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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
Observations : la biche de Diane semble ressembler plutôt à un cerf qu'à une biche, avec ses bois, mais il incarne la biche sur le plan symbolique. l'aspect du sexe de l'animal ne remet pas en cause l'attribution à Diane et est probablement un choix artistique de l'artiste.
Une visite de la fontaine de Diane le 25 septembre 2024 avec l'AmiCAL, avant des conférences dans le château de Fontainebleau
Les chiens et les cerfs sont des sculptures en bronze de Pierre Biard
Un divin symbole monarchique.
À travers la Diane de Versailles et sa copie par Prieur ou celle des frères Keller, on peut voir la déesse de la chasse saisie dans un mouvement gracieux et fluide, esquissant un geste vers les flèches de son carquois et nullement entravée par ses légers vêtements. Diane romaine ou grecque Artémis, la divinité tutélaire de la chasse est presque toujours accompagnée de ses chiens ou du cerf, son animal-attribut.
Au XVIe siècle, Diane, symbole de pureté, est particulièrement prisée dans les créations artistiques. Elle occupe de plus, une place particulière à Fontainebleau, en écho entre autres, à la puissance cynégétique de ce château enserré par une forêt giboyeuse.
Un « classique » du goût à la française.
Au XVIIe siècle, le marbre antique et une copie en bronze de Prieur sont déjà présents en France, respectivement au Louvre et à Fontainebleau. Louis XIV fait déplacer l’antique à Versailles, dans la grande galerie et commande aux Frères Keller une copie, qui orne quelques temps le parterre de l’Orangerie à Versailles avant de rejoindre Marly en 1701. L’image de celle qu’on appelle désormais la « Diane de Versailles » se diffuse par la copie, la gravure, et devient une icône des collections royales françaises. Au début du XIXe siècle, après un bref passage aux Tuileries, le bronze des Keller est installé à Fontainebleau sur la fontaine de Diane. En effet, Napoléon y fait redessiner en 1813 le jardin éponyme par l’architecte Hurtault, et redonne à la fontaine, créée par les Francini sous Henri IV, une apparence proche de son dessin original. Est ainsi installée la Diane à la biche à son sommet où elle est toujours visible.
La fontaine de Diane ou Diane à la biche a été coulée par la fonderie des Frères Keller.
Les frères Keller, Jean-Jacques et Jean-Balthazar, étaient des fondeurs suisse (de Zurich) qui travaillaient en France. Ils se situaient à l'Arsenal de Paris qui servait alors de grande fonderie royale d'Art pour des bronzes en 1684.. L'Arsenal était situé rue de Sully à Paris
La Fontaine de Diane
Située dans le jardin de Diane du parc du Château de Fontainebleau.
Edifiée par Francini en 1603, dépouillée de ses bronzes sous la révolution, restituée par Napoléon 1er en 1813, elle a retrouvé son état d'origine. Celle que l'on voit actuellement date de 1684, exécutée par Keller et vient de Marly; elle a remplacé en 1813 le bronze d'origine de Barthélemy Prieur.
On remarquera l'expression énergique et les curieux attributs sexuels transformés en tuyaux des quatre chiens. Plus bas, on remarque aussi les têtes de Cerfs. Les chiens et les cerfs sont du sculpteur Pierre Biard (1603)
Construit à la demande de Louis XIII entre 1632 et 1634 et attribué à l’architecte Jean Androuet du Cerceau, l’escalier en Fer-à-cheval, aux formes atypiques, permet de mettre en scène l’accès à la galerie François Ier et aux Grands Appartements du château. Le monument constitue également une prouesse architecturale sans équivalent qui devint très rapidement une référence architecturale imitée à travers l’Europe.
L'autre fontaine du centre de Fontainebleau : la fontaine des Trois Grâces.
Cette fontaine a été réalisée d'après la sculpture de Germain Pilon et coulée en fonte par la fonderie Jea-Jacques Ducel 1865. Cette fonderie se situait à Pocé-sur-Cisse en Indre-et-Loire.
