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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:20
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné  1626-1696

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné 1626-1696

Le musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 ParisLe musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 Paris

Le musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 Paris

Sur les traces de Madame de Sévigné

Historique :

Marie de Rabutin-Chantal naît en 1626 dans l’hôtel de Coulanges, construit par son grand-père 1 bis place Royale (actuellement place des Vosges). Son père décède rapidement, tué lors du siège de La Rochelle. Sa mère rejoint son mari en 1633.
Près du grand-père Coulanges, Marie vit à partir de 1637 des années heureuses, au milieu d’oncles et de tantes, dans l’hôtel du 35-37 rue des Francs-Bourgeois, dont il ne reste que peu de traces aujourd’hui.

L’école est faite à la maison, et les enfants ont accès à de nombreuses oeuvres d’auteurs contemporains.
Guidée par ses oncles, Marie épouse à dix-huit ans le beau Henri de Sévigné, propriétaire du château des Rochers. Ils deviennent marquise et marquis et s’installent 11, rue des Lions-Saint-Paul (la maison existe toujours).
Françoise-Marguerite, future comtesse de Grignan bien appréciée de Louis XIV et principale destinatrice des fameuses Lettres, naît en 1647 et son frère Charles, en 1648.
Henri fait bientôt la cour à Ninon de Lanclos, puis à Madame Gaudron (ce qui le conduira à la mort, en 1651, des suites d’un duel avec le chevalier d’Albret), et Roger de Bussy-Rabutin courtise la marquise, sans beaucoup de succès.

Même après la mort de son mari, Madame de Sévigné séjourne régulièrement au château des Rochers, jusqu’en 1690. Elle s’est découvert un amour pour la campagne… et la vie bretonne est moins chère que la vie parisienne.
Veuve, elle emménage rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple comprise entre la rue Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri).

A vingt-cinq ans, elle se retrouve veuve, mais poursuit son existence mondaine. Elle met toute sa passion dans sa vie familiale. En 1669, sa fille épouse le Comte de Grignan et part le rejoindre en Provence. C’est le point de départ d’une importante correspondance.

Elle fait également de fréquents séjours au Rochers où elle retrouve son fils et à Grignan. C’est d’ailleurs là, auprès de sa fille qu’elle meurt le 17 avril 1696.

Bien qu’elle ait beaucoup voyagé, Madame de Sévigné reste fidèle à Paris et à son quartier favori, le Marais, qui est à cette époque le lieu à la mode. Sa première résidence est son lieu de naissance, l’hôtel de Coulanges, place Royale, actuellement place des Vosges. Elle habitera ainsi à 8 domiciles différents :

- une dépendance de l’hôtel de Coulanges (aujourd’hui au 35-37 rue des Francs-Bourgeois), transformé depuis,

- 11, rue des Lions-Saint-Paul, avec son mari entre 1645 et 1650 (lieu de naissance de sa fille),

- rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple, comprise entre Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri),

- 8, rue de Thorigny (hôtel disparu), avec sa fille et son gendre,

- rue du Parc Royal, chez ses cousins Coulanges, entre fin 1671 et mai 1672, car la variole menace la rue Thorigny,

- 14, rue des 3 pavillons, actuellement rue Elzévir , entre mai 1672 et 1677,

- 8, rue Courtauvilain, actuellement rue de Montmorency. La maison n’existe plus,

- sa dernière et plus chère résidence était rue de la Culture Sainte-Catherine, devenue rue de Sévigné : l’hôtel Carnavalet qu’elle loue à un financier entre 1677 et 1696.

Elle fréquente de nombreux salons littéraires se tenant dans des hôtels particuliers, le plus prisé à cette époque étant l’hôtel de Rambouillet (rue Saint-Thomas du Louvre, actuellement dans la cour Napoléon du Louvre) détruit en 1848.

Sur les traces de Madame de Sévigné
Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré
Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré

Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré

Le château de Grignan dans la Drome provençaleLe château de Grignan dans la Drome provençale

Le château de Grignan dans la Drome provençale

La marquise décède à Grignan le 17 avril 1696. Elle y repose sous une dalle de marbre blanc, dans l’église Saint-Sauveur.

Sur les traces de Madame de SévignéSur les traces de Madame de SévignéSur les traces de Madame de Sévigné
La fontaine de Grignan avec Madame de Sévigné

La fontaine de Grignan avec Madame de Sévigné

Sur les traces de Madame de Sévigné

Le château de Bourbilly, près d'Epoisses en Côte d'Or (21), très bel édifice perdu dans la campagne et aux pittoresques tours à poivrière.

Il est possible de le visiter et d'accéder à environ 5 pièces de styles différents, car le château a connu de nombreux propriétaires. Malheureusement, la chambre de Madame de Sévigné ne se visite pas.

Achevé en 1379 par Marguerite de Beaujeu, ce château, décoré par Charles de Franqueville au XIVe siècle, connaît une renaissance romantique. Ses salles aux murs puissants furent la demeure de deux femmes, la vertueuse Jeanne de Chantal et la célèbre marquise de Sévigné. Ce château est l'un des plus anciens de Bourgogne, il a toujours été habité depuis sa construction. Les pièces les plus remarquables sont la bibliothèque, habillée de boiseries gothiques et le salon éclairé d'un ensemble unique de neuf lustres en cristal de Venise.

Sources : Secrets d'Histoire "La Marquise de Sévigné, l'esprit du Grand Siècle"

Lien Wikipédia Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_Rabutin-Chantal,_marquise_de_S%C3%A9vign%C3%A9

Lien Wikipédia Françoise de Sévigné, fille de Marie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_de_S%C3%A9vign%C3%A9

Lien Wikipédia Château des Rochers-Sévigné :https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_des_Rochers-S%C3%A9vign%C3%A9

L’Hôtel Carnavalet ,Musée de la Ville de Paris, situé 23, rue Sévigné, 75003 Paris, tél. 01 44 59 58 58 ; fax 01 44 59 58 10 61) est ouvert de 10h à 17h40, sauf les lundis et jours fériés. Gratuit sauf expositions temporaires. Lien musée : www.carnavalet.paris.fr
Le château des Rochers-Sévigné, route d’Argentré-du-Plessis 35500 Vitré

Tél. 02 99 75 04 54) vaut le détour. Ne pas rater en particulier le "petit rediseur de mots jusqu’à l’oreille", système acoutisque étonnant, au centre de l’hémicycle de pierre dans les jardins du château.

Un billet unique permet de visiter tous les musées vitréens - Renseignements : Service Musées - Tel. 33 (0)2 99 75 04 54 - Visites guidées de la Ville, s'adresser à l'Office de Tourisme, Tel. 33 (0)2 99 75 04 46

Du 01/05 au 30/09, tous les jours de 10h à 12h45 et de 14h à 18h. Du 01/10 au 30/04, ouvert de 10h à 12h15 et de 14h à 17h30, fermé le mardi

Bibliographie (à compléter)
Les écrivains du Marais. Promenade littéraire autour de la Place Royale. Le Promeneur des Lettres (tél : 01 40 50 30 95).
Madame de Sévigné à Grignan. Article de Paul-Émile Cadilhac dans Demeures inspirées et sites romanesques, tome I, Editions de l’Illustration. Paul-Émile Cadilhac et Robert Coiplet.
Le Val-de-Marne de Madame de Sévigné, article de Mireille Gérard dans Balade en Val-de-Marne sur les pas des écrivains, Éditions Alexandrines.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:11
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,

Le magnifique grand voiler La Boudeuse est de nouveau à Paris depuis le 10 septembre dernier.

La capitaine du trois-mâts, Patrice Franceschi, nous avait informés, le navire sera amarré à partir du 10 septembre au quai d'Orsay avant les journées de la Conférence climatique mondiale et la conférence des chefs d'Etat en fin d'année.

Dernière nouvelle de la Boudeuse : 9 septembre 2015

GRANDE NOUVELLE AUJOURD’HUI pour les amis de Patrice Franceschi : son trois-mâts goélette d’exploration « La Boudeuse » vient d’arriver à Paris et s’est amarré en plein centre de la capitale, port du Gros-Caillou, entre le pont de l’Alma à Paris et le pont des Invalides.

Pour les visites les samedis de 10 à 18 heures, toutes les heures, sauf à 13 H, voir le lien : http://la-boudeuse.org/actualite-la-boudeuse/visites-de-la-boudeuse-a-paris/

Plan de voilure du trois-mâts goélette

Plan de voilure du trois-mâts goélette

Desins et aquarelles Jean-Pierre Kosinski

Desins et aquarelles Jean-Pierre Kosinski

La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016
La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016

La Boudeuse à Paris, images du 15 février 2016

Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
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Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
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Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,

Venez l'admirer et la visiter le samedi; voir lien !

La Boudeuse, le soir, quai du Port du Gros Caillou en février 2016

La Boudeuse, le soir, quai du Port du Gros Caillou en février 2016

Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,
Le trois-mâts goélette La Boudeuse à Paris en septembre,

Quelques chiffres des caractéristiques de la Boudeuse :

Gréement : goélette à trois-mâts

Longueur H.T. : 46 mètres, longueur de coque : 34 mètres,

Maître-bau (largeur max) : 6,6 mètres,

Tirant d'eau : 2,70 mètres,

Déplacement : 250 tonnes,

Voilure, 13 voiles, 700 mètres-carrés,

Port d'attache : Fécamp,

Lancement : 1916 Chantier naval Gbr. Figge, Vlaardingen, Pays-Bas

Lien Wikipédia trois-mâts goélette La Boudeuse : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Boudeuse_%28go%C3%A9lette%29

Lien La Boudeuse goélette d'exploration http://la-boudeuse.org/le-parcours-previsionnel/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boudeuse_%281766%29

Les autres navires nommés "La Boudeuse" : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Boudeuse

Voir aussi histoire des voiliers par l'aquarelle et le dessin : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-les-voiliers-et-leur-histoire-par-le-dessin-et-l-aquarelle-123310915.html

La Boudeuse aquarelle mars 2016, d'après le dernier ouvrage de Patrice Franceschi

La Boudeuse aquarelle mars 2016, d'après le dernier ouvrage de Patrice Franceschi

et à bientôt...

et à bientôt...

