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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Causerie du 27 avril 2019 à 15 heures - Salle des Fêtes de Cormeilles-en-Parisis
Redécouverte au début des années 1980, grâce au film "Camille Claudel" sorti en 1989, et
interprété par Isabelle Adjani, l’œuvre de cette artiste a été spectaculairement réévalué comme un apport passionnant à l’évolution de la sculpture après l’omniprésence de Rodin.
Entre 1890 et 1893, Claudel séjourne plusieurs fois au château de L’Islette en Touraine, près d’Azay-le-Rideau. Il semble qu’elle s’y reposa notamment d’une grossesse interrompue, tandis qu'Auguste Rodin y travaillait à son Balzac. En 1892, Madeleine Boyer, la petite-fille de la propriétaire du domaine, posa soixante-deux heures pour ce buste dont il existe plusieurs versions.
Camille travaille à cette époque sur ses propres œuvres, plus intimistes en se démarquant de l’œuvre d'Auguste Rodin et avec des présentations très personnelle. La Petite Châtelaine de Roubaix, la plus aboutie, fut commandée en 1895 à l’artiste, sur la recommandation d'Antoine Bourdelle, par l’industriel Henri Fontaine. Si la composition générale rappelle ici celle des bustes reliquaires de la Renaissance et renoue avec le
néoflorentianisme des années de formation de Camille Claudel auprès d'Alfred Boucher et de Dubois, c’est-à-dire avant la rencontre avec Auguste Rodin, le travail virtuose de la matière – cheveux tout à jour, corps évidé pour devenir un piège à lumière, polissage à l’os de mouton – est un vrai défi technique qui met l’œuvre en perpétuel danger. Ces caractéristiques essentielles sont l’expression d’une volonté farouche qu’affirme l’artiste de se singulariser par rapport à Auguste Rodin dont elle se sépare à cette époque. C’est dans ces années de recherches frénétiques que Camille Claudel signe ses plus belles œuvres.
La dernière version réalisée en 1995-96 dans son atelier du boulevard d'Italie, actuellement boulevard Auguste Blanqui est la première sculpture acquise par un musée français grâce à une souscription publique, cette version ultime de La Petite Châtelaine, vision absolue des inquiétudes de l’enfance, est assurément le chef-d’œuvre iconique des collections de La Piscine.
Le diaporama de la causerie du 27 avril 2019
La dernière causerie sur Camille Claudel, la Petite Châtelaine, sa fille spirituelle :
Vers 1884 (?) Terre cuite Hauteur : 25,7 cm, largeur : 15 cm, profondeur : 17,7 cm
Référence Musée Rodin S.208
Lorsque Camille Claudel entra pour la première fois dans l’atelier de Rodin, elle avait vingt ans. Son visage, dès ce moment, fascina le sculpteur qui réalisa plusieurs portraits de la jeune femme : Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet, Masque de Camille Claudel.
Ce visage où l’on retrouve « l’éclat triomphal de la beauté et du génie », le front « superbe », « les yeux magnifiques », la « grande bouche plus fière encore que sensuelle» ( Paul Claudel, 1951 ), révèle cependant une sorte de fêlure. En laissant apparentes les traces du travail, les boulettes de terre qui forment comme des larmes au coin des yeux, les traces de coutures et de moulage, comme autant de cicatrices, le sculpteur, par le biais du matériau même de la sculpture, fait apparaître une mélancolie sous-jacente, un éloignement affectif du modèle, les yeux perdus au loin.
Comme il le fit avec Rose Beuret ou Mme Russel, Rodin reprit les traits de la jeune femme dans des portraits allégoriques : "L’Aurore"(vers 1895-1897), "La France (vers 1902-1903) ou dans des compositions qui en modifient la signification : Masque de Camille Claudel avec la main gauche de Pierre de Wissant (vers 1895), ou L’Adieu (vers 1898) dit aussi La Convalescente. Le modèle au bonnet fut décliné dans des matériaux variés, de la terre cuite à la pâte de verre.
Différentes version de Camille au bonnet (terre cuite, pâte de verre et bronze.
"Camille au bonnet" Terre cuite Musée Rodin à Paris
Sources : Camille au bonnet, version plâtre Musée Rodin Paris
Sources : Musée Rodin Paris
"Camille Claudel au bonnet" en pâte de verre
Sources : Musée Rodin à Paris
La version d'Andrée :
Terre cuite patinée acrylique et pigments naturels juin 2022 27, 2 x 15.2 x 19.7 cm
La version en résine patinée oxydes du Musée Rodin 25 x 18 x 15 cm
Collection personnelle J.-P.K.
"Camille au bonnet" reproduction du Musée Rodin en vente à la boutique En plâtre patiné en bas (patine maison)
La plaque consacrée à l'artiste Camille Claudel située près de l'église
L’histoire des Claudel en Tadernois
Tout commence en 1860 quand Louis-Prosper Claudel est nommé receveur de l’enregistrement à Fère-en-Tardenois. Grâce à sa fonction, il rencontre Louise, Athanaïse Cerveaux et l’épouse en février 1862. De cette union naîtront 4 enfants, dont Camille et Paul. Les Claudel quittent le Tardenois en 1870 lorsque Louis-Prosper est muté à Bar-le-Duc (Meuse), mais ils reviendront passer leurs vacances d’été à Villeneuve-sur-Fère. C’est ici que Camille commence à sculpter et le Tardenois inspire nombre de textes et pièces de théâtre à Paul. La vie les éloignera tous les deux de leurs racines mais, internée dans un asile à Montdevergues (Vaucluse), Camille écrira à son frère : "Mon rêve serait de regagner tout de suite Villeneuve et de ne plus bouger, j’aimerais mieux une grange à Villeneuve qu’une place de première pensionnaire ici".
La population de la commune est actuellement de 3100 habitants. Elle était de 1860 à 1870, l'époque de la famille Claudel, autour de 2500 habitants.
