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L'artiste

  • : Le blog de Jean-Pierre Kosinski.
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:29
Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017

Une visite au Pavillon de la Muette le 19 août 2017 en forêt de Saint-Germain.

Les propriétaires auront planté cette année 36.000 bulbes de fleurs dans cet immense espace qui entoure l'édifice est ses dépendances.

Un massif de lys a pris place à gauche de l'entrée du terrain :

Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017

Et quelques visiteuses du jour.

Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017
Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017
Les lys du Pavillon de la Muette en août 2017

Visite-conférence le dimanche 20 août et quelques fin de semaine du mois de septembre (voir horaires sur le site :

http://www.saintgermainenlaye-tourisme.fr/voir-faire/sites-de-visite/pavillon-de-la-muette-le-trianon-de-saint-germain-en-laye-640360#establishment-detail

Articles Sortir dans les Yvelines : http://www.sortir-yvelines.fr/Art-et-culture/Art-et-culture-dans-les-Yvelines/visite-decouverte-yvelines/Pavillon-de-la-Muette-Saint-Germain-en-Laye

Venez découvrir un trésor caché en plein cœur de la Forêt de Saint-Germain-en-Laye ! Ce Monument Historique, ancien relais de chasse de Louis XV,  laissé à l'abandon depuis les années 70 vous ouvre ses portes d'avril à septembre.

Lien Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=2FbVP2g

Contact au 06 46 85 22 66

 

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:58
Ground Control gare de Lyon en août 2017

Après le dépôt de La Chapelle, c'est sur la terrasse de la Halle Charolais que Ground Control renaît, à deux pas de Paris-Gare de Lyon. Cette nouvelle pépite fait encore partie de la démarche d'urbanisme transitoire Sites Artistiques Temporaires initiée par SNCF Immobilier.


Aorès le 18 mai, et pour tout l'été,sinon plus, rendez-vous au 81, rue du Charolais 75012 Paris .

Lien :  Sites Artistiques Temporaires

Ground Control gare de Lyon en août 2017
Ground Control gare de Lyon en août 2017
Ground Control gare de Lyon en août 2017
Ground Control gare de Lyon en août 2017
Ground Control gare de Lyon en août 2017

Après "Grand Train" en 2016, une Immense terrasse, food truck, DJ sets pour la nouvelle version du Ground Control en partenariat avec la SNCF.

Certaines personnes ont le sens du timing, c’est le cas de l’équipe de Ground Control qui a attendu que le thermomètre monte à 26° pour présenter au public son nouveau spot ensoleillé de l’été.

Fini le 18e où pendant deux ans Ground Control puis Grand Train avaient amené dans ce quartier une population plus habituée aux terrasses du 11e qu’aux petits rades de Marcadet. Cette fois-ci c’est tout près de la gare de Lyon que ça se passe avec une terrasse de 1 500 m2, des DJ sets, des ateliers de jardinage, un marché de producteurs, une buvette et plein de bons endroits où se sustenter.

 

Quoi ? Ground Control
Quand ? Du mardi au samedi de 11h à 23h45 et le dimanche de 11h à 22h
Où ? 81 rue du Charolais, Paris 12e

Vu au Ground ControlVu au Ground ControlVu au Ground Control

Vu au Ground Control

 
Un cours de hoop dance, danse avec cerceau, sur place :
 
Pour info, un cours tous niveaux de "hoop dance" (danse avec cerceau) a lieu tous les mardis à 13h au Ground Control cet été jusqu'à fin août.
L'animatrice de cette activité s'appelle Lila Chupa-Hoops, elle fait de la hoop dance depuis 7 ans, elle est connue dans le milieu :
 
Son site : https://www.lilachupahoops.com/

Site sur  la hoop dance : http://www.hoop-dance.fr/

Gaëlle en actionGaëlle en action

Gaëlle en action

Ground Control gare de Lyon en août 2017
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon
Images de Ground Control gare de Lyon

Images de Ground Control gare de Lyon

Quelques images du Grand Train, gare du Nord, en 2016 : à suivre...

 

 

 

 

A suivre !

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Published by Jean-Pierre - dans Expositions
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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 05:55
La galerie Colbert à Paris

6, rue des Petits-Champs et 2, rue Vivienne, Paris 2ème arrondissent

Une des rares galeries parisiennes qui n'est pas privée

 

Un peu d'histoire :

 

Le quartier de la  Bibliothèque Nationale :

Le quartier de la Bibliothèque Nationale fut longtemps le quartier le plus élégant de Paris. il est né au 17ème siècle du génie de Richelieu, qui, pour mettre en valeur son Palais-Cardinal, repoussa vers le nord la vieille enceinte de Charles V. Le long d'un réseau moderne de rues s'élevaient les hôtels classiques qui firent l'admiration de tous, m^me du Bernin pourtant si difficile.

Mais du quartier aristocratique qui vit les beaux jours de Richelieu et de MaZarin, ne restent que quelques vestiges épargnés par les pics des démolisseurs.

De Richelieu à Louis xiv : naissance d'un quartier :

Galeries Colbert : Portique de l'entrée principale des galeries sur la rue Nve des Petits-champs

Galeries Colbert : Portique de l'entrée principale des galeries sur la rue Nve des Petits-champs

La galerie Colbert à Paris
Plan du quartier de la Galerie Colbert

Plan du quartier de la Galerie Colbert

La galerie Colbert est un passage couvert parisien  situé dans le 2ème arrondissement, accessible au 6,rue des Petits-Champs et au 2, rue Vivienne.

Construite en 1826 pour concurrencer la galerie Vivienne, voisine de cette dernière, la galerie Colbert n'a pas eu autant de succès. Après rénovation dans les années 1980, elle est achetée par la Bibliothèque nationale de France puis dévolue à l'Institut national de l'art (INHA) et abrite depuis de nombreuses institutions liées à l'histoire de l'art et au patrimoine culturel. La galerie Colbert est ouverte au public qui est invité à découvrir la magnifique rotonde surmontée d’une coupole en verre. La brasserie «Le Grand Colbert", au décor Art Nouveau souvent utilisée pour le cinéma est situé à l’entrée de la galerie.

Longueur : 83 mètres, largeur : 5 mètres

 

Le restaurant "Le Grand Colbert" de style art nouveau

Le restaurant "Le Grand Colbert" de style art nouveau

La galerie Colbert à Paris
Plan de la Galerie Colvert : en bas, la rue Vivienne

Plan de la Galerie Colvert : en bas, la rue Vivienne

Quelques images de la galerie Colbert :

La galerie Colbert à Paris
La galerie Colbert à ParisLa galerie Colbert à Paris
La galerie Colbert à Paris
Eurydice placée au centre de la rotonde

Eurydice placée au centre de la rotonde

Images et gravures anciennes :

A droite : photographie Philippe CouetteA droite : photographie Philippe Couette
A droite : photographie Philippe Couette

A droite : photographie Philippe Couette

Proposition de circuit A/R dans les deux galeries

Proposition de circuit A/R dans les deux galeries

Sources bibliographiques : Bibliothèque Nationale Galerie Colbert

58, rue Richelieu 75002 Paris Tel; 01 47 03 81 26

Galerie Colbert : 4, rue Vivienne, 6, rue des Petits Champs Paris 2ème arrondissement

Lien site Wikipédia La galerie Colbert : https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_Colbert

 

Bonne visite !

A voir aussi sa soeur proche :

La galerie Vivienne

Voir aussi : autres articles du blog

La galerie Vivienne : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-la-galerie-vivienne-a-paris-113902009.html

Les passages et galeries de Paris, liste : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Les_passages_et_galeries_de_Paris_liste_Passageways_and_galleries_of_Paris_list-4199168.html

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 16:20
La fontaine Stravinsky ou fontaine des Automates à Paris
"L'Amour" représenté

"L'Amour" représenté

La fontaine Stravinsky, ou fontaine des Automates, réalisée en 1983, est l'œuvre conjointe de Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle. Elle est créée dans le cadre du pourcentage du budget de la construction du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. C'est une commande publique entre la ville de Paris, le ministère de la Culture et le Centre Pompidou. L'œuvre est la propriété de la ville de Paris qui se charge de son entretien.

Ce monument évoque l'œuvre musicale d'Igor Stravinsky, Compositeur russe du XXe siècle, celui-ci est un symbole de l'éclectisme et de l'internationalisme artistique.

La structure de la fontaine est composée de sculptures d'aluminium et d'acier peint en noir, ainsi que moteurs électriques.

Les figures de Niki de Saint Phalle, en polyester, sont montées sur une structure en acier.

C'est une commande publique entre Jacques Chirac maire de Paris à l’époque, le ministère de la culture et le Centre Pompidou.

Ce monument évoque l'œuvre musicale du compositeur russe Stravinsky.

Elle est composée de 16 sculptures qui font directement référence aux compositions du musicien

Les sons que produit la fontaine évoquent la musique.

 

La fontaine Stravinsky ou fontaine des Automates à ParisLa fontaine Stravinsky ou fontaine des Automates à ParisLa fontaine Stravinsky ou fontaine des Automates à Paris

.