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 17:05
Une visite à Poissy, ville royaleUne visite à Poissy, ville royaleUne visite à Poissy, ville royale
Une visite à Poissy, ville royale

Les origines de Poissy :

Dès les premiers siècles de notre ère, les-habitants de ce bord de Seine vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La forêt giboyeuse d’ « Iveline » attire les seigneurs et les rois qui y bâtissent des résidences. Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal et pose en 1016 la première pierre d’une église dédiée à Sainte Marie, église rebâtie au XIIe siècle. Le fils de Blanche de Castille et de Louis VIII, le futur saint Louis, y est rebaptisé le 25 avril 1214.

Son petit-fils, Philippe le Bel, fait construire en son honneur une magnifique abbatiale et un prieuré royal (aujourd’hui détruits) qu’il confie à des Dominicaines. Autour de ses deux églises et de trois couvents, Poissy va connaître une vie religieuse intense.

La ville possède une longue histoire. Chef-lieu du Pincerais sous les Mérovingiens, elle devient par la suite l'une des plus anciennes cités royales d'Île-de-France, lieu de naissance des rois Louis IX et Philippe II, avant d'être supplantée à partir du XVème siècle par Saint-Germain-en-Laye . C'est aussi une des premières communes par une charte accordée en 1200 par Philippe Auguste et une ville religieuse importante jusqu'à la Révolution avec les couvents des Dominicaines, des Capucins et des Ursulines. Elle se transforme à l'époque contemporaine en une ville industrielle marquée depuis le début du XXème siècle par la construction automobile avec successivement les marques Grégoire, Matford, Ford France, Simca, Chrysler, Talbot et PSA Peugeot Citroën.

Elle est aujourd'hui l'un des pôles industriels des Yvelines et la sixième ville du département par sa population.

Tout savoir sur l'histoire de Poissy, la brochure du Syndicat d'Initiative téléchargeable :

lien : http://www.poissy-tourisme.fr/files/uploads/file/BROCHURE%20REDUITE%20POUR%20WEB.pdf

La place de la République et sa fontaine

La place de la République et sa fontaine

La collègiale Notre-Dame et Saint-Louis

La collègiale Notre-Dame et Saint-Louis

L'intérieur de la collègiale

L'intérieur de la collègiale

Les fonds baptisimaux de Saint-Louis
Les fonds baptisimaux de Saint-Louis

La collégiale Notre-Dame de Poissy a été fondée par le roi Robert le Pieux autour de 1016, mais de l'église du XIIe siècle, seul le clocher-porche occidental subsiste. En effet, la collégiale a été reconstruite à partir du début du XIIIe siècle, et notamment entre 1130 et 1160, dans le style roman tardif, puis ultérieurement dans le style gothique primitif, qui se manifeste dans les parties orientales. Le futur Louis IX (Saint Louis) y fut baptisé, quelques jours après sa naissance à Poissy, le 25 avril 1214. Cet événement fait la célébrité de l'église, et les fonts baptismaux de cette époque y sont toujours conservés. Sous tout l'Ancien Régime, un chapitre de chanoines a son siège dans l'église, et assure longtemps le service paroissial. Il est dissous à la Révolution, et l'église est fermée au culte, pour n'ouvrir de nouveau qu'en 1802. L'appellation de collégiale n'est désormais plus qu'une référence au passé. Au début du XIXe siècle, l'église tombe en ruine, et sa restauration par les architectes municipaux n'est pas un succès. Bien que manquant singulièrement d'homogénéité en raison de remaniements de différents styles qui ne sont souvent que très ponctuels, elle est classée monument historique par liste de 18401, puis sa restauration est confiée à Eugène Viollet-le-Duc. Celui-ci se voit obligé de presque tout refaire à neuf, notamment les parties remontant au XIIe siècle. Dans un premier temps, il se montre respectueux de l'authenticité du monument, reconstitue scrupuleusement son architecture d'origine et réemploie les chapiteaux et bases. Puis à partir de 1861, il s'éloigne du parti initial et invente librement, et sacrifie notamment tous les éléments postérieurs au XIIe siècle dans les parties anciennes de l'église. Ainsi la collégiale Notre-Dame devient peu à peu un édifice néogothique, et à l'extérieur, seul les deux clochers et les deux portails flamboyants au sud sont authentiques.

Le bestiaire des gargouilles de la Collégiale :

Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm
Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm

Un conseil pour voir les gargouilles, équipez-vous de jumelles. Images réalisées ci-dessus au 300 mm

Une visite à Poissy, ville royale

Le marché aux bestiaux :

Si on ne connaît pas précisément son origine, on sait qu’il date du début du Moyen Âge. Il a pris fin en 1867, quand Napoléon III a créé le marché de La Villette, beaucoup plus proche de Paris.

Concentré sur l’actuelle place de la République qu’il faut l'imaginer sans l’hôtel de ville, ni les constructions de 1992, le cinéma par exemple, ce marché était destiné à alimenter les boucheries de Paris et de la région. «Les animaux arrivaient à pied d’un peu partout (Normandie, Picardie, etc.). Ils allaient boire dans la Seine, il y avait un abreuvoir près du vieux pont. La ville était entourée d’un muret et les bêtes entraient par les différentes portes, dont celle de Paris qui se trouvait au niveau de l’octroi. Des personnes étaient chargées de compter les bêtes à leur arrivée.On parle de 3000 bœufs, 1000 veaux et 8000 moutons. Poissy comptait environ 3000 habitants à l’époque. On n’imagine pas ce que cela pouvait être, en terme de bruit, d’odeurs et de pollution !»

Le marché aux bestiaux en 1825, lithographie de Janillon et l'actuelle place de le Répbublique

Le marché aux bestiaux en 1825, lithographie de Janillon et l'actuelle place de le Répbublique

Le pavillon d'octroi,1832, Syndicat d'Initiative actuel depuis 1982Le pavillon d'octroi,1832, Syndicat d'Initiative actuel depuis 1982

Le pavillon d'octroi,1832, Syndicat d'Initiative actuel depuis 1982

Le Pavillon d'Octroi de Poissy : la porte de Paris :

En 1821, Antoine Faron, Maire de Poissy, propose l’agrandissement du marché aux bestiaux.

Ce projet d’extension comprenait la construction d’une nouvelle halle aux veaux, d’un bâtiment de deux étages pour la Caisse de Poissy avec logement pour le personnel administratif du marché (actuel Conservatoire de Musique et de Danse), de bâtiments annexes (bergerie, magasins, abattoirs) et d’un pavillon d’octroi.

Construit par l’architecte Auguste Goy Porte de Paris à la jonction de la rue du Grand Marché et de la rue de Paris, (devenue rue du Général-de- Gaulle), ce nouveau pavillon était flanqué de deux grilles fermant les deux rues et ceint de bornes circulaires en granit reliées entre elles par des barres de fer afin de protéger le bâtiment de l’atteinte des bœufs et de l’approche des voitures.

Le tracé probable du mur d'enceinte de la ville construit après 1222

Le tracé probable du mur d'enceinte de la ville construit après 1222

Le mur d'enceinte de Poissy dit "Phlippe Auguste" :

Le mur d'enceinte de la ville de Poissy est construit sous l'époque de Philippe Auguste. Ce n'est pas à proprement dire une muraille de défense, mais un mur de protection et d'obligation de réglement de la taille en passage par le pavillon de l'octroi situé sur la route de Paris (actuellement l'Office de Tourisme de la ville)

L'article 4ème de la lettre de Philippe Auguste accordant à ¨Poissy, Triel et Saint-Léger-en-Laye le droit de commune : "Quiconque viendra, pour le marché, dans l'enceinte des murs, sera troublé par qui que ce soit, ni à l'aller, ni au retour, à moins que débiteur ou garant d'une dette, ou que coupable d'un délit, il ne soit pour de fait, succeptible d'arrestation."

Quand parut la charte déclarant Poissy commune affranchie, Louis IX, futur Saint-Louis, n'avait que 9 ans.

En 1733, l'adjudicateur des droits de Tarif pour le paiement de la taille se plaignait que des habitants avaient établi les uns des jardins, les autres des bouveries, d'autres des bâtiments le long des murs auxquels il s'était opéré des brêches dans le mur d'enceinte.

L'ancien pont de pierre

L'ancien pont de pierre

Gravure et photographies anciennes de l'ancien pontGravure et photographies anciennes de l'ancien pontGravure et photographies anciennes de l'ancien pont

Gravure et photographies anciennes de l'ancien pont

L'histoire du Vieux Pont de Poissy commence avant le XIIIème siècle. Le lit de la Seine était alors plus large que de nos jours, les rives plus basses et plus herbeuses.

Surmonté de quatre moulins, il comptait jusqu'à trente-sept arches. Il est fortifié au XVIIème siècle, doté d'un pont-levis et, à chacune de ses extrémités, une solide porte est ouverte et fermée à heures fixes. Comme la plupart des ouvrages similaires de l'époque, le pont de Poissy était à péage, tant dessus que dessous.

Le pont a été endommagé par les anglais en 1944.

Tout savoir sur le vieux pont de Poissy :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_pont_de_Poissy

La distillerie Noyau de Poissy :

La dernière distillerie artisanale historique d'Ile-de-France

Les alambics de cuivre de la distillerieLes alambics de cuivre de la distillerieLes alambics de cuivre de la distillerie

Les alambics de cuivre de la distillerie

Une visite à Poissy, ville royale

Historique de la distillerie :

Le Noyau de Poissy :

Ce pilier de la gastronomie francilienne recèle de nombreux secrets…

Quelques historiens mentionnent l’apparition du Noyau de Poissy à la fin du 17ème siècle… quand il vint l’idée à une aubergiste de faire macérer des noyaux d’abricots dans de l’eau de vie de Gascogne née à peine quelques décennies plus tôt.