L'église Saint-Macre de Fère-en-Tardenois.
L'église Saint-Macre de Fère-en-Tardenois
Les halles de Fère-en-Tardenois :
Les anciennes halles au blé, classées monument historique en 1921, furent construites en 1540.
L'intérieur des halles :
Les anciennes halles au blé, classées monument historique en 1921, furent construites en 1540.
Les halles de Fère-en-Tardenois
L'hôtel de ville de Fère-en-Tardenois
Fère-en-Tardenois :
Héraldique :"De sinople au fer à cheval d'or couronné du même"
Une vue des ruines du château où l'on distingue un pavage qui était recouvert de graisses pour éviter toute montée.
Le château de Fère-en-Tardenois fut construit de 1206 à 1260 par Robert de Dreux, petit-fils de Louis VI le Gros, roi de France. Il appartint à la première maison des Valois-Orléans, Valois-Angoulême. En 1528 la mère de François l'offrit au connétable Anne de Montmorency pour son mariage. Celui-ci le fit transformer, il fit construire en particulier son grand pont couvert, attribué à l'architecte Jean Bulland
Lien site Wikipédia : Jean Bullant : Jean Bullant.
L'étonnant château de Fère-en-Tardenois Au centre un dessin de 1775
Plan du château RDC
Le domaine de chasse de près de 250 hectares du château constitue l'actuelle forêt de Fère-en-Tardenois. Le dernier propriétaire des ruines du château, Raymond de la Tramerie, enterré à proximité des ruines, en fit don au conseil général de l'Aisne. Un hôtel de luxe est installé dans les anciennes écuries, à proximité du château.
Le château de Fère-en-Tardenois : clasement monuments historiques
L'Ourcq, dont la source se situe à seulement quelques kilomètres de Fère-en-Tardenois, traverse la ville.
Elle prend sa source au-dessus du village de Fère-en Tardenois, dans le département de l'Aisne. Cette petite rivière suit une large vallée et rejoint la Marne en amont de Meaux, à la limite des communes de Lizy-sur-Marne et Mary-sur-Marne, après un cours de 86,5 km.
Une partie du cours de l'Ourcq est détournée et canalisée au XIXème siècleavier pour devenir une voie fluviale importante approvisionnant Paris : le canal de l'Ourcq qui alimente le canal Saint-Martin et le canal Saint-Denis en entrant dans Paris au niveau du bassin de La Villette.
PRÉSENTATION EXCEPTIONNELLE DES CAMILLE CLAUDEL DE LA PISCINE
14 février > 1er avril 2018
En novembre dernier a eu lieu chez Artcurial une vente aux enchères historique du dernier ensemble d’œuvres appartenant à la famille de Camille Claudel et provenant de la collection des héritiers de la sœur de l’artiste, Louise de Massary. Douze des dix-sept œuvres mises en vente ont pu être préemptées et entrer ainsi dans les collections des musées français où elles pourront être admirées par un large public. La Piscine, après l’acquisition de L’Homme penché et le dépôt de La petite Châtelaine à la natte courbe, expose du 14 février au 1er avril Les Camille Claudel de La Piscine et propose aux visiteurs de (re)découvrir les 8 sculptures de l’artiste conservées à Roubaix.
La Petite Châtelaine à la natte courbe et L’Homme penché seront tous deux dévoilés pour la première fois au public depuis leur arrivée dans les collections du musée. Les deux œuvres seront montrées dans une des salles du parcours permanent, réaménagée pour l’occasion, aux côtés des autres sculptures de Camille Claudel présentes dans les collections du musée. Cette exposition temporaire Les Camille Claudel de La Piscine fait écho à la grande rétrospective de 2014 : Camille Claudel (1864-1943). Au miroir d’un art nouveau qui avait eu un grand succès à La Piscine.
Parmi les richesses du musée La Piscine l’ensemble des œuvres de l’artiste est assurément un élément fondamental. En effet, entre La Piscine et Camille Claudel c’est une grande histoire d’amour qui commence en 1994 avec le dépôt par le Centre National des Arts Plastiques du Buste d’Auguste Rodin. En 1995, le musée fait l’acquisition exceptionnelle de La Petite Châtelaine grâce à l’État, la Région et une souscription publique qui a mobilisé de nombreux contributeurs privés. Ce buste, considéré comme la Joconde du musée, fait rapidement la fierté des Roubaisiens et devient l’un des emblèmes du musée. À l’ouverture de La Piscine, en octobre 2001, le musée assume avec force son engagement pour la sculpture notamment en présentant sa grande galerie de statuaire dans le bassin de la piscine réhabilitée et continue d’année en année à enrichir sa collection Claudel. En 2005, avec l’aide du Fonds Régional d’Acquisitions pour les Musées, le musée acquiert Les Causeuses et Chienne rongeant un os. En 2007, Torse de femme accroupie entre dans les collections avec l’aide de la Société des Amis du Musée, de l’État, de la Région et de plusieurs mécènes. En 2008, avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées et le mécénat du CIC Nord Ouest, l’Implorante intègre la collection. Cette histoire d’amour continue et se transforme même en véritable conte de fée !
Cette présentation exceptionnelle et l’exposition Les gouachés, un art unique et ignoré sont à découvrir jusqu’au 1er avril. Il s’agit des deux dernières expositions avant la fermeture pour 6 mois de réaménagement et la réouverture du musée agrandi à l’automne 2018.
Buste d’Auguste Rodin, 1888 Bronze, H. 39,5 ; L. 25 ; Pr. 27 cm
Dépôt du Centre National des Arts Plastiques en 1994
La Petite Châtelaine, 1895-1896 Marbre, H. 44,2 ; L. 36 ; P. 29 cm
Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) et l’apport d’une souscription publique en 1996.
Les Causeuses, 1893-1895 Plâtre, H. 24 ; L. 30 ; P. 27 cm
Achat avec le soutien de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) en 2005.
