:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
La fondation de l’asile impérial de Vincennes en 1857 est liée aux gigantesques travaux d’urbanisme voulus par Napoléon III et entrepris par le préfet Haussmann. L’architecte Eugène Laval est chargé de la construction et l’hôpital est inauguré par le ministre Billault en 1857. Il prend le nom officiel d’Établissement national des convalescents, puis devient Hôpital national de Saint-Maurice. L’Hôpital Esquirol été construit en juin 1833 par Jean-Étienne Esquirol, psychiatre français. Il conçoit l’hôpital actuel en insistant sur la vocation curative de l’établissement au travers l’aménagement des espaces et de son architecture. La construction des bâtiments (1838-1886) est confiée à l’architecte Émile Gilbert et à son collaborateur Arthur-Nicolas Diet, à qui l’on doit l’Hôpital Dieu de Paris. L’EPS Esquirol et l’Hôpital national de Saint-Maurice forment depuis le 1er janvier 2011 un seul établissement, les Hôpitaux de Saint-Maurice. Depuis le 1er juillet 2016 Les Hôpitaux de Saint-Maurice et le Centre Hospitaliers Les Murets forment la GHT 94 Nord (Groupement Hospitalier de Territoire).
Voici un petit article sur les répliques du château de Maisons-Laffitte dans la ville éponyme :
Le château de Maisons-Laffitte et ses façades sud est, en bas et nord-est, en haut
Le château de Maisons-Laffitte :
Commandé par René de Longueil, parlementaire parisien, le château de Maisons, édifié par François Mansart, accueille en 1651 le jeune roi Louis XIV.
On peut admirer sa façade classique et ses riches intérieurs d'origine, dont un cabinet aux miroirs marqueté de bois exotiques, des décors peints et sculptés d'une beauté exceptionnelle.
Trois siècles d'histoire se racontent à Maisons :
Le comte d'Artois acquiert le château en 1777. François Bélanger réaménage une partie des appartements témoignant d'un moment d'excellence dans les arts décoratifs néoclassiques.
Le château présente également du mobilier qui évoquent ses propriétaires successifs : le maréchal Lannes et le banquier Jacques Laffitte, ainsi qu'un dépôt exceptionnel d'une commande de Louis XVIII.
Ancienne gravure du château de Maisons.
Plan de Maisons-Laffitte et son château, son parc
Localisation du château de Maisons et son entrée : N48.9473°E2.1537°
La maquette du château de Maisons-Laffitte
Le château Baxian-Laffitte en Chine
Hôtel de luxe situé à 30 kilomètres au nord de Pékin
Le château Baxian-Laffitte situé à 30 km au Nord de Pékin
On peut apercevoir les colonnades inspirées de la place du Vatican à Rome refermant les espaces intérieurs.
Le château Baxian-Laffitte, un hôtel chinois de luxe :
D'abord, le château a retrouvé ses deux dépendances, qui n'existent plus sur l'original dessiné par Mansart. Ensuite, son imposante cour d'honneur est refermée par la reproduction des colonnades... de la place Saint-Pierre du Vatican. Amusante coïncidence : le promoteur a réuni dans une même composition les oeuvres de deux architectes, François Mansart et le Bernin, concurrents à leur époque.
La place Saint-Pierre du Vatican est reproduite dans la cour...
A côté du château reconstitué, des jardins largement inspirés de Vaux-le-Vicomte se peuplent de statues, de fontaines et de topiaires. Yuchen Zhang s'est en effet autorisé quelques digressions architecturales.
Le parc du château sources Wikipédia et carte IGN 1/25.000, détails, orientée N
Le château de Maisons et ses représentations :
Vues d'époque de château de Maisons Sources : ville de Maisons-Laffitte
Le château de Laversine à Saint-Maximin, dans l'Oise, en Picardie Au dessus le chateau de Maisons face Nord est
Historique du Château des Hayes, dit de Laversine à Saint-Maximin (Oise).
Le château actuel a été construit pour Gustave de Rotschild par Alfred-Philibert Aldrophe (1834 -1895), architecte de la Ville de Paris.
Sous la Renaissance, le Château de Laversine appartenait au Comte Vasco de Souza, héritier d’une riche lignée portugaise. Ce dernier était l’un des compagnons de François 1er, qui vint au moins deux fois par an à Laversine.
Le château aurait été financé par François 1er, qui aurait fait inscrire à la porte d’entrée une phrase au sens (à peine) caché « Tout à la fin Suze » : les Suze en seront propriétaire jusqu’en 1578. Le domaine est ensuite vendu au Châtelet de Paris.
Le château se dégrade au fil des siècles, et Louis Joseph de Bourbon en décide la démolition le 25 mai 1782.
En 1852, le duc d’Aumale, contraint à l’exil, met en vente le domaine.