La fontaine Stravinsky est bâtie sur la place Igor-Stravinsky près de l'IRCAM (le centre de recherche en musique contemporaine). Elle est composée de seize sculptures rendant hommage aux compositions du musicien. Chacune d'entre elles fait référence à Igor Stravinsky, parfois directement comme L'Oiseau de feu, qui est une réduction du gigantesque Sun God réalisé à l'Université de Californie à San Diego par Niki de Saint Phalle, la même année. Parfois les éléments font seulement allusion à Igor Stravinsky comme La Sirène, La Vie , L'Amour, Le Serpent, La Mort

Les sculptures ont été réalisées en résine ou par assemblage d'éléments en résine et d'éléments métalliques ou assemblages d'éléments métalliques. C'est une œuvre composite conçue pour un espace public et une œuvre en mouvement. Les sculptures sont toutes mécanisées, noires ou colorées et sont animées par des jets d'eau. C'est surtout grâce au soutien de Madame Claude Pompidou que cette fontaine a pu être réalisée conjointement par les deux artistes, le souvenir de la collaboration des deux artistes à la fois, lors de la création de Paradis style-fantastique, effrayait encore les commanditaires qui redoutaient une œuvre dans le même

Lien : Sun God

L'Eléphant

L'Eléphant

La fontaine Stravinsky : quelques imagesLa fontaine Stravinsky : quelques imagesLa fontaine Stravinsky : quelques images
La fontaine Stravinsky : quelques imagesLa fontaine Stravinsky : quelques imagesLa fontaine Stravinsky : quelques images
La fontaine Stravinsky : quelques imagesLa fontaine Stravinsky : quelques images

La fontaine Stravinsky : quelques images

La Fontaine occupe 17 mètres de largeur sur 33 de longueur. Réparties dans le bassin de 580 m2, se trouvent les seize sculptures, qui représentent :

  • L'Oiseau de feu : version réduite d'une sculpture monumentale "Sun God" de Niki de Saint
    Phalle  de  qui a déjà été inaugurée cette même année sur le campus de l'Université de Californie à an Diego à La Jolla. Il existe une autre sculpture monumentale intitulée L'Oiseau de feu réalisée par Niki de Saint Phalle en 1991, achetée en 2006 par Andreas Bechtler pour le Bechter Museum of Modern Art à Charlotte (Caroline du Nord) qui porte aussi le nom de "Le Grand oiseau de feu sur l'Arche". Lien Sun God  https://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_God
  • la clef de sol , la spirale, l'éléphant, le renard, le serpent, la grenouille, la diagonale, la mort, la sirène, le Rossignol, l'amour, la vie, le cœur, le Chapeau de clown, Ragtime.

Sources et documentation :

Lien site Wikipédia Niki de Saint Phalle, Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, plasticienne, peintre, sculptrice, et réalisatrice de films, française (1930-2002) :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Niki_de_Saint_Phalle

 

Lien site Wikipédia Jean Tinguely, peintre dessinateur et sculpteur suisse

(1925-1991)  : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Tinguely

 

 

Lien Wikipédia La fontaine Stravinsky : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_Stravinsky

Lien Wikipédia Igor Fiodorovitch Stravinsky, compositeur, pianiste et chef d'orchestre, russe, puis français, puis américain 1882-1971 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Igor_Stravinsky

 

 Lien Paris1900, La fontaine Stravinsky : http://paris1900.lartnouveau.com/paris04/lieux/la_fontaine_stravinsky.htm

Voir aussi  article blog : Niki de Saint Phalle au Grand Palais :  http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-niki-de-saint-phalle-au-grand-palais-125558789.html

Les fontaines de Paris , liste, List of Paris fountains : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Les_fontaines_de_Paris_liste_List_of_Paris_fountains-3395058.html

 

Où se situe la fontaine Stravinsky ?

A deux pas du centre Pompidou et de l'église Saint-Merry (entre les deux édifices en fait)

Lien :https://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_Stravinsky#/maplink/1       A Zoomer...

 

                    La rue :  si, si ...

 

 

 

Bonne visite !

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 14:34
Auguste Rodin et le dépot des marbres à Paris

 

Document de recherche destiné à être complété.

Merci aux archivistes du musée Rodin pour leur aide précieuse.

Le dépôt des marbres est régulièrement cité dans les articles sur Auguste Rodin. Ce lieu a été son principal atelier, ainsi que ceux de ses nombreux praticiens qui ont travaillé avec lui sur ses oeuvres magistrales.

AsseZ peu d'articles sur le net traitent de ce sujet.

 

Le Dépôt des marbres du ministère des Travaux publics, se trouvait sur l'île des Cygnes (Isle

des Cignes) à Paris. Il a été fondé par Colbert.

Dans la première moitié du XIXe siècle on y faisait venir du marbre de Carrare, acheminé par la Seine et destiné à être taillé par des artistes.

 

Eugène Druet "Le Baiser" en marbre dans l'atelier du Dépôt des marbres du sculpteur Jean Turcan 1898.

Historique

À la fin du XVIIIe siècle, l'ile des Cygnes ou "île Maquerelle" est rattachée à la rive gauche et devient le quartier du Gros Caillou.  En 1831, Edme Gaulle est nommé inspecteur conservateur. Le 6 juin 1838, Henri Labrouste en est nommé architecte. Émile Marras, en a été conservateur. En 1880, Auguste Rodin se voit établir un atelier, 182 rue de l'université, actuellement 216.

En 1901, on exproprie le Dépôt où étaient « relégués les statues des souverains qui ont cessé de plaire » et les statues désaffectées.

L'ancienne Île des Cygnes (cignes) le dépot des marbres au début du siècle (plan)
L'ancienne Île des Cygnes (cignes) le dépot des marbres au début du siècle (plan)

L'ancienne Île des Cygnes (cignes) le dépot des marbres au début du siècle (plan)

Une visite de Napoléon III au dépot des marbres

Une visite de Napoléon III au dépot des marbres

D'après les archives conservées dans les séries F 13 (Bâtiments civils) et F 21 (beaux-arts) des Archives nationales relatives au Dépôt des marbres, il s'agit de présenter comment, dans la première moitié du XIXe siècle, le Gouvernement français se fournissait en marbres de Carrare destinés aux sculpteurs, en particulier auprès du chevalier d'Orsoliny, comment s'effectuaient leur achat et leur transport confiés à plusieurs agents du gouvernement (Henraux, Deville, Petit, et Fournier, pour n'en citer que quelques-uns) ; comment ces marbres étaient entreposés dans le dépôt des marbres, à Paris, et enfin comment les sculpteurs demandaient à disposer de blocs pour « des ouvrages d'art et décoration d'édifices publics ».
Quelques exemples de réalisations destinées à des églises ou des monuments parisiens illustreront le propos.

Rodin et le dépôt des marbres :

Auguste Rodin et le dépot des marbres à Paris

Le dépôt des marbres :

Attribution du marbre aux sculpteurs :


Dans le marbre blanc, on s’accordait pour distinguer plusieurs qualités ; combinées au
poids et à la densité, elles permettaient de déterminer généralement trois sortes
correspondant à des prix, en fonction du cubage.
Le blanc statuaire, sans fil ni tache qui coûtait le plus cher, et le blanc clair étaient les plus
recherchés et s’extrayaient dans les carrières de Pianello depuis plus de deux mille ans ;
ils provenaient aussi des carrières de Ravaccione ; le blanc veiné venait juste après.
Le marbre bleu turquin coûtait de toute façon moins cher que le blanc veiné.
La délivrance des marbres était accordée par l’État, le plus souvent à l’occasion d’une
commande publique, mais aussi pour ne rien débourser quand un artiste ou un mécène
formulaient une demande d’aide. De la manière la plus habituelle, le sculpteur faisait son
choix dans le magasin de plusieurs blocs, et le gardien du dépôt les lui délivrait après
autorisation ; mais il y avait aussi la manière plus exceptionnelle : le sculpteur
commandait son bloc en précisant les mensurations souhaitées, qui étaient envoyées
jusqu’à la carrière de Carrare où s’opérait l’extraction puis l’épannelage.
Pour les années 1820-1830, on citera quelques exemples des conditions de transport et de
sélection des marbres qui permettront d’illustrer le propos :

Plan des ateliers affectés à d'Auguste Rodin au dépôt des Marbres, sources plan Musée Rodin et montage J.-P. K. août 2017 :

Auguste Rodin et le dépot des marbres à Paris
Auguste Rodin et le dépot des marbres à ParisAuguste Rodin et le dépot des marbres à Paris

Les  ateliers d’Auguste Rodin :

 1848 : 6, rue des Bourguignons Paris 5ème

1852-1854 : Beauvais (en pension),

1863-65 : 96, rue Le Brun Paris 13ème, premier atelier logement avec Rose

1872 77 : 15, rue du Bourmestre Bruxelles,

1873-77 : 111, rue Sans-Souci  Bruxelles,

1876-77 : rue d’Ulst Bruxelles

1877-1889 : 36, rue des Fourneaux (ex Falguière),atelier privé avec Fourquet

1880-1947 : 182, rue de l’Université Paris 7ème , Dépôt des marbres,

 «          «  : Annexe Ile des Cygnes Paris 15ème (?), Dépôt des marbres

1885 : 17, rue Saint-Eugénie Paris 15ème,

1886-1890 : 117, boulevard de Vaugirard Paris 15ème,

1886-1886 (janvier à octobre) : 22, rue de l’Exposition  Paris 7ème,

1886-1887 : 10, rue Poinsot Paris 14ème,

1887-1895 : 17, rue du faubourg Saint-Jacques Paris 14ème,

1888-1897 98 ? : 113 boulevard d’Italie Paris 13ème,

1890-1898 : 68, boulevard d’Italie Paris 13ème,

1890-1898 : 58, boulevard d’Italie ou 54, rue du Champs-de-l’Alouette Paris 13ème

1898-1917 : 14, rue des Vignes Meudon,

1914-1947 : 10, rue de l’Orphelinat Meudon,

1918-1917 : 1, rue du Château Meudon,

1908-1917 : Domicile et atelier-lieu d’exposition 77, rue de Varenne Paris 7ème, actuel Musée Rodin.

Les marbres d'Auguste Rodin et ses praticiensLes marbres d'Auguste Rodin et ses praticiensLes marbres d'Auguste Rodin et ses praticiens
Les marbres d'Auguste Rodin et ses praticiensLes marbres d'Auguste Rodin et ses praticiensLes marbres d'Auguste Rodin et ses praticiens

Les marbres d'Auguste Rodin et ses praticiens

 

Le dépôt des marbres et son historique :

Sous Louis xIII, les marbres usagés s0ont entreposés entre les fossés du Louvre et la Seine,

Sous Louis xiv, plusieurs dépôts sont organisés l'emplacement actuel de la place de la Concorde, L'un d'eux se trouve à la place de la Conférence. Le plus important d'entre eux est mentionné sur un plan de 1758 : "magasin de marbres du Roi". Le garde meuble, aujourd'hui ministère de la Marine, l'a en partie remplacé.

En 1756, alors qu'il faut dégager le vaste espace de la future place Louis xv, actuelle place de la Concorde, le marbres sont transférés à Chaillot, au quai Debilly, aujourd'hui quair de New-York, à l'ombre de la "Manufacture royale de la Savonnerie".

