaux et Petit Vaux (dans l’Yonne près d’Auxerre). A quatorze ans, elle remplaçait son père, Andrien Denoix, qui exerçait le métier de charron. Basé chez son hôte Adolphe Binoche, Louis Adan s’installe dans la journée au bord de l’Yonne. Il y peint la scène : le passage de la rivière en barque menée à l’aide d’une longue perche.
Emile Adan en fit un grand tableau “La Fille du Passeur” (1m35 par 2,25m) qu’il présenta au salon de Paris de 1883 et qui eu beaucoup de succès.
Cette peinture a certainement été faite sur le vif pendant l’été 1882. Notre tableau est sans doute une étude pour le tableau de Salon. La grande composition définitive qui sera exposé en 1883 sera réalisée plus tard dans l’atelier du peintre à Paris situé au 75 rue de Courcelles.
Ou bien il s’agit d’un essai de composition avec un autre modèle. La composition et le paysage sont similaires, mais le passeur est ici un jeune garçon. Antelma, la fille du charron, maniait alors une grande barque. Un second passeur amenait peut-être les gens peu chargés dans une barque plus petite.
Amiens, la préfecture de la Somme et de la Picardie est une ville de 135.000 habitants appelés les Amiénois, ce qui en fait la commune la plus peuplée de la région.
Le territoire du Grand Amiénois rassemble près de 340.000 habitants
Son réseau de canaux dans la ville, et ses jardins potagers font appeler cette belle cité la Petite Venise du Nord.
La caractéristique de ses jardins entourés d'eau, appelés hortillonnages couvrant près de 300 hectares, lui confére un charme fou.
Le label Ville d'Art et d'Histoire décerné en 1992 récompense ce patrimoine riche et unique.
Le marché sur l'eau en juin
La cathédrale d'Amiens illuminée et colorée le soir (1)
La cathédrale Notre-Dame d'Amiens est la plus vaste de France avec ses 200.000 m3 de volume intérieur.
Elle fait partie des archétypes de style gothique classique.
Elle fut construite de 1220 à 1269, un temps record à l'époque. Elle avait profité de l'expérience des constructions antérieures d'édifices.
Sa longueur est de 145 mètres, et sa hauteur de voute de 42,30 mètres. Lien : Cathédrale d'Amiens
Le centre historique d'Amiens
Le beffroi actuel et dans le passé (lithographie)
Cet édifice date des XV et XVIIIème siècle. Il est inscrit à l'inventaire des M.H. en 1926, et au patrimoine mondial des beffrois de Belgique et de France en 2005. lien : beffroi d'Amiens
23 beffrois du Nord-Pas de-Calais et de la somme ont été classés en juillet 2005 par l'UNESCO au patrimone mondial. A l'origine, le beffroi est érigé comme signe d'autonomie communale, symbole de la liberté.
Au fil des siècles, il est devenu le symbole de la puissance et de la prospérité des communes.
Les hortillons
Le terme hortillonnage provient du mot hortillon, nom picard, utilisé dès le XVème siécle.
Ce terme provient du bas latin hortellus, petit jardin, diminutif du mot hortus, jardin. Il désigne en Picardie des jardins et des petites cultures maraîchères entrecoupés de canaux. La plupart d'entre eux sont situées sur des îles et ne sont accessibles que par bateau, appelés barques à cornet. Ces jardins flottants constituent une mosaïque de 300 hectares de jardins maraîchers et d'agrément au coeur de la ville d'Amiens.
Les romains seront les premiers à s'intéresser au site, et parallèlement au développement de Samaribriva, Amiens aujourd'hui, ils commencèrent à drainer les maréchages, à applaner les multiples lots naturels, et à entreprendre des cultures maraichères.
Une figure amiénoise : Jules Verne
Jules Vernes épouse une amiénoise en 1857 et s'installe définitivement à Amiens en 1871. Il a alors et se met à écrire la plupart des romans qui lui valurent son succès. La maison où il a vécut, rénovée en 2005, abrite de nombreux témoignages de sa vie et de son oeuvre. Il participe activement à la vie amiénoise et inaugure en 1889 le cirque qui porte son nom.