Le 25 janvier 1874, le Baron Gustave de Rothschild achète le domaine. A cette époque, Gustave, fils de James de Rothschild (président des Chemins de fer du Nord) était administrateur des Chemins de fer du Nord
Collège d'enseignement professionnel, puis lycée d'enseignement professionnel et enfin lycée professionnel, il est depuis les lois de décentralisation, propriété du Conseil Régional de Picardie et abrite le LP « Donation de Rothschild »
Plan du château et son parc, ci-dessous, sources Géoportail
Château de Laversine : adresse 1, rue des Hameau des Hayes 60740 Saint-Maximin
Coordonnées gps du château de Laversine : N49.2351°E2.4521°
Château de Maisons-Laffitte :
2, avenue Carnot, 78600 Maisons-Laffitte
Tél. : 01 39 62 01 49
Accès transports en commun : RER A ou ligne L au départ de la gare de Saint-Lazare
Ouvertures :
.du 16 mai au 15 septembre : 10 à 12 H 30 et 14 à 18 H,
.du 16 septembre au 15 mai : 10 à 12 H 30 et 14 à 17 H,
Fermé le mardi, le 1er janvier, le 1er mai, le 1er et le 11 novembre, le 25 décembre.
En 2003, est construit au nord de Pékin, un complexe hôtelier, qui prend comme modèle le château de Maisons-Laffitte. C'est le Baxian-Laffitte.
Le Château de Laversine en Picardie, construit au XIXème pour Gustave de Rothschild
Le château actuel a été construit pour Gustave de Rotschild par Alfred-Philibert Aldrophe (1834-1895), architecte de la Ville de Paris. « En 1865 Alfred-Philibert Aldrophe devient architecte du Consistoire : il réalise la grande synagogue, rue de la Victoire ; la maison consistoriale, 17 rue Saint-Georges, 1876 ; la synagogue de Versailles, 1886 ; la synagogue d’Enghien-les-Bains, 1889. En 1870, il entre en contact avec les Rothschild, notamment Gustave et Edmond Rothschild pour qui il construit, entre autre, le séminaire israélite, 9 rue Vauquelin et l’école israélite, 29 avenue Ségur.
Il est l’un des architecte les plus importants de la communauté juive de la fin du XIXe siècle. Son cabinet se situait à Paris, au 16 avenue Trudaine ».
La Chapelle royale a été achevée à la fin du règne de Louis XIV, en 1710. Elle est la cinquième, et dernière, des chapelles qui se sont succédées dans le château depuis Louis XIII.
Jules Hardouin-Mansart en propose le plan au roi en 1699.
Implantation et date des chapelles royales du Château de Versailles
Le Premier architecte du roi, Jules Hardouin-Mansart, meurt en 1708 sans voir la fin des travaux qui sont achevés par son beau-frère Robert De Cotte.
Chaque jour, généralement le matin à 10 heures, la Cour assistait à la messe du roi. Celui-ci se tenait à la tribune royale, entouré de sa famille. Les dames de la Cour occupaient les tribunes latérales.
Aussitôt l’Aile du Nord terminée, c’est la construction de la Chapelle Royale qui occupe la plupart des ouvriers du château. Les travaux du château avaient considérablement été ralentis par une épidémie de paludisme qui tua plusieurs milliers d’ouvriers en 1687, déclenchée par l’assainissement des marais. Mais c’est surtout la guerre de la Ligue d’Augsbourg, qui durera de 1688 à 1697 qui perturbera la bonne marche des travaux, empêchant Louis XIV de mener à bien les différents projets du château : tout ou presque était alors arrêté.
Sources : Les carnets de Versailles N° 12 semestriel gratuit octobre 2017- mars 2018.
(L'actualité du château de Versailles)
Vue axonométrique du premier étage du Château montrant l'emplacement des chapelles successives Sources Aloest page 17.
Une exposition collective à travers les créations de 7 artistes, présentant leurs productions d'art, de design et d'architecture autour du Pavillon de la Muette et de son environnement.
Du samedi 2 juin au samedi 30 juin 2018
Le Pavillon de la Muette, Le Trianon de Saint-Germain-en-Laye, Route Forestière des Pavillons - Pavillon de la Muette - En forêt de Saint-Germain-en-Laye 78100 Saint-Germain-en-Laye
"Le titre de l'exposition "L'Exode au Clair de Terre" se réfère à une volonté générationnelle de s'échapper du cloisonnement urbain pour percevoir une nouvelle approche de la Nature. Chemin permettant de s'extraire de l'effervescence de nos sociétés, l'acte créatif réévalue le rapport entre l'Homme et la Nature et crée une harmonisation idéale"
Les artistes exposants :
Studio Quetzal (Louise Naegelen, Adrien Gadet & Benjamin Lina), Botanical Agency (Simon de Dreuille & Elena J Seegers), Hugo Drubay, Hristo Mavrev, Philippe Henry & Wassyl Abdoun-Tamzali, Marion Catusse.
Hugo Drubay :
serpent bicéphale, 2018 photographie à droite
Couleuvre naturalisée
Percevoir le Jardin d'Eden et la Création du Monde à travers l'expérience artistique est l'intention de l'installation de Hugo Drabay "Le Paradis Terrestre".
A travers une relecture des trois premiers chapitres du livre biblique "Le Livre de la Genèse", l'installation invite le visiteur à une rêverie ou promenade contemplative. Présenté dans les différends espaces du Pavillon de la Muette, l'installation "Le Paradis Terrestre" propose un parcours stimulant l'interprétation introspective d'une réalité alternative, jouant avec des des variations subtiles de mythes issus d'un patrimoine culturel que nous avons en commun.