L'île aux Cygnes :

* (Ne pas confondre avec l'allée des Cygnes, créée artificiellement en 1825, sur l'île qui relie la pont de Grenelle et le pont Bir-Akheim)

En 1824, le Dépôt quitte Chaillot pour un emplacement proche, mais plus spacieux, l'ancienne île des Cygnes dont le nom a été si longtemps et très officiellement conservé pour qualifier le dépôt.

Cette île résulte de la fusion de plusieurs îlots, l'île aux Vaches, l'île Maquerelle et l'île aux Treilles.

En 1683, Colbert essaye d'y acclimater, à grands frais, des cygnes importés d'Angleterre.

Le nom de "Cygnes" apparait déjà sur un plan de Nicolas de Fer, en 1697.

Celui de Turgot en 1739 présente une île occupée par des entrepôts de bois flotté.

 

"L'îsle Maquerelle ou des Cignes, destinée a mettre des chantiers de Bois"

En 1763, au nord-est de l'île, s'installent des "cuiseurs" chassés du Pont-Neuf.

En 1766, l'architecte Jean-Louis Blève élève une triperie. A la même époque, on mentionne la réparation d'un moulin à vapeur dans ce lieu, et au début du 20ème siècle, il est question d'y installer une "tuerie".

Jusqu'à la Révolution, la partie ouest de l'île parait avoir été utilisée comme champ de manoeuvre.

Le petit bras de la Seine sépare l'ile du quartier du quartier du Gros Caillou. il se comble par les alluvions du fleuve et peu à peu, l'île des Cygnes n'est plus une île

En 1785, ce nouveau terrain est rattaché à la terre et prolonge la rue de l'Université.

De nombreux projets de construction sur l'île dont la ville de Paris est propriétaire sont abandonnés (Hôtel-Dieu, Archives);

En 1824, le terrain est mis à la disposition des "Chantiers des marbres du Gouvernement" qui  s'y installent pour plus de cent ans.

Le dépôt des marbres et son histoire :

Sur le plan de 1826, le dépôt est installé depuis deux ans, on distingue distinctement les emplacements des différents secteurs prévus. Ils comprennent de modestes bâtiments : ateliers, hangars.On installe une fonderie, qui rappelle l'ancienne fonderie Saint-Laurent, et l'architecte Alavoine prévoit quelques constructions. Froelicher établit un projet et Louis-Philippe pose la première pierre en 1833. Il faut loger le conservateur, M. Gaulle, qui est en même temps chargé des magasins et dont l'abondance correspondance remplit bien des dossiers aux Archives Nationales. Toutefois, il s'agit déjà d'une administration importante puisqu'elle reçoit, en 1847, une très officielle visite du ministre, sous la conduite de l'architecte Labrouste.

Antoine Rondelet est directeur de 1849 à 1858 et ne s'occupera guère du magasin. Il est remplacé par Etienne de Cardelihac.

En 1878, c'est Jean Marras qui cède sa place à Eugène Morand, le plus réputé des directeurs du Dépôt.

Si le Garde-meuble, grâce à l'architecte Perret, trouve aux Gobelins une installation fonctionnelle, il n'en est pas de même pour le Dépôt des marbres. Il fait un court séjour, sans histoire, aux Gobelins, et deux ans plus tard échoue dans un local sans grâce, 2, rue de la Manutention, au sous-sol de l'ancien musée d'Art moderne de l'avenue du Président-Wilson. Celui-ci vient justement d'être construit pour l'exposition de 1937.

Le dépôt est hébergé par le F.N.A.C. (Fonds national d'art contemporains). Il conserve les achats de l'Etat consacrés aux artistes vivants.

Les oeuvres importantes qui étaient encore au Dépôt des Cygnes en 1936 sont pour la plupart

envoyées en province. A cette époque, il n'y reste guère de blocs de marbre, l'Etat ayant depuis longtemps renoncé à en acquérir. En effet, le marbre, s'il a encore une clientèle, intéresse de moins en moins les artistes soucieux de trouver leur inspiration dans des matériaux très variés..

Après l'exposition de 1937, le terrain des Cygnes est libéré. Il sert de stade aux enfants des écoles du quartier.

C'est aujourd'hui le ministère des Affaires économiques qui l'occupe. L'entrée n'étant plus rue de l'Université, mais 41, quai Branly, cet édifice reste en dehors de notre étude.

Mais une difficulté survient en 1849. Le "Mobilier de la Couronne" doit quitter la rue Bergère où il occupait l'ancien emplacement du "magasin des Menus-Plaisirs du Roi", et est dirigé vers l'île aux Cygnes. la commission chargée de l'installation des nouveaux arrivants exige une place considérable qui dépasse de beaucoup la surface occupée par le dépôt des Cygnes. La cohabitation ne se fera pas sans heurts. de graves questions d'argent s'ajoutent à mille tracasseries. Ces administrations qui d♪0pendent toutes les deux du ministère des Travaux publics utilisent, entre autres, les mêmes canalisations d'eau, ce qui suscite d'asseZ nombreuses et sordides discussions.

Sous le Second Empire, le Dépôt est rattaché au ministère de la "Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts", puis il dépend la la section "Beaux-Arts" du ministère de l'Instruction publique et des Cultes, puis du ministère de l'Instruction publique.

Rodin dans son atelier (Collection du musée Rodin)

 

A suivre !

 

Sources : site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9p%C3%B4t_des_marbres

English : web https://en.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9p%C3%B4t_des_marbres

"Correspondances de Rodin" Collections du Musée Rodin,

"Marbres de Rodin" Collections du Musée Rodin à Paris.

Et la documentation importante du musée sur les ateliers d'Auguste Rodin et le Dépôt des marbres de Paris mise à ma disposition.

Merci à Madame Sandra Boujot et sa collègue pour leur chaleureux accueil au sein de la documentation du musée Rodin.

 

Voir aussi autres articles du blog :  Le monument à Victor Hugo : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/04/le-monument-a-victor-hugo-jardin-du-musee-rodin.html

La Porte de l'Enfer : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/04/la-porte-de-l-enfer-jardin-du-musee-rodin.html

Le Baiser : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2016/02/le-baiser-d-auguste-rodin.html

Le monument BalZac : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/11/le-monument-balzac-d-auguste-rodin-a-paris.html

Camille Claudel par Auguste Rodin : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2016/03/camille-claudel-par-auguste-rodin.html

Camille Claudel, son oeuvre : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-camille-claudel-son-oeuvre-125356739.html

 

Bonne visite !

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 16:32

 

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Une nouvelle visite des façades de l'immeuble Les Chardons à Paris

Visite du 31 juillet 2017

Le portail d'entrée de l'immeuble "Les Chardons"

Le portail d'entrée de l'immeuble "Les Chardons"

Les motifs des chardons, inspiré du peintre Eugène Grasset, sont omniprésents sur la façadeLes motifs des chardons, inspiré du peintre Eugène Grasset, sont omniprésents sur la façadeLes motifs des chardons, inspiré du peintre Eugène Grasset, sont omniprésents sur la façade

Les motifs des chardons, inspiré du peintre Eugène Grasset, sont omniprésents sur la façade

L'immeuble est construit en 1903 par l'architecte Charles Klein. Les céramiques de la façade sont réalisées par l'entreprise d'Emile Müller; les ferronneries sont l'œuvre d'Auguste Dondelinge.

La façade Art nouveau est primée au concourt de façades de la ville de Paris en 1903.(1)

La façade sur rue et les toitures, ainsi que le vestibule d'entrée et la cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 22 avril 1986.

Des plaques des rues bien décorées et celle de l'architecte Klein et son céramiste Müller, au centre.Des plaques des rues bien décorées et celle de l'architecte Klein et son céramiste Müller, au centre.Des plaques des rues bien décorées et celle de l'architecte Klein et son céramiste Müller, au centre.

Des plaques des rues bien décorées et celle de l'architecte Klein et son céramiste Müller, au centre.

 
9, rue Claude-Chahu et 2, rue rue Eugène-Manuel

Quelques détails de l'immeuble photographiés au 300 mm :

Détails des façadesDétails des façades
Détails des façadesDétails des façades
Détails des façadesDétails des façadesDétails des façades

Détails des façades

Les ferronneries de l'entrée, oeuvres d'Auguste Dodelinge et ses ateliers

Les ferronneries de l'entrée, oeuvres d'Auguste Dodelinge et ses ateliers

Cet immeuble, le seul connu construit et habité par l'architecte Klein Charles, possède une

structure de style Art nouveau en béton armé (système Hennebique).

La façade est entièrement recouvert de grès flammé en céramique jaune d'ocre et vert amande

provenant de l'entreprise d'Emile Müller (à Ivry-Port).

Son décor est presque entièrement consacré au chardon inspiré du peintre Eugène Grasset.

La porte entourée de grès est décoré d'une ferronnerie d'Augute Dondelinger, celui-ci participa également avec l’architecte art nouveau Jules Lavirotte à l’hôtel de la rue Sédillot.                                               La porte principale et ses superbes ferronneries

La façade a été primée au concours des façades de la Ville de Paris en 1903

 

Inscription aux Monuments Historiques par arrêté du 22 avril 1986 (Façade sur rue; toitures; vestibule d'entrée; cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé)

La porte secondaire

Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau
Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau

Détails des éléments décoratifs de l'immeuble art nouveau

 

Adresse de l'immeuble "Les Chardons":


9, rue Claude-Chahu et 2, rue Eugène-Manuel
75016 Paris. Métro. Passy.