Il est inhumé au cimetière de la Madeleine.
Le Musée de Picardie,
Construit entre 1855 et 1857 sous le règne de Napoléon III, ce musée figure parmi les plus beaux de France tant par la richesse de ses collections et par la cohérence architecturale de ses jardins et façades.
Il abrite des collections archéologiques, une salle de sculptures du XIXème siècle, ainsi que des compositions monumentales de Puvis de Chavannes.
Merci à Maryse pour la visite très intéressante du beffroi et de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens.
(1) La cathédrale Notre-Dame d'Amiens redonne vie aux saints, apôtres et autres figures qui peuplent la façade, grâce à une mise en couleurs par projection d'images numériques.
Horaires : 22 H 40 en juin, 22 H 30 en juillet, 22 H 00 en août, 21 H 45 en septembre, 19 H 00 en décembre.
Visite d'un des plus beaux villages de Picardie, Gerberoy, qui a fêtera cette année la 87ème édition de la Fête des Roses, le dimanche 21 juin 2015.
Gerberoy connut plusieurs noms dans l'histoire de cette magnifique cité médiévale :
Gerberacum à l'époque gallo-romaine, Gerboredum en 1015, Girderei en 1077, Gerbe-la-Montagne à l'époque révolutionnaire, Gerberoy en 1454, puis après la période révolutionnaire.
L'origine du nom de cette cité provient du latin Garbarium, tas de gerbes, qui a donné le nom gerber en vieux français, moissonneur, et explique les armes de la ville formée de trois gerbes, sur un champ de gueules.
Cette cité prête régulièrement son décor à des séries télévisées, notamment celles inspirées des nouvelles de Guy de Maupassant, « le Rosier de Mme Husson » et « Le cas de Mme Luneau » en 2010 et 2011
Les armes de Gerberoy : "D'azur aux trois gerbes de blé d'or"
La popularité de cette cité classée parmi les plus beaux villages de France revient au peintre Henri Le Sidaner qui s'installe en avril 1904, créé un jardin qu'il pourra peindre.
La Fête des Roses est créée sous l'impulsion du peintre. La 85 ème édition a eut lieu cette année, le 16 juin.
Cette journée fait naitre de nombreuses animations dans la cité : ventes de rosiers, stands de spécialités locales, voitures anciennes, fanfares, producteurs de roses et de fleurs, peintres dans la rue...
La cité médiévale compte de nombreux artistes et artisans
Stéphanie, la potière dans son atelier.
Gerberoy possède sa vigne depuis quelques années. Dégustation pour les groupes sur réservation
Né en 1390 à Castera-Vignoles (Haute-Garonne), il se rallie au Dauphin dès le commencement des guerres, en1418 et se joignant à Poton de XAINTRAILLES Lorsque le 22 avril 1429, Jeanne quitte Blois pour Orléans, La Hire, âgé de trente-neuf ans, la suit. Il est alors capitaine du Roi, mais vient d'être vaincu à la journée dite des "Harengs" (12 février 1429). Une amitié indéfectible naquit alors entre eux ; Jeanne en fit un de ses tous premiers capitaines, lui confiant même le commandement de l'avant-garde à Patay.
Lorsque Jeanne fut prise à Compiègne par les Bourguignons le 23 mai 1430, puis vendue aux anglais qu'il amenèrent à Rouen, La Hire n'hésita pas à tenter le coup de force pour emporter la ville. C'est en essayant de quérir des secours qu'il fut trahi par les bourguignons et pris.
Après la mort de Jeanne, il continua la lutte pour son roi : vainqueur à Gerberoy en 1435, entrée dans Paris avec Charles VII la même année, campagne de Normandie avec Dunois en 1438.
Les anglais l'avaient surnommé "la Hire-Dieu" (ira-Dei : la colère de Dieu), alors que les français donnèrent sonnom à une figure du jeu de carte.