Une recette qui n’a cessé de plaire depuis, transmise de génération en génération et toujours fidèle à ses origines pisciacaises.

Au tout début du 20ème siècle, notre Noyau de Poissy « Gobelet d’argent » aux saveurs de frangipane vît apparaitre une concurrente de taille : Le Noyau de Poissy « sceau de saint-Louis ».

Aujourd’hui, nos deux liqueurs rescapées d’un combat sans merci entre les marques Duval et Dumont se sont réconciliées et ont même eu la joie d’accueillir leur nouvelle petite sœur : la Liqueur de Paris…

Les Noyaux de Poissy et la Liqueur de Paris bénéficient du label "Saveurs Paris Ile de France".

La guerre des noyau : vrai ou véritable noyau ?

La guerre des noyau : vrai ou véritable noyau ?

La liqueur de Paris, la Corbeille d'Argent et la liqueur de Saint-LouisLa liqueur de Paris, la Corbeille d'Argent et la liqueur de Saint-LouisLa liqueur de Paris, la Corbeille d'Argent et la liqueur de Saint-Louis

La liqueur de Paris, la Corbeille d'Argent et la liqueur de Saint-Louis

Une visite à Poissy, ville royale
Publicité "Noyau de Poissy" sur les quais de Paris

Publicité "Noyau de Poissy" sur les quais de Paris

La boutique

La boutique

Merci à Luc pour sa passionnante visite de la distillerie.

La Villa Savoye de l'architecte Le Corbusier : 50ème anniversaire 1887-1965

Une visite à Poissy, ville royale
Une visite à Poissy, ville royale

La Villa Savoye en chiffres :

1928 : Pierre Savoye et son épouse choisissent Le Corbusier pour la construction de leur maison de week-end. La construction d'une « boîte sur pilotis » est acceptée par les propriétaires.

1928 : Début de la construction.

1931 : Les Savoye emménagent. Des travaux de reprise de l'étanchéité et du chauffage sont nécessaires.

1940-1945 : La maison est occupée par les Allemands puis les Alliés et se retrouve gravement endommagée.

1958 : La ville de Poissy exproprie les Savoye pour construire un lycée sur une partie du terrain. Il est envisagé de démolir la villa.

1962 : La ville cède la villa à l'État qui prend des mesures conservatoires.

1963 : Début de la restauration générale de la villa par l'architecte Jean Dubuisson, puis par Jean-Louis Véret entre 1985 et 1992.

1997 : la villa est ouverte au public.

Une visite à Poissy, ville royale

Le Musée du Jouet :

Plongez dans l’univers de l’enfance au musée du Jouet de Poissy. Un musée qui fera la joie de toute la famille. L’occasion de découvrir une autre époque à travers des jeux anciens : poupées de porcelaine, dînettes, bateaux et voitures à pédales, peluches et marionnettes ou encore lanternes magiques…

Vous n’êtes pas au bout de vos surprises !

PSA : 76 ans dans le monde automobile

- 1500 automobiles par jour

- 5868 personnes en juillet 2015

- 171 hectares

- 600.000 M2 d'ateliers

http://www.poissy.psa.fr/index.php?id=417

Quelques dates :

1937 : La Ford Motor Company annonce son intention de quitter l'usine Mathis de Strasbourg et de s'installer à Poissy pour y réunir tous les services de fabrication et de montage ainsi que la direction générale et les services administratrifs3 de Ford-SAF. La capacité prévue est très importante pour l’époque. Il s’agit de produire 150 véhicules par journée de 8 heures.

1938 : Ouverture du chantier de l’usine Ford-SAF sur un terrain en bordure de Seine de 240 000 m2.

1946 : La production des véhicules de tourisme reprendra avec la fabrication des Ford V8-F472 à moteur V8 2,2 L, identique au modèle 13 CV Matford d'avant-guerre. C'est le premier véhicule particulier fabriqué à Poissy. La production des camions reprendra avec le modèle Ford F698W de 5 tonnes dit Poissy.

1949 : Lancement de la fabrication de la Vedette. Poissy possède un montage final et exécute entièrement l'usinage des moteurs, boîtes et ponts tout le reste est acheté. Les caisses de Vedette proviennent de l'usine Chausson d'Asnières. Le début des années 1950 est difficile sur le plan économique. Les ventes de la Vedette ne décollent pas. La Ford Motor Company repositionne ses intérêts européens, en Allemagne et en Grande-Bretagne, et cherche un repreneur pour Poissy.

1954 : SIMCA devient Simca SA et rachète le constructeur Ford-SAF

1955 : Début du chantier du « Grand Poissy » : la surface des ateliers de l’usine Simca passe de 91 000 m² à 180 000 m².

1961 : Lancement de la Simca 1000. Énorme succès, qui durera jusqu'en 1978. Fiat cède la majorité du capital à Chrysler car, au terme des accords avec Michelin et le gouvernement français, il doit racheter Citroën.

1970 : Chrysler Corporation porte sa participation à 99,3 %, Simca devient Chrysler France.

1976 : Fusion de Peugeot SA et de Citroën SA : création de PSA Peugeot Citroën.

1978 : 27700 salariés

1980 : La marque Simca est abandonnée à la fin du millésime. Elle appartient toujours au groupe PSA Peugeot Citroën.

1986 : La fabrication des modèles Talbot cesse

1992 : Début de la production de la 306.

2005 : En mai, l'usine comptait 8300 salariés auxquels s'ajoutaient plus de 900 intérimaires,

2006 : Montée en régime de la Peugeot 207 parallèlement à la Peugeot 206.

2007 : Production de la 1007 et de la 207 (berlines et SW). 273 000 véhicules produits.

2009 : Fin de la production de la 1007. production de la 207 restylée, de la DS3 et de la nouvelle C3.

2011 : Fin de la production de la 207 SW à Poissy.

2012 : Fin de la production de la 207 à Poissy. Mise en production de la Peugeot 208.

2013 : Lancement commercial de la Citroën DS3 Cabrio.

Le parc Meisonnier, le pigeonnierLe parc Meisonnier, le pigeonnierLe parc Meisonnier, le pigeonnier

Le parc Meisonnier, le pigeonnier

Le parc du château de Villiers :

Le château de Villiers, la mini-ferme vaches, moutons et poules, canards ...Le château de Villiers, la mini-ferme vaches, moutons et poules, canards ...Le château de Villiers, la mini-ferme vaches, moutons et poules, canards ...

Le château de Villiers, la mini-ferme vaches, moutons et poules, canards ...

Office de Tourisme de Poissy : 132, rue du général de Gaulle 78300 Poissy

Tél. : 01 30 74 60 65 Lien : http://www.poissy-tourisme.fr

Lien Wikipédia Poissy : https://fr.wikipedia.org/wiki/Poissy

Collégiale Notre-Dame : 8, rue de l'Eglise 78300 Poissy

Tél. : 01 39 65 08 03 ouverture T. les J. de 8 à 12 H et de 14 à 19 H

Musée du Jouet : 2, enclos de l'Abbaye 78300 Poissy

Tél. : 01 39 65 06 06

ouvert du mardi au dimanche de 9 H 30 à 12 H et de 14 à 17 H 30

Villa Savoye Le Corbusier : 82, rue de Villiers 78300 Poissy

Tél. : 01 39 65 01 06 T les J sauf lundi 10 à 17 H, mai à août 18 H,, fermé jours fériés

Distillerie du Noyau de Poissy : 105, rue du général de Gaulle 78300 Poissy

Tél. : 01 39 65 20 59 Site : http://www.noyaudepoissy.com

ouvert du lundi au samedi sur réservation.

Messagerie : noyaudepoissy@noyaudepoissy.com

Site Liqueur de Paris : http://www.liqueurdeparis.com

Lien Wikipédia Le Corbusier : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corbusier

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:19
Les falaises côté Est, la chapelle Notre-Dame de la Garde, l'Aiguille et la Porte d'Aval, le ChaudronLes falaises côté Est, la chapelle Notre-Dame de la Garde, l'Aiguille et la Porte d'Aval, le ChaudronLes falaises côté Est, la chapelle Notre-Dame de la Garde, l'Aiguille et la Porte d'Aval, le Chaudron

Les falaises côté Est, la chapelle Notre-Dame de la Garde, l'Aiguille et la Porte d'Aval, le Chaudron

La chapelle Notre-Dame de la Garde, ses gargouilles, la vue de la plage et ses falaises La chapelle Notre-Dame de la Garde, ses gargouilles, la vue de la plage et ses falaises La chapelle Notre-Dame de la Garde, ses gargouilles, la vue de la plage et ses falaises

La chapelle Notre-Dame de la Garde, ses gargouilles, la vue de la plage et ses falaises

Les peintres d'Etretat :

Claude Monet se rend au Havre et à Etretat plusieurs fois;

- en hiver 1868-69, il revient chaque année de 1883 à 1886,

- en 1883, il peint "L'arche d'Etretat' et "Mer agitée à Etretat",

- en 1885, "Etretat la Manneporte, reflets sur l'eau" (Musée des Beaux-Arts de Caen)

En bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droiteEn bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droiteEn bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droite
En bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droiteEn bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droiteEn bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droite

En bas les oeuvres de Claude Monet, en haut les sites actuels en juillet 2015 La porte d'Aval et l'Aiguille à gauche, la Manneporte à droite

La Manneporte de Claude Monet à droite, à gaucle le site actuelLa Manneporte de Claude Monet à droite, à gaucle le site actuel

La Manneporte de Claude Monet à droite, à gaucle le site actuel

Etretat : les falaises de légende ont inspiré les plus grands peintres

Les falaises d'Etretat : un site pittoresque unique en Europe. Ce paysage de légendes connu dans le monde entier grâce au peintre impressionniste Claude Monet a inspiré les plus grands artistes peintres.