Documentation, bibliographie et anciens articles :

L'art nouveau, Charles Klein et l'immeuble "Les Chardons" : http://lartnouveau.com/belle_epoque/architectes_paris/paris16/charles_klein.htm

Site Wikipédia : Immeuble Les Chardons : https://fr.wikipedia.org/wiki/Immeuble_Les_Chardons

(1) Concours des façades de la Ville de Paris, les primés site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Concours_de_fa%C3%A7ades_de_la_ville_de_Paris

Les monuments classés monuments historique du 16ème arrondissent Site Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monuments_historiques_du_16e_arrondissement_de_Paris

Articles du blog des édifices Art nouveau de Paris :

Un premier article sur l'immeuble "Les Chardons" en 2014 : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-l-immeuble-les-chardons-a-passy-116210735.html

Le circuit Hector Guimard à Paris 16ème arrondissement : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Circuit_Hector_Guimard_Paris_16eme_metros_parisiens-6010355.html

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Circuit_Hector_Guimard_Paris_16eme_metros_parisiens-6010355.html

Voir aussi autres articles Les façades Jules Lavirotte à Paris : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/article-les-fa-ades-jules-lavirotte-a-paris-115755311.html

L'immeuble "Les Arums" à Paris : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/04/l-immeuble-art-nouveau-les-arums-a-paris.html

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/tag/l%27art%20nouveau%20a%20paris/

La Ville Berthe dite "La Hublotière" au Vésinet, Yvelines : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/La_Hublotiere_villa_Guimard_au_Vesinet-1387994.html

Le Castel Béranger, visite d'un passionné : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/album-1433713.html

L'immeuble Jassédé à Paris : https://plus.google.com/102664026414557940339/posts/hvjq4aRcbNT

L'Hôtel Mezzara à Paris : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/12/l-hotel-mezzara-a-paris.html

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/tag/l%27art%20nouveau%20a%20paris/

Le métropolitain Abbesses à Paris : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/tag/l%27art%20nouveau%20a%20paris/

Album Nancy et l'art nouveau : http://osinski.over-blog.net/album-1440176.html

Album Bruxelles et l'art nouveau : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/album-1431194.html

Album Barcelone : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/album-1431194.html

 

Bonne visite !!

 

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 19:03
La fontaine des Innocents à Paris

La fontaine des Innocents située place Joachim du Bellay a été réalisée entre 1546 et 1549 à la demande du roi Henri II par le sculpteur Jean Goujon et de l'architecte Pierre Lescot.Trois arcades d'ordonnance corinthienne s'encadrent dans des pilastres contre lesquels se dressent les corps voilés des nymphes et des naïades réalisées  par Jean Goujon. 

La fontaine des Innocents à ParisLa fontaine des Innocents à ParisLa fontaine des Innocents à Paris

Détails des nymphes :

Détails des naïades

Détails des naïades

Détails des frises :

La fontaine des Innocents à Paris
La fontaine des Innocents à Paris
La fontaine des Innocents à Paris
Les frises sont liées aux divinités de la fontaine

Les frises sont liées aux divinités de la fontaine

La fontaine des Innocents à Paris

La fontaine d'angle de la Renaissance :

La fontaine des Innocents a été réalisée en 1548 sous le règne du roi Henri II en remplacement d'une fontaine plus ancienne, remontant probablement à l'époque de Philippe Auguste, située au centre de l'ancien cimetière des Innocents. La fontaine est l'œuvre de l'architecte Pierre Lescot. Sa décoration et ses sculptures sont de Jean Goujon. Elle devait à l'origine célébrer l'entrée du roi dans Paris.

Elle était initialement implantée sous forme de loggia ouverte sur les spectacles de la rue,

adossée à l'église des Saints-Innocents à une quarantaine de mètres de son emplacement actuel au nord-est de la place, au croisement de la rue Saint-Denis et de la rue aux Fers, actuelle rue Berger. De forme rectangulaire et non carré comme aujourd'hui, elle ne possédait donc que trois arcades de cinq naïades: deux décorant l'arcade de la rue Saint-Denis, les trois autres sculptées sur les deux arcades donnant en retour d'angle sur la rue aux Fers. Un alignement de pilastres, d'ordre corinthien, encadrant chacune des arcades supportait une frise et un attique à fronton triangulaire. L'ensemble reposait sur un soubassement d'où l'eau s'écoulait par de petits mascarons.

La fontaine :

Au milieu du temple, une vasque sur un piédouche(4) lance un gros bouillon d'eau qui retombe en nappes sur le pavé, remplit tout l'intérieur, et s'échappe en lances par-dessus le seuil de chaque arcade : là elle est reçue dans une série de 6 demi-cuves étagées les unes au-dessous des autres et accolées au soubassement, puis se précipite dans un bassin circulaire à fleur du gazon. L'architecture de ce petit monument est d'une rare élégance, et la sculpture joint à la finesse des contours la souplesse des mouvements, la mollesse et la grâce du style : c'est un vrai chef-d'oeuvre.
 
Lien : frise

Lien : attique

Lien : mascarons.

(4) Lien :  piédouche

 
Le cimetière et l'église des Saints-Innocents au Moyen-Âge

Le cimetière et l'église des Saints-Innocents au Moyen-Âge

La fontaine au cours du temps :

La fontaine du marche des Saints-InnocentsLa fontaine du marche des Saints-InnocentsLa fontaine du marche des Saints-Innocents

La fontaine du marche des Saints-Innocents

Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle
Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle
Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle
Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle
Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle
Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle

Du cimetière des Innocents en 1552, en 1750, en 1855, en 1878 et à l'époque actuelle

Plans du cimetière au square des Innocents et au marché des Innocents

Plans du cimetière au square des Innocents et au marché des Innocents

De style Renaissance, elle a connu diverses modifications et a été déplacée à deux occasions. La fontaine des Innocents a été réalisée en 1550 sous le règne du roi Henri II en remplacement d'une fontaine plus ancienne, remontant probablement à l'époque de Philippe Auguste. Elle est l'oeuvre de l'architecte Pierre Lescot, sa décoration et ses scuptures sont de Jean Goujon. Cette fontaine existait originellement à l’angle de la rue Saint-Denis et de la rue aux Fers (actuellement la rue Berger). Les trois façades de la fontaine étaient composées d’arcades d’ordonnance corinthienne s’encadrant dans des pilastres contre lesquels une nymphe se dressait. C’est ainsi que, pour la première fois, une fontaine publique prit un réelle dimension architecturale à Paris. Sous l’impulsion de Quatremère de Quincy, la fontaine fut déplacée sur la place transformée en marché lors de la destruction de l’église des Saints-Innocents et du transfert des ossements du cimetière des Catacombes. Quatre architectes aidés du sculpteur Antoine Pajou, furent chargés de créer un quatrième côté à la fontaine, s’inspirant de Goujon. Lorsque le marché se déplaça aux Halles de Baltard en 1856-1858, Davioud la fit déplacer de quelques mètres afin qu’elle devienne l’ornement du Square des Innocents. La cuve-sarcophage et les lions furent remplacés par plusieurs étages de bassins et certaines sculptures déposées au Louvre pour leur conservation.

Adresse de la fontaine des Innocents à Paris:
Place Joachim du Bellay

75001 PARIS
GPS : https://www.google.fr/maps/place/48%C2%B051'38.4%22N+2%C2%B020'52.8%22E/@48.860676,2.348003,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x0:0x0!8m2!3d48.860676!4d2.348003
Latitude : 48.860676
Longitude : 2.348003

Comment se rendre à la fontaine des Innocents :

Métro : Châtelet-les-Halles (lignes 1,4,7,11,14, A, B, D)

Bus : 38/47 arrêt Les Halles-Centre Georges Pompidou – 21/70/72/4/75/86 arrêt Châlelet-Les-Halles

 

Sources documentation : PARIS à travers les âges, Edition Place des Victoires 2002. Photographies de Cornélis Van VoorthhuiZen.

 

Voir aussi autre article : Les fontaines de Paris

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Les_fontaines_de_Paris_liste_List_of_Paris_fountains-3395058.html

La fontaine Médicis : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Visite_la_fontaine_Medicis-1309036.html

La fontaine Saint-Sulpice : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2015/11/la-place-saint-sulpice-et-sa-fontaine.html

La fontaine Louvois : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Visite_la_fontaine_Louvois-1359805.html

La fontaine de la Victoire :

http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/pages/Visite_la_fontaine_de_la_Victoire-1342091.html

 

Bonne visite !

 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 08:26
Roger Bussy-Rabutin et son château à Bussy-le-Grand en BourgogneRoger Bussy-Rabutin et son château à Bussy-le-Grand en Bourgogne

Roger Bussy-Rabutin et son château à Bussy-le-Grand en Bourgogne

Le pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardinsLe pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardinsLe pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardins

Le pont dormant et la façade S-E, la façade N-O Renaissance intérieure, la façade N-O vue des jardins

Voici une ébauche d'un article sur le château de Bussy-Rabutin qui sera enrichi historiquement un peu plus tard avec des documents en instance. Bonne lecture !

 

*****************

 

"Bussy n'est pas une grande maison, mais elle est bâtie magnifiquement et les dedans sont d'une beauté singulière et qu'on ne voit point ailleurs."

C'est ainsi que le comte Roger de Busy-Rabutin fait les honneurs de son château.

Le château de Bussy-Rabutin ou château de Bussy-le-Grand est un édifice du 12 et 14ème siècle, de style Renaissance à Bussy-le-Grand, Côte-d'Or, en Bourgogne. Le château est classé Monument Historique en 1862 et le domaine est classé monument historique le 29 mars 2005. Le château est labellisé Maison des Illustres. Propriété de l'État depuis 1929 avec une centaine d’autres monuments, il est géré et animé par le centre des monuments nationaux du Ministère de la Culture.

"une vallée large et belle, où le Rabutin roule ses eaux bruyante au milieu de jolies prairies, nous conduit au château de Bussy, élevé non loin de la route au sommet de la colline. On y arrive par des chemins tellement sinueux et rapides qu'il faut être, en quelques sortes; à ses portes pour l'apercevoir; mais, en gravissant la côte opposée, le château se montre alors dans son ensemble, précédé de ses jardins à la française à plusieurs terrasses, et entouré de massifs d'arbres séculaires d'une couleur sombre et vigoureuse, qui, en lui servant de fond, lui permettent de se détacher continuellement en lumière". Claude Sauvageot, Palais, châteaux, hôtels et maisons de France. Paris, 1867.

Quelques rares documents permettent de remonter aux origines du domaine de Bussy. Dès le 12ème siècle, parmi le bienfaiteurs de l'abbaye de Fontenay, située dans une vallée voisine de quelques kilomètres de Bussy, est un certain Renaudin de Bussy. La terre n'est, quand à elle, mentionnée qu'au début du 15ème siècle, lors du mariage entre Agnès de Chaussin et un seigneur nivernais, Jean de Chastillon.