Le mythe d'Adam et Eve, fondement de notre société, devient une base de réflexion et de création autour des croyances anciennes afin de réinterpréter l'Histoire et y inclure la Nature dans la compréhension de son futur. Mi-animal ou mi-végétal ? Au fil de la visite, le visiteur pourra s'imprégner de la dualité des personnages d'Adam et Eve à travers les œuvres présentées et des extraits du livre biblique pour percevoir une histoire de la Genèse à la limite entre Nature et Absurde.
Le Temple, 2017 cylindre en palissandre
Le paradis terrestre :
Le récit du paradis :
Le serpent le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit à la femme : "Alors, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?" La femme répondit au serpent : "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui es au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort.
Le serpent répliqua à la femme : "Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvrirons et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal." La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pot acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. elle en donna aussi à éon mari, qui était avec elle, et il mangea. Alors, leurs yeux à tous les deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus, ils cousirent des feuilles de figuiers et se firent des pagnes.
"Ils entendirent le pas de Yahvé qui se promenait dans le jardin à la brise du jour et l'homme et sa femme se cachèrent devant Yahré Dieu parmi les arbres du jardin? Yahé Dieu appela l'homme : " Où es-tu ?" dit-il? " J'ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l'homme; j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché." Il reprit : "Et qui t'a appris que tu étais nu ? Tu as donc mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger !" L'homme répondit : " C'est la femme que tu as mise auprès de moi qui m'a donné de l'arbre et j'ai mangé ! "Yahvé Dieu dit à la femme : "Qu'as-tu fait-là ?" Et la femme répondit : " C'est le serpent qui m'a séduite et j'ai mangé".
Alors Yahé Dieu dit au serpent : "Parce que tu as fait cela, maudit sois-tu entre tous les bestiaux et toutes les bêtes sauvages. tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la terre toute ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien.
Il t'écrasera la tête et tu l'atteindras au talon".
A la femme, il dit : "Je multipliai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des
fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi.
A l'homme, il dit : "Parce que tu as écouté la voix de la femme et que tu as mangé de l'arbre
dont je t'avais interdit de manger, maudit soit le sol à cause de toi ! A force de peines, tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l'herbe des champs. A la sueur de ton visage, tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et que tu retourneras à la glaise.
L'homme appela sa femme"Eve", parce qu'elle fut la mère de tous les vivants. Yahvé Dieu fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit. Puis Yahé Dieu dit" : "Voila que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour connaitre le bien et le mal ! Qu'il n'étende pas maintenant la main, ne cueille aussi de l'arbre de vie, n'en mange et ne vive pour toujours !"
Et Yahé Dieu le renvoya du jardin d'Eden pour cultiver le sol d'où il avait été tiré. Il bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie.
Miroitement, 2017 Carapace de tortue de mer recouverte d'or
Œuvre d'Hristo Mavrev : Peinture sur plexiglass et toile, installation en trois portraits
Créé en 1994, le Chœur Symphonique de Paris est une grande formation de chanteurs investis et exigeants, qui propose régulièrement au public des concerts originaux:
Sous la direction de Xavier Ricour, il a réalisé plus d'une centaine de représentations (dont deux créations mondiales et deux françaises) et a déjà touché plusieurs dizaines de milliers de spectateurs.
Créée en février 2017, l'Association des Amis De l'Orgue de Sartrouville, ADEOS a notamment pour objectif :
# de contribuer à la vie culturelle et musicale de l'église Saint-Martin et de veiller à la mise et l'entretien de cet instrument,
# de soutenir et contribuer à l'achat d'un orgue dans l'église Saint-Martin de Sartrouville et de veiller à la mise en valeur et l'entretien de cet instrument,
# de promouvoir le rayonnement fr l'orgue et de la musique en suscitant notamment une riche activité culturelle et pédagogique autour de l'instrument,
# de favoriser l'accueil d'artistes et étudiants nottamment à travers des concerts et des auditions ouverts à tous les publics,
# de favoriser l'organisation de cours et répétitions pour des élèves en orgue,
# d'entretenir des liens et développer des ♪0changes avec les organismes culturels de la commune (école de musique) de département et de la région.
L'église Saint-Martin de Sartrouville : son histoire :
Construite en 1009, vraisemblablement sous l'impulsion de Robert II le Pieux qui fait don d'une vingtaine de maisons au monastère voisin d'Argenteuil, l'église Saint-Martin de Sartrouville possède une flèche en pierre qui date du Moyen-Âge. Le clocher qui surmonte le transept a été reconstruit en 1369, après sa destruction par le dauphin, futur Charles V de France, pendant la guerre de Cent Ans durant laquelle de nombreux clochers d'Ile-de-France avaient été détruits afin d'éviter de servir de points de repère aux troupes anglaises. En 1865, à l'emplacement du vieux cimetière qui entourait l'église, est édifié le presbytère qui sera transformé en musée des Traditions et Métiers sartrouvillois en 1989.
L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 juin 1933.
Le musée d’Archéologie nationale propose une visite-promenade sur les toits du château de Saint-Germain-en-Laye
A une quinzaine de mètres de hauteur, depuis les toits-terrasses du château, découvrez les caractéristiques de l'architecture de la Renaissance, guidé par une conférencière de la Réunion des Musées Nationaux-Grand-Palais et venez suivre les traces des rois les plus célèbres de France et découvrez l'histoire et l’architecture de cet ancien domaine royal édifié par François Ier.
