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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 18:09

 

A Marly-le-Roi, l'Egypte à deux pas :

 

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Cet alignement de sphinx ne provient pas de Louxor, ni de Giseh, mais du château du Verduron à Marly-le-Roi, dans les Yvelines.

Le château, construit pour l'essentiel au XVIIIe siècle, avant 1726, avec le jardin figurant sur un plan de la bibliothèque nationale. Après 1863, l'orangerie est rajoutée, puis une tour circulaire, à la limite XIXe siècle-XXe siècle. A la fin du XIXe siècle, l'écrivain Victorien Sardou installe des vestiges du château des Tuileries de Paris dans le parc.
L'installation de l'allée des Sphinx est réalisée en 1867-1868. Ceux-ci proviennent du pavillon égyptien de l'Exposition Universelle de Paris en 1867, et furent réalisés par l'archéologue égyptologue François-Auguste-Ferdinand Mariette (1821-1881).

La propriété du Verduron a appartenu à Louis Blouin, premier valet de chambre de Louis XIV, puis à Victorien Sardou (1831-1908), un des grands dramaturges du XIXème siècle, élu à l'académie française en 1877.

"Madame Sans Gêne" est une comédie historique en trois actes de Victorien Sardou et Emile Moreau, créée le 27 octobre 1893, au Théâtre du Vaudeville.

Conseiller municipal de la ville en 1865, Victorien Sardou fut élu maire pendant la difficile période de 1870.

Bienfaiteur de la ville, il contribua à en restaurer le patrimoine, et fut ambassadeur de la culture française à l'étranger.

 

 

IMGP9301-allee-de-sphinx-copie-1.jpgSphinx de Marly-le-Roi février 2011

      L'allée des sphinx alignés, visible derrière les grilles monumentales du château

 

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Le centre ville de Marly : la Grande Rue, une ambiance de village

 

IMGP2363-Marly-le-Roi-parc.jpgIMGP2365-Marly-le-Roi-Chevaux.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chevaux de Marly

Les Chevaux de Marly furent commandés en 1739 par Louis XV au sculpteur Guillaume Coustou  pour orner « l’Abreuvoir » situé à l'entrée du parc du château de Marly, afin de remplacer deux groupes sculptés. 

Ceux-ci, "Mercure à Cheval sur Pégase" et "La Renommée à Cheval sur Pégase" d'Antoine Coysevox, avaient en effet été déplacés en 1719 dans les Jardins des Tuileries. Les modèles sont choisis par le roi en 1743, et sont installés à Marly en 1745, après seulement deux ans de travail.

En 1794, ils sont transférés sur la place de la Concorde, en bas de l'avenue des Champs-Elysées, sur une idée du peintre David.

En 1984, notamment en raison du fait que le défilé des blindés du 14 Juillet les fragilisait, ils sont remplacés par des copies en béton, réalisées par la société Bouygues. Cette  dernière en profite pour demander le droit d'en réaliser une copie supplémentaire, qui est placée au siège social de Bouygues Construction. Les originaux sont conservés au Musée du Louvre dans une ancienne cour de l'aile Richelieu transformée en patio, et appelée la cour Marly.

 

Le parc de Marly :

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Domaine royal avec son château construit par Jules Hardouin-Mansart , il servait de lieu de villégiature pour Louis XIV.  Il fut pillé par les révolutionnaires, et détruit au début du XIXe siècle.

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"Le château de Marly", peinture de Pierre-Denis Martin, 1724

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En 1676, Louis XIV achète un domaine à Marly, et réunit les deux anciennes seigneuries de Marly-le-Chastel et Marly-le-Bourg qui deviendront à ce moment Marly le Roi.

Le dernier séjour royal, par Louis XVI, eu lieu en juillet 1789.

Jusqu'en 2009, il a été une résidence de la Présidence de la République.

Il est actuellement Domaine National.

La grille royale et les portes de l'ancien château, tels que la Porte d'Honneur ou la Porte du Phare, protègent l'accès au domaine.

Le Musée-Promenade, qui se trouve sur le domaine de Marly, permet de découvrir l'histoire du domaine.

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Le Réservoir du parc de Marly

       

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La fontaine Perceval

Né le 22 juin  1882 dans une vieille famille marlychoise, Emile Paul Maurice Perceval vécut à Paris où l'appela son métier d'employé de banque, puis retrouva Marly-le-Roi, rue de l'Eglise où il résida jusqu'à sa mort, le 22 avril 1972.