Le château en vendu, le 21 janvier 1733, pour 100.000 livres, à Etienne Dagonneau de Marcilly, conseiller au parlement de Dijon et à son épouse Geneviève Alexis de Salins. Cette famille est l'exemple type de l'enrichissement de la noblesse de robe en Bourgogne.

Veuve en 1738, Geneviève conserve le fief au nom de ses enfants, Etienne-Marie et Pierre-Marguerite. Tenace dans son désir de recouvrer les droits seigneuriaux autrefois attachés au domaine, ce qu'elle tentera en 1759 puis en 1764, elle le remet en état : les ponts et les douves sont refaits entre 1747 et 1752, les bâtiments des communs restaurés, de même que le parc où les allées sont tracées.

Après un différend avec son fils prodigue Etienne-Marie et un procés qu'elle remporte, Geneviève meurt, après avoir fait de son cousin germain Denis Prévost, chanoine à la cathédrale de Rouen, son légataire universel.

En 1792, le domaine est mis sous séquestre et le mobilier vendu pour satisfaire les créanciers d'Etienne-Marie, mais son héritage tombe entre les mains de la République.

 

Pour sortir de l'indivis, le tribunal civil de Semur-en-Auxois adjuge par licitation (vente aux enchères), le domaine au comte Jean-Baptiste César de Sarcus, originaire de Picardie pour 230.000 francs. La famille de Sarcus possédait un joli château dont les gravures et les ruines subsistantes ne sont pas sans rappeler l'allure de Bussy.

Capitaine de cavalerie de Louis XVIII, qu'il a suivi en Belgique, le comte Jean-Baptiste César de Sarcus sert avec fidélité le duc de Berry. Entre 1815 et 1820, il tient le poste de capitaine des régiments des chasseurs de la Côte-d'Or. En 1817, il épouse Bénigne-Victoire Espiard de Macon (1783-1864); alliance qui achève de le fixer en Bourgogne.

Peintre amateur et érudit passionné, Sarcus entreprend une véritable résurrection du domaine. Non seulement le jardin est remis en état et agrémenté de statues et d'une fontaine à la nymphe, mais même les façades du château sont restaurées : le blason de la famille est appliqué au-dessus de la porte d'entrée et dans la frise de la galerie est, les blasons illisibles sont remplacés par ceux des ancêtres des Sarcus.

Dans les archives du château, conservées à Dijon, listes d'achat et projets d'encadrement et de mise en place des oeuvres attestent l'importance du travail accompli entre 1835 et 1854.

Au cours de ces deux décennies, outre l'aménagement final et la décoration, dans le style "néo-royal", de l'ancienne chambre de Bussy, alors dite "Sévigné", Sarcus engage la restauration totale de la galerie des Rois, jusqu'à lui donner l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. Sa monographie sur le château, parue en 1854, précise l'étendue des travaux : réfection du plafond à solives, peint en vert et agrémenté de tourillons dorés, extension des boiseries par obturation des fenêtres donnant sur le parc au moyen de panneaux ouvrants, encastrement des portraits au-dessus d'un lambris d'appui qui reprend le modèle de la♂5alle des Devises.

 

 

 

Qui est Roger de Bussy ?

Roger de Bussy-Rabutin, né le 13 avril 1618 à Saint-Emiland, et décédé le 9 avril1693 à Autun

est comte de Bussy, lieutenant-général de armées du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin , membre de l'Académie française.

 

Son lien de famille avec Mademoiselle de Chantal, future Madame de Sévigné ?

Avec Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), sa cousine germaine* par alliance, devenue marquise de Sévigné par

mariage, en 1644, avec Henri de Sévigné (1623-1651), Roger de Bussy entretint durant quarante-sept années, un commerce épistolaire fait de brouilles et de réconciliations.

"Cette belle n'est amie que jusques à la bourse", ironise le "cher cousin " dans le portrait féroce qu'il dresse -pour se venger du refus d'un prêt - dans son "Histoire amoureuse".

Il s 'emporte parfois : "Je remarque que vous avez, à point nommé, quand vous m’écrivez, des occasions de picoteries dont je me passerais fort bien" (1er février 1671, Correspondances, vol. I), mais sait aussi e montrer flatteur : "Que ferais-je au monde sans vous, ma pauvre chère cousine ? Avec qui pourrais-je rire ? Avec qui pourrais-je avoir de l'esprit ?" (5 novembre 1687, Correspondance, vol. III.

La marquise, qui vient assez souvent en Bourgogne, séjourne à Bourbilly, l'une de ses demeures de famille, ou chez ses cousins Guitaut, dans leur château voisin d'Epoisse

Elle rend également visite à Roger de Bussy au château de Chaseu, près d'Autun, sa demeure principale, détruite vers 1830, mais n'aurait jamais résidé à Bussy; sa maison d'été.

Auteurs complices, les deux cousins inventent ensemble le "rabutinage", genre littéraire où ils rivalisent en traits d'esprit et railleries divertissantes.

Une des oeuvres de Bussy, critique littéraire reconnu par ses pairs, est d'avoir su déceler l'intérêt des lettres de la marquise.

Non seulement il garda une grande partie de celles qu'elle lui avait adressées, mais il fit en sorte que ses enfants et son ami Bouhours en prennent soin pour la postérité.

 

* en savoir un peu plus sur le lien de parenté entre Mme de Sévigné et Roger Bussy-Rabutin : https://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2008-4-page-633.htm

 

L"illustre" malheureux en exil :

"Les illustres malheureux" : ce titre, donné, donné à la réimpression en 1694 du discours

posthume de Bussy à ses enfants, évoque bien la situation de l'auteur, alors que, malade, libéré en 1666, à quarante huit ans, ordre lui est donné de quitter Paris, par la cour, donc le roi. Hormis de brefs séjours à Paris, où il loge au Temple cheZ son oncle, entre 1672 et 1690, séjour autorisés ou parfois clandestins, le voici reclus en ses terres bourguignonnes qui, peu rentables, lui vaudront de constants soucis financiers.

Durant ses seiZe ans de relégation, il cherche à obtenir la lettre de rappel qui mettrait un terme à son humiliation : plus de cinquante courriers adressés au souverain sollicitent la "permission de servir de nouveau". En vain ! Le roi, qui l'autorise bien à assister à son lever en 1682, le repousse en 1687 et ne reçoit Bussy de bonne grâce à la cour qu'en 1690, trois ans avant la mort de ce dernier. Une rente versée à compter de 1691 ne lui fera pas oublier que d'autres que lui, Boileau et Racine, en 1677, lui ont été préférés pour le poste honorifique d'historiographe du roi. Support de son talent de mémorialiste, ses lettres, qu'il diffuse lui-même volontiers, ont contribuer à son élection au vingtième fauteuil de l'Académie française en 1665, sur la proposition du chancelier Séguier, protecteur de l'Académie et du duc de Saint-Aignan, "conseiller littéraire" de Louis XIV. Ses mémoires et ses lettres l'aident à supporter son exil. il reste ainsi très informé de l'actualité de la vie parisienne et de la cour royale, à l'affût de la moindre nouveauté qu'il utilise pour composer son décor quotidien.

Les dangers d'une plume d'esprit :

En 1654, Roger de Bussy compose, à l'imitation de la Carte du Tendre de Mlle de Scudéry, une Carte du pays de Bracquerie, qui dévoile les galanteries des dames de la cour. Cet esprit vif et moqueur est bien vire reconnu par ses railleries et chansons satiriques.

Plus tard, du vendredi Saint à Pâques, il participe à la "débauche de Roissy" où, avec d'autres mauvais sujets, Vivonne, Manicamp, Gramont et le futur cardinal Le Camus, il chante des alléluias obscènes. Bussy avait également improvisé des couplets sur les amours du roi avec Marie Mancini : le scandale l'expédie dans ses terres bourguignonnes pour un premier exil de quelques mois. Il devient peu à peu indésirable à la cour, même si ses Maximes d'amour ou Questions en proses décidées en vers (1664), plaisent à Monsieur, frère du roi. En 1660, pour divertir la marquise de Montglas, sa maîtresse, alors malade, il commence à composer à Bussy son Histoire amoureuse des Gaules où il place le récit romanesque de début de sa liaison. mais son "roman satirique", inspiré directement du Satiricon de Pétrone, raconte aussi les aventures galantes des dames de la haute société. les noms masqués ou les surnoms ne laissent pas de doute sur les victimes du railleur : après les longues histoires "d'Ardélise" et d'"Angélie", faisant allusion aux vies de Mme d'Olonne et Mme de Châtillon, prend place celle de "Mme de Cheneville", portrait perfide de sa cousine, la marquis de Sévigné qui n'est pas épargnée. Avec une verve aussi audacieuse que le Boileau des Satires (1666), mais moins prudente, il brosse des portraits féroces, faits d'observations sarcastiques et précises.

Il réserve la lecture du manuscrit à ses meilleurs amis, et en 1662, le prête à Mme de la Baume, qui le recopie. Une édition imprimée en Hollande est diffusée à la cour dès 1663. Son récit connaît une certaine notoriété. Une suite, dont Bussy se défend d'être l'auteur, provoque un énorme scandale et sa disgrâce : le roi; qui peut rire à loisir des malheurs des autres, ne tolère pas que l'on se gausse de ses amours avec Louise de La Vallière. Bussy est embastillé le 17 avril 1665.

Madeleine d'Angennes, duchesse de la Ferté-Senneterre et Catherine d'Angennes, comtesse d'Olonne

Madeleine d'Angennes, duchesse de la Ferté-Senneterre et Catherine d'Angennes, comtesse d'Olonne

Tableau d'après Juste d'Edmont (Tour dorée)

"La plus belle femme de son temps, mais moins fameuse pour sa beauté que pour l'usage qu'elle en fit" selon Bussy

Les jardins :

En 1929, l'Etat devient propriétaire et engage des travaux de conservation et de restauration.

L'architecte en chef des Monuments historiques, Frédéric Didier, projette dès 1989 la reconstitution architecturale et paysagère du parc.