Les toits offrent une vue imprenable sur la cour intérieure, le parc du château et un panorama exceptionnel sur la vallée de la Seine et sa région.
Les plus curieux, après avoir gravi les 131 marches de l'escalier intérieur, peuvent prolonger le parcours par la visite des collections archéologiques, la chapelle royale de l'époque de Saint-Louis.
Puis visite à l'exposition temporaire qui a lieu du 3 mai au 2 octobre 2017 : "Le royaume mérovingien oublié Austrasie".
La façade d'entrée du château et son musée La magnifique cour intérieure du château
Le château de Saint-Germain-en-Laye : une résidence royale
Résidence royale depuis Louis VI le Gros, au XIIe siècle, Saint-Germain-en-Laye fut à la fois un séjour de plaisance et un lieu de pouvoir des rois de France. De nombreux édits royaux ou traités ont été signés à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'au traité de 1919 qui mit officiellement fin à la guerre avec l'Autriche. Saint Louis résida souvent ici et nous légua la chapelle gothique. François Ier construisit, sur les fondations du vieux château de Charles V, un palais Renaissance. Henri II et Henri IV bâtirent à côté un second édifice, dit le Château-Neuf, qui était situé à l'emplacement de l'actuel Pavillon Henri IV. Le Roi-Soleil naquit à Saint-Germain en 1638 et y passa, à
partir de 1666, l'essentiel des premières années de son règne personnel, avant son
installation à Versailles en 1682. Même un roi d'Angleterre en exil vécut là avec toute sa cour ! Louis XIV prêta en effet le Château-Vieux (celui de François Ier) à Jacques II Stuart (1633-1701) à la fin du XVIIe siècle. Puis, délaissée, la résidence royale traversa de sombres années : le Château-Neuf fut rasé, le Château-Vieux devint un pénitencier militaire. En piteux état et promis à la destruction, il fut sauvé par la création, par Napoléon III, d'un musée d'archéologie.
Des images réalisées sur les toits du château de Saint-Germaint-en-Laye
Les différents symboles scultptés dans la pierre
Les gargouilles, toutes différentes
Un petit tour par le musée d'Archéologie Nationale :
A gauche et au centre, la tour carrée du château, ancêtre de l'édifice
La chapelle royale de Saint-Louis :
La chapelle palatine du château de Saint-Germain-en-Laye fut édifiée entre 1235 et
1239 par Louis IX, dit Saint Louis (1214-1270). Cet édifice remarquable, premier du genre, servira de modèle architectural aux saintes-chapelles, en particulier à la plus célèbre, celle de Paris (achevée en 1248). Le qualificatif « sainte » est attribué aux chapelles fondées par Louis IX puis ses descendants directs dans des résidences royales ou princières. À l'instar de celle de Vincennes, fondée par Charles V en 1379, elles ont accueilli des fragments de la Vraie croix ou de la Couronne d'épines. Ces reliques de la Passion du Christ avaient été achetées par Saint Louis à Baudouin II, empereur de Constantinople, puis placées dans la Sainte-Chapelle, édifiée par le roi à Paris pour les abriter.
La façade de la chapelle royale côté cour
Quelques détails de la chapelle royale. En bas à gauche, le moulage en plâtre de Saint-Louis
Et par l'exposition temporaire :
le royaume mérovingien oublié :
l'Austrasie
L'affiche de l'exposition du 3 mai au 2 octobre 2017 (Design Studio Martial Damblant)
Cette exposition porte sur la période médiévale, et plus particulièrement sur ses débuts, lorsque régnait la dynastie mérovingienne (fin Ve – milieu VIIIe siècle après J.-C.).
Bientôt d'autres images de cette exposition.
Les structures internes du château :
Structures des plafonds du château
Images anciennes du Château-Vieux et du Château-Neuf (détruit)
Merci à notre sympathique conférencière Anne-Lise et l'agréable serre-file Michèle.
Une visite-conférence animée par Marianne le samedi 24 juin 2017 à 14 heures :
Quelques images et quelques explications (trop denses pour être reprises dans cet article)
Cet article n'est qu'un premier jet. A enrichir au fur et à mesure du temps.
Houilles, ancienne cité, ancien village :
Houilles est une ancienne cité : des traces d'habitat mérovingien (Ve et VIe siècle) ont été trouvées dans le quartier du Tonkin. Les Vikings l'auraient pillée en 846. Au début du XIIIe siècle, le cartulaire de Notre-Dame de Paris (document qui recense les biens de l'Église) mentionne la paroisse d'"Ecclesia Holles". Au XVIe siècle, le village est entouré de murailles et son accès est protégé par quatre portes. Aujourd'hui, le tracé des rues de Metz et de Strasbourg correspond à l'ancien chemin de ronde. Plusieurs textes du XVIIe siècle font mention de la « plaine de Ouille(s) ». Celle-ci est alors le lieu de grandes chasses royales et de pacages pour les moutons, de là le choix du faucon sur les armoiries de la ville ; quant aux moutons (oves signifie « brebis » en latin), ils sont probablement à l'origine du nom de la ville : Ouille(s) puis Houilles.
Le village est peu peuplé, 346 âmes en 1728, pas beaucoup plus au début du XIXe siècle. Il est enclavé dans une boucle de la Seine. Pour aller à Paris, il faut passer le bac à Bezons, et celui-ci est impraticable trois mois par an. Les habitants vivent au rythme des saisons, des récoltes mais aussi des vendanges, car Houilles produit du vin rouge à partir du cépage piccolo, un vin répandu dans la région d'Argenteuil.