Etretat, petit port de Haute-Normandie, doit surtout sa réputation à son arche crayeuse monumentale et à l'aiguille de 70 mètres de haut située en retrait. Il y a la falaise d'Amont, la falaise d'Aval et la Manneporte . Des falaises qui ont été une source d'inspiration pour de nombreux peintres, réalistes, romantiques, impressionnistes ou fauvistes.


Avec la Manneporte, Claude Monet a rendu le site célèbre

Ce site est très connu dans le monde en particulier grâce à Caude Monet qui le découvre dès l'hiver 1868-1869. Séduit par l'aspect pittoresque du lieu, l'artiste y revient ensuite chaque année de 1883 à 1886. En tout, il a peint une cinquantaine de toiles par tous les temps, à différents moments de la journée, pour saisir l'instant, l'impression et la luminosité changeante au fil des heures.

Monet n'a pas été le seul à s'intéresser à ce lieu. Gustave Courbet (La falaise d'Etretat après l'orage en 1870), Barthold Jongkind, (Port d'Etretat en 1852), Camille Corot (La plage, Etretat en 1872), Eugène Isabey (Rochers d'Etretat en 1851 ou 1857), Eugène Delacroix (Etretat, la roche percée en 1838) et Eugène Boudin ( Etretat, la falaise Amont en 1896) ont tous immortalisé la magie des lieux.

Anne Elizabeth Philibert @Culturebox

Sources : Reportage de Nicolas Lemarignier - Frédéric Faure- I.Palmer

Les falaises d'Etretat en juillet, les peintres du site

Les peintres des falaises d'Etretat :

Eugène Delacroix : "Etretat et la roche percée" 1838

Eugène Isabey : "Rocher d'Etretat en 1851 ou 1857"

Barthold Jongkind : "Port d'Etretat en 1852"

Gustave Courbet : "La falaise d'Etretat après l'orage" 1870

Camille Corot : "La plage d'Etretat" 1872

Claude Monet : "L'arche d'Etretat", "Mer agitée" 1883,

"Etretat, la Manneporte reflets sur l'eau" 1885

Eugène Boudin : "Etretat la falaise Amont en 1896"

Les falaises d'Etretat en juillet, les peintres du site

L'Aiguille creuse

L'Aiguille creuse est un roman de Maurice Leblanc mettant en scène les aventures d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.

Il a été publié dans le journal "Je sais tout" du 15 novembre 1908 au 15 mai 1909 , puis avec quelques modifications, le roman entier a été édité en juin 1909.

Arsène Lupin s'oppose à Isidore Beautrelet, jeune lycéen et détective amateur. L'histoire prend place à Ambrumésy et dans d'autres villes françaises, au début du XXe siècle.

L'aiguille creuse est le deuxième secret de la reine Marie-Antoinette et de Cagliostro (fortune des rois de France). Le Mystère de l'Aiguille creuse renferme un secret que les rois de France se transmettaient et dont Arsène Lupin s'est rendu maître. La fameuse aiguille contient le plus fabuleux trésor jamais imaginé, il rassemble les dots des reines, perles, rubis, saphirs et diamants... la fortune des rois de France.

Quand Isidore Beautrelet découvre le château de l'Aiguille (dans le département de la Creuse, près de Crozant), il pense avoir trouvé la solution de l'énigme. Mais ce qu'il n'a pas compris c'est que le roi de France, Louis XIV, avait fait construire ce château pour brouiller la véritable piste qui en fait était une aiguille en Normandie près de la ville du Havre où Arsène Lupin, connu aussi sous le nom de Louis Valméras, s'était caché.

Sources et renseignements :

Office de tourisme d'Etretat:

Place Maurice Guillard 76790 Etretat

Tél. : 02 35 27 05 21 http://www.etretat.net Courriel : info@etretat.net

Merci à l'Office pour son accueil. Bonne visite !!!

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 08:41
L'eglise Saint-Joseph du Havre

L'eglise Saint-Joseph du Havre

Auguste Perret et l'église Saint-Joseph

Auguste Perret et l'église Saint-Joseph

"Pour atteindre la beauté originale, l'artiste doit s'élever dans la simplicité"

Auguste Perret

Vue de la ville du Havre et le clocher de Saint-Joseph
Vue de la ville du Havre et le clocher de Saint-Joseph

L'église Saint-Joseph est un édifice emblématique du centre-ville reconstruit du Havre. C'est le premier monument que l'on voit en arrivant par la mer et un repère dans la ville.

L'ancienne église néo-gothique a été complètement détruite en 1944. Auguste Perret dessine avec Raymond Audigier les plans de la nouvelle église : Auguste Perret, qui était athée, voulait que l'église soit aussi un monument à la mémoire des victimes de la guerre, tandis que Raymond Audigier, très croyant, souhaitait en faire un cierge de remerciement à Dieu pour le retour de la paix ; cette seconde idée a fortement influencé le choix de la forme définitive du monument en s'inspirant des précédents projets réalisés par Auguste Perret : l'église votive Sainte-Jeanne d'Arc, une basilique dessinée par Auguste Perret en 1926 et originellement destinée à être construite rue de la Chapelle , dans le 18e arrondissement de Paris.

L'abbé Marcel Marie convainc le clergé et le ministère de la reconstruction de mettre en œuvre ce projet.

Auguste Perret et Raymond Audigier sont les deux coauteurs de cet immense ouvrage.

À la mort d'Auguste Perret, en 1954, Raymond Audigier termine l'ouvrage avec la collaboration de Georges Brochard pour le cabinet Perret. Audigier et Brochard sont par ailleurs assistés par un autre architecte, Jacques Poirrier.

Les travaux débutèrent le 21 octobre 1951 par la pose de la première pierre.

La fin du gros œuvre a lieu en octobre 1957 avec l'achèvement de la tour de 107 mètres et la remise au culte le 22 mars 1959, les aménagements intérieurs n'étant terminés qu’en 1961. La consécration du maître-autel et des aménagements (baldaquin, stalles) conçus par l’architecte Guy Verdoïa a lieu en 1964. La nouvelle église Saint-Joseph fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1952, soit, fait rarissime, dix ans seulement après sa construction.

En 1997, l'église est parée d'un habillage lumineux. Le maitre verrier Marguerite Huré, assisté de sa fidèle collaboratrice Marcelle Lecamp vont travailler sur cet ambitieux projet.

L'artiste va utiliser pour ses vitraux le verre antique, soufflé à la bouche, irrégulier d'épaisseur et très nuancé.

L'agencement est géométrique, avec à sa base 7 couleurs : orange, jaune, vert violet, rouge, verdâtre et blanc, déclinées en une cinquantaine de nuances.

Ces couleurs sont placées du plus sombre à la base du clocher pour aller au plus clair au sommet de l'édifice.

L'église Saint-Joseph vue du port

L'église Saint-Joseph vue du port

Vue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'égliseVue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'église
Vue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'égliseVue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'église

Vue intérieure du clocher, le maître-hôtel central, les sièges "cinéma" et le baldaquin de l'église

L'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste PerretL'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste PerretL'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste Perret
L'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste Perret
Auguste Perret fait appel au maître-verrier Marguerite Huré que Maurice Denis lui avait fait connaitre

Auguste Perret fait appel au maître-verrier Marguerite Huré que Maurice Denis lui avait fait connaitre

         Marguerite Huré
Marguerite Huré

Les couleurs dominantes varient suivant les points cardinaux :

  1. . à l'est : les lilas rosés accompagnent l'exaltation des ors et verts symbolisant la nativité,
  2. . au sud : or et orange exaltent la puissance de l'Esprit, la splendeur et la gloire de Dieu. "Les jaunes flamboient comme des clameurs de victoire" Marguerite Huré,
  3. . à l'ouest : la couleur rose domine, éclatante et généreuse. Elle est accompagnées de rouge, couleur de l'action et de la force,
  4. . au nord ; le bleu est prépondérant, immatériel et profond. Il symbolise le ciel, la couleur de la Vierge.
L'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste Perret

Historique :

L'église actuelle est le quatrième édifice à porter ce nom. Saint-Joseph était le quartier des charpentiers de navires et de chantiers navals de la ville.

En 1871, il est fait mention de l'ouverture de la chapelle Saint-Joseph, sous l'impulsion de l'abbé Léon Roger.

La 2ème église, inachevée, ouverte au culte en 1877, sera consacrée en 1882.

En 1944, le Havre subit les ravages des bombardements, faisant table rase de son centre ville. Saint-Joseph n'est plus alors que ruine. L'église est détruite le 5 septembre 1944.

Lentement, la ville va se relever de ce drame et au sein du camp François 1er, baraquements de fortune en ces temps, l'abbé Charles Pinel va créer un bien modeste lieu de prière dans un ancien hangar en tôle ondulée. Ce sera le 3ème "Saint-Joseph".

Le chantier de l'actuelle église Saint-Joseph démarre en 1951, avec la pose de sa première pierre le 21 octobre.

Quelques chiffres :

  • - 500.000 tonnes de béton, 700 tonnes d'acier,
  • - superficie du bloc de base : 2000 m2 reposant sur 71 pieux de 15 mètres de long,
  • - superficie des vitraux : 378 m2 comportant 12.768 verres de couleurs, 50 nuances,
  • - poids du bloc de l'autel : 7 tonnes,
  • - hauteur extérieure : 107 mètres,
  • - hauteur du clocher sous plafond : 84 mètres.
  • - 800 sièges type cinéma.