XAINTRAILLES, Jean Poton de (1400-1461).
Vicomte de Bruillois, seigneur de Salignac, Roques, Villeton, Tonneins et Saint-Macaire. Xaintrailles était l'un des plus fidèles et des meilleurs compagnons de Jeanne d'Arc. Il contribua, aux côtés de celle-ci, à la délivrance d'Orléans (1429), fit prisonnier Talbot, le chef des troupes anglaises qu'il renvoya noblement dans ses quartiers sans exiger de rançon. Il combat à Jargeau, Meung, Beaugency, puis à Patay. Écuyer d'écurie du roi le 17 juillet 1429, puis premier écuyer du corps, et enfin maître de l'écurie royale.
Chargé successivement par Charles VI et Charles VII de combattre les Anglais en Picardie, il fut nommé en 1454, Maréchal de France. Il conquit la Guyenne et prit part à la libération finale de la France. Mourut le 7 octobre 1561, au château Trompette à Bordeaux.
Henri-Eugène Le Sidaner et Gerberoy :
Sur les conseils du céramiste Auguste Delaherche, l'artiste découvre Gerberoy, petite ville délaissée de l'Oise où il achete une maison qu'il restaure peu à peu. Ses différents déplacements en France et à l'étranger lui procurent maintes sensations intimistes. Seul Gerberoy est propice à une création fertile en devenant presque le thème principal de son œuvre, soit plus d'une centaine de toiles produites. Dès 1901, il propose au Salon des vues de la cité, puis il se focalise progressivement sur la partie architecturale phare de la maison, la façade, ses fenêtres, ses volets. Dans la recherche de l'instant intime, de l'arrêt sur image, les toiles de Gerberoy émanent d'une douceur de vivre incomparable en même temps qu'elles déclinent selon l'heure et la saison des accords chromatiques variés. L'artiste passe le printemps et l'été de l'année 1903 à Gerberoy. C'est le début des motifs d'intérieur à la fenêtre ouverte et des tables de jardin, des crépuscules. À l'aide d'un soigneux arrangement de nature morte, le peintre décline harmonieusement la sensation du temps qui s'arrête.
"Vieille rue au crépuscule" 1929 (actuellement la maison bleue et la tour-porte)
La Bataille de Gerberoy :
La bataille de Gerberoy appelée également bataille d’Arondel est une victoire des Français contre les Anglais, le 9 mai 1435, pendant la guerre de Cent ans, à Gerberoy, en Beauvaisis, dans la région de Picardie.
Compte tenu de sa position géographique, Gerberoy fut en réalité le théâtre de nombreux faits de guerre au Moyen-Âge et sous la Renaissance, mais de nos jours l'expression bataille de Gerberoy sans autre précision désigne communément celle de 1435.
Une visite le 30 mai 2014, et une animation de peinture pour les enfants dans les jardins Henri Le Sidaner :
Un rendez-vous d'anciennes Ford Mustang ce jour-là :
Rendez-vous le dimanche 15 juin 2014 pour la 86ème fête des Roses de Gerberoy
Quelques dates de l'histoire de Gerberoy :
57 av. J.-C : Arrivée des romains qui construisent un oppidum sur la motte (la butte),
911 Traité de Saint-Clair-sur-Epte : Charles-le-Simple signe avec le duc Rollon, chef des normands, un traité fixant les limites entre la Normandie et la France. La frontière passe entre Gournay et Gerberoy,
923 Première construction d'un château-fort à Gerberoy par le vicomte Fulco, premier seigneur de Gerberoy et vassal du comte de Beauvais. cette construction s'effectue en face de la citadelle de Gournay, fief de Ragnewald, d'origine nordique, converti et baptisé sous le nom de Eudes, afin d'obliger les normands à respecter le traité de Saint-Clair-sur-Epte,
948 Louis d'Outremer, roi de France, et Richard II,
992 Francon, fils et successeur de Fulco, établit un marché tous les vendredis, et une grande foire de 3 jours à la Saint-Michel,
