:
Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Depuis le 19 mars et jusqu’au 11 juin, le musée Tavet-Delacour présente en effet la plus importante collection de gravures réalisées par Pissarro, réunie en France depuis des décennies. « Ces gravures sont très rarement dévoilées au public pour des raisons de conservation », souligne le député-maire Philippe Houillon. Une exposition d’autant plus exceptionnelle qu’elle a bénéficié du prêt d’une quarantaine de gravures de la Bibliothèque nationale de France et de précieux monotypes du musée d’Art Moderne André-Malraux du Havre et du musée Faure d’Aix-les-Bains.
Parallèlement à cette exposition, le musée Pissarro, réaménagé et agrandi de nouvelles salles, permettra au public de découvrir une collection de près de 130 œuvres consacrée à Camille Pissarro et aux paysagistes impressionnistes et postimpressionnistes du département. Les intéressés ont également jusqu’au 11 juin pour visiter cette expo Intitulée "Camille Pissarro et ses amis – Impressions de l’Oise".
Le musée Tavet
Un côté moins connu de Camille Pissarro : son oeuvre gravée
Portraits photographiques de Pissarro : sources Musée Pissarro Pontoise
Pontoise, beau village du Val-d'Oise.
ses fortifications :
Le château royal :
L'Hôtel de Ville de Pontoise
Pissarro et ses descendants. Sources : famille de Camille Pissrro
Vue du château de Pontoise
Les oeuvres de Camille Pissarro à Pontoise et ses environs
Merci au musée Pissarro pour son accueil et son vernissage fort sympathique.
Musée Camille-Pissarro : 17, rue du Château. Pontoise.
"Saint-Véran, le pays où le coq picore le étoiles"
Une visite à Saint-Véran, plus haut village d'Europe
Saint-Véran, une histoire d'altitude :
Saint-Véran est la commune la plus haute de toute l'Europe avec une altitude de 2040 mètres.
Son histoire est très ancienne, et plus vieille que sa légende du VIème siècle : L'hermite de Cavaillan Véran (ou l'évèque de Cavaillon ), chassant le dragon dont le sang perdu, ici ou là, fît naitre six villages du nom de Saint-Véran dans toute la Provence, ponctuant de grandes voies de transhumance et qui vint mourir sur les pentes de Beauregard.
Les Romains ont été présents ici : la mine de cuivre (1), la voie impériale au col de Blanchet en attestent leur passé lointain.
Le Queyras est français depuis le XIVème siècle; soit 400 ans de plus que la Savoie.
Quatre vallées italiennes proches, tout comme le Queyras, bénéfirons, dès 1343, d'un régime de démocratie locale : "la République des Escartons", concédé par le Dauphin.
La Révolution française, uniformant le droit, fît disparaitre cette conquète populaire. puis les armées de Napoléon passèrent par là.
Le peuplement de la région se fît au Moyen-Age sur les pentes ensoleillées et fertiles, malgré le long hiver, sur les pentes défrichées des forêts de l'Adret. La population, dans une France rurale alors très peuplée, atteignit jusqu'à 1000 habitants, 540 en 1906, 260 aujourd'hui.
Il y eut des catastrophes dans l'histoire du village et sa région, comme dans beaucoup d'autres régions : épidémie de peste noire en 1350 et plusieurs incendies, dont celui de1526, qui brûla tous les quartiers du centre du village, les crues de 1957, les famines qui eurent lieu jusqu'au XVIIIème : 1785, 1792, et jusqu'en 1847. Les guerres de religion où dans cette région, les protestants furent nombreux, créèrent des combats fraticides entre 1550 et 1750. Ces combats virent le départ d'un tiers des Queyrassins, après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, vers la Suisse.
Plus près de notre période, la Seconde Guerre Mondiale qui ravagea en 1944 Abriès et Ristolas, épargna Saint-Véran.
Au XIX et au XXème siècle, l'histoire fut surtout construite autour du changement économique et social. L'ouverture de la route en 1856 brisa l'isolement, mais l'exode rural s'accéléra vers Toulon, Marseille, ainsi que vers Lyon et Grenoble.
La modernisation agricole en 1950 et 1960, l'électricité en 1928, le téléphone en 1929, l'eau au robinet dans les années 1950, le tourisme (le premier hôtel date de 1934; le premier téléski en 1936, ne ralentissèrent malheureusement pas l'exode rural.
Vers 1960 la population se stabilise heureusement.
En 1977, les 8 communes se regroupent en Parc Naturel Régional avec une partie de Guillestre et Eygliers.