Quelques dates :

  • - 21 octobre 1951 : pose de la première pierre,
  • - octobre 1957 : fin du gros oeuvre,
  • - 22 mars 1959 : remise de l'édifice au culte,
  • - 1959-1961 : fin des aménagements intérieurs,
  • - 1964 : consécration du maître-hôtel, du baldaquin, des stalles,
  • - 11 octobre 1965 : inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques,
  • - 1997 : mise en lumière par la ville du Havre,
  • - 2003- 2005 : travaux de restauration, En 2003 installation de l'orgue construit en 1966 à Strasbourg pour la chapelle de Saint-Thomas d'Aquin. Il comporte 14 jeux, 2 claviers et un pédalier.
  • - 2009 : 50ème anniversaire.

- La Ville du Havre est inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 2005.

Sources : Wikipédia et documentation de l'Office de tourisme de la ville du Havre.

Brochure de l'église catholique Saint-Joseph Le Havre 2014 Réalisation AB & JB plan de l'édifice

Lien Wikipédia : L'église Saint-Joseph au Havre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Joseph_du_Havre

Lien Wikipédia Auguste Perret : https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Perret

Lien Auguste Perret Cité de l'Architecture à Chaillot : http://www.citechaillot.fr/ressources/expositions_virtuelles/portraits_architectes/biographie_PERRET.html

Le Havre et l'UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/1181/

http://whc.unesco.org/fr/list/1181/

Lien Wikipédia Marguerite Huré : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Hur%C3%A9

Le fond de l'oeuvre de Marguerite Huré au musée des Années 30 à Boulogne Billancourt : http://www4.culture.fr/patrimoines/patrimoine_monumental_et_archeologique/insitu/article.xsp?numero=4&id_article=davidbouvet-892

Office de Tourisme du Havre : 186, boulevard Clémenceau BP 649 76059 Le Havre Cedex

Tél. : 02 32 74 04 04 Fax : 02 35 42 38 39 Lien site : http://www.lehavretourisme.com

L'hôtel de ville du Havre

L'hôtel de ville du Havre

L Hôtel de Ville du Havre a été construit entre 1952 et 1958 sur les plans d'Auguste Perret et de Jacques Tournant, sauf la place couverte, inaugurée en 1988.

La tour culmine à 72 mètres et comporte 17 étages. L'aile Est abrite un théâtre de 700 places.

La façade Sud s'ouvre sur un vaste jardin à la française ponctué de nombreux jeux d'eau achevé en 1992.

Hôtel de Ville : 1517, place de l'Hôtel de Ville CS 40051 76084 Le Havre cedex

Ouverture de 9 h à 18 h

L'église Saint-Joseph au Havre, oeuvre d'Auguste Perret

Les réalisations d'Auguste Perret :

1) avant 1945

. le Théâtre des Champs-Élysées (1913),

. l'église Notre-Dame au Raincy (1922-1923), en collaboration avec son frère Gustave

. le clocher de l'église de Saint-Vaury (Creuse) (1924),

. la Tour Perret, édifiée en 1924 dans le parc Paul-Mistral à Grenoble, est la première tour en béton armé construite en Europe. Haute de 95 mètres, elle a été construite par les frères Auguste et Gustave Perret à l'occasion de l'Exposition internationale de la houille blanche, qui eut lieu du 21 mai au 25 octobre 1925,

. la chapelle de La Colombière à Chalon-sur-Saône (1928-1929),

. la salle Cortot à Paris (1928-1929),

. l'aménagement du musée Magnin (1930-1931),

. la villa de M. Nubar Bey à Garches (1930-1931),

. l'hôtel particulier du Dr Périgord à Limoges (1934-1935),

. les bâtiments administratifs de la Marine dit « Bâtiment Perret » et le bassin des carènes (centre d'essais de la DGA, aujourd'hui démolis) dans le 15e arrondissement de Paris (1929-1932) en collaboration avec son frère Gustave,

. le bâtiment du Mobilier national, à Paris (inauguré en 1936),

. l'usine des horlogeries Dodane, à Besançon (1939-1943),

2) Après 1945 :

. 1946-1954 : Nouveaux ateliers à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris (6ème arrondissement),

. 1947-1949 : Musée des beaux-arts, São Paulo (Brésil),

. 1948 : Gare Maritime d'Alger (Algérie), architecte : Urbain Cassan avec la collaboration de l'entreprise Perret,

. 1949-1952 : La Tour Perret, immeuble résidentiel et de bureaux à Amiens,

. 1950-1954 : Immeuble d'habitation de la Fondation Alexandre et Julie Weill, Paris 17e arr.

. 1950-1954 : Centre d'études nucléaires (C.E.A.), Saclay (Essonne),

. 1951-1956 : Reconstruction du Vieux-Port, Marseille (Bouches-du-Rhône). Avec la collaboration d'André Devin et de Fernand Pouillon.

Bonne visite !

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 10:48
COREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la CéramiqueCOREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la CéramiqueCOREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la Céramique

Le roman d'un voyageur en Corée, Victor Collin de Plancy, à la fin du 19ème siècle.

Cette exposition propose de suivre les traces du premier diplomate français envoyé en Corée et ses collections.

Le "Royaume ermite" : à la fin du 19ème siècle, la Corée est un pays secret qui s'ouvre progressivement aux influences étrangères.

Tombé sous le charme de la culture ancienne et raffinée de ses habitants, Victor Collin de Plancy se fait le porte-parole de la Corée en France.

.

Sur le portrait de droite, Victor Collin de Plancy apparait en costume de diplomateSur le portrait de droite, Victor Collin de Plancy apparait en costume de diplomate

Sur le portrait de droite, Victor Collin de Plancy apparait en costume de diplomate

Victor Collin de Plancy, lorsqu'il apparait sur la photographie jointe plus haut, est assez âgé. Il est décoré de plusieurs médailles reçues durant sa carrière. Il a derrière lui une vie bien remplie, dont 20 ans passés en Asie, en particulier en Corée.

Cet homme est considéré par ses contemporains comme un homme agréable et sympathique, désireux de plaire et d'aider les autres.

COREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la CéramiqueCOREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la Céramique
COREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la CéramiqueCOREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la CéramiqueCOREE  MANIA roman d'un voyageur au Musée de la Céramique

La route des céladons :

La route des céladons part de la Chine, passe par la Corée et se poursuit jusqu'à Sèvres.

C'est en France entre le 17ème et le 18ème siècle que ces pièces nommés en chinois qing cigi (grès verts) vont être baptisées du nom de céladon.

Entre 1607 et 1625, Honoré d'Urfé, publie L'Astrée, premier roman de 5000 pages, qui rencontre un énorme succès dans les cours européennes. Son héros, nommé Céladon, jeune berger aux amours contrariés porte des rabans vert-bleu. Son nom va servir à désigner les grès verts, y compris dans la langue de Shakespeare.

Le Céladon : couleur secrète, couleur du jade, vert bleuté ou vert olive, le céladon a bien des aspects.

En fait le céladon désigne non pas une couleur, mais une technique.

Les céladons sont des grès porcelaineux, riche en kaolin, recouverts d'une couverte concentrée en oxyde de fer. Cuits à haute température et en réduction, c'est-à-dire avec très peu d'oxygène, ces oxydes prennent une teinte verte. La couleur de la pièce dépendra alors de nombreux critères, épaisseurs de la couverte, durée de la cuisson, position dans le four.

C'est ainsi dans ces variations que réside la beauté du céladon.

Sources :

Cité de la Céramique, 2, place de la Manufacture 92310 Sèvres.

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 14:35
Une visite de Pont-en-Royans

La commune se situe dans dans le Royans (Massif du Vercors). Le Royans est l'une des 7 régions naturelles du Parc naturel Régional du Vercors.

Le point culminant de Pont-en-Royans est le Mont-Baret situé à 786 mètres d'altitude.

Le village se trouve au confluent de la Bourne dont la source se situe à Lans-en-Vercors et de la Vernaison, dont la source est à Saint-Agnan-en-Vercors.

Une visite de Pont-en-RoyansUne visite de Pont-en-Royans
Une visite de Pont-en-Royans

Le pont :

Au départ, c'est un passage étroit jeté entre deux rochers qui permet l'accès aux plateaux du massif du Vercors, et de traverser le torrent de la Bourne, dont les gorges sont abruptes et très étroites. La première citation désigne un certain pont Chochignon (voir textes de l'abbé Fillet et de S. Chaussamy). Le pont est étroit, tout au plus trois mètres, et son entrée démarre à la hauteur de la maison Thomas sur l'actuel Pont Picard (on ignore l'origine de ce nom, qui est donc moderne ; on parle aussi du gouffre Picard, creux dans la Bourne profond d'une dizaine de mètres à peu près sous le pont). Au XIXéme siècle, le pont est élargi. La route de Villard est créée en 1872, ainsi que l'actuelle route de Sainte-Eulalie, avant la fin du XIXème siècle, et la circulation des charrois de troncs de bois provenant de la Route des Goulets entraîne un besoin d'élargissement.

De nombreuses maisons sont abattues.

Il y avait auparavant trois fois plus de maisons suspendues au-dessus du gouffre qu'au XXIème siècle.

Pont-en-Royans, ville d'eau

Pont-en-Royans, ville d'eau

Les balcons avancés :

Le charme de ce village et de ses balcons suspendusLe charme de ce village et de ses balcons suspendusLe charme de ce village et de ses balcons suspendus

Le charme de ce village et de ses balcons suspendus

Le musée de l'eau, à gauche de la photographie

Le musée de l'eau, à gauche de la photographie

Le blason de Pont-en-Royans
Le blason de Pont-en-Royans

Le tournage sur bois de buis fut longtemps l'une des activités principales de la ville.

On redécouvre de nos jours dans de très nombreux livres des XIXe et XXe siècles, les premières photos sur plaques en "verre photographique lumière" qui représentent les maisons suspendues de Pont-en-Royans et les routes du Vercors (routes des Grands Goulets, route des gorges de la Bourne, Pont de la Goule Noire).