1104 Le premier donjon de Gerberoy est construit afin de fortifier le château,
1015 A la suite de la donation à l'église d'une grande partie du comté de Beauvais, l'évêque prend le titre d'Evêque Comte, et le Vicomte celui de Vidame, titre carolingien donné au représentant d'un évêque chargé de défendre ses intérêts et de conduire ses troupes. Francon, devenu Vidame, construit un Hôtel-Dieu, un collège, puis la Collégiale. Il fait ceinturer la ville de fortifications et crée 11 postes de chanoines et un poste de trésorier,
1072 Construction de l'église Saint-Jean. Le nombre des chanoines est porté à 25 plus un trésorier. Les stalles du choeur de l'église Collégiale sont recouvertes,
1077 Robert Courte-Heuse, "courte botte", fils de Guillaume-le-Conquérant, en rupture de ban avec son père, se présente à Philippe, roi de France, et lui prête le château de Gerberoy. Il devient Gouverneur de Gerberoy, et monte une garnisons de 2000 hommes,
1079 Premier siège de Gerberoy par Guillaume-le-Conquérant. Après 3 semaines d'escarmouches, Guillaume décroche, mais Robert, son fils, l'attaque ferme. A lieu la bataille d'Anchy-en-Bray, dite de Gerberoy, au cours de laquelle le fils blesse son père, et lui demande pardon.
1159 Deuxième siège de Gerberoy par Henri II Plantagenet, roi d'Angleterre, qui après de nombreux assauts et pillages, s'empare de la ville, ainsi que du château; seul le donjon reste imprenable,
1160 Un traité signé rend Gerberoy à la France,
1188 La ville et le château sont reconstruits et entourés de murs,
1196 Troisième siège de Gerberoy, Jean-sans-Terre, frère de Richard Coeur-de-Lion, roi d'Angeterre, attaque la place, la détruit en partie, pille, rançonne et regagne la Normandie,
1202, Philippe Auguste passe à Gerberoy. Ce serait à cette date que cette cité reçoit le titre de Ville ainsi que ses armoiries, trois gerbes d'or sur champ de gueule,
1357 La Grande Jacquerie désole le Beauvaisis et le pille. Le château est reconstruit sur ordre du dauphin Charles, régent de France, et héberge les soldats st seigneurs qui arrêtront la Jacquerie et châtiront les Jacques (appelés aussi Hurons ou Bonshommes),
1419, Quatrième siège de Gerberoy par le comte de Hunlingdon. La ville et le château sont prises. La Collégiale est incendiée, et la ville occupée,
1424-1425 Monseigneur Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, futur évêque de Rouen, et le Vidame de Gerberoy viennent en cette ville,
1429-1430 Les anglais fortifient Gerberoy,
1432 Charles de Bourbon, comte de Clermont, attaque la ville, chasse les anglais et détruit le château, l'église Saint-Jean, et quelques maisons de chanoines,
1435 La ville est alors inhabitée. Quelques anciens compagnons de Jeanne d'Arc, parmi les plus fameux, Pothon, sieur de Sainte Treilles, dit Xaintrailles, Grand Ecuyer de France, Etienne de Vignolles, dit la Hire ( la colère), capitaine général pour le royaume de tous les pays au nord de la Seine, et quelques autres, recoivent mission de Charles VII de rebâtir le château et les murailles de Gerberoy, bien situé pour préparer l'attaque de la Normandie,
9 mai 1435 Célèbre bataille de Gerberoy,
1451-1479 Reconstruction de la collégiale, placée sous le vocable de Saint-Pierre,
1789-1795 Pendant la révolution, après inventaire, tous les objets du culte, en métal, ou ornés de métal, 6 cloches sur 7, sont dirigés sur la Convention Nationale, via Beauvais. Ornements, livres et statues sont en grande partie brûlés. Le collège des chanoines disparait.
XIXème siècle La collégiale dvient église paroisiale,
1832 Le cimetière entourant la Collégiale est transféré à l'extérieur de la ville.
Carnet de voyage aquarelles juin juillet août 2013