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L'artiste

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:12
Le pont des Chaînes le 31 décembre 2016

Le pont des Chaînes le 31 décembre 2016

Le pont des chaînes Széchenyi (Széchenyi Lánchíd)

Type de pont

Pont suspendu

Date d'inauguration

1849, reconstruction en 1949

Longueur

380 mètres

"Avec la construction des ponts, le Danube a cessé d’être une séparation, bien au contraire, il est devenu un trait d'union entre Buda et Pest..."

Sans le Danube, Budapest ne serait pas ce qu'elle est, en effet le fleuve a joué un rôle central dès la fondation de la ville. Les deux parties de la capitale (Buda et Pest) se sont construites sur les rives du fleuve. Les ponts sur le Danube sont relativement récents, le premier pont a été construit en 1766-67 et le premier pont « en dur » seulement en 1849. Longtemps il n'y avait que le bac pour traverser le fleuve à Budapest. Durant la deuxième guerre mondiale les troupes allemandes ont fait exploser les ponts lors de leur retraite, il a fallu plusieurs années pour les reconstruire.

Le Pont des chaînes, Széchenyi lánchíd, Pont des chaînes Széchenyi ou Lánchíd , Pont des chaînes est un pont suspendu  qui enjambe le Danube à Budapest.

Entrepris en 1839 selon le projet du comte Itvan Széchenyi  et terminé en 1849 par l’Écossais Adam Clark, d'après les plans de l'Anglais William Tierney Clark, il possède un tablier long de 360 mètres supporté par deux tours, un exploit technique pour l'époque. Il fut le premier pont permanent sur la section hongroise du Danube et constitue l'emblème de Budapest.

 

Images : Jacques Bousiquier

Le pont des Chaînes de Budapest et la légende des quatre lions sans langue :

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Femme de lettres, polémiste très appréciée dans les salons de la IIIème République, amie de Georges Sand et de Marie d’Agoult, Juliette Adam (1836-1936) se rend à Budapest en 1884. Elle fait du pont des Chaînes, du Danube et de la ville une description pleine d’admiration. Elle reprend ici la légende qui veut que les quatre lions du pont des Chaînes réalisés par le sculpteur hongrois János Marschalkő (1818-1877) n’ait pas de langue et que l’artiste se serait suicidé pour cet oubli. Il est vrai qu’on la distingue à peine mais les lions ont bien une langue au fond de leur gueule. Chacun peut le vérifier sur place.

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Il n’a pas été aisé, pendant longtemps, de traverser le Danube, même à Budapest. La construction relativement tardive du premier ouvrage "en dur" de la capitale hongroise, le pont des Chaînes (Szechenyi Lánchíd), au XIXème siècle, en est une illustration.

 

Le pont de bateaux vers 1840, dessin de W. H. Bartlett

Depuis la deuxième moitié du XVIIIème siècle (1767) on pouvait traverser le Danube à la hauteur de Budapest par un pont de bateaux : « C’est un pont volant constitué d’environ cinquante bateaux attachés par des chaînes, deux ou trois d’entre eux sont sont décalés afin de ménager une ouverture permettant le passage des navires ; mais en hiver, les énormes masses de glace charriées par le courant viennent s’accumuler à tel point que l’on doit démonter le pont volant. Les communications entrez les deux villes sont coupées et ne peuvent reprendre tant que le fleuve n’est pas entièrement gelé. Le désagrément subi périodiquement par les habitants en raison du gel devient si gênant que la construction d’un pont de fer est maintenant envisagée. »

Le pont des Chaînes, Szechenyi Lánchíd, un des symboles de Budapest

« Je donnerais bien un an de mes revenus pour voir un vrai pont entre Buda et Pest »

Comte István Széchenyi, décembre 1820

 

Depuis la deuxième moitié du XVIIIème siècle (1767) on pouvait traverser le Danube à la hauteur de Budapest par un pont de bateaux : « C’est un pont volant constitué d’environ cinquante bateaux attachés par des chaînes, deux ou trois d’entre eux sont sont décalés afin de ménager une ouverture permettant le passage des navires ; mais en hiver, les énormes masses de glace charriées par le courant viennent s’accumuler à tel point que l’on doit démonter le pont volant. Les communications entre les deux villes sont coupées et ne peuvent reprendre tant que le fleuve n’est pas entièrement gelé. Le désagrément subi périodiquement par les habitants en raison du gel devient si gênant que la construction d’un pont de fer est maintenant envisagée. »

 

Le pont de bateaux vers 1840 :

Ce pont de bateaux n’était ainsi que saisonnier. On le démontait pendant l’hiver et on le remettait en place au printemps dès que la saison des crues était passée. En hiver, il arrivait aussi que l’on puisse traverser le fleuve à pied si les conditions météorologiques le permettaient.

