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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
  • : Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 21:41

 

 

Les sphinges du parc de Bagatelle
Les sphinges du parc de BagatelleLes sphinges du parc de BagatelleLes sphinges du parc de Bagatelle

Les sphinges du château de Bagatelle

Coté jardin à la française  du château de Bagatelle, dite "la Folie d'Artois", vous ne pourrez pas manquer de remarquer le beau visage de deux sphinges en marbre. Il semble que ce soit celui de Rose Duthé, chanteuse de l'Opéra.

Chaque sphinge est chevauchée par un amour. Les statues sont côte à côte, espacées d'environ 4 mètres, et ornent les escaliers, faisant face à un parterre à la française.

La sphinge remonte à l'antiquité grecque. Les Étrusques en font beaucoup de représentations, dont la sphinge de Chius.

Des fouilles archéologiques sur la commune de Castro près de Viterbe en Italie, ont fait mention d'une statue de sphynge nenfro, retrouvée parmi des ruines.

Plus proche de notre époque, Auguste Rodin est l'un des sculpteurs les plus connus à avoir consacré plusieurs œuvres à la figure de la sphinge.

La Folie d'Artois :
 
 

Le château de Bagatelle

La façade du château de Bagatelle

La façade du château de Bagatelle donnant sur la cour d'honneur, après les modifications du XIXème siècle

En 1777, cette maison délabrée est jugée peu digne des fêtes qu'Artois projette d'y organiser. Sa belle-sœur, la reine Marie-Antoinette, le met alors au défi de réaliser cette construction en cent jours, soit moins de trois mois, pour le retour de la cour à Fontainebleau. Le comte d'Artois relève le défi et parie la somme de 100 000 livres. Commencé le 21 septembre 1777, le chantier, qui emploie pendant soixante-quatre jours et nuits près de neuf cents ouvriers, et nécessite même la confiscation sur ordre des matériaux passant à proximité, est achevé à temps pour l'inauguration le 26 novembre 1777 La décoration et l'ameublement prennent deux années supplémentaires. Le coût de l'ensemble sans les jardins s'élève à 1 200 000 livres. Le nouveau château est alors surnommé « la Folie d'Artois ». Pour l'historien Jean-Jacques Gautier, il s'agit d'« un retour à l'antique, qui devait être un des témoignages, à l'époque, parmi les plus achevés de ce goût ».

C'est François-Joseph Bélanger, premier architecte du comte d'Artois depuis mars 1777, qui dirige la construction, après avoir l'avoir dessinée, ainsi que son décor intérieur, dû aux ornemanistes Lhuillier, Dusseaux et Dugourc, ce dernier beau-frère de Bélanger. A la fin des travaux, on grave sur le fronton du porche d'entrée de la cour ces mots latins « Parva sed apta » (« petite mais bien conçue »). Cette inscription a été déplacée au XIXe siècle sur la façade du château.

Le rez-de-chaussée est divisé en six pièces, dont quatre symétriques sur les côtés : billard et salle à

manger, plus deux boudoirs. Dès l'entrée, le ton est donné : elle est ornée de « quatre médaillons de stuc, en camée, mêlant le goût antique à la mythologie érotique et où triomphait l'Amour : Deux nymphes éveillant l'Amour, Deux nymphes offrant un sacrifice au dieu Priape, Deux nymphes fustigeant l'Amour enchaîné, et L'Amour jugeant de la beauté de Vénus et de Junon ». Ces stucs sont réalisés par le sculpteur Lhuillier. A droite de l'entrée, la salle de billard, et à gauche, la salle à manger, toutes deux meublées par Georges Jacob, et ornées d'arabesques peintes par Dusseaux et Dugourc, qui ont depuis disparu. Au fond et au centre, le grand salon en rotonde surmonté d'un dôme, dont le décor remarquable subsiste.