Il se fonde principalement sur le plan de Geneviève Alexis de Salins, du XVIIème siècle, tout en conservant certains aménagement du XIXème siècle.

Les travaux de restauration sont réalisés de 1991 à 1993; un déboisement et retraitement des sols précèdent le renouvellement végétal.

Le château de Bussy-Rabutin, Côte-d'Or, une visite en juilletLe château de Bussy-Rabutin, Côte-d'Or, une visite en juillet
Le deux tours rondes marquant l'extrémité de ailes et et ouest évoquent, par leur architecture, l'ancienne maison forte médiéval.Le deux tours rondes marquant l'extrémité de ailes et et ouest évoquent, par leur architecture, l'ancienne maison forte médiéval.

Le deux tours rondes marquant l'extrémité de ailes et et ouest évoquent, par leur architecture, l'ancienne maison forte médiéval.

La façade Renaissance du château

La façade Renaissance du château

La cour d'honneur du château :

 

Conçu sur un plan en U cantonné de quatre tours rondes,le château et entouré de douves

bordées de murs maçonnés en moellons non équarris et posés à sec. Malgré la présence d'un terre-plein qui peut évoquer une fausse-braie (1), il est difficile de prouver l'utilité de éléments de fortifications (meurtrières ...) tant l'édifice à l'aplomb d'une colline escarpée, parait être difficile à défendre. En revanche, la largeur du terre-plein permettait de faire le tour du château en "voiture".

Passé le pont dormant bordé de balustres (2) en pierre, la cour d'honneur attire l'attention par la diversité de la décoration de ses façades ainsi que par le contraste entre l'austérité des couvertures d'ardoise, la blancheur de la pierre sculptée des galeries et les reflets dorés du corps de logis. La file de balustres se poursuivait peut-être vers les ailes du château, comme le laissent supposer la présence d'un balustre engagé dans le mur de la tour sud-est ou les gravures du château de l'époque romantique.

Les trois cadrans solaires (où figure la lune...), les girouettes des toitures ajoutent encore au pittoresque des façades.

 

(1) Fausse braie https://fr.wikipedia.org/wiki/Fausse_braie

(2) Balustre : petit support vertical généralement assemblé avec d'autres pour former une balustrade; il est engagé lorsqu'il est en partie noyé dans la maçonnerie.

 

La visite intérieure du château :

 

Les galeries :

Si les grosses tours rustiques coiffées de toitures coniques à lanternon rappellent l'origine

médiévale du château, les galeries construites autour de 1520 présentent tous les éléments typiques du décor de la première Renaissance française. Les ailes du château sont constituées de galeries portées par cinq arcades en anse de panier reposant sur de massives piles carrées flanquées de pilastres superposées qui délimitent fortement chaque travée.

La modénature (1) précise de chaque arcade et des fenêtres carrées, le raffinement des décors en léger relief, tout indique l'intervention d'une équipe formée à ce qui se faisait de mieux alors dans les châteaux du Val de Loire édifiés dans l'entourage royal.

 

 

 

 

 

(1) Modénature : effet obtenu par le choix des profils et des proportions de la mouluration.

De gauche à droite :et de haut en bas : Jeune femme à la coiffe en résille, jeune homme casqué, Mme de Chantal, Colbert

De gauche à droite :et de haut en bas : Jeune femme à la coiffe en résille, jeune homme casqué, Mme de Chantal, Colbert

La salle des Devises :

Le mobilier de la salle des Devises

La salle des DevisesLa salle des Devises
La salle des DevisesLa salle des Devises

La salle des Devises

Le châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de Vincennes peints à l'époque

Le châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de Vincennes peints à l'époque

Le comte de Dunois d'après Simon Vouet (1590-1649) et Diane de Poitiers d'après François Clouet (1515 - 1572)

Le comte de Dunois d'après Simon Vouet (1590-1649) et Diane de Poitiers d'après François Clouet (1515 - 1572)

La salle des Hommes de guerre : Dans cette grande antichambre, Bussy a placé sur deux rangs les portraits de 65 "hommes illustres à la guerre" français et étrangers, le comte de Dunois, compagnon de Jeanne d'Arc étant le plus ancien. les représentations de Roger de Rabutin et de ses collègues maîtres de camp voisinent avec celles de quelques maréchaux de France soigneusement choisis.

La salle des Hommes de guerreLa salle des Hommes de guerre

La salle des Hommes de guerre

La chambre de Bussy :

 

 

 

C'est une des pièces qui a connu le plus grand nombre de modifications.

La chambre, cloisonnée en trois pièces avant 1835, est réaménagée par Sarcus avec un mobilier typique du 19ème  siècle et ses propres achats d'oeuvres d'art.

Les tableaux n'étaient pas encastrés comme ailleurs, et les divers changements de place ultérieurs ont fait perdre toute possibilité d'identification de plusieurs portraits, qui demeurent sans rapport avec les inscriptions peintres par Sarcus sur les cloisons;

L'état actuel date des années 1950 : les représentations des dames de la famille, des maitresses des rois de France se trouvent mêlés à beaucoup d'acquisitions du 19ème siècle

Sans ordre chronologique, madame de Maintenon, madame de Fontanges, Agnès Sorel et Ninon de Lenclos, voisinent avec madame de la Sablière, l'amie de Jean de la Fontaine.

L'appellation "chambre Sévigné", donné un temps à cette pièce, vient de la réunion artificielle, dan un triptyque fabriqué par Sarcus en 1836, des portraits de madame de Sévigné et madame de Grignan, sa fille et de Louise de Rouville, la seconde épouse de Bussy.

La chambre de Mme de Sévigné

Aménagée par le comte de Sarcus au 19ème siècle, rebaptisée "chambre de Bussy en 1948"

Carte postale vers 1937

La Tour dorée "Le plus beau salon de France"

 

La Tour dorée

La Tour dorée

Portrait de Bussy-Rabutin en empereur romain, attribué à Juste d'Edmont vers 1646 (1601-1674)

Tour dorée

La chapelle du château :

 

La chapelle du château

La chapelle du château

Le château de Bussy-Rabutin, Côte-d'Or, une visite en juillet
Le pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droiteLe pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droiteLe pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droite

Le pigeonnier, à gauche et au centre, la grange à droite

Château de Bussy-Rabutin :

Ouvert T. les J.,  sauf 1er janvier, 1er mai, 1er et  11 novembre, 25 décembre.

21150 Bussy-le-Grand

Tél.  : 03 80 96 00 03

Courriel : http://chateau-de-bussy-rabutin@monuments-nationaux.fr

Lien site : http://www.chateau-bussy-rabutin.fr/

Accès : depuis Montbard : D905. Paris-Lyon sortie Bierre-lès-Semur, D980, Semur-en-Auxois D954 Venarey-les-Laumes

Accès transports en commun ; TGV gare de Montbard.

Lien site Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Bussy-Rabutin

 

Sources documentation : Château de Bussy-Rabutin, C.M.N.

Editions du Patrimoine Centre des Monuments Nationaux Bourgogne

Judith Kagan, conservateur général du Patrimoine.

 

Merci aux personnes de l'accueil du château pour leurs aimables conseils et renseignements précieux.

Voir aussi l'article sur l'abbaye de Fontenay, à deux pas du château de Bussy : voir plan ci-desus :  http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/07/l-abbaye-de-fontenay.html

 

Bonne visite !

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:29
L'entrée intérieure de l'abbayeL'entrée intérieure de l'abbaye

L'entrée intérieure de l'abbaye

L'abbaye cistercienne de Fontenay, Côte d'Or :  une visite en juillet

L'abbaye de Fontenay est une abbaye cistercienne, aujourd'hui désaffectée, fondée en 1118 sur la commune de Marmagne, dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne-

Franche-Comté

Elle est située à la confluence de la combe Saint-Bernard et de la vallée du ruisseau de Fontenay. (voir coordonnées en fin d'article)

 

Située au nord de la Bourgogne, l’Abbaye de Fontenay a été fondée en 1118 par Saint Bernard de Clairvaux, un des plus grands saints français, et est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde.
 

Le blason de l'abbaye

Classée monument historique français dès 1862, elle a été inscrite au patrimoine de l'UNESCO  en 1981. Elle a été l’un des premiers monuments français à figurer sur cette liste, qui a ainsi distingué la valeur exceptionnelle, tant de l’ensemble abbatial de Fontenay que de son environnement naturel.

Après la Révolution française qui entraîna le départ des moines, elle a été reprise comme bâtiment industriel, ce qui a permis de préserver l'ensemble des bâtiments de style roman : l’église abbatiale, le dortoir des moines, le cloître, la salle capitulaire, la salle des moines et la forge.

L’Abbaye est agrémentée d’un parc paysager qui a été classé « Jardin Remarquable » en 2004 par le Conseil National des Parcs et Jardins. Elle est nichée au creux d'un vallon entièrement préservé qui s’étend sur plus de 1 200 hectares.

L’ Abbaye est depuis 1820 la propriété privée d’une même famille, qui poursuit la conservation de ce site exceptionnel en l’ouvrant à la visite toute l’année. Elle accueille chaque année plus de 100 000 visiteurs, qui viennent admirer la beauté et la pureté d’une architecture préservée depuis 900 ans, et goûter au calme d’un lieu profondément spirituel.

 

 

L'église abbatiale et ses détailsL'église abbatiale et ses détailsL'église abbatiale et ses détails

L'église abbatiale et ses détails

L'église abbatiale :
 

Elle a été construite de 1127 à 1150 selon un plan cruciforme et des proportions qui lui valent

d'être considérée comme une église-type de l'architecture cistercienne. Elle mesure 66 mètres de long, transept le mesurant 19 mètres. La nef de 8 mètres de large, est flanquée de deux bas-côtés. Les arcades sont du type voûte-en berceau brisé reposant sur des colonnes aux chapiteaux à décor lancéolé avec un faible relief, respectant ainsi la règle cistercienne.

Le choeur, de forme carrée, est plus bas que la nef. Le pavage est fait de céramiques, qui recouvraient auparavant l'ensemble du sol de l'édifice.

Au Moyen-Âge, la façade était précédée d'un porche. À l'intérieur, on peut admirer une Vierge

à l'Enfant datant du XIIIe siècle.