Chienne rongeant un os, vers 1893
Plâtre patiné, H. 16 ; L. 22 ; P. 10 cm
Achat avec le soutien de la Région Nord-Pas-de-Calais (Fonds régional d’acquisition des musées) en 2005.
Torse de femme accroupie, vers 1884-1885 Bronze, H. 35 ; L. 21 ; Pr. 19 cm
Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) et de la Société des Amis du musée en 2007
Étude pour L’Implorante, 1890-1907 Bronze, H. 55,5 ; L. 21 ; Pr. 18 cm
Achat avec le soutien de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) et du CIC Nord-Ouest en 2008.
L’Homme penché, vers 1886 Plâtre d’atelier provenant vraisemblablement d’un moule à creux perdu, H. 43,2 ; L. 16,5 ; Pr. 28cm
Achat avec le soutien de l’État (Fonds du Patrimoine), de la Région Hauts-de-France (Fonds régional d’acquisition des musées) de la Société des amis et du Cercle des mécènes de La Piscine, le soutien d’une amie du musée et un apport significatif du CIC Nord-Ouest en 2017
Portrait de Camille à 19 ans par Ghita Theuriet 1883 (collection particulière)
Camille loue un atelier avec des amies, plusieurs anglaises, dont Jessie Lipscom, au 117 de la même rue, VIème arrondissement,
Les portails du N° 117 rue Notre-Dame-des-Champs, et du N° 111, atelier de Camille en 1882
Camille Claudel en blouse de sculpteur et son amie Guita Theuriet
Camille a 17 ans
1883 : Louis-Prosper obtient son affectation à Rambouillet, et se rapproche de sa famille, Camille ira le rejoindre plusieurs fois.
Portrait de Camille à 19 ans, 1883, par Ghita Theuriet (Collection privée de Reine-Marie Paris)
Photographie : Eric Boutigny
1884 : entrée probable, comme praticienne, de Camille, dans l'atelier de Rodin,
1885 : la famille Claudel s'installe au 31, boulevard de Port-Royal, XIIIèmeactuel, au 6ème étage sans ascenseur. La maison des parents à Villeneuve reste un lieu de visite plusieurs mois par an. La famille passe plusieurs mois par an dans cette ville. Elle passe aussi des vacances à Gérardmer, près de l'oncle Charles Claudel, qui possède la papeterie de Vraichamps. Camille effectue durant ces séjours des fusains et des sculptures. Son père parle le patois, ce qui permet à Camille de croquer les fermes et ses habitants. Eugénie Plé, Victoire Brunet, son amie d'enfance Maria Paillette sont ses modèles.
Une des rares photographies de la famille Claudel au balcon du Boulevard du Port-Royal
Fusain de Camille à Gérardmer
En avril, Camille s'inscrit au cabinet d'anatomie du Muséum d'histoire naturelle.
Buste de Louise Claudel, Torse-de-femme-accroupie, "Etude pour Giganti", buste de Jessie Lipscomb, "Torse de femme accroupie", "buste de de Jessie Lipscomb", "Mon frère", "L'Aurore", elle en est le modèle, de Rodin, fusains : "Mennie Jean" et "Femmes de Gérardmer",
"Buste de Louise Claudel", sa soeur cadette
"Mon frère" ou "Jeune Romain"
1886 : avril, premier séjour en Angleterre de Camille dans la famille de ses amies anglaise. Elle rejoint Jessie à Peterborough. L'absence de Camille angoisse Auguste Rodin qui va prétexter une invitation de Gustav Natorp à Londres. Il revera peu de temps Camille chez la famille Lipscomb.
En juillet, elle séjourne chez Amy Singer à Frome, dont le père possède une fonderie. Elle visite Bath, Welles et Bristol; elle termine son séjour en août sur l'île de Wight, chez Florence Jeans. Camille dessine les pêcheurs de l'île et le docteur Jeans, père de son amie. Paul l'accompagne, ce qui lie la relation familiale entre frère et soeur. Paul apprend la relation entre Rodin et Camille.
Dessin au fusain et craie de l'amie de Camille, Florence Jeans, 1886 Ile de Wight
Camille en tenue de ville en 1886, photographie d'Etienne Carjat
Genèse de "Sakountala" (1886-1888, et 1905) "Sacountala" ou Çacountalaou "L'Abandon" ou "Vertumne et Pomone", terres cuites parmi les œuvres les plus célèbres de Camille,
Shakuntala est une des 3 pièces écrites par Kalidasan dramaturge indien du Vème siècle. Elle est la plus célèbre en Inde et en Europe. Théophile Gautier en tire un ballet réglé par Petipa en 1858
1887 : William Elborne photographie sa fiancée Jessie Lipscomb, Camille et sa sœur Louise rue Notre-Dame-des-Champs à Paris,
1888 : Camille prend son indépendance vis-à-vis de sa famille et s'installe au113, boulevard d'Italie, aujourd'hui boulevard Auguste Blanqui. Sa sœur s'est mariée le 16 août à Villeneuve avec Ferdinand de Massary, la laissant seule face à sa mère.
Rodin loue la Folie Neufbourg, appelé "Le Clos Payen" au 68, boulevard d'Italie,
proche du 113. Cette belle demeure du XVIIIème siècle, laissée à l'abandon, abrite leurs amours.
1889 : Exposition Universelle de Paris, Palais des Beaux-Arts, Camille se rend à cette manifestation. "La Prière", "Charles Lhermitte",
1890 : Camille se rend au château de l'Islette, en voyage en Touraine, Anjou, Azay-le-Rideau,
1891 : 13 février Claude Debussy : lettre d'adieu à l'inconnue. Commande de Balzac à Auguste Rodin
1892 : nouvelle adresse : 113, boulevard d'Italie. Buste de Rodin
1892 : Camille s'installe au11, avenue de la Bourdonnais, VIIème actuel, elle garde l'atelier du 113, boulevard d'Italie (actuel boulevard Auguste Blanqui). Elle ne travaille plus pour le sculpteur Auguste Rodin, mais pour elle.