Plan du village de Saint-Véran
Traditions locales :
Les maisons :
"La fai bun basti de la peyra de soun luo". Il fait bon bâtir avec les pierres de son pays (proverbe briançonnais).
Les maisons traditionnelles de Saint-Véran, au nombre d'une centaine, constituent en Europe un modèle d'architecture. Elles sont si caractéristiques qu'elles ont été décrites dans les grands ouvrages d'archtecture rurale et que, dans certaines exposiitions nationales, comme en 1925, à Grenoble, des xemplaires ont été démontés pour les présenter au public.
Ce sont ces maisons qui servaient à la fois d'habitation, d'écurie et de stockage des récoltes. Le mélèze ici abondant domine sur un soubassement de pierres. Le bâtiment est de volume important, profitant de la pente et s'ouvrant sur le sud-ouest.
La fuste, du latin fustis; poutre, bois.
Sa partie en troncs de mélèze laisse passer l'air dans les étages pour sécher le foin dans les étages pour sécher le foin et dans les balcons pour aérer la récolte de grains.
Sa toiture est en bordeaux de mélèze; On faisait entrer le foin par une porte de grange, profitant de la pente, à l'arrière de la maison.
Son rez-de-chaussée abrite l'écurie, où l'hiver, les habitants couchaient dans des lits clos à côté des bêtes.
Le caset, une sorte d'aile en pierre abritait la cuisine, la fougagno, la resserre à pain, un establot pour les brebis et une ou deux chambres, chambrouns, pour l'été.
Autrefois en retrait par rapport à la fuste, le caset a été parfois intégré, au XXème siècle, dans la façade. Les murs sont épais, les fenêtres petites pour se protéger du froid. La toiture du caset est en lauzes de schiste.
Les plus anciennes maisons datent du XVIème siècle. Les dates des linteaux sont celles de la construction d'origine ou de la rénovation. L'habitat familial s'est transformé au XXème siècle pour améliorer le confort et afin de faire la place aux toiristes. L'agriculture n'est plus la clef, le foin n'est plus dans les fustes et le bétail n'est plus dans les habitations où il apportait un peu de chaleur l'hiver.
Les matériaux les plus divers sont arrivés dans l'habitat : tôle, zinc, ciment, plastique.
Il n'existe plus aujourd'hui que quelques spécimens authentiques, non pas de l'habitat d'autrefois, car il a toujours évolué, mais de celui qui caractérisait, avec une grande unité pendant plus de deux siècle au moins, le village et ses hameaux.
Avec l'oeil du connaisseur, on retrouvera les volumes et les visages anciens.
Les cadrans solaires de Saint-Véran :
Le cadran solaire était le moyen de lire l'heure dans une région où le soleil luit 300 jours par an. 9500 sont répertoriées en France.
Entre 1860 et 1960, elle furent abandonnées. Depuis, elles réaparaissent avec des artistes comme Rémy Potey, relaient le célèbre italien Giovanni Zarbula, qui vers 1850, décora tant de façades dans la région et en Italie.
Sur les cadrans, des morales rappelaient que le soleil se lève pour tous "Lou ouvey se leva per tuiches", Je sers le hommes, servez Dieu (1833 et 1980), "Je mesure le temps, image mobile de l'immobile éternité", "Toutes les heures blessent, la dernière tue"
Les cadrans solaires de Saint-Véran
Les croix ornées des instruments de la Passion :
Les croix ont été érigées par des missions catholiques entre 1920 et 1968 et surmontées d'un coq "Le coq chantera trois fois" pour les reniement de Pierre.
En fait, cela les textes : Mt 26,34. "Jésus lui dit: En vérité, Je te le dis, cette nuit même, avant que le coq chante, tu Me renieras trois fois".( Cf. Évangile selon saint Matthieu Chapitre XXVI)
Cela explique peut-être la devise d'aujourd'hui " Saint-Véran, là où le coq picore les étoiles"
Une des croix ornées du centre du village
L'église Saint-Véran :
Histoire de l'église :
Détruite pendant les guerres de religion, l'église de Saint-Véran a été reconstruite au XVIIème siècle. Deux colonnes finement sculptées reposant sur deux lion stylophoress, que l'on retrouve à Guillestre et Abriès, soutiennent son porche en bois. Son décor intérieur est riche en sculptures et en statues. Elle est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis le 8 mai 1973.