Vers la fin du XVIIIème siècle l’ingénieur Antal Balla propose de construire un pont en pierre afin de relier les villes de Buda et de Pest tout au long de l’année, mais son projet ne se concrétise pas. D’autres tentatives suivent au début du XIXème siècle comme celles de l’ingénieur autrichien Joseph Campmiller et du capitaine György Banitz.

Aucune de celles-ci ne voit pourtant le jour. En 1832, l’entreprenant et réformiste comte Széchenyi, qui, quelques années auparavant, après s’être rendu en hiver sur l’autre rive pour l’enterrement de son père, fut obligé de patienter huit jours avant de pouvoir retraverser le Danube pris par les glaces, fonde la Société du pont de Budapest. Celle-ci doit élaborer avec le palatin un projet définitif. Le comte lui-même effectue un voyage en Grande-Bretagne afin de s’informer des techniques anglaises. « En 1833, la Diète nomme un comité de dix membres, parmi lesquels figurent les députés des villes royales de Pest et de Buda, qui doit récolter les fonds nécessaires à la construction du pont. Il est d’abord exclu de faire payer à la noblesse l’intégralité de l’entreprise ; on ne peut d’avantage compter sur une aide publique et une souscription ne suffira pas. Les membres du comité se mettent tous d’accord pour exiger un droit de péage à l’ensemble de la population, y compris des nobles, pourtant exempts de tout impôt jusqu’alors. L’entreprise devient un enjeu national. En 1836, la Diète donne son aval à la construction du pont. Celui-ci n’est pas encore construit que la ville  en espère déjà une exploitation lucrative. ».

Ce sera un projet anglais qui sera retenu, celui de l’ingénieur anglais William Tierney Clark (1783-1852), à l’origine des ponts suspendus d’Hammersmith, (Londres, 1827), de Shoreham et de Marlow qui servira de modèle pour celui de Budapest. La première pierre est posée solennellement le 24 août 1842. Les travaux sont dirigés sur place par un ingénieur écossais homonyme, Adam Clark (1811-1866). Ils vont se prolonger, puisqu’il faudra attendre jusqu’après la révolution de 1848 pour que celui-ci soit mis en service

Le pont des Chaînes deviendra rapidement le symbole de toute la ville. Sa longueur est de 380 m et sa largeur de 14, 5 m. Il fut par la suite détruit et reconstruit à plusieurs reprises.

Le pont aujourd'hui :

Le pont des Chaînes actuelLe pont des Chaînes actuel

Le pont des Chaînes actuel

Ce n'est pas le pont des Chaînes, mais à Budapest, le Danube est pris dans les glaces en janvier 2017

Ce n'est pas le pont des Chaînes, mais à Budapest, le Danube est pris dans les glaces en janvier 2017

Localisation du pont des Chaînes

Localisation du pont des Chaînes

Voir aussi autres articles sur Budapest :

Un séjour à Budapest : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/01/un-sejour-a-budapest.html

La fontaine du roi Mathias à Buda : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/01/la-fontaine-a-budapest.html

La place des Héros à Budapest : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/01/la-place-des-heros-a-budapest-hosok-tere.html

Documentations :

Voir aussi sources site Le pont des Chaînes  Széchenyi lánchíd Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sz%C3%A9chenyi_l%C3%A1nch%C3%ADd

La légende des quatre lions sans langue : sources Danube culture : http://www.danube-culture.org/le-pont-des-chaines-de-budapest-et-la-legende-des-quatre-lions-sans-langue/

Le pont des Chaînes Széchenyi lánchíd site Cityzeum : http://www.cityzeum.com/le-pont-des-chaines-szechenyi-lanchid-12996

 

 

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