Deux passions éclairèrent sa vie, l'humanitaire, avec notamment l'acceuil des jeunes de tous pays, et le patrimoine de Marly. Il restaura le grand jet, et loua sur ses propres deniers, les sonneurs de trompes, qui accompagnaient son activation une fois par mois, de mai à septembre.

Bienfaiteur de l'église Saint-Vigor, il contribua à la restauration de la fontaine, qui porte son nom.

 

L'église Saint-Vigor :

Marly-le-Roi--24-janvier-2014-montage-eglise-Saint-Vigor.jpgMarly le Roi Vitraux église Saint-Vigor

        Saint Thibaut et Saint-Louis.

 

 

En 1688, la construction de son château étant achevée, Louis XIV ordonne à son architecte Jules Hardouin-Mansart, aidé de son beau-frère Robert de Cotte, d'édifier une nouvelle église, financée sur ses deniers personnels. En 1710, le maître-hôtel, en provenance d'une des premières chapelles de Versailles, fut installé au fond du chevet. A la fin du XIXème siècle, l'abbé Blanchon, alors curé de Marly, fit réaliser des vitraux colorés par les maîtres-verriers Champigneulle, Hirsch et Carot, en particulier celui représentant Saint Thibaut, seigneur de Marly, dont l'intercession, aurait dit-on, assuré la descendance royale de Saint-Louis.

En 2013, les vitraux ont été restaurés et complétés.

 

 

 

Marly-le-Roi-24-janvier-2014-montage-pont.jpg 

Le viaduc de Marly

Inauguré le 5 mai 1884, avec une locomotive à charbon Boer à trois roues couplée roulant à 80 km/h, l'extension de la ligne de l'Ouest de Saint-Cloud à Marly-le-Roi nécessita le creusement de tunnels à Louveciennes, et la réalisation d'un viaduc à Marly-le-Roi.

Pour joindre les bois des Vauillons à l'est, au secteur de la briquetterie à l'ouest, les ingénieurs Luneau et Cabarus exécutérent  un viaduc d'une portée de 247,6 mètres, utilisant les mêmes techniques que celles du viaduc de Garabit (165 mètres), construit à la même époque par Gustave Eiffel.

C'est par bateau jusqu'à Port-Marly, puis par voiture à cheval, que furent acheminés les matériaux nécessaire à la construction de ses quatre piles en maçonnerie et de son tablier métallique de 1116 tonnes, pour une longueur totale de 282,86 mètres. Les piles en pierre atteignent une hauteur de 30 mètres.

Apparait alors un nouveau personnage, le chef de gare, qui gérait le passage de huit trains quotidiens.

Dès 1894, on comptait 61000 passagers par an.

La construction de ce viaduc fit entrer le village de Marly dans le monde moderne.

A l'époque, une quinzaine de trains utilisaient cette voie; actuellement 142 trains passent sur le viaduc chaque jour.

Le problème de son entretien fait jour, car les derniers travaux remonteraient à trente ans.

 

L'aqueduc de Louveciennes, appelé aqueduc de Marly avant 1900 :

L'aqueduc de Louveciennes, parfois appelé aqueduc de Marly : construit entre 1681 et 1685 par Jules Hardouin-Mansart et Robert de Cotte pour amener aux réservoirs desservant les châteaux de Versailles et de Marly l'eau pompée dans la Seine par la machine de Marly située sur la commune de Bougival, au nord, en contrebas de Louveciennes. Il s'agit d'un canal tapissé de plomb de 640 mètres de long supporté par 36 arcades de 23 mètres de hauteur. L'eau montée de la Seine est acheminée dans la tour dite du Levant (classée Monument historique) puis, à l'extrémité sud de l'aqueduc, un siphon dans la tour dite du Jongleur, amène l'eau aux réservoirs de la Batterie à Marly.

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  Histoire de Marly :

 

 

 

 

Petit circuit au centre ville de Marly :

Grande Rue :

  • N°18 : vieille maison à pans de bois coupé et appuis de fenêtre en ferronnerie, escalier intérieur,
  • N°19-21 : hôtel des XVII et XVIIIème siècle d’ordonnance classique,
  • N°23 : dépendances de l'Hôtel du duc de Gèsvres, gouverneur de Paris, en pierre de taille, XVIIIème siècle. Grande porte cochère avec mascaron, balconnet de bois, XIXème siècle,
  • N°27 : dans la cour, maison rurale typique à balcon et galerie couverte des XVI et XVIIème siècles,
  • N°39 : magasins des XVII et XVIII siècle réaménagés. Entre la rue de Madame et l'avenue des Combattants s'étendaient magasins et pépinières royaux,
  • N°41 : jolie propriété qui fut occupée dans les année 70 par un hôtel-restaurant "Au Roi Soleil". Pierre Bourdan, ancien animateur de la France Libre à la radio de Londres, y séjournait loin de l'agitation parisienne,
  • N°46 : à cet emplacement s'élevait autrefois l'Hôtel du Comte de Toulouse (du nom du fils légitime de Louis XIV et de Madame de Montespan). Le bâtiment reconstruit au début du XIXème siècle aurait reçu plusieurs fois la visite de Talleyrand, homme politique et diplomate français,
  • N°52 : maison à 3 mascarons et 2 œils-de-bœuf (dépendance de l'Hôtel de Toulouse),