"Retirée dans l'absolue solitude de son atelier du boulevard d'Italie, elle vit là, un an, deux ans, trois ans sans recevoir personne, sans entendre une voix amie"
"La Petite Châlelaine" (1892-1896), 2 bustes en plâtre non patinés, 1893, l'un détruit lors de l'incendie des fonderies Coubertin en 1987, 4 bustes légèrement différents, dont 3 marbres en 1895,
Photographie de Marguerite Boyer
Les différentes versions de la Petite Châtelaine, avec chevelure et natte repositionnés, 1892
marbre et fonte A. Valsuanià 1896, en bas, plâtre non patiné, 1893
La "Petite Châtelaine" terres cuites patinées
Les premières séances de pose de la fillette âgée de 6 ans auraient commencées en septembre 1892 (72 séances) au château de l'Islette, près d'Azay-le-Rideau.
Entre 1890 et 1893, Camille séjournera plusieurs fois au château. la propriété aurait été louée par Rodin pour abriter une grossesse que Camille ne put malheureusement mener à terme.
Les bustes que Camille créa seraient-ils l'enfant que Camille n'a pas eu ?
Ceux-ci font partie certainement des œuvres majeures de l'artiste.
1894 : séjour à Guernesey, chez Mme Ménard Dorian, d'où elle rapporte une étude du peintre Georges Hugo,
Le buste de Camille exécuté par Victor Peter en 1895,
praticien d'Auguste Rodin qui arréta le travail du buste
pour n'en garder qu'un visage émergeant du bloc de marbre.
1893 : "Les Causeuses" ou "Les Bavardes" commencées en 1892, onyx, en son atelier situé boulevard d'Italie. (disparu aujourd'hui)
1895-1996 : La Petite Châtelaine, 3 marbres. Commande de l'Age mûr par l'Etat,
exposition de la Société Nationale des Beaux-Arts : "Jeanne enfant", marbre, buste de Léon Lhermitte, bronze, "Etude d'après un japonais", plâtre, "La Confidence", plâtre,
1897 : "L'Hamadryade", marbre et bronze, "Clotho"; marbre, "La Vague", onyx et bronze, "Femme-à-sa-toilette", plâtre,
"La Petite Châtelaine" cheveux écartés
Marbre visible à La Piscine à Roubaix
"La Vague" ou "Les Baigneuses" 1897-1903
1898 : Camille rompt définitivement avec Auguste Rodin et loue un atelier au 63, rue de Turenne, IVème arrondissement actuel, achèvement de la 2ème version de "L'Age mûr", "Persée et la Gorgone","Profonde Pensée" "Buste de Mme X", "Hamadryade" (marbre et bronze)
Le portail du 63, rue de Turenne, fort dégradé, malheureusement
Camille devant le plâtre de La Persée et la Gorgone dans son atelier de l'Ile Saint-Louis vers 1899
1899 : en janvier, Camille s'installe avec son atelier au 17,19 quai de Bourbon sur l'Ile Saint-Louis, actuellement IVème arrondissement. Elle travaillera jusqu'en 1913 dans cet atelier. "Portrait de M. le comte de M.", marbre, "Clotho", marbre, "L'Age mûr", plâtre, "Persée", plâtre, fonte de "L'Implorante" par Gruet, "Persée" maquette, "Les chemins de la vie", Exposition au Salon des Beaux-Arts, rencontre avec le général Tissier.
Le portail du 17-19, quai de Bourbon, la plaque à la mémoire de Camille Claude, la cour-intérieure.
(l'atelier probablement à gauche)
"L'Age mûr", plâtre, "Clotho", marbre
"L'Âge mûr" dit aussi "La Destinée" ou "Le Chemin de la vie" ou encore "La Fatalité" (bronze à partir de 1894)
Après la rupture entre Camille Claudel et Auguste Rodin, ce dernier essaye de l'aider par personne interposée et obtient du directeur des Beaux-Arts une commande de l'État, mais cette commande ne sera jamais concrétisée et Camille ne touchera jamais un sou de l'État. L'Âge mûr est réalisé en 1895 et exposé en plâtre en 1899 au Salon de peinture et de sculpture de la Société Nationale des Beaux-Arts. Malheureusement Camille n'a pas les moyens de la faire fondre et c'est un capitaine enui la fera fondre à ses frais, en 1902 par Thiébaut (le fondeur habituel étant trop cher) ; l'officier conservera ce bronze avec lui. Il sera plus tard exposé au Musée d'Orsay. Un second bronze est fondu par Fréderic Carvihani après 1913 et exposé lui au musée Rodin après un don de Paul Claudel.
L'Âge mûr témoigne du cruel abandon de Rodin
"Ma sœur Camille, Implorante, humiliée à genoux, cette superbe, cette orgueilleuse, et savez-vous ce qui s'arrache à elle, en ce moment même, sous yeux, c'est son âme". Paul Claudel
1900 : exposition universelle : "Profonde Pensée", marbre, "Rêve au coin du feu", plâtre, "Ophélie" (L'Hamadryade), Salon de la plume : "Buste de Rodin", "La Fortune", Paul est en Chine jusqu'en 1905,
1901 : Camille ne participe à aucun salon. Eugène Biot, devenu le marchand attitré de Camille, fait fondre 6 exemplaires de bronze en taille réduite de "L'Age mûr" (prix 4000 francs),
1902 : "Persée", marbre, "Buste de Madame la Comtesse de Maigret", "Alsacienne", terre cuite, fonte de "L'Age mûr", bronze pour le capitaine Tissier par la société Thiébaut Fumière et Gavignon,
1905 : décembre, Eugène Blot organise la première exposition Camille Claudel 4 au 16 décembre (13 sculptures) boulevard de la Madeleine, "La Niobide blessée", "Sakountala", marbre,
"Sakountala" est une légende indienne du Vème siècle racontant les amours contrastés d'un prince et d'une simple jeune fille. Cette oeuvre deviendra "Vertumne et Pomone" dans sa version en marbre en référence à Ovide.