Architecture :
Construite au XVIIème siècle en forme de temple, son architecte était prorestante, sans abside, ni clocher,, au lendemain de la destruction du précédent édifice par les huguenots, l'église de Saint-Véran conserve quelques motifs architecturaux de cette première époque dont les lions porte-colonnes du porche d'entrée et, à l'intérieur du bâtiment, plusieurs colonnes, chapiteaux et bénitier. Dotée en1838 du clocher actuel, l'église de ce village abrite autour d'une nef de trois travées et un chœur, un très beau mobilier baroque dont un retable de 1684 sculpté par des artistes transalpins (encadrant un Christ en croix), des vitraux du XIXème siècle, une tribune et de nombreuses statues (Saint-Véran, Saint-Joseph, le Curé d'Ars, Saint-François, la Vierge) ou autels de bois. Le cimetière se trouve dans la partie sud de l'édifice, dominant la vallée..
L'église Saint-Véran
Les fontaines de Saint-Véran :
Les fontaines deservaient chaque quartier. Toutes étaient fabriquées sur le même modèle : un rectangle ( Batchass) où le femmes lavaient le linge à l'eau froide et le cylindre (la tine) était destiné à faire boire les bêtes. L'adduction d'eau a été installé à Saint-Véran vers 1950.
Les fontaines abandonnées ont été réhabilitées.
Les fontaines de Saint-Véran
Quelques images de ce beau village perché
(1) Les anciennes mines de cuivre de la région de Saint-Véran :
Au temps des romains :
Les Romains connaissaient la mine de cuivre de Saint-Véran. En témoigne la monnaie d'Antonin-le-Pieux (empereur romain de 138 à 161 après J.-C.) trouvée à l'entrée d'une galerie. L'affleurement préhistorique étant épuisé, il a fallu creuser des galeries de plus en plus basses pour atteindre le filon qui s'enfonce dans le sol pratiquement à la verticale.
On imagine la difficulté de ce travail en pleine montagne, à 2400 m d'altitude, dans le froid, la neige, la glace, notamment en début ou en fin de saison, et la difficulté d'évacuation du minerai vers la vallée, à dos d'homme sans doute, de mulet peut-être. On s'interroge aussi sur les conditions d'existence des ouvriers. S'agissait-il d'une main-d'œuvre recrutée sur place ? Quelle était alors l'importance du village qui deviendrait un jour Saint-Véran ? S'agissait-il d'une main-d'œuvre importée ?
Situation de l'ancienne mine de cuivre : cette mine se situe entre la chapelle Sainte-Elisabeth et le chapelle du Clausis (voir carte IGN au 1/25.000ème ci-dessous).
La mine de cuivre de Saint-Véran témoigne de la riche géologie du territoire. Il y a 150 millions d'années, de riches dépôts en minerai se sont formées autour de sources hydrothermales dans les failles sous-marines. Le Queyras est pauvre en gisement minier et le cuivre, l"amiante et l'ophiolite ont été les seules ressources minérales exploitée du territoire. De nombreux outils ont été retrouvés dans la mine de Clausis. des maillets ont servi à dégager le cuivre, or rouge, des moindres failles de la roche. il était recherché pour la fabrication des bijoux. Par la suite, d'autres métaux ont été rajoutés au cuivre afin d'en améliorer la qualité.
La mine a été expoitée jusqu'en 1970 malgré un accident en 1957
La carte IGN 1/25.000 3637 OTR
Au cœur du Parc Régional du Queyras, Saint-Véran, plus haut village d'Europe, s'étale entre 1990 et 2040 mètre d'altitude sur un versant herbeux de la montagne de Beauregard. Entièrement construit en bois et en pierre, il offre un caractère architectural original, avec ses chalets, ses fontaines, ses greniers de fourrage, ses Croix de la Passion et ses cadrans solaires.
Il doit son nom à Saint-Véran, évêque de Cavaillon, qui, au VIème siècle, délivra les campagnes d'un dragon qui terrorisait le pays. Il blessa le monstre qui vint s'abattre sur la montagne de Saint-Véran.
Le travail du bois dans le village
L'atelier d'une artiste
Atelier de sculpture sur bois "L'Arolle"
L’AROLLE, Sculpture sur bois Tél. : 04 92 45 29 40
Une randonnée du jour, 5 juillet 2016, au sud-est de Saint-Véran, jusqu'au Pont-Vieux, 1953 mètres
Sources randonnée : Carte IGN 1/25.000ème 3637 OTR : Mont Viso Saint-Véran Aiguilles-en-Queyras Parc naturel régional du Queyras Carte touristique & de randonnée Logiciel Openrunner
Aux portes de Villedieu-les-Poêles, c'est un peu les portes du temps que l'on passe.