Une visite avec les Randonneurs Ovillois le 3 août 2025 au départ de la gare de Moret-Veneux-les-Sablons par les bords du Loing
Une cité médiévale et royale :
Jadis frontière entre le royaume de France et le duché de Bourgogne, Moret-sur-Loing fut trois siècles durant une cité royale façonnée et fortifiée par les rois capétiens Louis VI, Louis VII et Philippe Auguste.
La place royale, les remparts, le donjon du XIIème siècle sont fiers de leurs racines médiévales et structurent l'architecture de la ville. Si les 1356 mètres de remparts et la vingtaine de tourelles ne sont plus tous là, les deux portes de Bourgogne et de Samois et l'urbanisme de la ville témoignent magnifiquement de ce passé médiéval. La majesté des portes, le pont et les bords du Loing, tout comme l'église Notre-Dame font de Moret un site incontournable pour les amateurs d'Histoire et de peinture. Au gré des déambulations au coeur de la ville, vous découvrirez les superbes façades renaissance, la Maison du sucre d'Orge, spécialité des sœurs de Moret-sur-Loing depuis le XVIIème siècle, ou encore la maison ou la tombe d'Alfred Sisley, l'impressionniste morétain" qui sut capter la lumière de la cité (voir en fin d'article).
Nombre de touristes viennent admirer les sites peints par Alfred Sisley, dont les paysages sont encore préservés : le pont sur le Loing, l'église Notre-Dame, le donjon, les chemins de halage.
Moret est une petite cité médiévale de 4 500 habitants environ dont les origines semblent remonter à l'époque gallo-romaine. Elle prend de l'importance (stratégique notamment) en 1081 en entrant dans le domaine royal. D'intéressants vestiges (portes et donjon du XIIe siècle entre autres) font de cette antique cité une halte sinon indispensable, du moins fort appréciée.
vue des fortifications à l'époque de Philippe Auguste
La ville est frappée par des inondations d'une intensité rare les et ; le niveau des eaux dépasse les crues historiques de 1770 et se rapproche de celle de 1802 et de 1910.
Les niveaux du Loing visibles sous la Porte de Bourgogne
Quelques photographies de cette magnifique cité médiévale
Les bord du Loing
Les anciennes fortifications de la cité
Les portes de la cité A gauche la Porte de Samois A droite la Porte de Bourgogne
Les fortifications de la ville
Philippe Auguste fait de Moret une place forte et l'entoure d'une ceinture de remparts, flanquée de 3 portes. A la fin du XIIème siècle, Moret marquait la frontière entre le royaume de France et la Bourgogne.
Le castrum de Moret, mentionné depuis le XIème siècle, était sans doute déjà un lieu de peuplement, mais, faute de sources explicites, on peut admettre que la petite ville castrale, pourvue d’une collégiale en 1166, n’a vraiment pris corps que sous le règne du roi Louis VII. Aucune source ne permet de dater explicitement la construction de l’enceinte maçonnée qui enveloppe cette agglomération. Une hypothèse très plausible la situe dans la première partie du règne de Philippe Auguste, mais les publications relativement récentes sur l’architecture militaire médiévale tendent à dater du XIVème siècle les deux tours-portes encore en place. Les défenses de l’enceinte proprement dites sont complétées d’un châtelet ou bastille avancée en tête du pont sur le Loing, dit à l’époque moderne « Le vieux château »
La borne des 36 demi lieues de Paris qui indiquent la distance de 75 kilomètres de Moret-sur-Loing à Paris. La fleur de lys a été martelée à la Révolution
Les fortifications est de la cité
L'église Notre-Dame de la Trinité
La construction de l'église dura un peu plus de deux siècles, du XIIème siècle au XVème siècle, à l'endroit d'une ancienne église romane. La construction a débuté par l'abside et le chœur, au XIIème siècle, puis le transept au XIIIème siècle et la nef au XIVème siècle. Le clocher date de la même époque que la façade principale, du XVème siècle[].
L'église Notre-Dame de la Nativité
La mairie de Moret
La vie animale à Moret-sur-Loing
et végétale en août...