L'arrivée du chemin de fer, en 1841, sera un élément déterminant dans l'évolution de ce village. Désormais reliée à Paris, Houilles va subir l'influence de la capitale et entamer sa longue mutation de village en commune de banlieue.
La gare de Houilles-Carrières :
La gare au début du siècle dernier. Le bâtiment central existe toujours. L'ancienne passerelle.
La gare : à noter le nom de la gare avant 1905 : la gare de Houilles-Carrières-Saint-Denis
L'avenue de la gare et l'agence Simon, vue de la station
Les carrières de pierre devenues plus tard des champignonnières :
Avant le transport des voyageurs, le train à vapeur permet le transport de matériaux, principalement la pierre extraite dans la région de Houilles et de carrières.
Les carrières de pierres deviennent ensuite des champignonnières.
On retrouve d'ailleurs cette activité dans le blason de la ville de Houilles datant de 1943 et dessiné par M. René Louis :
"De gueules au dextrochère ganté d'argent, mouvant en bande du canton senestre de la pointe, tenant un faucon d'or, chaperonné et longé de sable; à la bordure d'or chargée de huit champignons de sable."
Le faucon rappelle les chasses royales ou seigneuriales, les 8 champignons de sable rappellent l'activité champignonnière de la ville qui a disparue aujourd'hui.
Les travailleurs des champignonnières (carnet de voyage à Houilles aquarelles et dessins)
Les anciens bains-douches de la ville, construits en 1924 : un service auprès des ovillois pendant plus de cinquante années :
Victor Schœlcher, l’ovillois, le plus célèbre à qui l’on attribue l’abolition de l’esclavage, mena à la fin de sa vie un combat en faveur de l’hygiène. Mais il mourut en 1893 et ne put assister à la naissance des bains douches de Houilles, le 28 novembre 1924. Ils résultaient, comme tant d’autres, d’une loi de 1904 sur les bains douches municipaux.
Au début du XXe siècle, seulement un logement ovillois sur dix est doté d’une salle d’eau. Dans l’esprit de la loi de 1904, le conseil municipal décide en 1920 la construction d’un établissement de bains douches. Ils seront réalisés par la société l’Œuvre française d’hygiène, sous la direction de l’architecte Louis Lablaude et sur des plans de Jacques Corot.
Les anciens bains-douches de la ville de Houilles et les bâtiments actuels, rénovés dernièrement
Les anciens bains-douches de la ville de Houilles, de style art déco, sont situés dans l'enceinte du parc Charles de Gaulle. Il furent inaugurés le 28 novembre 1924 et leur construction avait été adoptée au conseil municipal de la commune par 19 voix sur 22 en 1920, à l'époque où seulement un logement sur dix possédait une salle d'eau.
Extrait de la Compagnie Générale d'Hygiène qui préconise la construction de bains douches dans les années 20 :
"Les BAINS DOUCHES devraient être établis partout, tant dans les villes que dans les campagnes; les pouvoirs publics subventionnent d'ailleurs les installations de bains douches municipaux"....
..."Le BAIN DOUCHE est une pluie douce et bienfaisante d'eau mitigée, qui coulant lentement sur le corps, enlève de la peau, à l'aide d'un savonnage, toutes les impuretés qui s'y sont déposées, c'est le plus rapide, le plus économique et le plus salubre des nettoyage du corps"
La société l'Oeuvre françaide d'hygiène, sous la direction de l'architecte Louis Lablaude, et sur
les plans de Jacques Corot, fut chargée de la construction, pour un marché de 410.500.000 francs. L'entrepreneur fut Monsieur Bafoil. Ces bâtiments, dont l'extérieur n'a pas changé, faisaient suite à la loi de 1904 sur les bains douches municipaux, et servirent durant une cinquantaine d'années aux ovillois. Le chauffage à air chaud fut adopté par délibération du Conseil municipal le 20 mai 1952. Des réfections furent aussi entreprises cette année (maçonnerie, charpente, serrurerie, électricité, pour des devis de 683.000 francs).
Lors de la construction de ces bains douches, M. Guignet fut nommé inspecteur-régisseur des Bains Douches le 15 octobre 1924 par le maire M. Georges André. Ils sont composés d’un rez-de-chaussée, d’un sous-sol et d’un étage partiel organisés de façon symétrique ...
Plan des bains-douches, dessin J.-P. K
...avec deux ailes autour de l’entrée légèrement surélevée. Les 2 ailes séparaient l'espace hommes, à droite et femmes. à gauche.
Les bains-douches en 1924
Les bains-douches furent opérationnels de 1924 à 1978.
Les bains-douches sont réaménagés pour accueillir les services des écoles de la ville. L'installation des bâtiments municipaux commence en 1979.
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Les bains douches, carte postale d'époque
Le bains douches : documents d'époque, sources archives de la ville de Houilles
Détails de l'édifice en 2012
Les écoles :
L'école des filles actuelle et au début du siècle
Les écoles : l'école primaire Félix-Toussaint et l'école élémentaire Jules Guesde 1912
Dessin carnet de voyage à Houilles
L'école maternelle Pauline Kergomard
L'école maternelle Pauline Kergomard, rue Ferdinand Buisson.