Camille sculptant le marbre. "Sakountala" deviendra "Vertumne et Pomone" dans sa version en marbre
1905 : "Profondes pensées" ou " Femme agenouillée devant une cheminée", ou "Intimité" ou "La bûche de Noël", bronze et marbre blanc, fonte, "La Sirène", en novembre, Camille tombe malade.
1906 : commencement des fugues de Camille, destruction de ses sculptures
1906-1907 : Eugène Blot monte la deuxième exposition de Camille à l'automne dans une nouvelle galerie rue Richepanse, 21 avril, inauguration du "Penseur" de Rodin au Panthéon
1908 : exposition du 1er au 24 décembre à la galerie Blot, 5, boulevard de la Madeleine, Auguste Rodin à l'Hôtel Biron, actuel musée Rodin
1910 : exposition des Femmes Peintres et Sculpteurs: "L'Imploration", "Persée", "Les Bavardes".
Les Bavardes
1913 : 2 mars, décès du père de Camille, Louis-Prosper, à Villeneuve, Camille est internée à Ville-Evrard, le 10 mars, 16 avril : réunion d'un conseil de famille pour s'occuper des biens de Camille, Auguste Rodin estt victime d'une attaque d'hémiplégie,
1914 : en août, transfert de Camille à Enghien, puis à l'hôpital psychiatrique de Montdevergues à Montfavet, Vaucluse, le 9 septembre, près d'Avignon, elle restera dans cette institution près de 30 ans, jusqu'à son décès. Sa mère et sa sœur ne viendront jamais la visiter. Paul, son frère cadet, lui rendra visite une quinzaine de fois.
L'asile d'alliénés de Montdevergues à Montfavet
1917 : 14 février, mort de Rose Beuret, 19 novembre, mort d'Auguste Rodin
Toujours consciente, elle écrit, vivant dans une solitude quasi-totale : "C'est affreux d'être abandonnée de cette façon", "Je voudrais bien être au coin de la cheminée de Villeneuve, mais hélas ! je crois que je ne sortirai jamais de Montdevergues...!"
Les médecins du centre qualifieront l'état cérébral de Camille de " délire systématisé de persécution basé par des interprétations et des fabulations : elle est victime des attaques criminelles d'un sculpteur célèbre. Elle craint tout le temps qu'on ne l' empoisonne, aussi choisit-elle soigneusement son alimentation basée surtout de pommes de terre en robe- de-chambre et d'oeufs qu'elle cuit elle-même. Son état physique est jugé bon, tout-au-moins jusqu'au 11 août 1942 où une carence alimentaire et un déséquilibre affecte gravement sa santé.
1929 : décès de la mère de Camille, Louise-Athanase, à Villeneuve,
1943 : 19 octobre, décès de Camille à 2 heures du matin d'un ictus aploplectique (infarctus cérébral ou du myocarde) accompagnée d'une perte de connaissance).
Elle est inhumée le 21 octobre au cimetière de Montfavet, Vaucluse.
Les expositions de Camille Claudel après sa disparition :
- 2008 : exposition Camille Claudel au musée Rodin à Paris, du 15 avril au 20 juillet,
- 2013-2014 : le musée Rodin consacre à l'artiste une exposition et divers ateliers, pour le 70ème anniversaire de sa mort. Camille Claudel sort de ses réserves, en présentant une vingtaine d’œuvres de l'artiste, du 1er octobre 2013 au 5 janvier 2014,
- 2014-2015 : exposition Camille Claudel à la Piscine de Roubaix " Au miroir d'un art-nouveau, Musée d'Art et de l'Industrie, du 8 novembre 2014 au 8 février 2015. Des collections du musée d'Orsay, de musée Rodin, et du futur Musée Camille Claudel qui ouvrira ses portes en novembre 2015 à Nogent-sur-Seine (10),
- Musée Camille Claudel : ouverture au printemps 2016 à Nogent-sur-Seine (Aube) avec les collections de Reine-Marie Paris et Philippe Cressent, acquises en 2008 et des achats effectués sur le marché de l'art grâce au fond du Patrimoine et la générosité de mécènes; une quarantaine d’œuvres soit le fonds le plus important au plan mondial.
Dans quels musées se trouvent les oeuvres de Camille Claudel ?
- Beaufort-en-Vallée : musée Joseph-Denais, "La petite Châtelaine", bronze,
- Cambrai : musée municipal, "L'Abandon", bronze grand modèle,
- Château-Gonthier : musée municipal, "Portrait de la comtesse de Maigret" fusain,
- Châteauroux : musée Bertrand, "Buste de Paul Claudel à treize ans", bronze, "Sakountala", plâtre, offert par Camille à la ville en 1895. Cette œuvre avait fait un tollé à l'époque.
- Château-Thierry : musée Jean-de-la Fontaine, "Buste de Ferdinand de Massary", bronze, "Buste de Paul Claudel à trente-sept ans", bronze,
- Cherbourg : musée Thomas Henry, "Giganti", bronze,
- Clermont-Ferrand : musée d'Art Roger-Quillot, "Buste de Louise de Massary", bronze,
- Draguignan : musée des Beaux-Arts, "Rêve au coin du feu", marbre,
- Guéret : musée municipal, "Buste de Rodin", bronze,
- Laon : musée archéologique municipal, quatre reproductions anciennes de dessins,
- Lille : musée des Beaux-Arts, "Giganti", bronze, "Buste de Louise de Massary", terre cuite,
- Martigues : musée Ziem, "Buste de Rodin",
- Montauban : musée Ingres, "Buste de Charles Lhermite", bronze,
- Nogent-sur-Seine, Aube, Musée Camille Claudel, une grande collection d’œuvres de Camille Claudel. (A mettre à jour bientôt),
A Noter : La collection du musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, provient des collections de : Madame Reine-Marie Paris, (petite nièce de Camille Claudel). Monsieur Philippe Cressent.
