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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Le Palais demeure aujourd’hui l’un des plus remarquables exemples d’architecture civile médiévale en France.
Construit au sommet et au centre de la ville, le palais des comtes de Poitiers et ducs d’Aquitaine a traversé les siècles et les régimes politiques. Dans ses affectations successives, il a toujours eu un rôle important dans la ville, ainsi que dans l’histoire du Poitou et de l’Aquitaine. Ce lieu de pouvoir emblématique est aussi un exemple exceptionnel d’architecture civile médiévale. Il est aujourd’hui l’objet de projets de mise en valeur, suite au départ prochain du Palais de justice qu’il abrite
Une visite du Palais des comtes de Poitiers et des ducs d'Aquitaine en mai 2023
L'Entrée du Palais construite en 1822
La grande salle : entre 1199 et 1204, Aliénor d'Aquitaine fait bâtir la grande salle (parfois désignée par son nom latin, aula), qui remplace une autre plus ancienne. Sans nom particulier à l'époque, cette salle (50 × 16,85 mètres) était probablement la plus vaste de l'époque en Europe mis à part le Westminster Hall de Londres qui lui est apparenté. L’ancien « pont de la salle » du xiie siècle existe encore dans les constructions modernes de l'actuelle rue du marché. La salle n'a pas de plafond, et on peut voir la charpente en châtaignier, construite en 1862 par les charpentiers de marine de La Rochelle. Les murs de la salle sont ornés d'arcatures aveugles supportées par de fines colonnettes, avec une organisation différente selon le mur. Des têtes grimaçantes et des personnages ornent les culots des colonnes. Ce type d'ornement est fréquent dans l'art gothique dit « plantagenêt » angevin, ou encore « gothique de l’Ouest ». On le retrouve à la cathédrale de Poitiers, édifice contemporain. Les murs ont été enduits et peints au xixe siècle de motifs imitant la pierre en grand appareil. Une banquette de pierre fait le tour de la salle. Elle fut utilisée comme « salle des pas perdus » du palais de justice jusqu'en 2019.
A partir de 1388, l'architecte Guy de Dammartin reconstruit entièrement le mur sud de la salle, à la demande de Jean de France, duc de Berry.
Le mur reçoit alors trois cheminées monumentales, un balcon et de vastes baie. Il est largement éclairé par de hautes verrières que traversent les conduits des cheminées. Le raffinement de cette réalisation traduit l'apogée de l'art gothique, à l'aube du style flamboyant.
Encadrant les gâbles des fenêtres, quatre statues monumentales rappellent les anciens maîtres des lieux, à savoir le roi Charles VI et la reine Isabeau de Bavière, entourés du duc de Berry et de sa seconde femme Jeanne de Boulogne. Les cheminées portent une ornementation très soignée avec notamment les anges tenant les blasons.
Ces derniers refaits au XXème, représentent de gauche à droite les armes de Berry, les armes de France et celle de Boulogne.
La charpente est refaite à plusieurs reprises, la dernière fois entre 1861 et 1865. Des mentions du XVIIème siècle laissent penser que la salle était à l'origine couverte d'un lambris
Détails des cheminées
Documentation Le Palais des ducs d'Aquitaine de Poitiers
Où se situe le Palais des ducs d'Aquitaine et des comtes de Poitiers et Poitou ?
Le Jugement dernier sur le tympan du portail central, façade occidentale
Vue intérieure de la cathédrale avec ses trois vaisseaux
Le vaisseau central
Les grandes orgues de la cathédrale
Les gargouilles de la cathédrale
Quelques informations sur la cathédrale de Poitiers : (XIIème au XIVème siècle, de style gothique angevin *) La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers est une cathédralecatholique romaine située à Poitiers, dans le département de la Vienne et la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est le siège de l'archidiocèse de Poitiers. En plus de son titre d'église archiépiscopale, elle a rang de basilique mineure depuis le . Moins connue que l'église Notre-Dame-la-Grande, cet immense vaisseau de pierre est pourtant le plus vaste édifice religieux de la ville et un repère visible de loin dans le paysage urbain. Construite à l'initiative d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenêt à partir de 1160, consacrée en 1379, elle est de style gothique angevin (emploi de voûtes bombées sur plan carré) et s'apparente aux églises-halles par sa division en trois vaisseaux de hauteur presque égale. La façade, cantonnée de deux tours inachevées, emprunte des éléments à la grammaire stylistique du nord de la France. L'intérieur conserve des stalles du xiiie siècle et une collection de vitraux historiés datant des xiie et xiiie siècles, parmi lesquels une Crucifixion, comptant parmi les sommets de l'art du vitrail médiéval français.