Les projets de la ville
C'est un élément du patrimoine Morétain, immortalisé par Alfred Sisley.
Bientôt le futur Office de Tourisme !?
Le Canal de Loing
Le saviez-vous ?
Edifié au début du XVIIème siècle à la demande du duc d'Orléans, le canal du Loing suit le tracé du Loing en empruntant à huit reprises son lit.
Ce canal a été créé afin de remédier aux difficultés d'approvisionnement de la région parisienne engendrée par la navigation très délicate sur les eaux du Loing. Avec l'accord de Louis XV, les travaux débutent en 1720. Il relie les canaux de Briare et d'Orléans à la Seine. Il s'agit du premier canal latéral construit en France. Comme l'ensemble des réalisations techniques et architecturales de cette époque, il témoigne d'un souci esthétique, encore visible aujourd'hui. D'une longueur totale de 49.4 kilomètres, il comporte 21 écluses.
Le lavoir
Le sucre d'Orge de Moret
Les sucres d’orge des religieuses de Morêt
Spécialité de Moret-sur-Loing, petite ville de Seine-et-Marne, ce délicieux bonbon date de 1638, époque à laquelle fut construit le couvent des religieuses bénédictines de Notre Dame des Anges. Sa précieuse recette, léguée plusieurs fois pour éviter que sa fabrication ne s’arrête, n’a pas changé.
Ce petit cœur sucré transparent est toujours fait artisanalement, preuve en est de l’incrustation des initiales des Religieuses de Moret et de sa boîte métallique aux illustrations à l’ancienne.
Carte postales anciennes de Moret-sur-Loing
Alfred Sisley à Moret-sur-Loing
Le monument à Alfred Sisley
Ce groupe statuaire, sculpté par Eugène Thivier 1845-1920 se compose de deux figures principales :
un buste en bronze d'Alfred Sisley lui-même sur un piédestal
Une figure allégorique en pierre, représentant une naïade, c'est-à-dire une jeune femme symbolisant la vallée du Loing ci-contre
Ce monument a été inauguré le 15 juillet 1911
Le peintre impressionniste, pur paysagiste, a vécut de 1882 à 1899 à Moret-sur-Loing, 19, rue Montmartre
Il avait vécu à Sèvres en 1877, à Veneux-Nadon en 1880 et à Moret-sur-Loing en 1882.
Il va y peindre plus de 400 toiles, principalement à la peinture à l'huile sur motif avec le materiel utilisé par les peintres qui peignaint à l'exterieur.
La Maison Parvanchère, site et lieu de peinture d'Alfred Sisley pour ses huiles de l'église N.-D. de la Nativité
1, rue du Puits du Four
La vue de Sisley sur l’église est prise depuis la maison qui fait l’angle entre la rue de Grez (qui se prolonge par la rue de l’Église) et la rue du Puits-du-Four. Les photographies prises depuis la porte d’entrée de la maison donnent presque exactement la vue de Sisley, mais il est possible qu’il ait travaillé à partir d’une fenêtre située au-dessus. Il est évident que s’il a beaucoup peint sur place, il fallait qu’il soit à l’aise, avec de la place pour une grande toile et un chevalet. Cela suggère qu’il pourrait s’être installé à l’intérieur de la maison, comme c’était souvent le cas. Cela suggère également qu’il a travaillé sur la série dans son atelier et qu’il a peut-être utilisé des photographies de l’église comme aide-mémoire. Le dessin de la silhouette et les détails sont étonnamment similaires, comme si un calque avait été utilisé.
Lieu de naissance de Sisley à Paris Portrait par Bazille Tombe de Sisley à Moret-sur-Loing
Alfred Sisley, en tant que peintre impressionniste, utilisait une variété de pigments qui étaient disponibles à son époque. Bien
que nous n’ayons pas de documentation précise sur chaque pigment qu’il utilisait, certaines analyses de ses œuvres ont révélé des tendances dans sa palette. Voici quelques pigments couramment utilisés par Sisley :
Blanc de Titane : Un blanc opaque et lumineux qui était souvent utilisé pour mélanger et éclaircir d’autres couleurs.