Dès les premières façades de granit des premières maisons, on est envouté par un charme médiéval que les guerres passées n'ont pas dévasté.
Villedieu fût la première commanderie des Chevaliers de Malte et hérite de cette époque d'une grande tradition de dinanderie. ce qui lui vaut d'être reconnue comme "la cité du cuivre" et à ses habitants d'être appelé les Sourdins. Avant d'être officialisé, ce fût un sobriquet donné aux gens d'ici, souvent poêliers (poesliers) et chaudronniers qui finissaient par être sourds à force de marteler les métaux.
En parcourant les rues étroites et les cours ateliers, on découvre une industrie qui fait toujours honneur à l'ouvrage des anciens, tout en en s'épanouissant dans l'ère moderne. A Villedieu, depuis 800 ans dit-on, un réseau d'entreprises spécialisées dans le travail du cuivre et la chaudronnerie d'art se développe. Ici, on sait réaliser de belles casseroles en cuivre qu'un chef cuisinier peut attendre. Ici, on sait fondre des cloches, des plus petites aux plus imposantes, qui iront carillonner à travers le monde.
Les ouvriers dans les ateliers et à la fonderie font chaque jour démonstration de leur amour du métiers, rejoints depuis quelques années par d'autres artisans : potiers, souffleurs de verre... Dans le centre historique de Villedieu-les-Poêles, on pourra aussi s'intéresser aux meubles anciens, à l'horlogerie ou encore à la dentelle.
L'ordre souverain des Chevaliers de Malte :
Les chevaliers de Malte sont chez eux à Villedieu. Le fils de Guillaume le Conquérant, Henri 1er de Beauclerc, fit don aux hospitaliers de Jean-Jean-de-Jérusalem de ce territoire qui devint la première commanderie de l'Ordre de Malte. Tous les quatre ans, la cité du cuivre et de l'étain organise les cérémonies du Grand Sacre, en présence d'une délégation de l'ordre souverain des chevalier de Malte.
La fonderie Cornille-Havard est l'héritière d'une tradition installée à Villedieu-les-Poêles depuis la fin du Moyen-Âge.
Jusqu'au XIXème siècle, les fondeurs sont généralement itinérants : ils fabriquent les cloches au pied des clochers, car transporter une cloche de plusieurs tonnes s'avère périlleux.
Adolphe Havard poursuivit l'oeuvre familiale et construit en 1865 le bel atelier.
Aujourd'hui la fonderie Cornille-Havard est l'une des trois derniers fonderies françaises. son rayonnement est international et ses commandes connaissent une diversification croissante tant en fonderie d'art que dans l'art campanaire.
La fonderie de cloches a apporté de nombreuses innovations à ses procédés de fabrications, toutefois, celui des moules reste ancestral. Les moules sont composés de poils de chèvre, de crottins ed cheval et d'argile. Le poil de chèvre est utilsé comme liant, la porosité du crottin de cheval permet l'évacuation des gaz tandis que l'argile offre au moule une très grande résistance à la chaleur.
La magnifique ferronnerie d'entrée de la fabrique de cloches
La fonderie de cloches et ses ateliers
La fonderie de cloches
Composition du bronze des cloches : 78 % cuivre et 22 % étain
Le fondeur des cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2013..
En 2015, la fonderie Cornille-Havard a réalisé les trois nouvelles cloches de la cathédrale de Sées.
Adresse : 10, rue du Pont Chignon 50800 Villedieu-les-Poêles
Autoroute A84 sortie 37 ou 38.
Visites:
Ouvert du 9 février au 11 novembre 2016 : du mardi au samedi de 10 à 12 H 30 et de 14 à 17 H 30 et du 9 juillet au 27 août 2016 : T. les J. de 9 H à à 18 H 30.
Le bourg médiéval de Saint-Cirq-Lapopie, en occitan Sent Circ de la Pòpia, situé dans le département du Lot, compte 13 monuments historiques est l’un des plus beaux villages de France. Accroché sur une falaise à 100 mètres au-dessus du Lot, Saint-Cirq Lapopie constitue l’un des sites majeurs de la vallée du Lot.
Chef-lieu de l’une des trois vicomtés du Quercy, Saint-Cirq Lapopie fut partagé au Moyen Âge entre plusieurs dynasties féodales dont les familles dominantes de Lapopie, de Gourdon et de Cardaillac. De ce fait, plusieurs châteaux et maisons fortes constituaient le fort seigneurial et dominaient le village.
Saint-Cirq-Lapopie est une commune française, située dans le département du Lot dans la région Midi-Pyrénées en Quercy.
