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Présentation de l'artiste et de quelques-unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies
La coupole des Galeries Lafayette Hausmann Paris en décembre 2025
Emblème de l'Art nouveau, la Coupole des Galeries Lafayette est une prouesse architecturale appréciée des parisiens et des touristes , découvrons son design et son histoire.
Situées au cœur de Paris, les Galeries Lafayette Paris Haussmann éblouissent les visiteurs grâce à la majestueuse coupole, devenue l’un des monuments parisiens architecturaux les plus emblématiques de Paris. Admirée par les 37 millions de visiteurs annuels du grand magasin, ce joyau architectural de l’Art Nouveau participe à l’attractivité de la capitale. Découvrez son histoire qui prend racine avec sa construction en 1912 par les hommes d’affaires Alphonse KAHN et Théophile BADER.
Les origines et la construction de la Coupole
Cette prouesse architecturale est le fruit de la collaboration de trois artistes iconiques, Ferdinand Chanut pour la géométrie et la structure, Jacques Grüber pour les vitraux et Louis Majorelle pour la ferronnerie. Construite par le maître verrier Jacques Grüberdans un style “Art nouveau” ou “Art déco”, la Coupole est un véritable joyauarchitectural attirant les foules du monde entier.L’objectif est de donner de la lumière et du cachet au Magasin Principal des Galeries Lafayette Paris Haussmann, et notamment aux merveilleux balcons dorés réalisés par Louis Majorelle à qui l’on doit également la rampe monumentale de l’escalier d’honneur, qui a été retiré du magasin en 1974. Les vitraux actuels prennent la forme d’une immense fleur composée de 10 faisceaux, et faisant un total de 1000m². La Coupole constitue l’élément immanquable lorsque l’on visite les Galeries Lafayette Paris Haussmann. La Coupole a vécu au rythme des évolutions et des travaux du grand magasin pendant près de 110 ans, notamment des surélévations successives.
Lieu : Elle se trouve à l’intérieur du bâtiment historique des Galeries Lafayette Paris Haussmann, au cœur de la capitale française, à l’adresse 40, boulevard Haussmann, 75009 Paris. Galerie Joseph
Les vitraux polychromes dans le style Art nouveau (néo-byzantin) ont été réalisés par le maître-verrier Jacques Grüber. galeriedesgaleries.com
La ferronnerie des balcons et autres éléments décoratifs ont été réalisés par Louis Majorelle. galeriedesgaleries.com
En somme, la coupole n’a pas été « créée » dans un autre lieu puis transportée : elle a été conçue et installée sur place, directement à l’intérieur du magasin Galeries Lafayette Paris Haussmann à Paris (9ᵉ arrondissement). galeriedesgaleries.com
Sources : Astrid Pilpe
La Coupole pendant la Seconde Guerre Mondiale
La Coupole a su résister à l’épreuve du temps, et n’aura connu qu’un seul événement particulier qui fut sa destitution pendant la Seconde Guerre Mondiale, où le dôme a été démonté pour éviter qu’il ne se brise en cas de bombardement mais également pour éviter que les vitraux ne blessent des personnes en se brisant.
Ceux-ci n’ont pas tous été retrouvés malgré la numérotation minutieuse qui avait été faite, les vitraux manquants ont été remplacés par d’autres, entièrement blancs, la Coupole n’est donc pas exactement la même qu’à sa création. Elle s’est positionnée au fil du temps comme un élément emblématique de Paris, au même titre que les monuments historiques tels que la Tour Eiffel, le Sacré Cœur ou encore l’Arc de Triomphe. Elle ravira les passionnés d’architecture ou ceux qui souhaitent prendre une belle photo souvenir de leur visite aux Galeries Lafayette Paris Haussmann.
Restauration de la Coupole
Au printemps 2021, la célèbre Coupole des Galeries Lafayette Paris Haussmann achève sa rénovation, mettant fin à un chantier d’envergure de plus de deux ans, l’un des plus importants que le vaisseau amiral du boulevard Haussmann ait connu depuis sa création. Cette rénovation majeure avait pour ambition de rendre sa splendeur à ce joyau de l’Art Nouveau et répondait à à un impératif de modernisation et de restauration.
La rénovation s’est déroulée selon un calendrier très précis. La première phase de travaux portant sur la restauration des vitraux et la substitution des verres blancs s’est terminée en octobre 2020. La seconde phase s’est quant à elle
focalisée sur la dépose de l’ancienne verrière et la pose de la nouvelle et a pris fin en avril 2021.
La Maison du Vitrail a pris en charge la rénovation et la solidification de la Coupole, pour lui offrir une seconde vie et lui redonner toute sa splendeur. Le dôme de verre devrait donc avoir encore de beaux jours devant lui et pourra encore être admiré durant de longues années. Il est notamment l’un des monuments les plus visités de Paris.
Un chantier de grande envergure qui nécessite la pose de 1000 m² de vitraux réalisés par Jacques Grüber, l’un des fondateurs de l’école de Nancy en 1901, aura permis au magasin d‘être baigné de cette lumière naturelle caractéristique des Galeries Lafayette Paris Haussmann. Les vitraux encore en bon état sont seulement enlevés et rapportés aux ateliers parisiens pour être nettoyés. Les sertissages en plomb sont refaits à neuf pour garantir la bonne tenue des différents morceaux de la mosaïque. Les vitraux en rénovation sont remplacés par des plaques provisoires. Afin de ne pas troubler la tranquillité des clients, les travaux se sont déroulé la nuit pour assurer une discrétion totale.