Bleu Cobalt : Un pigment bleu vif et stable, souvent utilisé pour représenter le ciel et l’eau.
Cyan de Prusse : Un pigment bleu profond, très apprécié par les impressionnistes pour ses propriétés de transparence et sa capacité à créer des ombres.
Jaune de Cadmium : Un jaune brillant et lumineux, utilisé pour capturer la lumière et la chaleur dans ses paysages.
Vert Émeraude : Un vert vif souvent utilisé pour les feuillages et la végétation.
Terre de Sienne Brûlée : Un pigment brun qui sert à créer des ombres et des tonalités terreuses, très utilisé pour les paysages.
Ocre Jaune : Un pigment naturel, souvent utilisé pour ses tonalités chaudes et terreuses.
Rouge Vermillon : Utilisé pour ses nuances vives et sa capacité à apporter de la chaleur à ses compositions.
Alizarine, Alfred Sisley a-t-il utilisé ce pigment synthétique organique apparue vers 1869 ? C''est moins sûr, peut-être pour remplacer la laque de garance traditionnelle, personne n'en est sûr
Ces pigments étaient souvent mélangés pour obtenir des nuances variées, et Sisley avait un talent particulier pour capturer la lumière et l’atmosphère à travers sa palette. Les analyses modernes de ses œuvres ont permis de mieux comprendre la composition de ses couleurs, révélant l’utilisation de ces pigments dans ses techniques de peinture.
Médiums
Huile de lin et autres médiums : Il pouvait ajouter des médiums comme l’huile de lin pour modifier la consistance et la brillance de la peinture. Ces médiums aidaient également à prolonger le temps de séchage, ce qui était utile pour des techniques de mélange.
Solvants : essence de térébenthine rectifiée, distillée à partir de résine de pin,
Huile de lin (crue ou cuite, clarifiée au soleil
Siccatifs à base de plomb ou manganèse pour accélérer le séchage,
Vernis à retoucher ou vernis final à base de résine naturelle (dammar, mastic)
Les Fournisseurs de pigments
Boutique Julien Tanguy ou "Père Tanguy", ou Herding ou Lefranc (devenu Lefranc et Bourgeois, après, ou plus tard maison Sennelier (fondée en 1887) Aldred Sisley a pu y acheter des pigments ou médium dans ses dernières années, car la boutique était proche de l'Ecole des Beaux Arts, qu'il connaissait bien.
Équipement transport
Canevas enroulables et chevalets : En peignant en plein air, Sisley utilisait des chevalets portables et emportait ses toiles enroulées pour faciliter le transport.
Ces matériels, combinés à son talent et à son sens artistique, lui ont permis de créer des œuvres emblématiques qui capturent la lumière et l’atmosphère de ses paysages.
Les œuvres d'Alfred Sisley à Moret-sur-Loing 1893-1894
L'église Notre-Dame de la Trinité par Alfred Sisley
Alfred Sisley aurait peint quatorze peintures à l'huile de l'église, souvent du même angle, le marché couvert a disparu en 1921
Il aurait peint 12 de ces toiles depuis la maison Parvanchère[].
On compare souvent la série des églises de Moret de Sisley à celle des cathédrales de Rouen de Claude Monet, réalisées à la même époque. Cependant, les deux peintres ont eu recours à des méthodes bien différentes[].
