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L'artiste

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 07:20
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné  1626-1696

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné 1626-1696

Le musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 ParisLe musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 Paris

Le musée Carnavalet actuel, 23 rue Sévigné 75004 Paris

Sur les traces de Madame de Sévigné

Historique :

Marie de Rabutin-Chantal naît en 1626 dans l’hôtel de Coulanges, construit par son grand-père 1 bis place Royale (actuellement place des Vosges). Son père décède rapidement, tué lors du siège de La Rochelle. Sa mère rejoint son mari en 1633.
Près du grand-père Coulanges, Marie vit à partir de 1637 des années heureuses, au milieu d’oncles et de tantes, dans l’hôtel du 35-37 rue des Francs-Bourgeois, dont il ne reste que peu de traces aujourd’hui.

L’école est faite à la maison, et les enfants ont accès à de nombreuses oeuvres d’auteurs contemporains.
Guidée par ses oncles, Marie épouse à dix-huit ans le beau Henri de Sévigné, propriétaire du château des Rochers. Ils deviennent marquise et marquis et s’installent 11, rue des Lions-Saint-Paul (la maison existe toujours).
Françoise-Marguerite, future comtesse de Grignan bien appréciée de Louis XIV et principale destinatrice des fameuses Lettres, naît en 1647 et son frère Charles, en 1648.
Henri fait bientôt la cour à Ninon de Lanclos, puis à Madame Gaudron (ce qui le conduira à la mort, en 1651, des suites d’un duel avec le chevalier d’Albret), et Roger de Bussy-Rabutin courtise la marquise, sans beaucoup de succès.

Même après la mort de son mari, Madame de Sévigné séjourne régulièrement au château des Rochers, jusqu’en 1690. Elle s’est découvert un amour pour la campagne… et la vie bretonne est moins chère que la vie parisienne.
Veuve, elle emménage rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple comprise entre la rue Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri).

A vingt-cinq ans, elle se retrouve veuve, mais poursuit son existence mondaine. Elle met toute sa passion dans sa vie familiale. En 1669, sa fille épouse le Comte de Grignan et part le rejoindre en Provence. C’est le point de départ d’une importante correspondance.

Elle fait également de fréquents séjours au Rochers où elle retrouve son fils et à Grignan. C’est d’ailleurs là, auprès de sa fille qu’elle meurt le 17 avril 1696.

Bien qu’elle ait beaucoup voyagé, Madame de Sévigné reste fidèle à Paris et à son quartier favori, le Marais, qui est à cette époque le lieu à la mode. Sa première résidence est son lieu de naissance, l’hôtel de Coulanges, place Royale, actuellement place des Vosges. Elle habitera ainsi à 8 domiciles différents :

- une dépendance de l’hôtel de Coulanges (aujourd’hui au 35-37 rue des Francs-Bourgeois), transformé depuis,

- 11, rue des Lions-Saint-Paul, avec son mari entre 1645 et 1650 (lieu de naissance de sa fille),

- rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple, comprise entre Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri),

- 8, rue de Thorigny (hôtel disparu), avec sa fille et son gendre,

- rue du Parc Royal, chez ses cousins Coulanges, entre fin 1671 et mai 1672, car la variole menace la rue Thorigny,

- 14, rue des 3 pavillons, actuellement rue Elzévir , entre mai 1672 et 1677,

- 8, rue Courtauvilain, actuellement rue de Montmorency. La maison n’existe plus,

- sa dernière et plus chère résidence était rue de la Culture Sainte-Catherine, devenue rue de Sévigné : l’hôtel Carnavalet qu’elle loue à un financier entre 1677 et 1696.

Elle fréquente de nombreux salons littéraires se tenant dans des hôtels particuliers, le plus prisé à cette époque étant l’hôtel de Rambouillet (rue Saint-Thomas du Louvre, actuellement dans la cour Napoléon du Louvre) détruit en 1848.

Sur les traces de Madame de Sévigné
Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré
Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré

Marie de Sévigné en Bretagne Les Rochers et sa statue à Vitré

Le château de Grignan dans la Drome provençaleLe château de Grignan dans la Drome provençale

Le château de Grignan dans la Drome provençale

La marquise décède à Grignan le 17 avril 1696. Elle y repose sous une dalle de marbre blanc, dans l’église Saint-Sauveur.

Sur les traces de Madame de SévignéSur les traces de Madame de SévignéSur les traces de Madame de Sévigné
La fontaine de Grignan avec Madame de Sévigné

La fontaine de Grignan avec Madame de Sévigné

Sur les traces de Madame de Sévigné

Le château de Bourbilly, près d'Epoisses en Côte d'Or (21), très bel édifice perdu dans la campagne et aux pittoresques tours à poivrière.

Il est possible de le visiter et d'accéder à environ 5 pièces de styles différents, car le château a connu de nombreux propriétaires. Malheureusement, la chambre de Madame de Sévigné ne se visite pas.

Achevé en 1379 par Marguerite de Beaujeu, ce château, décoré par Charles de Franqueville au XIVe siècle, connaît une renaissance romantique. Ses salles aux murs puissants furent la demeure de deux femmes, la vertueuse Jeanne de Chantal et la célèbre marquise de Sévigné. Ce château est l'un des plus anciens de Bourgogne, il a toujours été habité depuis sa construction. Les pièces les plus remarquables sont la bibliothèque, habillée de boiseries gothiques et le salon éclairé d'un ensemble unique de neuf lustres en cristal de Venise.

Sources : Secrets d'Histoire "La Marquise de Sévigné, l'esprit du Grand Siècle"

Lien Wikipédia Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_Rabutin-Chantal,_marquise_de_S%C3%A9vign%C3%A9

Lien Wikipédia Françoise de Sévigné, fille de Marie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_de_S%C3%A9vign%C3%A9

Lien Wikipédia Château des Rochers-Sévigné :https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_des_Rochers-S%C3%A9vign%C3%A9

L’Hôtel Carnavalet ,Musée de la Ville de Paris, situé 23, rue Sévigné, 75003 Paris, tél. 01 44 59 58 58 ; fax 01 44 59 58 10 61) est ouvert de 10h à 17h40, sauf les lundis et jours fériés. Gratuit sauf expositions temporaires. Lien musée : www.carnavalet.paris.fr
Le château des Rochers-Sévigné, route d’Argentré-du-Plessis 35500 Vitré

Tél. 02 99 75 04 54) vaut le détour. Ne pas rater en particulier le "petit rediseur de mots jusqu’à l’oreille", système acoutisque étonnant, au centre de l’hémicycle de pierre dans les jardins du château.

Un billet unique permet de visiter tous les musées vitréens - Renseignements : Service Musées - Tel. 33 (0)2 99 75 04 54 - Visites guidées de la Ville, s'adresser à l'Office de Tourisme, Tel. 33 (0)2 99 75 04 46

Du 01/05 au 30/09, tous les jours de 10h à 12h45 et de 14h à 18h. Du 01/10 au 30/04, ouvert de 10h à 12h15 et de 14h à 17h30, fermé le mardi

Bibliographie (à compléter)
Les écrivains du Marais. Promenade littéraire autour de la Place Royale. Le Promeneur des Lettres (tél : 01 40 50 30 95).
Madame de Sévigné à Grignan. Article de Paul-Émile Cadilhac dans Demeures inspirées et sites romanesques, tome I, Editions de l’Illustration. Paul-Émile Cadilhac et Robert Coiplet.
Le Val-de-Marne de Madame de Sévigné, article de Mireille Gérard dans Balade en Val-de-Marne sur les pas des écrivains, Éditions Alexandrines.

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