Cette statue fut longtemps exposée aux intempéries dans le cimetière de Touillon, commune voisine de l'abbaye.

La Vierge porte l'enfant Jésus sur son bras gauche, il entoure le cou de sa mère de son bras droit et tient sur sa poitrine une colombe aux ailes déployées avec sa main gauche. Nul autre mobilier n'est visible, les stalles originales ayant été abîmées par l'humidité, obligeant à un relèvement du sol de près d'un mètre à la fin du XVIIIe siècle.

L'église abbatiale de l'abbaye

L'église abbatiale de l'abbaye

Le cloître de l'abbayeLe cloître de l'abbaye

Le cloître de l'abbaye

Le cloître de l'abbaye :

Il s'agit d'une des parties les plus remarquables du site. Il mesure trente-six mètres sur trente-huit, les quatre galeries, tout en conservant une grande unité, présentent certaines différences de construction. Elles sont composées chacune de huit travées formant archivolte (1) et doubles arcades reposant sur des piliers avec doubles colonnettes à chapiteaux lancéolés. C'est le cœur de l'abbaye, car c'est là que se croisaient les moines, la galerie située à l'est, était la plus fréquentée, car elle est en prise directe sur la nef de l'église, et menait les moines aux offices, à la salle capitullaire (2) et à son extrémité sud, un escalier menait au dortoir. En 1911, lors de travaux, on y découvrit l'armarium (3), un placard creusé dans le mur où étaient rangés les livres liturgiques d'usage courant ainsi que d'autres utilisés par les moines pour leur Lectio divina.

La galerie sud est la galerie du réfectoire. Elle contenait un lavabo, disparu depuis, côté cour, en face de la porte du réfectoire. Dans le cloître se déroulaient les processions, des promenades de lecture et de prière.

(1) Lien : archivolte Lien : salle capitulaire Lien : armarium

L'abbaye cistercienne de Fontenay, Côte d'Or :  une visite en juillet

La salle capitullaire ou chapitre :

C'est la partie la plus importante de la vie de l'abbaye, c'est là qu'étaient prises les décisions concernant la communauté après lecture d'un chapitre de la Règle de Saint Benoît.

Elle s'ouvre sur la galerie est du cloître par une grande arcade cintrée, flanquée de chaque côté d'une double baie. À l'origine la salle capitulaire était parfaitement carrée, elle était formée de trois larges travées en voûte d'ogive et reposant sur des colonnettes, la troisième travée fut détruite par un incendie vers 1450. Au début du XXe siècle on a abattu la cloison entre la salle capitulaire et le parloir. Les clés de voûte sont ornées par un motif floral simple.

Le dortoir des moinesLe dortoir des moines

Le dortoir des moines

Le dortoir :

Le dortoir occupe tout le premier étage du bâtiment des moines, au-dessus de la salle

capitulaire. On y accède par un escalier d'une vingtaine de marches. Il fut incendié au XVe siècle, et la charpente fut remplacée par celle que l'on peut admirer de nos jours et qui a une forme de coque de navire renversé.

 

La règle de Saint Bernard imposait une salle commune avec des paillasses disposées à même le sol, et non des chambres individuelles.

 

 

A noter, le plafond du dortoir en coque de navire inversée, spécialité des charpentiers de

marine de l'époque, ainsi que le puits de mâts, visible au centre de la charpente.

 

 

 

 

 

Le puits de mâts de la charpente

 

L'enfermerie

Isolé à l'extrémité du dortoir, ce petit bâtiment du XVIe siècle est souvent considéré, de par son

nom comme une ancienne prison. Il est vrai que les abbés avaient droit de haute et basse justice sur les terres de l'abbaye. Certains préfèrent y voir un lieu où l'on conservait (« enfermait ») les biens les plus précieux de l'abbaye, livres ou objets de culte.

Le mur pignon de cette construction n'est autre que l'unique élément subsistant du réfectoire du XIIIème siècle.

La maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontituésLa maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontituésLa maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontitués

La maquette de la forge hydraulique (au centre) et ses accessoires de travail recontitués

La forge :

Le bâtiment se trouve à la limite sud de la propriété, il mesure cinquante-trois mètres de long

sur treize mètres cinquante, sur voutes d'ogives reposant sur des colonnes centrales et aux murs sur des culots en pyramide tronquée.

Il a été construit par les moines à la fin du XIIe siècle afin de travailler le minerai qui était extrait de la colline dominant le monastère. La dérivation du ruisseau de Fontenay, le long du mur de la forge, faisait tourner des roues qui actionnaient les martinets pour battre le fer.

La forge hydraulique de l'abbaye de Fontenay et son principe

La forge hydraulique de l'abbaye de Fontenay et son principe

Le plan de l'abbaye de Fontenay :

Le plan de l'abbaye sources abbaye de Fontenay

Le plan de l'abbaye sources abbaye de Fontenay

La fontaine de source médiévale

La fontaine de source médiévale

Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails
Quelques images de l'abbaye et ses détails

Quelques images de l'abbaye et ses détails

Merci à Sylvie, notre guide-conférencière,  pour cette passionnante visite du 7 juillet 2017 à l'abbaye de

Fontenay, en Côte-d'Or

 

 

 

Abbaye cistercienne de Fontenay : ses coordonnées

Abbaye de Fontenay 21500 Montbard.

Téléphone : 03 80 92 15 00. Fax : 03 80 92 16 88.

Coordonnées GPS : N 47° 38' 22.6" , E 4° 23' 21.57".

À 5 km de la gare TGV de Montbard (Paris-Montbard : 66 minutes)

Accès par l'autoroute A6, sortie Bierre-les-Semur. Dijon : 80 km, Paris : 250 km.

Voir aussi : les abbayes cisterciennes. Sources Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27abbayes_cisterciennes_de_France

Voir aussi autres articles sur d'autres abbayes cisterciennes visitées dernièrement :

L'abbaye de Royaumont : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/06/une-visite-a-l-abbaye-de-royaumont.html

L'abbaye de Pontigny :  http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2016/08/l-abbaye-de-pontigny-dans-l-yonne.html

L'abbaye royale de Chaalis : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2016/10/l-abbaye-royale-de-chaalis-a-hermenonville.html

 

Voir aussi l'article du blog : Le château de Bussy-Rabutin", situé à deux pas de l'abbaye, voir plan çi-joint :

:http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/07/le-chateau-de-bussy-rabutin-en-cote-d-or.html

 

 

 

Bonne visite !

 

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 08:22
Déjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-Laffitte
Déjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-Laffitte

Dimanche 16 juillet 2017, pique-nique en plein air sur la pelouse centrale de l'hippodrome de Maisons-Laffitte durant 8 courses.

Le concours de peinture rassemble une quarantaine de peintres venus s 'exprimer sur motif ce jour.

Les 8 courses de galop programmées cette journée :

. 1ère course : Prix Hunyade 14 h 05,

. 2ème course : Prix La Belle II 14 h 35,

. 3ème course : Prix de la ville de Maisons-Laffitte 15 h 15,

. 4ème course : Prix Eugène Adam (Grand prix de Maisons-Laffitte) 15 h 45,

. 5ème course : Prix Le Sancy 16 h 30,

. 6ème course : Prix Messidor 17 h 10,

. 7ème course : Prix de la ville du Pecq 17 h 50,

. 8ème course : Prix du Haras du Robillard 18 h 20.

 

Déjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-Laffitte
Déjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-LaffitteDéjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-Laffitte
Les courses

Les courses

Les animations du spectacle de rue et l'orchestre de jazz

Les animations du spectacle de rue et l'orchestre de jazz

Le public et les organisateurs

Le public et les organisateurs

Quelques-unes des oeuvres  réalisées ce jourQuelques-unes des oeuvres  réalisées ce jourQuelques-unes des oeuvres  réalisées ce jour
Quelques-unes des oeuvres  réalisées ce jourQuelques-unes des oeuvres  réalisées ce jour
Quelques-unes des oeuvres  réalisées ce jourQuelques-unes des oeuvres  réalisées ce jourQuelques-unes des oeuvres  réalisées ce jour

Quelques-unes des oeuvres réalisées ce jour

Déjeuner sur l'herbe, dimanche 16 juillet 2017, hippodrome de Maisons-Laffitte
D'autres oeuvres dont celle d'Annie (pastel sec)

D'autres oeuvres dont celle d'Annie (pastel sec)

A 18 heures, les premiers prix sont annoncés par le maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard.

Le premier prix atteint 1200 €.

Les trois premiers prix de peinture de gauche à droiteLes trois premiers prix de peinture de gauche à droiteLes trois premiers prix de peinture de gauche à droite

Les trois premiers prix de peinture de gauche à droite

Le prix d'encouragement : bravo à l'artiste !

Le prix d'encouragement : bravo à l'artiste !

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Published by Jean-Pierre - dans Les artistes français
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 05:48

 

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Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017

Le Beaufortain :

La communauté de communes Confluences est située au nord-est du département de la

Savoie au cœur du Massif du Beaufortain. Elle est traversée par le Doron de Beaufort et a sur son territoire trois lacs d'altitude, le Lac de Roselend (lac artificiel), de la Girotte et de la Gittaz. Le Cornet de Roselend sur la commune de Beaufort permet l'accès à la Haute Vallée de la Tarentaise et le Col des Saisies sur les communes de Hauteluce et Villard-sur-Doron permet l'accès vers les stations de sports d'hiver de l'Espace Diamant par les Saisies. Son altitude varie entre 424 mètres sur la commune de Queige et 2 882 mètres à Beaufort.

La population du Beaufortain est d'environ 4.500 habitants

Le tour du Massif du Beaufortain

Le tour du Massif du Beaufortain

Beaufort

Capitale du Beaufortain nichée à 758 m d'altitude, Beaufort accueille la vie intercommunale et

le centre administratif du Beaufortain. Avec ses quelques 2 000 habitants répartis sur plus de 14 953 ha, la cité, regroupant notamment le village d'Arêches, constitue l'une des communes les plus étendues de Savoie. Avec ses ruelles pavées et fleuries, ses façades colorées et ses maisons en pierre resserrées autour de l'église Saint-Maxime et de l'ancien château de Randens, abritant actuellement la mairie, le village est resté un petit bourg de montagne typique et accueillant. 