Elle se compose de plus de 77 pièces (bronze, plâtre, marbre, documents, photos, ...) dont une partie en donation.
- Paris : musée du Petit Palais, "Buste de Rodin", bronze,
- Paris : musée d'Orsay, "L'Age mûr", bronze, grand modèle, Torse de Clotho, plâtre,
- Paris : musée Rodin, "L'Age mûr, plâtre première version, bronze, deuxième version, "La Petite Châtelaine", marbre, "Persée", marbre, "Paul Claudel à trente-sept ans", bronze, "L'Implorante", bronze taille réduite,"Clotho", "Les Causeuses", version en plâtre, version en onyx et bronze,"La Valse", bronze, "Buste de Rodin", version en plâtre, version en bronze, "Vertumne et Pomone", marbre, "La Vague", onyx et bronze, "Tête au chignon", bronze,
- Poitiers : musée Sainte-Croix, "L'Abandon", taille réduite, "La Valse", bronze, "La Fortune", bronze, "Niobide blessée", bronze, "Profonde Pensée", marbre 1898, "Profonde Pensée", bronze au sable, personnage seul, "jeune femme aux yeux clos", terre cuite 1885, "La Vieille Hélène, ou Buste de Vieille Femme ou Vieille Femme", bronze patiné, entre 1906 et 1906, "Etude pour un buste de Paul Claudel à 37 ans" 1905, dépôt au Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine,
- Roubaix : musée d'Arts et d'Industrie, La Piscine, "Buste de Rodin", bronze, "La Petite Châtelaine", "aux cheveux tout à jour", marbre,
- Toulon : musée d'Art et d'Archéologie, "Jeune Romain", bronze,
- Toulouse : musée des Augustins, "Jeune Romain", bronze,
- Tourcoing : musée des Beaux-Arts, "Jeune Romain", bronze.
Musées à l'étranger :
Musées à l'étranger :
- Bejaïa : musée de l'Algérie, "Niobide blessée", plâtre, dépôt de la France,
- Berlin : Neue nationalgalerie, Allemagne, "Jeune Romain", bronze posthume,
- Martigny : Fondation Pierre Gianadda, Suisse, "L'Implorante", petit modèle bronze, "L'Abandon", petit modèle bronze, "La Fortune", bronze,
- Munich : Neue Pinakothek, Allemagne, "La Valse", petit modèle bronze,
- New-York : The Cantor Collection, U.S.A, "L'Implorante" petit modèle bronze, "Buste de Rodin", bronze, "La Valse", bronze,
- New-York : métropolitan museum, U.S.A., "L'Implorante", petit modèle bronze,
- San Francisco : California Palace of the Legion of Honour, U.S.A., "Buste de Rodin", bronze,
- Shizuoka : Prefectural Museum of Art, Japon, "La Vague", bronze posthume,
- Soumaya : musée de Soumaya, Mexique, "La Vague", bronze posthume, "Buste de Rodin", bronze, "La Valse", bronze, "Les Causeuses", marbre,
- Washington D.C., The National Museum of women in the Arts, U.S.A., "La Jeune Fille à la Gerbe", bronze posthume.
Camille Claudel à l'écran :
- 1988 : "Camille Claudel", long métrage réalisé par Bruno Nuytten, avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Madeleine Robinson. D'après le livre de Reine-Marie Paris.
Ce long métrage fera renaitre la vie un peu romancée de Camille et popularisera cette artiste méconnue du public à l'époque, durée : 175 minutes,
Musique : Gabriel Yared.
Berlin Ours d'Argent 1989, Meilleure actrice : Isabelle Adjani,
- "Camille Claudel 1915", long métrage réalisé par Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent.
Hiver 1915 : internée par sa famille dans un asile du sud de la France, là où elle ne sculptera plus. Un chronique de la vie recluse de Camille Claudel; dans l'attente d'une visite de son frère Paul.
"Le long métrage le plus bouleversant de Dumont"
Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel, La relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné.
Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique de 1914 à 1943, la murant dans le silence le plus total, lui ont donné une aura égalant son génie.
Sources et bibliographie : Wikipédia Camille Claudel, L'oeuvre énorme et les études de Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul, petite-nièce de Camille et enseignante à la Sorbonne,
Bibliographie : "Camille Claudel Le génie est comme un miroir" Hélène Pinet et Reine-Marie Paris. petite-nièce de Camille Claudel, un ouvrage de référence sur la vie de l'artiste. Gallimard 2003, Editions ARTS,
Reine-Marie Paris est licenciée d'Histoire-Géographie; maitrise d'Histoire de l'Art sur Camille Claudel en 1982,
Camille Claudel, correspondance, Edition Anne Rivière Bruno Gaudichon Collection "Arts et Artistes", Gallimard, 2003
Hélène Pinet est missionnéedes collections de photographies des collections Rodin,
Photographies des oeuvres de Camille : Piscine de Roubaix, 27 décembre 2014.
Catalogue-raisonné des œuvres de Camille Claudel :
Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia. Adam Biro, octobre 2001
Camille Claudel, Bruno Gaudichon et Anne Rivière, Paris, Adam Biro, 2000,
L’œuvre de Camille Claudel, catalogue-raisonné, Paris, Adam Biro-Arthis, 1991,
Lien Piscine de Roubaix : Exposition Camille Claudel du 8 novembre 2014 au 8 février 2015 "Au miroir d'un art-nouveau"
Des oeuvres du musée d'Orsay de Paris, du musée d'Orsay de Paris, et du futur musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine.
Association Camille et Paul Claudel en Tardenois : 4, rue de Rugny 02130 Arcy Sainte-Restigné : association-cpc@orange.fr
- "Camille Claudel 1915", long métrage réalisé par Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent.