Deux sous-groupes peuvent être distingués selon le point vue choisi par Sisley. D'une part, des vues de la façade ouest de l'église et d'autre part, le côté sud avec le transept et le marché. Le premier va d'expositions sous le soleil brillant du matin amplifiant la monumentalité du motif (Daulte (D.) 818) à la grisaille humide (D. 839). Le second va de situations pluvieuses (Non-D., Glasgow), le peintre se déplaçant vers l'angle sud-est avec la façade et le marché sous le soleil intense de l'été (Non-D., Avignon)[
Les œuvres d'Alfred Sisley l'église Notre-Dame de la Trinité
La vue de Sisley sur l’église est prise depuis la maison qui fait l’angle entre la rue de Grez (qui se prolonge
par la rue de l’Église) et la rue du Puits-du-Four. Les photographies prises depuis la porte d’entrée de la maison donnent presque exactement la vue de Sisley, mais il est possible qu’il ait travaillé à partir d’une fenêtre située au-dessus. Il est évident que s’il a beaucoup peint sur place, il fallait qu’il soit à l’aise, avec de la place pour une grande toile et un chevalet. Cela suggère qu’il pourrait s’être installé à l’intérieur de la maison, comme c’était souvent le cas. Cela suggère également qu’il a travaillé sur la série dans son atelier et qu’il a peut-être utilisé des photographies de l’église comme aide-mémoire. Le dessin de la silhouette et les détails sont étonnamment similaires, comme si un calque avait été utilisé.
Il effectue une première démarche pour obtenir la naturalisation française en 1888 qui n'aboutit pas, puis à nouveau en 1898, interrompue par sa mort due à un cancer de la gorge. Le succès, qu'il n'a pas connu de son vivant, va alors survenir.
Il est considéré comme de nationalité française selon la loi du 26 juin 1889, Le double droit du sol est instauré par loi du 26 juin 1889. comme cela a été rappelé lors de l'affaire de la succession de Pierre Sisley en 1937. Le doute peut rester sur la nationalité d'Alfred Sisley qui était britannique de sa naissance à son décès en 1899 et ses parents n'étaient pas nés en France...
Une visite de la cité médiévale de Provins, en Seine-et-Marne
avec l'association Ami-CAL, le samedi 12 octobre 2024
Provins est la capitale de la confiserie à la rose, dont les principales spécialités sont la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose ou encore le sirop de rose.
La rose de Provins aurait été rapporté des croisades par Thibaut de Champagne.
Les roseraies sont encore en activité dans la ville.
Les dix incontournables de la ville de Provins :
- la collégiale Saint-Quiriace (XIIème siècle),
- l'église Sainte-Croix,
- l'église Sainte-Ayoul,
- le couvent des Cordelières obligée et périlleuse vers le Châtel, son cloître, sa chapelle et sa salle capitulaire,
- la Tour César du XIIème siècle,
- les remparts, la Porte Saint-Jean, la Porte de Jouy (XIIème siècle),
- l'Hôtel de Vauluisant,
- les souterrains et l'Hôtel-Dieu,
- la rue Saint-Thibaut, vieille montée obligée et périlleuse vers le Châtel,
- le Musée de Provins et du Provinois.
Quelques visites du jour :
L'église Saint-Ayoul
L'église est bâtie à la suite de la redécouverte de la sépulture d'Aigulphe de Bourges (connu sous plusieurs autres noms : Au, Ay, Août, Ayeul ou Ayoul), ancien évêque de Bourges enterré dans le plus grand secret en 845. À la suite d'une guérison attribuée à un miracle, ses reliques sont retrouvées en 996 et transférées dans un sanctuaire voisin, transformé en prieuré en 1048. L'église était alors un lieu de pèlerinage, et son parvis héberge les premières foires commerciales de Provins. L'édifice est partiellement détruit par un incendie en 1157 et immédiatement reconstruit, puis remanié à de nombreuses reprises jusqu'au XVIème siècle. Pendant la Révolution française, le prieuré Saint-Ayoul est vendu. Une partie du cloître est transformée en habitations, le chœur est utilisé comme lieu de stockage. L'État rachète le monument en 1828 et l'intègre à une caserne militaire. L'église est restaurée au XXème siècle. L'édifice est protégé au titre des monuments historiques en plusieurs fois : le transept est classé en 1862, la nef en 1909, le chœur, la chapelle et le clocher en 1913; le reste du prieuré est inscrit en 2005 et son aile est classée en 2006.