Le salon est orienté au nord et doté de huit grandes arcades, dont trois sont des portes-fenêtres. Sur les pilastres entre les arcades, Bélanger a dessiné un décor évoquant la musique, réalisé en stuc par Lhuillier : « Sur chacun de ces pilastres on avait, en alternance, la figure de l'Harmonie, avec sa lyre, ou la figure de la Renommée trônant sur un globe. Figure agrémentée de trois petits camées à sujets antiques imitant des bas-reliefs d'albâtre sur fond imitant les marbres les plus rares et les pierres précieuses dus à Dugourc ».

Son mobilier est exécuté par les ébénistes George Jacob et Jean-Baptiste Boulard, qui livre huit marquises en noyer sculpté et doré, disposées entre les arcades. Au centre, une grand table signée par Denizot pour jouer au pharaon, entourée de huit fauteuils et seize chaises. Un « fauteuil du roi » destiné à accueillir Louis XVI a complété par la suite ce mobilier.

Ce salon est flanqué de deux boudoirs, ornés de panneaux peints par Callet et Hubert Robert. Ils

ont été démontés par la suite. Les Callet seraient encore en France alors que les Hubert Robert (Les musiciens ambulants, La Baignade, La Fontaine, La Balançoire, La Danse, L'Entrée d'une caverne) sont au Met de New York. Le boudoir des Hubert Robert a rapidement été transformé en salle de bain, celle-ci ne pouvant être installée à l'étage faute de place, mais une salle de bain réversible, puisque la baignoire, placée dans une niche, pouvait être transformée en canapé.

« La chambre à coucher du comte, conçue comme une riche tente de campement militaire, comprend un lit à fer de lances et un plafond à gros plis retenus par les foudres de Mars. La cheminée aux jambages figurant deux couleuvrines en cuivre ciselé posées sur leur culasse, portant un entablement à frise de symboles militaires, possède des chenets en forme de boulets et de bombes. Partout, sur les murs drapés, sont accrochés boucliers, panoplies et attributs guerriers. Le premier étage, réservé aux petits appartements, n'a que deux chambres à coucher prenant jour par de petites fenêtres carrées. La seconde chambre est pour le prince d'Hénin, fidèle officier du comte.

Une des maîtresses du prince, Rosalie Duthé, aurait prêté ses traits aux sphinges en marbre ornant la façade sur jardin.

 

 

 

Lien François-Joseph Bélange : François-Joseph Bélange

Liens : Georges Jacob George Jacob Callet : Callet Lien : Hubert Robert Hubert Robert

Lien Lhuillier : Lhuillier Lien Dugourc :  Dugourc

Lien Wikipédia :Rosalie Duthé Rosalie Duthé

La face côté jardin à la française du château de Bagatelle

On peut apercevoir les deux sphinges de chaque coté de la porte

Le château de Bagatelle vu du parc
Le château de Bagatelle vu du parc

Le château de Bagatelle vu du parc

La cour d'honneur du château de Bagatelle et ses sculptures :

 

Les sphinges côté cour d'honneur

Les autres statues de la cour d'honneur du château de Bagatelle

 

Photographies anciennes du château dans les années 1900 :

Sources l'art nouveau.com : http://paris1900.lartnouveau.com/paris16/bois_de_boulogne/bagatelle_1900.htm

 

Les sphinges du parc de BagatelleLes sphinges du parc de Bagatelle
Les sphinges du parc de Bagatelle
Quelques sphinges célébres dans le monde
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Quelques sphinges célébres dans le monde

Quelques sphinges célébres dans le monde

 

Voir aussi site les statuaires du parc de Bagatelle : http://www.perso-jardins-bagatelle.net/site_htm/htm/statuaire.htm

Autre articles du blog sur le parc de Bagatelle :

Les paons du parc de Bagatelle en février 2021 : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2021/02/les-paons-du-parc-de-bagatelle-en-fevrier-2021.html

Le parc de Bagatelle en juin 2020 : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2020/06/le-parc-de-bagatelle-en-ju1n-2020.html

Les roses du parc de parc de Bagatelle en juin 2019 : https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2019/06/les-roses-du-parc-de-bagatelle-a-paris-en-juin-2019.html

 

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