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la place du Pont Picard fut l'une des plaques tournantes des mouvements résistants.

Bonne visite !

Sources et lien Wikipédia :https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont-en-Royans

Voir aussi les grottes de Choranche :http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/07/une-visite-de-pont-en-royans.html

Pont-en-Royans en 1865 et en 2015 !Pont-en-Royans en 1865 et en 2015 !

Pont-en-Royans en 1865 et en 2015 !

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 19:55
Les stalactites fisctuleuses de la grotte : spectacle magique et lumineux

Les stalactites fisctuleuses de la grotte : spectacle magique et lumineux

Une longue histoire entre la Roche et l'Eau

par Jean-Jacques Delannoy

Enseignant et chercheur à l'Université Joseph Fournier, Institut de Géographie Alpine.

La retombée nord-occidentale du massif du Vercors est profondément échancrée par les gorges de la Bourne et de la Vernaison (Grands et Petits Goulets). En remontant la Bourne depuis Pont-en-Royans, les gorges, d'abord étroites, s'élargissent. C'est au coeur de cet élargissement que se loge le village de Choranche, dominé par un majestueux amphithéâtre naturel : le cirque de Choranche.

Au pied des puissantes falaises calcaires s'ouvrent les grottes.

Le cirque est particulièrement représentatif d'un aspect fondamental du paysage du Vercors, lié au couple géologique : calcaires / marnes.

Les calcaires constituent une épaisse et résistante carapace qui est à l'origine des hautes falaises du Vercors ; alors que les marnes, roches plus tendres, ont été façonnées par l'érosion en des versants réguliers et en pente douce.

La grotte de Choranche et ses merveilles
La grotte de Choranche et ses merveillesLa grotte de Choranche et ses merveillesLa grotte de Choranche et ses merveilles
Une mise en scène féérique des galeries et des rivières souterrainesUne mise en scène féérique des galeries et des rivières souterrainesUne mise en scène féérique des galeries et des rivières souterraines
Une mise en scène féérique des galeries et des rivières souterrainesUne mise en scène féérique des galeries et des rivières souterrainesUne mise en scène féérique des galeries et des rivières souterraines

Une mise en scène féérique des galeries et des rivières souterraines

Un peu de géologie :

La grotte de Choranche et ses merveillesLa grotte de Choranche et ses merveilles
La grotte de Choranche et ses merveillesLa grotte de Choranche et ses merveilles
La grotte de Choranche et ses merveillesLa grotte de Choranche et ses merveilles

Les stalactites fistuleuses, pailles de calcite qui font la renommées de la grotte de Choranche

Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.
Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.

Dimensions des stalactites : 3 millimètres de diamètre et jusqu'à 3 mètres de longueur.

Une rencontre avec les protée, curieuses créatures cavernicolesUne rencontre avec les protée, curieuses créatures cavernicolesUne rencontre avec les protée, curieuses créatures cavernicoles

Une rencontre avec les protée, curieuses créatures cavernicoles

Les protées : créatures étranges des cavernes !

Le Protée anguillard (Proteus anguinus), dit aussi Olm, Salamandre blanche ou Salamandre des grottes1, unique représentant du genre Proteus, est une espèce d'urodèles de la famille des Proteidae2.

Le Protée est la seule espèce du genre Proteus, la seule espèce européenne de la famille des Proteidae et le seul chordé troglobie européen. On le surnomme parfois « poisson humain » (slovène : človeška ribica) à cause de sa peau qui ressemble à celle de l’Homme.

Évoqué dès 1689 par Valvasor, il appartient au même ordre que les tritons et les salamandres. Il s'agit d'un animal cavernicole que l'on trouve principalement dans les grottes karstiques des Alpes dinariques. C'est le plus grand prédateur des fonds souterrains.

Le protée se déplace comme une anguille par des mouvements serpentins de son corps et il ne s'aide que très peu de ses pattes atrophiées. Il s’agit d’un prédateur qui se nourrit de petits crabes, de gastéropodes et d’insectes3. Il ne mâche pas sa nourriture et ingère ses proies entières. Vu la faible quantité de nourriture dans les grottes, le protée est capable de survivre à une longue période de disette. Il ingère dès que possible une grande quantité de nourriture et stocke celle-ci sous forme de lipides et de glycogène dans le foie. Lorsque la nourriture se fait rare, il réduit son activité et son métabolisme. Il peut même réabsorber ses propres tissus dans les cas les plus critiques. Des expériences ont montré qu’il pouvait survivre jusqu'à dix ans sans nourriture.

Grotte de Choranche : visites guidées d'une heure environ. Température : 10°C.

Ouverte toute l'année sauf du 23 novembre au 18 décembre 2015

38680 CHORANCHE

Courriel : info@choranche.com

Tél. : 04 76 36 09 88

Voir aussi article : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/07/une-visite-de-pont-en-royans.html

1 heure de Grenoble, 1 heure 30 de Lyon, 55 minutes de Valence, 30 minutes de Villard de Lans, 7 minutes de Pont-en-Royans.

La Cabane Café et les gîtes des Hauts de Choranche :

La grotte de Choranche et ses merveilles

Les gîtes de charme des Hauts de Choranche

La grotte de Choranche et ses merveilles
Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis
Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis
Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis
Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis
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Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis

Les 4 gîtes ont une capacité de 4 personnes avec une vue de rêve sur les montagnes du Vercors, le cirque de Bourmillon et la cascade de Moulin Marquis

Les abeilles et des hommes :

Le monde de Beeppy et son parcours découverteLe monde de Beeppy et son parcours découverteLe monde de Beeppy et son parcours découverte

Le monde de Beeppy et son parcours découverte

La boutique et ses produits Bio régionauxLa boutique et ses produits Bio régionaux

La boutique et ses produits Bio régionaux

Le plan de route

Le plan de route

Les Gîtes des Hauts de Choranche :

Route des grottes 38680 Choranche

Tél. : 04 76 38 90 50 - 06 78 15 01 00

Lien site Cabane Café : www.cabanecafe.com

Lien site les abeilles et des hommes : http://www.beeppy.com

Courriel lien : gilles.dacierfalque@nordnet.fr

Les plus belles grottes de France :

  • La grotte de Saint-Marcel d’Ardèche
  • Aven Armand, Lozère
  • Grotte de Choranche, Isère
  • Gouffre de Padirac, Lot
  • La Grotte d'Osselle, Doubs
  • Grotte de la Cocalière, Gard
  • Grotte des Demoiselles, Hérault
  • Grotte de Sdragonato, Corse
  • Grotte de la Clamouse, Hérault
  • Grotte Dargilan, Lozère
  • Grotte de Niaux, Ariège
  • Aven d’Orgnac, Ardèche
  • Grotte de La Verna, Pyrénées-Atlantiques ........Désolé pour les autres oubliées.....
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 21:48
La Palais Idéal du facteur Cheval, Drôme
La Palais Idéal du facteur Cheval, Drôme

Construit durant 33 ans, souvent la nuit à la lueur des chandelles, par Ferdinand Cheval, de 1879 à 1912, ce chef-d'oeuvre de volonté et d'imagination est devenu monument historique en 1969. Il est le seul représentant de l'architecture d'art naïf.

Joseph-Ferdinand Cheval est né le 19 avril 1836. Il devient facteur en 1867.

En 1879, débute la construction de son palais.

Le facteur Cheval prend sa retraite en 1896. La façade est s'achève en 1899. Elle est constituée de végétaux, de sources, de fontaines encadrés d'un temple égyptien.

La façade ouest est la plus rigoureuse du temple et comporte des miniatures du monde entier dans différentes alcôves : chalet suisse, mosquée temple indou et château-fort.

La façade sud est la plus dépouillée de l'édifice et symbolise un hommage aux temps anciens. Elle est nommée musée antédiluvien.

La façade nord est la dernière construite par Ferdinand Cheval et représente un bestiaire.

Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal.

Il meurt le 19 août 1924.

Son tombeau est classé au titre des monument historiques par arrêté du 23 mai 2011.

La Palais Idéal du facteur Cheval, DrômeLa Palais Idéal du facteur Cheval, DrômeLa Palais Idéal du facteur Cheval, Drôme
La Palais Idéal du facteur Cheval, Drôme
La Palais Idéal du facteur Cheval, Drôme
La  pierre d'achoppement du facteur Cheval
La pierre d'achoppement du facteur Cheval

Les débuts du Palais Idéal :

Selon ses souvenirs, en avril 1879 durant l'une de ses tournées, le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre, il la ramasse et la glisse dans l'une de ses poches avec l'intention de la regarder plus tard à tête reposée. Elle sera nommée « la pierre d'achoppement ».

Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d'autres pierres ayant des formes encore plus singulières et, à son goût, plus belles que celle qu'il avait trouvée la veille. Il se fait alors la réflexion que, puisque la nature pouvait « faire de la sculpture », il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître-d'œuvre et ouvrier dans la construction d'un « Palais idéal ».

La pierre d'achoppement se situe sur la terrasse, façade ouest.

Où se trouve le Palais Idéal ?
Où se trouve le Palais Idéal ?

Quelques chiffres :

Le palais mesure 26 mètres de long et 14 mètres de large, avec une hauteur de 10 mètres,

- 33 ans de construction, 93.000 heures de travail,

- 1000 mètres-cubes de maçonnerie, 3500 sacs de chaux. Matériaux utilisés : pierres, mortier, chaux et ciment,

- 130.000 visiteurs par an.