Pauline Kergomard (1838-1925) est la fondatrice de l'école maternelle en France.
Aquarelle : l'école Pauline Kergomard
L'Hôtel de ville :
L'hôtel de ville avant et actuellement, en avril 2017
L'hôtel de ville actuel et la Marianne datant de l'ancienne mairie (cliqueZ pour ouvrir l'image)
La mairie actuelle :
Ferdinand-Joseph Domère, benjamin de la famille, fait acquisition de la propriété au prix de 60 050 francs, outre les charges : une grande maison de campagne sise à Houilles, canton d'Argenteuil, arrondissement de Versailles, Seine et Oise, rue des Princes.
La maison Domère, située actuellement rue Gambetta, devient le bâtiment central de la mairie de Houilles en 1904.
Quand une maison de campagne est devenue Mairie de la commune...
Les époux DOMERE décident en 1903 de vendre leur propriété ancestrale. La famille la possède depuis 1836, en effet Monsieur et Madame EVERARD (héritiers de Louis EVERARD chevalier de l’Empire et membre de la légion d’honneur) l’avaient donné en dot à leur fille Fanny Antoinette pour son mariage Avec Paul Alexis DOMERE.
Le 29 juillet , le Maire, Monsieur Kieffer propose au Conseil Municipal de se porter acquéreur, la commune pourrait y installer ses différents services et transformer l’actuelle mairie (rue de Paris) en salles de classes dont le besoin est de plus en plus pressant.
Si la majorité du Conseil Municipal accepte cette proposition il n’en va pas de même pour une partie de la population qui craint manifestement une augmentation substantielle de ses impôts pour faire face à une telle acquisition.
Mais malgré diverses protestations et après maintes démarches, auprès des services préfectoraux et ministériels, le Conseil Municipal obtient enfin la déclaration d’utilité publique du projet.
Le décret du 31 Mars 1905 autorise l’acquisition au prix de 85 000 francs, ainsi que l’installation des services municipaux dans ces nouveaux locaux.
Les bâtiments ne subiront aucune transformation pendant plus de 50 ans. Ce n’est que vers les années 60 qu’il sera décidé d’agrandir la mairie en lui ajoutant deux ailes et en aménageant les combles.
Cette petite maison de campagne, née bien avant la Révolution a vécu d’innombrables évènements et supporté plus d’un tourment dont nous ne connaissons qu’une infime partie ! Ah si les murs pouvaient parler…
- Texte extrait de l’ouvrage/support d’exposition : « Il était une fois Houilles… » édité par le Service Archives-Documentation de la Ville de Houilles en 1982-
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La maison Domère : carnet de voyage à Houilles, aquarelle et encre
L'ancienne mairie. La cour du commissariat et l'école de filles. Remarquer la Marianne actuellemnt devant la mairie
La villa Saint-Jean avant et maintenant, Centre social de Houilles
La Villa Saint-Jean est réalisée dans les années 1880 : elle s’inspire des villas italiennes avec sa toiture masquée par une balustrade de pierre, ses baies géminées. Les décors floraux en faïence annoncent l’art nouveau.
La villa a appartenu à M. Georges André, ancien maire de la ville de 1912 à 1925. La mairie acheta la maison et le centre social fut inauguré le 25 juillet 1943.
Aquarelle carnet de voyage Houilles 2012 J.-P. K.
Détails du bâtiment : grès probablement d'Emile Müller (à vérifier)
Le bureau de Poste :
La Poste : à noter, un étage a été ajouté depuis sa contruction
L'intérieur du bureau de poste a été entièrement rénové en 1995
Le ginkgo biloba de la mairie de Houilles :
L'arbre aux quarante écus
Le Ginko biloba de la mairie de Houilles : image du 16 novembre 2016 Au-dessous son ovule
Le ginkgo biloba femelle de la mairie
Autre ginkgo du parc, celui-ci est mâle
Le ginkgo biloba de l'école de Réveil-Matin à Houilles
Le kiosque du parc : a servi de lieu de remise des prix d'honneur et d'excellence des élèves des écoles de la ville. Actuellement, kiosque à musique ou de répétition d'orchestre.
Victor Schoelcher et Houilles :
Victor Schoelcher, carnet de voyage aquarelles à Houilles
Victor Schœlcher à Houilles : un personnage célèbre de la ville
Victor Schoelcher vit les dernières années de sa vie à Houilles où il décède le 25 décembre 1893.
Le monument dédié à sa mémoire, érigé par la ville en 1904, a été détruit sous l'occupation naZie
Il est refait après guerre à l'identique grâce au talent de la sculptrice Marguerite Seymour (1948).
Un dernier hommage est rendu à Victor Schoelcher le 20 mai 1949, lors du transfert de ses cendres au Panthéon.
La place Schoelcher à Houilles : aquarelle de décembre 2018
La visite de la villa Schoelcher et les explications de Marianne sur le moulage de la plaque des Ergastines
A noter, le moulage de la plaque des Ergastines comporte des têtes rajoutées, étonnant exemplaire
La plaque dite des Ergastines : fragment de la frise est du Parthénon.