Hiver 1915 : internée par sa famille dans un asile du sud de la France, là où elle ne sculptera plus. Un chronique de la vie recluse de Camille Claudel; dans l'attente d'une visite de son frère Paul.
"Le long métrage le plus bouleversant de Dumont"
Camille Anastasia Kendall Maria Nicola Claudel, La relation passionnelle et tumultueuse avec le sculpteur Auguste Rodin, de vingt-quatre ans son aîné.
Cet amour impossible, ainsi que son internement psychiatrique de 1914 à 1943, la murant dans le silence le plus total, lui ont donné une aura égalant son génie.
Sources et bibliographie : Wikipédia Camille Claudel, L'oeuvre énorme et les études de Reine-Marie Paris, petite-fille de Paul, petite-nièce de Camille et enseignante à la Sorbonne,
Bibliographie : "Camille Claudel Le génie est comme un miroir" Hélène Pinet et Reine-Marie Paris. petite-nièce de Camille Claudel, un ouvrage de référence sur la vie de l'artiste. Gallimard 2003, Editions ARTS,
Reine-Marie Paris est licenciée d'Histoire-Géographie; maitrise d'Histoire de l'Art sur Camille Claudel en 1982,
Camille Claudel, correspondance, Edition Anne Rivière Bruno Gaudichon Collection "Arts et Artistes", Gallimard, 2003
Hélène Pinet est missionnéedes collections de photographies des collections Rodin,
Photographies des oeuvres de Camille : Piscine de Roubaix, 27 décembre 2014.
Catalogue-raisonné des oeuvres de Camille Claudel : Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia. Adam Biro, octobre 2001
Camille Claudel, Bruno Gaudichon et Anne Rivière, Paris, Adam Biro, 2000,
L'oeuvre de Camille Claudel, catalogue-raisonné, Paris, Adam Biro-Arthis, 1991,
Lien Piscine de Roubaix : Exposition Camille Claudel du 8 novembre 2014 au 8 février 2015 "Au miroir d'un art-nouveau"
Des oeuvres du musée d'Orsay de Paris, du musée d'Orsay de Paris, et du futur musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine.
Association Camille et Paul Claudel en Tardenois : 4, rue de Rugny 02130 Arcy Sainte-Restigné : association-cpc@orange.fr
Camille Claudel. "Au miroir d'un art-nouveau":
Catalogue-raisonné de l'exposition Camille Claudel au Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix. La Piscine. Edition Gallimard La Piscine 2014. www.gallimard.fr
Camille Claudel à Montdevergues :
Histoire d'un internement - 7 septembre 1914 - 19 octobre 1943. de Michel Deveau. Editions L'Harmattant.
Timbre : "La Valse", hommage à Camille Claudel, édition en 2000
Quelques oeuvres dessinées, études de janvier 2015, crayon ou encres
Deux Causerie sur La Petite Châtelaine de Camille Claudel :
"La Petite Châtelaine, sa fille spirituelle"
par Jean-Pierre Kosinski
Le Mesnil-le-Roi et Cormeilles-en-Parisis :
9 mars et 27 avril 2019
Dessins crayon sanguine et noir février 2018
Aquarelles d'après la photographie N & Bl de César en 1885 :
Camille Claudel et la Petite Châtelaine de l'Islette en Touraine 1892-93
Carnet de voyage aquarelles au château de l'Islette 2018 à 2021
Camille Claudel travaillant sur la femme accroupie
D'après le film Camille Claudel 1989 Isabelle Adjani et Ariana A
Aquarelle janvier 2021 bleu Winsor format A5
Camille Claudel et Auguste Rodin travaillant sur "La Femme accroupie" 1884-85 dans l'atelier rue de l'Université à Paris . Aquarelles janv 2021, d'après le film Camille Claudel de Bruno Nuytten,1988, César du meilleur film 1989, avec Gérard Depardieu, Isabelle Adjani et le modèle Ariana K.
Projet de balade en complément d'étude : le circuit Camille Claudel à Paris, de Port-Royal à Châtelet en anglais :
Catalogue-raisonné de l'exposition Camille Claudel au Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix. La Piscine. Edition Gallimard La Piscine 2014. www.gallimard.fr
Camille Claudel à Montdevergues :
Histoire d'un internement - 7 septembre 1914 - 19 octobre 1943. de Michel Deveau. Editions L'Harmattant.
Timbre : "La Valse", hommage à Camille Claudel, édition en 2000
Quelques œuvres dessinées, études de janvier 2015, crayon ou encres
Deux Causeries sur La Petite Châtelaine de Camille Claudel :
Le Mesnil-le-Roi en 2019 et Cormeilles-en-Parisis en 2020
Dessin au crayon de couleur octobre 2018
La Femme accroupie et la Femme accroupie "torse mutilé" de Camille Claudel vers 1884-1885, Atelier de Paris
Bonnes visites !
Projet de balade à l'étude : le circuit Camille Claudel à Paris, de Port-Royal à Châtelet. Ce projet est achevé actuellement.
Camille et "l'Âge Mûr" détail, dessin au crayon juillet 2017
Dessin au crayon "La Petite Châtelaine", d'après la première version en terre cuite de Camille au château de l'Islette.
Photographies de Camille Claudel en 1887 à Paris, déguisée, en août 1893
"La Petite Châtelaine", différentes versions de 1892 à 1896, terre cuite, plâtre patiné ou brut, marbres.
Camille Claudel à participé, avec d'autres sculpteurs à l'œuvre grandiose de la "Porte de l'Enfer" d'Auguste Rodin (partie supérieure de l'œuvre ).
L'oeuvre en plâtre est visible au Musée d'Orsay et celle de bronze dans le jardin du musée Rodin à Paris. Beaucoup d'études sont visibles à Paris et à Meudon aux Musées Rodin. Il existe de nombreuses répliques en bronze dans le monde entier (voir l'article spécifique sur la Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin).