Mais Beaufort c'est également le nom que le village a donné à son célèbre fromage, labélisé AOC depuis 1968, et à ce titre, il abrite la Coopérative laitière du Beaufortain où est produit le « Prince des Gruyères », comme l'eut rebaptisé l'illustre gastronome savoyard, Jean Anthelme Brillat-Savarin, à la fin du XVIIIe siècle.

Le village de Beaufort Le village de Beaufort Le village de Beaufort

Le village de Beaufort

L'église Sainte-Maxime et ses détails

L'église Sainte-Maxime et ses détails

Arêches

Logé entre versants verdoyants et forêts, Arêches est un village typique qui vit tout au long de l’année au son des cloches des troupeaux et au rythme des sportifs venus se confronter à son relief. Fort d’un enneigement exceptionnel de 1 080 à 2 300 m d’altitude, il se transforme l’hiver en station de ski pour le plus grand bonheur des skieurs de tous niveaux et des adeptes de ski-randonnée. La station accueille notamment tous les ans la célèbre course de ski-alpinisme, la Pierra Menta.

Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017

Hauteluce

Au cœur des alpages et entouré de hameaux pittoresques, le petit village d'Hauteluce a

conservé ce charme hors du temps qui invite au calme et à l'émerveillement. Véritable balcon du Mont Blanc, il offre un des plus beaux panoramas des Alpes et invite, aux travers de balades, à profiter de sa nature, intensément.

Son patrimoine est aussi riche que son environnement ; oratoires, chapelles baroques, écomusée et habitat traditionnel sont ici dans leur élément. Le village abrite également une superbe église au clocher à bulbe du XVIIe avec sa façade décorée en trompe-l'œil, classée monument historique. Authentique, ce petit bourg est un vrai paradis pour les amoureux de la nature mais également de la glisse ; il offre en effet un accès ski aux pieds au domaine skiable des Saisies-Espace Diamant ainsi qu'une proximité avec le domaine de Hauteluce-Les Contamines.

Le village Hauteluce comptait  781 habitants en 2014. (Hauteluciens)

L'église Saint-Jacques d'Assyrie à HauteluceL'église Saint-Jacques d'Assyrie à HauteluceL'église Saint-Jacques d'Assyrie à Hauteluce

L'église Saint-Jacques d'Assyrie à Hauteluce

Villard-sur-Doron

Du doré des ballots de foin parsemant la plaine en été au blanc pur et scintillant du givre enrobant les arbres en hiver, Villard-sur-Doron offre aux visiteurs un charme authentique et une architecture traditionnelle bien préservée. Porches taillés dans le tuf, église du XVIIe siècle, cadran solaire, oratoires, chapelles et quelques maisons datant du XVIIème siècle témoignent encore aujourd'hui d'un passé pieu et d'un habitat traditionnel exceptionnel. Sur le versant ensoleillé, la pratique de la « remue » explique la dispersion de ses chalets séculaires, souvent accompagnés d'un four et d'un grenier à pain.

Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017Le Massif du Beaufortain en juillet 2017

Les Saisies

Rendue célèbre par les épreuves de ski de fond et de biathlon des Jeux Olympiques d'Albertville en 1992, cette station de ski offre, en plus de la glisse, une multitude d'activités de loisirs et de bien-être pour toute la famille. Relié à l'Espace Diamant, ce domaine se compose d'itinéraires variés, au cœur d'une nature préservée faite d'alpages et de forêts d'épicéas. Mais c'est certainement par la beauté de ses paysages et par ses panoramas grandioses que la station des Saisies vous surprendra le plus.

Les Saisies et ses environs La chaine des AravisLes Saisies et ses environs La chaine des AravisLes Saisies et ses environs La chaine des Aravis

Les Saisies et ses environs La chaine des Aravis

Le Massif du Beaufortain en juillet 2017

Queige

Porte d'entrée dans le Beaufortain depuis Albertville, Queige offre les bonheurs d'une

Village de Queige vue du ciel Sources Wikipédia
Le village de Queige, vue aérienne) Sources Wikipédia

campagne à la montagne ! Le village a su concilier dynamisme et tradition dans le plus grand respect de son environnement. Il est le point de départ de nombreuses balades, à pieds, en raquettes ou bien encore en skis de randonnée. De sentiers en pistes forestières, les visiteurs épris de liberté et de tranquillité profiteront pleinement de la magie de ces paysages...

Le village de Queige compte 834 habitants (2014). La population de ce village a tendance à baisser, car elle était de près de 2.000 en 1948

Queige, Quêzhe en langue savoyarde, vient du latin Quietus (repos) et désigne un reposoir, une halte. Il devient et s'écrit Kyèze en franco-provençal.

Queige, l'église Sainte Agathe, la mairieQueige, l'église Sainte Agathe, la mairieQueige, l'église Sainte Agathe, la mairie

Queige, l'église Sainte Agathe, la mairie

Au centre du village de Queige

Au centre du village de Queige

L'église Sainte-Agathe de Queige

L'église Sainte-Agathe de Queige

 

Quelques randonnées parcourues dans le Massif du Beaufortain :

 

. Le sentier de La Place : au départ de Villard-sur-Doron (715 m) 10 juillet 2017 4,6 km D+ 380 mètres,

. Le Lac Brassa (2040 m) au départ du refuge des Arolles (1875 m)  : 11 juillet 2017 3,7 km D+ 350

mètres, accès par le télésiège du Piapolay

. Le tour du Chard du Beurre (1889 m): au départ des Saisies Le Signal (1658 m) par le col de la Lézette (1785 m) 12 juillet 2017 6,4 km D+ 310 mètres, voir description un peu plus bas,

. La table d'orientation de la Tête de Cuvy (1976 m) par le Grangettes (1900 m): 13 juillet 2017 6.1 km D+ 410 mètres, accès par le télésiège du Grand Mont à Cuvy (1699 m)

. La Roche Parstire, le lac de Roselend par le passage de la Charmette (2048 mètres) Au départ du col de Pré (1703 m) : 14 juillet 2017  7,9 km D+ 511 mètres.

 

Un peu plus d'images sur les randonnées réalisées bientôt.

 

 

. Le tour du Chard du Beurre (1889 m): au départ des Saisies Le Signal (1658 m) par le col de la Lézette (1785 m)

Le circuit de la randonnée au départ des Saisies Le Signal

Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Le Massif du Beaufortain en juillet 2017

La Roche Parstire, le lac de Roselend par le passage de la Charmette :

Quelques images jointes :

Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
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Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017
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Images de la randonnée du 14 juillet 2017
Images de la randonnée du 14 juillet 2017

Images de la randonnée du 14 juillet 2017

 

Le fromage beaufort :

On ne peut évoquer le Beaufortain sans dire un mot de son fameux fromage, le beaufort.

Le beaufort est un fromage au lait cru à pâte pressée et produit dan la région du Beaufortain Il est moulé en forme de meule à talon légèrement concave.

Connu et apprécié depuis des siècles, le Beaufort est intimement lié à la vie des paysans de

la Savoie d'hier et d'aujourd'hui.

Le Beaufort est un fromage au lait cru et entier, reconnaissable par son talon concave (en creux) et une plaque de caséine bleue apposée sur la croûte. Une meule pèse environ 40 kg, ce qui représente 400 litres de lait (il faut 10 litres de lait pour fabriquer 1 kg de beaufort). L'affinage en cave dure entre 5 et 12 mois.

Le lait provient exclusivement de vaches de races locales, la Tarine ou l'Abondance, qui se

nourrissent d'herbe fraîche en été et de foin produit localement, durant l'hiver.       La Tarine photographie au passage de la Charmette

Il bénéficie d'une appellation d'origine protégée.

Brillat-Savarin l'a surnommé le « Prince de gruyères"

Lien : Brillat-Savarin 

 

 

 

 

               Affinage du Beaufort en cave

 

Le costume régional :

 

Fête du costume, 9 juillet 2017, Arêches

Le groupe folklorique d'Arêches "Les Berres", les coiffes des femmes et leurs costumesLe groupe folklorique d'Arêches "Les Berres", les coiffes des femmes et leurs costumes

Le groupe folklorique d'Arêches "Les Berres", les coiffes des femmes et leurs costumes

Groupe folkorique "Les Berres" : Tél . 04 79 38 10 10  Contact : Mme Jeanine Cornu

Site : http://www.beaufortaintraditions.com

 

 

Fleurs du Massif du Beaufortain :

Le Massif du Beaufortain en juillet 2017
Où se situe le Beaufortain ?

Où se situe le Beaufortain ?

Le Massif du Mont-Blanc vu du refuge des Arolles (1908 mètres) et du Chard du Beurre (1899 mètres)Le Massif du Mont-Blanc vu du refuge des Arolles (1908 mètres) et du Chard du Beurre (1899 mètres)

Le Massif du Mont-Blanc vu du refuge des Arolles (1908 mètres) et du Chard du Beurre (1899 mètres)

Restaurant 'La Marmotte"

Cuisine maison Chalet du Plany 73270 Arêches Beaufort (En face du télésiège du Piapolay)

Tél. :04 79 38 16 27 Courriel :  http://lamarmotteareches@free.fr

F   La Marmotte Arêches

 

Notre chalet au Planay Arêches, à droite, vu du télésiège du Grand Mont :

Le Nid d'Aigle

https://www.gites-de-france.com/location-vacances-Beaufort-Gite-Le-Nid-D-Aigle-73G34179.html

Merci à M. et Mme Cornu pour leurs informations générales sur la région.

Merci à l'office du Tourisme d'Arêches-Beaufort, en particulier à Amandine pour ses précieux conseils :

O.T. Arêches : Tél. : 04 79 38 15 33 O.T. Beaufort : 04 79 38 37 57

Site : lien http://www.areches-beaufort.com

Messagerie du Beaufortain : http://contact@lebeaufortain.com

Courriel : info@areches-beaufort.com

O.T. Les Saisies : http://www.lessaisies.com

O.T. Hauteluce : http://www;hauteluce.com

Sources et documentations : OT Arêches-Beaufort

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hauteluce

 

Bonne visite !

 

 

 

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