Une visite à l'église Sainte-Radegonde à Poitiers le 23 mai 2023
Construite au VIème siècle par la reine des Francs Radegonde sous le vocable de Sainte-Marie-hors-des-murs, l'église est renommée Sainte-Radegonde à la mort de sa fondatrice en 587 après que son corps y fut inhumé. L'édifice mentionné au VIème siècle, servait de sépultures pour les religieuses de l'abbaye. A cette époque, elle est placée sous le vocable de la Vierge Marie et se nomme "Sainte-Marie-hors-les-murs". Elle est construite à l'extérieur du rempart en raison de son usage funéraire; en effet la muraille gallo-romaine, bâtie à la charnières des IIIème et IVème siècle, passait entre cette église et la cathédrale Saint-Pierre. Durant la période mérovingienne, on avait conservé la tradition romaine de pratiquer les inhumations extra muros pour des raisons sanitaires (voir la loi des Douze Tables). A la mort, en 587, de Sainte-Radegonde, qui y fut enterrée, elle prit son nom définitif.
Plan de la ville médiévale et contemporaine
Elle abrite toujours la tombe de la sainte patronne de la ville, reine du peuple franc et épouse du roi Clotaire Ier. Elle avait créé à Poitiers la première abbaye féminine de Gaule, l'abbaye Sainte-Croix. Sur ordre de l'abbesse Béliarde, le corps de Sainte Radegonde est exhumé, en 1012, et l'église est rebâtie après le grand incendie de 1083. La dédicace du nouvel édifice, dont subsistent le chevet et les premiers étages du clocher-porche, est mentionnée en 1099. Elle est, à la fois, église paroissiale et collégiale. Elle a à sa tête un prieur qui est nommé par l'abbesse de Sainte-Croix. Elle est desservie par une communauté de clercs, organisée en un collège de chanoines à partir du xe siècle. Les chanoines assurent le service de la prière des heures auprès du tombeau de la sainte. L'abside avec sa crypte et son déambulatoire ainsi que l'étage inférieur de la tour semblent remonter à cette époque. La nef est une construction plus récente. Elle daterait du xiiie siècle. Elle fut voûtée au xive siècle. Au temps des guerres de Religion, elle est saccagée en 1562 par les réformés. D'après une relation contemporaine des ambassadeurs de Venise, le corps de la sainte lui-même ne fut pas épargné. L'église a été classée Monument Historique en 1862.
Le vitrail d'Aliénor : Aliénor d'Aquitaine confirmant la charte de commune en 1199 par A. Steinheil, Salon d'Honneur.
Le Salon d'honneur : le décor du plafond Du Guesclin délivrant Poitiers des Anglais par le peintre Jean-Baptiste Brunet
La Salle du Blason, ancienne salle du conseil municipal :
Les œuvres de la salle du Blason
Bonne visite !
Historique de l'Hôtel de ville de Poitiers :
Édifié entre 1869 et 1875, l'hôtel de ville de Poitiers est le point final d'un vaste projet d'urbanisation du centre-ville, entamé avec l'arrivée du train en 1851 et la construction de la préfecture entre 1864 et 1869. La décision est également prise de réaliser un large boulevard d'inspiration haussmannienne, reliant le nouvel édifice départemental à la place d'Armes : ce nouvel axe, actuelle rue Victor-Hugo, devait faire office de voie triomphale ouvrant sur le nouvel hôtel de ville. Auparavant, l'hôtel de ville était installé à l'échevinage. Antoine-Gaétan Guérinot est choisi comme architecte. Les travaux commencés en 1869, interrompus lors de la guerre de 1870, ne seront terminés qu'en 1875.
Par arrêté du , les façades, toitures ainsi que le grand escalier sont inscrits au titre des monuments historiques.