"La Petite Châtelaine", première version de Camille, plâtre patinée, propriété de la famille de Camille
Montages : la Porte de l'Enfer d'Auguste Rodin au Musée Rodin (bronze) et au Musée d'Orsay (plâtre)
"L'âge mur" bronze Musée d'Orsay premier étage droite
"L'Age mûr" l'une des sculptures majeures de Camille Claudel s'est aussi appelée "La Destinée", ""La Fatalité" ou "Le Chemin de la vie" 1894 - 1900.
Deux versions se situent au Musée d'Orsay et au musée Rodin.
Cette version photographiée au musée Rodin est une fonte Frédéric Carvillhani après 1913.
L’œuvre originale en plâtre fut réalisée en 1895 et exposée au Salon des Beaux Arts de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris.
L'épreuve en bronze du musée d'Orsay est une fonte Thébaut.
La famille Claudel va vivre au 5ème étage du 31 boulevard de Port-Royal de 1886 à 1892
"Le métier de sculpteur est pour un homme une espèce de défi perpétuel au bon sens, il est pour une femme isolée et pour une femme avec le tempérament de ma soeur une pure impossibilité. Elle avait tout misé sur Rodin, elle perdit tout avec lui.
Le beau vaisseau, quelque temps balloté sur d'amères vagues, s'engloutit corps et bien."
Paul Claudel, "Ma soeur Camille, son œuvre est l'histoire de sa vie", Le Figaro littéraire, 17 novembre 1951.
Lieu des ateliers et habitations de Camille Claudel et de sa famille à Paris, un circuit très agréable !
Projet de circuit Camille à Paris, juillet 2017
Circuit de 15 kilomètres. 5 heures de marche, au départ du métro. Edgar Quinet
Une visite au musée Rodin le 12 novembre 2015, jour de la réouverture du musée après 3 ans de travaux :
"La Petite Châtelaine" Marbre de Camille Claudel,1892, ancienne collection Joanny Peytel
"Masque de Camille Claudel et main de P. de Wissant" assemblage en plâtre vers 1895 d'Auguste Rodin
"Camille Claudel au cheveux courts", masque Auguste Rodin vers 1892, donation Rodin 1916
"Camille Claudel au bonnet" Tête en terre cuite d'Auguste Rodin vers1884
"Camille Claudel au bonnet" Tête en pâte de verre, 1911, Auguste Rodin et Jean Cros
La salle Camille Claudel au Musée Rodin
Camille Claudel au Musée Rodin :
77, rue de Varenne 75007 Paris Métro. Varenne
1er étage de l'Hôtel, salle 16.
Mardi au dimanche : 10 à 17 H 45, mercredi jusqu'à 20 H 45. Fermeture des caisses 17 H 15, des jardins 17 H, du 1er octobre au 31 mars, des espaces d'exposition 17 H 45.
Musée gratuit le 12 novembre 2015, journée de réouverture des salles, après travaux de rénovation et de présentation de nouvelles collections des réserves.
Comment se rendre au musée ? :le plan d'accès sources musée Camille Claudel
Pour se rendre au musée depuis Paris : Par le train : toutes les heures au départ de la gare de l’Est, trajet d’une heure puis 5 mn à pied jusqu’au musée Par la route : 1h20 par la Nationale 4 ou par l’A4 et la Départementale 231 En savoir plus sur https://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/131250-musee-camille-claudel-ouverture-en-mars-2017-a-nogent-sur-seine#lzqt7M2PEAowyjHO.99
Une pièce jouée par la Compagnie "les Bacchantes", d'après l'oeuvre de Sophie Jabès, édité par Lansman Editions.
Adaptation et mise en scène : Marie Montegani
avec Clara Ponsot, Nathalie Boutefeu, Clémentine Yelnik et la participation de Geneviève Dang.
Entre autres : Vendredi 10 mars 2017 à 20 H 45, salle Malesherbes, 78600 Maisons-Laffitte
Camille, Camille, Camille – Création 2014. Reprise en 2016-2017.
Avec Nathalie Boutefeu, Vanessa Fonte ou Clara Ponsot (en alternance), Clémentine Yelnik – Mise en scène Marie Montegani (Photo Elisa Cencetti)
« J’ai voulu que renaisse sur scène, celle que l’on a cherché à museler, celle qui réclamait la liberté à grand cri et poser la question de la place de l’artiste femme dans la société, aujourd’hui »
Camille, Camille, Camille – Création 2014. Reprise en 2016-2017.
Avec Nathalie Boutefeu, Vanessa Fonte ou Clara Ponsot (en alternance), Clémentine Yelnik – Mise en scène Marie Montegani (Photo Elisa Cencetti)
« J’ai voulu que renaisse sur scène, celle que l’on a cherché à museler, celle qui réclamait la liberté à grand cri et poser la question de la place de l’artiste femme dans la société, aujourd’hui »
Comment ne pas être bouleversé par cette artiste de génie, cette femme libre, qui souhaitait faire reconnaître son art et que l’abandon de Rodin, l’isolement et le manque de commande conduisirent à la misère et poussèrent à la folie. Celle qui fut internée à l’asile de Ville-Évrard en 1913 (huit jours seulement après la mort de son père qui l’avait toujours soutenue) avant d’être transférée un an plus tard à l’asile de Montdevergues, mourut des suites de malnutrition, le 19 octobre 1943, à l’âge de 78 ans. Quelques jours après sa mort, Camille Claudel est inhumée au cimetière de Montfavet accompagnée du seul personnel de l’hôpital. Ses restes seront transférés dans le carré no 10, fosse commune appelée aussi « carré des fous ».
Camille Claudel rejoint ainsi la liste des artistes maudits, au destin tragique. Il faudra attendre presque la fin du XXe siècle pour qu’elle sorte à nouveau de l’oubli, notamment grâce au remarquable travail de Reine-Marie Paris, petite nièce de Camille Claudel, et le texte de Sophie Jabès vient rappeler avec force la femme et l’artiste hors du commun qu’elle était.