La dernière restauration des galeries Lafayette Haussmann :
Le chantier de restauration de la célèbre coupole parisienne confié au cabinet Perrot & Richard Architectes s’est terminé le 8 juin après presque deux ans de travail exclusivement nocturne. Au total, il aura fallu évacuer quelque 30 tonnes de réseaux hydrauliques et électriques obsolètes, et déplacer les 1 900 vitraux et 1 440 verres opalescents composant le dôme. La Maison du Vitrail, chargée de la restauration, a ainsi enlevé et numéroté soigneusement chaque pièce pour les nettoyer ou les rénover, selon l’état des vitraux, avant de les remontrer. Travail titanesque ! Restaurée, mais aussi modernisée. Le symbole des Galeries Lafayette Haussmann s’est doté d’un éclairage Led et d’un système de motorisation de scène pour pouvoir réaliser à l’avenir des jeux de lumière 100 % « instagramables ». Connu dans le monde entier et admiré chaque année par 37 millions de visiteurs, ce joyau de l’Art nouveau inauguré en 1912 a retrouvé tout son lustre. Galeries Lafayette Haussmann 40, boulevard Haussmann, Paris 9e www.galerieslafayette.com
C’est en 1865 que le visionnaire Jules Jaluzot choisit d’édifier ce grand magasin qui s’appelait alors “Au Printemps”. A l’époque, le quartier de la Chaussée d’Antin était encore en périphérie de Paris mais en pleine effervescence : l’Opéra est en chantier, la gare Saint-Lazare est bruyante… mais notre homme perçoit le potentiel du quartier. Avec la proximité de l’Arc de Triomphe et de l’église de la Madeleine son magasin est proche d’une population aisée qu’il souhaite bien sûr attirer.
Si vous allez au dernier étage du Printemps, la terrasse vous permet de vous rendre compte de la situation exceptionnelle du magasin, avec une vue sur les plus beaux monuments parisiens.
Mais en 1881, un incendie détruit totalement le magasin. Sa reconstruction est confiée à Paul Sédille qui s’inspire des construction Eiffel pour élaborer une architecture mêlant la pierre et le fer. La façade sert aussi de panneaux publicitaire pour afficher en grand les couleurs du Printemps : le nom du magasin bien entendu mais aussi les symboles floraux que l’on retrouve dans le logo. Avec ses coupoles dorées la façade somptueuse est classée aux monuments historiques depuis 1975 !
Après le traumatisme de l’incendie l’éclairage se fait à l’électricité, le Printemps est le premier établissement parisien à intégrer cette nouvelle technologie. Pour ce faire on installe une usine électrique en contrebas du magasin, qui intrigue autant qu’elle inquiète.
Cabine électrique au Printemps, vers 1924
Une cathédrale du commerce :
Ce nouveau Printemps est qualifié par Zola de “cathédrale du commerce”. L’intérieur ressemble effectivement à une cathédrale : à l’origine on y trouvait une grande nef centrale ouverte et ceinturée de galeries.
Vue intérieure du Printemps
En 1905, Jules Jaluzot est ruiné par la crise du sucre et démissionne de ses fonctions. Son ancien second, Gustave Laguionie, devint le nouveau directeur et insuffle au Printemps un second souffle. Il fit édifier les “Nouveaux magasins” qui jouxtent le premier bâtiment. Le chantier est confié à René Binet mais un court-circuit déclenche un nouvel incendie en 1921…
C’est finalement Georges Wybo (qui deviendra également l’architecte du Georges V) qui achèvera le chantier. Il conserve les rotondes de Paul Sédille mais donne au nouvel édifice un style Art Nouveau davantage dans l’air du temps. A l’intérieur il intègre des évolutions techniques comme les escalators !
De cette architecture Art Nouveau malheureusement vite passée de mode, il ne reste plus grand chose de visible. Dans deux des quatre rotondes il subsiste cependant des escaliers d’origine à l’impressionnante légèreté
Mais en 1881, un incendie détruit totalement le magasin. Sa reconstruction est confiée à Paul Sédille qui s’inspire des construction Eiffel pour élaborer une architecture mêlant la pierre et le fer. La façade sert aussi de panneaux publicitaire pour afficher en grand les couleurs du Printemps : le nom du magasin bien entendu mais aussi les symboles floraux que l’on retrouve dans le logo. Avec ses coupoles dorées la façade somptueuse est classée aux monuments historiques depuis 1975
La coupole
La plus belle partie du Printemps est certainement sa coupole, créée en 1910 par le maître-verrier Brière (1). Elle représente un ciel fleuri (Printemps oblige !) composée de seulement 4 couleurs mais avec 21 nuances.
A l’origine le magasin comptait deux coupoles mais pendant la seconde guerre mondiale les risques de bombardement sur la capitale conduisirent au démontage des deux verrières, stockées dans un entrepôt. Malheureusement un incendie détruisit l’une d’entre elles ; l’autre fut remontée en 1972. Une campagne de restauration menée en 2015 lui a redonné son éclat.
(1) Eugène Brière conçoit les vitraux de style art nouveau des deux coupoles du Printemps à Paris, soit 800 m² de verrerie ! Ces coupoles sont installées en 1923, et démontées en 1939 pour éviter leur destruction par les bombardements. Elles sont entreposées à Clichy, et réinstallées plus de 10 ans après la guerre. Les 4 000 éléments qui la composent (sacré puzzle) seront rassemblés et réinstallés par Michel Brière, le petit-fils. Il les restaurera en 1973 selon les plans d’origine. La façade et les coupoles de ce bâtiment ont été classés comme monument historique en 1975.