Le Prieuré Saint-Ayoul :
Blanche de Castille
Sculpture polychrome de l'artiste Yves Gros 2021
L'évolution du prieuré Saint-Ayoul du XI au XIIIème siècle
L'orgue de l'église
La Tour Notre-Dame du Val :
Cette tour, récemment restaurée, construite au XVIème siècle, est le dernier vestige d'une église et d'un cloitre du même nom, détruits à la Révolution. Ses cloches proviennent de l'église Saint-Ayoul.
Jour de marché devant l'église, ce samedi
La Grange aux Dimes :
Cette maison, typique de Provins, avec sa superbe salle inférieure voutée, était louée par des marchands toulousains qui venaient pour les foires de Champagne. La visite de ce bâtiment évoque les scènes des marchands et principaux métiers de l'époque.
Documentation La Grange aux Dimes Sources O.T.
La Tour César :
Symbole de puissance des comtes de Champagne, ce donjon construit au XIIème siècle a rempli de nombreuses fonctions : tour de guet, prison, clocher... La scénographie plonge le visiteur dans la vie quotidienne du donjon, il y a huit siècles.
Le dernier étage offre une vue panoramique sur la ville et ses environs.
La Tour César quelques détails et vue panoramique depuis la tour de garde
Les murailles de la ville
Vues des murailles restantes de la ville secteur Est. accès par la Porte Saint-Jean
Cette grande nouveauté s’inscrit dans le cadre du 20e anniversaire de l’inscription de Provins au Patrimoine Mondial! Ce circuit de visite original traverse la ville haute et le centre-ville.
Située dans le jardin de Diane du parc du Château de Fontainebleau.
Edifiée par Francini en 1603, dépouillée de ses bronzes sous la révolution, restituée par Napoléon 1er en 1813, elle a retrouvé son état d'origine. Celle que l'on voit actuellement date de 1684, exécutée par Keller et vient de Marly; elle a remplacé en 1813 le bronze d'origine de Barthélemy Prieur.
On remarquera l'expression énergique et les curieux attributs sexuels transformés en tuyaux des quatre chiens. Plus bas, on remarque aussi les têtes de Cerfs. Les chiens et les cerfs sont du sculpteur Pierre Biard (1603)
Moret est une petite cité médiévale de 4 500 habitants environ dont les origines semblent remonter à l'époque gallo-romaine. Elle prend de l'importance (stratégique notamment) en 1081en entrant dans le domaine royal. D'intéressants vestiges (portes et donjondu XIIème siècle entre autres) font de cette antique cité une halte sinon indispensable, du moins fort appréciée.
Plan de la ville, en haut, les bords du Loing
Les fortifications de la ville de Moret-sur-Loing et ses vestiges important actuellement
Les anciennes portes de la ville et les ancienne fortifications de la ville
Ancienne ville fortifiée sur la route de Paris, elle devient, au XVIIe siècle, la destination favorite de la cour. De son prestigieux passé, elle a gardé quelque 1 400 mètres de murailles, son vieux pont et, à chaque extrémité de la Grande rue, deux magnifiques portes – porte de Bourgogne et porte de Samois – parmi les trois que comptaient la cité.
Le buste d'Alfred Sysley
Dès 1881, Alfred Sisley commence à peindre Moretoù il s'installe définitivement en 1889 et y exploite le potentiel pittoresque en affinant sa stratégie artistique à un haut degré1.
Il y réalise en particulier une série représentant l'église gothique flamboyent Notre-Damedont sont connus 14 toiles réalisées à différents moment de la journée et dans différentes situations météorologiques1.
Les œuvres du peintres d'Alfred Sisley :
Inondation à Moret(1879) ;Pont de Moret-sur-Loing(vers 1885) ;Un soir à Moret - Fin d'Octobre(1888) :Moret-sur-Loing sous la pluie(1888) ;Lavandières à Moret(1888) ;Pont de Moret-sur-Loing(vers 1885) ;L'Église Notre-Dame de Moret-sur-Loing(vers 1893) ;Allée de peupliers aux environs de Moret-sur-Loing(Une promenade) (1890),Le Canal du Loing(1892),Le pont de Moret(1893) ;Église de Moret-sur-Loing après la pluie(1894).