Site officiel du Palais Idéal du Facteur Cheval, propriété de la commune d'Hauterives, Drôme

Adresse : 8, rue du Palais, 26390 Hauterives
Téléphone : 04 75 68 81 19

Histoire du Palais : http://www.facteurcheval.com/histoire/palais-ideal-facteur-cheval.html

Lien Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_id%C3%A9al

Le facteur Cheval lien Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Cheval

L'art brut : le LAM à Villeneuve d'Ascq : lien http://www.visitlilles.com/patrimoine-et-culture/musees/FR/16/le-lam

La Halle Saint-Pierre à Paris - Montmartre : lien http://www.hallesaintpierre.org/

L'Art Naïf en France :

Le Musée International d'Art Naïf à Vicq : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_international_d%27art_na%C3%AFf

Le Musée d'Art Naïf Max Fourmy à Paris 75018 :

http://www.sortiraparis.com/lieux/51705-musee-d-art-naif-max-fourny

Bonne visite !

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:44

Le 21 juin 2015, la ville de Gerberoy, toute fleurie, renouvelait sa fête annuelle des roses et perpétuait sa tradition depuis 1928.

Cette dernière remonte au peintre post-impressionniste Henri Le Sidaner, installé dans cette charmante cité médiévale au début du siècle dernier, qui initiait ainsi cette fête populaire.

La 87ème fête des roses à Gerberoy, beau village de Picardie
Les jardins Henri Le Sidaner structurés en terrasse à l'italienne

Les jardins Henri Le Sidaner structurés en terrasse à l'italienne

La 87ème fête des roses à Gerberoy, beau village de PicardieLa 87ème fête des roses à Gerberoy, beau village de PicardieLa 87ème fête des roses à Gerberoy, beau village de Picardie
Les reines des Lys de Beauvais étaient invitées à la fête

Les reines des Lys de Beauvais étaient invitées à la fête

Toute comme les belles du carnaval de Venise

Toute comme les belles du carnaval de Venise

Et les belles anglaises, une collection incroyable de Morgan

Et les belles anglaises, une collection incroyable de Morgan

La fête à Gerberoy

La fête à Gerberoy

Un peu d'histoire :

"Parmi les roses, la petite ville, depuis Philippe-Auguste, se souvient à peine d'avoir été une forteresse redoutable.

Pourtant, sa vie paisible ne commence qu'avec le XVème siècle. Jusque là, elle a subit des assauts, soutenu des sièges, retenti au choc des armures, du cri des mourants, de la ruée brutales des guerriers.

Son histoire a été toute de sang et de misère."

Histoire de la plus petite ville de France, René Pinon, Président de la Société des Amis des Gerberoy 1935 Gerberoy... toujours...passionnément Etienne Le Sidaner

Plan de Gerberoy en 1768 et en 2014, dessin et aquarelle J.-P. Kosinski d'après document Etienne Le Sidaner

Plan de Gerberoy en 1768 et en 2014, dessin et aquarelle J.-P. Kosinski d'après document Etienne Le Sidaner

Les jardins Henri Le Sidaner :

C'est sur les conseils du sculpteur Auguste Rodin qu'Henri Le Sidaner découvre le Beauvaisis, puis Gerberoy, le 3 mars 1901. Le peintre aménage, dans les ruines de l'ancien château-fort, un splendide jardin à l'italienne, avec trois niveaux de terrasses : la roseraie, le jardin blanc devant sa maison, le jardin jaune et bleu, le Temple de l'Amour, réplique de celui du Petit Trianon, au château de Versailles.

Jardins ouvert du 15 avril au 30 septembre, du mercredi au lundi, fermé le mardi, de 11 à 18 H

Réservations : Tourisme de Gerberoy Tél. : 03 44 46 32 20

Voir aussi : article Gerberoy, un des beaux villages de Picardie et de France, son histoire :

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-un-des-beaux-villages-de-france-gerberoy-118516955.html

Une conteuse à Gerberoy : https://plus.google.com/100515547511861098409/posts/6L7LaXGV8QT?pid=6179091721123954098&oid=100515547511861098409&authkey=CJyaq76luZD5jAE

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 19:27
Marais salants, paludiers et leurs traditions

Marais salants, paludiers et leurs traditions

La presqu'île de Guérande, ses traditions dans son paysage de marais salantsLa presqu'île de Guérande, ses traditions dans son paysage de marais salantsLa presqu'île de Guérande, ses traditions dans son paysage de marais salants

La presqu'île de Guérande, ses traditions dans son paysage de marais salants

Sur toute la côte atlantique, du golfe du Morbihan à l'Ile d'Oléron, des femmes et des hommes continent à "tirer le sel".

Un petit voyage en presqu'île de Guérande et ses paysages blancs .

Historique des marais salants :

La technique actuelle d’exploitation des marais salants est antérieure au 9ème siècle. La création des salines s’est étendue sur plusieurs siècles. Vers l’an 1500, les marais atteignaient 80 % de la surface actuelle. Entre 1560 et 1660 grâce au développement du commerce maritime, 2500 oeillets seront construits. Les dernières salines ont été construites vers 1800. Mais un abandon progressif commence dès le milieu du 19ème siècle face à la concurrence du sel de mine et méditerranéen, à la baisse du sel alimentaire comme produit de conservation et à l’amélioration des transports par voie terrestre.

Les marais salants s'étendent aujourd'hui sur 1800 hectares répartis en deux bassins, le Mes et Guérande, et forment un immense quadrillage délimité par de petits talus de terre argileuse dénommés ponts, délimitant les différents pièces d'eau, le tout formant une saline.

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

La mer irrigue le marais par un canal (étier), au rythme quotidien des marées. Tous les quinze jours, en période de saunaison, le paludier, grâce à une trappe, admet l'eau dans les réservoirs de décantation appelés vasières. De là, sous l'effet d'une légère dénivellation, l'eau est mise à circuler sur une faible épaisseur, dans la saline en traversant une suite de bassins aménagés dans l'argile et appelés cobiers, fares, adernes.

Sous l'action du soleil et du vent, l'eau s'échauffe, s'évapore et devient saumure avec l'augmentation de la teneur en sel. Dans les oeillets, bassins de 25 m2, où elle parvient finalement, le sel se cristallise.

De juin à septembre, le paludier récolte deux sortes de sel : la fleur de sel, un sel de surface cueilli avec une pelle plate appelée la lousse, avec une production de 3 à 5 kilogrammes par jour et par oeillet, et le gros sel, ou sel gris déposé au fond, remonté avec un grand râteau plat, le las, sur la ladure, avec une production de 40 à 70 kilogrammes par jour et par oeillet. la saumure, sous l'effet du réchauffement, arrive à une température de 37 °C. L'eau de mer était au départ inférieure à 20 °C.

La récolte est ensuite roulée jusqu'au trémet, petite plateforme aménagée sur le pont, pour former le mulon, tas plus important sur le bord de la saline, avant d'être stockée dans le grenier à sel ou salorge en septembre.

La région compte environ 12.000 oeillets, mais il n'est pas trouvé de statistiques.

Les marais salants et l'or blancLes marais salants et l'or blancLes marais salants et l'or blanc

Les marais salants et l'or blanc

Les fortifications de Guérande, entièrement close et sa cité médiévaleLes fortifications de Guérande, entièrement close et sa cité médiévaleLes fortifications de Guérande, entièrement close et sa cité médiévale

Les fortifications de Guérande, entièrement close et sa cité médiévale

Guérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juinGuérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juinGuérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juin
Guérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juinGuérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juinGuérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juin

Guérande, ses fortifications, la collégiale Saint-Aubin, la place du pilori, sa fête médiévale les 6 et 7 juin

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent
Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

Entre les estuaires de la Loire et de la Vilaine, les marais de la Brière et l'Océan Atlantique, se dresse Guérande sur son coteau.

La formation de cette cité débute vers la fin du 5ème siècle.

Cette cité qui domine la région des marais salants a gardé son aspect du Moyen-Age avec ses remparts et ses maisons à pans de bois.

Construits au XVème siècle, les remparts ne comportent aucune brèche et sont flanqués de six tours et ont un accès par quatre entrées fortifiées.

Saillé, joli village de paludiers situé au coeur des marais salants

Saillé, village du selSaillé, village du selSaillé, village du sel

Saillé, village du sel

Le plan d'une saline

Le plan d'une saline

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

Le Marais :

1 Le chenal d'alimentation qui mène l'eau de la mer à la vasière, puis à la saline est appelé l'étier dans la région de Guérande. On le nomme essai sur l'Ile de Ré et ruisson sur l'Ile d'Oléron,

2 Le premier réservoir du marais est appelé la vasière au nord de la Loire. Les sauniers de l'Ile de Ré et l'Ile de Noirmoutier le nomment le vasais, les vendéens la réserve, les oléronais le jas,

3 Un bassin intermédiaire appelé cobier dans la presqu'Ile de Guérande. Il est appelé métière des sauniers de Vendée et en Ile d'Oléron. des levées de terre y forment des chicanes pour rallonger de circuit de l'eau,

4 Les bassins suivants sont nommés les fards, ou fares au nord de la Loire et tables courantes et hautaies au sud.

5 Les oeillets ou aires saunantes sont les derniers bassins de la saline où cristallise le sel. Au bord de l'oeillet, une surface plane permet de stoker la récolte du jour. Elle est appelée ladure à Guérande et la récolte ladurée. Elle se nomme coubiat à Oléron.

Les adernes sont les "dernières pièces de chauffe"

6 Le tas de sel rassemblant la production est appelé le mulon au nord de la Loire et en Vendée.

Il est installé sur le trémet, une surface plane aménagée au sommet ou à flanc des talus. Au sud, il est nommé pilots, stockés sur les tesseliers ou tesselailles.

Toutes ces dénominations ont un rapport direct avec une unité de surface, ce qui permettait aux agents de l'administration d'évaluer le volume de sel et de percevoir la dîme idoine.