La plaque est datée entre 445 et 438 avant J.-C., elle fut trouvée au pied du Parthénon, sur l'Acropole d'Athènes. Composition : marbre du mont Pentélique, près d'Athènes. Dimensions : Hauteur : 0,96 mètre, longueur : 2,07 mètres, Profondeur : 0,12 mètre.
La frise du Parthénon, placée en haut des murs extérieurs de la cella, représente la procession des Grandes Panathénées, fête qui se déroulait tous les quatre ans et au cours de laquelle le peuple athénien rendait hommage à sa déesse protectrice, Athéna. La représentation de la procession aboutissait, en façade est, à la remise du péplos à la déesse. Ici sont figurés deux prêtres dont l'un tient une corbeille plate et six jeunes filles de l'aristocratie, appelées Ergastines, qui tiennent deux instruments cultuels, une phiale (coupe sans pied ni ansedestinée aux libations) et un brûle-parfum.
À l'origine, le fond était bleu et les cheveux, ainsi que quelques parties du corps dorés.
Les moulages de plâtre des nymphes, d'après le sculptures de Jean Goujon
On peut retrouver les sculptures de Jean-Goujon sur les quatre façades de la fontaine des Innocents à Paris, place Joachim du Bellay, près des Halles.
La fontaine des Innocents. S'est appelée aussi "fontaine des Nymphes"
Sources et documents sur le détail de ses sculptures : un site particulièrement sérieux et bien documenté :
En 2011, la Ville de Houilles fait l'acquisition de la maison que louait Victor Schœlcher au 26, avenue Victor Schœlcher, anciennement rue d'Argenteuil.
Un article sur des visites de la villa Schoelcher en 2012 : quelques aquarelles réalisées durant ces visites principalement dans les jardins :
"Victor Schoelcher, un des rares souffles d'air pur qui ait soufflé sur une histoire de meurtres, de pillage, d'exactions."
Aimé Césaire 1948
L'église Saint-Nicolas :
Les soubassements de l'église catholique Saint-Nicolas remontent au XIIème siècle, période probable de la création de la paroisse, et sa structure a été profondément remaniée au XIXème siècle. Un cimetière entoure alors l'église. Le cartulaire de Notre-Dame de Paris mentionne, au début du XIIIe siècle, la paroisse d'Eccleia Holles.
L'église Saint-Nicolas, sa façade côté place
Place de l'église carte ancienne et aquarelle J.-P. K récente
L'église Saint-Nicolas et ses détails
L'intérieur de l'église, image actuelle et au début du siècle dernier, cartes postales anciennes
Le marché de Houilles :
Un des plus importants marchés de la région
La marché de Houilles place Michelet. remarquer la maison à pan de bois, encore existante sur l'image de droite
L'entrée du marché de Houilles et ses commerçants actuellement
La Graineterie :
Ancienne ferme, La Graineterie était au XIXe siècle un commerce agricole qui fournissait en semences et en fourrage les paysans des environs. En 1927, l’établissement se spécialisa dans la vente de graines pour devenir dans les années 1970 une jardinerie avant son acquisition par la Ville. Sa réhabilitation, en 2009, s’est faite avec la volonté de conserver le caractère patrimonial du lieu. Aujourd’hui, le bâtiment où se mêlent arts et patrimoine architectural, réunit un centre d’art contemporain et un pôle culturel pluridisciplinaire.
Les explications de Marianne sur l'historique de la Graineterie. A droite, des photographies ancienness
La Graineterie actuelle et ses nombreuses expositions (voir différents article du blog)
Houilles à l'époque de ses fermes et sa graineterie :
La Vacherie Moderne, rue Camille Pelletan
Le tramway N° 62 Route de Maisons-Laffitte, actuellement boulevard Henri Barbusse (à droite)
La population de la ville de Houilles :
une progression étonnante, durant la première moitié du 20ème siècle
1470 : 50 habitants
1709 : 300 habitants
1851 : 1 185 habitants
1896 : 2 271 habitants
1901 : 3 691 habitants
1911 : 7 092 habitants
1921 : 10 237 habitants
1946 : 20 000 habitants
1968 : 29 338 habitants La courbe de croissance de l'habitat ovillois
1999 : 30 027 habitants
2013 : 32 287 habitants
Evolution de la population de Houilles, ces dernières années
Plan de Houilles au cours de l'histoire. Le dernier plan a été réalisé par mon ami Fordan, décédé ce mois-çi, malheureusement.
Houilles et son évolution : sources dessin carnet de voyage à Houilles
Plan de Houille (Houilles) au milieu du 18ème siècle, sources "Histoire de Houilles de 1667 à la veille de la Révolution" de Louis Jouan
En recherche actuellement : l'emplacement des tours des fortifications de Houilles :
Merci pour tout renseignement sur le sujet.
En 1750, la France compte 23 millions d'habitants.
Le circuit du jour
Merci à Marianne pour cette passionnante visite-conférence dans la ville de Houilles le 25 juin 2017.
Son association :
Association Arts et Histoire , 46, rue Gambetta 78800 Houilles.
Cours d'Histoire de l'Art, Visites-guidées, Cours de dessin au Musée du Louvre, Voyages d'étude en Italie (Rome et Florence)
Sources et documents de l'article : notes de la visite de Marianne, archives de la ville de Houilles, photographies personnelles du 24 juin 2017, archives et photographies personnelles , site Wikipédia, site de la ville de Houilles aquarelles de Jean-Pierre, 2010 à 2018.