Elle est située au cœur du Parc naturel régional des Causses du Quercy, à 30 km à l'est de Cahors et à 130 km au nord de Toulouse. Village médiéval, un des plus beaux villages de France, surplombe le Lot. Saint-Cirq-Lapopie, est un des lieux les plus visité du Lot, village-musée presque entièrement classé et bien connu des artistes.
Vue des toits de tuiles plates du château
En contrebas du fort, les rues du village, fermées par des portes fortifiées, ont conservé de nombreuses maisons anciennes dont les façades en pierre ou à pans de bois ont été construites entre le XIIIe et le XVIe siècle. Étroites, elles sont caractérisées par leurs toits de tuiles plates, à fortes pentes.
Les ruelles étroites du bourg
Quelques vues du bourg
Sainte-Julitte et Saint-Cirq, son fils. Deux martyres.
L'église Saint-Cirq-Lapopie dédiée à Saint-Cyr (origine du "Cirq" de Saint-Cirq-Lapopie) et Sainte Julitte, sa mère. Il fut le martyr le plus jeune de la chrétienté (3 ans environ). C'est Saint Amadour qui en ramènera les reliques en France. L'église gothique qui fut édifiée à partir de 1522 a englobé l'ancienne église paroissiale romane. Celle-ci conserve les vestiges de son décor sculpté à feuille d'acanthe du XIIème siècle, ainsi que des fragments de peinture murales du XIIIème. Une des chapelles latérales de l'église est consacrée à Sainte Catherine, patronne des tourneurs sur bois. Près du portail, au pied du clocher fortifié, est conservée l'une des mesures de pierre qui règlementait la vente des grains sur le marché. Au revers de l'église, terrasses et point de vue sur la vallée.
Au pied du rocher de Lapopie, moulins, barrages, ports, écluses et chemin de halage évoquent les périodes de gloire d’une activité batelière qui fut florissante.
La vallée du Lot vu du rocher
Un peu d'histoire :
Croisades contre les Albigeois et guerres de religions :
Trois familles se partagèrent la seigneurie. Cette triple seigneurie ne fut pas sans poser quelques problèmes, lors de la croisade contre les Albigeois :
Les Cardaillac se rallièrent au comte de Toulouse,
Tandis que les La Popie et les Gourdon s'allièrent à Simon IV de Montfort, comte de Toulouse et figure principale des adversaires des Albigeois (1164 à 1175 - 1218)
En 1251, un des seigneurs, Bernard de Castelnau, fut condamné par l'inquisition à la prison perpétuelle pour avoir favorisé les hérétiques.
Pendant la guerre de Cent Ans, Hugues IV de Cardaillac se rangea dans le camp français. Il fut un grand technicien de l'artillerie.
En 1471, Louis XI fit démanteler le château de Raymond de Cardaillac qui avait pris parti contre lui en soutenant le duc de Berry dans la guerre du bien public. Le château fut reconstruit sous le règne de Charles VIII, qui accorda de grandes faveurs à Raymond de Cardaillac, en dédommagement des préjudices causés sous le règne de Louis XI.
La division entre seigneuries se reproduisit à l'époque des guerres de religion : un Cardaillac devint le chef des protestants du Languedoc, tandis qu'un Saint-Sulpice restait catholique.
Amis cependant, ils s'entendirent pour interdire toute violence dans leur cité commune, mais en 1580, rompant la trêve, les huguenots s'emparèrent du château d'en haut, qu'Henri de Navarre fit démolir.
Saint-Cirq, le plus jeune des martyrs chrétiens :
Saint-Circq, ou Kérinos : sa fin tragique à l'âge de 5 ans : en l'an 305, Kérinos (Saint-Cirq) et sa mère Julitte (Sainte), tous deux chrétiens originaire d'Icônium (Konya en Turquie), sont faits prisonniers à Tarse par le gouverneur Alexandre lors de la persécution de Dioclétien.Or pendant que l'on torturait sa mère pour qu'elle renie sa foi,Cyrq, du haut de ses cinq ans, criait dans le palais : "Moi aussi, je suis chrétien !, moi aussi je suis chrétien !"
Fou de rage, le juge le saisit et lui brisa la tête contre les marches du tribunal. Il mourrut ainsi avant sa mère. Saint-Cyr est le plus jeune martyr de l'antiquité chrétienne. Il en est un des plus célèbres.
Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Cabrerets par un court détour sur la variante de la vallée du Célé ; en aval de ce village en effet, les jacquets qui avaient emprunté la vallée du Lot rencontraient à rebours ceux qui avait choisi la vallée du Célé.