La fleur de sel, le gros sel de Guérande et sa composition :

Le coin du chimiste

Le coin du chimiste

Un sel de mer de Méditerranée a la composition suivante :

Pour 100 grammes de sel

49 grammes de chlorure de sodium:

215 grammes de potassium

0,90 grammes de magnésium

0,59 grammes de calcium

A noter : la fleur de sel est un sel de table que l'on ajoute au dernier moment dans l'assiette, en effet, ses cristaux sont plus fins, et sa teneur en eau plus élevée; ainsi ses cristaux fondent sur la langue et éveillent les papilles des consommateurs. Le taux de fluor et de calcium est un peu plus élevé dans la fleur de sel. En revanche, le gros sel contient du fer (80 mg/kg), que ne contient pas la fleur.

Les paludiers et leurs traditions :

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent
Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent
  1. Presqu'île de Guérande : paroles d'une chanson du groupe folk local Stetrice
Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

"Je suis parti pour voyager

Pour voir le monde et ses beautés

Mais aujourd'hui, je te reviens

Je reviens vivre parmi les miens

J'ai vu Québec et Tahiti

Les Grenadines et la Turquie

De latitudes en longitudes

Je reviens en Bretagne sud

Presqu'île de Guérande, oh ma bro *

Presqu'île de Guérande, oh ma bro

Presqu'île de Guérande, oh ma bro

Ta terre, ton sel et puis tes eaux

J'ai les embruns et le varech

Qui me ressourcent et me délectent

Les quais du Croisic me rappellent

Les korrigans et La Govelle

C'est avant l'aube que l'on déballe

Pour les pêcheurs de La Turballe

Et au café de l'océan

Pour aller s'réchauffer le sang

Marais et canards dans la brume nous attendent

Canaux luisants au clair de lune

Invitent lutins et sorcières

Pour le plus grand bal de Brière

Dolmens et menhirs nous attendent

Le moulin du Diable à Guérande

Légendes de mer et campagne

Bienvenue en terre de Bretagne

Je prends la route des marais

Où l'on me propose des bouquets

De fleur de sel, or blanc d'ici

Salicornes et gros sel gris

Kig a farz et puis langoustines

Galettes, bière et puis sardines

La fête est celtique et divine

A Batz et dans ses Nuits Salines"

* ma bro : mon pays en breton

Stetrice "Naoned e Breizh"

www.stretrice.com Patrice et Stéphanie Deshayes

Equipement du paludier dans les marais salants de la presqu'île de GuérandeEquipement du paludier dans les marais salants de la presqu'île de GuérandeEquipement du paludier dans les marais salants de la presqu'île de Guérande

Equipement du paludier dans les marais salants de la presqu'île de Guérande

La brouette à roue de caoutchouc a évité sa corrosion du bois, le las du paludier d'une longueur de 5 mètresLa brouette à roue de caoutchouc a évité sa corrosion du bois, le las du paludier d'une longueur de 5 mètresLa brouette à roue de caoutchouc a évité sa corrosion du bois, le las du paludier d'une longueur de 5 mètres

La brouette à roue de caoutchouc a évité sa corrosion du bois, le las du paludier d'une longueur de 5 mètres

L'église Saint-Guénolé à Batz
L'église Saint-Guénolé à Batz

Le bourg de Batz :

Entre les marais salants et l'océan, Batz-sur-Mer se signale par un charmant bourg et sa haute tour-clocher. La côte est coupée de plages de sable : Valentin, La Govelle, Saint-Michel qui est protégée par une digue. Tout près se dresse le menhir de Pierre-Longue.

L'église Saint-Guénolé, historiquement attachée à un prieuré au XIIIème siècle, fut reconstruite aux XV et XVIème siècle.

La tour de l'église, haute de 60 mètres, avec ses 182 marches à escalader, fait profiter au visiteur d'une magnifique vue à 360° sur la région, sa mosaïque des marais salants, de la presqu'île de Rhuys à Belle-Ile et Noirmoutier.

A voir aussi dans ce bourg, la chapelle Notre-Dame-du-Murier, magnifiques ruines gothiques aux arches pures, le musée des Marais Salants signalé par la Porteresse, et le sentier des douaniers.Le moulin à vent situé sur la route du Croisic est parfaitement restauré.

Batz-sur-Mer est la dernière commune du Pays nantais à avoir parlé le breton.

Batz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actifBatz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actifBatz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actif
Batz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actifBatz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actifBatz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actif

Batz-sur-Mer, joli bourg toujours vivant et actif

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

Le Croisic

Le port du Croisic et son port de pêche
Le port du Croisic et son port de pêche

Le Croisic, son bourg et sa côte sauvage.

Le Croisic est un actif port de pêche et de plaisance. Important centre producteur d'huitres et de coquillages, il est situé sur le golfe intérieur du Grand Traict* et reçoit de nombreux estivaux l'été et aux beaux jours.

Le port, bien abrité par la jetée du Tréhic, est divisé en plusieurs bassins constitué par 3 îlots. Il est très animé l'hiver par l'arrivée des pêcheurs de crevettes et de bouquets.

Les quais sont bordés de maisons du XVIIème siècle, la plupart ornées de balcons de fer forgés.Elles abritaient jadis des armateurs et des négociants.

*Traict : breton trez = golfe

Le Croisic et son bourg

Le Croisic et son bourg

Le Croisic et son port

Le Croisic et son port

Marécages de Brière
Marécages de Brière

Le parc régional de Brière :

La Brière ou Grande Brière est un marais situé géographiquement au nord de l'estuaire de la Loire débouchant sur l'océan Atlantique à l'ouest du département de la Loire Atlantique.

Autrefois, on y récoltait la tourbe et on y navigue encore grâce à une barque appelée chalants. Ses habitants s'appellent les Brièrons.

Les marais de Brière sont protégés à plusieurs titres.

Son territoire s'étend sur 490 km2, dont 170 km2 de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul 70 km2, qui compte 21 communes. Ce territoire se caractérise aussi par son architecture avec près de 3 000 toits de chaume appelant les habitations chaumières.

Le Parc naturel régional de Brière a été mis en place en 1970.

Quelques images du Parc Régional de Brière

Quelques images du Parc Régional de Brière

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

A découvrir l'histoire de ce village de chaumières, restauré par le Parc naturel régional de Brière au cours d'une balade ponctuée de 12 panneaux (sentier d'interprétation).

Ce village traditionnel briéron, Kerhinet, compte dix huit chaumières. Aux abords du lavoir ou près du four à pain, le sentier d'interprétation conte la vie et les coutumes des ses habitants.

Le village du Kerhinet et ses chaumières

Le village du Kerhinet et ses chaumières

Séjour au pays du sel, fils du soleil et du vent

Bonne visite ! Merci à nos guides locaux Morgane et Hakim.

Un mot sur la gabelle du sel : c'est une taxe prélevée au Moyen-Age et à l'époque moderne :

L'impôt sur le sel est associé au monopole royal décrété au XIVeme siècle sur la vente de ce produit. Le principe de base est simple: le sel ne peut être vendu, moyennant paiement d'une taxe, que dans les greniers royaux à sel.

En 1680, Colbert associe la gestion d'autres impôts indirects royaux (aides, traites) à celle des gabelles et, surtout, codifie le règlement général des gabelles. Le poids de la gabelle est variable selon les provinces.

Bibliographie :

Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabelle_du_sel

Sources : Wikipédia

Korrigans : lutins, créatures légendaires de Bretagne, bienveillants ou malveillants selon les cas.

"Le sel et les marais salants", Tout savoir. Editions d'Art Jack 22700 Louannec,

Guide Vert de Bretagne,

Fonctionnement d'une saline lien : http://www.ot-guerande.fr/fonctionnement-d-une-saline.html

Le sel de Guérande et la fleur de sel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_de_sel

Lien Wikipédia Le Croisic : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Croisic

Lien Wikipédia Piriac-sur-Mer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Piriac-sur-Mer

Lien Wikipédia Guérande : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gu%C3%A9rande

Bibliographie :

Bretagne des marais salants, 2000 ans d'histoire, Gildas Buron, Skol Vreizh 2001

Bretagne des marais salants, Hommes du sel, Gildas Buron, Skol Vreizh 2000

Le sel et les marais salants Tout savoir Edition d'Art Jack 22700 Louannec 5 €

Guérande et les marais salants Tout savoir sur la ville et ses environs La Baule-Le Croisic- La Brière-Saint-Nazaire. Tout Savoir Edition d'Art Jack 54, route de Tréguier B.P. 8 22700 Louannec.

Renseignements touristiques :

Office de Tourisme Guérande http://www.ot-guerande.fr Courriel : contact@ot-guerande.fr

Une galerie d'un artiste de Guérande, François Verrimst : http://francois-verrimst.over-blog.com/

Office de Tourisme de la Baule http://www.labaule.fr Courriel : tourisme@labaule.fr

O. T. du Pouliguen http://www.tourisme-lepouliguen.fr Courriel : contact@tourisme-lepouliguen.fr

Office de Tourisme de Pornichel http://www.pornichel.fr/office_tourime.html Tél. : 02 40 61 33 33

Office de Tourisme du Croisic : http://www.ot-lecroisic.com Tél. : 02 40 23 00 70

Office de Tourisme de Batz-sur-Mer : http://www.mairie-batzsurmer.fr Tél. : 02 40 23 82 79

Lien Wikipédia Piriac-sur-Mer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Piriac-sur-Mer

Maison du Tourisme Régional de Brière : tourisme@parc-naturel-briere.fr Tél. : 02 40 66 85 01

Lien Wikipédia Parc Régional de Brière : https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_r%C3%A9gional_de_Bri%C3%A8re

Adresse : 38, rue de la Brière 444410 La Chapelle-des-Marais

Office de Tourisme de Saint-Nazaire : http://wwwsaint-nazaire-tourime.com

Courriel : contact@saint-nazaire-tourisme.com Tél. : 02 40 22 40 65

La carte de la presquîle de Guérande et les communes environnantes

La carte de la presquîle de Guérande et les communes environnantes

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Published by Jean-Pierre - dans Patrimoine de France
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