Le anciennes carrières du Mesnil se situent la plupart à Carrières-sous-Bois, mais on peut en trouver bien d'autres dans des secteurs du Mesnil.
Les mesnilois ont sans doute oublié que nombre d’édifices, des châteaux environnants, dont celui de Versailles, ou des immeubles type Haussmann à Paris, ont été en partie construits avec des pierres tirées du sous-sol de leur commune. La pierre tendre du Mesnil fût largement utilisée pour les intérieurs.
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La quasi totalité des carrières est aujourd’hui fermée, sans fonction particulière. Au XXème siècle elles ont eu quatre autres destinations :
– En 1940, l’Etat-Major français y logea un quartier général, vraisemblablement pour des transmissions.
Puis la Wehrmacht y séjourna jusqu’à la Libération. Les Allemands y installent tout un réseau de petits wagonnets sur rail dans le sous-sol entre le Château du Val et la Seine. Après la guerre les Américains L’exploitation des carrières est plusieurs fois séculaire. Des générations de carriers ont taillé et transporté des milliers de tonnes de moellons extraits des coteaux du Mesnil laissant derrière eux des dizaines de kilomètres qui s’enchevêtrent sous la Forêt de Saint-Germain. Les pierres, tirées hors des carrières par des chevaux, étaient acheminées par la rue du Port jusqu’à l’embarcadère pour remonter la Seine. Exploitation poursuivie jusqu’en1960 boulevard Paymal occupent à leur tour les lieux, avant de se déplacer vers Taverny. Il reste aujourd’hui une carrière propriété de l’armée.
– Les champignonnistes ont progressivement occupé la plupart des carrières, boulevard Paymal, rue Maurice Berteaux, rue des Champs Fleuris, rue du Buisson Richard et rue Jules Rein. Depuis deux siècles environ les carrières du Mesnil accueillent la culture du » Champignon de Paris » ou » psalliot hortensis « . Le » blanc vierge ou mycellium » se trouve produit naturellement lors de la décomposition des déchets organiques, notamment celle du fumier de cheval. La quantité de chevaux dans le Paris du XIXème siècle permettaient d’alimenter toutes les carrières de la région. Arrivé par la gare d’Achères, le fumier était entreposé et travaillé rue du Port pour favoriser la fermentation. Puis acheminé dans les carrières, où il bénéficiait d’une température constante, il était étalé par couches successives en meules avant d’être recouvert d’une légère couche de sable. Le ramassage des champignons, à la lampe à huile, s’effectuait quelques semaines plus tard. En 1980, avant la cessation complète de cette activité vers 1990, les carrières du Mesnil, 26 hectares en jachère trimestrielle, produisaient encore de l’ordre de 50 à 60 tonnes par mois.
– Au début du XXème siècle quelques habitations troglodytes subsistent rue des Cheverrures et rue du Buisson Richard. Et en 1950, 5 familles vivaient encore dans la carrière du père Mathieu, rue Jules Rein.
– Actuellement les deux familles de maraîchers utilisent certaines carrières à des fins de stockage ou de mûrissement de leurs produits.
Sources : site officiel de la ville du Mesnil-le-Roi
Plan ancien de la commune
Plan du secteur de la rue des Grottes, de la rue et l'impasse de Cheverrures
Visite d'une habitation troglodyte rue des Cheverrures
L'ancien puits de l'impasse des Cheverrures
L'entrée de la carrière située près de la rue du Buisson Richard
D'autres carrières existent dans le secteur de la rue Jules Rein. Pas d'infos actuellement, mais à suivre...
Carrières-sur-Seine et Le Mesnil ancien :
Le château de Vaux (Vauls) et la mairie du Mesnil-Carrières vus de la Seine vers 1914
Le château de Vaux et l'ancien château du Mesnil L'orangerie du château. A remarquer l'absence d'ouvertures au re
Peinture sur motif à Carrières-sous-Bois le 28 mai 2017
Mes dernières aquarelles du Mesnil-le-Roi mai 2019
Origine du nom :
Le village de Mesnil-Carrières tire son nom de l'exploitation de la pierre provenant du coteau calcaire bordant la Seine.
Plusieurs de ce carrières deviendront des champignonnières par la suite, puis ces dernières seront abandonnées.
C'est seulement avec l'oubli de ce passé, que la ville a été renommée Le Mesnil-le-Roi.
Les carrières rejoignent celles de Carrières-sous-Bois.
Le centre du village de Carrières/Bois, hier et aujourd'hui :
Plan actuel du village de Carrières-sous-Bois et en 1830 (archives cadastrales de l'époque)
Le Menil-le-Roi aujourd'hui : le plus connu
Et le plus confidentiel ... à suivre
En recherche de plus d'informations sur ce sujet passionnant et historique !
Sources : Le Mesnil-le-Roi et Carrières-sous-Bois. parcours entre les gares de Maison-Laffitte et de Saint-Germain-en-Laye. Recueil de photographies et de cartes postales anciennes.
Archives : Christian Babin (ouvrage en vente à la Bibliothèque Municipale Emile Littré - Orangerie au Mesnil-le-Roi)
"Le Mesnil-le-Roi, histoires et anecdotes villageoises" de Serge Caséris septembre 2016.
Voir aussi autres articles du blog sur Le Mesnil-le-Roi :