Rue de Madame :

Cette rue évoque le souvenir de la princesse Palatine, seconde épouse de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV. Elle appréciant les séjours à Marly.

  • N°6 : dans cette maison, Alexandre Stavisky, l'un des plus grands escrocs du XXème siècle, fut arrêté en juillet 1926.

Place de la Vierge :

Appelée autrefois "carrefour d'en bas", elle était située près de cœur de Marly-le-Bourg. La statue de la Vierge rappelle de souvenir de l'église Notre-Dame-du-Bourg détruite à la fin du XVIIème siècle.

En face, l'"Ancienne maison des Pourvoyeur du Roy", dépendance du château.

A proximité, au N°5 de la rue Pasteur: la "Maison de la Blanchisserie du Château", autre dépendance royale. Un lavoir y est encore conservé. Le lycée Louis de Broglie ouvre sur cette place, il fut construit en 1990 à l'emplacement d'une propriété ou vécut la grande tragédienne Rachel.

Place du Général de Gaulle :

L'ancien cimetière de Marly-le-Bourg, entouré autrefois du Prieuré-Saint-Etienne, de l'église Notre-Dame et de l'Hôtel Dieu, occupait une partie de cette place. Quelques maisons anciennes la bordent dont une fut très longtemps un haut lieu de la gastronomie française, l'Auberge du Vieux Marly où son propriétaire, André Guillot reçut de nombreuses personnalités.

Face à l'hôtel de ville, une plaque émaillée reproduit un tableau d'Alfred Sisley, "Place du Chenil à Marly, effet de neige". Cette reproduction fait partie du Chemin des Impressionniste qui s"étend sur huit communes de la boucle de la Seine.

L'hôtel de ville et le parc du Chenil : durant ses séjour à Marly, Louis XIV chassait très souvent en forêt. Devenu seigneur de Marly-le-Bourg en 1693, il installa son chenil dans le parc de l'ancien hôtel seigneurial et le grand veneur, Monsieur de la Rochefoucault, logeait dans le colombier, réaménagé. Du XVIIIème siècle, la bâtiment actuel à gardé sa structure générale, sa charpente et les mascarons de la façade. Acquis par la ville en 1966, les services administratifs y sont installé depuis 1988.

Rue Champflour :

Hôtel Couvé : hôtel particulier du XVIIIème siècle avec balcons de fer forgé soutenu par des consoles, cartouches et mascarons. Il servit d'hôtel de ville de 1846 à 1988. Le bâtiment bas au fronton orné d'une horloge fut construit en 1894 pour abriter l'école de garçon.

Au moyen-age, on montait de Marly-le-Bourg vers Marly-le Chastel par cette rue appelée rue de l'Hôtel-Dieu.

  • au N°1bis : la Maison Champflour. De la grande propriété construite pour une vieille famille marlychoise au XVIIème siècle ne restent que les communs. Restaurée et aménagée, la maison fut occupée par Alexandre Dumas fils de 1884 à sa mort, en 1895.

Histoire de Marly :

Le toponyme de la ville est attesté sous les formes Mairilaco en 697 et de Marleio en 1173 Il serait issu d'un anthroponyne latin Marullius ou Marillius.

La population des marlychois dépasse 16600 habitants.

Lien renseignements touristiques : Office de Tourisme. Pays des Impressionnistes

2, avenue des Combattants 78160 Marly-le-Roi

Tél. : 01 30 61 61 35 Site : www.pays-des-impressionnistes.fr

Courriel : info@otpdi.fr

Lien site officiel de la mairie : Marly-le-Roi, patrimoine et histoire

Lien Wikipédia : Marly-le-Roi

Lien et sources Wikipédia : Les chevaux de Marly

Lien : Le Domaine National de Marly à voir liste de la statuaire du parc de Marly

Lien Wikipédia : Le château de Marly

Lien Wikipédia égyptologue : Auguste Mariette dit aussi Mariette Pacha Sa vie étonnante : Mariette

Lien la machine de Marly : Musée-promenade de Marly

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